- Speaker #0
Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de Restart Retail. Je suis Leila Ruiz, fondatrice de Restart et ancienne directrice commerciale. Je vais pendant ces épisodes accueillir plusieurs spécialistes du retail et mettre en avant plusieurs métiers. On parlera stratégie retail, on parlera data analysis, merchandising, concept, un petit peu d'intelligence artificielle parce que ça arrive aussi. Et vous pouvez retrouver ce podcast sur YouTube ou sur les différentes plateformes pour le regarder dans votre poste ou dans votre voiture. Bonjour à tous, aujourd'hui je reçois Kadhi Watt qui est responsable média et marketing client et qui va nous parler de communication et de réseaux sociaux j'espère. Kadhi, est-ce que tu peux te présenter rapidement ?
- Speaker #1
Alors bonjour Leïla, moi je m'appelle Kadhi comme tu l'as dit. J'ai 33 ans et je travaille dans le prêt-à-porter depuis presque 3 ans maintenant. J'ai toujours été dans la communication. J'ai fait des études en com' assez généralistes. Et j'ai fait une année de césure à Londres où j'ai appris l'anglais, où j'ai bossé encore dans la com'. Et après, je me suis spécialisée dans le marketing et le développement des marques. Avec, pour appétence, tout ce qui est réseaux sociaux et relations presse. Du coup,
- Speaker #0
ça aide de parler anglais.
- Speaker #1
Oui, ça aide de parler anglais. Donc, c'est vraiment comment on met en avant une marque, comment on la rend désirable. pour que des consommateurs s'intéressent à ta marque, à tes produits, et pour que la presse aussi puisse en parler et en faire la promotion de manière gratuite, sans avoir à acheter de l'espace. Donc voilà ce que je fais au quotidien.
- Speaker #0
C'est canon quand même. Oui, c'est cool. Je crois que c'est le métier du moment. Du coup, à mon avis, ça va intéresser beaucoup de personnes qui nous écoutent aujourd'hui, parce que c'est vrai que c'est un nouveau métier. Et moi, j'ai une question très bête, mais il faut faire quoi comme étude pour faire responsable média et marketing client ?
- Speaker #1
Alors, responsable médias et marketing client, moi, dans mon quotidien, ça inclut les réseaux sociaux, l'influence, l'événementiel, les relations presse, l'achat média et toute la gestion du CRM et de notre base de données client. Quelles études il faut faire ? J'ai envie de te dire, il n'y a pas de parcours type. En fait, c'est un peu ce qui est intéressant dans la com. C'est que, comme je te l'ai dit au départ, moi, j'ai fait des études de com généraliste pour apprendre les fondamentaux. Et après, tu te spécialises, tu as plein de spécialités. Moi, j'ai fait dans le développement et les stratégies de marque. Mais dans nos métiers de com', tu te spécialises surtout avec tes stages, avec tes alternances. Moi, j'ai fait de l'alternance, en fait, avant. Et c'est en faisant mes alternances que je me suis plus ou moins spécialisée dans tel ou tel domaine ou dans tel ou tel secteur d'activité. Le retail, je fais ça quasiment depuis que je suis sortie des études, en fait, depuis tous mes stages. Donc, c'est vraiment en... en te formant sur le terrain, dans tes stages, dans tes apprentissages, en allant à la rencontre des gens aussi que tu te spécialises in fine.
- Speaker #0
Ok, parce que je me rappelle quand même qu'on a été à un salon ensemble et que toi et les gens du salon, il faut parler chinois pour moi. Il y a quand même des termes très particuliers. Oui,
- Speaker #1
tu as raison, il y a quand même des termes assez techniques qui sont spécifiques à la com' digitale, à la communication, au CRM. Mais c'est ce que je te dis, du coup, tu les apprends presque sur le tas parce qu'en plus... C'est des métiers qui évoluent très vite. Donc, dans une semaine, je vais avoir une discussion à côté de toi avec des termes qui n'existent peut-être pas aujourd'hui.
- Speaker #0
Comme des jeunes où je ne comprends rien. Oui,
- Speaker #1
voilà, un peu.
