Speaker #0Bienvenue dans le Retour au Réel, le podcast de ceux qui ne veulent pas seulement critiquer, mais aussi créer. Aujourd'hui, c'est un épisode un petit peu particulier parce que je suis en déplacement, donc je n'ai pas accès à mon matériel habituel qui est plutôt de qualité, j'enregistre seulement avec mon téléphone. Donc je vous prie de m'excuser, la qualité de l'enregistrement ne sera peut-être pas aussi bonne que d'habitude, mais voilà, c'est exceptionnel, ce sont les conditions. du réel. Alors la semaine dernière, nous avons parlé justement du sens du réel, en disant que le chef, c'était celui qui était capable de passer de la théorie à la pratique, c'est-à-dire de se confronter aux dures réalités de la vie sans perdre les pédales, sans se décourager, et en étant force de ressources, d'opportunités pour contourner les obstacles, les dépasser, trouver une stratégie, utiliser des forces contraires en vue justement de bien les capables. capté et sans faire une force, et je vous avais donné des exercices à faire la semaine dernière. Donc il fallait rayer de votre vocabulaire les superlatifs trop bien, merveilleux et extraordinaires. Il fallait lire un article de 4 pages et essayer d'en dégager l'essentiel 5 lignes. Et chaque fois qu'on vous rapportait un événement, il fallait essayer de vérifier ce qui était vague, imprécis ou faux. Donc j'espère que vous avez pu faire ces exercices. Si vous ne les avez pas faits, ce n'est pas grave, il va falloir essayer de les faire cette semaine, ou en tout cas tout en écoutant ce podcast, parce que ce sont des exercices qui vous permettent de mieux vous rendre compte de ce que vous êtes vous-même, de mieux vous connaître, et puis d'essayer de trouver des pistes d'amélioration. Alors la petite méditation de fin d'épisode de la semaine dernière, c'était pourquoi tant d'hommes ne voient pas le réel. Classez les causes et tirez-en. les conclusions. Alors moi j'ai essayé de le faire, et du coup, pour moi les causes sont les suivantes. Premièrement, il y a la paresse, c'est-à-dire que beaucoup de gens n'ont pas envie de se fatiguer, de devoir se casser la tête face au réel, parce qu'ils préfèrent finalement être un peu confortablement assis sur leur chaise et tenir un discours, mais dès qu'il faut des actes, c'est trop compliqué, pensons en particulier à nos hommes politiques. Il y a la peur, parce que souvent la montagne nous semble affranchissable. On se dit qu'on va pas y arriver, que c'est trop compliqué, donc on abandonne et on se réfugie dans la théorie. Il y a aussi le confort intellectuel. On n'a pas envie de se remettre en cause, et on n'a pas envie d'être bousculé dans nos petites certitudes. Il y a aussi des habitudes sociologiques. Alors, qu'est-ce que c'est qu'un habitude sociologique ? C'est la pensée dominante du milieu dans lequel on vit, de l'environnement dans lequel on est. Donc, c'est tous les slogans, c'est tout ce qui nous le prête à penser, en quelque sorte. Et puis, dernière cause, pour moi, c'est le manque d'expérience. C'est-à-dire qu'on n'a jamais mis vraiment les mains dans le cambouis, on est toujours resté à la position assez facile de celui qui... parle confortablement assis dans son canapé, mais jamais à celui qui sort de chez lui pour agir, donc on n'y connaît rien en fait dans le fond, et on est purement un théoricien. Donc, comment faire ? Eh bien, quelles conclusions on tirait ? Déjà, c'est pour vaincre la paresse, il faut être besogneux, il faut cultiver le sens de l'effort, il ne faut pas se décourager face à la tâche, c'est normal dans la vie de travailler, de faire les efforts. Plus de toute façon la situation économique va se dégrader, plus il va falloir à chacun de nous qu'on se sorte les doigts et qu'on bosse comme des dingues. Donc c'est normal. Il faut aussi, pour vaincre la peur, pour moi je pense que c'est vraiment la foi. C'est la confiance en Dieu. Ça va être d'ailleurs un peu le sujet de cet épisode. Dans la vie, il faut faire confiance dans le réel. Il faut être stoïque. Donc qu'est-ce que c'est qu'être stoïque ? C'est accepter les choses telles qu'elles sont et non pas telles qu'on voudrait qu'elles soient. C'est de se dire finalement là... Dans l'instant présent, je me concentre sur le présent, je pense ni au passé ni au futur. Je suis capable de tirer une certaine forme de force dans les événements tels qu'ils arrivent, en les acceptant. Ensuite, pour moi, c'est d'accepter le doute. pour sortir du confort intellectuel. Et voilà, parfois dans la vie, il y a plein de choses sur lesquelles on n'a pas de certitude. Il va falloir remettre en question ces certitudes, il va falloir accepter de penser. Beaucoup de gens refusent de penser par eux-mêmes, de réfléchir, de débattre, être capable de changer d'avis. Seuls les imbéciles ne changent pas d'avis, je pense que c'est très vrai. Dans la vie, il faut être capable de se remettre en question. Et puis, par rapport aux habitudes sociologiques, il faut sortir de ces certitudes. éviter les poncifs, refuser tout ce qui est un peu de l'ordre du prêt-à-penser facile, typiquement, voilà, le... encore une fois je n'ai rien forcément contre la chaîne CNews mais si vous voulez on voit un peu parfois le côté on écoute ça à longueur de temps et du coup il y a plein de poncifs où c'est toujours on a des critiques faciles des visions un peu faciles des choses qui reviennent tout le temps et surtout chez les français où on est les champions un petit peu pour la critique facile parfois il faut être capable de remettre un peu en question les critiques, les causes etc et puis par rapport au manque d'expérience déjà pour se faire l'expérience ... Avant même déjà de passer à l'acte, c'est important de se documenter, de regarder la vie des autres, de lire des biographies, des livres d'histoire, des vies de saint, et puis de se confronter au réel, c'est-à-dire de passer à l'acte, de sortir de la théorie et de faire des choses. Peut-être accepter aussi de se planter, mais c'est toujours en se plantant qu'on va réussir à faire mieux. Aujourd'hui, c'est la troisième leçon de notre série consacrée à l'école des chefs du Père Gaston Courtois. Et on va parler de la foi en la grandeur et en la beauté de la tâche. Premier conseil que nous donne le Père Gaston Courtois dans cette leçon, c'est crois en ce que tu fais et si tu veux que ta mission aboutisse. Donc déjà, il faut se dire que si tu es là, à ton poste, sans foi, dans la tâche que tu dois faire, eh bien, tu