- Speaker #0
bonjour angèle bienvenue merci dans un épisode un peu spécial je t'avais contacté il ya quelques temps en disant mais ce serait super cool que tu apparaisses dans le podcast pour proxité qui est l'association que tu représentes aujourd'hui Et je t'ai rappelé après en disant que ce serait super cool que tu viennes participer au podcast et qu'en plus on participe au podcaston. Est-ce que tu connaissais ? Est-ce que tu en avais déjà entendu parler ?
- Speaker #1
Non, je ne connaissais pas avant que tu m'en parles.
- Speaker #0
Alors le podcaston, du coup, c'est une asso qui gère ça aussi, qui regroupe en fait en une semaine plein de podcasts avec comme consigne de traiter d'une association, d'une ONG ou du moins quelque chose avec un but altruiste pour mettre en valeur justement cet organisme. Donc on a choisi là de le faire ensemble et je suis super content que tu aies répondu positivement. Podcaston, c'est la troisième édition, c'est assez récent, pour ça peut-être que tu ne connais pas encore. A partir de maintenant, tu connaîtras et tu pourras en parler. Et c'est un peu spécial parce que cette année, le podcaston a décidé de s'ouvrir à l'international, là où avant c'était français uniquement. Et du coup, ils sont passés de, de mémoire, 400, 500 participants l'an dernier à actuellement plus de 1600 inscrits. Ce qui est super cool. Donc il permet de mettre en avant 1600 organismes. de cette façon-là. Voilà. Merci à vous de nous suivre. Et puis, on est parti. Yes. Donc, Angèle, Proxité, c'est quoi ?
- Speaker #1
Alors, Proxité, c'est l'association pour laquelle je travaille. Donc, c'est une association nationale qui existe depuis 23 ans et qui a pour vocation d'accompagner les jeunes, des jeunes qui ont un peu moins d'opportunités, vers leur réussite scolaire, leur orientation choisie et pas subie. et leur insertion professionnelle durable.
- Speaker #0
Ok. Donc, des jeunes qui se cherchent un petit peu, qui ne savent pas forcément dans quelle filière aller, votre but, ça va être de venir les aider à faire les bons choix, ou du moins les choix qui vont correspondre à leur valeur, correspondre à eux et à ce qui leur fera du bien, ou du moins qui leur permettra de s'épanouir.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. En fait, sur le profil des jeunes qu'on accompagne, c'est des jeunes de la sixième jusqu'au premier pas dans le monde professionnel. des collégiens, des lycéens, des étudiants, des jeunes en reconversion, des jeunes qui effectivement se cherchent un peu. Et souvent quand on est jeune, on a quand même pas mal d'injonctions, parfois on a l'impression qu'on n'est pas capable d'eux, on manque de confiance en soi. Et donc nous, notre but, c'est d'accompagner ces jeunes-là et leur dire, voilà, t'es capable de faire ça, tu peux arriver là où t'as envie, parce qu'on sait... qu'il y a une inégalité des chances. On ne part pas tous du même endroit dans la vie, malheureusement, selon le quartier où on habite, son genre, le milieu socioprofessionnel de ses parents. Et donc, on essaye de rétablir un petit peu ça.
- Speaker #0
L'UET contre les stéréotypes.
- Speaker #1
Oui, et contre l'inégalité des chances.
- Speaker #0
L'idée, c'est de dire, même si tu viens d'un quartier prioritaire, même si tu es une femme, même si tu as eu un parcours avant qui était différent, aujourd'hui, tu peux quand même faire ce que tu veux. Parce qu'il existe des moyens qui te permettent d'aller là où tu en as envie et de t'épanouir. Et ce n'est pas parce que tu as ce parcours-là et parce que tu es venu au monde dans ces conditions-ci, entre guillemets, que tu es forcément cantonné à faire quelque chose qui ne te plaira jamais.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Et donc, pour faire ça, nous, on met en lien ces jeunes avec des mentors. Avant, on appelait ça plutôt du parrainage. Maintenant, on appelle plutôt ça du mentorat individuel. Donc c'est des bénévoles, des mentors actifs dans le monde du travail qui viennent accompagner ces jeunes sur les sujets scolarité, orientation et insertion pro. Et donc qui les accompagnent, qui les encouragent dans cet espace individuel. Et voilà, pour discuter, répondre aux questions, booster un peu leur motivation, leur confiance en eux.
