- Speaker #0
Elle avait 19 ans quand elle a fait un don d'ovocyte pour aider un couple d'amis à passer prioritaire sur la liste d'attente d'un centre PMA. Trois ans plus tard,
- Speaker #1
quand elle s'est elle-même lancée dans les essais bébés, très rapidement, elle a vu que quelque chose clochait. Et très rapidement aussi, on l'a orientée vers la PMA. Du don d'ovocyte à la PMA dans le cadre du SOPK, c'est ce témoignage pas banal que je vous invite à écouter aujourd'hui. Place à l'épisode.
- Speaker #0
Bienvenue. dans Rendez-vous avec Diana, le podcast où on parle fertilité et santé des femmes. Que vous veniez d'arrêter la pilule, que vous soyez en ECBB ou engagé dans un parcours PMA, si vous cherchez des clés pour prendre soin de votre fertilité et de votre santé, vous êtes au bon endroit. Je suis Diana. Après 15 ans en tant que sage-femme, c'est mon propre parcours d'infertilité qui m'a menée à changer de vous. Aujourd'hui, j'accompagne les femmes en désir de grossesse à redevenir actrices de leur parcours vers la maternité.
- Speaker #1
Dans ce podcast, nous parlerons de fertilité, d'hormones, de cycles, de santé et de bien-être. Alors installez-vous confortablement et c'est parti pour le rendez-vous du jour.
- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans ce nouveau rendez-vous. Je suis vraiment ravie de vous accueillir aujourd'hui pour l'épisode du jour. Aujourd'hui, je reçois Lorna. Pour être tout à fait honnête, cet épisode n'était pas tout à fait préparé, pas tout à fait planifié. C'est Lorna qui m'a écrit en me disant qu'elle souhaitait témoigner, elle souhaitait partager son histoire, elle voulait que son parcours puisse exister quelque part pour que d'autres femmes puissent l'entendre et puissent se reconnaître à travers son histoire. Parce qu'elle, quand elle a cherché des témoignages, elle a cherché longtemps une histoire qui ressemble à la sienne et elle n'a pas trouvé. Alors bien évidemment, je lui ai dit oui tout de suite, parce que c'est exactement pour ça que ce podcast existe, pour qu'à travers vos témoignages, la parole puisse se libérer sur des sujets qui sont parfois Un peu tabou. Alors Lorna, merci à toi d'être là. Et avant qu'on entre dans le vif du sujet, est-ce que tu peux te présenter, nous dire en quelques mots qui tu es ?
- Speaker #1
Merci Diana de me recevoir et d'avoir accepté mon invitation. Alors du coup, je m'appelle donc Lorna, j'ai 26 ans bientôt et ça va faire presque un an que je suis mariée avec Corentin. Ça fait quatre ans qu'on essaye d'avoir un enfant et dans la vie, j'ai un parcours atypique aussi sur le travail, c'est ça qui est fou. Je suis créatrice de parfums d'intérieur et plus précisément de parfums littéraires.
- Speaker #0
Avant de te lancer dans l'essai bébé, quelle représentation tu avais de la fertilité, des essais, du parcours vers la maternité ? Est-ce que c'est quelque chose auquel tu avais déjà pensé ou pas du tout ?
- Speaker #1
Alors, on en parlera après. Mais donc oui, j'avais forcément une image de ma fertilité puisque j'ai fait un don d'ovocytes et j'ai eu quelques indications sur ma fertilité. Moi, je pensais vraiment... pas du tout avoir de problèmes côté fertilité. Nous, quand on s'est lancé, le mois d'après, j'étais enceinte. Pour moi, c'était tout tracé.
- Speaker #0
Et donc, tu m'as indiqué que tu as fait un don d'ovocytes. Tu avais fait ce don dans quel contexte ? Est-ce que tu avais déjà été sensibilisée au don par quelqu'un dans ton entourage ? Comment tu en es venue à faire un don d'ovocytes ?
- Speaker #1
Alors, j'ai un couple très proche de moi qui a eu recours au don d'ovocytes pour avoir leur enfant. Et en France, il ne faut pas qu'en France d'ailleurs, mais en tout cas en France, les dons sont très très rares. Les listes, c'est très long pour avoir un don.
- Speaker #0
Merci à toi d'avoir fait ce don. Pour les femmes qui en ont besoin, merci à toi. Et s'il y a des auditrices parmi nous qui se sentent les lents de faire un don, allez-y, je sais ô combien les listes d'attente sont très longues pour avoir un don.
- Speaker #1
Oui, c'est très très long. Il y a plein de facteurs qui rentrent en compte. On n'a pas un don comme ça. Et donc, en général, en tout cas, le centre où ils étaient, il me semble que c'était entre 4 à 7 ans, souvent, d'attente juste pour le don. Et une fois qu'on a un don, un don n'est pas égal à un bébé. Ça, il faut aussi le savoir. Donc, ça peut être très, très long. Alors, il me semble que ça n'existe plus aujourd'hui. Mais en tout cas, en 2019, quand j'ai fait mon don, il était possible, dans ce centre, si le couple amenait une donneuse, de passer sur une liste prioritaire. Alors, bien évidemment, je ne leur ai pas donné mes ovocytes. Les dons sont anonymes en France. Donc j'ai donné à des couples anonymement et ça a permis en fait à ce même couple d'être entre guillemets maraînés, parrainés et donc ainsi de pouvoir passer sur une liste prioritaire. Et donc j'ai fait mon don en octobre 2019. Ils ont été appelés en janvier 2020 pour dire qu'ils avaient une donneuse. Donc ça a été très rapide après et en juin 2020, elle était enceinte.
- Speaker #0
Super, ça c'est une belle histoire, c'est une très belle histoire.
- Speaker #1
Très belle histoire.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux nous reparler du coup ? un petit peu plus en détail de ce don, comment ? Parce que le don, in fine, c'est exactement la même chose, le même process qu'une stimulation quand on va faire une FIV. Est-ce que tu peux nous expliquer un petit peu comment ça s'était passé pour toi, cette période de stimulation ?
- Speaker #1
Alors, de ce que je montre... Je me souviens, puisque en fait, c'était il n'y a pas si longtemps, mais à la fois 7 ans, c'est assez loin quand même. Je l'ai bien vécu. Alors, il faut aussi savoir que du coup, en 2019, moi j'avais 19 ans.
- Speaker #0
Oui, c'est ce que j'étais en train de me dire, tu étais une toute jeune adulte à cette époque.
- Speaker #1
Oui, oui, oui, tout à fait. J'étais encore en études, donc j'étais toute, toute jeune. Et puis, alors, je pense que déjà, il n'y a pas les mêmes enjeux derrière, si tu veux. C'est-à-dire que le don, oui, c'est une five sans transfert, clairement. Donc je pense que déjà psychologiquement, je l'ai bien vécu puisque je savais ce qui allait en découler derrière. C'était pas sûr qu'elle allait tomber enceinte très vite cette personne, mais c'était sûr qu'en tout cas elle allait passer plus vite sur les listes d'attente. Donc je l'ai plutôt bien vécu. Il y a juste à la fin, j'avais le ventre très tendu, j'avais très mal au ventre, beaucoup de mal à marcher. Et le jour de la fonction, lors de l'écho, elle m'a dit « Ah oui, vous avez bien bossé, les horaires sont tellement gros qu'ils se touchent. » J'ai dit, ah oui, oui. Oui, je le sens, c'est tendu. Mais sinon, mis à part quelques petites douleurs sur la fin, vraiment de ventre très tendu, plutôt bien vécu la stimulation.
