- Speaker #0
Aujourd'hui on va parler de beauté et j'ai la chance de recevoir Alexandre Alperin, directeur retail et franchise de Yeva Group qui va nous expliquer son parcours et aussi c'est quoi Yeva Group. Merci beaucoup d'être avec nous aujourd'hui Alexandre.
- Speaker #1
Avec plaisir Leila, je suis ravi qu'on puisse échanger plutôt que les faire.
- Speaker #0
Un plaisir partagé. Plutôt que de se parler sur LinkedIn.
- Speaker #1
Plutôt que de le faire sur LinkedIn, c'est si impersonnel.
- Speaker #0
Avant de commencer, Yeva Group, c'est quoi ?
- Speaker #1
Yeva Group, c'est une société qui a été fondée par Jean-Michel Caram, que tu as pu voir dans Qui veut être mon associé ? Qui veut être mon associé ? Yeva Group, en fait, on a trois verticales. La première, Yeva Beauty, avec nos marques. Donc, on a IOMA, Made with Care et Les Natures, qui sont des soins visage et des produits capillaires. On a YévaTech avec nos technos dont l'abonnement beauté MyYéva qui permet de recevoir chaque mois, tous les deux mois on est assez libre on fait beaucoup de choses et le troisième, excuse-moi et dans la partie tech, il y a MyYéva et on a développé un appareil de diagnostic de peau qui est présent dans nos réseaux et dans d'autres réseaux et qui permet de faire un diagnostic de peau et de définir ta routine beauté personnalisée de nos produits à Yoma ... Et la troisième verticale, c'est IEVA Experiences, où on a nos deux enseignes, l'atelier du sourcil et boudoir du regard.
- Speaker #0
Ok, on va en parler après.
- Speaker #1
Avec plaisir.
- Speaker #0
Alexandre, dis-moi, toi, c'est quoi ton parcours ? On m'a dit que tu avais travaillé chez Monoprix et Bouchara. Qu'est-ce que ça a à voir avec la beauté ?
- Speaker #1
Rien.
- Speaker #0
On peut faire des passerelles quand même.
- Speaker #1
Alors moi, mon métier, c'est le retail. C'est animer des réseaux de boutiques, animer des gens, des boutiques, ça c'est ma passion. Après, effectivement, je suis passé de Monoprix, donc alimentaire déco maison, où j'ai commencé. Et Monoprix, j'aime bien dire, c'est... C'est la pire expérience que j'ai vécue, mais c'est là où j'ai le plus appris.
- Speaker #0
On a tous cette expérience, généralement. Il y a toujours un, une expérience professionnelle, on se dit, c'était hyper dur. Mais j'ai appris plein de trucs.
- Speaker #1
J'ai appris déjà sur les métiers de la grande distribution, une mine d'or. des organisations bien calées, bien huilées, tout fonctionne bien. Et aussi savoir s'adapter. Moi, j'ai toujours eu des métiers très humains dans le relationnel. Donc savoir s'adapter à la personne que tu as en face de toi. Chez Monoprix, les équipes, ça allait de 16 à 77 ans, peut-être pas, 16 à 62 ans. 64 !
- Speaker #0
64 maintenant ! Pour le moment !
- Speaker #1
C'était peut-être un peu plus là-bas. De tout niveau, toute origine. Le métier de la grande distribution, c'est un métier difficile. Il faut se lever très tôt, finir très tard.
- Speaker #0
C'est très formateur.
- Speaker #1
Et c'est sur super formateur. Ensuite, j'ai travaillé chez Mime. Tu as peut-être de Mime.
- Speaker #0
Je m'en rappelle, ils ont fermé et moi qui travaille actuellement pour Pinky, pour ne pas les nommer, il y a pas mal de Mime qui ont basculé. Pour le coup, je vois exactement.
- Speaker #1
À l'époque, on avait pas mal d'affiliés.
- Speaker #0
Exactement, des affiliés qui ont basculé.