vas être voué à la stérilité. C'est-à-dire que tu vas ne rien produire, tu vas céder à la paresse, à l'égoïsme. Un vrai chef, dans le fond, c'est quelqu'un qui se dépasse, c'est quelqu'un qui fait des sacrifices, et parce que justement, on pourrait dire, dans la vie... Il y a deux catégories de personnes. Il y a ceux qui veulent y aller, qui veulent vraiment leur objectif, et puis ceux qui n'y croient pas. Et ceux qui veulent, c'est ceux justement qui réussissent. La victoire, elle s'impose à ceux qui sont capables de faire des sacrifices. Donc concrètement, si tu as l'impression que ton travail ne sert à rien, tu vas très vite finir par faire les choses à moitié. Et c'est justement une question hyper importante dans la société d'aujourd'hui, qui est celle du sens du travail. J'ai été confronté à ça quand j'étais en agence de publicité. Mon métier, ça consistait à produire du contenu sur les réseaux sociaux. Et ce contenu sur les réseaux sociaux, son objectif, c'était de créer un peu un imaginaire et un désir chez un consommateur en touchant des classes moyennes pour leur faire acheter des voitures censées être de l'automobile premium, parce que c'était une marque d'automobile premium, mais en fait à l'intérieur. de la carrosserie très belle, très jolie, de voiture allemande assez chic, c'était un moteur de voiture française plutôt bas de gamme. Et du coup, quel était notre objectif ? C'était de faire en sorte que les gens achètent des crédits pour s'acheter ces voitures parce qu'ils n'avaient même pas les moyens de se les payer. Donc finalement, au bout de quelques semaines, quand j'ai compris finalement quel était l'objectif du métier, qu'est-ce qu'attendait le client, j'ai vite commencé à trouver ça inutile, absurde. Et donc, je me suis vite réfugié dans une forme de travail bâclé, c'est-à-dire que je me contentais de faire le minimum de ce qu'on attendait de moi, j'allais au bureau, je faisais mes erreurs de travail, mais je me barrais dès que je pouvais me barrer, et voilà, je répondais à ce qu'on me demandait. mais je ne faisais pas du tout de zèle dans mon métier. Parce que ce métier me paraissait absurde. Et du coup, le reste du temps, ma journée, je le passais à bosser sur mes projets d'association, sur lesquels j'étais totalement bénévole, mais parce que là, j'y voyais du sens, ça me motivait. En gros, c'est ça où il faut bien comprendre les choses, c'est que dans la vie, on ne fait les choses que parce qu'il y a du sens à les faire. Et c'est même important aussi par rapport aux gens que vous avez en tant que subordonnés, si vous êtes capable de leur faire comprendre le sens de la mission dans laquelle vous les emmenez, vous allez pouvoir. les faire aller loin. Si au contraire vous vous contentez de leur tenir un discours purement de tâches à effectuer comme des robots, bah vous allez en fait traîner des boulets avec vous, ça n'aura aucune raison d'être. Donc c'est vraiment le sens du travail qui change tout. Et je pense que vous avez peut-être vu dans votre vie que ce soit des prêtres, des militaires, des enseignants qui donnent l'impression de ne pas croire dans ce qu'ils font parce que extérieurement en tout cas, ils donnent tous les signes. de s'économiser, de pratiquer l'art du moindre effort, et pour moi c'est un gâchis énorme. Un prêtre qui se contenterait juste de donner les sacrements, et puis de rentrer chez lui le reste du temps, etc. C'est très beau de donner les sacrements, c'est la plus haute grandeur en soi, parce que c'est le canal de la grâce, mais se limiter finalement au moindre effort, au strict minimum, au minimum syndical, comme on dit, c'est du gaspillage, ça montre justement qu'on n'a pas compris. la grandeur de sa tâche. Donc deuxième conseil, c'est de s'enthousiasmer de son métier. Il faut être capable de voir dans chaque tâche, évidemment une tâche qui a un minimum de sens, de la beauté. Donc c'est tout le problème aujourd'hui, je vous renvoie vers un livre de David Graeber qui s'appelle Bullshit Jobs, c'est un sociologue et économiste américain, et qui montre que justement, on est dans une société des métiers absurdes. Bullshit ça veut dire, enfin c'est pourri quoi, job à la con, ça se traduit comme ça en français, parce que c'est des métiers qui servent à rien. qui servent à du non-sens. Donc évidemment, si vous êtes dans ce genre de métier, quittez-les, et on en reparlera un peu après. Il faut comprendre que normalement, dans un métier qui a du sens, il peut y avoir des tâches qui semblent, en apparence, ne pas en avoir. Prenons l'exemple du chantier d'une cathédrale. Sur le chantier des cathédrales, il y avait des mecs, leur métier, c'était juste de porter les grosses pierres. Donc le gars, il pourrait se dire, mon métier c'est absurde, je suis manutentionnaire, je porte des cailloux, je m'expose le dos, je vais faire ça toute ma vie, c'est vraiment le métier. Mais en fait, si le gars, il se dit, mais... En gros, mon métier là, je suis en train de construire une cathédrale. Bah c'est juste magnifique. Donc, dans tout métier, il y a ce genre de tâches. C'est le rangement, c'est faire de la vaisselle, c'est faire de l'administratif, quelle horreur, c'est nettoyer des trucs, c'est... voilà, il y a des corvées. Mais il faut être capable justement de replacer les corvées dans la perspective du but, pour s'en enthousiasmer. Si vous réfléchissez bien, en fait, tout métier est fait de petits gestes. Et c'est ces petits gestes qui, mis bout à bout, donnent du sens. Donc essayez de vous enthousiasmer de votre métier par les petits gestes, en regardant à quoi servent tous ces petits gestes. Troisième conseil du Père Courtois, c'est on ne fait bien ce que l'on fait qu'avec passion. Gagner de l'argent n'est pas une motivation suffisante. Alors là-dessus, moi j'ai travaillé pendant dix ans comme prof dans une école hors contrat, j'étais payé au SMIC, et je l'ai fait avec beaucoup d'amour, et aujourd'hui je n'ai aucun regret de l'avoir fait, et si je pouvais le faire encore, j'ai d'autres opportunités qui se sont présentées à moi, mais je le ferai encore, je pense, avec grande joie. Alors comment j'en suis venu à faire ce métier de prof payé au SMIC ? J'avais, comme je vous le disais tout à l'heure, la possibilité de faire une carrière dans la publicité, et j'ai choisi... l'enseignement hors contrat, donc peut-être un des métiers qui paye le moins et où on bosse quand même vraiment beaucoup, parce que souvent on a l'impression que le