- Speaker #0
Ok, donc je suis jeune, j'ai... pas moi ! Donc, si j'ai bien compris, de début d'adolescence jusqu'à jeune adulte. Oui, c'est ça. Je ne suis pas très sûr de ce que je veux faire. Ou alors, j'ai l'impression de... J'aimerais faire des trucs, mais je ne suis pas sûr que ce soit fait pour moi. Je peux contacter Proxité. Proxité va me mettre en relation avec un adulte en activité qui va m'être rattaché. On va avoir une relation un peu privilégiée ensemble, c'est ça ? pour que lui puisse me rebooster, me dire que si en fait je peux le faire, il y a des moyens qui me permettent de le faire, à travers quel... dispositif, comment ça va se passer en fait ? Tu me donnes les coordonnées de mon parent, de mon mentor, qu'est-ce que je fais ?
- Speaker #1
Pour te faire un peu tout le process, nous on rencontre chaque jeune individuellement, tout comme on rencontre chaque mentor individuellement. On vérifie un peu que le jeune est motivé, c'est le seul critère qu'on a chez Proxipé. Donc ça c'est hyper chouette. Et on fait le point sur le parcours du jeune, où il en est, où il veut aller, ses objectifs à lui. C'est assez chouette, il y a certains jeunes qui nous le disent, c'est vraiment, nous on s'adapte à 100% à eux et on fait vraiment à la carte. Donc ça c'est chouette.
- Speaker #0
Et ce qui s'éloigne pas mal du modèle scolaire aujourd'hui en place, où on est plutôt sur une uniformité du fonctionnement et parfois les personnes avec un besoin particulier ou avec une méthode de fonctionnement un peu différente se sentent mis à l'écart. Vous, votre idée c'est d'aller chercher ces personnes-là et leur dire, maintenant on va faire à ta façon.
- Speaker #1
Ouais, c'est un peu ça en fait, de leur proposer cet espace individuel. rien qu'à eux, avec une personne de l'extérieur qui est bénévole, qui n'est pas payée pour les accompagner, qui fait ça parce que la personne a envie. Et qui n'est ni prof, ni éduc, ni psy, ni coach. Vraiment un autre adulte référent pour accompagner le ou la jeune. Et donc, quand on rencontre les jeunes, on fait le point sur leur situation, on procède à l'inscription. Et puis ensuite... Après quelques semaines, on fait un matching. Donc on leur propose un profil de mentor qui correspond bien selon leurs objectifs à eux, les appétences des mentors, les situations de chacun et ce qui les arrange. Et après, on organise la rencontre. Nous, on est vraiment là pour faciliter tout ça. Donc, proposer des jeux pour apprendre à se connaître, poser un peu les objectifs et lancer les binômes. Donc voilà, avant ça, bien sûr, on aura proposé aux jeunes le profil du mentor et vice versa. Et après, les séances commencent, donc les binômes peuvent se voir soit sur le lieu de travail du mentor, ça permet aux jeunes de voir un peu le monde de l'entreprise, et au mentor d'avoir aussi un engagement calé sur sa situation pro-perso. Ou alors il y a des binômes qui se voient dans des médiathèques, qui se voient en visio, il y en a qui se voient dans nos locaux, voilà, c'est vraiment hyper varié encore une fois à la carte. Et donc les binômes se voient entre eux. Une fois par semaine et une fois par mois. Pareil, selon leur dispo, leurs besoins. Et pendant à peu près une année scolaire. D'accord. On essaye de faire une année scolaire. Il y a des binômes qui durent même plus longtemps. C'est vraiment tant que le jeune a besoin d'être accompagné, il est le bienvenu.