- Speaker #1
Ils sont devenus des Pinky exactement. Chez Mime, en fait, c'était sur la fin, c'était une société qui n'allait pas très bien. Et j'ai les actionnaires de l'époque qui m'avaient appelé. Et on avait créé des régions de magasins pour accompagner, faire un développement pour liquider les stocks. Et à moyen terme, on a fermé le réseau. Pareil, épreuve assez difficile. Humainement ? Humainement, très difficile. Je me souviens d'être allé voir une équipe à Saint-Omer, un magasin qui était dans une galerie au milieu, pas très bien placé. Et il fallait annoncer aux équipes que c'était la fin, qu'elles perdaient leur travail. Mais bon, il y avait aussi, j'ai amené... Ce rôle d'accompagnement, de les aider pour la suite, préparer la suite. Et je trouve qu'aussi, on a la chance d'être en France où on ne se retrouve pas sans rien. Ça change tout,
- Speaker #0
je crois.
- Speaker #1
Ça change tout. Il y a eu des plans d'accompagnement. Et d'ailleurs, beaucoup ont retrouvé par la suite, ce qui est une chance, je trouve. Ensuite, Grande Distri, ensuite Prêtap. Ensuite déco, chez Bouchara. Bouchara, très très belle enseigne. Quand je suis arrivé, il y avait encore Eurodiff et Bouchara qui coexistaient. Ah oui c'est vrai qu'il y avait Eurodiff !
- Speaker #0
J'ai connu Eurodiff !
- Speaker #1
On avait le rez-de-chaussée Eurodiff, donc déco maison plutôt rentrée de gamme. Et à l'étage, on avait Bouchara avec les tissus. Donc là on était un peu plus haut de gamme, premium. et quand je suis arrivé Ce qu'on a fait, c'était un retournement de l'enseigne, où on a retiré l'enseigne Eurodiff pour tout transformer en bouchard.
- Speaker #0
D'ailleurs, j'ai vu que tu avais lancé une structure de retail, de consulting en retail en 2018. C'est devenu quoi ?
- Speaker #1
Alors aujourd'hui, ça n'existe plus puisque je suis chez IEVA Group. Mais effectivement, j'ai eu pendant trois années. Alors c'était passionnant. Donc j'ai créé cette société pour accompagner des... Taylor. Fort des expériences que j'avais eues dans les trois assaignes où j'étais passé, j'avais cette envie d'entrepreneuriat. Donc on me confiait certains magasins qui ne marchaient pas. Il fallait regarder pourquoi. Soit c'était de l'humain, soit ça pouvait être de l'emplacement, soit ça pouvait être de la gestion en interne. Donc moi, j'intervenais, je faisais un diagnostic et je posais mes recommandations que je mettais en application.
- Speaker #0
Et du coup, aujourd'hui, tu es directeur réseau. Et ça, je suppose... Je suppose, pour le coup, je fais le même métier que toi, donc je suppose que ça t'aide beaucoup, cette expérience-là, dans ton métier d'aujourd'hui.
- Speaker #1
En fait, ce qui m'aide beaucoup aujourd'hui, c'est qu'à l'Atelier du Sourcil, on a une majorité de franchisés, et ce sont des entrepreneurs. Ayant été entrepreneur un temps, je me mets à leur place, et avec eux, c'est essentiel de savoir lire un bilan, un compte de résultats, faire un business plan, et avoir, je trouve, cette gymnastique d'esprit de... de savoir ce que c'est que d'abord ouvrir un point de vente, le stress que peut vivre un entrepreneur ou un futur commerçant quand il va se lancer et l'accompagner là-dedans. Moi, je vois mon rôle, je ne suis pas là pour stresser avec lui, mais au contraire, je suis là pour... Moi, je suis un facilitateur.
- Speaker #0
J'adore le mot.
- Speaker #1
Merci. Je te le prête.
- Speaker #0
Tu l'utilises souvent, je dois dire. Je sais. Mais je pense qu'effectivement, c'est une vraie compétence en plus quand on est passé par le stade d'entrepreneur parce que... Dans le retail aujourd'hui, on travaille avec beaucoup de franchisés et d'affiliés. Et si tu n'as pas cette appétence-là, c'est dur de discuter avec eux. En tout cas, c'est dur de les embarquer avec toi.