- Speaker #0
Donc là, c'était la phase de stimulation sur l'enjeu psychologique de se dire on a besoin d'embryons derrière et potentiellement il y a un transfert derrière. C'est comme tu as déjà vécu les deux parcours, on en reparlera après. Les enjeux ne sont pas du tout les mêmes.
- Speaker #1
Pas du tout. Et puis tu sais, quand tu fais un don, si tu veux, la stimulation, tu la fais dans le cadre d'un don. Alors. d'une personne entre guillemets en bonne santé, on va dire. Tu vois, tu le fais parce que toi, de ce côté-là, tout fonctionne bien et tu vas en faire profiter les autres, si tu veux. Alors que moi, je l'ai vécu, et peut-être aussi parce que je suis passée par la case d'eau, mais moi, quand je fais les stimulations pour nous, maintenant dans le cadre de FIV, je le vis beaucoup moins bien. Beaucoup moins bien.
- Speaker #0
Oui, c'est évident. Est-ce que tu as le souvenir de... Tu disais que les ovaires étaient tellement gros qu'ils se touchaient. J'imagine que du coup, il y a eu beaucoup de follicules quand tu as fait la ponction ?
- Speaker #1
Il ne me semble pas qu'on m'ait dit le nombre de follicules. Alors, dans ma tête, j'ai un chiffre dans ma tête. En réalité, j'ai 17. Mais je ne suis pas sûre de moi là-dessus. Parce que j'avais l'impression que 17, c'était beaucoup. Et en fait, quand nous, on a commencé à se renseigner et qu'on est rentré aussi en parcours FIV, dans le cadre des ovaires polycystiques, vu qu'on a beaucoup de follicules, 17, ce n'est pas non plus énorme. C'est pour ça que je ne veux pas dire de bêtises. J'ai 17 en tête, mais c'était peut-être plus de follicules matures.
- Speaker #0
Est-ce qu'à ce moment-là, c'est à ce moment-là qu'on a posé le diagnostic d'ovaire polycystique ou c'est ultérieurement ?
- Speaker #1
Pas du tout. Ça a été bien plus tard et j'en ai voulu à ce centre, du coup, à un moment donné. Puisqu'il faut savoir quand même que j'ai fait mon dos en 2019, mais j'étais prête depuis 2017, sauf que j'étais mineure. Donc moi, dès ma majorité en octobre 2018, j'ai contacté le centre tout de suite. J'ai fait les premiers examens, etc. Et en fait, j'étais pour eux trop jeune, alors que normalement, à partir de 18 ans, c'est légal maintenant en France.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Donc, tu as fait tout le même bilan qu'avant, une FIF classique, tout le bilan hormonal. J'imagine que tu avais fait aussi une échographie de réserve ovarienne. Tu avais fait tous ces examens.
- Speaker #1
J'avais fait ça, des frottis. J'avais fait plein de choses. Et en fait, ce qui bloque au niveau du staff, c'est le psy. Le psychologue nous bloque parce que j'avais toujours un des deux membres du couple que je parrainais qui m'emmenait puisque c'était à une heure, une heure et demie de chez moi. Alors, j'avais le permis, mais si tu veux, il m'accompagnait. Je trouvais ça chouette. Tu vois, ça nous a développé une relation qui est encore aujourd'hui ultra privilégiée. Très belle relation. Absolument. Je suis marraine de leur petite fille. C'est génial. C'est quelque chose de très beau. Sauf que le psy l'a vu comme elle est jeune, elle a 18 ans, c'est quelqu'un de proche. Elle est influencée par ce couple. Absolument. Et donc j'ai dû faire un an de thérapie avec ce psy pour qu'il, enfin, au bout d'un an, accepte le dossier et qu'il passe en staff. Donc on a eu le temps de faire des examens.
- Speaker #0
Ah bah j'imagine. D'un côté, je trouve ça rassurant que ce soit encadré, qu'il n'y ait pas de dérive possible autour du don. Et en même temps, il y a quelque chose en moi qui dit parce que... Moi, j'accompagne les femmes qui sont en attente de dons. Et il y a quelque chose en moi qui dit que le don est tellement rare. Pourquoi mettre des freins aux personnes qui sont motivées et enthousiastes à l'idée de faire un don ?
- Speaker #1
Je te rejoins complètement. Je suis d'accord. Après, c'est vrai que maintenant, avec le recul, un tout petit peu plus âgé, quand je vois, là, j'ai une petite cousine qui va avoir 18 ans cette année, je me dis, c'est vrai que c'est peut-être un petit peu tôt. Je peux comprendre aussi le... Si tu veux, moi je ne l'ai pas vécu comme un don de bébé, moi je l'ai vécu comme un don de cellule.
- Speaker #0
Oui, mais c'est la même chose qu'un homme qui irait faire un don de gamètes.
- Speaker #1
C'est juste plus invasif quand même. Oui, c'est juste plus invasif.
- Speaker #0
Ce n'est pas le même process, mais l'idée... Et là même, c'est comme aller faire un don du sang, un don de plaquettes, on donne une partie de soi pour aider quelqu'un d'autre.
- Speaker #1
C'est ça. Moi, je l'ai, et même encore maintenant, je le vis vraiment comme un don de cellules. Je ne sais pas ce qui est arrivé à ces ovocytes donnés, mais je ne me sens pas maman de ces enfants, pas du tout. J'espère que ça a donné quelque chose d'ailleurs. C'est important puisque... forcément avec le diagnostic de SOPK, on a une qualité parfois ovosper qui est moins bonne. Et j'espère que ce n'est pas le cas, parce que pour le moment, puisqu'on en parlera, nous, on n'est pas encore arrivé à cette étape. Je ne sais pas ce qu'ils donnent ces ovocytes. Mais j'espère qu'en 2019, ils étaient topi-top et qu'ils ont donné le résultat escompté au couple.
- Speaker #0
Ok, pour cette partie sur le don. Et toi, quand est-ce que tu as décidé de te lancer dans les ECBB ? Et comment ? Comment tu as appréhendé ce projet ? Tu nous en as déjà dit quelques mots, mais comment tu as vécu ces choses ?
- Speaker #1
Alors, nous, on s'est lancé en début 2022. Et donc, j'ai dit tout de suite à mon mari, je lui ai dit, écoute, il faut que tu sois prêt. Moi, pendant mon don, par contre, ce qu'on m'a dit, c'est que j'étais hyper fertile, puisque j'avais une AMH très haute et beaucoup de follicules. Et donc, je lui ai dit, écoute, si j'arrête la contraception... Dans neuf mois, tu as un bébé dans les bras. Dans l'idée, c'est un peu ça qu'on s'est dit.
- Speaker #0
Donc en gros, il faut que tu sois prêt.