- Speaker #0
Ok. Il y a un truc qui est super bien dans ce que tu viens d'expliquer, je trouve. Enfin, il y a plein de choses qui sont super bien. Mais il y a quelque chose qui m'a un peu interpellé aussi et que je trouve très cool, c'est que mon binôme, il ne m'est pas imposé. C'est-à-dire qu'en fait... vous êtes un peu des chasseurs de tête, et vous lui dites, par rapport à ce jeune-là qui me dit qu'il aimerait peut-être travailler dans le monde de l'art, j'ai peut-être un binôme qui a une affinité avec ça, ou qui, dans sa carrière professionnelle, a été amené à toucher ce secteur-là. Tu me dis si j'ai bien compris. Et du coup, tu vas dire, tiens, je peux te présenter Jean-Philippe, qui a une asso qui traite de ça, ou qui a travaillé là-dedans, ou qui travaille avec des personnes qui sont dans ce secteur-là. Et du coup... Ça pourrait être intéressant parce que déjà, vos façons de travailler ou vos personnalités sont compatibles. Mais en plus, il va pouvoir t'aider justement sur cette attente-là que tu as par rapport à tes souhaits de vie ou tes souhaits de travail, etc. Parce que c'est une personne qui connaît ça. C'est un peu un expert de ce secteur-là. Et du coup, on va te présenter la bonne personne. C'est ça ?
- Speaker #1
Alors oui et non. En fait, on ne fait pas forcément de matching métier. D'accord. Parce qu'on n'a pas forcément les mêmes profils et les mêmes secteurs. Selon l'âge du jeune aussi, ses besoins, ses envies de futur professionnel peuvent changer. Et si on a un jeune qui veut être grutier, on n'a pas forcément de bénévole grutier, par exemple.
- Speaker #0
Oui, puis peut-être qu'il va tester et va se dire en fait, non, j'aime pas, c'est nul, je veux faire autre chose. Et là, l'idée, c'est pas de rechanger le mentor.
- Speaker #1
Exactement. C'est pour ça et c'est hyper chouette aussi pour les mentors de s'intéresser à un domaine qu'ils ne connaissaient pas forcément. Donc c'est pour ça, quand ça a vraiment du sens, par exemple pour des jeunes aussi près d'être diplômés, qui ont besoin de réseau, quand on peut, on fait ce match in métier, mais c'est vraiment pas toujours le cas et majoritairement c'est pas forcément le cas. Par contre, tu as tout à fait raison sur la question personnalité et appétence, c'est ce que j'adore dans mon métier, c'est que c'est aussi beaucoup d'humains et c'est de se dire, je pense que la personnalité du jeune, elle peut vraiment bien matcher avec celle du mentor. Et après, on les voit se rencontrer, parfois, très souvent, même, il y a un peu la magie qui opère et c'est parti, donc c'est hyper chouette.
- Speaker #0
Ok. Toi, du coup, tu es salariée de Proxité dans l'agence de Valenciennes, en l'occurrence. Ça fait combien de temps ?
- Speaker #1
Ça fait un an et demi. En fait, j'ai été recrutée pour créer cette antenne-là. Historiquement, sur le territoire, on accompagnait déjà des jeunes, mais uniquement en visio. Des jeunes plutôt collégiens de l'aide sociale à l'enfance, placés en foyer ou en famille d'accueil, qui étaient mentorés en visio. Donc, les jeunes de Saint-Amand, de Lourches, un peu éloignés aussi de Valenciennes. Et on s'est dit, bon ben... Let's go, il y a un besoin sur l'UTL.
