Episode 2 : Appauvries cover
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Regarde Moi Bien

Episode 2 : Appauvries

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17min |31/03/2021
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17min |31/03/2021
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Description

Episode 2 : Appauvries

Selon un récent rapport des Nations unies, la crise du Covid-19 devrait augmenter considérablement le taux de pauvreté des femmes. D’ici l’an prochain, 47 millions de femmes supplémentaires sombreraient dans l’extrême pauvreté. Selon ce même rapport, il faudra sans doute attendre 2030 pour revenir aux niveaux d’avant la pandémie.

Plusieurs éléments défavorables aux femmes se conjuguent : le renforcement de la part du travail domestique non rémunéré dans l’organisation de leur journée depuis un an, qui a fait l’objet de l’épisode premier du podcast, rend plus incertain le retour des femmes au travail. 

Aussi, le risque de perdre leur emploi est quasiment 2 fois plus important pour les femmes que pour les hommes du fait de la surreprésentation des femmes dans certains secteurs dont l’activité recule le plus, et dans le secteur informel, payé au noir, et resté à l’ombre des dispositifs de soutien public. 

Pourtant, on n’en parle pas, ou peu, aussi parce que la pauvreté des femmes a ceci de particulier qu’elle est invisible et silencieuse, elle se développe à l’ombre des grands plans de sauvegarde de l’Etat. 

Nous sommes allées à la rencontre de cette réalité discrète, des femmes qui manquent de tout, déjà précaires devenues grandes précaires, des femmes qui “s’en sortaient” et ne s’en sortent plus. L’association MaMaMa, en plein coeur de la plaine Saint Denis, est née pendant le confinement pour venir en aide à ces femmes, en distribuant des colis solidaires d'urgence pour les mères isolées et leurs enfants. 

Ce qui est inquiétant, c’est que ce type d’association soit née précisément parce que l’Etat n’a pas pris la mesure de cette précarité. En effet, les différents plans de relance n’ont pas pris en compte les inégalités entre femmes et hommes, et risquent de les aggraver durablement. Les plans de sauvetage nationaux ont concerné en priorité les secteurs à majorité masculine de l’automobile ou de l'aéronautique, que la pandémie a pourtant rendus en partie obsolètes. Ainsi, sur les 35 milliards d’euros des plans de relance sectoriels de juin 2020, seulement 7 milliards sont dédiés à des emplois occupés par des femmes. Le dernier rapport de la Fondation des Femmes conclut : “Alors que les secteurs féminisés sont les plus touchés, la relance les oublie.”

Lire aussi : le dernier numéro de Courrier international sur le sujet

C’est aussi ce que nous explique Cécile Duflot, directrice générale d’Oxfam France, association qui lutte contre les inégalités pour mettre fin à la pauvreté et aux injustices mondiales. 

Découvrez le rapport d’Oxfam sur le sujet


Crédits : 

Écrit et conçu par Mahaut Chaudouët Delmas

Interviews préparées et réalisées par Mahaut Chaudouët Delmas et Luna Gay-Padoan

Réalisation montage mixage musique par Thomas Loupias

Action financée par la Région Ile-de-France

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Episode 2 : Appauvries

Selon un récent rapport des Nations unies, la crise du Covid-19 devrait augmenter considérablement le taux de pauvreté des femmes. D’ici l’an prochain, 47 millions de femmes supplémentaires sombreraient dans l’extrême pauvreté. Selon ce même rapport, il faudra sans doute attendre 2030 pour revenir aux niveaux d’avant la pandémie.

Plusieurs éléments défavorables aux femmes se conjuguent : le renforcement de la part du travail domestique non rémunéré dans l’organisation de leur journée depuis un an, qui a fait l’objet de l’épisode premier du podcast, rend plus incertain le retour des femmes au travail. 

Aussi, le risque de perdre leur emploi est quasiment 2 fois plus important pour les femmes que pour les hommes du fait de la surreprésentation des femmes dans certains secteurs dont l’activité recule le plus, et dans le secteur informel, payé au noir, et resté à l’ombre des dispositifs de soutien public. 

Pourtant, on n’en parle pas, ou peu, aussi parce que la pauvreté des femmes a ceci de particulier qu’elle est invisible et silencieuse, elle se développe à l’ombre des grands plans de sauvegarde de l’Etat. 

Nous sommes allées à la rencontre de cette réalité discrète, des femmes qui manquent de tout, déjà précaires devenues grandes précaires, des femmes qui “s’en sortaient” et ne s’en sortent plus. L’association MaMaMa, en plein coeur de la plaine Saint Denis, est née pendant le confinement pour venir en aide à ces femmes, en distribuant des colis solidaires d'urgence pour les mères isolées et leurs enfants. 

Ce qui est inquiétant, c’est que ce type d’association soit née précisément parce que l’Etat n’a pas pris la mesure de cette précarité. En effet, les différents plans de relance n’ont pas pris en compte les inégalités entre femmes et hommes, et risquent de les aggraver durablement. Les plans de sauvetage nationaux ont concerné en priorité les secteurs à majorité masculine de l’automobile ou de l'aéronautique, que la pandémie a pourtant rendus en partie obsolètes. Ainsi, sur les 35 milliards d’euros des plans de relance sectoriels de juin 2020, seulement 7 milliards sont dédiés à des emplois occupés par des femmes. Le dernier rapport de la Fondation des Femmes conclut : “Alors que les secteurs féminisés sont les plus touchés, la relance les oublie.”

