- Speaker #0
Vous vous endormez à 2h du matin, vous vous réveillez à 4h et depuis des mois, vous vous appelez ça de l'insomnie. Et si finalement ce n'était pas vraiment ça, on va voir ça aujourd'hui. Parce que dans la série Duo by Restory, je vous présente vos alliés. Et aujourd'hui, moi je suis Isabelle, coach spécialisé en divorce et séparation. Et j'ai le plaisir d'accueillir Myriam. Dans mes accompagnements, il y a une phrase qui revient presque à chaque rendez-vous, c'est « je ne dors plus » . Et derrière cette phrase, c'est toujours à peu près la même scène. Alors on s'endort à 2h du matin, on se réveille à 4h, on écoute la maison, on écoute les bruits qui ne sont plus là ou qui sont trop là. Et le matin, on se lève quand même parce qu'il y a les enfants, parce qu'il y a le travail, les papiers, l'avocat, tout ce qu'il y a à régler. Et on met un mot là-dessus, on appelle ça de l'insomnie. On achète des tisanes, on télécharge une application, on demande quelque chose au médecin. Et ça fonctionne un moment et puis ça ne fonctionne plus. Peut-être tout simplement parce que ce n'est pas vraiment de l'insomnie. C'est exactement là que commence cette conversation avec Myriam. Myriam Petier est accompagnatrice sommeil. Alors son terrain, ce sont les nuits qui se dérèglent quand la vie se déplace. L'hypervigilance, c'est un mot que j'ai appris. C'est une révélation pour moi, on va en parler juste après. L'hypersensibilité, la neurotypie, ce sont aussi des choses qui vont venir impacter votre sommeil, aussi bien celui de l'adulte que celui de l'enfant. Et son métier, en fait, ça ne va pas être de vous endormir, ça va être de vous réapprendre à dormir autrement. Dans cet épisode, vous allez découvrir trois questions très simples qui vous diront en quelques secondes ce qui se joue vraiment dans vos nuits. Nous allons aussi parler de ce dont personne ne parle. La première nuit, seule, dans le lit, le corps reste en alerte alors que la maison est calme, et aussi ce que vos enfants perçoivent de vos nuits sans que vous leur en disiez un mot. Myriam, bienvenue dans DUO.
- Speaker #1
Bonjour Isabelle.
- Speaker #0
Ravi de t'accueillir, parce qu'effectivement, tu accompagnes les personnes sur leur sommeil, on va le voir dans un instant, mais derrière ce métier d'accompagnement, il y a un parcours, il y a une personne. Est-ce que tu peux nous raconter en quelques mots ce qui t'a amené à faire du sommeil ton terrain ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Alors moi, j'ai 52 ans, je suis maman de deux grands-enfants, qui sont adultes. Je suis divorcée depuis plus de dix ans et j'ai toujours eu cette sensation d'être trop, avec une sensibilité trop forte, avec une atypie qui était marquée. Et j'ai été une ancienne mauvaise dormeuse. La première révélation, je dirais, c'est que j'ai été diagnostiquée pour des apnées du sommeil. Donc, j'ai pris ma machine. Je pensais que c'était réglé, mais en fait, ce n'était pas le cas. J'avais toujours ce sommeil en pointillé et du coup, il a fallu aller chercher un petit peu plus loin. Et j'ai découvert du coup cette hyper vigilance qui était en lien avec des événements du passé. Et du coup, je me suis formée pour accompagner les personnes au sommeil. Et à chaque fois, les personnes avaient ce point commun. C'est ces événements traumatiques. Du coup, j'ai décidé d'accompagner les personnes avec des outils que moi, j'aurais souhaité avoir dans mon propre parcours et ça aurait facilité, en tout cas accéléré, des nuits réparatrices.
- Speaker #0
Ok, je te comprends tellement parce que, effectivement, moi, si je me suis lancée dans ce coaching, c'est aussi parce qu'à l'époque, je n'ai pas forcément trouvé les outils ou les bonnes personnes, en tout cas, à ce moment-là. C'est de dire, mais comment, effectivement, mon vécu ? peut aussi apporter et venir encore plus enrichir au-delà de la technique, parce qu'il y a aussi de la technique derrière ton métier comme derrière le mien. Mais c'est au-delà de ça, c'est la couche d'humain qu'on met dans tout ça qui fait la grande différence. Et merci en tout cas de le partager de façon aussi simple et transparente. Je voulais déjà voir avec toi, parce que le sommeil, en fait, c'est peut-être ce qu'il y a de plus intime, et c'est ce qu'on ne montre à personne. Est-ce que tu as un premier... souvenir de quelqu'un justement qui traversait une séparation et qui a eu cet impact comme ça sur son sommeil ?
- Speaker #1
Je dirais ma propre vie. Alors moi je suis partie du jour au lendemain de la maison. Alors c'est aussi en lien avec la tipine. Je suis partie du jour au lendemain, donc je suis arrivée dans ma voiture et j'ai demandé à une amie de me faire une petite place chez elle, mais ne pas prendre trop de place, essayer de trouver des repères sans en avoir. Réussir à organiser mon quotidien pour réussir à avoir les enfants. On avait tout de suite mis en place une garde alternée. Mais c'était très compliqué en fait. La journée, je pouvais tenir. Mais par contre, la nuit, il y a tout qui partait dans tous les sens. J'ai l'habitude d'entendre « je tiens le jour et la nuit tout s'effondre » .
- Speaker #0
C'est clair.
- Speaker #1
Je tiens le jour, la nuit, tout s'effondre. Tous les repères, tous les pare-feux, en fait.
- Speaker #0
En tout cas, c'est un espèce de catalyseur où, comme tu le dis, le quotidien fait que dans la journée, on tient, il y a un rythme, il y a des rituels qui sont encore là, donc on est obligé. Et par contre, la nuit, il y a des choses qui se mettent en off, et heureusement aussi, mais ça fait une porte ouverte, finalement, à d'autres choses. Est-ce que, justement, pendant ce moment de la séparation, qu'est-ce que ça change concrètement sur le sommeil ? Est-ce que c'est immédiat ? Est-ce que ça arrive plus tard ? Est-ce que ça dépend des personnes ?
- Speaker #1
Alors, il y a plusieurs cas de figure, je dirais. D'une part, on peut avoir la séparation qui apaise, ou alors, on a l'autre côté aussi, la séparation qui fait émerger tout ce... toute cette insécurité qui était enfouie pendant des années, ou alors qui était déjà latente, mais en tout cas, il y a vraiment les deux côtés. Il y a soit ça apaise, soit ça fait tout exploser. Et le tout, c'est de réinventer une nouvelle sécurité, de réinventer une sécurité dans son sommeil. Ça se réapprend et ce n'est pas spontané.
- Speaker #0
Quand toi tu dis, c'est vraiment ce mot sécurité... Il est au cœur de nos mécanismes du sommeil, du moment où on se met en off. Et en particulier dans des périodes où beaucoup de choses sont bouleversées, ne serait-ce que le quotidien, ne serait-ce que les habitudes. Je ne suis pas une spécialiste, mais le peu que je sais, c'est qu'effectivement, les rituels, etc., ce sont des choses qui aident aussi au sommeil. Et donc d'un seul coup, tous nos rituels, ne serait-ce que de la vie quotidienne... On volait en éclats souvent. Donc voilà, des choses effectivement à reconstruire. Et je te rejoins aussi dans le sens où, ce que j'ajouterais en fait de mes accompagnements aussi de cette expérience, c'est aussi que parfois, finalement, que l'on quitte ou que l'on soit quitté, peu importe, parce que parfois on a l'impression que parce qu'on quitte, tout va bien se passer, on est, comme tu disais, soulagé, etc. Mais ça n'empêche pas qu'effectivement... Encore une fois, le quotidien est bouleversé et qu'il peut y avoir des impacts aussi sur le sommeil, même si c'est un choix délibéré, même si on sait qu'on a toutes les bonnes raisons d'avoir pris cette décision. Donc, je dis ça pour lever aussi un peu la culpabilité, parce que parfois, les gens qui quittent, en fait, n'osent pas, en fait, s'interdisent aussi de vivre tout ça et d'accepter que ça peut être aussi difficile dans ces moments-là.
- Speaker #1
Je te rejoins tout à fait, Isabelle, parce que cette culpabilité, elle a une énorme place. et dans le sommeil et dans la journée. Par rapport aux personnes qui décident de prendre cette décision-là, de partir, ou alors de dire à l'autre de partir, cette culpabilité prend une place énorme et n'autorise même pas à se dire « j'ai le droit aussi de faire mon deuil de cette séparation, de ce couple, de cette vie d'avant » .
- Speaker #0
Tout à fait. C'est le côté « je ne m'autorise pas » . Vraiment, je rebondis sur ces mots-là. On se dit, je n'ai pas le droit, vraiment, c'est ça, je dois assumer. Ces fameuses phrases qui reviennent aussi souvent. Alors justement, si on rentre un petit peu dans la compréhension de ce qui se passe à ce moment-là, qu'est-ce qui se passe concrètement dans le corps, dans le cerveau, je ne sais où ? Pourquoi est-ce que quelqu'un qui a peut-être toujours très bien dormi, soudainement peut complètement passer des nuits blanches et ne plus arriver à retrouver ce qu'il a ? qu'il a toujours su faire pendant des années. Pourquoi d'un seul coup, il y a cette coupure et qu'est-ce qui se passe concrètement dans le corps et qui pourrait expliquer ce phénomène-là ?
- Speaker #1
Alors, c'est super intéressant parce que déjà, la première chose que j'aimerais dire, c'est que le cerveau, lui, c'est notre chef d'orchestre et il décide toujours la situation la moins pire. Lui, son rôle, c'est juste de nous maintenir en vie, peu importe les conséquences. Il va nous maintenir en vie. Il ne fait pas de tri sélectif. Il ne fait pas un choix de ça c'est bien, ça c'est pas bien, c'est juste je reste en vie, point. On a quatre hormones du bonheur, on les appelle là, c'est la dopamine, la sérotonine, les endorphines et l'ocytocine. Donc soit elles sont au top ces hormones-là, soit elles sont complètement, je dirais, à la ramasse. Mais je dirais qu'il y a ce fameux cortisol qui permet de tenir ou de faire face à des situations d'urgence. Et la nuit, normalement, il est au repos, celui-là. Par contre, dans une situation de séparation, de divorce, etc., il y a des tensions permanentes. Donc, ce cortisol, il va déjà moins diminuer pendant la nuit. En plus, avec une alimentation déréglée, ça va faire des changements au niveau de la... de la glycémie, le sucre dans le sang. On va avoir faim, donc ça va aussi perturber le sommeil, ou alors on aura trop mangé, ça va aussi perturber le sommeil, parce qu'on aura, on se sentira lourd, ça va entraîner des réveils, ça va entraîner, dès le moment où on se réveille, il va y avoir l'immunation qui va revenir, un maintien de l'éveil, de l'irritabilité, la patience qui diminue, les relations sociales qui s'étiolent. Voilà, en fait, il y a plein de choses qui se passent là. Mais Ce qu'il faut savoir, c'est que le cortisol, c'est normal en fait, qu'il revienne au milieu de la nuit. Entre 2 et 4 heures du matin, lui, il prépare le réveil. C'est son travail en fait. Le cortisol, celui-là, son job, c'est de nous maintenir en vie, de nous permettre de prendre des décisions rapidement. La nuit, normalement, son taux doit baisser. Mais si son taux ne baisse pas, il va déjà avoir un taux résiduel. En milieu de nuit, vers 2-4 heures du matin, c'est normal qu'il y ait une sécrétion de cortisol. cortisol parce que c'est l'hormone qui va nous permettre de nous réveiller. Ça prépare le réveil progressivement. Mais s'il y en a déjà qui restent et si on en rajoute une couche, forcément ça réveille encore plus vite.
