Description
Retrouvez toutes les émissions qui vous feront mieux connaître la Région Grand Est
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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66 episodes
7 playlists
Season 1


En février 1944, François Willig meurt d’une surdose de médicaments administrée par le personnel de l’hôpital psychiatrique de Hadamar, en Allemagne, transformé par les nazis en centre de mise à mort. Il y avait été transféré un mois plus tôt, dans un convoi parti d’Alsace. Cet épisode raconte son histoire et celle des 37 autres victimes alsaciennes de l’«euthanasie décentralisée» mise en œuvre par les nazis. Né en 1888, à Soultz-sous-forêts, François Willig a été interné en 1941 à la clinique psychiatrique de l’hôpital civil de Strasbourg puis transféré à l’asile de Stephansfeld (Bas-Rhin). Dans son dossier médical, qui l’a suivi jusqu’à Hadamar, il est classé comme « invalide » du fait de sa malformation de la hanche. Les médecins y inscrivent qu’il fait des crises de « paranoïa » et qu’il représente un « danger pour son entourage ». Aucune photo de lui. Quelques lettres en allemand écrites de sa main mais elles sont indéchiffrables. Des propos, des délires, retranscrits par les médecins dans le dossier. Comme l’explique dans cet épisode l’historienne et médecin Léa Münch, ce sont toutefois ces mots, et silences, – ceux de François Willig comme ceux des médecins – qui permettent d’éclairer l’histoire des patients des hôpitaux psychiatriques alsaciens, passés sous administration nazie à la suite de l’annexion de fait, l’histoire de ceux qui représentaient aux yeux des nazis un fardeau pour la Volksgemeinschaft, la communauté du peuple. Ce n’est qu’à partir des années 1990 que leur l’histoire commence à intéresser. Comment expliquer cet intérêt tardif ? Qui porte la mémoire de ces morts ? En l’absence d’association spécifique pour représenter ces victimes, le travail des archivistes, tel Jocelyn Perradin, est primordial pour éviter l’oubli et l’indifférence. Comme le souligne Léa Münch, les biographies des patients illustrent les conséquences d’une dictature fasciste sur les personnes considérées comme différentes et étrangères ; questions qui restent d’actualité. Un épisode écrit et enregistré par Stéphanie Wenger, réalisé par Anna Buy. Avec les interventions de Dr. med. Dr. phil. Lea Münch, historienne à l’Université de Magdebourg, et Jocelyn Perradin, archiviste en charge de la collecte et du traitement des archives contemporaines aux Archives d'Alsace. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
25min | Published on September 7, 2026


En 1944, Pierrine Fiani est mère d’un petit garçon âgé d’à peine un an et travaille depuis quelques mois à l’usine Hobus-Werke, à Woippy, en Moselle annexée. Son poste consiste à contrôler les vis et les boulons destinés à la construction des avions. En août, elle est arrêtée pour faits de résistance, remise aux autorités nazies puis incarcérée à Metz. À l’approche des troupes alliées, elle est libérée après cinq mois de détention. Marquée physiquement et psychologiquement, elle décède quelques mois plus tard, en janvier 1945. Elle n’est âgée que de 17 ans. Que sait-on de Pierrine Fiani ? Qu’est-ce qui la pousse à commettre des actes de sabotage au sein de l’usine ? De sa vie ne subsistent que deux photos, aucun autre document personnel. Mais son frère a œuvré pour conserver sa mémoire. Il a réuni des témoignages d’autres ouvrières ou prisonnières, ainsi que les documents administratifs, afin que l’Etat lui attribue le titre d’«interné résistant» et la mention «Mort pour la France». Comment expliquer que cette reconnaissance n’arrive qu’en 2019 ? Le récit de la vie de cette jeune Mosellane met en lumière une résistance peu connue : celle de femmes qui ont agi de façon isolée, à leurs risques et périls. Un épisode écrit et enregistré par Stéphanie Wenger, réalisé par Anna Buy. Avec les interventions de Marie Fridrick, doctorante à l'Université de Lorraine, spécialiste des résistances féminines en Moselle annexée, et Rémi Fiani Marion, petit-neveu de Pierrine Fiani. Pierrine Fiani Naissance : 20/07/1927, Rosselange, Moselle. Mort : 21/01/1945, Rosselange, Moselle Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
21min | Published on July 24, 2026


