Speaker #0Hello et bienvenue dans Rebondir pour se reconstruire, le podcast où je te parle en toute sincérité de mon chemin de maman, d'une adolescente au-dessus, de femme entrepreneur et du même implant de transformation. Je suis Viviane Camassi, Mindset Coach et à travers chaque épisode... Je t'emmène dans les coulisses de mes rebonds, entre défis du quotidien, risques de conscience et petits victoires qui changent tout. Ici, pas de film, pas de perfection, juste la vie, la vraie, avec ses creux, ses élans et ses grandes questions. Si toi aussi tu cherches à retrouver ton équilibre, tu es exactement au bon endroit. Tu suis ce podcast régulièrement, tu sais que le prochain épisode devait être sur la gestion des émotions. Mais il s'est passé quelque chose récemment qui m'a donné envie de te parler d'autre chose aujourd'hui. Je pense que cela peut vraiment te servir et ne t'inquiète pas, l'épisode sur les émotions arrive très bientôt. Aujourd'hui, je te parle d'un message que j'ai reçu, un message qui aurait pu semer un doute. C'est un message qui, il y a quelques années, m'aurait peut-être coupé dans mon élan. Et si tu vis ce genre de moment, ce moment où un simple message, une remarque, une vidéo vient te chambouler, Je sais ce que ça peut faire. Je suis déjà passée par là. Je partage mon quotidien avec ma fille sur les réseaux. J'ai fini dessiner la mer. J'ai fini dessiner au paysage maison, voiture, soleil, fleurs, piscine. J'ai fini dessiner au centre-effet tard. D'accord. Et tu as vu des amis ? Tu as des amis ? J'ai vu des amis. Comment ils s'appellent ? Et il y a quelques jours... Quelqu'un m'a envoyé une vidéo. Une femme qui racontait que des photos de sa fille avaient été récupérées sur Internet pour être utilisées dans un but très douteux. Et la personne qui m'a envoyé ça, elle sait que je publie du contenu avec ma fille. Alors forcément, ça m'a un peu remué. Ce n'est pas tant l'histoire racontée dans la vidéo qui m'a touchée. C'est ce que cela aurait pu réveiller en moi. Cette peur qu'on envoie, qui n'est pas la tienne, mais que tu risques d'absorber. Et ce n'est pas que dans des situations comme la mienne en fait. Cela peut être Chloé qui veut ouvrir un salon de coiffure, et sa cousine Karine elle lui dit « tu as vu tout ce que ça demande ? Tu crois que tu as les épaules ? » Ou bien Malik qui veut lancer une chaîne YouTube, et son pote Thomas lui dit « franchement, tu veux vraiment t'exposer comme ça ? » Ce sont des petites phrases qui viennent poser une ombre sur notre lumière. Alors aujourd'hui... on va parler de ça, de projection, de peur, de recentrage et surtout de comment tu peux avancer en restant à l'écoute de ton cap à toi. Parfois, les gens qui nous envoient leurs inquiétudes ne veulent pas faire de mal, ils pensent même qu'ils nous aident. Mais ce qu'ils font, sans le savoir, c'est poser leur valise dans notre salon et nous dire comment gérer notre maison, comment la ranger. et là Je vais être très claire, si tu viens chez moi, que tu poses ta valise au milieu de mon salon, et qu'en plus tu me dis comment je dois ranger mes étagères, il y a un problème. Parce que chez moi, c'est moi qui décide de l'agencement. Tu peux venir, tu peux boire un thé, mais pour réorganiser l'intérieur, ah ouais, non merci, tu peux repartir avec ta valise. Et si tu n'as pas de sac, je t'en prête un. bagues, glacières, valises à roulettes, ce que tu veux, mais pas dans mon espace. Le cerveau, lui, il adore capter ce genre de signaux. Il a ce que l'on appelle des neurones miroirs. Je ne sais pas si tu en as déjà entendu parler. Ces neurones qui nous font ressentir ce que l'autre sent. Et on attrape la peur comme on attraperait un rhume. Et entre nous, je t'aime beaucoup. Mais entre avoir les narines dégagées ou respirer la peur des autres, j'ai fait mon choix. Je préfère pouvoir inspirer librement. Merci. Et tu sais, ce que je faisais avant, dans ces moments-là, je rassemblais tout ça dans ma tête et je tournais en boucle. Je ruminais en fait. Et la