Speaker #0Est-ce qu'on t'a déjà expliqué comment fonctionnait la pilule ? Pas le « bon, ça bloque l'ovulation, tu vas voir tes règles » mais comment ça fonctionne vraiment ? Qu'est-ce qui se passe au niveau de la cascade hormonale ? Qu'est-ce qui se passe au niveau de tes réserves micronutritionnelles ? Qu'est-ce qui se passe au niveau de ta glaire cervicale ? Et surtout, qu'est-ce que ça implique quand tu décides de l'arrêter pour avoir un bébé ? Dans la très grande majorité des cas, la réponse est non. On t'a prescrit ta plaquette, on t'a dit que ça bloque l'ovulation, c'est ton moyen de contraception. Et quand t'arrêtes, les règles reviennent et la fertilité aussi. Mais pendant toutes ces années de prise de pilule, dans la très grande majorité des cas, le corps n'ovule pas. Et ce que tu voyais tous les mois comme des saignements réguliers et rassurants, ce n'était pas des règles. C'était une hémorragie de privation en réponse à la chute des hormones synthétiques en fin de plaquette. Et les vraies règles, elles reviennent quand tu ovules. Et ça, ça change vraiment la donne dans la manière de préparer son corps pour la conception. C'est exactement ce dont on va parler aujourd'hui dans l'épisode du jour. Bienvenue dans Rendez-vous avec Diana, le podcast où on parle fertilité et santé des femmes. Que vous veniez d'arrêter la pilule, que vous soyez en ECBB ou engagé dans un parcours PMA, si vous cherchez des clés pour prendre soin de votre fertilité et de votre santé, vous êtes au bon endroit. Je suis Diana. Après 15 ans en tant que sage-femme, c'est mon propre parcours d'infertilité qui m'a menée à changer de vous. Aujourd'hui, j'accompagne les femmes en désir de grossesse à redevenir actrices de leur parcours vers la maternité. Dans ce podcast, nous parlerons de fertilité, d'hormones, de cycles, de santé et de bien-être. Alors, installez-vous confortablement et c'est parti pour le rendez-vous du jour ! Bonjour et bienvenue à toi, je suis vraiment... Hyper heureuse de t'accueillir dans cet épisode de Rendez-vous avec Diana. Aujourd'hui, j'ai envie qu'on aborde un sujet qui me tient à cœur et que j'avais envie d'aborder depuis un petit moment. Parce que vous me l'avez beaucoup demandé aussi, en DM sur Insta, c'est quelque chose qui est revenu très souvent. C'est le sujet de l'arrêt de la pilule et de comment préparer son corps à concevoir. Et c'est un sujet qui me tient à cœur parce que bien souvent, dans l'imaginaire collectif, on se dit que bon ben voilà, on a pris la pilule, on va arrêter la pilule. Pof, les règles vont revenir, la fertilité aussi et on va pouvoir faire son bébé. Alors que dans la réalité, c'est un tout petit peu plus nuancé que ça. Il y a des femmes qui vont vivre des cycles un petit peu chaotiques après l'arrêt de la pilule, qui vont retrouver de l'acné, de la fatigue, une glaire qui est un peu aux abonnés absents dans les premiers cycles et elles se retrouvent à se demander si c'est normal. Donc moi, dans cet épisode, je vais t'expliquer ce qui se passe dans ton corps quand tu prends une contraception hormonale. à l'arrêt de cette contraception, les règles peuvent mettre un petit peu de temps avant de revenir à la normale. Et surtout, je vais te donner des clés pour que tu puisses soutenir ton corps dans cette transition, dans cet arrêt de pilule pour le soutenir au mieux. Allez, c'est parti ! Alors, on va commencer par le commencement. D'abord, comment ça fonctionne la pilule ? Comment ça fonctionne de manière très concrète ? Alors d'abord, il faut que je te parle un petit peu du dialogue entre le cerveau et des ovaires. Je t'en ai déjà parlé. sur le fonctionnement du cycle. Je te mettrai l'épisode dans les notes. Parce que c'est exactement ça, le cycle. C'est un dialogue permanent entre le cerveau, qui envoie des signaux hormonaux aux ovaires, notamment la FSH, la LH, pour que les follicules grossissent et pour que l'ovulation puisse avoir lieu. Et en réponse, les