Episode 6 : Ignorées cover
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Episode 6 : Ignorées

Episode 6 : Ignorées

18min |29/04/2021
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Episode 6 : Ignorées

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EPISODE 6 : IGNOREES

Alors que les femmes représentent 52 % de la population française, elles n’étaient que 41 % à parler à la radio et à la télévision pendant la crise (selon une étude du CSA)

Alors qu’elles composent habituellement 38 % de la parole en tant qu’expertes, elles ne sont plus que 20 % depuis un an. 

Quand il s’est agi de faire témoigner des médecins, les médias audiovisuels tendaient largement le micro à des hommes (73 %), bien que la médecine généraliste et spécialiste soit exercée à 46 % par des femmes.

Lorsqu’elles sont effectivement entendues, les femmes étaient surreprésentées parmi les témoins pour parler de la façon dont ils vivaient la crise sanitaire, le confinement ou l’école à la maison. Un déséquilibre encore plus fort parmi les témoins présentés comme parents, puisque 79 % étaient des femmes contre seulement 21 % d’hommes.

> En savoir plus avec l'étude sur les médias en temps de crise du Haut Conseil à l'Egalité

Marine Périn est porte-parole de Prenons la Une, une association qui réunit presque 300 femmes journalistes pour militer sur deux fronts: à la fois l’égalité entre les femmes et les hommes dans le monde des médias, et la juste représentation des femmes dans les médias. 

Quand on regarde de plus près la question de la présence des femmes dans les médias, dans le débat public, on se rend compte que ce n’est pas un simple manque de réflexe ou d’automatisme, une question d’évolution des mentalités et d’inconscient collectif. Cela participe d’un rapport de domination qui s’exerce dans la répartition de la parole et du pouvoir.

Virginie Despentes définit « les puissants » comme « ceux qui entendent confisquer la narration et imposer leurs décisions ». Alors que les femmes ont été présentes sur tous les fronts, elles sont restées, tout au long de la crise, les grandes absentes de la réflexion et de l’action politique. Comme si la crise, en même temps qu’elle révélait leur rôle, les maintenait au bord de la discussion.

Aux hommes d’analyser et de proposer les solutions à apporter à cette crise : quatre hommes en une du Parisien nous racontent « le monde d’après ». Figarovox nous propose de « penser la crise » avec 8 hommes pour une femme. L’Opinion avec quarante entrepreneurs de la Tech française… dont pas une seule femme.

Lauren Bastide, journaliste et militante revient sur ce manque de crédit donné aux femmes en général, y compris sur les sujets qui les concernent en premier lieu. Les médias ne sont jamais que le sismographe de ce qui se passe dans le reste de la société. Dans son ouvrage Présentes, essai sur la place des femmes dans la ville, les médias et la politique, Lauren Bastide élargit la réflexion à la place des femmes dans l’espace public en général.


Crédits : 

Écrit et conçu par Mahaut Chaudouët Delmas

Interviews préparées et réalisées par Mahaut Chaudouët Delmas et Luna Gay-Padoan

Réalisation montage mixage musique par Thomas Loupias

Action financée par la Région Ile-de-France

Description

EPISODE 6 : IGNOREES

Alors que les femmes représentent 52 % de la population française, elles n’étaient que 41 % à parler à la radio et à la télévision pendant la crise (selon une étude du CSA)

Alors qu’elles composent habituellement 38 % de la parole en tant qu’expertes, elles ne sont plus que 20 % depuis un an. 

Quand il s’est agi de faire témoigner des médecins, les médias audiovisuels tendaient largement le micro à des hommes (73 %), bien que la médecine généraliste et spécialiste soit exercée à 46 % par des femmes.

Lorsqu’elles sont effectivement entendues, les femmes étaient surreprésentées parmi les témoins pour parler de la façon dont ils vivaient la crise sanitaire, le confinement ou l’école à la maison. Un déséquilibre encore plus fort parmi les témoins présentés comme parents, puisque 79 % étaient des femmes contre seulement 21 % d’hommes.

> En savoir plus avec l'étude sur les médias en temps de crise du Haut Conseil à l'Egalité

Marine Périn est porte-parole de Prenons la Une, une association qui réunit presque 300 femmes journalistes pour militer sur deux fronts: à la fois l’égalité entre les femmes et les hommes dans le monde des médias, et la juste représentation des femmes dans les médias. 

Quand on regarde de plus près la question de la présence des femmes dans les médias, dans le débat public, on se rend compte que ce n’est pas un simple manque de réflexe ou d’automatisme, une question d’évolution des mentalités et d’inconscient collectif. Cela participe d’un rapport de domination qui s’exerce dans la répartition de la parole et du pouvoir.

Virginie Despentes définit « les puissants » comme « ceux qui entendent confisquer la narration et imposer leurs décisions ». Alors que les femmes ont été présentes sur tous les fronts, elles sont restées, tout au long de la crise, les grandes absentes de la réflexion et de l’action politique. Comme si la crise, en même temps qu’elle révélait leur rôle, les maintenait au bord de la discussion.

Aux hommes d’analyser et de proposer les solutions à apporter à cette crise : quatre hommes en une du Parisien nous racontent « le monde d’après ». Figarovox nous propose de « penser la crise » avec 8 hommes pour une femme. L’Opinion avec quarante entrepreneurs de la Tech française… dont pas une seule femme.

Lauren Bastide, journaliste et militante revient sur ce manque de crédit donné aux femmes en général, y compris sur les sujets qui les concernent en premier lieu. Les médias ne sont jamais que le sismographe de ce qui se passe dans le reste de la société. Dans son ouvrage Présentes, essai sur la place des femmes dans la ville, les médias et la politique, Lauren Bastide élargit la réflexion à la place des femmes dans l’espace public en général.