Printemps 1942. Robert Gstalter, un ouvrier de 30 ans qui travaille dans les vignes, passe quelques jours de congés à Soultz, dans le Haut-Rhin. L’auberge où il séjourne est tenue par un homme avec qui Robert a des relations sexuelles. Bientôt des bruits courent à ce sujet et la police allemande intervient. Comme les relations entre hommes sont pénalisées par les nazis, Robert est emprisonné et soumis à une longue enquête. Cet épisode d’« Entre Nuit et Lumière » est consacré à la répression homosexuelle en Alsace et en Moselle annexées, qui a fait une vingtaine de morts. Le parcours de Robert Gstalter est reconstitué sur la base d’un riche dossier d’instruction. Cette source de premier plan permet d’interroger les fondements juridiques et idéologiques de la répression. Mais ce dossier donne aussi à entendre la voix de Robert, interrogé sans relâche par des experts, des médecins, des policiers. En regard de l’histoire, la mémoire se fait jour : les élèves du lycée Marc Bloch de Bischheim, en Alsace, témoignent du travail collectif qui a abouti en 2025 à la pose de Stolpersteine pour deux victimes de la répression homosexuelle à Strasbourg. Un épisode écrit et enregistré par Maud de Carpentier, réalisé par Anna Buy. Avec les interventions de Frédéric Stroh, historien associé à l'Université de Strasbourg, spécialiste de l'Alsace annexée et de la répression nazie de l'homosexualité, et de deux élèves du lycée Marc Bloch de Bischheim ayant participé, avec leur classe, à la pose de Stolpersteine en mémoire d'un couple d'hommes persécuté pendant la Seconde Guerre mondiale. Robert Gstalter Né : 09/08/1912, Soultz-Haut-Rhin (68) - France Mort : 11/03/1944, KL Mittelbau-Dora (Allemagne) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
30min | Published on June 1, 2026


Depuis les années 1930, les témoins de Jéhovah sont persécutés et réprimés par les nazis en Allemagne. Les enfants sont envoyés en maison de correction. Les adultes sont déportés en camps de concentration où ils portent le triangle violet. Les hommes sont jugés par les tribunaux militaires quand ils refusent de faire leur service militaire. Tout un arsenal est mis en place pour les contraindre à renoncer à leur foi, qu’Hitler juge à l’opposé de l’idéologie nationale-socialiste. Dans l’Alsace et la Moselle annexées de fait, cette situation se perpétue. La petite communauté, qui compte une dizaine d’assemblées locales, est soumise à la clandestinité. Tout le monde sait ce qu’il se passe en Allemagne. Pourtant, les voix continuent de s’élever contre le nazisme. Cette histoire largement méconnue est retracée dans ce sixième épisode d’« entre Nuit et Lumière », consacré aux frères Charles et Henri Merling, témoins de Jéhovah alsaciens. Au cœur de cet épisode sont interrogées les multiples facettes de la résistance au nazisme, de l’incorporation de force et des persécutions pour motif religieux. Un épisode réalisé par Stéphanie Wenger, réalisé par Anna Buy. Avec les interventions de l’historienne Ilse Hilbold, coordinatrice scientifique du Mur des Noms, de Laurent Smolarek, président du Centre Européen des Témoins de Jéhovah Anciens Déportés (CETJAD) et de Sylvain Thirion, chargé de projet au CETJAD. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
26min | Published on May 6, 2026