ovaires y produisent des oestrogènes qui vont faire maturer le follicule et qui vont faire épaissir l'endomètre, le vasculariser. Et ça, tout ce petit monde communique en permanence tout au long du cycle. Les ovaires, le cerveau, c'est vraiment un dialogue bidirectionnel en permanence. Si tu veux, c'est un petit peu comme un orchestre, où le cerveau serait le chef d'orchestre, et où les ovaires et l'utérus, ce seraient des musiciens. Et quand tout le monde joue ensemble, ça donne un cycle équilibré, une ovulation de qualité, une phase luthérale solide. Et qu'est-ce qui se passe quand on prend la pilule contraceptive ? Elle vient apporter une dose d'hormones. qui va interrompre le dialogue entre le cerveau et les ovaires. Le cerveau y coupe les signaux, les ovaires sont mis en veille pour la très grande majorité des pilules, et il n'y a pas d'ovulation. Il y a une petite distinction à comprendre. On parle souvent de la pilule comme si c'était une seule chose, une seule entité, mais en réalité, il existe deux types de pilules. La pilule combinée, qu'on appelle oestroprogestative, et la pilule micro-progestative qui est à base... de progestatifs purs. La pilule combinée, elle contient deux hormones synthétiques, des oestrogènes et des progestatifs de synthèse. Et c'est elle qui... va couper le plus efficacement ce dialogue entre le cerveau et les ovaires. Et l'ovulation, elle est supprimée dans la quasi-totalité des cas de prise de cette pilule. La pilule micro-progestative, elle, elle fonctionne un tout petit peu différemment. Elle ne supprime pas forcément l'ovulation de manière aussi systématique. Elle va notamment agir sur la glaire cervicale. Elle va la rendre pâteuse, imperméable aux spermatozoïdes. Et elle modifie aussi un petit peu l'endomètre. pour le rendre moins favorable à l'implantation. Donc, on a ces deux mécanismes qui sont un tout petit peu différents. Mais dans les deux cas, l'axe hormonal naturel, il est perturbé. Et la glaire cervicale, elle est quasi inexistante ou alors très pâteuse. Et ça, on y reviendra tout à l'heure. Maintenant, ce que j'évoquais tout à l'heure, ces fameux saignements rassurants à chaque fois quand on prend sa plaquette, quand on arrête, on a une semaine d'arrêt ou alors une semaine de placebo en fin de plaquette. On a les saignements qui viennent apparaître, mais ce ne sont pas des règles, puisque les règles, par définition, c'est la conséquence d'une ovulation en amont. Donc s'il n'y a pas d'ovulation, il n'y a pas de règles. Il y a des saignements qu'on appelle hémorragie de privation, mais ce ne sont pas des règles à proprement parler, même si ça arrive de manière régulière. Même si ces saignements sont là un petit peu pour nous rassurer, ce ne sont pas des règles à proprement parler puisqu'il n'y a pas d'ovulation. Les règles surviennent parce qu'on a ovulé, parce qu'un follicule a mûri, il a libéré son ovocyte, il a donné la naissance à un corps jaune qui produit de la progestérone. Et s'il n'y a pas de grossesse au cours du cycle, la progestérone et les oestrogènes chutent naturellement, l'endomètre se détache, ce sont les règles. Et c'est ce saignement-là qu'on appelle menstruation. Quand on prend la pilule, aucun de ces événements n'a lieu puisqu'il n'y a pas d'ovulation. Donc, il n'y a pas de règle quand on prend la pilule. C'est vraiment important de comprendre tout ça parce que ça change un petit peu la manière dont on va venir appréhender l'après-pilule. Parce que pendant toutes les années de prise de pilule, c'est un petit peu comme si cet axe hormonal, ce dialogue en quelque sorte entre le cerveau et les ovaires, il était en pause depuis parfois des mois, des années. Et quand on arrête la pilule, ce dialogue, il faut qu'il se relance, qu'il se remette en marche. Et ça, parfois, ça peut prendre du temps. Alors, combien de temps exactement ? Ça, c'est la grande question et c'est un peu une réponse de normand que je vais te faire là, mais