- Speaker #0
Et aujourd'hui, du coup, alors je rigole, je le mets dans le podcast aujourd'hui parce qu'on m'a fait beaucoup la réflexion que je n'arrêtais pas de dire du coup, mais je vais me reprendre, ça va me bêtuer. Ton rôle dans ton poste aujourd'hui, ça consiste en quoi ? exactement, ou des petites missions hyper terre-à-terre.
- Speaker #1
Mon rôle principal, du coup, c'est de définir et piloter des stratégies de communication globalement dans le digital et les déployer sur différents points de contact avec notre cliente. Donc, ça va être les réseaux sociaux, comment on va parler sur nos différents réseaux sociaux à notre cliente, comment on va mettre en avant nos produits sur les réseaux sociaux. Idem, comment on va intéresser les journalistes pour qu'ils puissent parler de nos produits ? Comment on va aller recruter de nouvelles clientes ? Comment on va animer un programme de fidélité pour toujours intéresser nos clientes, en capter des nouvelles, faire revenir celles qui ont oublié que notre marque existait ? C'est vraiment ça nos enjeux au quotidien avec mon équipe, c'est faire en sorte que notre marque soit désirable, peu importe les points de contact où la cliente va aller.
- Speaker #0
Hyper intéressant parce que souvent on a l'impression que les réseaux sociaux, la community management, tout ça, ça impacte que le e-commerce. Mais finalement, ça impacte aussi beaucoup les magasins. Je sais qu'en fonction du taux de visite du site, c'est ce qui influe aussi sur le trafic en magasin.
- Speaker #1
Oui, les réseaux sociaux, ça joue un rôle hyper important dans le trafic en magasin. Et c'est hyper intéressant ta question parce qu'on a tendance à penser que les réseaux sociaux et même la communication au global, ça ne joue pas directement sur les objectifs business d'une entreprise. Dans mon équipe, c'est très, très important que... tout ce qu'on imagine, tous les concepts et toutes les actions qu'on peut mettre en place au quotidien, elles servent les objectifs business de l'entreprise. On se doit de faire en sorte que ce qu'on publie sur les réseaux sociaux, ça capte assez l'intérêt pour que les gens en effet, peut-être, aillent dans un premier temps sur le site internet, fassent du repérage et par la suite aillent en magasin pour terminer du coup tout leur processus d'achat. Donc oui, il y a vraiment un... un gros enjeu de générer du trafic en magasin sur les réseaux sociaux, mais aussi via le CRM et la newsletter ou les SMS qu'on peut envoyer à notre baisse cliente.
- Speaker #0
C'est hyper important parce que la plupart du temps, c'est oublié dans les boîtes et que du coup, on se dit tout le temps, non mais en fait, c'est de l'argent jeté, ce fameux invest comme. Et malheureusement, souvent, on trouve une corrélation entre la baisse de l'invest en com et la baisse du trafic en matin.
- Speaker #1
Oui, c'est lié, c'est clair.
- Speaker #0
C'est clair. Et aujourd'hui, d'après toi, quelles sont les grandes tendances en com ? Notamment dans le secteur du prétape, mais dans le retail en général.
- Speaker #1
Il y a un retour à... Bon, ça fait plusieurs années déjà, mais c'est hyper prégnant à date. Un retour à l'authenticité et presque... Ce qu'on est en train de voir, c'est à l'intimité. Par intimité, ce que je veux dire, c'est que... Maintenant, de plus en plus, les consommateurs sont au fait qu'il faut faire attention sur les réseaux sociaux, ne pas trop se montrer, on ne sait pas trop ce qui se passe, où vont atterrir tes photos et tout. Et il y a des retours aux communautés privées. C'est un peu l'essor de WhatsApp en ce moment, des groupes sur WhatsApp où les marques vont sur WhatsApp pour avoir des communications presque privilégiées avec leurs clientes, dans une safe place presque. À l'époque, c'était les groupes Facebook. Bah maintenant on est sur des groupes privés. Oui, déconnue, viril. On est sur des groupes...