Joseph Henri Schlienger a 24 ans quand, en septembre 1939, la France déclare la guerre à l’Allemagne et lance la mobilisation générale. Fort de son diplôme de commandant d’avion obtenu quelques mois plus tôt, ce jeune Haut-Rhinois est intégré à la 54e escadre aérienne. De 1939 à 1944, des Ardennes à la Sardaigne, en passant par l’Algérie, Joseph Schlienger connaît plusieurs changements de commandement et d’appartenance militaire. Quelles sont les répercussions de l’armistice de juin 1940 ou celles de la création de l’Armée française de la Libération en 1943 sur ses missions d’aviateur ? Grâce aux archives, cet épisode permet de découvrir le parcours extraordinaire de Joseph Schlienger, dit Henri Ray, mort comme 4 000 autres Alsaciens et Mosellans, sous uniforme français. Son épouse et son fils de quatre ans et demi, Michel, vivent à Oran lorsque des gendarmes viennent leur annoncer, en mars 1944, sa disparition. Les mots de « disparus en mer » et l’absence d’informations concrètes sèment le doute quant à la réalité de sa mort… Le silence s’installe alors dans la famille. Ce n’est que 75 ans plus tard, à la suite de recherches faites sur l’épave d’un membre de la même escadrille, un certain Antoine de Saint-Exupéry, que Michel trouvera des réponses et de l’apaisement. Sa parole a été recueillie à l’occasion de cet épisode. Ses mots traduisent son besoin de comprendre la vie de son père et de partager ses souvenirs. Un épisode écrit et enregistré par Maud de Carpentier, réalisé par Anna Buy. Avec les interventions de l’historienne Frédérique Neau-Dufour, spécialiste de la Seconde Guerre mondiale et responsable de la politique mémorielle à la Région Grand Est, et de Michel Schlienger, fils de Joseph Schlienger. Rappel : Le Mur des Noms, situé en contrebas du Mémorial Alsace-Moselle à Schirmeck (67), est un projet de la Région Grand Est, avec le soutien du ministère des Armées et du programme FEDER/Europe. « Entre nuit et lumière* », le podcast du Mur des Noms est proposé par la Région Grand Est et a été écrit et réalisé par Maud de Carpentier, Stéphanie Wenger et Anna Buy, produit par Making Waves, en partenariat avec le Mémorial Alsace-Moselle et l’INA, avec l’appui du Mémorial de la Shoah, des Cinémathèques du Grand Est (Image’Est et Mira), du Mémorial du camp de concentration de Natzweiler-Struthof, de la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, du Jardin des Sciences de l’Université de Strasbourg, de la Bibliothèque universitaire du Saulcy à Metz et « Science avec et pour la société » de l’Université de Lorraine. Conseillères scientifiques : Ilse Hilbold, Julia Maspero, Frédérique Neau-Dufour Avec les voix de : Gaël Chaillat, Simon Cortès, Stéphanie Félix, Lucie Laurent, Musique : Charles de Cilia Enregistrements : Kawati Studio, Thomas Binetruy *Extrait de : « A ceux que mon cœur aime », poème de Claude Vigée, 1958. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
23min | Published on April 8, 2026


Episode 4. « Agir pour le vivant » raconte le parcours d’un agriculteur engagé dans le programme LIFE Biodiv’Est, illustrant comment les fermes pilotes du Grand Est expérimentent des pratiques durables qui protègent la biodiversité pour construire l’agriculture de demain « Agir pour le vivant », le podcast du projet LIFE Biodiv’Est : découvrez des histoires inspirantes, des initiatives concrètes et des rencontres passionnantes avec celles et ceux qui font vivre la biodiversité dans la Région Grand Est. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
14min | Published on November 25, 2025


Episode 3. « Agir pour le vivant » part à la rencontre des acteurs des parcs naturels régionaux et du LIFE Biodiv’Est pour explorer les zones de quiétude. On comprend comment ces espaces essentiels permettent de préserver la faune sauvage, tout en construisant un équilibre avec les usages humains sur le terrain. « Agir pour le vivant », le podcast du projet LIFE Biodiv’Est : découvrez des histoires inspirantes, des initiatives concrètes et des rencontres passionnantes avec celles et ceux qui font vivre la biodiversité dans la Région Grand Est. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
23min | Published on November 13, 2025


Episode 2. « Agir pour le vivant » vous emmène dans les classes, aux côtés de l’ARIENA et du programme LIFE Biodiv’Est . On part à la rencontre d’enseignants, d’animateurs et d’élèves qui font de l’éducation à la nature une expérience vécue au quotidien, entre pollinisateurs sauvages et apprentissages en plein air. « Agir pour le vivant », le podcast du projet LIFE Biodiv’Est : découvrez des histoires inspirantes, des initiatives concrètes et des rencontres passionnantes avec celles et ceux qui font vivre la biodiversité dans la Région Grand Est. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
14min | Published on October 30, 2025