vraiment, ça dépend. Globalement, ce que nous disent les études, c'est que pour une pilule combinée, le retour à la fertilité prend en moyenne trois cycles. Il y a une très très grande revue publiée dans Fertility and Sterility qui a compilé des données sur... plusieurs décennies, qui montrent que le taux de conception à 12 mois chez les anciennes utilisatrices de pilules se situe entre 72 et 94%. Ce qui est comparable aux femmes qui utilisent d'autres méthodes contraceptives. Donc, la question, est-ce que la pilule, elle abîme la fertilité ? La réponse dans la littérature scientifique, elle est très claire, c'est non. Et ça, c'est une excellente nouvelle. Maintenant, pour aller creuser un petit peu plus loin, c'est que bien souvent, la pilule, elle est proposée pour venir Merci. masquer certains symptômes quand on est une jeune fille. On est une jeune fille, on peut avoir des douleurs pendant les règles, on peut avoir beaucoup d'acné, et on va avoir comme réponse un petit peu universelle une prescription de pilule qui va un petit peu masquer toute cette symptomatologie. Donc on est sous pilule, a priori ça régularise tout en apparence, on va avoir des cycles, vous ne me voyez pas mais je fais des gros guillemets avec les doigts, des cycles a priori réguliers, une peau à peu près nette, Et après l'arrêt de la pilule, tous ces symptômes reviennent. Des cycles longs ou absents quand on a un SOPK, de l'acné, des difficultés à ovuler. Mais ce n'est pas la pilule qui a causé ça. C'est l'arrêt de cette pilule qui ne masque plus les symptômes. Et sur ce point, la littérature scientifique est claire. La pilule ne provoque pas de SOPK, mais elle peut masquer un déséquilibre préexistant pendant... des années. Et à l'arrêt de la pilule, en fait, ce déséquilibre, il se manifeste à nouveau. C'est logique. Et ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Là, j'ai prescrit la pilule pendant des années quand j'étais sage-femme. C'est un excellent moyen de contraception qui peut convenir à beaucoup de femmes. Mais ce qui me chafouine un peu, c'est que il n'y a pas d'autre alternative qui est proposée. On propose la pilule aux toutes jeunes filles comme un moyen de contraception universelle, sans aller chercher un petit peu plus loin que toute cette symptomatologie qu'il peut y avoir à l'initiation des cycles. Une chose importante, que j'aimerais que toutes les femmes qui sont en désir d'enfant et qui se disent qu'elles vont arrêter la pilule, c'est que les règles, elles peuvent mettre du temps à revenir. C'est normal. Le cycle, il se remet en marche. Le dialogue hormonal entre le cerveau... et les ovaires se remettent en marche, l'axe hormonal se relance, ça peut prendre quelques semaines, quelques mois, et après 3 à 6 mois d'arrêt de pilule, si les règles ne sont toujours pas là, ou alors si on a des cycles qui vont être extrêmement longs, irréguliers, et qu'il ne se passe visiblement pas grand-chose, c'est le moment de consulter. C'est un peu le cut-off que je mettrais. Après 3 à 6 mois d'arrêt de pilule, si les règles ne sont pas revenues, il est nécessaire d'aller faire un point. avec ton professionnel de santé pour aller explorer ce qui se passe là derrière. Mais c'est normal aussi que ça prenne un petit peu de temps à relancer ce dialogue hormonal. Pour certaines femmes, ce dialogue hormonal, il va revenir au bout du premier cycle et l'ovulation va avoir lieu. Et pour d'autres, ça va prendre plusieurs mois. C'est vraiment très personne dépendant et terrain dépendant. Et moi, ce que j'aimerais te dire, c'est qu'on peut soutenir le corps dans cette transition, dans cet arrêt de pilule. Donc voilà ce qu'on va faire maintenant, je vais te proposer 4 piliers sur lesquels on peut travailler pour éparer et soutenir son corps à l'arrêt de la pilule. Alors bien évidemment, ce n'est pas une liste exhaustive, mais c'est quelques pistes pour te donner des idées sur comment soutenir ton corps en arrêt