- Speaker #1
Absolument. Et puis, j'arrête la contraception en mars 2022. Et puis, un mois, deux mois, trois mois. Et là, je crois que je sais que quelque chose se passe mal. Je n'ai pas des règles régulières. J'ai des douleurs. Je suis d'ailleurs suivie depuis un petit moment puisque j'ai des douleurs, des dyspareunies profondes. Et donc, forcément, dès qu'on parle de disparaissance, on nous dit « Oh, c'est peut-être de l'endométriose » . Donc, je fais beaucoup de recherches déjà depuis quelques temps. Et au bout de trois mois, moi, je vais tout de suite voir ma gynécologue de ville. Et elle nous prend très vite au sérieux, très sincèrement. Alors que souvent, on dit que c'est un an. Et nous, à cette époque-là, on a 22 ans. Ça ne fait que trois mois. Et pourtant, elle nous fait faire quand même des examens. Et alors, on a de la chance dans notre malheur, puisque le diagnostic de XOPK tombe tout de suite.
- Speaker #0
Comment, toi, tu as vécu ce diagnostic ?
- Speaker #1
Très très mal. En 2022, ça faisait tout juste trois ans que j'avais fait mon don et on ne s'y attend pas. Je pense qu'on n'est jamais trop préparé à que ça soit avoir une pathologie gynéco ou à nous dire « vous allez avoir du mal à avoir un enfant » . Mais alors à ce moment-là, je me dis
- Speaker #0
« waouh ! » Tu es tombée des nues.
- Speaker #1
Ah oui, il y a quelque chose de très dur. La pilule est très très dure à avaler. Puisque je comprends à ce moment-là que je vais avoir besoin d'une aide médicale.
- Speaker #0
Que ce ne sera pas aussi facile que tu l'avais escompté.
- Speaker #1
Absolument.
- Speaker #0
comment ton corps couple, ton conjoint l'a vécu lui aussi à ce moment-là ?
- Speaker #1
Globalement, même encore aujourd'hui, lui il le vit plutôt je ne vais pas dire plutôt bien mais c'est quelqu'un qui me soutient énormément, qui essaye énormément de me déculpabiliser parce qu'il y a tout un truc autour de je porte l'infertilité du couple et donc je culpabilise ou je lui dis écoute, si en 2030 je ne t'ai pas fait d'enfant, divorce avec une autre femme, je ne veux pas t'empêcher. Il me dit « mais je ne veux pas un enfant, je veux un enfant avec toi, ça ne fait pas sens ce que tu dis » . Et donc, je pense qu'il le vit mal, puisque c'est douloureux pour lui aussi. Mais alors, c'est le rayon de soleil de ce protocole, de ce parcours, vraiment.
- Speaker #0
Oui, c'est chouette de pouvoir être soutenue et que ce soutien vienne de l'intérieur du couple. C'est vraiment hyper précieux. Tu me dis que le diagnostic est posé par ta gynéco en ville relativement rapidement, parce que Moi, dans les parcours que j'entends habituellement, il y a souvent bien des années d'errance avant qu'on réussisse à poser des mots sur un diagnostic, que ce soit SOPK ou endométriose. Souvent, on rame avant de réussir à avoir un diagnostic, donc ça arrive plutôt rapidement. Une fois que ce diagnostic de SOPK est posé, qu'est-ce qu'on te propose ?
- Speaker #1
Tout de suite, on nous dit qu'il faut faire un traitement de première intention, c'est le chlomide directement. Je vulgarise, mais tu as un SOPK, tu as plein de follicules, il n'y a pas de souci. Par contre, ils se gênent et en plus, tu n'as pas les bonnes infos hormonales au bon moment, donc ils ne grossissent pas, donc tu n'ovules pas. Voilà, en gros, c'est ce qu'on m'a dit.
- Speaker #0
Le chlomide, c'est pour donner un petit coup de pouce, c'est ce qu'on appelle un inducteur de l'ovulation. C'est ce qui va faire en sorte de sélectionner un follicule pour qu'il puisse ovuler parmi toute la masse de follicules qui sont en développement quand on a un
- Speaker #1
SOPK. Et donc, on commence ce fameux chlomide. Et en effet, ça stimule. C'est super, mais ça stimule un peu trop chez moi, pour le coup. Donc, on se retrouve sur le premier cycle de chlomide avec trois follicules vraiment matures. Et là, elle nous dit stop.
- Speaker #0
Parce qu'il y a un risque de grossesse triple après, derrière.
- Speaker #1
C'est ça, un risque de grossesse multiple. Et puis, elle nous explique aussi que si on tombe enceinte sur une possible hyperstimulation, que la grossesse entretient aussi l'hyperstimulation et qu'il y a énormément de risques des deux côtés et qu'il n'y a pas d'intérêt. Merci. Donc là, on est très déçus.
- Speaker #0
J'imagine.
- Speaker #1
Nous, quand on nous propose le Clomid, si tu veux, quand on te dit que le problème, c'est juste que tu n'ovules pas, le médicament va te faire ovuler, c'est bon, c'est tout tracé. On se dit ça y est. Très naïvement, on se dit que c'est la solution. Et donc, ce premier cycle s'achève. Elle nous dit que si vous avez des rapports, il faut que ce soit protégé. Zéro risque. On refait un deuxième cycle. Et cette fois-ci, il y en a deux. Donc, elle nous dit encore une fois, stop. Et là, on se dit avec mon mari, écoute, on sait qu'entre l'APMA, plus le fait que nous, dans ma famille, j'ai plusieurs pères de jumeaux naturellement aussi. On se dit, bon, des jumeaux, au moins, on ne passera qu'une fois par la case comme on aimerait deux enfants. On fait d'une pierre deux coups.
- Speaker #0
Et deux d'un coup, et voilà.
- Speaker #1
C'est ça. Donc, on essaye. On essaye. Moi, je fais des tests d'ovulation pour vraiment être sûre. De toute façon, je la sens, du coup, cette ovulation. Et on fait ce qu'il faut. Merci. c'est toujours négatif. C'est toujours négatif. Troisième essai, cette fois-ci, on n'en a qu'un. Donc là, la gynéco, elle dit, allez, là, c'est bon, c'est la bonne. Elle nous fait les petites croix sur le calendrier, tout ça. Alors, on est en mode warrior et ça ne fonctionne pas. Et puis, les trois autres cycles, on n'a pas de réponse, que ce soit au niveau du bilan sanguin ou au niveau de l'écho, on n'a pas de réponse, pas d'ovulation. On a en tout fait six cycles de chlomides qui n'ont malheureusement pas abouti.
- Speaker #0
J'imagine qu'il y a beaucoup de déceptions du fait de ces cycles de chlomides qui n'aboutissent pas.
- Speaker #1
Beaucoup, puisqu'après, si tu veux, six cycles de chlomides, ça ne se fait pas en six mois, puisqu'il faut toujours laisser généralement un cycle ou plus. Donc, ça prend déjà beaucoup de temps.
- Speaker #0
Et puis, quand on a un SOPK, les cycles peuvent durer longtemps.