- Speaker #0
D'accord, donc en fait ça vient raccourcir déjà chimiquement, j'ai envie de dire, parce que notre cerveau c'est une usine chimique aussi. Ça ramène en fait effectivement, ça raccourcit ce temps de sommeil, ça accélère le réveil en fait. par effet miroir, on va dire. Et donc, cet effet d'entretenir aussi ces réveils qui sont plus précoces.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Je ne dirais pas qu'il va réduire le sommeil, mais il va réduire la profondeur du sommeil.
- Speaker #0
D'accord. Donc, la qualité du sommeil aussi ?
- Speaker #1
Et aussi la qualité du sommeil et le fait que le sommeil soit réparateur ou pas.
- Speaker #0
D'accord. D'accord, ok. Alors, d'où ce qu'on entend beaucoup, ces fatigues chroniques ? qui s'installent aussi au moment des séparations. Alors souvent, il y a deux phénomènes. Le premier, c'est que justement, le cerveau est en boucle et que c'est épuisant parce que quand le cerveau, vous lui donnez des schémas insolubles, il se met en boucle pour essayer de trouver des réponses parce que c'est son job. Et donc, il vous épuise parce que le cerveau, il faut savoir que ça nous pompe aussi énormément d'énergie, de calories aussi au quotidien. Et donc déjà, il y a ce phénomène-là. Et en plus, effectivement, les nuits qui sont, elles aussi, peut-être affectées et qui viennent rajouter malheureusement aussi à ce phénomène. Donc les deux réunis font que, moi c'est ce que j'entends, c'est j'en peux plus, je suis épuisée, j'ai l'impression que je prends des mauvaises décisions parce que là, je n'arrive même plus à réfléchir tellement je suis fatiguée. On se retrouve un peu dans ces situations-là et en tout cas, ce mot fatigue, effectivement, souvent c'est compliqué de mettre... La réalité, qu'est-ce qu'on met vraiment derrière ce mot fatigue ? On voit qu'il peut y avoir plusieurs choses, mais c'est vraiment un mot qui revient, qui revient, qui revient au cours des accompagnements.
- Speaker #1
Tout à fait. En fait, vraiment, c'est un cumul entre la charge mentale et la fatigue physique. Et le fait de ne pas dormir, ça va avoir un impact aussi au niveau de la mémorisation, au niveau des relations sociales. Il y aura de l'irritabilité, il y a des prises de décisions qui sont soit retardées, soit trop précipitées, mais parce qu'on fait... On n'a plus notre jugement et altéré.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Et c'est fatigant de se dire que je n'arrive pas à prendre les bonnes décisions, je n'arrive pas à être comme j'aimerais être.
- Speaker #0
C'est un peu le cercle qui s'entretient tout seul dans cette période qui est particulière. Et alors en plus, on va rajouter une louche, parce que ce n'était pas assez déjà de se contrarier avec tout ça. C'est que peut-être qu'effectivement... On déménage, on change de lit, de chambre. Même si on reste chez soi, peut-être qu'on réaménage des choses parce qu'on doit repenser le lieu de vie. Parfois, on change de quartier d'habitude. On a le rythme aussi, parfois, quand il y a des gardes alternés, où on a des semaines avec les enfants, des semaines. Tout ça, en fait, ça va créer aussi des nouveaux rythmes de vie. Et puis, le temps que tout ça s'installe... Il y a vraiment cette période un peu bouleversante, où tout ça bouge un peu tout en même temps, en plus sur une période assez courte en général. C'est quoi l'impact de toutes ces ruptures de rythme aussi sur le sommeil ?
- Speaker #1
Alors, on l'a dit déjà précédemment, mais le sommeil a besoin d'avoir des rituels, d'avoir besoin d'un sentiment de sécurité. Enfin, cette sensation de sécurité et ces rituels sont nécessaires. Après... avec une séparation, une réinstallation, un réaménagement, un changement de rythme avec des enfants une semaine sur deux ou alors un week-end ou alors pas du tout et les avoir en permanence, en fait, tout est chamboulé. C'est super déstabilisant. Et... on va avoir envie et de vouloir protéger ses enfants, et on aura aussi envie de se protéger et besoin de se protéger. Du coup, c'est ce dosage-là, c'est vraiment très fin, c'est complexe, c'est délicat, et comme le cerveau, de toute façon, il adore les schémas qui sont compliqués, il va continuer à ruminer. Et il y a cette variation entre se stabiliser et... trouver des nouveaux repères et cette excitation du nouveau et le deuil aussi du reste à faire. Avec les gardes alternés, il y a quelque chose qui revient souvent, c'est quand les enfants sont là, on va vouloir en profiter à fond. On se dit, ouais, ils sont là, je me donne vraiment à fond. Et quand ils ne sont plus là, punaise, on va se dire, on va peut-être retrouver ou sa vie de femme ou sa vie d'homme, mais en même temps, il y a cette... cette adrénaline aussi qui diminue de ce côté-là. Et il y a un double rythme qui se crée. Il y a un rythme soit on, quand les enfants sont là, un rythme off, l'excitation de la présence, l'intensité. Mais c'est pareil, il y a aussi l'intensité de l'absence et l'intensité de la tristesse quand ils ne sont plus là. Et c'est un peu le double effet qui se coule. C'est soit qu'il y a le on, soit qu'il y a le off. C'est magique, mais par contre, après, derrière, c'est la dégringolade.
- Speaker #0
C'est le côté montagne russe, un peu, de ces semaines avec ou sans. Ou parfois, moi, ce que je vois aussi, c'est justement que les personnes, finalement, elles ont refusé les montagnes russes, au sens où, comme elles sont tout là-haut quand il y a les enfants, elles essayent de rester tout là-haut quand ils ne sont pas là. Donc, ça va être de remplir, en fait, la vie d'activité de sorte. sorties de tout ce qu'on veut, etc. Ce qui fait qu'ils finissent la semaine sur les rotules. Et là, les enfants arrivent avec toute l'énergie qu'on peut leur connaître. Donc là, il faut redonner effectivement aussi cette énergie. Et parce qu'on a envie d'en profiter, parce qu'on les a pas vus pendant une semaine. Enfin, voilà. Et en fait, il y a une espèce d'escalade comme ça que je constate parfois, de soif de pas passer à côté de quelque chose et de dire, ah bah voilà, je redécouvre des semaines toute seule ou tout seul. Ça m'est pas arrivé depuis longtemps, donc je veux en profiter. Mais voilà, ça fait un peu le millefeuille qui se construit petit à petit. Mais à terme, effectivement, ça construit plus aussi une sorte de fatigue chronique qu'une stabilité. Souvent, les choses quand même, ça c'est souvent le début, les six premiers mois où il y a l'escalage. Et puis après, les choses se régulent petit à petit. Et on arrive à retrouver un équilibre. En tout cas, quelque chose où on retrouve des repères plus facilement. Mais ça, clairement, c'est vraiment quelque chose qui arrive très régulièrement aussi.
- Speaker #1
Je rebondis là-dessus. Tu vois, le fait de retrouver une vie en dehors des enfants, ça va aussi déstructurer encore un peu plus le sommeil. Parce que souvent, c'est des sorties plus tardives. Et ce n'est pas écouter ses besoins par rapport au sommeil. Du coup, c'est avoir un décalage qui va aussi s'installer dans le temps. Et avec un décalage chronique, on aura cette sensation de fatigue. à cause de cette charge, à cause de ces journées trop remplies. Et on ne met pas souvent le focus sur le décalage dans le rythme de vie, dans ses besoins de sommeil. On ne met pas le focus là-dessus.
- Speaker #0
Écoutez-vous aussi. Souvent, on a oublié de s'écouter pendant des années. Et ces signaux finalement, parce que les signaux souvent sont là. Le corps, généralement, il n'est pas très discret et vous envoie plein de signaux. Mais on n'a peut-être pas envie de les voir à ce moment-là. Mais c'est vrai qu'il faut capter aussi. ce que peut vous dire votre corps à ce moment-là, je pense que c'est important aussi.
- Speaker #1
Et un détail qu'on oublie, on se dit souvent que les enfants sont très malheureux dans le cadre d'une séparation et d'un divorce, et c'est vrai, c'est vrai, ils ont une rupture de schéma, ils ont une rupture d'image parentale. Par contre, les enfants récupèrent beaucoup plus vite que les parents, ils s'adaptent beaucoup plus vite aux changements que les parents. Et ça... Alors, pour avoir échangé avec de nombreux thérapeutes, tous ont le même discours.
- Speaker #0
Finalement, ils vont plus vite que nous.
- Speaker #1
Ok, oui.
- Speaker #0
Dans l'introduction, je parlais d'un mot. Alors, c'est très drôle parce que je parlais de l'hypervigilance. Alors, moi, c'est un mot que je ne connaissais pas il y a trois semaines. La semaine où on a échangé ensemble, deux jours avant, je vois le médecin parce que moi aussi, j'ai des problèmes de sommeil. Tu vas pouvoir m'aider Myriam, merci. Et je vois le médecin deux jours avant toi, je pense, je dis mais je suis crevée, machin, je pense que j'ai des problèmes d'insomnie. Et puis on discute un peu, puis il dit ah non, vous n'avez pas de problème d'insomnie, vous avez problème d'hypervigilance. Moi c'est la première fois que j'entendais ce mot-là. Et quelques jours après, on échange et tu m'en parles, mais dis-nous tout, parce que ça change vraiment, justement, le regard qu'on peut avoir sur le soleil, ça amène en tout cas une nuance qui moi m'a beaucoup parlé, et qui m'a aidée aussi à comprendre certaines choses dans mon fonctionnement. J'espère qu'on va pouvoir aider les personnes qui nous écoutent comme moi, ça m'a aidé. Est-ce que tu peux nous expliquer concrètement ce qu'est cette hypervigilance ?
- Speaker #1
Alors, l'hypervigilance, tu vois, tu as ton corps, tu as ton cerveau. Tu te dis que tu es calme, mais en fait, il y a une espèce de petit radar qui se dit « Oh punaise, il faut que je fasse attention à ce qui se passe. » Alors, soit au bruit, soit au silence. Donc, en fait, il est en alerte permanente et c'est un vigile. C'est un vigile de sécurité, tu vois. Il fait attention à ce qui se passe au cas où, parce qu'on ne sait jamais. On ne sait jamais. Résultat des courses, toi ? Tu as l'impression d'être calme, tu as l'impression d'être apaisé, mais il y a toujours ce système d'alerte qui est activé. Résultat des courses, toi, tu continues à t'épuiser encore plus, Et si en plus, tu as la chance d'avoir une hypersensibilité ou une neuro-ATP, il y a tout qui est démultiplié. Alors, pourquoi j'en parle de l'hypersensibilité ou de la neuro-ATP, en fait ? Il y a quand même une personne sur cinq qui est reconnue neuroatypique. C'est une étude de l'Inserm. Ou alors une personne sur cinq qui est reconnue hypersensible. Après, les deux peuvent venir ensemble. Et alors là, c'est encore un bel effet boule de neige.
- Speaker #0
Le double effet qui se coule pour les boomers.
- Speaker #1
C'est vraiment pour les boomers.
- Speaker #0
Pour les jeunes, on vous expliquera. On se le mettra en commentaire.