de pilule. Pilier numéro 1, mon coucou, mon dada, l'alimentation. L'alimentation en arrêt de pilule, quand on est dans un désir de conception, c'est la même qu'une alimentation qui va venir... soutenir la santé de manière globale. Et le modèle ultra documenté sur le sujet, le modèle qui a fait ses preuves, qui a eu moult études qui sont venues soutenir le fait que ce modèle alimentaire soutient à la fois la santé et la fertilité, c'est le modèle méditerranéen. Il se caractérise comment, ce modèle méditerranéen ? Une alimentation à base de produits bruts peut transformer des légumes en veux-tu en voilà, des fruits, des céréales complètes, des légumineuses, des viandes plutôt maigres, du poisson, de l'huile d'olive, des herbes fraîches, des aromates et peu de produits gras, salés et ou transformés. Voilà, c'est la base. L'idée, c'est qu'on va mettre en place une alimentation la plus anti-inflammatoire possible. Je sais que c'est un peu sexy marketing ce terme, mais ça va générer une stabilité au niveau de la glycémie. Les hyperglycémies incontrôlées, ça vient perturber l'axe hormonal. Ça vient favoriser le déséquilibre insulinique et ça vient perturber l'ovulation. Donc, pour faire simple, on réduit les sucres raffinés, on réduit les céréales raffinées, les produits transformés de manière globale et on met un max de légumes variés, colorés dans son assiette. On fait le focus sur les bonnes graisses de l'huile d'olive, des petits poissons gras, des œufs, des avocats et surtout, surtout, quelque chose que je vois de manière absolument récurrente, Dans mes accompagnements, des protéines à chaque repas. Pas plus tard qu'hier, j'ai démarré un accompagnement avec une jeune femme. Elle pensait hyper bien manger, elle avait des légumes à chaque repas, elle avait une attention portée sur le bio. Par contre, il y avait quasi zéro source de protéines dans ses assiettes. Donc vraiment, on veille à avoir une source de protéines à chaque repas. Donc ça, c'était pour le pilier numéro 1 sur l'alimentation. Pilier ? numéro 2 qui est un petit peu en lien avec ce pilier numéro 1, la micronutrition. Parce que la pilule, enfin les pilules, elles ont tendance à épuiser certains micronutriments, notamment les folates, la vitamine B9, mais aussi la vitamine B6, la vitamine B12, le zinc, le magnésium, qui sont bien souvent déficitaires, diminués quand on prend la pilule. Donc les folates pour commencer, paires importantes quand on est en ECBB. Puisque c'est vraiment le nutriment critique pour la formation du tube neural du bébé. Dès les premiers jours de la grossesse, avant même qu'on sache qu'on est enceinte. Donc au-delà d'un process de fertilité, de soutien de la fertilité, c'est une vitamine qui est essentielle de consommer en quantité abondante dès qu'on est dans un projet de grossesse. Donc tu vas retrouver des folates dans les légumes verts à feuilles essentiellement. les épinards, les blettes, mais aussi les asperges, les brocolis, les fruits, les agrumes, le foie, les abats, entre autres. Et pourquoi ces folatis sont importants ? Comme je te le disais, c'est une prévention d'une anomalie. très cosse de l'embryon, les recommandations officielles en France, soutenues par la HAS, la Haute Autorité de Santé, et le CNGOF, le Collège National des Gynéco-Obsétriciens Français, c'est 400 microgrammes d'acide folique par jour à commencer au moins un mois avant la conception. Ça, c'est la reco officielle. Et petite info, un tout petit peu nuancée sur ce point, c'est qu'il y a une partie de la population qui est porteuse d'une variante génétique qui s'appelle la mutation du... MTHFR, qui fait que on assimile pas bien l'acide folique synthétique. Donc, quand on est en conception, il faut peut-être directement mieux se supplémenter avec la forme active de l'acide folique, qui est le 5-MTHF, qui est le folate méthylé, pour être sûr d'être absorbé directement. Donc ça, c'est pas encore recommandé par la HAS et le CNGOF, mais