- Speaker #1
C'est ça. Alors, pour le coup, du coup, elle m'avait mis sous dufaston pour avoir des cycles, entre guillemets, réguliers. Donc, ça nous a permis de garder, on va dire… Alors,
- Speaker #0
petite précision sur le dufaston. Le dufaston, ça permet juste de déclencher les règles. Ça ne permet pas de déclencher l'ovulation.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
C'est juste un… Je tiens à le préciser parce que la nuance est de taille. Ce n'est pas parce qu'on prend du dufaston qu'on a forcément ovulé en amont. Elle te propose du dufaston pour essayer de faire en sorte que ça ne dure pas 60 jours ou plus.
- Speaker #1
Oui, oui, moi, j'ai déjà eu, en fait, six mois d'attente de règles, donc de cycles. Donc, si tu veux, à un moment donné, on lui a dit écoutez, on sait qu'on est jeune. On nous l'a beaucoup répété. Ça, c'est quelque chose qu'on ne supporte plus.
- Speaker #0
Oui, j'imagine. Parce que le désir d'enfant, il est légitime qu'on ait 22 ans ou qu'on en ait 32. à partir du moment où on a décidé d'avoir ce projet, d'agrandir sa famille, de construire sa famille, et qu'on est 22 ou 32, l'âge, ça ne devrait pas être un critère, en fait.
- Speaker #1
Absolument. Et puis, ça minimise énormément aussi la douleur de dire, mais t'es jeune, t'as le temps. Oui,
- Speaker #0
t'es jeune, t'as le temps. Oui, quand ça fait 4 ans qu'on y est, le temps, il est long.
- Speaker #1
Absolument. Même encore maintenant, on nous le dit à 26 ans, vous avez le temps quand même.
- Speaker #0
Il y a encore du travail de déconstruction à faire de ce côté-là. Donc on a dit qu'après 6 cycles de chlomides, votre... Votre projet ne se concrétise toujours pas. Qu'est-ce que te dit ta gynéco qui te suit ? Est-ce qu'elle te dit on fait une pause ? Est-ce que te dit on passe à autre chose ? Qu'est-ce qu'elle te propose à ce moment-là ?
- Speaker #1
Alors, elle nous dit que pour elle, de toute façon, elle ne pourra plus nous suivre sur ce projet-là puisqu'elle est arrivée au bout de ses ressources en fait, puisqu'elle ne pouvait que nous mettre du clomide. Et puis... De toute façon, on savait qu'on ne pourrait plus être suivi par elle puisqu'à ce moment-là, on a décidé de déménager dans le sud de la France. Donc, on savait que soit c'était une nouvelle gynécologue, soit qu'on allait passer en centre. Elle nous dit, là, de toute façon, vous allez dans le centre PMA le plus proche de chez vous. Vous expliquez que vous avez fait 6 cycles de chlomides. Vous expliquez votre histoire. Et vous allez avoir trois possibilités. Elle nous dit, soit l'insémination, soit la FIV, ou soit, puisqu'il y a un SOPK, le drilling ovarien. Donc, on se rend dans ce centre en septembre 2023. On est donc au CHU de Montpellier. Le rendez-vous se passe plutôt bien. Et la gynécologue nous dit, écoutez, c'est plutôt, au vu de votre profil, plutôt FIV ou drilling. Moi, je refuse le drilling.
- Speaker #0
Peut-être juste expliquer le drilling ovarien, de quoi il s'agit. Alors, le drilling ovarien, c'est une opération chirurgicale qui permet de, pour vulgariser vraiment à l'extrême, c'est faire comme des petits trous dans les ovaires pour favoriser les grossesses spontanées dans le cadre d'un SOPK. pour faire très simple.
- Speaker #1
Et moi, c'est non. C'est toujours non, d'ailleurs.
- Speaker #0
Ça ne te fait pas rêver, le drilling ?
- Speaker #1
Ah non, Ni la five, ni l'assémination, mais à choisir. Pas de drilling. Alors, tout en sachant que nous, on nous annonce, peut-être que tu pourras contredire ou non cette version, nous, on nous annonce que dans le cas de drilling, si on fait un drilling, on aura une chance sur deux, donc 50 % de chance d'avoir une ovulation spontanée et donc une grossesse.
- Speaker #0
Je ne connais pas les chiffres exacts en lien avec le drilling, mais effectivement, l'idée du drilling, c'est que ça permet d'augmenter la probabilité de grossesse naturelle dans le couple.
- Speaker #1
Moi, je ne me sens pas à l'aise de quelque chose d'aussi invasif, tout en sachant que là, j'ai ovulé, j'ai même triple ovulé, double ovulé, et ça ne me prend pas. Moi, ça me fait vraiment trop peur, je ne suis pas du tout à l'aise sur ça, donc on refuse d'angler le drilling. Donc forcément, nous... propose la FIV en septembre 2023. Et donc, on dit oui, qu'on se laisse le temps, par contre, puisqu'il faut avaler la nouvelle. Et donc, on se laissera le temps jusqu'en 2025. Fin 2025, on se laissera deux ans.
- Speaker #0
D'accord. De réflexion autour de ce projet de FIV.
- Speaker #1
Oui, c'est dur pour moi, la FIV. Très sincèrement. Alors, mon mari, il est sans douter et c'est plutôt OK pour lui. Moi, la FIV, c'est dur parce qu'en fait, c'est un don, finalement. Je revois mon don. Et là, je me dis waouh ! il y a quelques années je faisais don et là c'est moi qui m'en retrouve mais de l'autre côté cette fois-ci et alors là j'en veux à la terre entière ah bah je comprends j'en veux à la terre entière parce que je me dis comment est-ce que je peux faire un acte aussi beau et puis finalement t'as l'impression que tu te prends un espèce de karma revers de la vie et tu te dis mais j'ai dû être une très mauvaise personne dans une vie antérieure pour que ça m'arrive à moi
- Speaker #0
Je me mets à ta place deux secondes et j'imagine que tu dois ressentir beaucoup d'injustice quelque part dans ces événements de vie.
- Speaker #1
C'est le mot parfait, tu as raison, c'est injustice. Ce n'est pas juste de faire quelque chose de l'ordre du don et de se retrouver de l'autre côté à avoir besoin de ce don. Alors tu vois, moi je suis donneuse de sang aussi. C'est sûr qu'on n'est pas à l'abri que demain j'ai un accident, que j'ai besoin de sang. Mais c'est vrai que c'est quand même un don encore une fois qui est quand même... différent le don de vocif, même si on se disait au début, oui, c'est comme un don de sang, c'est un don de cellules, d'accord, mais...
- Speaker #0
Il y a le côté invasif de toute la préparation en amont, et puis il y a la ponction qui reste malgré tout un geste chirurgical. C'est pas aussi simple qu'aller faire, effectivement, un don de sperme pour un homme, ou un don de sang ou de plaquettes, par exemple.
- Speaker #1
Absolument.
- Speaker #0
C'est un process qui va être plus long, plus invasif. Quand vous vous décidez de vous lancer pour cette FIV, donc fin 2025, Comment ça se passe ?
- Speaker #1
Alors, à ce moment-là, du coup, finalement, on ne retourne pas au CHU. On décide d'aller directement en clinique privée parce qu'on se dit qu'on a, entre guillemets, perdu deux ans de réflexion. Mais c'était deux ans qui étaient absolument nécessaires et deux ans, d'ailleurs, durant lesquels on a quand même essayé naturellement. Je n'avais pas de contraception. On a mis plein de choses en place en plus pour essayer d'avoir des ovulations spontanées. Donc, ça a été quand même deux ans un petit peu triste sur le fait que ça ne fonctionne pas. Et puis, fin 2025, on consulte dans cette clinique privée. Et c'est vrai que ça va très vite. Ça va très vite. On consulte, je crois, en septembre la première fois. Et on commence la stimulation en novembre. Donc, tu vois, c'est très, très rapide.