rumination, c'est le spécialiste, un vrai saboteur. Ça active les circuits de stress et ça met le cortex préfrontal, tu sais, la partie de ton cerveau qui t'aide à prendre du recul. complètement à l'arrêt. Le résultat, c'est que tu n'as plus de lucidité, juste des peurs qui tournent quand la manège s'enflamme. Et tu poursuis avec ces biais cognitifs qui viennent souvent quand quelqu'un projette quelque chose. Il y a des phrases typiques qui ressortent dans ces moments-là, comme « Pourquoi moi ? » Ça, c'est le biais de justice. Tu penses que si quelque chose de dur arrive, c'est que tu l'as peut-être mérité. Ou « Je ne peux plus faire confiance à personne. » Et là, on est dans la généralisation excessive. Tu prends un cas et tu le transformes en règle générale. Le cerveau, il adore ça. Il pense te protéger, mais en fait, il t'enferme. Quand j'ai commencé à partager mon quotidien avec ma fille, j'ai entendu plein de petites phrases. Moi, je n'aurais jamais osé. « Tu penses que c'est bien pour elle ? » Et à l'époque, cela me blessait. Je doutais, je reminais. Je pensais que j'étais en train d'exposer ma fille, alors que moi, je voulais juste la représenter. Mais à un moment, je me suis demandé « Pourquoi tu fais ça ? » Pourquoi tu laisses les autres te faire douter de ce que tu sais être profondément juste ? Et là, j'ai commencé à shifter en fait. À comprendre, j'ai commencé à comprendre que je pouvais écouter sans absorber. Pas comme une éponge en fait. Mon pourquoi, il représente mon GPS. Et quand quelqu'un me dit, tu es sûr que tu veux aller par là ? Du coup, je regarde mon GPS, mon GPS, il me montre le bon chemin. Et comme le dit Rick Hansen dans Le cerveau de Bouddha, notre cerveau, il est câblé pour retenir le danger plus que le positif. Et c'est ce qu'il appelle le biais de négativité. Alors quand quelqu'un projette une peur, notre cerveau, qu'est-ce qu'il fait ? Il s'emballe. Mais ce n'est pas parce qu'il s'emballe qu'il a raison. Et puis, il y a cette autre lecture qui est très simple mais puissante de Don Miguel Ruiz, dans les quatre accords Toltec, il dit « ne prends rien personnellement » . Et ça, je l'ai intégré profondément. Alors, les quatre accords Toltec, c'est mon livre de chevet, c'est pour ça que je t'en parle aujourd'hui. Si tu veux, ce genre de moment où tu sens que ton mental s'emballe, il y a des choses simples que tu peux faire pour reprendre ton cas. Tu peux écrire ce que tu ressens, c'est ce qu'on appelle une décharge cognitive. Mettre tes pensées sur papier, ça les sort de la boucle interne, ça donne de l'ordre là où il y a du bruit. Et comme Rick Hansen l'explique dans Le cerveau qui dit oui, plus tu réactives les circuits calmes, plus tu entraînes ton cerveau à dire oui à la vie, au lieu de rester en mode alerte rouge. Tu peux aussi utiliser une technique que j'aime beaucoup, qu'on appelle la méthode RAIN. R comme reconnaître ce que tu ressens. Ah, comme accepter que c'est là. Sans te juger, I comme investiguer, qu'est-ce que cette peur, elle essaye de me dire. Et N comme non-identification, ce n'est pas parce que tu as peur que tu es cette peur. Et puis, tu peux te dire, cette histoire, c'est un chapitre, pas tout le livre. Là, dans ce moment-là, on est dans du recadrage cognitif, tu reprends la narration. Et puis, tu peux aussi respirer. La cohérence cardiaque, ce n'est pas juste une mode, c'est une vraie technique de régulation du système nerveux autonome. Tu respires doucement, 4 secondes d'inspiration, 6 secondes d'expiration, et ton corps va passer en mode paix intérieure. Alors maintenant, si tu le peux, je t'invite à prendre un petit moment pour toi, un moment juste pour respirer, ressentir et te recentrer. Ferme les yeux et imagine. Tu marches dans un paysage qui te fait du bien, peut-être une forêt fraîche où la lumière traverse les feuillages comme des gouttes d'or, ou une plage paisible avec le soleil bas à l'horizon et le bruit régulier des vagues, ou un sentier en terre battue, bordé de fleurs, baigné de lumière douce. il