- Speaker #0
C'est la génération qui a encore un Facebook. Bah ouais,
- Speaker #1
il y en a beaucoup qui ont encore des Facebook, mais maintenant tu es sur des groupes privés WhatsApp ou sur des groupes privés Instagram et la marque, elle a une relation presque face... enfin pas face to face, mais en tout cas presque privilégiée avec la cliente. Donc il y a vraiment ce retour-là à l'authenticité, l'intimité. Il y a aussi, et c'est très lié, l'utilisation de l'UGC.
- Speaker #0
Alors ça, c'est qui nous en parle ?
- Speaker #1
L'UGC, c'est le contenu généré par l'utilisateur, User Generated Content. En gros, c'est une photo, une vidéo, un avis qui va être posté, partagé par une cliente de ta marque. Et on sait que ça, c'est un véritable levier, notamment dans le secteur du prêt-à-porter chez nous, parce qu'il y a un gage presque de... une caution. T'as une caution, c'est presque plus important que quand ta marque va te dire ce produit, il est bien. Si la créatrice de contenu que tu suis ou ta voisine à côté de chez toi, elle porte un jean, elle dit, oh, c'est le jean parfait, il me va super bien.
- Speaker #0
J'ai cru voir une campagne, en tout cas, j'ai cru voir passer une vidéo comme ça il n'y a pas longtemps.
- Speaker #1
Bah ouais, et du coup, t'as tendance à la croire plus que si la marque elle te le dit. et à aller acheter le produit et à le tester par toi-même. Donc ça, c'est hyper important. Et chez nous, dans l'entreprise où je travaille, c'est vraiment une stratégie qu'on utilise en fil rouge.
- Speaker #0
Mais l'UGC, du coup, la fille qui s'est prise avec son jean et tout ça, on l'a payée pour ça ? Ou en fait, elle a décidé juste qu'elle aimait ce jean ? Tu vois, c'est ça. L'UGC, bon, OK, ça ne va jamais rentrer le...
- Speaker #1
User-generated content.
- Speaker #0
Mais du coup, à chaque fois, ce que je me demande, c'est est-ce que... C'est de leur faite ? Ou est-ce qu'on leur a envoyé un produit en leur demandant de le porter ?
- Speaker #1
Généralement, l'UGC, c'est du win-win. Nous, quand on utilise de l'UGC, c'est contre de l'échange de visibilité. Elle le fait parce qu'elle est convaincue du produit. Parce qu'elle l'a acheté, elle a fait la démarche elle-même de l'acheter. Parfois, la marque va lui envoyer un produit, elle le teste. Ça lui va, tant mieux, elle crée un contenu. Ça ne lui va pas, elle ne crée pas de contenu. Nous, en tout cas, on ne rémunère pas nos clientes pour qu'elles prennent une photo et qu'elles postent une photo sur leur compte Instagram et qu'on puisse les réutiliser après.
- Speaker #0
Et j'ai une question. Comment tu fais aujourd'hui ? Alors, je sais que tu bosses pour une marque de prêt-à-porter féminin. Comment tu fais aujourd'hui pour adapter ta com' aux différentes générations ? Parce que t'as des millennials, mais t'as des X, t'as des vieux comme moi, tu vois. Et on n'est pas tous sur les mêmes réseaux, on ne s'intéresse pas tous à la même chose. Moi, je n'arrive toujours pas à faire des danses sur TikTok, par exemple. Mais en même temps, je passe beaucoup de temps sur Insta, qui commence à être un réseau de vieux aussi, si j'ai bien compris.
- Speaker #1
Oui, en fait, ce qu'il faut, c'est parler leur langage et aller où ils sont. C'est ce que tu disais, chaque plateforme a son objectif et a plus ou moins sa cible. Nous, par exemple, dans l'entreprise où je travaille, on est sur une cible assez large, donc on va être plutôt multiplateforme dans nos communications. On va aller, par exemple, sur Instagram pour des personnes qui, peut-être, sont plus matures. qui cherchent plutôt des contenus plus légers, plus léchés, pardon, avec plus d'inspiration. Et puis après, on va aller sur TikTok pour être plus dans l'instantané, plus dans la trend, pour aller capter peut-être, en effet, des clientes un peu plus jeunes. Ou alors, TikTok, maintenant, c'est aussi utilisé de plus en plus comme un moteur de recherche. Donc, essayez d'être prescripteur, parfois, sur certains sujets pour que quand tu tapes dans ta barre de recherche TikTok,
- Speaker #0
tu peux taper un truc dans une barre de recherche TikTok.