prof ne bosse pas. Moi j'avoue, depuis que je suis plus prof, j'ai mes week-ends. C'est-à-dire qu'en fait avant je passais mon week-end à corriger les copies. Alors j'ai moins de vacances évidemment, mais comme je pense que je n'étais pas un branleur, mes vacances je les passais à faire d'autres trucs pour des associations, pour du bébola, pour plein d'autres choses. Donc qu'est-ce qui me motive affairement ? Et qu'est-ce qui me motive toujours aujourd'hui ? C'est qu'il y a un truc qui fait que quand on se lève le matin, on sort du lit. Tous les matins, j'imagine que c'est la même chose pour tout le monde. Gustave Thibon me dit que le premier combat de l'homme dans la journée, c'est de sortir de son lit. C'est toujours difficile de sortir de son lit, surtout en hiver. Et quand vous vous levez pour aller faire face à des élèves qui parfois n'ont rien à foutre, qui n'aiment pas l'école, qui peuvent être un peu ingrats, quand vous allez passer votre week-end à corriger des copies qui sont très inégales, qu'est-ce qui vous motive ? Ce n'est pas l'argent, évidemment, puisque vous êtes mal payé. C'est le but. Et moi, mon but, ce que je me disais quand je me levais le matin, c'est l'enfance et l'avenir de l'homme. Donc en gros, si aujourd'hui, je transmets bien des bonnes choses à ces jeunes, j'ai beaucoup plus de chances qu'il y ait des adultes responsables plus tard, que je sois capable justement de leur transmettre l'amour du beau, l'amour de l'effort, l'amour de notre culture, de la France, la fierté d'être français, d'être catholique. Et donc si moi, c'est quelque chose qui me transcende, un but, un idéal qui m'anime, si j'arrive à transmettre cet idéal à des plus jeunes, et bien en fait, ma vie, elle a du sens, c'est trop beau, et je me lève le matin pour le faire. Donc évidemment, je ne suis pas en train de vous dire que les difficultés financières, c'est rien du tout. C'est sûr que quand on se retrouve en fin de mois à voir... plus d'argent ou même un trou d'argent sur son compte, ça stresse. Et du coup, ça crée plein de petits parasites dans la vie qui font que du coup, tout d'un coup, l'argent devient un problème. Et pour moi, je pense qu'en fait, idéalement, à quoi ça sert l'argent ? C'est fait pour qu'il n'y ait pas besoin de penser à l'argent. Ce n'est pas fait pour être accumulé. C'est fait juste quand, en gros, il faut dépenser un peu d'argent, je ne sais pas moi, pour changer un truc et péter dans la maison. pour réparer la voiture, des nécessités matérielles, des trucs qui ne font même pas plaisir. Qu'on ne soit pas en train de se faire du mouron et qu'on se dise, en gros, ça sert à ça. Donc, si l'argent, c'est ta seule motivation dans la vie, je pense que tu vas être un esclave. Et en plus, un esclave malheureux. Parce que c'est rare dans la vie qu'on soit payé sans qu'il y ait une contrepartie. Et du coup, moi, j'ai constaté que... plus un boulot est moralement sale, et mieux il est payé. Parce qu'en fait, la conscience... ça coûte plus cher, ça se monétise mieux que la force des bras. Donc, si tu aspires à gagner beaucoup d'argent, tu vas devoir souvent éteindre ta conscience. Et je pense que ça va forcément créer un immense malheur dans ta vie, où tu seras obligé de décompresser avec plein d'autres trucs, je sais pas, de la drogue, du sexe, plein d'autres trucs qui te feront pas voir. la misère dans laquelle tu t'es mis. Donc si tu veux être heureux, ne place pas l'argent comme étant ta priorité. Choisis dans ton travail la passion. Et toi, aujourd'hui, si tu fais un métier qui est vraiment un bullshit job, prends le temps de réfléchir, ce sera ce à quoi cet épisode de podcast aura été utile. Réfléchis à ta vie et dis-toi finalement, en gros, que la seule chose qui peut te rendre vraiment heureux, qui peut te faire donner un sens à ta vie, c'est de travailler pour ce qui te passionne. Alors je sais que c'est pas évident, mais... ça se prépare, ça se fait pas forcément en un an de changer de métier, de vie pour sa passion, mais même si ça doit prendre deux ans, trois ans, ça vaut le coup. L'argent, c'est juste un instrument, un instrument utile, nécessaire, mais ça peut pas être ton guide. Conseil numéro 4, faire passer une idée dans le réel. En gros, tu vas voir que euh... Quand tu es animé d'un idéal, c'est aussi source de souffrance. Pourquoi ? Parce que les gens autour de toi ne te comprennent pas. La plupart des gens, finalement, sont souvent préoccupés par des choses assez banales. Ils pensent à leur frigo, ils pensent à ce qu'ils vont regarder le soir à la télé. Donc, du coup, toi, quand tu penses, je ne sais pas, la grande histoire de France, le destin de l'Europe, la civilisation, le Christ, l'évangélisation. En fait, beaucoup de gens te regardent comme un illuminé, même un mec un peu flippant. D'ailleurs, souvent, ce sont les grands illuminés qui ont fini à martyr. On va commencer par notre maître Jésus-Christ, et puis tous ceux qui l'ont suivi, Jeanne d'Arc, les Christeros, souvent les grands idéaux. mènent à l'incompréhension des hommes et finissent par faire des martyrs. Donc, du coup, tu vas être confronté à plein de contradictions, à des gens qui sont pesants, qui ne te suivent pas forcément, qui sont longs à faire bouger. Et du coup, qu'est-ce qui va faire la différence ? C'est que tu crois dans le but. C'est-à-dire que tu crois à la fois en toi, mais tu crois aussi dans l'idéal que tu sers. Et du coup, il faut aussi que tu crois dans ta capacité à atteindre ce but, c'est-à-dire que tu aies un peu confiance en toi. Donc, si la vie est dure, et dans la vie on est souvent déçu, on essuie des échecs, le succès n'arrive jamais aussi vite qu'on voudrait, même parfois on ne le voit jamais de sa propre vie. Il y a beaucoup de gens finalement dont le succès, ils l'ont eu une fois qu'ils étaient morts. Regardez, j'ai fait un podcast l'autre jour sur Jean-Marie Le Pen, je suis allé à... à la cérémonie, la messe de Requiem qui a été dite pour lui à Paris. En fait, c'est une fois qu'il est mort que tout d'un coup, toute sa famille, même sa fille Marine qui ne lui parlait plus, se met à pleurer et on se rend compte justement de tout ce qu'il a apporté. Donc voilà, c'est très français, il faut attendre que quelqu'un meure pour qu'on se rende compte que ce qu'il a fait n'était pas si pourri. Donc voilà, n'attendez pas le succès, il viendra une fois que vous serez morts. Dans la vie, il faut beaucoup travailler. Franchement, il n'y a rien de grand qui se