- Speaker #1
Et surtout, mon rôle, typiquement dans les franchisés, je vais avoir quelqu'un qui est plutôt un investisseur qui veut investir dans la franchise et ouvrir un point de vente. Donc là, il a sa vision et plutôt une vision rentabilité. Et surtout, il s'y connaît. Il sait ce que c'est que le monde du business. En face de ça, je vais avoir des franchisés plus, nous, ce qu'on appelle productifs, des salariés qui veulent se lancer, des personnes d'extérieur mais qui veulent pratiquer ce métier. Souvent, elles ne savent pas faire un business plan, elles ne savent pas faire, aller négocier avec un bailleur encore moins. Et moi, je suis là pour les accompagner sur toutes ces étapes-là. Et également, pareil, comme je disais sur des difficultés que, par exemple, chez MIM, on a la chance d'habiter en France, dans un pays où il y a tellement d'aides. qu'on a un moteur de recherche qui existe pour savoir à quelle aide on a le temps de bénéficier, qui est génial. C'est lesaides.fr, pas compliqué. Et surtout, nous, c'est beaucoup d'entreprises, on a un renariat au féminin. Et quand on entreprend entre femmes, on a un peu plus d'aide. Il y a encore plus d'aide. Et tant mieux, c'est une chance. Punaise,
- Speaker #0
je n'ai pas pris d'aide pour créer ma société.
- Speaker #1
Tu peux toujours. Il y a aussi, c'est avec Initiative France, Initiative Entreprise, il y a tout plein d'aides qui existent. Et donc, moi aussi, mon rôle, c'est les aider. à regarder tout ce qui se passe autour d'elles dans l'environnement pour financer leur développement.
- Speaker #0
J'ai entendu, en parlant du groupe IEVA Group, on m'a dit c'est le Netflix de la beauté. Alors, je ne sais même pas ce que ça veut dire le Netflix de la beauté. Tu peux m'expliquer d'où elle vient cette expression ?
- Speaker #1
Nous, notre abonnement, il va te permettre de recevoir les produits que tu as choisis. Et ce ne sont même pas les produits que tu as choisis. En fait, c'est plutôt des produits qui t'ont choisi puisque tu as fait un diagnostic de peau. Oui,
- Speaker #0
tu commences par le diagnostic, ils te disent ce que tu as besoin.
- Speaker #1
Ils te disent ce que tu as besoin. T'as une peau plutôt sèche, grasse, avec des imperfections. Donc, on va te définir ta routine beauté. Donc, tu vas recevoir tes produits. Donc, tu les reçois tous les mois. Tous les deux mois, tu choisis les échéances. En plus de ça, on a une application MyGiva dans laquelle tu vas avoir des cours de sport, des recettes de cuisine. Ah ouais,
- Speaker #0
360 quoi !
- Speaker #1
Voilà. Et on propose tout. Et en fait, nous, on veut embarquer nos clientes dans notre environnement MyGiva, mais pas que à travers les produits. Donc, il y a les produits.
- Speaker #0
C'est un peu lifestyle.
- Speaker #1
C'est du lifestyle et on va aussi associer l'expérience avec l'atelier du sourcil. Parce qu'une cliente abonnée, régulièrement, peut choisir de convertir un de ses produits en bon atelier du sourcil.
- Speaker #0
C'est vachement bien.
- Speaker #1
C'est pratique. Ça en fait, c'est aussi nous une stratégie drive to store puisque c'est un écosystème. C'est bien pensé.
- Speaker #0
L'atelier du sourcil, aujourd'hui, c'est 130 points de vente en France, si je ne me trompe pas.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Du coup, comment vous avez réussi à ouvrir autant de points de vente ? Je ne sais pas, l'atelier de sourcils, ça a combien d'années ?
- Speaker #1
Ça a bientôt presque 18 ans.
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #1
Ça a été créé par Joss de Villeneuve. Et la première boutique, c'était une boutique dans le 17ème, qui est notre boutique historique, qui est Rue Fourcroix.
- Speaker #0
Qui est toujours ?
- Speaker #1
Qui est toujours. Et ensuite, le réseau a grandi, qui a été créé par Joss et Davidian, et ensuite, dont racheté par Yéva Groupe, par Jean-Michel Caram. Et le réseau a grandi très rapidement dès le début. Il y a eu des boutiques en propre également grâce à nos franchisés.