- Speaker #0
Oui, effectivement, c'est super rapide.
- Speaker #1
Oui, c'est très, très rapide. On enchaîne les rendez-vous et c'est très rapide. Et donc, on fait les cinq premiers jours de stimulation, donc les piqûres. Et donc au cinquième jour, on va faire la petite prise de sang, la petite écho. Et là, ça y est, on retombe encore.
- Speaker #0
On va le faire stimulation.
- Speaker #1
Alors pour le coup, non, je n'ai pas de réponse du tout. Je n'ai pas de réponse, que ce soit au niveau des follicules sur l'écho ou au niveau du bilan sanguin. Par contre, j'ai développé un kyste de presque 6 cm sur l'ovaire gauche. Et alors, on ne sait pas si ce kyste était là avant, s'il est nourri. par le protocole, par le traitement. Donc, la gynécologue nous dit qu'on arrête. Et puis, il faut qu'ils partent ce kyste avant qu'on recommence.
- Speaker #0
Donc, la nouvelle déception.
- Speaker #1
Oui, je pense que c'était la plus dure de toutes. Ça a été le plus compliqué, tout en sachant qu'on nous l'a annoncé par mail.
- Speaker #0
Il n'y a pas quelqu'un qui t'a téléphoné pour te dire ça ?
- Speaker #1
Non, on nous l'a annoncé par mail. Et alors, on attendait, si tu veux, soit un appel, soit un mail dans la journée. Et puis, à un moment donné, on est restés tous les deux soudés avec mon mari. Puis, il a dû sortir faire une course. Et forcément, le mail arrive. Et voilà. Donc, j'étais toute seule. Je l'appelle, mais alors dans un état lamentable. Donc, il rentre le plus vite possible. Et entre-temps, j'avais mes grands-parents, mes parents qui attendaient des nouvelles de l'examen. Et donc, j'appelle mes grands-parents. Et alors... Donc vraiment dans des sanglots incontrôlables, si bien qu'on est très pudiques nous dans notre famille, on ne pleure pas. Alors je suis dans un état lamentable, si bien qu'ils ont cru que je ne pourrais jamais avoir d'enfant tellement que j'étais ouille. Pour te dire, là ça a été très très dur. Là c'est bon, pour nous on s'est dit c'est bon. Les piqûres c'est quand même un peu plus précis que le colomide où c'est un médicament, où c'est plus compliqué de doser. et puis ensuite on va faire j'ai dit et puis je l'ai déjà fait si tu veux
- Speaker #0
Je l'ai déjà fait et je suis allée au bout de mon don, donc je ne vois pas pourquoi j'irais pas au bout.
- Speaker #1
Et une fois cette déception de l'instant passé, qu'est-ce qu'on vous propose pour ce kyste ? Qu'est-ce qu'on te conseille ?
- Speaker #0
D'attendre.
- Speaker #1
Et donc, tu as eu des contrôles régulièrement ou comment ça s'est passé ?
- Speaker #0
Pas du tout, mais je ne saurais plus te dire combien de jours après, je ne me souviens plus exactement. Mais quelques jours après, je suis prise de... Alors, ce n'était pas de... de violentes douleurs. Ce n'était pas les pires douleurs de ma vie. Par contre, j'ai mal et je sens que ce n'est pas une douleur que j'ai l'habitude de ressentir. Une gêne et une douleur vraiment qui n'est pas normale chez moi, qui n'est pas habituelle, si tu veux. Et donc, j'envoie un mail à cette gynécologue qui me suivait et elle me dit « Oui, là où vous avez mal, c'est sûr que ce n'est pas le kyste, c'est tout. » Et donc, de moi-même... Je prends un rendez-vous chez un gynécologue. Le gynécologue qui d'ailleurs faisait nos monitorages, puisqu'en fait, on habite loin du centre. Donc, on pouvait aller chez un autre gynéco plus proche de chez nous pour les monitorages PMA. Et donc, je décide d'aller le revoir pour voir ce qui se passe, puisque je ne sais pas ce qui se passe dans mon corps. Et en fait, c'est lorsque le kyste est en train de s'affaisser. et donc c'est bien puisque ça veut dire qu'il diminue à ce moment-là. Il a un peu se résorber. Absolument. Donc on est passé de 6 à 3 cm déjà à ce moment-là. Donc c'est chouette. On voit que l'arrêt du traitement a arrêté en tout cas et a même fait diminuer le kyste. La croissance du kyste. Absolument. Et du coup, c'est bien. Mais donc il m'explique que ça fait, entre l'arrêt du traitement et l'affaissement du kyste, ça fait un peu comme une chute hormonale. Donc il se passe plein de petites choses à l'intérieur. rien de grave, mais qu'en effet, ça peut être désagréable. Mais ça, le centre PMA, en fait, ne nous a pas… Enfin, ça, ça vient de nous, si tu veux. La demande d'examen vient de nous.
- Speaker #1
C'est parce que toi, tu as été actrice de ton parcours et que tu allais chercher un petit peu plus loin. C'est difficile, toi, du coup, dans la relation par rapport au centre de PMA que tu n'aies pas eu ces explications-là par ton centre ?
- Speaker #0
Complètement. Alors, et si tu veux, à un moment donné, la gynéco revient vers nous par mail. Et il nous explique qu'avant de commencer une deuxième tentative, ça serait bien de refaire une petite écho. Et donc, je lui demande si je pouvais être toujours dans ce centre plus proche de chez moi pour l'écho. Elle me dit qu'il n'y a pas de souci, sauf qu'il fallait absolument faire à telle date, en gros, cette écho. Mais on sait bien toutes les deux que ça ne se passe pas toujours aussi bien avec les gynécologues. C'est dur d'avoir des rendez-vous. Et puis du coup, je lui dis, écoutez, tel gynéco ne peut pas me prendre. Tant pis, je vais faire la route. Est-ce que vous, vous pouvez me prendre ? Et elle me répond par mail encore une fois, non mais c'est la grève, si vous n'êtes pas contente, allez ailleurs. Et alors là, je dis à mon mari, écoute, c'est la rupture totale. Ça y est, c'est total. Et si tu veux, il y avait plein de petites choses. Alors ce centre, c'était super, ça allait très vite. Ça allait très vite, comme on s'est dit, c'est très rapide. Par contre, voilà, moi, les échanges par mail, elle nous a fait plein de petites choses qui ne nous ont pas convenu.
- Speaker #1
L'aspect humain, ce n'était pas tout à fait ça. Autant ça pouvait aller très vite dans la prise en charge, autant l'aspect humain, ce n'était pas tout à fait ça.