fait sans sacrifice, sans travail, sans effort. Donc il faut persévérer, il faut se coucher tard, il faut se lever tôt, il faut s'accorder peu de loisirs. Il va y avoir plein de gens qui vont vous décevoir, qui vont vous maltraiter, qui vont mal vous parler, qui vont dire du mal de vous. Et vous allez être déçus des gens. Donc qu'est-ce qui va vous permettre de ne pas subir tout ça ? c'est que vous avez un but, c'est que vous croyez dans ce but, et surtout que vous êtes capable de croire un peu en vous. Donc ça c'est aussi le gros débat sur l'orgueil et la confiance en soi. Pour moi la confiance en soi, c'est un des trucs les plus importants dans la vie. Parce qu'une personne qui est minée, une personne qui n'a plus confiance en elle, en fait elle se rend dans un cercle vicieux, et elle va se noyer petit à petit. tout va la faire tirer par le bas. Alors il y a plein de trucs qui minent la confiance en soi. La première chose qui mine la confiance en soi, pour moi, c'est l'école. C'est une machine à tuer les confiances en soi. Parce que dans l'école aujourd'hui, avec le collège unique, la seule manière d'enseigner, la seule manière pour quelqu'un de lui dire qu'il est bon, c'est qu'il ait des bonnes notes. Quelqu'un, il est bon, il a des bonnes notes parce qu'il apprend des trucs par cœur. Et il est capable de les restituer par cœur. Alors, évidemment, je suis un peu caricatural, c'est plus compliqué que ça dans la vie. Je ne suis pas contre le par cœur en soi. Mais ce n'est qu'une faculté de l'homme, et on est plus que des mémoires. On a plein d'autres capacités qu'on doit développer, de l'expression, du sport, de la capacité à rassembler les hommes dans le collectif, à prendre sa marque de celui qui va guider les autres, etc. Il y a faire des choses avec ses mains, il y a la générosité, il y a des qualités morales, bref. En gros, évaluer uniquement sur de la restitution écrite, c'est comme si on évaluait... que 10% des qualités humaines et que les 90% des autres qualités, en gros, elles ne comptent pas. Donc, si vous n'êtes pas forcément bon dans ce modèle scolaire, on va vous dire que vous êtes une merde. On va vous faire comprendre, on va mettre des mauvaises notes, vous allez être dernier de la classe. Et du coup, vous allez petit à petit intérioriser le fait que vous êtes une merde et que vous n'arriverez à rien. Donc pour moi, c'est un grand drame, et il faut absolument être capable, alors je dis ça du coup aux enseignants, aux éducateurs, aux parents, mais même si vous êtes oncle, tante, cousin, parrain, marraine, avec des jeunes, de leur montrer qu'ils ont d'autres qualités. Donc évidemment, s'ils mémorisent très bien les choses par cœur, c'est génial, c'est très beau, c'est magnifique, c'est extraordinaire, tout ça, il faut les féliciter. Mais, et puis voilà, il faut aussi, je ne suis pas en train de dire qu'il ne faut pas, enfin, il faut aussi éveiller le sens de l'effort, c'est-à-dire qu'il est important de faire fonctionner les têtes, et que les enfants, même s'ils n'arrivent pas à apprendre leur poésie facilement, qu'ils apprennent à travers l'apprentissage de la poésie à faire des efforts pour travailler, etc. Mais il ne faut pas se focaliser là-dessus, il ne faut pas en faire l'alpha et l'oméga. Donc si vous êtes enseignant, accompagnateur, éducateur, eh bien, quand vous voyez des jeunes, essayez de mettre en valeur les autres talents qui sont extérieurs et qui ne sont pas évalués à l'école, et de les faire progresser là-dessus pour en faire des êtres humains complets, et... pour qu'ils ne perdent pas la confiance en eux. Petite histoire que je raconte, j'avais dans ma classe de 4ème des élèves qui étaient complètement éteints. Ils étaient au dernier rang, ils ne parlaient pas en cours, ils se faisaient tout petits, ils essayaient de ne pas être interrogés pendant le cours, ils ne levaient jamais la main, parce qu'ils ne se sentaient pas à leur place, ils avaient l'impression d'être largués. Et un jour, j'organise avec ma classe un atelier où on allait fabriquer un calvaire avec une association bien connue SOS Calvaire et chaque enfant en fait allait utiliser un ciseau à bois etc une masse pour sculpter le bois du calvaire et là j'ai vu ces élèves taciturnes qui avaient perdu toute confiance en eux une fois qu'on leur mettait des outils dans les mains leurs yeux s'illuminaient et donc je me suis dit mais en fait mais quel truc atroce qu'on fait de ne pas leur proposer ça plus souvent Parce qu'on risque à un moment donné de les détruire. Et moi j'ai vu dans ma famille, dans mon entourage, des gens détruits qui n'ont plus aucune confiance en eux. C'est un cercle vicieux parce que les gars, si c'est des mecs, ne trouvent jamais de filles parce qu'ils se disent comment je pourrais plaire à une fille. Donc du coup les gars ne font plus aucun effort pour plaire. Dans le travail, finalement, ils disent « je ne peux pas aspirer à un travail intéressant, au quai du sens, parce que ce n'est pas fait pour moi, je suis un nul » . Donc en fait, c'est des échecs qui s'entraînent dans l'échec, dans l'échec, dans l'échec. Donc il faut absolument cultiver la confiance en soi. Vous avez tous un talent que Dieu vous a donné, vous avez tous la possibilité de mettre du sens dans votre vie. Vous pouvez pas, on n'est pas tous égaux, évidemment, on n'est pas tous, on va pas tous occuper le même rang dans la hiérarchie, mais on va tous occuper des responsabilités, et on est tous capables de faire des choses belles, qu'on soit handicapé, qu'on soit gâté par la vie. Le bon Dieu nous a donné des talents à chacun, et c'est justement à nous. de les faire grandir. Donc, retrouvez confiance en vous et dites-vous que vous n'êtes pas une merde. Et en fait, du samedi, il suffit de le dire et de le penser pour que les choses changent. Cinquième conseil du père Gaston Courtois, il nous dit, il y a une loi psychologique, c'est qu'on ne consent au sacrifice que pour ce dans quoi on croit. Et ce qui nous dépasse et nous attire, c'est ce vers quoi justement on va être capable de se donner. Donc je l'ai déjà dit, et du coup je ne vais pas m'attarder sur ce principe-là, mais c'est que dans la vie, il faut voir du sens dans les choses, il faut qu'on relie le but et ce qu'on est en train de faire. Et moi ça m'est déjà arrivé de faire des trucs ultra absurdes comme... décoller des chewing-gums dans une salle qui allait servir de salle de conférence et passer presque dix minutes à arracher un