Lire aussi : le dernier numéro de Courrier international sur le sujet

C’est aussi ce que nous explique Cécile Duflot, directrice générale d’Oxfam France, association qui lutte contre les inégalités pour mettre fin à la pauvreté et aux injustices mondiales. 

Découvrez le rapport d’Oxfam sur le sujet


Crédits : 

Écrit et conçu par Mahaut Chaudouët Delmas

Interviews préparées et réalisées par Mahaut Chaudouët Delmas et Luna Gay-Padoan

Réalisation montage mixage musique par Thomas Loupias

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Selon un récent rapport des Nations unies, la crise du Covid-19 devrait augmenter considérablement le taux de pauvreté des femmes. D’ici l’an prochain, 47 millions de femmes supplémentaires sombreraient dans l’extrême pauvreté. Selon ce même rapport, il faudra sans doute attendre 2030 pour revenir aux niveaux d’avant la pandémie.

Plusieurs éléments défavorables aux femmes se conjuguent : le renforcement de la part du travail domestique non rémunéré dans l’organisation de leur journée depuis un an, qui a fait l’objet de l’épisode premier du podcast, rend plus incertain le retour des femmes au travail. 

Aussi, le risque de perdre leur emploi est quasiment 2 fois plus important pour les femmes que pour les hommes du fait de la surreprésentation des femmes dans certains secteurs dont l’activité recule le plus, et dans le secteur informel, payé au noir, et resté à l’ombre des dispositifs de soutien public. 

Pourtant, on n’en parle pas, ou peu, aussi parce que la pauvreté des femmes a ceci de particulier qu’elle est invisible et silencieuse, elle se développe à l’ombre des grands plans de sauvegarde de l’Etat. 

Nous sommes allées à la rencontre de cette réalité discrète, des femmes qui manquent de tout, déjà précaires devenues grandes précaires, des femmes qui “s’en sortaient” et ne s’en sortent plus. L’association MaMaMa, en plein coeur de la plaine Saint Denis, est née pendant le confinement pour venir en aide à ces femmes, en distribuant des colis solidaires d'urgence pour les mères isolées et leurs enfants. 

Ce qui est inquiétant, c’est que ce type d’association soit née précisément parce que l’Etat n’a pas pris la mesure de cette précarité. En effet, les différents plans de relance n’ont pas pris en compte les inégalités entre femmes et hommes, et risquent de les aggraver durablement. Les plans de sauvetage nationaux ont concerné en priorité les secteurs à majorité masculine de l’automobile ou de l'aéronautique, que la pandémie a pourtant rendus en partie obsolètes. Ainsi, sur les 35 milliards d’euros des plans de relance sectoriels de juin 2020, seulement 7 milliards sont dédiés à des emplois occupés par des femmes. Le dernier rapport de la Fondation des Femmes conclut : “Alors que les secteurs féminisés sont les plus touchés, la relance les oublie.”

Lire aussi : le dernier numéro de Courrier international sur le sujet

C’est aussi ce que nous explique Cécile Duflot, directrice générale d’Oxfam France, association qui lutte contre les inégalités pour mettre fin à la pauvreté et aux injustices mondiales. 

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Selon un récent rapport des Nations unies, la crise du Covid-19 devrait augmenter considérablement le taux de pauvreté des femmes. D’ici l’an prochain, 47 millions de femmes supplémentaires sombreraient dans l’extrême pauvreté. Selon ce même rapport, il faudra sans doute attendre 2030 pour revenir aux niveaux d’avant la pandémie.

Plusieurs éléments défavorables aux femmes se conjuguent : le renforcement de la part du travail domestique non rémunéré dans l’organisation de leur journée depuis un an, qui a fait l’objet de l’épisode premier du podcast, rend plus incertain le retour des femmes au travail. 

Aussi, le risque de perdre leur emploi est quasiment 2 fois plus important pour les femmes que pour les hommes du fait de la surreprésentation des femmes dans certains secteurs dont l’activité recule le plus, et dans le secteur informel, payé au noir, et resté à l’ombre des dispositifs de soutien public. 

Pourtant, on n’en parle pas, ou peu, aussi parce que la pauvreté des femmes a ceci de particulier qu’elle est invisible et silencieuse, elle se développe à l’ombre des grands plans de sauvegarde de l’Etat. 

Nous sommes allées à la rencontre de cette réalité discrète, des femmes qui manquent de tout, déjà précaires devenues grandes précaires, des femmes qui “s’en sortaient” et ne s’en sortent plus. L’association MaMaMa, en plein coeur de la plaine Saint Denis, est née pendant le confinement pour venir en aide à ces femmes, en distribuant des colis solidaires d'urgence pour les mères isolées et leurs enfants. 

Ce qui est inquiétant, c’est que ce type d’association soit née précisément parce que l’Etat n’a pas pris la mesure de cette précarité. En effet, les différents plans de relance n’ont pas pris en compte les inégalités entre femmes et hommes, et risquent de les aggraver durablement. Les plans de sauvetage nationaux ont concerné en priorité les secteurs à majorité masculine de l’automobile ou de l'aéronautique, que la pandémie a pourtant rendus en partie obsolètes. Ainsi, sur les 35 milliards d’euros des plans de relance sectoriels de juin 2020, seulement 7 milliards sont dédiés à des emplois occupés par des femmes. Le dernier rapport de la Fondation des Femmes conclut : “Alors que les secteurs féminisés sont les plus touchés, la relance les oublie.”

Lire aussi : le dernier numéro de Courrier international sur le sujet

C’est aussi ce que nous explique Cécile Duflot, directrice générale d’Oxfam France, association qui lutte contre les inégalités pour mettre fin à la pauvreté et aux injustices mondiales. 

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