- Speaker #0
Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de Restart Retail. Je suis Leila Ruiz, fondatrice de Restart et ancienne directrice commerciale. Je vais pendant ces épisodes accueillir plusieurs spécialistes du retail et mettre en avant plusieurs métiers. On parlera stratégie retail, on parlera data analysis, merchandising, concept, un petit peu d'intelligence artificielle parce que ça arrive aussi. Et vous pouvez retrouver ce podcast sur YouTube ou sur les différentes plateformes pour le regarder dans votre pose ou dans votre voiture. Aujourd'hui, j'ai la chance pour ce premier épisode d'avoir comme invité Marjorie Louis, ancienne directrice mère chez Aria Manager, d'une grosse marque. Salut Marjo ! Alors comme beaucoup le savent, on a travaillé quelques années ensemble. Je te remercie encore d'être là aujourd'hui et de partager ce premier podcast avec moi. Juste pour commencer... Dis-nous, c'est quoi ton parcours ? Qu'est-ce qui fait que tu es devenue directrice Merch ?
- Speaker #1
Alors mon parcours, c'est le parcours du retail. C'est un peu la joie dans ce secteur de pouvoir commencer au tout début et puis gravir année après année. selon ses envies et selon sa motivation. Donc j'ai commencé devant deux. J'ai longtemps été visual merchandiser. J'ai été directrice de magasin, directrice de flagship. Je me suis occupée beaucoup d'ouverture de magasin pendant quelques temps. Puis retour sur des postes de régional. Et j'ai eu l'opportunité, ensemble, de prendre la direction du merchandising. pour une société française et dernièrement, retour à mes passions premières sur de l'animation retail.
- Speaker #0
Et oui, c'est vrai qu'on s'est rencontré à une période où tu étais DR sur la région Paris et quand j'ai pris le poste de Dirco, j'ai vu tout ton potentiel et comme tu le sais, je crois fortement au Merch. Et effectivement, je pense que c'est une des meilleures idées que j'ai eues de te passer responsable du Merch et directrice Merch, avec une petite subtilité. qui était le Merge Business. Ça veut dire quoi le Merge Business ?
- Speaker #1
Justement, c'est intéressant parce que je pense que si c'était juste un poste de directrice merchandising ou directrice du visual merchandising, je n'aurais pas trouvé la crédibilité nécessaire pour prendre ce poste. Le fait d'avoir attribué le mot business, ça prenait tout son sens pour moi sur jouer avec la technicité, qui était le métier de base et qui a été un de mes métiers, mais pouvoir lui apporter. toute la dynamique de l'analyse, de la rentabilité et vraiment toute la partie gestion. Donc cette vision business, elle était pour moi essentielle.
- Speaker #0
Je suis d'accord avec toi. Je pense que c'est souvent ça le problème quand on partage avec les mères. C'est que souvent dans le retail, on a l'impression que les mères sont là pour faire du beau. Et on se dit, c'est souvent un des problèmes, c'est dès qu'il n'y a plus d'argent, on coupe les postes de mères. Et comme tu le dis si bien, ça apporte du business aussi. Et alors du coup, c'était quoi ton rôle en tant que directrice merch ?
- Speaker #1
Alors le rôle de directrice merch, il est assez large parce qu'il va prendre différents sujets. Il y a du merchandising qu'on va appeler amont avec toute une partie de préparation. Le merch amont, c'est un peu la redescente de la stratégie d'achat. Il y a une stratégie d'achat qui est posée dans une entreprise avec tous les codes qui lui sont propres. Et cette partie de merch amont, c'est... un peu digérer la stratégie d'achat et faire en sorte que tous ces produits, toute cette valeur de marchandises achetées, prennent sa place dans un magasin, au bon endroit et visuellement de manière attractive. Ça, c'est la partie du merchandisement qui est une très grosse partie du métier. Et puis, il y a le merchandising à Val, qui est toute l'animation, toute la transmission de ces informations, la formation pour le réseau. pour les directeurs régionaux, pour les directeurs de magasins, pour les vendeurs, pour pouvoir appréhender la technique du produit dans leur magasin.
- Speaker #0
C'est vrai que pour ceux qui ne sont pas hyper habitués avec les orgas, souvent effectivement le marché à mon travail dans un laboratoire, showroom, magasin, école, ça dépend des marques, pour la petite histoire c'est une copie d'un magasin. dans les sièges sociaux et ça permet effectivement de faire un bookmatch pour que derrière le réseau puisse suivre les tendances, ou le guideline, pas hyper simple.