chewing-gum et à sortir une éponge, de la lessive pour nettoyer le sol. C'est genre, en fait on se dit mais pourquoi genre à 35 ans tu fais un truc comme ça ? Mais parce qu'en fait je voulais que la salle soit belle, parce que dans cette salle il allait y avoir des conférences extraordinaires, et du coup en fait tout ça si je le reliais, j'étais capable en fait de muser à une tâche un peu vraiment débile, parce que je voyais quelque chose de grand derrière. Donc c'est vraiment ça en fait, et je pense que là aussi quand on est un chef et un leader, c'est important de transmettre ça à ses hommes. C'est qu'en fait, il faut leur faire comprendre que toutes les petites choses qu'ils vont faire, que ce soit mettre le couvert, que ce soit préparer des affaires, que ce soit faire du ménage, que ce soit s'occuper de classer des données dans un tableau Excel ou quoi que ce soit, on ne les fait pas pour elles-mêmes, on les fait pour autre chose. Sixième conseil, ne pas avoir peur d'être passionné, d'avoir son cœur pris par la tâche. C'est ça qui donne de la force pour monter les côtes. Mais en fait, souvent dans notre société, c'est très mal vu d'être passionné. C'est très mal vu d'être un peu un illuminé. On aime bien des gens un peu cyniques, des gens qui ne croient pas trop dans ce qu'ils font, des gens qui sont capables de se moquer un peu de tout. Je me souviens une fois d'avoir assisté à une conversation avec des gens qui étaient les responsables de communication d'un parti politique de droite. Le problème c'est que j'ai beaucoup d'amis qui sont responsables de communication de partis de droite, donc ce n'est pas vous les amis dont je parle, ce sont plutôt les gens de l'autre équipe que vous n'aimez pas forcément. Bref. Et ces gens-là parlaient des femmes, de la politique, de l'argent, de manière ultra cynique. Et j'ai eu vraiment une sorte de vision d'horreur. Je me suis dit, en fait, ces gens ne croient pas du tout dans les idéaux, dans le grand discours de ce parti. Et c'est ultra moche, quoi. En fait, ils ont l'impression d'être cool, parce qu'ils prennent tout à la rigolade au second degré. Mais moi, ça me faisait gerber. Je préférais mille fois les bénévoles avec qui j'ai l'habitude de bosser pour Akadémia Christiana, qui sont des gens parfois qui ont une vie assez simple. Pour beaucoup, ce sont des gens qui ont des métiers d'artisan, etc., qui ne brillent pas dans des salons parisiens. Mais en fait, leur compagnie et leur présence, mais mille fois plus chère, je suis tellement plus impressionné et élevé. par mes amis qui sont humbles et qui sont capables de donner du cœur à la tâche que par des mecs qui font un peu les malins, bling bling, dans des soirées parisiennes, mais qui sont des gros cyniques. Donc, soyez passionné, croyez dans ce que vous faites, refusez le cynisme de prendre les choses comme si c'était juste du marketing, soyez pas une vision utilitaire des choses. Alors, il faut croire, septième conseil, croire dans sa capacité à atteindre le but. Croire que les choses sont possibles malgré les risques, c'est le premier pas. Effectivement, il y a un adage qui dit « il ne faut pas jouer contre son camp » . Qu'est-ce que ça veut dire « jouer contre son camp » ? C'est qu'envoyer un objectif, c'est d'abord de regarder tout ce qui va être un obstacle à cet objectif. C'est de voir en premier toutes les difficultés. Et du coup, forcément, comme il y a tellement de difficultés qui se montrent à nous, On décide d'abandonner le projet parce qu'on voit qu'il va y avoir des financements à trouver, que peut-être des gens vont nous mettre des bâtons dans les roues, que ce soit, je ne sais pas, le maire il ne nous aime pas, donc il va peut-être nous embêter, l'évêque lui aussi ne croit pas trop dans le projet, donc il risque aussi de nous mettre des bâtons dans les roues, on risque de ne pas réussir à trouver les bons partenaires pour faire ça. En fait, en gros, laissez tomber les gars, on rentre tous à la maison, on va se coucher, on va regarder une série de Netflix, on va rien faire. Donc non, en fait, il faut commencer par regarder l'objectif qu'on veut atteindre, sa beauté, sa grandeur. Et puis après, petit à petit, on va régler chacune des tâches, une par une. Et évidemment qu'il va y avoir des risques et des obstacles. Mais en fait, il n'y a pas de choses qui se font sans risques et sans obstacles. dans la vie est semé d'embûches. Donc, de toute façon, les embûches, c'est la vie. Il faut accepter ça, il faut faire preuve de courage, de détermination, de persévérance. Le huitième conseil, celui qui ne croit pas dans le succès est battu d'avance, son scepticisme démoralise tout le monde. Alors moi, ça me fait penser à une phrase, je ne sais plus exactement dans quel contexte elle a été écrite, mais c'est « ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait » . Je crois qu'on doit vraiment fonctionner comme ça, je crois que c'est très français, « impossible n'est pas français » . Et on doit dégager les mecs qui démoralisent tout le monde en disant « Ouais, non, c'est pas possible, ça sert à rien, quoi bon faire ça, de toute façon, tout est foutu, le pays est pourri, les Français sont tous des cons, c'est le déclin, de toute façon, tout va s'effondrer. » Mais les gars, tirez-vous une balle directe, en fait. Je déteste les gens comme ça. Enfin, je les déteste pas en soi, mais je déteste ce genre de discours. En fait, non. Si tout est foutu, ouais effectivement, on va tous se pendre en fait. Séance générale de pendaison, chacun accroche sa corde et hop c'est parti. Non, en fait dans la vie, il faut avoir une sorte d'obsession de la victoire et de se dire mais en gros, non je vise le succès et peut-être que je l'atteindrai pas parce qu'il faut pas être non plus naïf et on sait très bien qu'on peut... qu'on peut perdre, mais c'est comme si le gars il monte sur le ring pour faire un combat de boxe en disant qu'en gros il a aucune chance de gagner, bah oui clairement le mec il va pas gagner du tout, il va se faire défoncer direct si vous rentrez sur le ring en disant putain le gars je vais l'exploser, je vais me battre vous savez très bien quand vous êtes le gars en face de vous, il fait le même poids que vous, il est bien entraîné et tout donc vous n'êtes pas non plus complètement naïf, mais vous allez avoir en fait dans un combat de boxe il y a souvent des moments de bascule qui sont de l'ordre psychologique qui sont pas que physiques, c'est-à-dire qu'en fait en gros il y a des moments où on est justement sur le point de bascule physique c'est-à-dire qu'en fait en gros on a vraiment l'impression soit au niveau de son souffle, de son cardio soit au niveau de la douleur que c'est la fin, qu'en gros il est temps de s'arrêter, d'arrêter d'accepter la défaite. Et c'est justement, en fait, ces moments-là qui sont les points de bascule psychologiques. En gros, si à un moment donné, vous, avec votre volonté, vous dites « Non, je ne suis pas fatigué. Non, je n'ai pas mal. » Vous allez continuer de vous battre, et peut-être que c'est à ce moment-là que l'on va se faire un peu plus de mal. l'autre, lui, psychologiquement, va dire « Non, non, j'ai trop mal. Non, non, je suis trop fatigué. » En fait, c'est ces petits points de bascule qui, dans la vie, peuvent faire la différence. Donc, croyez et ayez foi dans le succès de la chose, parce que sinon, ça ne sert même pas, ça ne sert à rien de commencer. 