Crédits : 

Écrit et conçu par Mahaut Chaudouët Delmas

Interviews préparées et réalisées par Mahaut Chaudouët Delmas et Luna Gay-Padoan

Réalisation montage mixage musique par Thomas Loupias

Action financée par la Région Ile-de-France

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Alors que les femmes représentent 52 % de la population française, elles n’étaient que 41 % à parler à la radio et à la télévision pendant la crise (selon une étude du CSA)

Alors qu’elles composent habituellement 38 % de la parole en tant qu’expertes, elles ne sont plus que 20 % depuis un an. 

Quand il s’est agi de faire témoigner des médecins, les médias audiovisuels tendaient largement le micro à des hommes (73 %), bien que la médecine généraliste et spécialiste soit exercée à 46 % par des femmes.

Lorsqu’elles sont effectivement entendues, les femmes étaient surreprésentées parmi les témoins pour parler de la façon dont ils vivaient la crise sanitaire, le confinement ou l’école à la maison. Un déséquilibre encore plus fort parmi les témoins présentés comme parents, puisque 79 % étaient des femmes contre seulement 21 % d’hommes.

> En savoir plus avec l'étude sur les médias en temps de crise du Haut Conseil à l'Egalité

Marine Périn est porte-parole de Prenons la Une, une association qui réunit presque 300 femmes journalistes pour militer sur deux fronts: à la fois l’égalité entre les femmes et les hommes dans le monde des médias, et la juste représentation des femmes dans les médias. 

Quand on regarde de plus près la question de la présence des femmes dans les médias, dans le débat public, on se rend compte que ce n’est pas un simple manque de réflexe ou d’automatisme, une question d’évolution des mentalités et d’inconscient collectif. Cela participe d’un rapport de domination qui s’exerce dans la répartition de la parole et du pouvoir.

Virginie Despentes définit « les puissants » comme « ceux qui entendent confisquer la narration et imposer leurs décisions ». Alors que les femmes ont été présentes sur tous les fronts, elles sont restées, tout au long de la crise, les grandes absentes de la réflexion et de l’action politique. Comme si la crise, en même temps qu’elle révélait leur rôle, les maintenait au bord de la discussion.

Aux hommes d’analyser et de proposer les solutions à apporter à cette crise : quatre hommes en une du Parisien nous racontent « le monde d’après ». Figarovox nous propose de « penser la crise » avec 8 hommes pour une femme. L’Opinion avec quarante entrepreneurs de la Tech française… dont pas une seule femme.

Lauren Bastide, journaliste et militante revient sur ce manque de crédit donné aux femmes en général, y compris sur les sujets qui les concernent en premier lieu. Les médias ne sont jamais que le sismographe de ce qui se passe dans le reste de la société. Dans son ouvrage Présentes, essai sur la place des femmes dans la ville, les médias et la politique, Lauren Bastide élargit la réflexion à la place des femmes dans l’espace public en général.


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Écrit et conçu par Mahaut Chaudouët Delmas

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Alors que les femmes représentent 52 % de la population française, elles n’étaient que 41 % à parler à la radio et à la télévision pendant la crise (selon une étude du CSA)

Alors qu’elles composent habituellement 38 % de la parole en tant qu’expertes, elles ne sont plus que 20 % depuis un an. 

Quand il s’est agi de faire témoigner des médecins, les médias audiovisuels tendaient largement le micro à des hommes (73 %), bien que la médecine généraliste et spécialiste soit exercée à 46 % par des femmes.

Lorsqu’elles sont effectivement entendues, les femmes étaient surreprésentées parmi les témoins pour parler de la façon dont ils vivaient la crise sanitaire, le confinement ou l’école à la maison. Un déséquilibre encore plus fort parmi les témoins présentés comme parents, puisque 79 % étaient des femmes contre seulement 21 % d’hommes.

> En savoir plus avec l'étude sur les médias en temps de crise du Haut Conseil à l'Egalité

Marine Périn est porte-parole de Prenons la Une, une association qui réunit presque 300 femmes journalistes pour militer sur deux fronts: à la fois l’égalité entre les femmes et les hommes dans le monde des médias, et la juste représentation des femmes dans les médias. 

Quand on regarde de plus près la question de la présence des femmes dans les médias, dans le débat public, on se rend compte que ce n’est pas un simple manque de réflexe ou d’automatisme, une question d’évolution des mentalités et d’inconscient collectif. Cela participe d’un rapport de domination qui s’exerce dans la répartition de la parole et du pouvoir.

Virginie Despentes définit « les puissants » comme « ceux qui entendent confisquer la narration et imposer leurs décisions ». Alors que les femmes ont été présentes sur tous les fronts, elles sont restées, tout au long de la crise, les grandes absentes de la réflexion et de l’action politique. Comme si la crise, en même temps qu’elle révélait leur rôle, les maintenait au bord de la discussion.

Aux hommes d’analyser et de proposer les solutions à apporter à cette crise : quatre hommes en une du Parisien nous racontent « le monde d’après ». Figarovox nous propose de « penser la crise » avec 8 hommes pour une femme. L’Opinion avec quarante entrepreneurs de la Tech française… dont pas une seule femme.

Lauren Bastide, journaliste et militante revient sur ce manque de crédit donné aux femmes en général, y compris sur les sujets qui les concernent en premier lieu. Les médias ne sont jamais que le sismographe de ce qui se passe dans le reste de la société. Dans son ouvrage Présentes, essai sur la place des femmes dans la ville, les médias et la politique, Lauren Bastide élargit la réflexion à la place des femmes dans l’espace public en général.


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Écrit et conçu par Mahaut Chaudouët Delmas

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