- Speaker #0
On était client. On était client, si tu veux. Alors, on payait, forcément, c'était privé. On avait énormément de dépassements d'honoraires. Nous, on était ultra OK avec ça. Mais moi, je disais à mon mari, écoute, je lui fais un très brut de peuple. Je lui dis, écoute, je ne vais pas lui donner un demi-smic encore par mois et me faire traiter de la sorte. Enfin, c'est hors de question. C'est hors de question. Je ne sais non. C'est non, c'est non, c'est non. Et donc, on décide, on lui fait un mail, nous aussi, du coup, en lui disant que dans les échanges, ça ne nous convient pas, qu'on ne se sent pas assez à l'aise et qu'on préfère arrêter là avec elle. Et la décision a été dure à prendre, puisque du coup, on est repassé au CHU. Mais là, on n'est pas sur les mêmes délais.
- Speaker #1
Et du coup, qu'est-ce qu'on t'a proposé au CHU ?
- Speaker #0
Finalement, on a un peu de chance dans notre malheur, puisque encore une fois, on a des petits moments de chance, quand même, mine de rien. Au CHU, on nous donne très vite un rendez-vous parce que je crois que j'appelle en décembre et j'ai un rendez-vous en janvier.
- Speaker #1
C'est plutôt hyper court aussi comme délai. Pour accompagner un certain nombre de femmes qui sont en PMA, ce n'est pas toujours aussi rapide les délais.
- Speaker #0
Branchez-vous CHU Montpellier, écoutez, au top. Déménagez, mesdames, dans le sud.
- Speaker #1
Sinon, ils vont être bouchés, ils n'auront plus ces délais-là après.
- Speaker #0
Ne venez plus à Montpellier, attendez un petit peu s'il vous plaît. Non mais, CHU Montpellier, c'est super. En tout cas, nous, on y est très, très bien. Et là, on revit. En tout cas, moi, je revis mon mari. Lui, c'est différent. Bon, il n'était pas fan de la clinique privée, très sincèrement. Il m'a dit, si toi, tu te sens bien, c'est le principal. Là, il se sent beaucoup mieux aussi au CHU parce que je crois qu'il me voit revivre.
- Speaker #1
Il te voit bien, donc il est bien aussi, quelque part.
- Speaker #0
C'est ça. Et donc là, on fait un premier rendez-vous en janvier. On tombe un tout petit peu quand même, puisque la gynécologue... On a décidé de prendre une junior cette fois-ci, et plus une senior. On a toujours été suivi par des seniors, et on s'est dit, allez, on essaye une gynécologue junior. Et j'ai trouvé ça superbe, et elle est superbe d'ailleurs. Et par contre, elle nous parle plutôt d'insémination.
- Speaker #1
Et alors, qu'est-ce qui se passe à ce moment-là dans ta tête ? Qu'est-ce que tu te dis quand on te propose l'insémination ?
- Speaker #0
Et tous les deux, naturellement, avec mon mari, on se dit, ça y est, on est rétrogradé. Clairement, on se dit, on est rétrogradé. Je ne vais pas dire que la fille, c'est le Graal, mais disons qu'il y a plus de chance. C'est plus invasif, certes, mais il y a quand même plus de taux de chance, de réussite. Et donc, on nous parle éventuellement d'insémination. Et puis, on fait d'autres rendez-vous. Et puis, en fait, ils nous prennent plutôt au sérieux, puisque je lui parle de ce qui est. Alors, elle me refait d'autres échographies pour être sûre qu'il est bien parti. Je lui explique aussi que pendant mon don d'ovocytes, lors de la ponction que j'ai faite en anesthésie locale, ça ne s'est pas très bien passé, parce qu'il y a un côté qui était moins bien endormi, où j'ai vraiment tout senti. Et donc, elle me redonne un rendez-vous pour une écho, pour voir si les ovaires descendent bien quand elle appuie sur le ventre, si le chemin est plutôt bien. Enfin, on est vraiment écoutés. Et puis, sur un des derniers rendez-vous, donc avec la gynécologue et un autre rendez-vous avec la biologiste, la gynécologue nous reparle donc d'insémination. Et donc, on lui pose la question. Alors, nous, on n'est pas contre. Est-ce que si on en fait une et que ça ne fonctionne pas, est-ce qu'on peut repasser en fibre ? Elle nous dit non. Elle nous dit non qu'en général, plus on en fait, plus on a de chances de réussite.
- Speaker #1
C'est vrai. Statistiquement parlant, c'est vrai.
- Speaker #0
Mais 4 à 6, on se dit, oh là là !
- Speaker #1
Ça va être très long encore cette affaire.
- Speaker #0
Ça va être très long. Et en plus, elle nous dit, ce qui est bien avec l'insémination, c'est que maintenant, on peut vraiment faire du micro-dosage pour éviter l'hyperstimulation. Et on peut faire jusqu'à 30 jours de piqûres en n'augmentant que très peu. Et là, on se dit, alors, 30 jours de piqûres, laisser passer les cycles, 4 à 6 inséminations. On se dit, bon, c'est bon, on fait un rendez-vous en 2047 pour la FIV. On se dit, ça y est. Et là, on est un peu stressé de ça. Et finalement, lors du dernier rendez-vous, elle nous dit, écoutez, je comprends que vous préférez la FIV. On en parle en staff et on a la réponse de staff et on passe en FIV. Donc, la FIV est de nouveau acceptée.
- Speaker #1
L'importance pour les médecins d'échanger entre eux pour... dialoguer de quoi faire dans telle ou telle situation. C'est vraiment très courant. Moi, je parle de ça parce que j'ai travaillé très longtemps en maternité. On se réunit ensemble, on discute des cas de chacune des patientes et on propose des arguments pour une ou l'autre technique et on décide ensemble de ce qui est optimal dans ce cas-là. Donc, le staff te propose de passer en FIV et comment tu réagis à ce moment-là.
- Speaker #0
Alors, ce n'est même pas moi qui ai réagi en première. Donc, c'est un appel téléphonique. Et dès que je raccroche, on était en voiture. Et mon mari qui compte viser tourne la tête vers moi, me regarde et me dit « Eh bien, dis donc, il y a une justice sur cette terre. »
- Speaker #1
Enfin, on va repasser en fil.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Et là, c'est prochainement, c'est prévu. Parce que tu me disais que vous avez eu les retours récemment. Est-ce que le protocole va pouvoir démarrer prochainement ?
- Speaker #0
Oui, tout à fait. On a eu rendez-vous hier.
- Speaker #1
Donc, c'est tout frais.
- Speaker #0
Oui, c'est hypothétique puisque dans le cadre du SOPK, forcément, on a des règles très irrégulières et que là, on doit attendre deux cycles de règles. Mais on devrait commencer à partir de la mi-juin la stimulation pour une fonction en juin.
- Speaker #1
Comment tu te sens à cette perspective ?
- Speaker #0
Alors, je suis assez mitigée. Je suis à la fois très excitée, très pressée, très contente. Et à la fois, je suis un petit peu angoissée puisqu'on a eu notre protocole hier. C'est le même médicament, au même dosage. Je ne pensais pas retourner sur ce médicament, le même dosage, puisqu'il n'a pas été... bon sur la dernière tentative. Donc, je suis plutôt mitigée, du coup.