- Speaker #1
Alors, quand la journée, l'hypervigilance, elle est... activé, du coup, c'est comme si sans hypervigilance, tu as un tunnel pour voir la vie. Avec l'hypervigilance, tu vois en 360 degrés. Tu vois tous les détails que les autres ne voient pas. Mais si la nuit, c'est aussi ça, tu comprends bien que ton cerveau, il ne va pas réussir à descendre dans un sommeil profond. Et c'est le sommeil profond qui va être réparateur.
- Speaker #0
Est-ce que c'est lié à un sentiment ou une absence de sécurité ? Ça joue dans quel registre ? C'est une peur à la base ou c'est autre chose ?
- Speaker #1
En règle générale, dans ce que j'ai pu observer avec les personnes que j'accompagne, c'est tout un courant de sécurité qui va exploser. tout le cocon qui était là, qui va exploser, même si ça ne se passait pas bien dans le couple. Mais c'était quand même un cocon qui était connu. Au moment de la séparation, tout explose. Et à ce moment-là, il y a des blessures du passé qu'on n'avait pas forcément identifiées ou alors qu'on avait occultées ou dont on ne peut pas se souvenir parce que c'est trop traumatique. Mais à ce moment-là, il y a tout qui se réactive, en fait. Et en règle générale, on se dit que c'est la séparation qui était le problème, mais en fait, c'est... l'événement du passé qui était là, en espèce de sous-marin, comme ça, et qui tout à coup, il ressurgit. C'était toujours comme Zorro, il surgit hors de la nuit. C'est aussi pour les boomers.
- Speaker #0
On mettra toutes les rêves de boomers dans les commentaires. Ok, et alors sur justement cette hyper-vigilance, je parle d'une anecdote personnelle. Je suis allée dormir chez une amie il y a quelque temps, et en Le fait de ne pas être chez moi, peut-être de me sentir en sécurité d'une façon ou d'une autre, alors que chez moi, franchement, je ne suis pas dans un endroit où il y a beaucoup de risques. J'ai une alarme, j'ai tout ce qu'il faut pour me sécuriser. J'ai dormi comme un bébé, comme ça ne m'était pas arrivé depuis des mois, en fait, chez elle. Et j'ai vraiment eu cette impression, justement, de ne pas avoir cette vigilance. Ça peut être lié à ça ou ça n'a rien à voir ? C'est juste parce que j'avais passé une bonne soirée avec ma copine.
- Speaker #1
Ça peut être les deux. Ça peut être les deux. ça peut être justement avoir passé une bonne soirée avec ta copine qui a baissé ton niveau de vigilance et qui a permis d'entrer en sommeil et tout à l'heure je parlais du cortisol qui reste élevé en début de nuit, peut-être qu'il était déjà plus bas et ça t'a permis de passer une belle soirée donc ça c'est tout à fait possible il y a aussi l'autre côté tu dors chez une amie même si c'est pas connu etc mais c'est avec quelqu'un, t'es pas la seule à devoir monter la garde en fait, parce que bien sûr chez toi t'as une alarme, t'as tout ce qui est fait. pour que tu te sentes bien, etc., ça reste quelque chose d'extérieur à toi. Et tant que la sécurité, tu ne l'as pas de l'intérieur, finalement, tu ne peux pas apaiser un sommeil tant que tu n'es pas en sécurité.
- Speaker #0
C'est super important ce que tu dis là, c'est qu'en fait, effectivement, ce n'est pas le sentiment de sécurité, c'est vraiment la sécurité intérieure qui va conditionner cette hypervigilance. Donc j'ai beau mettre des alarmes, des vigiles à l'entrée, je ne sais quoi, ça ne change pas. pas le fond du sujet. On est d'accord, c'est ça en fait.
- Speaker #1
Il y a quelque chose en tout cas.
- Speaker #0
Bon, je vais annuler les vigiles alors.
- Speaker #1
Sauf s'ils sont bons. Sauf s'ils sont bons.
- Speaker #0
Ah bah écoute. Je vais réfléchir en tout cas à la question. Et alors justement, comment on sait qu'on est en hypervigilance ? Parce qu'effectivement, peut-être qu'on est en hypervigilance sans le savoir. Est-ce que c'est l'insomnie ? Est-ce que c'est l'hypervigilance ? Qu'est-ce que tu peux nous donner comme repère par rapport à ça ?
- Speaker #1
Alors comme je te disais, en fait, il y a déjà cette hypervigilance en journée. Très souvent en journée, tu vas avoir, ce n'est pas un tunnel simple, c'est un regard à 360 degrés, voire même plus. Tu vois, tu vas repérer la mouche qui vole alors qu'autour de toi, il n'y a personne qui l'entend. Tu vas entendre les discussions qui sont un petit peu au loin. Et justement, tu vas entendre ce changement d'intonation. Et tu dis, ah ouais, là, ça y est, c'est sûr. Là, il y a un truc qui ne va pas. Et du coup, tu vas repérer tous ces petits signes en permanence. Et tu as beau te dire, oh, c'est bon, je suis calme. Non, ça ne marche pas, en fait.
- Speaker #0
Mais parce que tout le monde n'est pas comme ça. Tout le monde n'entend pas le moindre... bruit, le moindre détail de ce qui se passe dans la pièce. C'est une révélation pour moi, ça.
- Speaker #1
Ça peut être cool, en fait, la vie. Et tu vois, inversement, tu n'entends rien. Si ton cerveau ne capte rien, il y a un truc de louche dans l'affaire. Qu'est-ce qui va se passer si jamais il n'y a pas le... Si jamais c'est trop calme, qu'est-ce qui va se passer ? On dit souvent, c'est le calme avant la tempête. Si ton cerveau est en hypervigilance, c'est vraiment ce qui va retenir. Le calme, c'est aussi dangereux que quand il y a du bruit. Ce n'est pas le fait qu'il y ait du monde, qu'il n'y ait pas de monde, qu'il y ait du bruit, qu'il n'y ait pas de bruit. C'est si ton cerveau, il est tout le temps en train de tout scruter, le moindre petit détail va avoir son importance. Et comme je disais, autant les bruits que les odeurs. D'accord,
- Speaker #0
donc déjà ce premier repère de « est-ce que je perçois les choses intensément déjà autour de moi ? » Déjà, est-ce que vous avez cette impression-là ? Ça peut être déjà un premier repère. pour savoir si vous pouvez être sujet à cette forme d'hypervigilance.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Après, tu vois, c'est un petit peu quand même biaisé. Si tu as une hypersensibilité, c'est biaisé, parce que déjà, à la base, tu vas tout repérer. Mais c'est de voir par rapport à un état neutre, qu'est-ce qui fait que des fois, tu vas quand même plus repérer que d'autres.
- Speaker #0
Et alors, justement, on peut être épuisé physiquement. Et malgré tout, excité comme une puce à 2h du matin, et puis on se réveille à 4h, on a une énergie de fou. Bon alors on a un gros coup de bar à 10h, donc c'est une autre histoire. Mais qu'est-ce qui se passe en fait à ce moment-là ? Qu'est-ce qui fait effectivement qu'on a ce sentiment d'énergie alors qu'on sait que sur le fond on est épuisé ?
- Speaker #1
En fait, le corps lui il sait dormir. Par contre s'il n'a pas l'autorisation du chef d'orchestre, il n'a pas l'interdiction de dormir. Donc, le tout, c'est de réussir... à ce que ton cerveau, lui, il se dise, ok, là j'ai le droit de baisser les armes, j'ai le droit de ralentir, j'ai le droit de me poser. Et tant que ça, c'est pas fait, le moindre petit truc, ça va déclencher un réveil. Et comme je te disais, entre 2-4 heures du matin, t'as le cortisol qui est là pour préparer le réveil. T'as la mélatonine qui diminue, et t'as le cortisol qui augmente. Donc forcément, si il augmente sur un terrain qui est déjà chargé en cortisol, ça va être explosif.
- Speaker #0
Et d'où cette impression d'énergie, etc., mais qui est fictive quelque part du fait, c'est ça ?
- Speaker #1
Elle n'est même pas fictive, elle est réelle. C'est réel, l'énergie, elle est vraiment là. Par contre, ça a quand même un coût parce qu'à un moment, tu as quand même besoin de souffler.
- Speaker #0
On a quand même besoin de sommeil, oui, oui.
- Speaker #1
Tu as besoin de souffler, tu as besoin de sommeil, tu as besoin de te régénérer autant au niveau cognitif qu'au niveau de ton corps.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui... nous permettrait finalement de se dire en quelques questions, comment est-ce qu'on peut savoir le type de nuit qu'on a ? Est-ce qu'on a des difficultés à s'endormir ? Est-ce qu'on se réveille au milieu de la nuit ? Est-ce qu'on se réveille très tôt ? Qu'est-ce que ça raconte finalement de notre sommeil ? Est-ce qu'il y a quelques questions qui peuvent nous aider à éclairer un peu le chemin et à mieux comprendre en fait ce qui se passe dans nos nuits ?
- Speaker #1
Oui, alors déjà là. La toute première chose que j'aimerais dire, c'est pas parce qu'on se réveille ou parce qu'on s'endort mal de temps en temps ou qu'on se réveille trop tôt que c'est grave. C'est pas un problème en soi, c'est le problème, c'est la récurrence et c'est combien de temps ça dure. C'est déjà savoir quel est le problème. Ça peut être mixte, mais est-ce que j'ai plutôt du mal à m'endormir ? Est-ce que j'ai des ruminations ? Est-ce que... J'anticipe ma journée du lendemain, est-ce que je vais analyser tout ce qui s'est passé la journée, etc. Ou alors, si je me réveille au milieu de nuit, effectivement, est-ce que je suis en train de préparer la semaine et j'ai l'idée du siècle, et là, je suis le super scénariste qui va écrire un très beau film dont je ne connais pas encore les acteurs. Ça, c'est tout à fait possible, mais là, en fait... Si tu travailles en milieu de nuit, vraiment, c'est cet état de vigilance qui intervient. Et tu as aussi le dernier cas, c'est le réveil typiquement vers 5h du matin. Tu te réveilles plus moyen de fermer l'œil ou alors tu réussis à te rendormir, mais un sommeil, un espèce de demi-sommeil. Et là aussi, en fait, tu as déjà commencé ta journée, tu es en train de tout planifier et tu retardes ton lever. De dire non, mais je ne peux quand même pas me lever à 5h, c'est trop tôt.
- Speaker #0
Des fois aussi, ce n'est pas forcément de lutter. c'est de dire je me lève et puis quitte à faire 30 minutes de sieste peut-être ce midi, si vraiment j'ai un coup de barre. En fait, c'est peut-être d'accepter de prendre la vague au lieu de lutter aussi parfois ?
- Speaker #1
Alors, ce n'est pas forcément comme ça que je vais le dire. C'est aussi l'accepter bien entendu, parce que plus tu luttes, plus tu vas renforcer tes insomnies. Ça, c'est sûr, vu que le sommeil, c'est un lâcher-prise. Donc, si tu luttes, ce n'est pas un lâcher-prise, c'est tout l'inverse.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Mais partout. Par contre, c'est toujours pareil. C'est l'idée de, si je fais des siestes tous les jours, même 30 minutes, est-ce que tu arrives à tenir 30 minutes ou des fois c'est plus ? C'est encore autre chose. Ça peut aussi entraîner un décalage de ton sommeil et donc aggraver les insomnies. Mais la sieste en soi, ce n'est pas gênant. Par contre,
- Speaker #0
ce n'est pas la sieste de 2 heures, 3 heures. C'est une vraie sieste de moins de 30 minutes, comme on dit toujours. Voilà. Donc, il faut cadrer la sieste quand même un minimum.