9. L'audace. Ce qui fait la différence avec les autres, c'est la foi. Et c'est exactement ce que je disais à l'instant. Qu'est-ce qui va animer des chefs qui vont aller à la victoire ? C'est parce que ces chefs sont animés d'une forme. Quand vous voyez, en fait, dans tous les combats de l'armée américaine, où l'armée américaine s'est fait... pilé par les afghans, par les vietnamiens. En fait, c'est quoi la différence ? C'est qu'en gros, il y en a, ils sont soldats juste pour le fric. Enfin, je suis méchant. Évidemment, il y a des soldats américains qui avaient la foi et tout. C'est pas du tout. Mais en gros, si on caricature un peu les choses, vous avez une armée américaine qui est une armée qui, en fait, elle obéit un peu aux ordres de l'Empire américain, de cette logique et tout. Mais est-ce que vraiment on va mourir pour cette logique capitaliste de l'Empire américain ? Alors, il y en a qui voient du patriotisme, et tout, enfin voilà, encore une fois, les choses ne sont pas blanches, noires, etc. Mais il y a un peu cette logique-là, quoi. En gros, les Etats-Unis, c'est un pays empire, et un empire fondé sur l'économie. Donc ça ne fait pas trop rêver. Du coup, le Vietnamien, en gros, lui, il croit dans ses ancêtres, dans son autonomie, dans sa résistance. Il est David contre Goliath. Donc, en gros, le gars, qu'est-ce qui fait qu'il arrive à tenir un ennemi qui est plus armé que lui, qui est plus fort, plus résistant ? C'est parce qu'il y croit. Et vous voyez qu'en gros, la première chose qu'on fait justement pour démoraliser des peuples, enfin, plutôt pour battre des peuples, c'est qu'on les démoralise. C'est qu'en gros, on leur fait croire que tout est foutu, qu'ils sont... qui sont bons pour aller à la casse pour la maison de retraite. Je crois que c'est vraiment un truc simulationnel de fou que nous les Européens, nous soyons aussi persuadés d'être des merdes. Et c'est pas pour rien, c'est qu'en fait en gros on nous l'a fait croire. C'est depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale où avec le principe de Godwin, avec la diabolisation... national-socialisme, etc. qu'on nous dit finalement, en gros, si vous croyez dans l'Europe, si vous croyez dans votre civilisation, si vous croyez dans votre héritage, si vous croyez que vous pouvez être encore quelque chose dans le monde, en fait, vous êtes des nazis. Vous êtes des horribles mecs. Donc, du coup, en fait, voilà. Comprenez les mecs qu'aujourd'hui c'est fini l'Europe. Aujourd'hui c'est la Chine, c'est l'Amérique, c'est l'Afrique, c'est l'islam, c'est ce que vous voulez. Mais vous, vous devez la fermer parce que vous avez fait trop de mal sur cette terre. Donc on cherche à vous démoraliser, à vous faire croire que vous êtes des bons à rien. Et on vous fait perdre la foi. Et en fait justement, qu'est-ce qui fait qu'un peuple peut arriver à des merveilles ? C'est la foi. C'est justement peut-être une des forces de l'islam. C'est une religion un peu simpliste, mais voilà, vous avez des musulmans, ils ont la ferveur. Quand vous regardez les combattants de Mema, d'Europe de l'Est, qui sont musulmans, les mecs, en gros, c'est des énormes athlètes, ils croient dans l'islam, etc. Mais en gros, nous, si on retrouve la foi, la foi en Jésus-Christ, mais aussi la foi en nous-mêmes, on va faire des merveilles. regarder les saints, en fait, lisez les histoires, les vies des saints. En fait, j'ai lu cette semaine, je vous en parlais, la biographie de Jeanne d'Arc, c'est juste extraordinaire, en fait. C'est la plus grande chose qui soit, c'est en fait d'avoir des êtres animés par la foi. C'est ça qui va faire la différence. Qu'est-ce qui va nous sauver ? C'est pas un bulletin dans une urne, c'est la foi. Voilà. Mon Dieu, donnez-moi la foi. Il faut aimer la grandeur, dixième conseil du père Gaston Courtois. Il faut aimer la grandeur, il faut aspirer aux grandes choses. Il faut aimer la beauté, il faut admirer les grands hommes, les grandes œuvres, les grands destins, les grands projets. Il faut sortir de la petitesse, des petits rêves étriqués, il faut tout voir en grand. Alors, j'ai parfois un peu cette tendance-là qui fait peur à des gens qui bossent avec moi. Je dis non mais où est-ce que tu nous emmènes encore ? Tu vas nous faire faire des trucs, on va encore en chier. Non, non, hors de question, je signe pas. non mais si en fait les gars, aimez la grandeur et essayez de transmettre cet amour de la grandeur aux autres, vous allez voir vous allez vivre une vie extraordinaire évidemment parfois il faut être capable de être déçu, de pas y arriver, mais c'est ça qui doit nous nourrir on doit nourrir nos âmes avec des épopées et c'est d'ailleurs pour ça qu'on lit aux enfants qu'on lit les grandes Liliane, l'Odyssée, Chrétien 2-3 il faut en fait être mouche nourris de chevalerie, de mythologie grecque, de l'histoire romaine, de l'histoire de la chrétienté, de tous les grands héros, de tous les grands saints. Il y a des choses tellement merveilleuses dans l'opéra, dans toute la culture de la littérature française européenne, qui sont vraiment absolument extraordinaires. Dernier conseil, il ne faut pas être seulement un rêveur, parce que là effectivement je vous ai parlé des rêves de grandeur, mais il faut aussi mettre toutes les chances de son côté. Donc là, on revient finalement à l'épisode de la semaine dernière, le sens du réel. Il faut être capable d'être un bon logisticien, de penser aux choses très pratiques qui vont vous faire gagner. Donc typiquement, si je reprends l'image et l'allégorie