- Speaker #0
Parce que là, sur 130, c'est quoi à peu près le rapport ?
- Speaker #1
On a deux tiers de franchisés. Ok,
- Speaker #0
plus de franchisés que de succursales ou que d'intégrés.
- Speaker #1
La franchise représente une part plus importante. Pour nous, c'est un choix. Parce que la franchise, c'est aussi permettre à des gens de se développer et d'entreprendre, c'est la première partie. Mais pour moi, c'est aussi un territoire que je ne maîtrise pas, de le confier à quelqu'un qui va le maîtriser. Typiquement, je te donne un exemple, on a ouvert l'année dernière à Montluçon. Moi, quelqu'un m'appelle et me dit « je veux absolument ouvrir à Montluçon » . Moi,
- Speaker #0
mon premier truc est toujours de se dire « c'est où sur la carte ? » .
- Speaker #1
Exactement. Alors, je connaissais Montluçon et elle me dit « il faut ouvrir là-bas » . Et quand je l'ai au téléphone, elle m'a dit « mais c'est une ville incroyable, il y a la Monoprix, Fnac, la rue commerçante est super bien faite, etc. Il y a très peu de vacances commerciales. » Je dis « bon, ok, je viens. » Et en fait, typiquement, j'ai fait confiance à quelqu'un qui connaissait parfaitement sa ville. Après, moi, je vais sur place, j'ai mon expertise, ma vision, mon intuition. On a une belle enseigne qui attire et on a une franchisée qui cartonne aussi. Et on fait une première année où elle... on ne va pas parler des chiffres, ça n'a pas de sens. Mais elle est contente. Mais elle est super contente et nous aussi. Et c'est un bel exemple. Aujourd'hui, nous, on est en plein développement.
- Speaker #0
Tu allais dire que tu en as ouvert beaucoup en 2025 ?
- Speaker #1
Oui. 2025 a été, je pense, comme tout le monde, une année un peu plus ralentie. Mais on a un rythme d'ouverture assez soutenu. On ouvre en France, toujours en région parisienne et à l'étranger aussi.
- Speaker #0
Vachement bien. Vous êtes où ?
- Speaker #1
Aujourd'hui, on est en Espagne, en Belgique, au Maroc. On va continuer à se développer au Maroc. Et on ambitionne aussi de continuer à se développer. principalement pays francophones, mais après on peut aller un peu partout.
- Speaker #0
Le sourcil, c'est universel en principe.
- Speaker #1
Le sourcil, c'est universel. Et on a des franchisés qui sont là depuis 15 ans, et un jour on me dit, moi j'ai envie de partir au Portugal. Et du coup,
- Speaker #0
qui vont développer là-bas.
- Speaker #1
Et qui veulent développer effectivement à l'étranger.
- Speaker #0
Du coup, vous n'êtes pas bloqué sur l'étranger ? Pas du tout,
- Speaker #1
au contraire. Je pense qu'il faut, et nous aujourd'hui, on a 130 points de vente en France, donc on a un maillage déjà assez important. si on veut continuer à se développer, ça part par les territoires où on n'est pas encore, mais également l'Europe. On essaye d'être à la pointe de notre métier, on est les numéros un du regard, donc on est à la pointe de ce qu'on fait, et dans notre métier, c'est pas uniquement être, avoir proposé la prestation la plus en vogue sur TikTok ou autre,
- Speaker #0
mais c'est aussi important quand même,
- Speaker #1
mais c'est également avoir tout ce qui est sécurité autour de... l'hygiène...
- Speaker #0
Pourquoi est-ce qu'il y a de l'hygiène sécurité ? Nous,
- Speaker #1
c'est hyper important. Et par exemple, on a nos propres pigments qu'on fabrique nous-mêmes et qu'on a développés nous-mêmes qui répondent à nos standards de très haute qualité, nos produits cosmétiques également, etc. Et ça, en fait, nous, on trace toute notre chaîne et c'est ça qui est important. Et on voit... Étant les numérants, étant partout, souvent je salue tous nos concurrents et ils sont là et en fait ils nous font beaucoup de bien. Rien de plus sain qu'avoir des concurrents performants.