- Speaker #1
C'est une vraie chance de pouvoir avoir ces...
- Speaker #0
Il y en a qui en ont pas ?
- Speaker #1
Bien sûr, il y a des stratégies qui se font sur informatique ou qui se font juste en prenant mur par mur et en prenant des descentes de produits achetés qui sont un univers. L'idée d'avoir vraiment un magasin-école, c'est de pouvoir s'assurer que l'intégralité de la collection fonctionne dans un espace qui est, on choisit un espace médian. Parce que magasin-école, ce n'est pas tous les magasins, c'est un type de magasin. On essaye de le rendre le plus juste en étant sur une taille la plus médiane possible.
- Speaker #0
Je pense que c'est ça la clé. Alors on a, encore une fois, on a bossé pendant quelques années ensemble, donc on se connaît bien. Je pense que la clé, c'est de se dire, est-ce que les produits vont ensemble ? Et est-ce que les produits rentrent tous dans ce fameux magasin médian ? Comme vous le savez, on a des magasins qui font 100 mètres, 200 mètres, 400 mètres, 1000 mètres carrés. Et le merch n'est jamais le même. Et du coup, je reviens sur ce que je disais tout à l'heure. Souvent, il y a un peu cette petite guéguerre entre le retail, le réseau retail et le merch, où on confond toujours le beau et le marchand. J'aimerais bien savoir comment tu as fait pour gérer ça dans cette précédente vie. Et même aujourd'hui, c'est toujours...
- Speaker #1
Et au quotidien, parce que finalement, je le vis depuis très, très longtemps. Déjà, c'est une position qui a souvent tendance à vraiment m'agacer, parce que je la trouve assez contre-productive. C'est limitant. Maintenant,
- Speaker #0
ça existe.
- Speaker #1
Et je me souviens m'être beaucoup posé la question, quand j'ai pris mes fonctions de directrice maire, en me disant, mais en fait, ça vient d'où ? Parce que si moi-même, je l'ai vécu, parce que je l'ai ressenti dans mes expériences d'avant, qu'est-ce qui me donnait... cette idée d'être à un moment donné en conflit avec les équipes du merchandising ou du visual merchandising. En y réfléchissant, j'avais un manque de confiance. Manque de confiance entre les deux métiers. Pourquoi ce manque de confiance ? En fait, si on prend des techniques d'analyse des profils, clairement, la population plutôt liée au merch et au visual merch va plutôt être une population avec une communication plus... sur la sensibilité, sur la dimension artistique. Là où, je ne dis pas à l'inverse, mais dans un autre temps, les métiers plus de retail, de directeurs régionaux, de directeurs magasins vont avoir un profil plus combattant, plus orienté sur la rapidité, la réussite de business.
- Speaker #0
Pas beaucoup de temps, quoi.
- Speaker #1
C'est un peu ça. Donc, c'est un peu deux profils qui cohabitent et qui ne se rassurent pas. En fait, c'est des profils qui ne se rassurent pas. Et l'idée, c'est d'un côté comme de l'autre, d'arriver à réassurer dans sa technicité métier. C'est-à-dire que pour les équipes de merchandisers, de visuel merch, c'est de rassurer son collègue sur le fait que oui, le business, l'analyse de chiffres m'importe au plus haut point. Oui, ce que je fais est hautement commercial. Donc, je travaille en m'appuyant sur des résultats, en te prouvant qu'on teste. quelque chose pour apporter du business au magasin. Et petit à petit, en assurant, en prouvant cette capacité à travailler sur l'outil business, ça rassure en face. Ce n'est pas 100% du métier, c'est une part, parce qu'il faut laisser toute la part de créativité, de valeur ajoutée sur le produit de styling, qui est la part la plus importante aussi du métier de VM. A contrario, pour les DR, c'est aussi de ne pas se... s'engouffrer dans ce moi je fais du commercial, vous faites du beau ça n'a aucun sens. Ce n'est pas du tout ça l'idée, c'est comment on utilise la technicité du merchandising pour pouvoir aller chercher le point de commercialité le plus élevé. Mais en fait, ce n'est pas vrai, il n'y a pas de je fais du commercial de toute manière poser un produit à un endroit, c'est faire du merch.