- Speaker #1
Exactement. Elle a besoin d'être cadrée, cette petite sieste. Cadrons-la,
- Speaker #0
cadrons-la.
- Speaker #1
C'est ça. Mais parfois, je reviens vraiment sur ce que tu dis, lutter contre le sommeil ou alors contre l'insomnie, très souvent, on se dit, je suis réveillée, je vais rester au lit. Ben, si t'es vraiment réveillée, lève-toi. Lève-toi. Parce qu'en fait, ton lit, il doit être réservé au sommeil. Il doit être...
- Speaker #0
Donc ça veut dire que je ne commence pas à regarder une série Netflix dans mon lit, je ne commence pas même à bouquiner ?
- Speaker #1
Même à bouquiner.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Parce qu'en fait, tu envoies un signal indirect à ton cerveau. En fait, le lit, on a le droit de regarder la télé, on a le droit de bouquiner. Et en plus, tu me demandes de dormir. Ben non, moi, je préfère bouquiner, je préfère mes séries.
- Speaker #0
Donc voilà, le lit a une fonction. Enfin, on a deux, pour le coup. Donc, voilà, focalisons sur ces deux fonctions et essayons aussi de clarifier. cet espace, pour qu'il soit vraiment le lieu du sommeil, notamment.
- Speaker #1
Tout à fait. Et comme on dit, avec les séparations-divorces, il y a déjà tellement de fouilles partout, au moins qu'il y ait un repère par rapport à ça. Le téléphone est scrollé à 4h du mat', c'est pareil. C'est intéressant, mais on peut avoir une nouvelle des enfants et en plus, en garde alternée, ça peut... Il faut que je vérifie s'il n'y a pas eu un souci avec les enfants. Mais ça devient... En fait, c'est... C'est pas que ça, c'est encore cette hyper-vigilance qui se réactive là.
- Speaker #0
Alors moi j'ai une astuce là-dessus, parce que forcément on a toujours effectivement ce truc de dire « mais oui, mais si je coupe mon téléphone, s'il y a un problème, etc. » C'est que, je ne sais pas si vous le savez, mais notamment sur les iPhones, je ne suis pas spécialiste des Androïdes, désolée, mais en tout cas sur les iPhones, vous pouvez déverrouiller certains numéros pour que même si vous êtes en mode avion, machin, vous avez tout, sauf si vous avez vraiment éteint totalement le téléphone. Mais en tout cas, si vous êtes en mode ne pas déranger ce avion, tout ce que vous voulez, en fait, vous pouvez débloquer certains numéros pour qu'ils puissent quand même sonner, même si vous avez tout fermé, en fait. Et ça, c'est génial parce que, justement, si votre enfant ou la mère de vos enfants vous appelle en pleine nuit parce qu'il y a un souci, en fait, le numéro passe. Donc ça, c'est quand même super parce que ça évite les bip-bip de vos mails, de vos machins, de tout ce que vous voulez. Mais vous enlevez ce truc-là de dire, si il y a un problème, on peut quand même me contacter. Et moi, depuis que j'ai paramétré ça, effectivement, ça m'a beaucoup aidée. Je ne sais pas si tout le monde connaît, mais en tout cas, franchement, c'est aussi une astuce quand même qui enlève un peu cette culpabilité de dire, si je ne suis pas joignable, qu'est-ce qui va se passer ? Là, vous êtes joignable pour votre premier cercle, pour les personnes qui peuvent avoir besoin de vous à 3h du matin. Il n'y en a pas 50, je pense, normalement. Et au moins, vous évitez toutes les petites perturbations de... de vibrations et de bip-bip à 3h du matin, et ça, c'est déjà pas mal, quoi. Je vais faire la parenthèse technique, mais en tout cas, moi, ça m'a pas mal aidée, ce truc-là.
- Speaker #1
Moi, je la poursuis, la parenthèse technique, si t'es OK. Vas-y, bien sûr. Sur Android, ça existe aussi.
- Speaker #0
Ah, ben voilà, tu vas me compléter.
- Speaker #1
Voilà. Et sinon, il y a encore une astuce encore plus simple pour ceux qui ont encore un téléphone filaire, en tout cas, et bien mon cercle d'amis. Je te partage une... Je te partage une... Une astuce que j'ai pour moi, le téléphone je l'enlève de la chambre, je l'enlève très loin. Par contre, mon cercle proche a mon numéro de téléphone fixe et je leur dis, s'il y a un souci, vous m'appelez sur le fixe. Et ça, de toute façon, je l'ai.
- Speaker #0
D'accord. Donc, vous avez plein d'astuces là pour plus aucune excuse pour laisser le téléphone à côté sur la table de nuit, en tout cas. Et alors, par contre, ce que vous pouvez peut-être faire aussi, c'est remplacer ce fameux téléphone qui peut rester dans la pièce d'à côté pour la nuit et le remplacer par un petit carnet. Parce qu'à 4h du matin, quand vous avez l'idée du siècle en disant, mais c'est génial ce truc, demain je vous le dis. J'aurais oublié et là, hop, on se met en boucle. Et bref, vous avez votre petit carnet, vous notez l'idée. Et comme ça, hop, vous savez que vous n'allez pas l'oublier et vous pouvez vous rendormir tranquillement. Donc ça, moi, le petit carnet m'a quand même sauvé quelques nuits. Donc je partage l'astuce aussi. Alors ça ne résout pas tout. Puis souvent, quand on se travaille à 8h du matin, l'idée est beaucoup moins brillante que ce qu'on pensait. Mais ce n'est pas grave, au moins, ça ne nous a pas empêché de dormir.
- Speaker #1
Avec un léger, léger bémol. J'adore, ça fait partie, moi, le vide cerveau, j'adore. l'égé bémol c'est de se cadrer au niveau du temps parce que quand on a le cerveau qui commence à turbiner c'est une idée, deux idées, trois idées cinq idées, vingt, trente,
- Speaker #0
cinquante idées donc on se cadre à cinq ou dix minutes moi vraiment j'ai noté une phrase l'idée c'est vraiment de noter le truc pour se dire demain si je le relis je saurais à quoi j'ai pensé à ce moment là, mais effectivement on n'écrit pas un roman non plus, c'est pas l'objet Ok, alors justement, dans tout ça, là on commence à mieux comprendre finalement où on en est par rapport au sommeil, à l'hypervigilance, etc. Mais il y a une frontière un peu floue de dire à partir de quand la tisane me suffit, à partir de quel moment j'ai besoin d'un accompagnement, à partir de quel moment finalement il faut peut-être passer au médecin. le curseur, ce n'est pas forcément des sujets qu'on a l'habitude de traiter déjà. Et puis, on entend aussi tout et n'importe quoi, et les piles de mélatonine, et les machins, tout ce qui est en vente libre aujourd'hui. Le sommeil, c'est un beau marché, je pense, qui l'enrichit pas mal de sociétés aussi. C'est quoi la logique, en fait, à partir de quand on se fait accompagner, à partir de quand on se dit, là, il faut plutôt voir un médecin ?
- Speaker #1
Alors, il y a des repères qui sont très... qui sont factuelles, qui sont données dans les repères médicaux, c'est au-delà de trois nuits par semaine, avec une répercussion en termes de fatigue sur la journée, tu vas consulter ton médecin.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Tu vas consulter ton médecin et je dirais que la première des choses, c'est déjà de voir si tu ne veux pas des apnées du sommeil.
- Speaker #0
Alors, tu peux nous expliquer un peu plus justement ce que c'est ?
- Speaker #1
L'apnée du sommeil, en fait, l'air ne passe pas dans les voies aériennes supérieures. souvent, ça peut se traduire par des ronflements. Alors, quand on a la chance de dormir avec quelqu'un, notre partenaire peut nous dire, écoute, tu fais des pauses respiratoires. Donc, ça, c'est les fameuses apnées du sommeil. Et en fait, c'est super dangereux. C'est vraiment dangereux. Ce n'est pas qu'une histoire d'esthétique, etc. Et donc, à ce moment-là, on voit déjà avec le médecin. Parce que souvent, les séparations aussi... Je vais faire une généralité, mais il y a beaucoup de séparations qui arrivent à partir de 40-50 ans. Il y a eu souvent un surpoids qui s'est installé pendant ces années-là. Et un surpoids, ça va prendre de la place partout, dans le corps, mais aussi au niveau de la gorge. Et quand on dort, il y a un relâchement des muscles de la langue. Et si la langue est trop grosse, elle va laisser passer moins d'air. Donc ça peut se traduire par des ronflements qui sont vraiment très très forts. on a l'habitude d'utiliser ce repère. par rapport au bruit, si ça passe le bruit de la porte, là, ça doit alerter.
- Speaker #0
Donc, si on vous entend dans la pièce à côté, c'est qu'effectivement, là, il y a un risque plus, même d'apnée, plus que juste de ronflement, en fait.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça. Et ça, même si on dort sans personne, les enfants peuvent l'entendre.
- Speaker #0
Oui, oui, puis ils se chargent bien de nous le rappeler. OK, donc déjà, ça donne un repère. Alors, peut-être, je rajouterais un... peut-être un sujet, je ne sais pas si c'est en lien, c'est justement, comme tu le disais, quand il y a des séparations qui arrivent à la quarantaine, cinquantaine, en tout cas pour les femmes, il y a aussi tout ce qui est périménopause, ménopause, qui peut aussi avoir un impact sur le sommeil. C'est aussi de se dire, de faire un peu le tri dans tout ça. Finalement, après, quelle que soit la cause, il faut aussi traiter les conséquences. Mais en tout cas, c'est quand même intéressant de se dire aussi, attention, parce qu'à ce moment-là, Au-delà de ma séparation, ça peut être aussi tout simplement ce phénomène-là qui est en train de se mettre en place. Parce que c'est le moment et c'est la vie. Mais ça peut aussi impacter. Oui,
- Speaker #1
tout à fait. D'autant que tu disais, il y a le chamboulement au niveau des hormones. Mais il y a vraiment la chute des hormones, oestrogène, progestérone. Et qui va aussi entraîner une fonte musculaire chez les femmes. Donc, ce sera aussi des muscles moins toniques.
- Speaker #0
D'accord. Donc, ça a aussi un effet ?
- Speaker #1
Ça a aussi un effet sur les apnées.
- Speaker #0
D'accord. OK, d'accord. Ça marche.
- Speaker #1
C'est important.
- Speaker #0
En plus, pour rassurer, alors je ne sais pas si des personnes en ont eu pour eux ou dans leur entourage, mais moi, je me souviens d'il y a peut-être une dizaine d'années, j'ai un ami qui est concerné. C'était une énorme machine. C'était un truc compliqué quand même à installer et tout. Aujourd'hui, c'est quand même... beaucoup évolué, c'est beaucoup moins bruyant, c'est beaucoup plus petit. Si vous en avez entendu parler il y a quelques années, peut-être remettez-vous au goût du jour parce que les choses ont évolué et c'est quand même beaucoup moins contraignant qu'il y a quelques années. Donc, en tout cas, ça vaut le coup de se poser la question et de voir s'il doit y avoir, je suppose qu'il y a des tests qui sont faits quand c'est comme ça. Et de voir clair là-dessus et de ne pas se faire peur avant parce qu'effectivement, encore une fois, les traitements et la façon de gérer a pas mal évolué.