- Speaker #1
Oui, aussi. tu retrouves les contenus de ta marque qui remontent. Donc voilà, c'est parler leur langage et aller où ils sont.
- Speaker #0
Mais du coup, tu communiques sur toutes les plateformes ?
- Speaker #1
On communique sur toutes les plateformes. Moi, je pense qu'il n'y a pas une plateforme plus importante qu'une autre. Elles sont assez complémentaires. C'est ce que je te disais, tu vas voir Instagram pour plutôt des contenus d'images de marques, des contenus très léchés, TikTok pour de la tendance, pour de l'instantané. Et puis, il ne faut pas aussi oublier LinkedIn, qui fait un peu une remontada en ce moment.
- Speaker #0
Tu as raison.
- Speaker #1
LinkedIn ! LinkedIn, qui va travailler ta marque l'employeur, mais pas que, qui va aussi travailler l'intérêt que des gens pourront avoir pour ta marque. Le B2B aussi, aller capter des nouveaux prospects, des nouveaux...
- Speaker #0
C'est bon pour l'image de la marque.
- Speaker #1
Oui, c'est bon pour l'image de la marque. Donc en fait, tout est complémentaire, avec évidemment des objectifs différents et du coup, des prises de parole et des contenus différents.
- Speaker #0
Mais du coup, tu dois embaucher des gens différents pour gérer tes différentes plateformes ou tout le monde peut à peu près toucher à tout ?
- Speaker #1
Tout le monde peut à peu près toucher à tout. Dans mon équipe, par exemple. Moi, par exemple,
- Speaker #0
pas de fait pour faire du contenu Insta.
- Speaker #1
Ouais, après, encore une fois, tout s'apprend, j'ai envie de te dire. Mais tu vas quand même avoir des experts qui existent sur différentes plateformes. Dans l'entreprise où je travaille, on se fait accompagner sur la stratégie LinkedIn parce que... C'est une stratégie qui est totalement différente que la stratégie pure produit image de marque qu'on va avoir sur Instagram. Donc oui, tu peux toucher à tout, mais parfois, tu as besoin d'aide, d'un spécialiste, parce que sur ces métiers-là, tout va hyper vite. Et en fait, dans le quotidien, tu n'as pas forcément le temps de te rendre compte qu'il y a une tendance qui a émergé ou qu'il y a une manière de faire qui est celle-ci sur tel ou tel réseau.
- Speaker #0
Ok, ok, je comprends. Hyper complet. Je me suis toujours posée une question relou. Ce n'est pas trop compliqué de gérer des influenceurs. Je ne sais pas si ça se fait encore. Il y a quelques années, je bossais pour une autre marque de prétape où on bossait tout le temps avec des influenceurs. Et parfois, ça se passe bien. Parfois, c'est plus compliqué. Et toi, vu que tu gères ça tout le temps, ça va ? Ce n'est pas trop lourd ?
- Speaker #1
Nous, le marketing d'influence, ça fait partie intégrante de notre stratégie de communication. Global dans l'entreprise, ça a vraiment une part cruciale dans nos plans d'action. Alors oui, ce n'est pas simple parce que c'est de la gestion de l'humain. Quand ça se passe bien, ça se passe bien. Quand ça se passe moins bien, évidemment, ça peut être plus compliqué. En revanche, c'est quand même important d'avoir ce type de stratégie, surtout dans le secteur du prêt-à-porter et sur des cibles où ton cœur de cible, il a entre 20 et 35 ans. Parce que ça... humanise ta marque, ça te permet d'aller capter des communautés qui n'auraient peut-être pas considéré ta marque si leur créateur de contenu préféré n'en avait pas parlé. Ça te permet d'avoir une visibilité aussi augmentée parce que tu bénéficies forcément de leur communauté et ça te génère de l'engagement. En revanche, avec le marketing d'influence, il faut faire attention à ne pas tomber dans l'écueil du je ne vis qu'à travers un créateur de contenu. Ça peut être dangereux. Parce qu'une fois que tu as arrêté ta campagne avec ton influenceur, du coup, tout retombe. Donc, ce qu'il faut, c'est vraiment trouver le juste équilibre, utiliser cette stratégie avec parcimonie, capter le bon profil au bon moment pour que ça te soit bénéfique dans la durée et pas juste... en one shot d'un coup et qu'après, tout retombe comme un soufflé. Ce qu'il faut, c'est que ça amplifie ta visibilité et pas que tu sois visible uniquement qu'à travers lui et sa communauté.