- Speaker #0
C'est ça que je pense la clé. Toi, tu faisais le merch, moi je faisais le commercial. Bon, on n'a peut-être pas toujours été d'accord. C'est vrai. Un petit peu le jeu. Mais effectivement, je pense que ce qui a fait qu'on a pu travailler autant de temps ensemble et qu'on est toujours amis aujourd'hui, c'est le fait que tu ne fais pas que du beau. Je ne fais pas que du commercial. Et effectivement, je pense qu'il faut chacun faire un pas vers l'autre en se disant que le magasin doit être beau et marchand, et pas beau ou marchand. En tout cas, je pense qu'on était en face sur la clé. C'est qu'il y a des magasins qui sont trop pointus, et du coup c'est très beau, mais c'est pas vendeur. Et puis il y a des magasins qui sont très vendeurs, comme on l'a connu par le passé avec des cartons, des tables blindées, pleines à outrance. Et du coup je pense que la nouvelle normalité dans le retail c'est le mix des deux.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Et du coup, quels ont été... Les gros défis sur lesquels tu as fait face quand tu as pris ton poste, est-ce qu'il y a des choses qui ont été difficiles pour toi à surmonter ou qui ont été difficiles à faire face ?
- Speaker #1
Oui, alors... Je pense que quand on m'a confié cette mission, c'était vraiment pour apporter un crédit business à toute la charge du merchandising de cette entreprise. Mais il y avait aussi un crédit management. Je pense qu'on était vraiment sur les deux sujets. Et je dirais que les six premiers mois, ils ont été vraiment de travailler sur ces sujets. Le premier, ça a été de trouver une technique pour rationaliser le temps de travail. rationaliser tout le travail de merchandising pour les équipes en magasin, donc in fine pour le client. On ait plus de temps, quelque chose de plus clair. Et c'est passé par trouver des techniques pour avoir une analyse très claire de quelle sera l'intégralité des produits disponibles à tel moment dans tous les magasins, quel magasin pour faire des préconisations les plus justes possibles et les plus rapides possibles. Parce qu'il y a être juste. Mais être rapide parce que l'idée, c'est de pouvoir procurer au réseau des préconisations merchandising au moins toutes les deux semaines. Ça, c'est très important. Et donc, en amont, il faut que le travail puisse être fait pour produire cette masse de travail, qui est une masse vraiment importante pour les équipes du Merchamont, et c'était de leur simplifier la tâche. Et là, pour le coup, c'est de trouver des techniques pour simplifier les choses.
- Speaker #0
Ça n'a pas dû être simple, je pense, de changer les méthodes de travail. de rendre, alors sans amalgame, une équipe qui était plus créative sur un côté créatif et structuré.
- Speaker #1
En fait, je suis partie du principe de me dire que les équipes créatives, elles étaient là, elles étaient extrêmement performantes. J'avais beaucoup de respect pour la qualité du travail merchandising fourni. Et je suis arrivée en me disant, en fait, sur quoi... comment je peux les accompagner au plus rapide et c'était en apportant ces méthodes. Donc la méthodologie de travail pour donner du cadre et donner finalement une sécurité de travail. Donc ça a été aussi le début. Et la deuxième partie, le deuxième engagement qui était pour moi extrêmement fort, c'était d'apporter un crédit de management aux équipes VM plus terrain. Donc là, je vais parler plus des équipes d'AreaVM. ou si je prenais du recul en me disant comment moi j'ai pu ressentir justement les échanges entre les équipes réseau, les équipes magasins et les équipes d'AREA. C'était des fois un manque de crédit, alors une méconnaissance sur le métier et la technique, et puis des petites choses sur l'exemplarité qui ne permettaient pas d'offrir le meilleur crédit à ce métier. Et donc ça a été vraiment là pour le coup une bonne année pour apporter cette charge de management. parler beaucoup de communication, de ressenti équipe, du métier de ressenti des directeurs régionaux et de les accompagner à être des vrais patrons de leur zone commerciale, en maîtrisant les points de communication, en maîtrisant avant tout aussi la forte réponse aux équipes parce que nos métiers de régionaux, c'est on est là pour répondre à l'intégralité des questions, donc c'est vraiment être des supports.
- Speaker #0
Et du coup aujourd'hui, d'après toi, quels sont, enfin, d'après toi, Tu le sais forcément. Aujourd'hui, on a beaucoup de personnes dans les équipes qui veulent évoluer Visual Merch. Quelles sont pour toi les qualités qu'il faut aujourd'hui pour passer d'un sales, d'un vendeur, à un merch ? Déjà, soit magasin, et puis ensuite, area, et ainsi de suite.