- Speaker #0
Ça fait une bonne émulation.
- Speaker #1
Ça fait une très bonne émulation, mais nous, en fait, il faut savoir qu'on pigmente la peau. Il faut avoir des produits dont on est sûr et respecter plein de règles d'hygiène. Et c'est pour ça que nos clients viennent chez nous, parce qu'ils savent que l'atelier sourcil, on respecte toutes ces règles-là.
- Speaker #0
Il y a pas mal d'intelligence artificielle dans ce que vous faites. Tu m'as dit qu'il y avait une branche avec du diagnostic de peau et ainsi de suite. Comment vous intégrez aujourd'hui l'IA dans l'IEVA Group ? Parce que tu l'as sur plusieurs branches, je suppose.
- Speaker #1
Déjà, on a l'appareil de diagnostic de peau dont je t'ai parlé, qui est boosté à l'IA. Maintenant, l'IA est incontournable. Les équipes sièges, on utilise beaucoup l'IA maintenant. C'est quand même très utile sur beaucoup de choses. Quand tu regardes tes mails en fin de journée et qu'il y a eu 10 conversations sur un mail et que tu dis à ChatGPT de te résumer le mail, c'est magnifique. On utilise Gias à tous les endroits où ça peut être utile pour accompagner le réseau. Après, moi, ma vision du retail est... Ils travaillent bien depuis quelques années maintenant. En fait, je trouve qu'il faut mettre toute notre énergie sur l'humain. Parce que dans une boutique, faire venir des gens dans un magasin, ce n'est pas compliqué. Tu payes du Google, tu fais tout ce que tu veux, tu arriveras à faire venir venir des gens. Pour moi, le plus compliqué, c'est les faire revenir.
- Speaker #0
C'est transformer et les faire revenir plusieurs fois.
- Speaker #1
Exactement. Créer du repeat.
- Speaker #0
Bon, et ça, je te confirme, il n'y a que l'humain.
- Speaker #1
Et ça, on est d'accord, il n'y a que l'humain pour le faire. Donc moi, si en boutique, la technicienne, elle n'a pas fait vivre à notre cliente une expérience incomparable, une expérience exceptionnelle, en fait, on perd tout.
- Speaker #0
Ouais, parce que toi, du coup, tu auras capitalisé sur ta marque, tu auras fait de la com, du SEO et tout ce que tu veux pour faire venir ta cliente. Une fois qu'elle est là, effectivement, on doit vivre une expérience atelier du sourcil.
- Speaker #1
Exactement. Et que la cliente... Alors, nous, en plus, notre spécificité, c'est que les clientes viennent, rentrent pour l'atelier du sourcil, mais reviendront aussi pour la technicienne qui s'est occupée d'elle. Alors, il y a les deux. Si tu vas demain à l'atelier du sourcil à côté de chez toi, si tu pars en vacances et que tu as besoin de faire une petite retouche,
- Speaker #0
j'ai envie que tu aies le même niveau de service pour être honnête je pense que je vais attendre qu'elle revienne Moi je me fais retoucher toujours par la même personne et ça me traumatise quand elle n'est pas dispo. Mais c'est mon côté, mais j'entends, quand tu es sûr du standard, tu n'as pas ce problème.
- Speaker #1
Et tu veux retrouver, donc nous c'est notre objectif.
- Speaker #0
Moi je me dis que la mienne doit être gentille, c'est pour ça qu'on dit que la fille est sympa et du coup je me dis qu'elle ne va pas faire mal.
- Speaker #1
Dans le retail, on a toujours des anecdotes et nous on en a régulièrement sur le réseau de la part de nos équipes. Et un jour il y a une salariée qui me dit... On parlait justement de comment faire revenir une cliente. Elle m'a dit, mais moi, mon problème, c'est que je discute beaucoup avec les clientes, j'aime beaucoup ça, mais j'en ai qui reviennent tous les 15 jours qui n'ont rien à faire. Pour discuter du coup ? Pour discuter. Ah mince ! Je ne sais pas, il y a une histoire de famille, une histoire perso, il y a la suite à raconter.