- Speaker #0
J'ai cru comprendre qu'aujourd'hui, les influenceurs, ils avaient un peu changé. Alors moi, j'ai connu les influenceurs, les premiers en mode de Nabila et ainsi de suite. Après, on a eu les influenceurs qui venaient de la télé-réalité. Et après, t'as eu les acteurs, les chanteurs et tout ce que tu veux. Aujourd'hui, j'ai l'impression que l'influenceur, c'est monsieur et madame tout le monde. Tu vois, beaucoup de micro-influences.
- Speaker #1
Tu as plusieurs. Déjà, on dit beaucoup, on dit maintenant plutôt créateur de contenu qu'influenceur.
- Speaker #0
Excuse-moi. Il y a beaucoup de créateurs de contenu aujourd'hui.
- Speaker #1
Et tu en as à tout niveau. C'est ce que je te disais. Le premier niveau, c'est tes clients. En fait, c'est ceux qui vont te générer de l'UGC. C'est des créateurs de contenu, comme peut l'être une Léna Situation à échelle différente. Tu vas avoir plusieurs strates de créateurs de contenu en fonction de la taille de leur communauté. Et tu ne vas pas leur demander la même chose en fonction de leur taille de communauté. C'est pareil, un micro-nano-influenceur, ceux qui ont les plus petites communautés, eux, c'est des communautés qui sont très engagées. Donc, ce que tu vas aller chercher avec eux, c'est de l'engagement des créateurs de contenu qui sont plutôt macro, voire célébrités. Eux, tu vas aller les chercher pour avoir une visibilité hyper forte. Mais les créateurs de contenu, c'est des prescripteurs maintenant, en fait. C'est presque qu'ils sont à mettre dans le même panier que... Alors, c'est peut-être pas le même panier, le terme, mais... Les créateurs de contenu, maintenant, c'est comme des journalistes. Ils ont autant de crédibilité.
- Speaker #0
Des hyper connus comme Hugo Décrypte, qui aujourd'hui est suivi comme si tu regardais une chaîne d'infos.
- Speaker #1
Et maintenant, tu vois des journalistes qui veulent se mettre en mode Hugo Décrypte avec, je crois que c'est Elise Lucet qui se lance sur YouTube. Ah ouais ? Ouais, parce que la frontière est hyper mince entre donner de l'info et partager tes contenus, être prescripteur sur un sujet.
- Speaker #0
Hyper intéressant. Je peux poser une question. Il faut combien de followers pour être nano, micro ? Il y a un nombre de followers. Parce qu'en fait, à combien de followers tu deviens un créateur de contenu ? Sur Insta, par exemple.
- Speaker #1
Les échelles, elles sont un peu différentes d'une marque à l'autre. Les 14 000 followers,
- Speaker #0
ils ont 10 000 followers. Il y en a, ils ont un million. Autant, dans mon cerveau, tu vois, j'ai tendance à me dire, tant que tu n'as pas dépassé les 200 000...
- Speaker #1
En fait, tu peux voir ça comme une pyramide. Tu vas avoir au socle du socle tes clientes, tes UGC. Tu vas avoir... tes nano et micro influenceurs qui vont aller. Encore une fois, ça dépend des marques et ça dépend. On ne fera pas forcément la même échelle, mais jusqu'à 10, 15 000 followers, tu vas être un micro nano influenceur. Ensuite, tu vas passer dans la catégorie middle. Donc, tu es plus nano micro influenceur parce que tu as quand même une communauté établie avec un peu d'engagement. Mais tu n'es pas encore... L'inassituation, c'est même à part. L'influenceur célébrité, tu vois, on pourrait l'appeler. Tu vas voir les middle influenceurs, ils vont aller jusqu'à 100 000. Entre 100 000 et 450 000, tu vas être un macro. Et après, tu vas passer dans la case presque célébrité. 100 000, 1 million, c'est intouchable. Si tu as de l'argent,
- Speaker #0
tu peux toucher. Alors si, je l'ai bien rappelé. Si tu as de l'argent, tu peux payer tous les influenceurs que tu veux.