- Speaker #0
J'ai pris compte qu'il y avait régulièrement des jeunes du secteur du Valencienot et je me suis dit que ce serait peut-être bien d'avoir un interlocuteur physique qui puisse justement faire cette passerelle de la prospection aussi peut-être dans une mesure. Est-ce que c'est une part de ton travail aussi d'aller présenter ce qui est proxité et d'aller faire découvrir aux jeunes parce que peut-être qu'il y a plein de jeunes qui pourraient correspondre aux cases de proxité ou du moins avoir un besoin ? auxquels Proxité pourrait répondre, mais qui ne savent absolument pas que vous existiez. Oui,
- Speaker #1
complètement. En fait, dans mon métier de responsable de mentorat, il y a plusieurs aspects. Il y a vraiment ce côté aller présenter Proxité aux jeunes et aux entreprises, puisque notre but, c'est de faire du lien entre les jeunes et le monde du travail aussi, de faciliter ce changement-là. Et donc, il y a cette présentation aux jeunes, aux potentiels bénévoles. la rencontre individuelle des jeunes, des mentors, le matching, la mise en relation, l'accompagnement de binômes, les bilans. Donc il y a tous ces aspects-là. Mais effectivement, c'est vrai qu'à Valenciennes, comme c'est un territoire aussi qu'on vient de créer et qui se développe, il y a aussi cette partie un peu prospection, comme tu dis, de développement, où il faut aller chercher des nouveaux prescripteurs, donc des établissements scolaires, des associations, des maisons de quartier, des centres sociaux. Et puis des entreprises partenaires pour faire parler de l'activité.
- Speaker #0
Toi, ton objectif, c'est de trouver au moins un pour un, c'est-à-dire au moins un adulte à chaque fois que tu trouves un jeune, et même plus parce qu'il faut réussir ce matching, et peut-être que celui que tu as trouvé ne va pas correspondre à la personne qui est en face, mais tu as autant de recrutement, avec des guillemets, et tu as autant de recrutement à faire chez des jeunes que chez des adultes au final. Oui, tout à fait. Parce que... J'imagine, tu disais, c'est bénévole quand on est mentor dans Proxité. On ne peut peut-être pas se permettre d'avoir 12 jeunes à suivre, parce que déjà, ça doit prendre du temps de faire les échanges, ça doit prendre du temps aussi de se renseigner, parce que parfois, j'imagine, le boulot aussi du mentor, c'est si le jeune m'a posé une question, qu'il n'arrive pas à trouver une réponse sur quelque chose, peut-être qu'avec mes contacts, avec mon expérience, j'arriverai à trouver l'information, mais ça va me prendre du temps aussi peut-être d'aller la chercher. Donc l'idée, c'est que... Est-ce que c'est un mentor, un jeune forcément ? Ou il t'arrive d'avoir des mentors qui ont deux, trois jeunes peut-être à suivre ?
- Speaker #1
Non, souvent, c'est vraiment un mentor pour un jeune chez Proxité. Pour plusieurs raisons. Déjà parce que nos mentors sont des actifs dans le monde du travail. Donc ça prend quand même, comme tu dis, du temps de faire les séances.
- Speaker #0
Il y a souvent un côté à gérer minimum.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Ça dépend. On a tout profil de mentors. Il y en a qui sont indépendants, il y en a qui sont... agents publics, commerçants, plein de types de profils et c'est génial. Donc effectivement ça prend un petit peu de temps. Et donc aussi la deuxième raison c'est que c'est une relation assez privilégiée comme on disait tout à l'heure, un lien de confiance qui se crée et qui se développe. Chez nous en tout cas c'est un jeune, un mentor. Et c'est vraiment tout l'art aussi du métier de responsable de mentorat c'est de d'être vraiment à l'équilibre, voire même, ce qui est plus confortable je trouve, c'est d'avoir un peu plus de mentors en attente que de jeunes. Comme ça, dès que des jeunes arrivent, tac, on les match et les binômes se lancent.
