- Speaker #0
J'ai le plaisir aujourd'hui de recevoir Flore de Laporte, CEO et cofondatrice des Actives Paris, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
J'ai toujours envie de dire les Actives, mais les Actives Paris... Oui,
- Speaker #1
on dit les Actives, les Actives Paris. Les Actives, c'est le nom le plus utilisé, enfin, qu'on utilise comme ça plus couramment. C'est plus court, c'est plus facilement identifiable.
- Speaker #0
Alors, raconte-nous ton parcours. Qu'est-ce qui fait que tu as créé les Actives Paris ?
- Speaker #1
Moi j'ai fait une école de mode, j'ai toujours voulu créer une marque de vêtements et il se trouve qu'en parallèle je suis assez sportive et franchement moi j'avoue que les tenues de sport elles ne duraient jamais plus de 6 mois et finalement je me suis dit entre les lavages et finalement les tenues qui se mettent à boulocher, qui perdent de l'élasticité etc. il y a vraiment quelque chose à faire et donc on a lancé les actives en 2019, début 2020 même.
- Speaker #0
Pour ceux qui ne connaissent pas les actives Paris, c'est quoi votre ADN ?
- Speaker #1
L'ADN de marque Les Actives, c'est vraiment des basiques du sportwear, conçues pour durer, des coupes simples, intemporelles, des coloris un peu différenciants les uns des autres, mais des couleurs assumées, des couleurs fortes, d'autres un peu plus sobres. Le mélange entre des tenues féminines, intemporelles dans leur design, et à la fois techniques.
- Speaker #0
Tu nous parles beaucoup de ce côté ultra confortable et de la technicité. Comment sont conçus tes vêtements aujourd'hui ?
- Speaker #1
Les tissus sont fabriqués en France, dans nos cabines en Rhône-Alpes. L'assemblage des pièces est réalisé entre le Portugal et la Tunisie, en fonction des collections. Le swimwear, par exemple, c'est plus la Tunisie. Ils sont spécialisés vraiment dans le bain. L'atelier qu'on a au Portugal, il est vraiment très spécialisé dans tout ce qui va être le sportswear. notamment c'est un type d'aiguille qui est très particulier, il y a quatre aiguilles pour vraiment garder la matière, pour qu'elle puisse s'étendre le plus possible et garder de sa forme. Et nos tissus vraiment, c'est ce qui fait aujourd'hui toute la force de nos ensembles, qui sont donc fabriqués dans notre usine française. Et vraiment, c'est des tissus qui reflètent beaucoup ce savoir-faire français, à savoir très qualitatif. Ils performent bien. autant au sport mais aussi au lavage etc ils gardent bien vraiment leur compréhension initiale donc voilà donc on en est aujourd'hui super satisfaites et c'est un peu la recette miracle de notre vie aujourd'hui tu promènes le made in france ouais c'est pas hyper compliqué c'est quoi les difficultés que tu fais face du coup alors c'est vrai que la vraie difficulté du 100% made in france c'est vraiment le côté Ça coûte cher de faire du café en France. C'est le prix, on ne va pas se le cacher, c'est le prix. C'est vrai que c'est un super bon savoir-faire, mais à la fois, on marge beaucoup moins lorsqu'on fait produire en France. Nous, on a décidé quand même de partir là-dessus sur le tissu parce qu'on sait que c'est une vraie valeur ajoutée sur nos ensembles et donc on ne veut pas la sacrifier. En revanche, pour l'assemblage et la production, ça reste une production européenne, portugale. Ils ont vraiment cette connaissance et ce savoir-faire. C'est un petit peu moins cher à produire. Ça reste quand même l'Europe. Mais voilà, nous, on souhaite quand même pouvoir proposer nos tenues à un coût le plus abordable possible à nos clientes. Mais il faut quand même qu'on puisse marger dessus et il faut pouvoir en vivre.
- Speaker #0
Cinq ans après le lancement de ta marque, quel bilan aujourd'hui t'en fais ?
- Speaker #1
Après cinq ans d'existence de marque, c'est vrai que nous, on est super heureuse de voir que les pièces plaisent. Nos clientes sont généralement séduites par nos tenues. Elles recommandent souvent derrière, ce qui est super encourageant pour nous. euh... Maintenant, c'est vrai qu'on a encore quelques petites difficultés en tant que jeune marque, à savoir vraiment faire connaître la marque à une plus grande clientèle possible. Et donc aujourd'hui, c'est vraiment ça qu'on va chercher à faire, c'est se développer encore en France, mais aussi un peu à l'étranger. Là, on commence à avoir quelques studios qui revendent nos tenues et nos ensembles un peu ailleurs en Europe, donc au Portugal, en Belgique, au Luxembourg. On a un studio à Limoise, donc on se développe petit à petit. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, ça reste une de nos plus grosses problématiques de savoir... De se faire connaître. Voilà, exactement.
- Speaker #0
Parce qu'on n'en a pas parlé, mais aujourd'hui, comment on fait pour acheter ton produit ? Il n'est que sur e-commerce ? Est-ce qu'on peut le trouver quelque part ?
- Speaker #1
Aujourd'hui, on est vendu principalement sur notre site. effectivement je dirais que lesactifarais.com merci de le rappeler c'est important c'est important de le rappeler et sinon on est vendu pas mal en studio de yoga et de pilates donc on a une trentaine de studios partenaires ce qui est génial en France tu disais un petit peu aussi j'ai compris Lille-Maurice ouais à Lille-Maurice je sais que j'ai retenu Lille-Maurice sur Aline Mouris. Et en fait, ça permet vraiment d'aller toucher directement la cliente cible, puisque les professeurs de Pilates et Yoga sont celles qui portent nos tenues à longueur de journée, qui nous font par ailleurs leur meilleur retour et qui savent super bien les vendre aussi à leurs clients, enfin, aux gens qui viennent chez elles. Et ensuite, on est vendu aussi dans quelques bouts. et concept stores soit éco-responsables ou qui ont vraiment cette notion de durabilité, soit un peu made in France, soit un peu autour du sport. Et ensuite, on est aussi présente sur des plateformes marketplace, par exemple comme la marketplace Decathlon ou d'autres marketplaces.