- Speaker #1
Après, il y a cette histoire d'occyste aussi qui s'est peut-être résorbée entre-temps où ça va peut-être changer la donne à ce niveau-là. Si on fait un petit peu une rétrospective sur ton parcours, est-ce que toi, tu as eu l'impression de te sentir actrice de ton parcours ou plutôt portée par le fil des événements ? Comment tu t'es sentie, toi, dans ce parcours ?
- Speaker #0
Un peu des deux, selon les moments. Il y a des moments où, comme on disait, quand je sentais que dans mon corps, il se passait des choses qui n'étaient pas habituelles et que je n'étais pas forcément écoutée par les professionnels. Je me suis écoutée, j'ai écouté mon instinct et j'y suis allée. Là, du coup, j'ai été complètement actrice au-delà de mon parcours, juste de mon corps. Et puis, il y a des moments où, en fait, tu es obligée d'être un peu spectateur et tu le subis. Parfois, on ne va pas parler que de positif, clairement. Je pense qu'on subit beaucoup puisqu'on subit les délais d'attente. Les délais ?
- Speaker #1
Tout simplement les délais pour commencer ?
- Speaker #0
C'est de l'attente. Je pense que c'est le plus dur. Le plus dur, ce n'est pas les piqûres. Ça, c'est propre à chacune. Moi, personnellement, les injections, tout ça, ce n'est pas ce qui me blesse le plus. Ce n'est pas ce qui me fait le plus mal. Ce n'est pas agréable qu'on s'entende. On aimerait qu'un simple acte d'amour soit suffisant pour donner la vie. Mais pour moi, ce n'est pas le plus dur. Le plus dur, vraiment, c'est... c'est l'attente.
- Speaker #1
L'attente, ces délais qui sont interminables quand on a ce désir d'enfant qui est là et les délais qui sont longs. Si une des femmes qui nous écoute aujourd'hui se reconnaît un petit peu dans ton parcours, qu'est-ce que tu aimerais qu'elle retienne ?
- Speaker #0
Ça, c'est dur pour moi comme question. C'est dur parce que j'ai écouté beaucoup de podcasts où les femmes ou les couples sont passées par la PMA et ont leur bébé maintenant dans leurs bras et nous, ce n'est pas le cas. Donc, je ne vous cache pas qu'on passe encore Oui. énormément de zones d'ombre, qu'il y a des moments encore qui sont très durs et que je ne me sens pas toujours légitime de dire « alors vous devriez plutôt rester positive » .
- Speaker #1
Mais juste quelque chose, plutôt dans ce cas-là, plutôt une ressource qui t'a aidée pendant ton parcours, un livre, un podcast, quelque chose qui t'a fait du bien, que tu aurais envie de transmettre, de partager ?
- Speaker #0
Sur le côté SOPK, vraiment SOPK pur, Moi, j'ai l'impression que mon regard sur le SOPK a changé grâce aux écritures et aux podcasts du docteur Réginald Allouche, qui, normalement, est plus centré sur tout ce qui est diabète, insulino-résistance. Moi, j'ai une insulino-résistance avec mon SOPK. Il parle d'insulino-résistance et un petit peu de SOPK. Et très sincèrement, mon regard a changé sur ce syndrome.
- Speaker #1
Oui, parce que moi, j'aimerais juste faire un petit point aussi sur le SOPK. et tu m'en offres l'occasion parfaite, le SOPK, c'est pas... que une pathologie gynécologique. C'est un syndrome qui est global. Et quand on a un SOPK, on a un risque plus élevé d'avoir une résistance à l'insuline, comme tu viens de le souligner, un diabète de type 2. On a un risque plus élevé d'avoir des maladies cardiovasculaires, d'avoir des troubles psychiques. Ce n'est pas juste une pathologie gynéco. C'est vraiment une pathologie systémique. Donc, moi, ça me fout un rogne un petit peu quand on dit « Ah, vous avez de l'acné, il y a beaucoup de follicules, prenez donc une pilule. » Et puis, on se revoit quand vous avez envie d'avoir un bébé parce que vous allez certainement avoir des difficultés à avoir un enfant. Le SOPK, ce n'est pas qu'une pathologie qui impacte la fertilité, ça impacte vraiment tout le corps et toute la santé globale. Donc ça, j'aimerais vraiment au moins souligner ce point-là sur le SOPK. Il y a plein de choses à mettre en place dans son quotidien pour... vivre mieux avec un SOPK.
- Speaker #0
Oui, absolument. Et donc, ça nous a permis de mettre des choses en place dans notre vie tous les jours, que ce soit concernant l'alimentation, qui, en fait, est pour moi vraiment en première position de ce qui me soulage dans ma vie. C'est vraiment la manière dont je mange et ce que je mange. Donc ça, vraiment, côté SOPK, je dirais que ces podcasts du Dr Halouche sont exceptionnels pour moi. Et puis après, côté PMA, C'est compliqué aussi. Alors, je n'aurai pas forcément de littérature de podcast. Moi, j'écoutais beaucoup de podcasts. Je pense que ce qui fonctionne pour moi, c'est d'écouter des podcasts qui sont pertinents par rapport à mon parcours. C'est-à-dire que je peux écouter des podcasts sur les inséminations, mais ce n'est pas le parcours que je suis en train de vivre. Donc, j'écoute plutôt des podcasts sur des personnes qui ont fait des fives. Et puis, ce qui fonctionne bien chez moi, c'est mon entourage.
- Speaker #1
Oui, ça, c'est si important, l'entourage. l'influence de l'entourage.
- Speaker #0
Et a contrario, ça peut être aussi dévastateur. Il y a les deux en fait. Nous, on vit les deux actuellement, mais aujourd'hui, si vraiment j'aimerais qu'on retienne quelque chose, et si j'avais eu envie aussi d'être informée de quelque chose avant le parcours, c'est arrêter de culpabiliser parce que t'es triste, parce qu'on t'annonce une grossesse, que c'est humain. Et que les personnes qui ne sont pas en capacité de comprendre que tu es triste et que tu ne peux pas te réjouir à 100% parce que toi, ton ventre est désespérément vide et que tu leur expliques pourquoi et qu'ils ne sont pas en capacité de comprendre, il faut arrêter de saboter, de culpabiliser que ces personnes qui ne sont pas passées par des parcours d'infertilité ne peuvent pas comprendre. Et ça, j'aurais aimé le savoir plus tôt dans notre parcours.
- Speaker #1
Je te rejoins à 200% sur ce que tu viens de dire là, sur ce sujet de... Bah oui, quand on est dans un parcours de désir d'enfant qui ne se concrétise pas, c'est vrai que c'est difficile d'accueillir avec beaucoup de joie et beaucoup d'amour les annonces de grossesse autour. Ça, c'est une certitude, c'est difficile. Si vos potes ne comprennent pas, changez de pote, quoi, franchement. C'est un manque d'empathie énorme que de ne pas comprendre qu'on n'arrive pas à se réjouir d'une grossesse quand on est dans un parcours de désir d'enfant qui ne se concrétise pas.