- Speaker #1
En fait, il y a d'importants, effectivement. Alors, moi, je suis appareillée avec un masque, avec une machine, etc. Alors, les ronflements, c'est bien plus tu l'amour que le bruit d'une machine. C'est la première des choses. Deuxième chose, les femmes que j'ai accompagnées me disaient, ça y est, je dors avec Dark Vador. Alors, on peut aussi se dire, je dors avec Maverick. J'ai une amie à moi qui dit, moi, je dors avec Maverick tous les soirs.
- Speaker #0
C'est vrai que ce n'est pas le même regard sur les choses.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça.
- Speaker #0
Le casque d'Armador, il est quand même pas mal. Je le trouvais assez stylé quand même aussi. En fait, il devrait faire des séries limitées, tu sais, dans les masques.
- Speaker #1
C'est ça. Voilà, c'est ça.
- Speaker #0
Avec des choses plus sympas.
- Speaker #1
Et en dehors des apnées du sommeil, il y a une chose, c'est vrai que très souvent, on va demander des somnifères ou des anxiolytiques. C'est vrai et c'est une vraie aide. Et quand on ne dort pas, c'est important de réussir à dormir. Par contre, ce qui est primordial, c'est que c'est une aide qui doit rester ponctuelle. C'est pas facile. ponctuelle, c'est super encadré parce qu'après réussir à s'en libérer c'est bien plus compliqué que de se libérer d'un conjoint ou d'une conjointe. Par contre ça a d'autres effets délétères sur la vie aussi.
- Speaker #0
Et quels effets ça peut avoir justement ?
- Speaker #1
Beaucoup de... Il y a beaucoup d'études qui parlent de la maladie d'Alzheimer notamment. Donc c'est pas rien. C'est pas rien. Il y a des effets de somnolence aussi la journée qui sont résiduels. Donc on se dit, ben je dors pas bien, je prends un somnifère, du coup je vais être en forme le lendemain matin. En fait, non, parce qu'il y a la somnolence résiduelle du médicament. Et le médicament, c'est un hypnotique, donc il te file un coup de massue pour que tu t'endormes, mais ça ne veut pas dire qu'il va enlever ton hypervigilance. Il est juste semblant, c'est un cache-misère.
- Speaker #0
Donc on ne traite pas le fond. Donc oui, ok, pour se dire bon voilà, là je vais faire quelques nuits pour me remettre au... Remettre d'aplomb parce que vraiment je suis épuisée, parce que ça fait des semaines que je dors mal. Donc se dire pendant quelques jours, je me remets. Mais en fait, ce qu'il faut vraiment, c'est traiter le fond. Alors hyper vigilance ou pas, ou apnée du sommeil. En tout cas, de trouver l'origine pour vraiment agir sur la cause et pas juste médicaliser les choses sans traiter l'origine. Parce qu'effectivement, on peut rester comme ça pendant des années. Et malheureusement, avec les conséquences dont tu viens de parler.
- Speaker #1
Tout à fait. Il y a vraiment des risques de chute aussi liés à la prise d'hypnotique. Ce n'est pas anodin. Ce n'est vraiment pas anodin. Et il y a encore les deux profils dont je parle, les hypersensibles et les neuroatypiques. Mais il y a vraiment quelque chose d'important, parce que, comme je disais, il y a une personne sur cinq. Il y a ce profil-là. Dans les personnes séparées et divorcées, ça veut dire une personne sur cinq aussi. Et donc là, c'est déjà un profil et une structure de sommeil qui est différente par rapport à quelqu'un qui n'a pas cette neuroatypie. En fait, je prends l'exemple des TDAH qui sont très mises en avant actuellement et heureusement. Mais pour ce profil de personne, il y a un retard de libération de la mélatonine, donc cette hormone d'endormissement. et il y a des besoins aux deux. dopamine qui sont aussi dérégulés. Donc ça fait un espèce de c'est un espèce de j'allais dire un bloubiboulga aussi pour les boomers. Mais si avec ça tu rajoutes de l'hypervigilance, ça fait un feu d'artifice. C'est ultra explosif. En fait, ces profils-là par rapport au sommeil, on ne va pas leur donner des médicaments spécifiquement, mais ils vont apprendre à avoir une structure différente pour permettre d'avoir une entrée en sommeil plus facile. Mais si tu as de l'hypervigilance, tu as les hormones qui sont déréglées, ça coince de tous les côtés.
- Speaker #0
Donc il y a un effet un peu catalyseur aussi sur ces profils, qui peut-être déjà avaient des problèmes de sommeil d'ailleurs. Et qu'il peut y avoir cet effet effectivement de la séparation de tout accident de la vie, qui peut venir aussi reperturber encore plus peut-être ce sujet qui était déjà peut-être un peu sensible.
- Speaker #1
C'est ça, tout à fait.
- Speaker #0
J'ai dormi avec la même personne pendant 10 ans, 20 ans, 30 ans parfois. Qu'est-ce qui se passe concrètement dans notre cerveau, dans notre corps, finalement, là où les premières nuits, où on se retrouve seul, en fait, dans son lit, puis seul en sachant, voilà, c'est pas parce qu'il y a un déplacement ou autre, c'est vraiment là où on sait que c'est une situation installée, on se retrouve seul pour la première fois depuis longtemps dans un lit. Qu'est-ce qui se passe concrètement en nous ? Qu'est-ce que ça vient activer ou désactiver chez nous ?
- Speaker #1
C'est vrai que dormir à deux et puis tout à coup dormir seule chamboule pas mal de choses. Que la vie de couple se passe bien ou qu'elle ne se passe pas bien. En fait, il y avait des repères corporels. Il y avait des repères corporels et dormir seule, ça veut dire... Je ne sais même pas de quel côté je dors en fait.
- Speaker #0
Soyons fous, je change de côté.
- Speaker #1
C'est ça, je ne sais même pas. pas de quel côté je dors, essayons le droit essayons le gauche, essayons au milieu je ne sais pas, le conjoint ou la conjointe va réchauffer, ou alors soit tu réchauffes trop, et avec les hormones t'es réchauffée trop, et là tout à coup il n'y a plus cette chaleur corporelle non plus c'est, je me calais contre lui à un moment, ou alors je me calais contre elle et là du coup, j'ai plus ce repère là non plus dans le lit, donc finalement c'est comme un sable mouvant en fait, il faut réussir à accompagner le mouvement le mouvement justement. Et souvent, en plus, pendant qu'on dort, quand on est à deux, on se dit que l'autre veille sur l'autre. Et on parle de séparation, de divorce, mais ça joue aussi par rapport aux personnes qui sont endeuillées, qui ont perdu un époux, etc. Il y a de nombreuses personnes que j'ai accompagnées, j'en ai notamment une en tête qui avait vraiment, j'ai un certain âge, elle avait 80 ans, pour elle, son mari, il était toujours là. C'était toujours. compliqué, elle ne pouvait pas prendre sa place. Donc c'était comme figé dans le lit. Donc ça joue aussi un rôle sur le sommeil.
- Speaker #0
Je suis une passerelle avec un ancien podcast que j'ai fait avec Laetitia Legrand qui est décoratrice d'intérieur qui est très sensible aussi aux couleurs, aux énergies des couleurs, à l'impact des couleurs sur le cerveau. Bref, on avait fait un épisode passionnant avec elle. Et on parlait justement d'un des premiers lieux à changer quand on reste dans le même lieu de vie. Elle parlait de deux lieux à changer en priorité qui étaient l'entrée et la chambre. Et elle disait même si on ne veut pas forcément tout refaire dans une chambre, ne serait-ce que bouger le lit de place, changer de côté de lit, l'orienter différemment, ou alors échanger deux chambres peut-être, si on a plusieurs chambres. En tout cas de se dire ce lieu de la chambre, on peut aussi expérimenter des choses. Et de se dire, le fait de changer aussi l'environnement dans lequel on est, ça peut aider en tout cas à trouver des nouveaux repères. Comme tu disais, effectivement, on s'est toujours mis sur le côté gauche du lit, le lit était orienté de telle façon, etc. et bien peut-être qu'effectivement le lit on va le mettre de l'autre côté du mur et qu'on va redécorer un peu la chambre et ça aussi en fait c'est des astuces pour finalement créer un un contexte un petit peu différent. Et puis, au lieu de remettre le cerveau dans le même contexte en le forçant à se réadapter, finalement, on change aussi l'environnement et peut-être que ça peut l'aider aussi. Donc voilà, je referme la parenthèse. Vous irez voir le podcast avec Laetitia qui était passionnant. En tout cas, comme quoi, ce fameux lieu de la chambre, je vais dire, il revient presque à tous les podcasts. Donc, vraiment, c'est indispensable.
- Speaker #1
C'est obligé, c'est central. C'est super important, ce qu'elle disait. Et ça peut être... Je crois que tu allais en parler aussi, d'ailleurs, de changer les draps, etc. Mais la chambre, en fait, c'est quelque part, c'est un sanctuaire du sommeil. On ne doit pas être le sanctuaire d'autre chose, mais le sanctuaire du sommeil. En fait, le sommeil, il est sacré. C'est celui qui va orchestrer tout le reste de notre vie.
- Speaker #0
Oui, et puis, on se rappelle, on peut vivre, je ne sais plus, il y a quelques jours, sans boire, sans manger, etc. Enfin, le fameux truc. Sans sommeil, on peut ne pas manger pendant quelques temps, ne pas dormir pendant quelques jours, ça devient très vite très compliqué. Alors moi, ça me fait penser aussi à quelqu'un que j'accompagnais et qui avait surmonté déjà pas mal de choses, qui commençait à revoir des femmes, refaire des expériences, etc. Donc déjà super, il a relancé des choses. Et puis, en fait, par contre, il me disait, mais voilà, donc au début, c'était juste des rendez-vous et puis un peu plus. Et en fait, il disait, finalement, ces femmes, parce qu'après, il y en avait une qui était ressortie du lot, on va dire. Il dit, en fait, voilà, j'ai réussi à retrouver l'intimité avec quelqu'un. C'est super parce que j'avais été avec quelqu'un pendant 25 ans. Donc au début, ce n'est pas évident. Et finalement, refaire l'amour avec quelqu'un. Ben oui, c'est venu assez naturellement, spontanément. Il dit, par contre, ça fait quatre mois qu'on est ensemble, je n'arrive pas à dormir avec elle. Et donc là, il me dit, et je le rejoins assez, il me disait, mais finalement, pour moi, c'est beaucoup plus intime de dormir avec quelqu'un que de faire l'amour avec quelqu'un. Et je trouve que ce n'est pas faux. Mais je suis sûre que toi, tu vas pouvoir nous donner les clés pourquoi on a ce sentiment-là, en fait, pourquoi on a cette impression-là. qui est assez courante, de se dire mais ouais, dormir c'est compliqué parfois avec quelqu'un.
- Speaker #1
Je suis tout à fait d'accord, je valide à 500%. Faire l'amour avec quelqu'un, c'est délibéré. C'est un choix si tu es acteur de la situation. Dormir, c'est un total lâcher prise. Déjà les deux, ils sont en confrontation quelque part. À partir du moment où tu avais en plus cette hypervigilance, tu dois mettre cette hypervigilance en sommeil pour pouvoir dormir à côté de toi. ton nouveau compagnon, ta nouvelle compagne que tu aimes tellement, que tu observes, tu veux observer. Tu es juste là à dire, c'est merveilleux ce qui m'arrive. Sauf que tu ne dors pas. Tu ne dors pas.
- Speaker #0
C'est une autre hyper-vigilance, en fait.
- Speaker #1
C'est exact.