- Speaker #1
Si tu as de l'argent, tu peux faire ce que tu veux.
- Speaker #0
C'est hyper intéressant. On se pose tous des questions comme ça et de se dire, mais... à combien tu considères... Je sais que les prix dépendent du reach que tu vas avoir. Donc le reach, c'est le nombre de personnes que tu vas toucher.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça. Les prix, ils vont être influencés par plein de choses. Il va y avoir la taille de la communauté, mais ce n'est pas forcément ce qu'il y a de plus important. Ce qui est intéressant aussi, c'est le taux d'engagement. C'est que si tu as une communauté de 1 million, c'est super. Mais par contre, si dans tes 1 million... tu as 10 000 personnes qui interagissent avec ton contenu c'est très peu versus la taille de ta communauté donc presque ce qui est intéressant maintenant c'est vraiment d'aller capter des taux d'engagement qui sont intéressants, qui vont en fait permettre de créer une discussion parce que oui c'est bien la visibilité c'est un objectif et donc si t'as envie d'avoir juste ton objectif de visibilité tu vas aller taper un gros influenceur et tout le monde va voir ce que tu fais avec lui, par contre si t'as envie de rentrer dans la conversation de créer un lien ... C'est mieux d'aller chercher un bon taux d'engagement.
- Speaker #0
Ok, ok, d'accord. Et avec tout ce qui se passe en ce moment avec l'AI et tout ça, tu vois comment évoluer ton métier dans l'avenir ? Parce que j'ai l'impression maintenant, on peut créer plein de choses. Limite, on peut créer un créateur de contenu, tu vois.
- Speaker #1
Oui, tu as des créateurs de contenu virtuels qui existent sur TikTok. Tu peux faire ton avatar. Oui, là, il y a quand même des choses qui sont en train de changer, en train de switcher. En effet, avec l'intelligence artificielle qui fait déjà partie intégrante de nos métiers, ne serait-ce que par l'analyse de la data, la personnalisation des communications via la data, qu'on utilise beaucoup, nous, dans l'entreprise.
- Speaker #0
Comme le mail que tu reçois où il y a écrit « Bonjour Leïla » .
- Speaker #1
Voilà, tu vois, il y a ça, il y a l'automatisation de certaines tâches. Il ne faut pas voir l'intelligence artificielle comme un remplacement de l'humain. C'est plutôt, moi j'aime bien dire que du coup, ça nous permet d'augmenter nos capacités, d'augmenter qui on est. Parce que l'intelligence artificielle, elle, elle ne va pas réussir à créer justement ce lien émotionnel que tu peux avoir avec ta cliente, l'authenticité de ta marque. Donc en fait, ça va nous permettre de nous augmenter sur certaines tâches, de gagner en efficacité parce qu'on va automatiser certaines choses. pour pouvoir se concentrer sur d'autres sujets. Donc, l'évolution de nos métiers, évidemment, il faut qu'elle prenne en compte l'intelligence artificielle. On ne va plus pouvoir avancer ça. Maintenant, ça fait en effet partie de la vie et de nos métiers. Et après, ce qui est important aussi dans nos métiers, c'est de garder cette part d'agilité, parce que tout va hyper vite, en fait, ce qu'on se dit maintenant. Si on a bien rejeté dans six mois, je te dirais peut-être des choses totalement différentes. Et encore plus dans le secteur du pré-tap, où les choses vont hyper vite, avec des clientes qui sont assez mouvantes, qui vont avoir parfois des avis contradictoires, qui vont changer leur manière de consommer de manière très vite. Donc, agilité et bien capter que l'intelligence artificielle ne nous remplacera pas.