- Speaker #0
Absolument. En plus, je trouve que nous, on a été quand même plutôt présents et acteurs dans la vie de personnes qui nous ont annoncé des grossesses durant ces quatre dernières années. Après, je peux comprendre que peut-être, oui, en effet, on n'a pas été toujours très solaires autour de ces grossesses et de ces accouchements et de ces naissances. En tout cas, on a fait notre mieux et on fait encore de notre mieux. Et j'ai même parfois, tu sais, c'est... on verra ça avec le temps si ça se confirme parfois j'ai l'impression tu sais que même une fois qu'on aura notre bébé dans les bras que je vais jalouser la moindre poussette dehors que je vais jalouser le moindre ventre rond j'ai l'impression que ça va rester tu sais c'est tellement ancré limite hier on était à l'hôpital notre service PMA est côté gynéco et maternité donc ça c'est terrible comme beaucoup de services PMA c'est une vraie torture pour les femmes qui sont en PMA
- Speaker #1
Il y a certains centres, pas la majorité, il y a certains centres qui sont détachés de la matière, mais pas tous.
- Speaker #0
Pas tous. Et ça, c'est très dur. Et tu ressors, à la fois, tu es content parce que tu as des nouvelles sur ton parcours, mais tu as vu 150 ventres arrondis autour de toi. Ça, c'est toujours très compliqué, même dans la rue, quand tu vas faire les courses. Ça, c'est dur. Et vraiment, ça, si j'avais pu le savoir avant, que c'était juste humain de ressentir. Peut-être même parfois de la jalousie, mais ce n'est pas que de la jalousie, c'est de la tristesse, vraiment, c'est de la tristesse profonde, tu vois.
- Speaker #1
Par rapport à sa propre histoire, c'est de la tristesse, ce n'est pas de l'envie ou de la jalousie à proprement parler à l'égard de cet autre couple. C'est une profonde tristesse par rapport à nous qui sommes dans ce parcours où on n'arrive pas à concevoir et on se dit, mais les autres, ils y arrivent, et pourquoi pas nous, en fait ?
- Speaker #0
Pourquoi pas nous, c'est exactement ça. Il y a une chanson d'Ebriji qui dit « Je sais faire plein de choses, mais je ne sais pas porter la vie. » Et je la trouve criante de vérité. C'est très dur. Et ne plus culpabiliser sur ça. Nous, dans notre couple, je suis celle qui porte l'infertilité. Et il faut que je me détache aussi de ça, de « Je ne porte pas que l'infertilité. » Je vais aussi porter la vie. Je vais aussi faire plein d'autres choses.
- Speaker #1
Mon corps, il me permet de faire plein de choses dans le quotidien. À l'instant T, il ne me permet pas encore pour le moment. de porter la vie, mais mon corps, il me permet de faire plein d'autres choses.
- Speaker #0
C'est ça, totalement.
- Speaker #1
Est-ce qu'avant qu'on ne se quitte, est-ce qu'il y a quelque chose que tu aimerais rajouter, que tu n'as pas évoqué et dont tu as envie de parler ?
- Speaker #0
Je pense qu'on a fait à peu près le tour. Je voulais absolument qu'on aborde cette question de culpabilité qu'on entend dans beaucoup de podcasts, par contre, pour le coup de toutes les maladresses de l'entourage, mais je voulais aussi Et... mettre ma pierre à l'édifice sur ça puisque nous, on en mange beaucoup de ces maladresses parce qu'on est jeunes. Je sais qu'on a commencé un parcours d'infertilité à 22 ans et que si on a des auditrices qui nous écoutent et qui sont jeunes aussi au début de leur parcours, comme on se disait tout à l'heure, l'âge ne fait pas que vous avez moins mal, que vous ayez moins mal qu'un couple qui a 35 ans, vous avez le droit d'avoir autant de douleurs. de ne pas réussir à avoir un enfant à 22, qu'à 35 ans.
- Speaker #1
Oui, et puis la douleur, c'est vraiment quelque chose qui est très propre à chacun, à chaque couple, à chaque personne. Je pense que c'est important de le souligner que ce n'est pas parce qu'on a 22 ans que ce parcours d'infertilité, il est moins douloureux que celui d'un couple qui aurait 30 ou 35 ans.
- Speaker #0
Absolument, absolument. Et qu'il faut parfois aussi, j'essaye de le faire beaucoup maintenant, Merci. C'est compliqué, surtout sur nos parents, grands-parents, qui sont d'une autre génération, qui nous disent « Vous êtes jeunes, vous avez encore le temps. » Alors, nous, on n'a pas vécu de grossesse arrêtée, par exemple, mais je sais que dans le cadre de grossesse arrêtée, il y a des paroles comme « Au moins, tu sais que ça fonctionne, que tu peux tomber enceinte. » Ça, il faut vraiment… Je pense qu'il y a encore un très long parcours de sensibilisation. en fait à ça et qu'il faut libérer la parole, qu'il n'y a pas de honte, qu'il n'y a pas de tabou autour de la PMA, qu'il n'y a pas de tabou autour de la sphère gynécologique et qu'il faut se sentir libre d'en parler et de dire écoute, la manière dont on t'en parle, ça ne nous convient pas. Je pense que c'est primordial aussi pour aborder les choses sereinement, se sentir soutenu par ses proches. Je crois en tout cas chez nous que ça change la donne.
- Speaker #1
La PMA, il ne faut pas rappeler que ça concerne un nombre considérable de personnes. les couples qui... Traverse des difficultés pour concevoir, c'est un couple sur quatre, ça concerne presque 3 millions de personnes en France. C'est loin d'être quelque chose d'anecdotique, d'où l'importance de pouvoir libérer la parole sur ce sujet-là.
- Speaker #0
Absolument, au même titre que le SOPK. On est sur une femme sur cinq, je crois, SOPK, de mémoire.
- Speaker #1
Une femme sur dix. Les dernières stats, en tout cas, c'est une femme sur dix. Donc, c'est loin d'être quantité négligeable aussi.
- Speaker #0
Oui, carrément. Donc, voilà, la dernière, pour moi, la dernière... Parole sage de ce podcast, c'est libérons la parole des couples en PMA, pas que des femmes d'ailleurs, mais des femmes surtout aussi sur la sphère gynécologique, que ce soit pour le SOPK, pour l'endométriose et toutes ces petites cochonneries qui nous bouffent la vie.
- Speaker #1
Boris, la vie. Écoute, merci beaucoup à toi Lorna d'avoir été là. Et moi, j'aimerais conclure en disant aux femmes qui nous écoutent, si vous traversez un parcours qui ressemble à rien du tout de ce que vous avez imaginé, Moi, j'ai envie que vous reteniez une seule chose, c'est que vous n'êtes pas seul. Entourez-vous des bonnes personnes. Entourez-vous des personnes aux ressources. Informez-vous, documentez-vous et que tous les parcours méritent d'être entendus et de ne pas avoir de tabous autour. Lorna, moi, je te souhaite beaucoup de réussite pour cette deuxième FIV. J'ai hâte que tu viennes me raconter la deuxième partie de l'histoire une fois que tu auras ton bébé dans les bras. Donc, je pense bien fort à toi pour cette deuxième FIV. Et j'espère vraiment te réattendre un jour pour la suite de ton histoire. Merci à tous de nous avoir écoutés jusque-là aujourd'hui. Je vous souhaite une très bonne fin de journée, soirée, après-midi, peu importe, là où vous écoutez cet épisode. Je vous dis à la semaine prochaine pour un prochain rendez-vous. Et d'ici là, prenez soin de vous.