- Speaker #0
L'idée, c'est que le mentor ait potentiellement une file d'attente, mais d'éviter que le jeune en ait une. Parce que s'il a un besoin, si tu lui dis, on va te trouver quelqu'un, mais dans peut-être 6 ou 8 mois, c'est long pour lui parce qu'il reste sur ses questionnements et il est peut-être dans un cursus scolaire qui fait qu'il faut que sa décision la prenne avant. je sais pas, mars, mai peut-être, parce que il y a admission post-bac ou j'en sais rien. Donc l'idée, c'est que le jeune puisse trouver tout de suite quelqu'un. Et pour ça, il faut peut-être, pour que ce soit la bonne personne et qu'il y ait vraiment cette magie, comme tu disais tout à l'heure, entre les deux personnes, il faut peut-être que tu aies un choix de 3, 4, 5 personnes différentes pour trouver la meilleure personne qui lui corresponde.
- Speaker #1
Ouais, effectivement, ça c'est le plus confortable. Et dans les matchings, on prend aussi en compte la situation du jeune. Un jeune, par exemple, en terminale, et si on est déjà en milieu d'année scolaire, on a... Forcément, on va essayer de le matcher un peu plus vite qu'un autre jeune. Souvent, je dis aux jeunes qu'on essaye de le faire dans les prochaines semaines parce que voilà, c'est aussi un matching de qualité, on essaye de prendre le temps.
- Speaker #0
Tu ne vas pas dire « c'est bon, vas-y, je t'envoie Jean-Philippe qui a fait notre accompagnement là et qui vient de le terminer et vas-y, on le fait cet après-midi » . Il faut que tu connaisses un peu la personne. pour pouvoir trouver la bonne âme soeur, entre guillemets.
- Speaker #1
C'est ça. Ouais, ouais, on essaye de faire maximum un mois avant de pouvoir faire un matching. Et voilà, on prend vraiment en compte la situation du jeune.
- Speaker #0
Très bien. Donc, tu me disais tout à l'heure, les jeunes, le seul critère, c'est qu'ils soient motivés et qu'ils aient envie. Parce que le but, ce n'est pas d'abandonner au bout de deux semaines en disant, oh, vas-y, ils me saoulent, ils m'envoyaient tout le temps des textos et machin. Pour les adultes, c'est quoi le critère ?
- Speaker #1
Alors, il y a aussi la motivation, forcément. Oui,
- Speaker #0
parce que ça va dans les deux sens.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. C'est un engagement quand même moyen-long terme qui prend un peu de temps, mais comme je disais, on s'adapte aussi vraiment à la situation du bénévole, ses appétences, ses envies d'accompagnement, ses dispos, les lieux qu'il préfère ou la visio. Et après, dans l'inscription, forcément, c'est adhérer au cadre d'engagement proxité. Donc, il y a des règles d'engagement. Et puis côté légal, on demande aux mentors de voir leur pièce d'identité en extrait de casier judiciaire. Puisqu'on est dans l'accompagnement de jeunes.
- Speaker #0
Oui, il y a de la protection à faire aussi. Vous êtes responsable dans une mesure de la personne que vous allez présenter aux jeunes. Donc c'est un mal, complètement.
- Speaker #1
Voilà, donc on vérifie bien la posture du mentor. Voir s'il est bien OK dans cette posture qui est quand même...
- Speaker #0
Avec les valeurs de proximité.
- Speaker #1
Exactement. Dans tous les cas, on a une formation d'accueil des mentors. qu'on propose en visio ou en présentiel et qui durent deux heures, un soir, en semaine après le boulot pour les mentors. Et même des formations complémentaires après en visio sur plein de sujets, l'aide sociale à l'enfance, l'interculturalité, la psychologie du jeune. Donc nos mentors, ils peuvent aussi se former à ces sujets-là et on fait aussi partie d'un collectif mentorat. En fait, il y a des dizaines d'associations et de structures en France. je crois qu'on est presque 80 maintenant, qui font du mentorat et qui se sont réunis sous ce collectif. Et voilà, c'est quand même un mouvement qui prend pas mal d'ampleur. Là, au mois de janvier, c'était le mois du mentorat. Et donc, on a pu proposer à nos mentors qui remplissaient certains critères d'avoir un badge. Je suis mentor. Donc voilà, on reconnaît aussi leur engagement et toutes les compétences qu'ils développent en étant mentor. La pédagogie, la patience, l'écoute active. Il y a plein de... L'ouverture, c'est hyper chouette. Et les mentors apportent aux jeunes, mais les jeunes apportent aussi beaucoup aux mentors.