- Speaker #1
Alors, je dirais que la base, qui est vraiment la base technique, c'est la culture mode. Vraiment, c'est avoir cette appétence. sur la connaissance du produit, de la marchandise dans son entreprise, mais bien plus que c'est d'aller au-delà, c'est être avec une vraie connaissance du marché du prêt-à-porter, marché du retail si on ne travaille pas dans le prêt-à-porter, pour avoir vraiment cette base technique. C'est être passionné par le produit avant tout. Et puis après, il y a un skill qui est essentiel, c'est l'ultra-organisation, la proactivité. C'est un métier extrêmement difficile puisque ça demande à déplacer des masses produits très importantes sur des temps records. Et pour le coup, c'est vraiment cette anticipation, proactivité qui va faire que le métier va devenir possible et va se faire bien. C'est vraiment toute cette phase d'organisation. Je dirais que c'est vraiment la deuxième chose la plus importante. Et la troisième, c'est le rôle de communication. la transmission parce que c'est un métier technique. qui nécessite une grande part de formation, que ce soit pour un VM magasin, puisque c'est vraiment pour toute la diffusion de l'information auprès des équipes de tous les vendeurs du magasin, puis après en évoluant dans le métier, sur des métiers d'arrêt à VM, toute cette phase de formation, de transmission, donner du sens, pourquoi ce produit là et pas ailleurs, pourquoi je le travaille de cette manière, donc ça c'est essentiel, c'est ce rôle de communication.
- Speaker #0
Je pense que c'est souvent oublié. Cette partie-là, alors moi je travaille souvent avec les équipes terrain et on a beaucoup de vendeurs, vendeuses qui veulent évoluer Merch parce qu'ils aiment la mode. C'est toujours le premier truc, c'est ah mais j'aime la mode, moi je voudrais devenir Merch Je suis d'accord avec toi, je pense que c'est hyper important de se dire aimer la mode, oui c'est-à-dire à quel niveau ? Aimer la mode, aimer le produit. Moi, ça me perturbe toujours autant les équipes qui ne suivent pas un minimum ce qui se passe. dans les défilés, dans le luxe, dans toutes ces choses-là qu'il faut suivre pour faire du retail. Et puis, souvent, on pense qu'il faut juste être créatif. Et en fait, il faut être organisé. Et moi, je rajouterais un point aussi qu'on oublie souvent. Il faut être méticuleux pour être merch. Parce que les équipes magasins, grosso modo, on est souvent moins inclus, un peu bourrin. Bon, on le sait, moi la première. Et du coup, c'est de se dire aujourd'hui, attention, le merch, notamment parce qu'on parle souvent du merch. In-store, mais il y a les Windows, il y a les vitrines. Et il faut être archi méticuleux quand on fait des vitrines. C'est un peu un vrai sujet, ça.
- Speaker #1
Alors, le sujet des vitrines, c'est un vrai sujet. C'est un vrai métier aussi. Oui, c'est vrai. C'est un vrai métier. Et aujourd'hui, beaucoup d'entreprises choisissent d'apporter la technicité de la réalisation des vitrines à des métiers, des postes qui sont vraiment liés à de l'étalage. C'est un métier passionnant et le résultat... Et incroyable quand c'est réalisé avec justesse. On peut avoir tendance dans certaines entreprises à vouloir réaliser des vitrines très importantes avec mannequins, avec décors et faire par les équipes magasins. Non pas que les équipes ne savent pas faire, mais justement le côté méticuleux, c'est-à-dire le temps aussi pour aller au bout de ce côté méticuleux, pour moi n'est pas lié, ce n'est pas facile de demander aux équipes magasins de le faire pour un résultat qui ne sera pas celui d'un technicien. Donc c'est aussi... savoir prendre peut-être des décisions pour se dire comment travailler ces vitrines de manière OK, faites par les équipes magasins ou faites par des équipes techniques métiers, ou ne pas faire de vitrines du tout et avoir des grandes entrées ?
- Speaker #0
C'est possible aussi. Je pense que c'est un vrai sujet, tu as raison. On n'en parle pas assez souvent dans le retail. Moi, je viens de faire mettre des vitrines dans le réseau que j'accompagne actuellement. Et on a pris le sujet, effectivement, en se disant tout le monde ne sera pas capable. de mettre en place la vitrine totale, même si on a des équipes très volontaires et qui ont envie. Il y a ce côté de se dire, est-ce qu'on ne dégraderait pas, ou en tout cas, est-ce qu'on ne ferait pas des niveaux différents de mise en place de vitrine, en se disant, ça, c'est une vitrine flagship, elle doit être mise par une personne en particulier et suivie. On le voit, les grands magasins investissent dans les vitrines, il y a beaucoup de marques qui investissent dans les vitrines. Je pense que... On sous-estime souvent l'importance de la vitrine qui est le premier contact avec le client finalement. Alors Marjo, tu as été, alors si j'ai bien suivi ton parcours, tu viens des magasins. Je crois savoir que tu n'as pas fait d'études qui étaient sur le retail en plus.