Episode 1. « Agir pour le vivant » plonge au cœur du chantier nature de Hertenmatten avec bénévoles et experts du Conservatoire d’Espaces Naturels d’Alsace. Entre témoignages, découvertes et actions concrètes, ce podcast révèle l’engagement citoyen pour préserver la biodiversité dans le cadre du programme LIFE Biodiv’Est. « Agir pour le vivant », le podcast du projet LIFE Biodiv’Est : découvrez des histoires inspirantes, des initiatives concrètes et des rencontres passionnantes avec celles et ceux qui font vivre la biodiversité dans la Région Grand Est. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
18min | Published on October 16, 2025


Sur une de ses photographies anthropométriques, Hélène Faller regarde l’objectif d’un air étonné. Ce document produit par la police témoigne des persécutions qu’elle a subies en tant que Yéniche.Contrôlées par la IIIe République avant la Seconde Guerre mondiale, déconsidérées par les autres citoyens, les communautés itinérantes de France connaissent à partir de 1940 la politique « anti-nomade » du régime de Vichy et les mesures « anti-tsiganes » des nazis en zone annexée. Née en Alsace, Hélène est tour à tour la cible de ces persécutions. Comment raconter cette histoire méconnue et peu documentée ? Pourquoi certaines histoires ne sont-elles pas transmises ? En s'appuyant sur les recherches récentes des historiens et le travail d’associations mémorielles, cet épisode part sur les traces mouvantes d'Hélène Faller, une femme parmi les 60 Alsaciens et Mosellans nomades morts à cause de la guerre. Un épisode réalisé par Maud de Carpentier et Stéphanie Wenger, avec les interventions de Théophile Leroy, historien des persécutions des Manouches, Sinti et Yéniches du Rhin entre 1938 et 1946, et de Marie-Reine Haug d’Appona 68, présidente de l’association pour la promotion des populations d'origine nomade d'Alsace et d'Elisabeth Florentin, directrice d’Appona 68. Les musiques yéniches sont interprétées par Mano Trapp. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
22min | Published on September 19, 2025
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66 episodes
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Season 1


En février 1944, François Willig meurt d’une surdose de médicaments administrée par le personnel de l’hôpital psychiatrique de Hadamar, en Allemagne, transformé par les nazis en centre de mise à mort. Il y avait été transféré un mois plus tôt, dans un convoi parti d’Alsace. Cet épisode raconte son histoire et celle des 37 autres victimes alsaciennes de l’«euthanasie décentralisée» mise en œuvre par les nazis. Né en 1888, à Soultz-sous-forêts, François Willig a été interné en 1941 à la clinique psychiatrique de l’hôpital civil de Strasbourg puis transféré à l’asile de Stephansfeld (Bas-Rhin). Dans son dossier médical, qui l’a suivi jusqu’à Hadamar, il est classé comme « invalide » du fait de sa malformation de la hanche. Les médecins y inscrivent qu’il fait des crises de « paranoïa » et qu’il représente un « danger pour son entourage ». Aucune photo de lui. Quelques lettres en allemand écrites de sa main mais elles sont indéchiffrables. Des propos, des délires, retranscrits par les médecins dans le dossier. Comme l’explique dans cet épisode l’historienne et médecin Léa Münch, ce sont toutefois ces mots, et silences, – ceux de François Willig comme ceux des médecins – qui permettent d’éclairer l’histoire des patients des hôpitaux psychiatriques alsaciens, passés sous administration nazie à la suite de l’annexion de fait, l’histoire de ceux qui représentaient aux yeux des nazis un fardeau pour la Volksgemeinschaft, la communauté du peuple. Ce n’est qu’à partir des années 1990 que leur l’histoire commence à intéresser. Comment expliquer cet intérêt tardif ? Qui porte la mémoire de ces morts ? En l’absence d’association spécifique pour représenter ces victimes, le travail des archivistes, tel Jocelyn Perradin, est primordial pour éviter l’oubli et l’indifférence. Comme le souligne Léa Münch, les biographies des patients illustrent les conséquences d’une dictature fasciste sur les personnes considérées comme différentes et étrangères ; questions qui restent d’actualité. Un épisode écrit et enregistré par Stéphanie Wenger, réalisé par Anna Buy. Avec les interventions de Dr. med. Dr. phil. Lea Münch, historienne à l’Université de Magdebourg, et Jocelyn Perradin, archiviste en charge de la collecte et du traitement des archives contemporaines aux Archives d'Alsace. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
25min | Published on September 7, 2026