- Speaker #0
C'était une de mes questions, justement. Parce que là, ça fait un an et demi, tu me dis, donc au début, forcément, il fallait trouver les premières personnes. Mais j'imagine que tu arrives dans une période où tu commences à avoir des premiers accompagnements qui se terminent. Parce que tu sais, c'est à peu près six mois, un an, c'est ça, l'accompagnement, quelque chose comme ça. Donc là, tu dois avoir des premiers accompagnements qui se terminent. Le jeune, on le souhaite du moins, il voit plus clair. et à avancer un petit peu dans son parcours. Qu'est-ce qu'en retire en général, ou du moins ce qu'ils te disent, les mentors ? Quelles sont les choses sur lesquelles ils se sont sentis grandir à travers cet accompagnement ?
- Speaker #1
Il y en a pas mal. Comme je le disais, ils sentent que les jeunes leur apportent plein de choses. C'est une relation privilégiée avec une personne qu'on n'aurait pas forcément rencontrée dans un autre cadre. Et en fait, nous, on leur propose aussi des bilans. Donc tous ensemble, on se pose et on revoit les objectifs. Et surtout, on valorise à fond le ou la jeune et le ou la mentor. Et c'est des moments aussi où ils se rendent compte qu'ils sont utiles aux jeunes. Parce que des fois, pendant les séances, les jeunes ne verbalisent pas tout le temps. « Ah ben là, tu m'aides beaucoup, merci. » Mais pendant les bilans, je pense à des jeunes qui disent « Ah ben moi, j'ai eu 7 sur 10 à mon DM en maths grâce à toi, merci. » Donc aussi grâce aux bilans, ils se rendent compte que... que ça marche. Je pense à un autre mentor, Mathieu, qui accompagne un jeune et qui a trouvé son emploi dans un garage et ça se passe super bien. Il est hyper fier aussi du jeune qui l'a accompagné.
- Speaker #0
Ok. Et il est un garagiste maintenant en plus.
- Speaker #1
C'est ça. Super pratique.
- Speaker #0
Tu t'occupes de l'antenne de Valenciennes. Des autres antennes, il y en a où ? Est-ce que c'est... Est-ce que c'est national, Proxité ?
- Speaker #1
Alors, c'est national. On est dans plus de 30 villes. En France,
- Speaker #0
en France. En fait, si, il y a des personnes qui s'écoutent dans d'autres pays francophones. Et du coup, en France, Proxité est...
- Speaker #1
En France métropolitaine, on est présent à Toulouse, Bordeaux, Lyon, Rennes, Nantes. Beaucoup en Ile-de-France, parce qu'en fait, Proxité a été créée au cœur d'un quartier à Saint-Denis, en 93. Voilà. Et dans le nord, on est à... À Lille, Roubaix, Dunkerque, Villeneuve d'Ascq et Valenciennes.
- Speaker #0
Super. Je suis mentor ou je suis jeune. Ça m'a donné super envie ce que tu dis. Comment je contacte Proxité ? Comment je peux donner ma candidature pour être mentor ou jeune accompagné parce que je sens que j'ai un besoin ?
- Speaker #1
Le plus simple selon le lieu où tu habites, c'est le site internet de Proxité, proxité.com. Dessus, il y a plein d'infos.
- Speaker #0
On mettra dans la description.
- Speaker #1
Super. Il y a toutes les infos dessus avec la carte de nos antennes. Et donc, il y a deux boutons, devenir mentor, devenir mentoré. Et donc, c'est super simple de prendre contact avec nous. Et après, il y a un ou une responsable de mentorat qui prend contact avec le potentiel jeune ou le potentiel mentor.