y a une brise légère sur ton visage une de sème qui caresse sans déranger tu entends au loin le chant d'un oiseau toujours le même comme une présence discrète fidèle c'est ton moment ton décor ton monde intérieur tu avances à ton rythme tes pas sont sûrs Le sol est stable sous tes pieds. Et à chaque pas, Tu ressens que tu es exactement là où tu dois être. Sur ton dos, tu portes un sac léger. À l'intérieur, il y a ton pourquoi, ton intention profonde. Ce feu calme, mais solide qui t'habite. C'est ton moteur. Et là, autour de toi, il y a peut-être des voix, des visages familiers. Il y a ta sœur qui te dit, tu sais. Moi, à ta place, je ne me serais pas lancée. Ton collègue, avec son regard bisceptique, bien qu'il est, tu crois vraiment que tu peux vivre de ça ? Ta voisine, elle est gentille, mais un peu trop directe. Tu ne penses pas que tu t'exposes un peu trop là ? Une amie bien intentionnée. C'est juste que je veux te protéger. Et puis, un peu plus loin, tu entends ton père ou ta mère. Cette phrase que tu as déjà entendue cent fois. Sois raisonnable, choisis la sécurité. Au loin, un ancien prof, dans ta tête encore. Ce n'est pas pour toi, tu sais, il faut être réaliste. Ou peut-être même un ou une ex qui t'a dit un jour « Tu rêves trop, tu te fais des films, tu les entends, tu les reconnais, mais tu continues de marcher parce que toi, tu as ta boussole intérieure. » elle t'indique ton cap elle te rappelle que tu n'es pas perdu tu es juste en chemin le tien prends maintenant une grande inspiration quatre secondes pour inspirer Quatre secondes pour expirer et répète doucement dans ta tête ou à voix haute « Je suis chez moi, dans mon chemin, la peur des autres n'est pas la mienne » . Encore une fois « Je suis chez moi, dans mon chemin, la peur des autres n'est pas la mienne » . Et quand tu es prête, tu peux ouvrir les yeux. Garde cette image en toi. Ce lieu, ce chemin, ce cap, c'est ta maison intérieure. Tu peux y revenir quand tu veux. Peut-être que tu t'es reconnue dans l'autre posture, comme Patricia, la maman inquiète, comme Julien, l'ami un peu jaloux. Comme Nora, la collègue protectrice. Tu penses aider, mais parfois, tu poses une peur là où l'autre avait mis une envie. Et je pense à ce moment où mon fils m'a dit qu'il voulait partir faire ses études dans l'Hexagone. Alors, il venait à peine d'avoir 18 ans. Ça me rappelle une chanson, n'est-ce pas ? Dalida, je l'aimais beaucoup. Je n'ai jamais encore écouté ses chansons. J'aurais pu lui dire d'attendre. de rester encore un peu. Il venait d'avoir 18 ans. Bon, je vais arrêter de chanter. Allez, on revient sur notre sujet. J'aurais pu lui dire d'attendre, de rester encore un peu, mais j'ai choisi de l'accompagner, pas de le retenir en fait. Et pour aider Choupi, sa petite sœur autiste, à comprendre cette séparation, je l'ai emmenée avec moi faire le voyage pour qu'elle matérialise l'absence de son frère, qu'elle vive le départ. Mais ça, ce serait peut-être pour un autre épisode, si ça t'intéresse, tu me le dis. Il y a une idée que j'adore dans Indestructible de Nassim Taleb. Les choses qui résistent au chaos deviennent plus fortes grâce à lui. C'est ça l'anti-fragilité. Tu ne veux pas juste rester intact malgré les tempêtes, tu veux apprendre à grandir avec, à en sortir avec un cadre encore plus clair. S'il y a une seule chose que tu dois retenir de ce podcast, c'est ça. Tu n'es pas obligé de faire de la place dans ta vie pour toutes les peurs qu'on t'envoie. Tu peux dire merci sans dire oui. Tu peux continuer ton chemin sans t'excuser d'avoir envie. Et surtout, tu peux revenir à toi. Les autres parlent depuis leur histoire, mais toi, tu écoutes ton cœur, pas leur trajectoire. Alors si cet épisode t'a parlé, N'hésite pas à les noter, de commenter ou de partager à quelqu'un qui en aura besoin. Et si tu veux que je développe certaines parties ou que je te raconte l'histoire de flou, tu peux me le dire, je lirai tout. Et moi, je te retrouve très bientôt pour l'épisode sur la gestion des émotions. Promis.