En 1944, Pierrine Fiani est mère d’un petit garçon âgé d’à peine un an et travaille depuis quelques mois à l’usine Hobus-Werke, à Woippy, en Moselle annexée. Son poste consiste à contrôler les vis et les boulons destinés à la construction des avions. En août, elle est arrêtée pour faits de résistance, remise aux autorités nazies puis incarcérée à Metz. À l’approche des troupes alliées, elle est libérée après cinq mois de détention. Marquée physiquement et psychologiquement, elle décède quelques mois plus tard, en janvier 1945. Elle n’est âgée que de 17 ans. Que sait-on de Pierrine Fiani ? Qu’est-ce qui la pousse à commettre des actes de sabotage au sein de l’usine ? De sa vie ne subsistent que deux photos, aucun autre document personnel. Mais son frère a œuvré pour conserver sa mémoire. Il a réuni des témoignages d’autres ouvrières ou prisonnières, ainsi que les documents administratifs, afin que l’Etat lui attribue le titre d’«interné résistant» et la mention «Mort pour la France». Comment expliquer que cette reconnaissance n’arrive qu’en 2019 ? Le récit de la vie de cette jeune Mosellane met en lumière une résistance peu connue : celle de femmes qui ont agi de façon isolée, à leurs risques et périls. Un épisode écrit et enregistré par Stéphanie Wenger, réalisé par Anna Buy. Avec les interventions de Marie Fridrick, doctorante à l'Université de Lorraine, spécialiste des résistances féminines en Moselle annexée, et Rémi Fiani Marion, petit-neveu de Pierrine Fiani. Pierrine Fiani Naissance : 20/07/1927, Rosselange, Moselle. Mort : 21/01/1945, Rosselange, Moselle Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
21min | Published on July 24, 2026


Printemps 1942. Robert Gstalter, un ouvrier de 30 ans qui travaille dans les vignes, passe quelques jours de congés à Soultz, dans le Haut-Rhin. L’auberge où il séjourne est tenue par un homme avec qui Robert a des relations sexuelles. Bientôt des bruits courent à ce sujet et la police allemande intervient. Comme les relations entre hommes sont pénalisées par les nazis, Robert est emprisonné et soumis à une longue enquête. Cet épisode d’« Entre Nuit et Lumière » est consacré à la répression homosexuelle en Alsace et en Moselle annexées, qui a fait une vingtaine de morts. Le parcours de Robert Gstalter est reconstitué sur la base d’un riche dossier d’instruction. Cette source de premier plan permet d’interroger les fondements juridiques et idéologiques de la répression. Mais ce dossier donne aussi à entendre la voix de Robert, interrogé sans relâche par des experts, des médecins, des policiers. En regard de l’histoire, la mémoire se fait jour : les élèves du lycée Marc Bloch de Bischheim, en Alsace, témoignent du travail collectif qui a abouti en 2025 à la pose de Stolpersteine pour deux victimes de la répression homosexuelle à Strasbourg. Un épisode écrit et enregistré par Maud de Carpentier, réalisé par Anna Buy. Avec les interventions de Frédéric Stroh, historien associé à l'Université de Strasbourg, spécialiste de l'Alsace annexée et de la répression nazie de l'homosexualité, et de deux élèves du lycée Marc Bloch de Bischheim ayant participé, avec leur classe, à la pose de Stolpersteine en mémoire d'un couple d'hommes persécuté pendant la Seconde Guerre mondiale. Robert Gstalter Né : 09/08/1912, Soultz-Haut-Rhin (68) - France Mort : 11/03/1944, KL Mittelbau-Dora (Allemagne) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
30min | Published on June 1, 2026