- Speaker #0
Ah ouais, mais du coup, ça, ça te fait perdre du temps, d'orée guillemette.
- Speaker #1
Ça nous fait du chiffre.
- Speaker #0
Oui, si elle fait quelque chose. Ça dépend s'il revient tous les 15 jours faire quelque chose.
- Speaker #1
Je trouve. si on n'arrive pas à diffuser sur notre réseau la bonne énergie. Une énergie positive, un sourire. En fait, si on le fait proprement et si on y arrive, et si c'est diffusé, en fait, on a tout gagné. Parce que c'est le client final qui aura le sourire et tant mieux.
- Speaker #0
Aujourd'hui, la technologie doit nous aider, doit être facilitatrice, tu vois, pour le coup. Mais l'humain fait le reste. Et tu ne pourras pas le confier à qui que ce soit d'intelligence artificielle, entre guillemets, tu vois.
- Speaker #1
Quand je suis monoprix, je regarde un moment. les caisses, la ligne de caisse, et il y en avait deux où il n'y avait personne, deux, trois personnes, et une autre où tout le monde... Blindé. Je me suis dit, mais ils sont bêtes les gens, pourquoi ? Ils peuvent gagner du temps, il faut être efficace dans la vie, etc. Je me mets à côté pour observer ce qui se passe, et c'est juste qu'ils faisaient la queue... Pour cette caissière. Pour cette caissière qui était plus souriante. Et même dans un supermarché, où on se dit, c'est quand même l'expérience consommateur la plus déshumanisée qui existe, il y a quand même des gens qui viennent chercher du contact et de l'échange, ou au contraire, ou l'inverse. Une salariée qui est capable de diffuser vraiment de la bonne humeur, un sourire, et ça change tout. Et je trouve que c'est ça les belles histoires aussi de notre métier du retail, c'est ce qu'on trouve chez l'humain.
- Speaker #0
J'ai été hier essayer des produits, essayer des fringues, et la fille en cabine a été hyper sympa, elle m'a dit passer un bel essayage. En fait, je ne m'y attendais pas, j'avoue. Et en fait, elle m'a ouvert la cabine. Mass market, donc pas très bien, elle a ouvert la cabine, elle a tout checké, elle a enlevé les trucs qu'il y avait et elle m'a dit bel essayage madame si vous avez besoin et tout. C'est souvent le groupe complet qui fait ça, c'est la tête de la direction retail et ensuite toute l'équipe, les DR et tout ça qui font que l'émulation est bonne et que les équipes se sentent bien et que du coup les clientes se sentent bien.
- Speaker #1
Nous on a un planning sous les yeux et quand une cliente arrive à 14h55 et bien on sait que c'est notre cliente de 15h.
- Speaker #0
Tu l'appelles par son nom ?
- Speaker #1
On l'appelle par son nom. Bonjour, madame, un tel. Et en fait, je trouve que ça change tout. Comme quand tu arrives dans un hôtel. Non, mais je suis d'accord, ça change tout. Et ça change tout. Et c'est là où je pense qu'il y a un vrai gap à faire, en particulier en France, qui existe aux Etats-Unis, par exemple. C'est ce rapport au service client. vraiment top top top qu'on n'a pas encore en France.
- Speaker #0
Je ne sais pas si on l'aura un jour.
- Speaker #1
On ne l'aura pas un jour.
- Speaker #0
Ce n'est peut-être pas notre culture.
- Speaker #1
Mais le fameux « oui bonjour, est-ce que je peux trouver ça ? » là-bas, en fait, on le retrouve trop, c'est partout.
- Speaker #0
J'ai adoré cet échange. C'est bien aussi de voir moi qui fais du pré-tap, beaucoup de pré-tap. Je trouve ça passionnant de voir ce qui se passe ailleurs. Et la beauté, c'est un vrai secteur intéressant. Je retiens qu'il y a un vrai mix entre le digital et le physique. et puis je te remercie d'être venu merci beaucoup et bien merci à toi c'était super sympa à très vite j'espère évidemment on se retrouve bientôt pour un nouvel épisode passez une belle journée