- Speaker #0
On n'en sort plus.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça. Et j'imagine que tu as de nombreuses femmes qui ont déjà dû te dire, des femmes que tu accompagnes, qui ont dû te dire, non, non, mais les femmes, ça ne ronfle pas. Ah oui,
- Speaker #0
bien sûr, évidemment.
- Speaker #1
Et puis, la nuit, c'est l'endroit, c'est le moment où tous les bruits sont là. Et encore une fois, les femmes merveilleuses qui disent non, mais moi, je ne pète que des paillettes. Sauf que, ben voilà, on peut parler, on peut bouger, on peut faire des bruits imprévisibles. Et puis, la laine de chacal du matin, est-ce qu'on a envie de la présenter à son nouveau conjoint ou sa nouvelle conjointe ? Je ne sais pas. C'est quelque chose de... C'est juste physiologique, mais ce n'est pas ce qu'il y a de... plus glamour. Du coup, les nuits sereines, elles ne sont pas forcément au rendez-vous au début.
- Speaker #0
Et en tout cas, la clé, c'est peut-être d'en parler, tout simplement, encore une fois. Et avec humour, comme tu le fais. En abordant des trucs. Parce qu'il y a peut-être des petits rituels à mettre en place. Il y a peut-être des choses aussi à se dire pour se sentir en sécurité aussi. Et reconstruire une intimité au-delà de nous. de la sexualité, mais aussi cette intimité du quotidien, qui est là aussi. Et finalement, c'est ce que j'ai toujours, finalement, cette séparation, ce divorce avec toutes les conséquences qu'on connaît, ça a aussi des impacts positifs, dans le sens où là, on peut remasteriser une relation en gommant toutes les erreurs qu'on a pu faire avant. Donc, profitons-en, c'est peut-être l'occasion de dire, moi, quand je me réveille le matin avec quelqu'un, Voilà tout. Ce qui est important pour moi, c'est juste de le dire et de communiquer aussi. C'est bien de communiquer sur la relation, sur la sexualité, sur tout ça, mais aussi sur ces moments de vie, en fait, parce que c'est ce qui crée le lien aussi. Tout simplement, de se sentir bien et, comme tu dis, de pouvoir lâcher prise, être soi-même et, en tout cas, retrouver cette autre forme d'intimité aussi avec quelqu'un. ça passe par là aussi. Et rien de pire que les non-dits ou que les trucs où alors finalement on se retrouve comme un hibou parce qu'on n'ose pas dormir en se disant mais je vais parler, je vais dire un truc ou je vais bouger ou je ne sais quoi. Et parce que parfois aussi, moi ce que je constate c'est que parfois il y a des personnes qui entre le moment où elles se sont séparées et le moment où elles se remettent en couple donc vraiment à vivre un quotidien, habiter ensemble, etc. Il se passe parfois plusieurs années. Et quand on s'est habitué à l'âge adulte à redormir Seule, pas souvent. Il faut retrouver les repères, de redormir avec quelqu'un régulièrement. Et ça aussi, c'est un vrai petit challenge. Donc, il y a tout ça. C'est tous ces petits ajustements. Et encore une fois, c'est aussi en en parlant, tout simplement, il n'y a rien de grave dans tout ça. C'est des sujets de la vie quotidienne. Et puis voilà, on en parle et on trouve un terrain de jeu commun et tout va bien.
- Speaker #1
Et tu vois, c'est super important ce que tu dis, parce que Oui, on réapprend à dormir avec quelqu'un et puis on part en vacances. Et puis, on se dit, c'était 15 jours magnifiques. Mais alors, qu'est-ce qu'on s'est pris la tête ? C'était insupportable. On se dit, non, mais on n'est pas faits pour vivre ensemble. Alors, moi, je vais juste mettre un bémol. On n'est pas faits pour vivre ensemble sans dormir. C'est pas la même chose. Si on dort, il y a les tensions qui vont déjà bien baisser. On ne va pas se réagir de la même manière quand on dort bien et quand on ne dort pas bien.
- Speaker #0
Tout à fait, tout à fait. Et alors, j'irai encore au-delà de ça, c'est qu'aujourd'hui, alors moi je trouve que c'est plutôt une chance aussi d'être dans un moment de la société où il n'y a plus un seul modèle de couple. Et aujourd'hui, il y a des couples longue distance qui se voient X fois dans le mois. Il y a des gens qui n'habitent jamais chez l'un chez l'autre, ou alors ponctuellement pour des week-ends, etc., mais qui gardent leur chez-soi chacun. C'est dur à dire leur chez-soi chacun. Bref, aujourd'hui, heureusement, on n'a plus ce modèle descendant. qui est rigide et imperturbable. Et donc, inventer aussi le couple et le mode de vie dont vous avez envie. Et tout simplement, de se trouver des repères. Qu'est-ce qui me va ? Qu'est-ce qui ne me va pas ? Encore une fois, souvent, on s'enferme dans des schémas. Mais encore une fois, on a la chance d'être dans un mouvement de la société où c'est quand même plus souple aussi à ce niveau-là. Et puis, c'est plus souple aussi quand on a 40-50 ans que quand on a des enfants en bas âge. Donc, ça dépend aussi des moments de vie. L'avantage de l'expérience et des années, c'est qu'on a peut-être plus de choix aussi et moins de contraintes sur certains sujets. Profitons-en aussi. On s'est mis assez de contraintes comme ça pendant des années. Mettons-nous un peu de légèreté aussi et pas d'impératif. C'est quoi la vie dont j'ai envie, vraiment ?
- Speaker #1
Je mets un même mot là. Ne mettons pas d'impératif. Si, si. L'impératif, je dois dormir pour pouvoir vivre ma vie sans impératif autre.
- Speaker #0
C'est ça. En tout cas, c'est... une des bases importantes pour aller mieux dans la durée et réussir à reconstruire des choses.
- Speaker #1
Ça fait partie des besoins fondamentaux de la personne. Manger, boire, dormir, éliminer.
- Speaker #0
Alors, on a parlé du ronflement déjà pas mal. Mais alors, concrètement, qu'est-ce qu'on peut faire ? Parce que, OK, on trouve l'homme ou la femme de sa vie, tout va bien, on passe des journées extraordinaires, etc. L'intimité est merveilleuse. Tout va parfaitement. Sauf qu'à 3h du matin, quand Vincent ou Géraldine ronflent à côté de soi et que nous, on a déjà le sommeil un peu léger, ça peut, comme tu dis, vite monter dans les tours. Parce que le manque de sommeil peut rendre les gens un peu irritables. Alors concrètement, est-ce que c'est inéluctable le ronflement ? Est-ce qu'il y a des solutions ? Qu'est-ce que tu pourrais nous proposer ?
- Speaker #1
Alors, il y a des choses... pratique. Souvent, les ronflements sont positionnels. C'est-à-dire qu'on va plus ronfler sur le dos, une soirée arrosée. L'alcool va aussi avoir cet effet mieux relaxant qui va relâcher les muscles. Ça va encore une fois relâcher encore plus la langue. Il y aura moins d'air qui pourra passer. Ça va faire des ronflements. C'est une première chose. Dormir sur le côté, ça s'apprend. C'est possible. Et si on ne ronfle pas en dormant sur le côté, on n'a pas besoin de s'incorporer. C'est juste apprendre à dormir sur le côté. Et ça, ça prend. Il y a vraiment des techniques. On ne va pas tout détailler ici. Sinon, il y a une autre chose. C'est tout simple. Les bouchons d'oreilles. Les bouchons d'oreilles à usage unique. Il y en a en cire. Il y en a en silicone. Il y en a... Voilà, peu importe. Personnellement, je suis très sensible au bruit. Donc, j'ai fait faire des bouchons d'oreilles moulés.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Ça a l'avantage d'être... toujours à la bonne forme, mais je n'ai pas besoin de m'embêter. Ils sont transportables, ils sont personnalisés.
- Speaker #0
D'accord. Et donc, on ne les perd pas la nuit ? Non.
- Speaker #1
C'est exactement ça.
- Speaker #0
D'accord. Ok. Je ne savais même pas que ça existait. Tu vois, ok.
- Speaker #1
On peut acheter des mélanges à faire soi-même sur Internet. Sinon, on va chez des audioprothésistes et c'est tout à fait possible.
- Speaker #0
D'accord. Donc, en fait, ils font comme... Pour les appareillages, je suppose, c'est le même principe, mais là, il n'y a pas d'appareil. Voilà,
- Speaker #1
exactement.
- Speaker #0
D'accord. Ça fait ça.
- Speaker #1
Donc, ça fonctionne bien, vraiment, ça fonctionne bien. Et sinon, il y a une solution que je trouve tellement bien, c'est faire chambre à part dès le départ. Une fois, on vient dans le lit de l'un, une fois dans le lit de l'autre, ça met un peu du piment, ça casse la routine. Aussi. Mais c'est surtout que ça va être une vraie source d'apaisement pour le couple. Et si on dort bien, on est mieux en journée. Donc si c'est instauré dès le départ, je dirais que c'est même une preuve d'amour. Parce que si c'est une solution qu'on trouve au bout d'un an, deux ans, cinq ans, dix ans, alors là, tu ne m'aimes plus parce que tu vas dormir dans la chambre à côté. Non, dès le départ, ça peut être une preuve d'amour. En tout cas, c'est quelque chose que je contacte avec les personnes que j'accompagne.
- Speaker #0
Et en tout cas, comme je disais tout à l'heure, si on tombe sur l'homme ou la femme de sa vie, c'est quand même dommage de passer à côté de lui ou d'elle pour une histoire de ronflement. Donc, je veux dire, finalement... Ok, mais c'est vrai que spontanément, ce n'est pas à ça qu'on pense tout de suite, mais dans la logique, on se dit, mais finalement, pourquoi pas ? Oui,
- Speaker #1
parce que vraiment, préserver le sommeil de l'autre, préserver son propre sommeil pour préserver la relation, je trouve que c'est beau, mais après, c'est surtout efficace.
- Speaker #0
Et pour finir sur le renflement... Tout à l'heure, tu disais, est-ce que ça passe la porte de la chambre ou pas ? Et de mémoire, quand on a préparé ça, tu m'avais parlé aussi d'un test qui permet de mieux cerner le ronflement.
- Speaker #1
Alors, par rapport au ronflement, ce sera le test de Berlin. Mais je dirais qu'il y a plutôt un test par rapport à la fatigue en journée. Ça, c'est le test qui est le plus communément utilisé par les médecins. C'est le test d'Epworth. On pourra mettre le lien. Je pense que tu mettrais le lien.
- Speaker #0
Oui, on mettra toutes les références. Oui,
- Speaker #1
c'est ça. Ça, c'est très facile à remplir. Et il y a des items qui permettent de savoir est-ce que vous êtes fatigué en journée ? Est-ce que vous vous assoupissez en voiture ? Est-ce que vous vous endormez dans une salle d'attente ? Est-ce que vous vous endormez à table ? Des choses comme ça. Ou alors quand vous êtes à côté du conducteur, est-ce que vous vous endormez ? Voilà. Et c'est des repères, si il a identifié.
- Speaker #0
Ça permet vraiment de dire, voilà, est-ce que j'ai un souci avec le sommeil ou pas ? Est-ce que c'est ponctuel ou est-ce que c'est un sujet plus profond ? Et auquel cas, voir l'accompagnement qui sera le plus adapté.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Parce que je trouve que c'est dommage de prendre des somnifères, de prendre un accompagnement, même avec moi, si c'est juste une histoire d'apnée du sommeil. Exactement.