du combat de boxe, qu'est-ce qui fait qu'on gagne un combat de boxe ? C'est parce qu'on s'est beaucoup entraîné, parce que... On a bien travaillé, etc. Donc, il faut mettre toutes les chances de son côté. Les grands rêves ne suffisent pas à remplacer le travail. Mais il ne faut pas non plus être le pur logisticien blasé. Il faut être ambitieux. Il faut avoir un idéal élevé. En fait, c'est les deux qui vont vraiment s'alimenter, qui vont faire de vous un excellent chef. Alors, passons maintenant aux réflexions personnelles. Donc, en gros, ça, c'est un peu des questions qu'il faut se poser. Des questions, en fait, que chacun d'entre nous va se poser pour essayer de mieux se connaître soi-même. et de faire le bilan, et puis de voir comment est-ce qu'on peut corriger. Donc la première question, dit le père Gaston Grossois, c'est pourquoi est-ce que tu veux être chef ? Est-ce que tu veux être chef parce que ça te fait plaisir d'être regardé comme le chef, donc d'avoir des galons sur les épaules, de commander, de donner les ordres, ou est-ce que tu es chef parce que tu veux faire de ta vie quelque chose de beau et d'utile ? Deuxième question, essaye de préciser ton idéal de vie en quelques lignes. En gros c'est quoi ? Tu aspires à quoi ? C'est quoi le but de la vie ? C'est quoi le but de ton existence ? Qu'est ce que tu veux avoir fait ? une fois que tu seras mort. Petite chose que je vous raconte, il m'est arrivé d'avoir une sorte d'un jour, justement je marchais pour aller travailler dans la boîte de pub dans laquelle je bossais, et j'étais dans mes pensées, et tout d'un coup, l'horrible pensée me vient me dire, mais qu'est-ce que t'as fait dans ta vie ? Je devais avoir 24-25 ans. Et je me suis dit... Oh la vache, j'ai rien fait. Enfin, en fait, j'ai rien fait. Par rapport aux biographies militaires, etc., de héros que je lisais, en fait, il y a des gars, à mon âge, 25-26 ans, ils ont déjà tué des mecs, ils ont déjà fait la guerre, ils ont déjà gagné des batailles, ils sont à la tête d'un commando, etc. Moi, j'ai rien fait de tout ça. Quelques semaines après, j'ai appris que ma femme était enceinte. Et du coup, déjà, surtout à la naissance de mon premier fils, je me suis rendu compte que ma vie avait basculé. En gros, ce petit enfant portant dans les bras, je me disais, là, je ne vis plus pour moi. Il y a un truc qui est sorti de moi. Enfin, c'est sorti de ma femme, mais on se comprend. Et ce petit être, il porte en lui quelque chose d'extraordinaire. et donc du coup je vais voilà maintenant en fait je ne vis plus pour moi, je vis pour un autre et ça déjà ça donne un sens à ma vie et deuxième chose qui donne un sens à ma vie c'est en fait de transmettre en fait dans le fond c'est c'est une discussion que j'ai eu l'autre soir avec ma maman, elle me disait une belle phrase, c'est être caillou pour le petit pousset et être petit pousset pour le caillou c'est en gros en fait c'est chacun va s'apporter quelque chose, va donner ... sens à l'autre, c'est-à-dire que le petit pousset donne du sens aux cailloux et le caillou permet au petit pousset de retrouver son chemin. Et en fait c'est ça pour moi la transmission, c'est donner un sens dans la vie aux choses et en fait on est des poussières dans l'univers, c'est-à-dire qu'en gros là en fait si on réfléchit tous à la durée de notre vie par rapport à la durée de l'univers, en fait on représente rien. Donc à quoi ça sert ? En fait, en gros, c'est parce que ces petites poussières vont transmettre quelque chose. Et donc moi, ce qui vit en moi, c'est tout l'héritage de mes ancêtres, de mes grands-parents, arrière-grands-parents qui ont fait des guerres, qui se sont battus, qui ont... ont vécu un labeur, etc., qui ont porté des choses magnifiques, qui sont des grands Français ou des grands Européens, même si c'était parfois des petites gens toutes simples. Et moi, en gros, je dois porter ça en moi pour que mes enfants portent ça aussi en eux, et mes enfants au sens large, je dis en fait, mes enfants, c'est tout ce à qui je vais transmettre. Donc voilà, réfléchis à ton idéal. Qu'est-ce que c'est que ton idéal de vie ? As-tu une devise ? Et si oui, y penses-tu de temps en temps ? Est-ce qu'elle te stimule ? Autrefois, tous les chevaliers avaient une devise. Ils avaient quelque chose qui était un peu ce qui les animait. Donc, je sais pas, ça peut être plus ultra pour les Habsbourg, ça peut être si Omnes est gonone, si tout le monde trahit, moi pas, etc. Moi, j'aime bien la devise de Jeanne d'Arc. Les hommes d'armes combattent, Dieu donne la victoire. En gros, toi... Ton rôle ici sur Terre, c'est de te battre. La victoire, ça dépend pas de toi, c'est Dieu qui la donne. Es-tu capable de te passionner pour une belle cause ? Est-ce que justement tu penses parfois à un idéal élevé ? Est-ce que ça te passionne ? Est-ce que ça t'anime ? C'est pas forcément que la politique, ça peut être l'art, ça peut être la France, ça peut être l'histoire, ça peut être la transmission, l'éducation, mais est-ce qu'il y a quelque chose qui t'anime ? Ça peut bien être le sport. Es-tu facilement satisfait de toi-même ? Et donc là, en gros, idéalement, si vous avez l'impression d'être facilement satisfait de vous-même, ce n'est pas forcément une bonne chose. Il faut parfois être capable de voir en soi ce qui ne va pas, parce que ça doit justement nous pousser à nous améliorer constamment. Es-tu désireux d'améliorer la société et de changer le monde ? Est-ce que tu es conscient que tu n'es pas juste là pour être un consommateur, un spectateur pour vous ? En gros, goûter le plaisir de tout ce qui a été fait par le passé pour toi. Est-ce que tu penses, donc ça c'est la septième question, que tu dois laisser le monde un peu plus beau que quand tu l'as trouvé ? Parce qu'en fait, si tout le monde se dit en gros, je me satisfais... de ce que les ancêtres ont fait pour moi, et moi, c'est pas mon devoir d'apporter quelque chose de plus au monde, eh bien c'est comme ça que justement une société est en déclin, et c'est pour ça justement d'ailleurs qu'aujourd'hui notre société est en déclin. Donc qu'est-ce qui va changer les choses ? C'est que tu te dises que, en gros, ton devoir, c'est de laisser le monde un peu plus haut que tu l'as trouvé, et que tu peux le faire. Est-ce que tu aimes les vastes horizons ? Est-ce que tu aimes la montagne ? Est-ce que tu aimes la mer ? Est-ce que, finalement, les grands opéras ? Est-ce que tout ça, ça te... ? Est-ce que quand tu écoutes