- Speaker #1
Un peu de géo, un peu de droit.
- Speaker #0
Ouais, rien à voir. Bon, t'inquiète pas, je fais droit aussi, donc rien à voir. Comme quoi, ça mène à tout. Tu as été en magasin régional et puis ensuite tu as été directrice merch. Il y a eu une période où on a décidé, toi et moi, de te passer sur un rôle de merch marketing. Est-ce que tu peux nous dire c'était quoi l'enjeu, c'était quoi l'intérêt et qu'est ce que ça a apporté aujourd'hui d'avoir une responsable, une directrice merch qui faisait aussi le marketing opérationnel ?
- Speaker #1
Alors, qui dit marketing opérationnel dit vraiment ce qui est lié à la visibilité. en magasin, donc on parle uniquement de la partie de tout ce qu'on va voir en magasin et finalement ça s'intègre complètement dans la partie du merchandising, c'est-à-dire cette réflexion de taille, couleur, emplacement, de l'intégralité des PLV. Donc à partir du moment où il y a la réflexion sur du merchamont, du choix de l'emplacement, d'aller jusqu'au bout sur la définition de ces PLV, ces petites publicités sur le lieu de vente, d'en choisir vraiment la justesse. Et ça a du sens que ça soit lié au travail du merchandising. Je pense qu'il y a aussi une idée de rationalisation.
- Speaker #0
On est tous dans la même veine, il faut toujours rationaliser, mais sans perdre les compétences, c'est ça la difficulté je pense.
- Speaker #1
Mais rationaliser aussi l'utilisation de la matière, de la matière papier, si on doit aussi parler un peu RSE, c'est extrêmement frustrant pour les équipes, pour Magadane de voir ce papier qui est utilisé une fois, deux fois pour une opération commerciale jetée, c'est de se dire comment on va pérenniser l'utilisation. de la matière, peut-être en changeant de type de matière, en ayant quelque chose qui soit plus OK pour passer d'une opération à une autre. C'est de réfléchir tout ça dans une idée de rationalisation et de rentabilité, bien évidemment.
- Speaker #0
C'est vrai que maintenant, de plus en plus, on fait des opérations qui peuvent être remises en place avec les mêmes PLV, les mêmes supports. On voit même que sur les PLV prix, on essaye tous maintenant d'avoir des choses réutilisables. Et quand c'est du papier, de prendre du papier recyclé, un grammage un peu meilleur pour que ça tienne. Mais c'est vrai que c'est un vrai enjeu. Et ça n'a pas été compliqué, du coup, de lier les deux équipes et de les faire travailler ensemble ?
- Speaker #1
Si, ça a été compliqué. C'est compliqué pourquoi ? Non, je dirais que dans la plus grande partie des entreprises, le marketing est plus souvent lié aux équipes images. Donc, des coûts, les sons managés par... Une partie qui est plus sur de la direction artistique, en étant sur une équipe plus réseau, parce que c'était vraiment du merchandising attaché au commercial, c'est-à-dire rendre de la communication assez rationnelle pour des métiers qui sont plus des métiers ultra créats, et peut-être qu'il manquait la partie crédit métier. Pour pouvoir suivre, même si après la passerelle se fait main dans la main entre différents services, c'est d'avoir vraiment une écoute, un échange constant avec les équipes de direction artistique pour pouvoir mêler l'aspect création de marketing OP et que ce soit en lien avec la direction artistique de l'entreprise. Mais compliqué par la technicité métier, qui sont moins des équipes au quotidien dans les magasins, dans le retail.
- Speaker #0
Je pense que c'était intéressant de le faire. Je sais qu'il y a beaucoup de sociétés aujourd'hui qui mixent ce pôle. Comme il y a pas mal de sociétés maintenant qui, effectivement, rattachent le merch, le marketing opérationnel au pôle retail. C'est souvent un peu lié. Parce qu'en vrai, on travaille vraiment sur le magasin. Aujourd'hui, tu es retournée à tes premiers amours, il me semble. Le business, le retail. Et en quoi, du coup, ton ancienne expérience t'aide ?