- Speaker #0
C'est dommage,
- Speaker #1
c'est très dommage.
- Speaker #0
Alors là, on a beaucoup parlé des adultes qui vivent la séparation, mais ceux qui sont aussi impactés par la séparation, c'est les enfants. Et ils peuvent aussi parfois avoir le sommeil perturbé par tout ce qui se passe. Comment est-ce qu'on peut aussi les aider ? Comment est-ce qu'on identifie qu'effectivement il y a un sujet ou pas ? Et comment nous, en tant que parents, on peut justement les accompagner dans tout ça ?
- Speaker #1
Alors... Je vais peut-être aller un petit peu à contre-courant des idées qu'on a, mais en tout cas, ce n'est pas la séparation qui va déstructurer le sommeil de la majorité des enfants. Alors, dans mon passé, j'ai travaillé en santé scolaire pendant pas mal de temps. Et en fait, le point commun des enfants que je suivais, c'était à chaque fois... Alors, la séparation, ça pouvait apaiser justement là où il y avait beaucoup de tensions, où il pouvait y avoir des cris, des jets d'objets, des choses comme ça. Donc ça apaisait les choses. Par contre, le sommeil des enfants, alors, pouvait être perturbé, même pas parce qu'ils avaient changé de chambre. Ils étaient contents, ça faisait un petit peu camping et des choses comme ça. Et d'ailleurs, ils s'en souviennent souvent. Mais ils vont ressentir les émotions. Ils vont ressentir ce qui n'est pas dit. Ils vont ressentir, tiens, maman, on veut un papa. Ou alors, papa, on veut vraiment un maman. Et inconsciemment, ils vont vouloir protéger le parent qu'eux identifient le moins costaud, celui qui est le plus impacté. Et d'ailleurs, on entend souvent ces mots, moi je ne veux pas aller dormir, non, je ne veux pas aller chez maman le week-end, ou alors je ne veux pas aller chez papa le week-end. Et en tant que parent, on se dit légitimement, ah ouais, c'est que ça se passe mal là-bas. C'est légitime. Sauf qu'en fait, ce n'est pas ça. Je ne veux pas y aller pour protéger. le parent avec qui je suis le reste du temps. Et la nuit, c'est pareil. Eux, ils vont se rejouer les tensions de la journée. Les enfants, ils sont dans un conflit de loyauté. C'est quelque chose qui est invisible, mais ils sont dans un conflit de loyauté. Et c'est plus... Si c'est une séparation qui se fait bien, il y a de fortes chances que l'enfant il dorme bien. Si c'est une séparation qui ne se passe pas bien, il y a de fortes chances que... L'enfant ressent les tensions, etc. Mais ce n'est vraiment pas pour jeter la pierre. Je veux dire, j'étais la première dans la situation. Je peux t'assurer que tu le sais, toi, avec toutes les personnes que tu suis, toutes les personnes qui t'entendent, qui nous entendent. On fait tous de notre mieux. On fait tous de notre mieux, mais l'enfant, il perçoit plus.
- Speaker #0
Oui, et puis comme tu dis, ce fameux conflit de loyauté, il est hyper présent. Et c'est vrai que trouver une façon de communiquer avec l'autre parent pour apaiser les choses, pour que les enfants sentent aussi que la communication est encore là. Et on peut communiquer sans forcément continuer à passer des vacances ensemble. Donc voilà. Ça, c'est des choses qu'on travaille aussi. J'ai fait quelques podcasts aussi sur le sujet des enfants, sur la communication avec l'autre parent, sur comment rester factuel tout en faisant avancer les choses. Parce que c'est une dette envers nos enfants, tout simplement. Si on veut les apaiser, encore une fois, ils n'ont pas choisi la séparation. On leur impose aussi quelque part. Par contre, c'est notre responsabilité de faire en sorte que ça se passe le mieux possible pour eux aussi. Et vraiment, cette communication avec l'autre parent, comment on maintient la communication nécessaire aussi, ça va être fondamental dans la façon dont les enfants vont vivre. Alors non seulement la séparation, mais aussi dans ce qu'ils vont construire pour leur vie d'adulte de demain. Clairement, ça va leur donner aussi des repères qui vont rester ancrés assez longtemps aussi dans la durée. Oui,
- Speaker #1
oui, totalement. Et tu vois, il y a encore un autre truc. sur lequel je voulais revenir par rapport au sommeil des enfants. Il y a beaucoup de parents, il y a des soucis budgétaires qui font qu'ils vont vivre dans un appart où il y a une seule chambre et on va tous dormir dans le même lit. Alors il y a ce côté-là, mais il y a aussi d'autres enfants qui vont vouloir dormir avec leurs parents. Il y a des enjeux qui sont multiples. Il faut protéger son parent quand on sent qu'il n'est pas bien. Et il y a aussi éviter que quelqu'un d'autre ne vienne prendre la place de papa ou maman, de celui qui n'est plus là. Et c'est tout des schémas inconscients, mais c'est super important. Et en fait, ça, c'est encore une fois, mais comme tu l'as déjà expliqué dans tes autres podcasts, c'est quelle est la place que je donne à mon enfant, quelle est la place que je donne au dialogue et comment je peux l'accompagner pour que ça aille au mieux. Parce que comme je le disais plus tôt, vraiment, l'enfant a une capacité d'adaptation bien plus importante que l'adulte.
- Speaker #0
Et là où je te rejoins aussi, c'est tentant. Voilà, on redore seul. de se dire, la semaine où j'ai les enfants, plutôt quand ils sont petits, en plus, le désir de dormir avec eux, c'est la chaleur humaine, c'est notre côté animal aussi, qui est là, on a cette proximité avec nos enfants qui nous ramène aussi de l'amour, de la tendresse et autres. Mais effectivement, c'est mieux que ce soit le câlin du matin que la nuit, parce qu'effectivement, Encore une fois, comme tu le dis, c'est occuper un terrain qui n'est normalement pas le leur, c'est leur donner un rôle qui n'est normalement pas le leur et qui peut être lourd à porter. Ils peuvent se sentir responsables de devoir faire en sorte que leurs parents aillent bien. Or, là, on est en train d'inverser les rôles quand on fait ça. Donc, c'est effectivement que chacun trouve sa place. Et si vous l'avez fait non plus, ce n'est pas un drame. Mais voilà, de se poser les bonnes questions et de se dire, tiens, qu'est-ce que je réajuste ? pour que justement, chacun soit bien dans son rôle et que même si sur le coup, sur le côté court terme, c'est sympa, on sait que dans la durée, ce n'est pas un truc qui envoie les bons signaux, ni d'un côté ni d'autre d'ailleurs, parce que peut-être que vous aussi, ça fait qu'effectivement, le lit est occupé et que vous arriverez peut-être moins à passer à autre chose aussi plus tard. Donc voilà, je te rejoins complètement sur... Notre responsabilité en tant que parents, une période où on est un peu aussi bouleversé, où il se passe beaucoup de choses, c'est de garder le cap quand même, même si ce n'est pas toujours simple. Et encore une fois, de rester dans notre rôle de parent et de ne pas faire jouer à nos enfants un rôle qu'ils n'ont pas à tenir. Je dis ça avec beaucoup de bienveillance parce que je suis passée par là aussi. Avec l'ajustement, parfois, on n'est pas parfait. Et c'est tant mieux. Sinon, on serait péniblement difficile à vivre aussi. Mais en tout cas, à un moment, il faut se reposer les questions, reprendre un peu de recul, de dire est-ce que ça c'est juste pour eux ? Est-ce que c'est juste pour moi ? Est-ce que c'est juste dans mon rôle de parent ?
- Speaker #1
Tout à fait. Je suis aussi passée par là. Et du coup, tu posais la question de comment les aider, ces enfants. Mais c'est tout simple, des repères. Et en fait, dans tout ce tumulte, si on peut avoir un repère, on l'a tous en tête, cet exemple, le brossage des dents. La lecture du soir, un pipi et au lit. Ça, c'est facile à décalquer et chez papa et chez maman. Et en fait, ça fait un rituel chez les enfants. Et nous aussi, ça fait un rituel. À partir du moment où ce rituel est passé, la soirée nous appartient et le sommeil appartient à nos enfants. En fait, c'est sécurisant pour tout le monde.
- Speaker #0
Donc les rituels, finalement, adultes comme enfants, ça fonctionne.
- Speaker #1
Oui, totalement.
- Speaker #0
Ça fait du bien. Et l'astuce aussi, c'est le double doudou pour les petits qui sauvent des vies. Oui, on est bien d'accord. Parce qu'effectivement, le doudou qui a été oublié chez l'un ou chez l'autre, si on peut l'avoir en double et qu'il y en ait un chez papa et un chez maman, mais franchement, on s'évite aussi bien des stress. Et alors, parfois, quand c'est un peu... anciens, si les enfants sont un tout petit peu plus grands. Sur Vinted, vous retrouvez parfois le doudou en question en double. L'astuce, c'est d'aller voir aussi sur ce genre de plateforme. Vous allez retrouver, franchement, 9 fois sur 10, le bon doudou, à moins que ce soit une série limitée de je ne sais quoi. Mais franchement, souvent, on retrouve le double qui va bien. En plus, ils ne sont pas dupes, parce que je me souviens de mon fils. On était encore ensemble et on jouait. Quand on en avait un, on remettait l'autre, etc. Mais on les planquait, évidemment. C'était toute une stratégie. Puis, quand il était, je ne sais pas, il devait avoir 3 ou 4 ans, une fois, il me dit, mais il est où son frère ? Je lui dis, mais de qui tu parles ? Il me dit, ben, mon doudoulou, il a un frère. Il est où ? Donc, en fait, il n'était absolument pas dupe. Et nous, on avait monté des stratégies pas possibles. Donc, voilà. Donc, je ferme la parenthèse. Mais comme quoi, voilà, les enfants sont beaucoup plus au taquet que nous sur bien des sujets. Ok, et alors ? concrètement, Myriam, qu'est-ce qu'on peut mettre en place facilement, des astuces, des leviers, sans forcément un budget extraordinaire ? Qu'est-ce qui peut nous aider à dormir mieux dès ce soir ? Aujourd'hui, je veux dormir mieux, Myriam, je t'en supplie !
- Speaker #1
Première chose, la toute première chose, vire ton téléphone ! C'est vraiment la première des choses, enlève ton téléphone !
- Speaker #0
Ok, ok, ok. Je penserai à toi ce soir.
- Speaker #1
C'est ça. Et après, comme on a déjà dit, donc le lit, c'est réservé au sommeil et à la sexualité. Si tu veux regarder une série, si tu veux bouquiner, enfin, même si c'est dans la chambre, sur une chaise, ça marche aussi.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Si t'es sur une chaise dans ta chambre parce que t'es bien dans ton univers, c'est ok. Mais le lit, c'est réservé pour je dors et ma sexualité, c'est tout.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
C'est applicable, ça ne coûte rien. D'accord. Et puis, le rituel du coucher. On a le rituel du coucher pour les enfants. Mais c'est quoi ton propre rituel ? C'est quoi votre propre rituel ? Et en fait, quelque chose d'immuable, ça ne prend rien comme argent.
- Speaker #0
D'accord. Donc, la régularité, le rituel, qui nous met déjà en train de dire, tiens, c'est comme si... Ça me fait penser au décollage d'avion où il y a les checklists pour les pilotes. C'est de dire, pour le décollage du sommeil, c'est quoi ma checklist ? Comme les enfants, je me lave les dents, etc.