- Speaker #0
C'est bien qu'on le sache aussi, on peut se trouver sur marketplace. Et du coup, c'est quoi que tu prévois sur les prochaines années ? Qu'est-ce qui te ferait kiffer ? Tu voudrais développer comment ?
- Speaker #1
Sur les prochaines années, j'aimerais vraiment qu'on continue à être dans cette dynamique de se développer peut-être encore plus à l'international. ouvrir de nouveaux points de vente physiques.
- Speaker #0
Je crois qu'il y a beaucoup de salons de yoga aux Etats-Unis et tout, en Asie. Je pense que tu peux aller partout.
- Speaker #1
C'est vrai qu'en fait, nous, ce qui fait vraiment la force de nos vêtements, c'est de pouvoir les toucher, pouvoir les essayer, se rendre compte vraiment de la qualité et on ne s'en rend pas forcément compte quand c'est juste en ligne par rapport à un autre leggings lambda. Là, du coup, c'est vraiment une force, une vraie valeur ajoutée d'avoir un point de vente concret, physique, où on peut tester et essayer les vêtements. Donc ça, c'est vraiment dans les objectifs, en tout cas dans les prochaines années, et en tout cas l'année à venir.
- Speaker #0
D'abord en France, ou plutôt si tu devais ouvrir ton premier magasin ? Les deux,
- Speaker #1
les deux. Les développements se font en même temps, si possible, ça serait génial. Voilà, et peut-être à terme, ouvrir notre propre boutique. Ce n'est pas dans les projets immédiats, mais c'est vrai que ce serait chouette d'en avoir une. Oui,
- Speaker #0
parce que tu peux commencer par des corners, des shopping shops, et puis petit à petit, ouvrir quelques magasins.
- Speaker #1
Oui, ce serait le but.
- Speaker #0
Et j'ai une question, parce que du coup, tu t'es lancée en plus en plein Covid.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Bravo. Pas simple. Merci. En tant qu'entrepreneuse, c'était quoi tes plus gros défis ? Sur quoi tu as dû faire face quand tu t'es lancée ?
- Speaker #1
Un gros défi pour nous, je dirais...
- Speaker #0
Par le Covid.
- Speaker #1
Par le Covid. Un gros défi... C'est vrai que ce n'est pas facile. On se lance sur un secteur qui est quand même... assez saturé, on ne va pas se le cacher, le secteur du sportwear en général. C'est vrai qu'il faut savoir se différencier, se démarquer de ce qui existe déjà, la potentielle concurrence qui existe déjà. Donc ça, c'est un vrai défi. Il faut trouver vraiment son positionnement et ensuite communiquer bien avec ses clientes pour les fidéliser à fond. D'autres défis, la situation économique n'était peut-être pas incroyable au moment de se lancer. C'est vrai qu'il y avait aussi le confinement, donc forcément les gens étaient chez eux. Là où ça nous a un peu aidé dans ce côté-là, c'est que les gens commandaient et faisaient généralement du sport à la maison. Donc c'était chouette. Je me rappelle une veste pariètre. On avait organisé pas mal de live avec des professeurs de yoga et de pilates qui faisaient des live avec nos tenues et tout. Donc c'était assez chouette. Mais enfin...
- Speaker #0
comme on voulait à l'époque.
- Speaker #1
Voilà, entre guillemets. Mais donc voilà, ça c'était les petits défis. Et c'est vrai qu'aujourd'hui, un défi, c'est qu'on reste un tout petit acteur dans un monde où il y a quand même des grands géants de la fast fashion et qu'il faut rester compétitif. Et donc être compétitif face à des géants de la fast fashion, c'est compliqué. C'est très dur, il faut se faire une place. Mais avec les bons arguments et en allant vraiment toucher les clientes avec le message qui nous tient à cœur, c'est comme ça qu'on compte les fidéliser et petit à petit faire évoluer les modes de consommation. Le conseil que je pourrais donner aux jeunes entrepreneurs qui souhaitent se lancer dans la mode éco-responsable, c'est d'avoir bien travaillé le produit. Parce que finalement, le produit qu'ils vendent, ça va être vraiment ce qui va faire toute la force de leur marque. surtout si on cherche vraiment quelque chose d'éco-responsable, il faut que ce soit quelque chose de qualitatif, de durable et donc de vraiment bien tester le produit en amont avant de le mettre en vente pour vraiment asseoir la crédibilité de la marque et puis surtout de croire en leur projet et de ne pas baisser les bras parce que parfois c'est difficile et il faut y croire, il faut s'accrocher il faut tenir surtout quand c'est difficile et voilà, c'est tout ce que je peux leur souhaiter, beaucoup de courage
- Speaker #0
Merci beaucoup Flore, c'était C'est hyper inspirant comme parcours. moi je trouve ça ouf encore plus d'une femme oui j'ai le droit de le dire je trouve ça ouf de se lancer de créer une marque en partant de zéro je retiens que l'avenir du sportwear il est plutôt sur la durabilité sur l'éco-responsabilité et je suis sûre qu'il y a encore plein de belles années j'espère qu'on se verra un jour dans un témoignage et bah ouais avec plaisir carrément merci d'être venu merci de rester avec nous merci à tous et merci à tous d'avoir écouté cet épisode et on se retrouve bientôt pour un nouvel épisode