- Speaker #0
mais elle nous aide fort par exemple c'est de l'AI qui répond quand par exemple on voit beaucoup de campagnes de DM sur Insta et ainsi de suite on te dit comment ça on est d'accord c'est les chatbots c'est pas une personne qui est en train de répondre à tout le monde quand même non tu vas avoir beaucoup de chatbots après moi par exemple dans mon équipe le community management il
- Speaker #1
se fait manuellement pour personnaliser les réponses l'AI on va plutôt l'utiliser pour personnaliser nos communications pour nous aider à rédiger des contenus Il va nous faire une première base, en fait, là où on va mettre une heure pour rédiger quelque chose.
- Speaker #0
Le GPT est très,
- Speaker #1
très fort. Oui, il va nous faire une première base et puis ensuite, on va l'affiner, on va y ajouter la pâte de la marque. Enfin, voilà ce que l'intelligence artificielle ne peut pas faire. Ok. Voilà.
- Speaker #0
Non, hyper intéressant. Et quel conseil tu donnerais à quelqu'un aujourd'hui, du coup, qui veut se lancer dans ton métier, se lancer dans la com, le marketing ?
- Speaker #1
Premier conseil, c'est…
- Speaker #0
Par l'anglais.
- Speaker #1
parler anglais c'est bien en effet rester curieux et s'informer sur les tendances vraiment essayer de faire de la veille de manière assez systématique tout le temps parce que ce que j'arrête pas de dire depuis le début ça va très vite après si je devais donner un autre conseil c'est aussi travailler son réseau parce qu'en fait c'est un métier de contact, de relationnel Et ça, c'est quelque chose qu'on ne t'apprend pas à l'école. Tu vois, utiliser l'indicité pour faire ton présent. Tu peux être timide. Moi, j'ai une part assez introvertie de base. Et ça se travaille avec l'âge de toute façon. Mais juste aller à la rencontre des gens, faire des salons, ne pas hésiter à discuter avec des gens qui, de base, tu dis « Oh, ça n'a peut-être rien à voir avec mon métier. » Mais en fait, peut-être que tu vas te retrouver un jour dans le même secteur d'activité qu'eux et que tu vas bosser avec eux plus tard. Donc vraiment travailler son réseau. assez tôt. Ensuite, toujours travailler aussi sa créativité. C'est des métiers où on n'a pas besoin d'être créatif, on ne te demande pas d'être DA ou quoi que ce soit, mais tu dois quand même avoir une part de créativité assez importante quand même. En revanche, ne pas oublier d'avoir un esprit analytique. Tu peux imaginer tous les meilleurs concepts du monde, tu peux avoir toutes les bonnes idées créa du monde. Si tu ne sais pas les analyser derrière et en tirer les conséquences pour voir est-ce que ça a fonctionné, comment je réajuste ou pas, ça n'a pas trop d'intérêt. Donc, essayez de garder cette culture un peu analytique, presque héroïste parfois, parce que de plus en plus dans les entreprises, on demande un euro investi, égal au moins un euro gagné. Donc, essayez de cultiver un peu ce côté analytique. Et puis là, on est dans une ère de l'authenticité. Donc, que ce soit dans la com ou pas. rester soi je suis d'accord t'as pas besoin d'être quelqu'un d'autre pour bosser dans tel ou tel endroit si t'acceptes pas comme t'es je vais ailleurs on en parlait hier mais du coup il faut savoir faire des montages ou pas je
- Speaker #0
rigole mais hier tu m'as dit que t'avais passé tout le week-end à faire des trucs sur Kerkette bah
- Speaker #1
C'est ce que je te dis. Eh oui, ça fait partie d'un conseil que je n'ai pas dit. C'est savoir aussi maîtriser les outils et avoir les codes des plateformes. En fonction de ton métier, on ne va pas te demander de faire du montage vidéo si tu n'es pas monteur vidéo ou si tu ne bosses pas dans le social media. Ce n'est pas le point de savoir vraiment maîtriser tous les outils, mais c'est vrai que ça peut être un plus de savoir faire un petit montage vidéo quand tu parles en réseaux sociaux, pour montrer. pour pouvoir aider aussi parfois ton équipe parce qu'ils peuvent être sous l'eau et si tu peux leur donner un coup de main opérationnel, c'est toujours bien. Donc, je pense que ne pas avoir une maîtrise complète, on ne peut pas maîtriser tous les outils, mais au moins savoir appréhender les outils principaux et les plateformes principales, c'est un plus quand même.