- Speaker #1
Pour moi, le merchandising reste un outil, un des plus grands outils qu'on va avoir dans nos magasins pour animer de la performance. Maintenant, mes premiers amours, c'est vraiment les équipes, c'est le client, je confie le service client. Et vraiment, pour moi, c'était nécessaire de repartir dans cette partie d'animation du business sur des magasins, des gros volumes. une enseigne à fort volume et à fort valeur ajoutée sur la partie produit. Donc je m'y retrouve sur la qualité du produit et l'œil qu'on a en merchandising, en rentabilité de l'espace, il est essentiel à tout moment, sur des postes retail, sur tous les postes après de gestion.
- Speaker #0
Je confirme que j'ai vu les vitrines récentes d'une collection exclusive à Haussmann qui était magnifique. Le magasin aussi, je te félicite. Écoute, c'était hyper intéressant. Je ne sais pas si tu veux ajouter quelque chose pour partager sur ton métier.
- Speaker #1
Non, je voudrais peut-être s'y rajouter que sur la fin, il a fallu choisir un moment donné, après le merchandising. C'était passionnant, ça a été des années passionnantes, riches, touchées à tout. Et ça, on a une chance énorme de travailler dans le retail, c'est parce que c'est encore un domaine d'activité qui nous permet. de toucher à des sujets, d'évoluer sans diplôme sur ces quelques années, d'aller toucher quasiment à du travail un peu d'architecture. En parallèle, j'avais refait une formation pour savoir faire un peu des plans archi, parce que je trouvais ça passionnant. Donc c'est apprendre plein de choses qui nous accompagnent. Et puis à la fin, c'était de me dire, mais 20 ans de retail, mais ce retail est en train de changer à une vitesse incroyable. et j'avais vraiment envie de ne pas rester en me disant à l'ancienne. Je ne voulais pas être à l'ancienne.
- Speaker #0
Bonne chose.
- Speaker #1
Avant, ça marchait. J'avais envie de comprendre le retail de demain, mais de me mettre plus à la page. J'ai fait une formation en data analysis qui m'a permis d'avoir vraiment des outils, des techniques qui me permettent de rationaliser la prise d'informations et toutes les données chiffrées. que nos métiers nous fournissent, sur le client, sur le chiffre, sur le produit, et savoir de manière assez simple et rapide se donner des outils de visualisation. Et moi, ça m'aide au quotidien. Je l'ai fait parce que c'est bien de faire une pause pour soi-même, pour apprendre. Et aujourd'hui, je suis passionnée par l'idée de jouer de ces tableaux de bord et de m'en faire des outils de simplification au quotidien.
- Speaker #0
C'est une excellente transition. Je suis d'accord avec toi, la data, je pense que c'est une des clés de demain. Je vais te rejoindre, je pense que le merch est obligatoire pour cranter en magasin, en tout cas pour aller chercher du chiffre. Et aujourd'hui, je pense que c'est la combinaison entre l'analyse, les outils, la data, la mise en œuvre et ensuite le mood des équipes qui font le package. On a un peu tous des difficultés sur atteindre les chiffres depuis quelques années. Et effectivement, je pense qu'il y a beaucoup de parties qui ont été soit mises de côté, soit un peu pas hyper suivies. Moi aussi, je n'ai pas envie de rester une manager d'hier, dans un retail d'hier. On parle beaucoup de retail-tainment et de clienteling et ainsi de suite. Mais on a toujours tendance à oublier la base, qui est d'avoir des magasins propres, marchands, pleins et beaux. Oui, parce qu'il faut quand même que ce soit beau, même si on dit que... Merci beaucoup, Marjorie. C'était un plaisir de t'avoir avec nous aujourd'hui. Je sais qu'on se revoit plus tard sur un autre podcast pour un cas d'école qui va être hyper sympa. Je pense que tout le monde attend. On se rejoint pour le prochain podcast avec Cassandre pour parler de data analysis. Donc, ça tombe bien. On est pile dans le sujet. Et on se rejoint... plus tard sur notre étude de cas qui est comment lancer les soldes. A bientôt. Merci Marjorie. Merci d'avoir écouté cet épisode. On se retrouve très vite pour un prochain numéro. Vous pouvez retrouver cet épisode sur LinkedIn, sur les différentes plateformes, YouTube et même sur Instagram. N'hésitez pas à vous abonner, liker ou laisser un commentaire et on se retrouve très bientôt pour un nouvel épisode.