ça me semblait essentiel de te partager cette toute petite nuance pour que tu puisses décider de manière éclairée de ta supplémentation et puis que tu puisses en discuter avec ton pro de santé. Donc un petit peu au-delà des folates, on a parlé de la B6 et de la B12. Elle aussi, c'est documenté qu'elles sont diminuées sous pilule et elles jouent un rôle important dans le métabolisme hormonal. La B12, on va la retrouver essentiellement dans les produits carnés et la vitamine B6, on va la retrouver dans les poissons gras, les abats, la viande, les légumineuses, entre autres. Pareil, le magnésium, il est très souvent déficitaire. Il est impliqué dans tout un tas de processus en lien avec la régulation hormonale, la sensibilité à l'insuline. Et puis, une autre vitamine qui est extrêmement importante dans un projet de conception, c'est la vitamine D qui est quasi universellement déficitaire en France et qui a un rôle extrêmement documenté sur la fertilité. Donc, mon conseil concret, c'est de faire un bilan sanguin, bien évidemment, pour ne pas se supplémenter à l'aveugle. et de mettre en place une supplémentation en vitamine D, bien évidemment. Autre pilier essentiel, le foie. Alors pourquoi est-ce que je te parle du foie dans un épisode sur la fertilité ? Parce que le foie, c'est la centrale d'épuration de notre organisme. Donc tout ce qu'on ingère, comme molécules étrangères, ça va passer par le foie. Donc la pilule, elle va passer par le foie. Donc le foie, il va falloir qu'il fasse un job supplémentaire pour éliminer les hormones. C'est extrêmement vulgarisé à l'extrême, mais en gros c'est ça. C'est l'usine de traitement des déchets. Donc c'est important que le foie fonctionne de manière optimale pour pouvoir éliminer correctement les oestrogènes en excès, puisque si ça cumule ces oestrogènes avec la prise de pilule, ils peuvent recirculer dans la circulation sanguine et accentuer certains déséquilibres hormonaux. Donc ce qu'on fait pour soutenir le foie, c'est relativement simple, ça revient aux mêmes choses que ce qu'on a dit tout à l'heure sur l'alimentation. Une alimentation à base de produits bruts, peut transformer. Mais j'ajouterais aussi que limiter la consommation d'alcool, limiter les produits gras, salés, sucrés, transformés, limiter tout ce qui est prise de toxiques, comme la cigarette, par exemple. Et pour soutenir le foie, donc ça, c'est les premières choses à mettre en place, et aussi pour soutenir la voie d'évacuation, de métabolisation des oestrogènes, on peut tabler sur les légumes crucifères, par exemple, brocoli, chou, roquette, radis. tous les légumes qui sont de la famille des crucifères. Ils vont contenir des composés qui soutiennent la détox hépatique des oestrogènes. Et bien évidemment, pour soutenir le foie, il faut être suffisamment hydraté. Dernier pilier, et pourtant tellement sous-coté, sous-estimé, et pourtant c'est un pilier de soutien à part entière, le sommeil. Parce que le sommeil, c'est un pilier de soutien hormonal en soi. La mélatonine qu'on va produire dans l'obscurité quand on dort, qui est l'hormone qui favorise. Le sommeil, c'est aussi un puissant antioxydant ovocitaire. Elle protège les ovocytes du stress oxydatif pendant leur maturation. Le manque de sommeil chronique et répété, c'est un stresseur physiologique. Dormir 7 à 8 heures par nuit, ce n'est pas un luxe, c'est vraiment une nécessité biologique qui est une base essentielle pour un projet de conception. Dernier pilier, bien évidemment, celui-ci, je suis sûre que tu t'y attends, c'est apprendre à observer son cycle. Oui ! C'est probablement l'outil le plus puissant de toute cette liste. Mais vraiment, ce sur quoi j'aimerais mettre l'accent, c'est qu'on peut commencer à observer son cycle dès l'arrêt de la pilule. Même si les premiers cycles sont irréguliers, et juste parce que ces premiers cycles sont irréguliers. Parce qu'observer dès maintenant, dès l'arrêt de la pilule, ça permet de