- Speaker #1
Exactement. Et en fait, on a tous des choses qui vont nous apaiser. Mais ça se prépare, le sommeil. Et le cerveau, ça se prépare, ça se déconnecte progressivement. D'un coup, d'un seul, il ne va pas être d'accord, ton cerveau.
- Speaker #0
Et alors, même si... Je mets les rituels en place, je prends une tisane bonne nuit, je fais je ne sais pas quoi, etc. Je vire mon téléphone, j'ai bien noté Myriam, etc. Je fais tout ça, mais j'ai encore des problèmes de sommeil. Alors, qu'est-ce que je fais ?
- Speaker #1
Déjà, depuis combien de temps ça dure ? Est-ce que c'est quelque chose qui est connu ? Est-ce que c'est quelque chose que tu as déjà connu dans ta vie ? Est-ce que c'est juste la séparation qui est l'élément déclencheur ? Et est-ce que c'est le catalyseur ? Est-ce que tu as l'impression que ça augmente avec le temps ? Est-ce que tu as l'impression que ça diminue avec le temps ? En fait, il y a déjà des choses comme ça. Est-ce que c'est toujours stable ? Est-ce que ça augmente avec la charge avec les enfants ? Ou alors la charge avec le travail ? Mais en fait, à chaque fois, il y a des choses à l'intérieur qui sont apaisables. Je ne sais pas si c'est un terme qu'on utilise en français, apaisable. Ça peut s'apaiser.
- Speaker #0
On va dire que oui.
- Speaker #1
après moi mon domaine c'est l'hypervigilance c'est vraiment ce système nerveux qui reste en aerte en permanence, ça c'est mon domaine et on va travailler pour resécuriser parce que la sécurité intérieure que ce soit avec moi que ce soit avec quelqu'un d'autre je sais que j'ai des personnes qui vont aller voir des hypnothérapeutes et c'est ok qui vont passer par la méditation et c'est top il y aura une solution pour chacun il n'y a rien de générique Merci. dans les thérapeutes. Par contre, ce qu'il y a de sûr, c'est que tant que cette sécurité intérieure, elle n'est pas en place, le brasier, il va s'enflammer facilement.
- Speaker #0
Donc en tout cas, si les petites astuces de rituels et autres qu'on a données On voit que ça ne fonctionne pas, ça veut dire que là, on a besoin d'un accompagnement, quel qu'il soit. Et j'en profite pour remondir sur un autre podcast que j'ai fait avec Ludovic Dujardin, qui est le fondateur de Petit Bambou. Et Petit Bambou vient de sortir une application, alors qu'il est intégré à l'autre. Vous n'avez pas deux abonnements, vous irez voir tout ça, mais c'est plutôt bien fait. Une application sommeil, en fait, avec Petit Bambou. Et je l'ai testée. et effectivement, alors j'ai pas de royalties dans tout ça, jamais, mais en tout cas, comme Ludovic en avait parlé à la fin du podcast, j'ai testé après, et c'est vrai que c'est pas mal aussi, alors moi la partie méditation avait moins fonctionné sur ce sujet-là, elle fonctionnait sur la partie méditation pure, mais moins sur le sommeil, mais avec l'application Sommeil, là franchement, j'ai trouvé moi une piste en tout cas de quelque chose qui me fait du bien, alors ça peut faire partie de mes rituels maintenant, mais en tout cas, je reboucle, et là aussi, En tout cas, la méditation et le fait de prendre du recul sur tout ça, c'est un apaisement qui aide aussi aux journées en général et aux nuits en particulier. Donc, ça peut être aussi une solution. En tout cas, si le problème perdure malgré ces petites astuces qu'on met en place, c'est de se dire qu'il y a un accompagnement à trouver pour enfin retrouver un sommeil apaisé.
- Speaker #1
parce que je reviens quand même vraiment je sais que c'est peut-être redondant Je reviens sur les solutions médicamenteuses. Ce sont des solutions ponctuelles. C'est pas pour tout le reste de la vie.
- Speaker #0
En tout cas, d'où l'accompagnement. L'accompagnement, c'est pas juste je prends des médicaments. Peut-être qu'effectivement, la prise de médicaments peut aider ponctuellement à relancer et remettre en place des choses. Mais ce qu'il faut, c'est vraiment traiter le fond. C'est vraiment de se dire... quelle est l'origine du sujet. Et je pense qu'on peut aussi donner de l'espoir de dire, même si c'est installé depuis quelques années, je pense qu'on peut toujours améliorer les choses quand même.
- Speaker #1
Mais oui, mais c'est sûr et certain. Enfin, c'est sûr et certain. J'en suis vraiment la preuve vivante. Je ne suis pas universelle, non, je suis unique. Mais je veux dire, cet état d'hypervigilance, c'est quelque chose que j'ai connu, mais tellement longtemps. tellement longtemps. Et avant que je mette un mot dessus, il s'est passé tellement de temps. Et comme je le disais tout à l'heure, il a fallu que je sois appareillée pour les apnées, pour me rendre compte que ce n'était pas les apnées le problème. Alors, c'était aussi un problème, mais ce n'était pas ça.
- Speaker #0
Mais pas LE problème.
- Speaker #1
Mais oui, ce n'était pas ça qui faisait que je me réveillais tout le temps.
- Speaker #0
Donc, en tout cas, ça vaut le coup d'explorer, de tester différentes choses, de tomber sur les bonnes personnes aussi, parce qu'il faut qu'il y ait un... Une confiance aussi, on touche à un sujet un peu sensible, donc il faut qu'il y ait une confiance qui s'installe aussi. Et de se dire, voilà, il y a un peu de patience aussi pour se dire, voilà, je t'aide, ça ne va pas prendre deux jours. Mais en tout cas, il y a des solutions qui existent.
- Speaker #1
Tout à fait, tout à fait. Retrouver une sécurité intérieure, ça peut aider que pour tous les pans de sa vie.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Et montrer l'exemple à ses enfants, c'est tellement beau quand on est un grand.
- Speaker #0
On se mettra. transmettre aussi, tout à fait. Ok, ben écoute, on arrive tout doucement vers la fin de notre entretien, Myriam, et tu sais, il y a un petit rituel, justement, dans le duo ByroStory, c'est que comme je t'ai embêtée pendant plus d'une heure à te poser des questions, etc., ben tu peux te venger, tu peux me poser la question que tu veux. Je précise qu'effectivement, cette question, en fait, je ne la connais pas à l'avance, volontairement, je ne veux pas la connaître, comme ça, voilà, vous avez ma spontanéité, alors des fois... C'est ce que je trouve drôle aussi, c'est de jouer le jeu et puis de découvrir la question en même temps que vous et d'inverser les rôles. Donc, tu es pendant quelques minutes mon intervieweuse avec grand plaisir, Myriam. Donc, qu'est-ce que tu aimerais me demander ?
- Speaker #1
Alors, c'est une question, tu y as déjà un peu répondu, mais si tu avais fait le lien entre l'hypervigilance et ton sommeil, qu'est-ce que ça aurait changé dans ta vie ?
- Speaker #0
Alors, je pense qu'en fait... Comme je disais tout à l'heure, quand j'ai compris cette association-là et j'ai compris ce que c'était, effectivement, ça a réouvert plein de choses. Parce qu'effectivement, ça ne réouvre pas que le sujet du sommeil. Ça réouvre, comme on le disait tout à l'heure, le truc de dire, mais en fait, l'hypervigilance, ce n'est pas que la nuit, c'est tout le temps. Et effectivement, moi, des fois, je me dis, je m'épuise. Je m'épuise toute seule. Parce que je vais voir un détail, parce que je vais voir une cuillère qui est mal placée dans un restaurant quand on arrive. il y a 30 tables, mais je vais voir la cuillère qui n'est pas dans l'axe, machin, enfin voilà. Il se dit, en fait, finalement... que ce qui est mon mode de fonctionnement normal et je me suis, je pense, adaptée aussi à ça le jour. Je le vis plutôt bien parce que ça me donne aussi plein de trucs, qui me permet de voir plein de choses. Donc ça, c'est sympa, et notamment dans mes accompagnements, parce que cette hypersensibilité, elle fait que je perçois peut-être certaines choses aussi plus vite ou plus fort que d'autres accompagnants. Donc c'est aussi mon super pouvoir, j'ai appris à le maîtriser. Mais ce que je n'avais pas encore compris, c'est qu'effectivement, la nuit, c'était moins mon super pouvoir. et que moi j'avais de sommeil et plus c'était compliqué que ce soit un super couloir donc voilà c'est vraiment ce lien de se dire tiens finalement c'est les deux faces d'une même pièce si on peut résumer ça comme ça et c'est qu'est-ce que je fais pour qu'effectivement ce que j'ai réussi à transformer au moins en partie en atout pour le jour ce soit aussi un atout pour la nuit ça j'ai pas encore trouvé je t'avoue mais je pense que j'aurai peut-être des clés avec toi donc avec plaisir pour poursuivre la discussion En tout cas, c'est une vraie prise de conscience. Et encore une fois, ce nouveau mot dans mon vocabulaire, depuis quelques semaines, ça a ouvert des portes.
- Speaker #1
C'est bravo,
- Speaker #0
bravo. Je ne sais pas, on verra ça dans quelques mois, s'il y a un bravo, mais en tout cas, voilà.
- Speaker #1
C'est certain.
- Speaker #0
Merci beaucoup, Myriam. Alors, justement, où est-ce qu'on te trouve ? Comment on te contacte ? Dis-nous tout. Je vous mettrai tout dans la description aussi. Mais dis-nous un peu, quels sont les moyens de te trouver, en fait ?
- Speaker #1
J'ai un compte Facebook qui est là, qui est alimenté avec des publications régulières, quotidiennes ou hebdomadaires. J'ai aussi un compte Instagram qui, lui, est plus récent, mais il y a aussi des contenus dessus. Et sinon, il y a une page Internet sur laquelle je vais parler. ces notions, je vais... Parlez plus précisément de ces notions d'hypervigilance, d'hypersensibilité, des différents types d'hypersensibilité qui existent. Et puis bien sûr, il y a un lien pour prendre un appel avec moi. En fait, si vous voulez échanger avec moi, c'est gratuit. C'est un appel d'écouverte gratuit. On fait un état des lieux ensemble de votre sommeil. Et comme je l'ai dit tout au long de cet épisode, avant de savoir si vous avez des apnées du sommeil, je ne commence pas vraiment. d'accompagnement. Pour moi, c'est vraiment basique, les apnées du sommet.
- Speaker #0
Donc, on trouve tous les moyens déjà de découvrir ce que tu proposes, de découvrir les sujets qu'on a évoqués là, mais de façon plus poussée, certainement. Et puis, de savoir comment échanger avec toi pour aller plus loin. Je pense que je vais réserver un rendez-vous découverte. Très rapidement, pour qu'on puisse crever tout ça. Et en tout cas, écoute, merci parce que il y a la technicité mais il y a aussi le partage d'expérience qui était hyper riche, donc merci beaucoup à toi pour non seulement ta compétence mais aussi pour le côté humain très présent et on le ressent très fort dans ce que tu proposes. Donc merci encore une fois de t'être sur au jeu de cet échange. Et puis, je vous invite vraiment à découvrir Myriam, son univers et tout ce qu'elle propose. Parce que c'est très concret, vous l'avez vu. Ce n'est pas des tisanes et des incantations. On est vraiment dans des choses très concrètes. Et je pense qu'elle pourra aider beaucoup de monde sur cette période en particulier. Merci beaucoup, Myriam.
- Speaker #1
Merci, Isabelle.