Depuis les années 1930, les témoins de Jéhovah sont persécutés et réprimés par les nazis en Allemagne. Les enfants sont envoyés en maison de correction. Les adultes sont déportés en camps de concentration où ils portent le triangle violet. Les hommes sont jugés par les tribunaux militaires quand ils refusent de faire leur service militaire. Tout un arsenal est mis en place pour les contraindre à renoncer à leur foi, qu’Hitler juge à l’opposé de l’idéologie nationale-socialiste. Dans l’Alsace et la Moselle annexées de fait, cette situation se perpétue. La petite communauté, qui compte une dizaine d’assemblées locales, est soumise à la clandestinité. Tout le monde sait ce qu’il se passe en Allemagne. Pourtant, les voix continuent de s’élever contre le nazisme. Cette histoire largement méconnue est retracée dans ce sixième épisode d’« entre Nuit et Lumière », consacré aux frères Charles et Henri Merling, témoins de Jéhovah alsaciens. Au cœur de cet épisode sont interrogées les multiples facettes de la résistance au nazisme, de l’incorporation de force et des persécutions pour motif religieux. Un épisode réalisé par Stéphanie Wenger, réalisé par Anna Buy. Avec les interventions de l’historienne Ilse Hilbold, coordinatrice scientifique du Mur des Noms, de Laurent Smolarek, président du Centre Européen des Témoins de Jéhovah Anciens Déportés (CETJAD) et de Sylvain Thirion, chargé de projet au CETJAD. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
26min | Published on May 6, 2026


Joseph Henri Schlienger a 24 ans quand, en septembre 1939, la France déclare la guerre à l’Allemagne et lance la mobilisation générale. Fort de son diplôme de commandant d’avion obtenu quelques mois plus tôt, ce jeune Haut-Rhinois est intégré à la 54e escadre aérienne. De 1939 à 1944, des Ardennes à la Sardaigne, en passant par l’Algérie, Joseph Schlienger connaît plusieurs changements de commandement et d’appartenance militaire. Quelles sont les répercussions de l’armistice de juin 1940 ou celles de la création de l’Armée française de la Libération en 1943 sur ses missions d’aviateur ? Grâce aux archives, cet épisode permet de découvrir le parcours extraordinaire de Joseph Schlienger, dit Henri Ray, mort comme 4 000 autres Alsaciens et Mosellans, sous uniforme français. Son épouse et son fils de quatre ans et demi, Michel, vivent à Oran lorsque des gendarmes viennent leur annoncer, en mars 1944, sa disparition. Les mots de « disparus en mer » et l’absence d’informations concrètes sèment le doute quant à la réalité de sa mort… Le silence s’installe alors dans la famille. Ce n’est que 75 ans plus tard, à la suite de recherches faites sur l’épave d’un membre de la même escadrille, un certain Antoine de Saint-Exupéry, que Michel trouvera des réponses et de l’apaisement. Sa parole a été recueillie à l’occasion de cet épisode. Ses mots traduisent son besoin de comprendre la vie de son père et de partager ses souvenirs. Un épisode écrit et enregistré par Maud de Carpentier, réalisé par Anna Buy. Avec les interventions de l’historienne Frédérique Neau-Dufour, spécialiste de la Seconde Guerre mondiale et responsable de la politique mémorielle à la Région Grand Est, et de Michel Schlienger, fils de Joseph Schlienger. Rappel : Le Mur des Noms, situé en contrebas du Mémorial Alsace-Moselle à Schirmeck (67), est un projet de la Région Grand Est, avec le soutien du ministère des Armées et du programme FEDER/Europe. « Entre nuit et lumière* », le podcast du Mur des Noms est proposé par la Région Grand Est et a été écrit et réalisé par Maud de Carpentier, Stéphanie Wenger et Anna Buy, produit par Making Waves, en partenariat avec le Mémorial Alsace-Moselle et l’INA, avec l’appui du Mémorial de la Shoah, des Cinémathèques du Grand Est (Image’Est et Mira), du Mémorial du camp de concentration de Natzweiler-Struthof, de la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, du Jardin des Sciences de l’Université de Strasbourg, de la Bibliothèque universitaire du Saulcy à Metz et « Science avec et pour la société » de l’Université de Lorraine. Conseillères scientifiques : Ilse Hilbold, Julia Maspero, Frédérique Neau-Dufour Avec les voix de : Gaël Chaillat, Simon Cortès, Stéphanie Félix, Lucie Laurent, Musique : Charles de Cilia Enregistrements : Kawati Studio, Thomas Binetruy *Extrait de : « A ceux que mon cœur aime », poème de Claude Vigée, 1958. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
23min | Published on April 8, 2026