savoir si tu ovules vraiment. On peut avoir parfois quelques cycles qui sont anovulatoires et avoir un saignement intermenstruel, ça s'appelle. Observer son cycle, ça permet de valider qu'il y a bien eu une ovulation au cours du cycle et ça permet aussi de juger de la qualité de la phase luthéale. On en a déjà longuement parlé. Ça permet de voir la glaire cervicale, l'évolution de la glaire cervicale. Ça permet de repérer la fenêtre de fertilité. Moi, la méthode que j'utilise pour apprendre à observer son cycle, c'est la symptothermie. la méthode sans diplôme, qui est une... méthode de gestion naturelle de la fertilité qui combine la mesure de la température basale le matin au réveil et l'observation de la glaire cervicale. Pour certaines femmes chez qui la glaire n'est pas franchement hyper lisible, on peut aussi utiliser l'observation du col de l'utérus, mais ça demande un petit peu plus de pratique. Et c'est la méthode qui a une base scientifique documentée et c'est ce que j'enseigne dans ma formation Décrypte ton cycle. Donc si tu veux commencer à comprendre ce qui se passe dans ton corps et apprendre à lire ton cycle, observer ton cycle, repérer tes signaux de fertilité pour savoir quand tu es fertile et maximiser les chances de concevoir. Décrypte ton cycle, c'est le programme qui est parfait pour ça. Et avant de conclure, je vais rajouter un dernier point, un point sur ton conjoint. Parce que oui, les femmes portent seules la charge de la fertilité comme beaucoup d'autres choses. Si toi tu fais des choses pour soutenir ton projet, ton conjoint peut être lui aussi partie prenante de ce projet et préparer sa conception. ça ne devrait pas être juste un projet d'une femme seule la spermato-genèse la fabrication des spermatozoïdes c'est entre 70 et 90 jours donc ce qui se passe dans le corps d'un homme aujourd'hui ça va conditionner en gros les spermatozoïdes qu'il va produire d'ici 3 mois donc si ton partenaire se met en route en même temps que toi, les piliers s'appliquent aussi à lui, alimentation sommeil, bon lui il ne va pas observer son cycle mais micronutrition aussi, activité physique j'aimerais rajouter aussi pour les deux Donc... Voilà, ce n'est pas à toi de porter seul ce projet sur tes épaules. Donc, je t'invite à en toucher un mot à ton partenaire pour vraiment que vous soyez partie prenante de ce projet tous les deux. Alors voilà, on est à la fin de cet épisode. Donc, trois choses à retenir. La première, c'est que la pilule, elle ne régule pas les cycles. Elle met l'axe hormonal totalement en pause. Et à l'arrêt, le corps doit tout relancer. Ça prend du temps, c'est normal. Deuxième point. La préparation, le soutien du corps peut se faire en amont des essais bébés. Et l'idéal, c'est 3 à 6 mois avant, pour que les ovocytes qui vont ovuler dans les 3 mois, ils mûrissent en ce moment avec tout ce que tu as déjà mis en place. Et c'est valable aussi pour les spermato de ton conjoint. Dernier point, dès l'arrêt de ta pilule, tu peux commencer à observer ton cycle pour apprendre à repérer tes signes de fertilité. Et c'est une des informations les plus précieuses que tu puisses avoir pour ta fertilité. Voilà, on en arrive à la fin. de cet épisode. J'espère qu'il t'a apporté des clés vraiment très concrètes, que tu ressors de là avec une vision un petit peu plus claire de ce qui se passe dans ton corps quand tu prends la pilule d'une part et ce que tu peux faire pour soutenir ton corps dans un projet de conception. Donc si ça t'a parlé, comme d'hab, n'hésite pas à me mettre une note ou un commentaire, je serais vraiment ravie de te le dire. Si t'as une question, tu n'hésites pas à venir échanger avec moi sur Instagram, c'est toujours un plaisir pour moi d'échanger avec vous. Je te souhaite une excellente fin de journée, soirée, après-midi, peu importe le moment où tu écoutes cet épisode. Je te dis à la semaine prochaine pour un prochain rendez-vous. Et d'ici là, prends soin de toi !