Wagner, t'as envie d'envahir la Pologne ? En blague à part, est-ce que t'es un peu animé par des choses grandes ? Est-ce que tu crois en ce que tu fais ou est-ce que ton métier n'a aucun sens ? Pose-toi vraiment cette question, elle est ultra importante. Choisis quelque chose dans lequel tu crois. Est-ce que tu te décourages facilement ? Est-ce que dès que tu as une contradiction, tu as toute envie d'abandonner ? Ou est-ce que tu es capable de surmonter ça ? Est-ce que tu prends les choses au sérieux ou est-ce que tu es un gros cynique ? Est-ce que, en gros, tu... Quand tu parles à des gens dans ton métier, tu leur parles en les prenant vraiment au sérieux ou est-ce que tu les prends pour des cons ? Et dernière chose, dernière question, est-ce que tu es généreux ou est-ce que tu es égoïste ? Est-ce qu'en gros tu es capable de te donner, de te sacrifier, de ne pas compter tes heures, de te dépasser, ou est-ce que tu penses d'abord à toi, à ton petit confort et à ton fric ? Voilà, pose-toi ces bonnes questions, dis-toi que nul n'est parfait là-dedans. Je les ai posées de manière un peu dure, peut-être un peu clash. Mais moi aussi je suis très imparfait Donc c'est l'occasion de s'examiner Et de chercher à faire mieux L'exercice de la semaine c'est d'énumérer les raisons Pour lesquelles la vie vaut d'être vécue C'est beau La discussion à mener cette semaine Donc si t'as des potes qui écoutent le podcast Et puis si t'en as pas c'est l'occasion justement De faire écouter le podcast à tes potes Pourquoi le métier de chef est-il un beau métier ? Alors, je vais finir par la biographie de la semaine, c'est la biographie de Jeanne d'Arc. Alors, le Père Courtois nous recommande celle de Gabriel Hanotto, et les éditions de Sainte-Madeleine nous recommandent celle de Régine Pernoud, parce qu'elle est plus facile à trouver. Peu importe, moi j'ai trouvé celle de Régine Pernoud pour 1,50€ à l'occasion, et j'ai trouvé ça extraordinaire. Alors, c'est très historique. Ça parle énormément de personnages qui, moi, qui ne suis pas un historien, ne me disaient absolument rien. Et c'était génial. Parce que ça nous replonge déjà dans une histoire de France qui est très lointaine et d'un pays qui était en gros en train de disparaître. C'est-à-dire qu'en gros, la France, à l'époque du Jeanne d'Arc, c'était juste totalement morcelé. C'était hyper dangereux. Vous pouviez vous faire attaquer par des bandes d'Anglais, de Bourguignons, quand vous traversiez d'une ville à l'autre. Il y avait plein de villes qui étaient prises. L'Ouroy de France n'était même pas sacré. En gros, l'Ouroy de France était grosso modo persuadé que c'était la fin. En fait, qu'il allait rendre la couronne à l'Angleterre et que c'était fini. Et là, vous avez une gamine. Donc déjà une gamine qui est... d'origine paysanne, bergère. Les paysans, les bergers sont des gens qui ne sont pas des débiles, qui connaissent leur foi, leur catéchisme. En fait, l'Église éduque les gens et les faits. En gros, je pense que concrètement, quand on voit aujourd'hui des tannes de société... totalement absurde, je pense que le paysan du Moyen-Âge, contrairement à l'image qu'on en a, est dix fois plus civilisé que les mongoliens qui plantent des gamines innocentes avec des coups de couteau aujourd'hui. J'ai dit ça parce que c'est arrivé cette semaine. En fait, ça arrive tous les jours. Jeanne d'Arc, c'est une enfant. C'est une enfant, quand elle a cette révélation de Dieu, et elle a une sorte de foi. C'est pour ça que c'est la biographie arrière de la scène, c'est qu'elle a une foi énorme. Foi en Dieu, mais foi dans sa mission. Tout ça ne fait qu'un, parce que sa mission, c'est Dieu qui lui donne. Qui la fait se dépasser et faire des choses absolument extraordinaires. Et moi, c'est ça qui m'a vraiment... Impressionné déjà, c'est parce que souvent l'image qu'on a de Jeanne d'Arc aussi, c'est un peu une image d'épinal. On se dit, est-ce que Jeanne d'Arc a vraiment existé ? C'est un peu un personnage de la littérature. En fait, si, elle a vraiment existé. Et c'est ça qui est encore plus fou. C'est de se dire, en gros, cette personne-là a changé le destin de la France. C'était une femme, c'était une enfant, c'était une paysanne. Et la France était dans un état pire que celui de la France d'aujourd'hui. Parce que, en gros, la France n'allait bientôt plus exister du tout. Et donc du coup, avec un courage immense, elle s'adresse au roi de France, mais déjà pour atteindre l'oreille du roi de France, ça a été un parcours du combattant. Elle est d'une détermination. exemplaire. Et du coup, je pense que c'est ça qui doit nous faire méditer notre rôle de chef. Donc voilà, je vous lis quelques citations un peu de Régine Pernaut. Jeanne d'Arc, à peine sortie de l'adolescence, réussit à le siège d'Orléans en moins de dix jours, un fait d'armes qui laisse tous ses contemporains ébahis. Malgré son jeune âge, Jeanne fait preuve d'une autorité naturelle et d'une sagesse stratégique qui surprenne les plus aguerris des capitaines. A 17 ans, cette humble bergère de Donrémy se présente devant le roi Charles VII, le convainc de sa mission divine et prend la tête de ses armées. Un exploit sans précédent pour une jeune fille de son époque. Elle se sentait investie d'une mission divine, persuadée que la cause était juste et que Dieu la soutenait dans sa tâche de libération de la France. Rien ne pouvait ébranler sa foi en la grandeur de sa mission, elle avançait avec une assurance qui inspirait ses troupes. Vous voyez en gros le courage se communique, en fait quand on croit dans la grandeur de la mission, et bien en fait on va animer d'autres gens avec nous. Jeanne possédait une certitude intérieure inébranlable, une foi qui transcendait les doutes et les obstacles. Sa vision claire de la mission divine. qui lui était confiée la rendait imperméable aux critiques et aux peurs. Voilà, chers amis, je vous invite vraiment à vous intéresser aux personnages de Jeanne d'Arc, lisez sa biographie, regardez des films qui ont été faits sur elle, mais je trouve les biographies historiques, c'est pas mal, parce que ça nous sort du côté légende, et ça nous montre que tout ça a vraiment existé, et avec plein de témoignages d'époque, ça remet les choses dans une perspective réaliste. Et enfin, petite pensée, pour animer votre réflexion de la semaine. Elle est de Louis XIV. Pour venir à bout des choses, le premier pas est de les croire possibles. A la semaine prochaine, dans le Retour au Réel.