Episode 4. « Agir pour le vivant » raconte le parcours d’un agriculteur engagé dans le programme LIFE Biodiv’Est, illustrant comment les fermes pilotes du Grand Est expérimentent des pratiques durables qui protègent la biodiversité pour construire l’agriculture de demain « Agir pour le vivant », le podcast du projet LIFE Biodiv’Est : découvrez des histoires inspirantes, des initiatives concrètes et des rencontres passionnantes avec celles et ceux qui font vivre la biodiversité dans la Région Grand Est. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
14min | Published on November 25, 2025


Episode 3. « Agir pour le vivant » part à la rencontre des acteurs des parcs naturels régionaux et du LIFE Biodiv’Est pour explorer les zones de quiétude. On comprend comment ces espaces essentiels permettent de préserver la faune sauvage, tout en construisant un équilibre avec les usages humains sur le terrain. « Agir pour le vivant », le podcast du projet LIFE Biodiv’Est : découvrez des histoires inspirantes, des initiatives concrètes et des rencontres passionnantes avec celles et ceux qui font vivre la biodiversité dans la Région Grand Est. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
23min | Published on November 13, 2025


Episode 2. « Agir pour le vivant » vous emmène dans les classes, aux côtés de l’ARIENA et du programme LIFE Biodiv’Est . On part à la rencontre d’enseignants, d’animateurs et d’élèves qui font de l’éducation à la nature une expérience vécue au quotidien, entre pollinisateurs sauvages et apprentissages en plein air. « Agir pour le vivant », le podcast du projet LIFE Biodiv’Est : découvrez des histoires inspirantes, des initiatives concrètes et des rencontres passionnantes avec celles et ceux qui font vivre la biodiversité dans la Région Grand Est. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
14min | Published on October 30, 2025


Episode 1. « Agir pour le vivant » plonge au cœur du chantier nature de Hertenmatten avec bénévoles et experts du Conservatoire d’Espaces Naturels d’Alsace. Entre témoignages, découvertes et actions concrètes, ce podcast révèle l’engagement citoyen pour préserver la biodiversité dans le cadre du programme LIFE Biodiv’Est. « Agir pour le vivant », le podcast du projet LIFE Biodiv’Est : découvrez des histoires inspirantes, des initiatives concrètes et des rencontres passionnantes avec celles et ceux qui font vivre la biodiversité dans la Région Grand Est. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
18min | Published on October 16, 2025


Sur une de ses photographies anthropométriques, Hélène Faller regarde l’objectif d’un air étonné. Ce document produit par la police témoigne des persécutions qu’elle a subies en tant que Yéniche.Contrôlées par la IIIe République avant la Seconde Guerre mondiale, déconsidérées par les autres citoyens, les communautés itinérantes de France connaissent à partir de 1940 la politique « anti-nomade » du régime de Vichy et les mesures « anti-tsiganes » des nazis en zone annexée. Née en Alsace, Hélène est tour à tour la cible de ces persécutions. Comment raconter cette histoire méconnue et peu documentée ? Pourquoi certaines histoires ne sont-elles pas transmises ? En s'appuyant sur les recherches récentes des historiens et le travail d’associations mémorielles, cet épisode part sur les traces mouvantes d'Hélène Faller, une femme parmi les 60 Alsaciens et Mosellans nomades morts à cause de la guerre. Un épisode réalisé par Maud de Carpentier et Stéphanie Wenger, avec les interventions de Théophile Leroy, historien des persécutions des Manouches, Sinti et Yéniches du Rhin entre 1938 et 1946, et de Marie-Reine Haug d’Appona 68, présidente de l’association pour la promotion des populations d'origine nomade d'Alsace et d'Elisabeth Florentin, directrice d’Appona 68. Les musiques yéniches sont interprétées par Mano Trapp. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
22min | Published on September 19, 2025