- Speaker #0
Carrément,
- Speaker #1
oui.
- Speaker #0
Pour finir, j'ai une dernière question. Est-ce qu'il y a une réalisation, un event, quelque chose que tu as fait et qui te rend hyper fière ?
- Speaker #1
Oui, écoute, c'est assez récent. Ça date d'il y a quelques mois. On a bossé sur un événement pour mettre en avant toute notre collection fin d'année. Et en fait, ce n'est pas juste un événement où on a invité des créateurs de contenu, de la presse. C'était vraiment pour moi et pour beaucoup de mes collègues avec qui on en a discuté. Un peu la consécration de tout un travail d'équipe, toute une réalisation 360. Dans l'entreprise dans laquelle je viens, on sort d'une période qui a été compliquée. Il y a eu des fermetures de magasins, il y a eu des postes qui ont été supprimés, des projets qui ont été mis à l'arrêt. Et là, c'est vraiment, on reprend un peu les choses. On a tous bossé ensemble. Cette histoire, on l'a racontée, déclinée sur tous les points de contact. Et du coup, cet événement physique, c'était un peu la consécration de tout ça. Et c'était presque émouvant, tu vois, de voir le travail réalisé, de voir les produits qui ont été imaginés par mes collègues portés, de voir les filles de mon équipe, du coup, être contentes de leur travail. Donc voilà. Et puis moi, je revenais d'un congé maternité. Donc ça faisait hyper longtemps que je n'avais pas rebossé sur un événement comme ça. Donc hyper fière de ce travail-là, du travail d'équipe qu'on a fourni et de se dire que c'est que le début et que l'année 2025, ça va être... plein de projets comme ça. Moi,
- Speaker #0
je confirme, j'ai eu la chance d'être invitée à ce lancement. C'était une belle soirée. Très belle soirée, effectivement, bien réussie, avec des créateurs hyper cool.
- Speaker #1
Ouais, c'était super.
- Speaker #0
Ok, j'ai passé ma soirée à ne pas savoir qui c'était. Et à me tromper. Mais j'avoue que c'était hyper cool.
- Speaker #1
Ouais, c'était bien.
- Speaker #0
Bravo, j'avoue, c'était top.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Écoute, je ne sais pas si tu veux ajouter quelque chose, partager quelque chose.
- Speaker #1
Non, merci de m'avoir invitée, c'était très cool. cool d'avoir cette discussion avec toi.
- Speaker #0
C'était canon. Merci Kadhi, c'était hyper clair. Je pense que tous ceux qui veulent se lancer vont se dire, alors attends, il faut que je me focus là-dessus, là-dessus, là-dessus. C'était hyper clair. Ceux qui ne veulent pas se lancer, je pense que c'est important dans le retail aussi qu'on comprenne le travail de chacun. Et le retail, c'est pas, je leur dis, c'est pas que des magasins. Parce qu'il y a toute l'activation autour qui fait le résultat derrière dans les magasins.
- Speaker #1
Ouais, c'est ça. On contribue tous à notre échelle à... La réussite de l'entreprise, elle fait que les clientes viennent en magasin et qu'elles soient contentes d'y aller, d'essayer nos produits, de les acheter, de les porter et de les partager par la suite.
- Speaker #0
Merci beaucoup, Cathy. Merci, Leïla. A très bientôt. Je vous souhaite à tous une très bonne journée et je vous dis à la prochaine pour un nouvel épisode de Restart Retail. Merci d'avoir écouté cet épisode. On se retrouve très vite pour un prochain numéro. Vous pouvez retrouver cet épisode sur LinkedIn, sur les différentes plateformes, YouTube et même sur Instagram. N'hésitez pas à vous abonner, liker ou laisser un commentaire. Et on se retrouve très bientôt pour un nouvel épisode.