- Speaker #0
Ça marche. Et là, du coup, on voit si mon profil correspond. Et à peu près, tu me dis, si je suis jeune, dans l'idéal, dans le mois, on essaye de me proposer un profil qui pourrait correspondre. je vois si effectivement je me sens en l'aise avec la personne comme tu me l'as présenté et si ça match c'est cool ça démarre et puis et puis on m'aide et si je suis mentor j'attends peut-être un petit peu plus le temps qu'il ya un jeune qui soit compatible entre guillemets avec avec ma personnalité et après tu me dis voilà il ya ce jeune là est ce que le profil te correspond et ça c'est important aussi assez vous demandez aux deux si le matching se fait sur le papier avec la présentation vous en faites et après on se rencontre on commence à discuter et on avance, on fait les échanges au fur et à mesure. Et toi du coup, Angèle, qu'est-ce qui t'a amené à faire ça ? Comment est-ce que toi tu as entendu parler de Proxité ? Qu'est-ce qui t'a amené en fait à répondre aujourd'hui à ce poste et à cette offre ?
- Speaker #1
Alors, moi en toute transparence, je ne connaissais pas le mentorat avant d'intégrer Proxité. Et c'est souvent ce que je dis aux gens, en fait, c'est pas très connu pour l'instant du grand public, même si vraiment ça se développe beaucoup. Donc moi, à la base, j'ai fait une licence de commerce internationale, donc rien à voir.
- Speaker #0
Ouais, on est plutôt loin.
- Speaker #1
Et ça manquait un peu de sens. Au bout de deux années, j'aimais bien l'école, mais voilà, il manquait un peu de sens. Donc j'ai fait des stages dans une fondation. Après, j'ai fait un service civique dans une association. sur la métropole de Lille et puis un master en gestion de projet. Après, j'ai voyagé un an et puis après, je suis revenue à Valenciennes où j'ai fait mon collège lycée. Et j'étais trop contente de trouver ce poste en me disant, je connais un petit peu le territoire, les établissements scolaires et c'est trop chouette de porter le message de l'association sur ce territoire que je connais.
- Speaker #0
C'est les valeurs vraiment qui t'ont incité à revenir là-dessus, même si tes études, tu les avais démarrées avec quelque chose de beaucoup plus commercial. Du coup, un peu aux antipodes de ce que fait Proxité, t'as voulu rejoindre Proxité parce que pour toi, ça a été porteur de sens et que ça correspondait à ta personnalité, c'est ça ?
- Speaker #1
Ouais, tout à fait.
- Speaker #0
Ok, super. Merci beaucoup.
- Speaker #1
Merci à toi.
- Speaker #0
C'était hyper intéressant, ça a permis de connaître Proxité, moi-même de connaître un peu plus, parce qu'on en avait parlé rapidement, mais ça me permet de comprendre un peu mieux ce que fait Proxité, comment vous le faites. Je trouve ça vachement bien, c'est super cool ce que vous faites, à la fois pour les jeunes, et puis je pense aussi... pour les mentors qui grandissent au cours de ces accompagnements. Merci beaucoup de le faire pour eux. Merci beaucoup d'avoir répondu favorablement pour ce podcast. J'espère qu'à travers le podcast, à travers le podcaston, ça donnera un peu de visibilité à Proxité. Et si tu as des coups de fil, j'en serais ravi, ou d'autres de tes collègues ailleurs ont des coups de fil, j'en serais ravi. Merci beaucoup en tout cas. Merci à vous de nous avoir écoutés, de nous avoir suivis. Comme d'habitude, n'hésitez pas à vous abonner, à commenter. Donc là, c'est un épisode un peu particulier, qui sont en plus des épisodes traditionnels. Du coup, on donne à Léo, qui est là-bas, un peu plus de travail. Il est ravi. Non, il est très content. Et quand on a eu la sollicitation pour le podcaston, ça a été avec un grand plaisir qu'on a dit oui. Merci beaucoup, Angèle et Proxité, de faire ce que vous faites. Et à très bientôt.
- Speaker #1
Merci à vous. À bientôt. À bientôt.
- Speaker #0
Merci.