Speaker #0Salut les amis, j'espère que vous allez bien. Bienvenue dans un nouvel épisode du podcast S'Entreprendre. Ça fait 6-8 mois qu'on ne s'est pas vus. Tout simplement, j'avais mis en pause spécialement le podcast pour lancer une nouvelle activité à côté qui s'appelle Foundersystem. L'activité tourne, ça marche. Donc, je reprends le format pour vous repartager la quête entrepreneuriale, partager des concepts qui peuvent aussi vous aider dans votre quête. L'objectif du podcast, on se le rappelle, c'est... et des entrepreneurs, et même toutes les personnes entreprenantes, à mieux se connaître pour construire une vie qui est plus juste pour elles. Je suis content, il y aura un format du coup, comme je le fais là, donc solo, et aussi un format avec des intervenants qui vont en revenir, mais je vous en dirai un peu plus sur le programme juste après. Le programme que je vous propose justement aujourd'hui, c'est quoi ? C'est les actualités, qu'est-ce qui s'est passé sur les 6-8 derniers mois en rapide. pour après basculer sur le manifeste de l'entrepreneur conscient, qui est tout simplement un manifeste que j'ai écrit pour me donner une direction, une philosophie entrepreneuriale sur les 5-10 prochaines années, qui se retravaillera évidemment au fur et à mesure, mais qui me permet d'avoir justement cette intention dans mon entrepreneuriat. Ça me fait plaisir de vous retrouver, j'espère que vous êtes prêts, et on est parti. Actualité du moment, c'est suisse. 6-8 derniers mois, qu'est-ce qui s'est passé ? J'ai tout simplement voulu lancer une nouvelle activité qui s'appelle Foundersystem. C'est une activité d'accompagnement d'entrepreneurs. Et l'objectif et la thèse, c'est comment je peux aider un maximum d'entrepreneurs à réussir dans leur business, mais aussi dans leur vie. Ça m'est arrivé, j'ai mis le business de manière trop présente dans ma vie, je pense, les 7 dernières années. Et je me suis rendu compte que je passais... à côté de choses qui comptaient énormément pour moi. Être présent pour mes proches, faire du sport, être dans le moment au présent, continuer à me documenter sur la philosophie, la psychologie, toutes ces choses-là. Et j'ai senti que j'avais un décalage qui se créait entre les boîtes que je montais et toutes ces choses-là que je voulais nourrir. Et du coup, je m'étais beaucoup en opposition. Comment réussir dans le business et comment réussir... dans la vie, et que c'était des choses qui n'étaient pas possibles, pas compatibles. Donc si on avait une grosse ambition, on n'allait pas être heureux, en tout cas l'équilibre n'était pas bon. Et à l'inverse, si on allait chercher l'équilibre personnel, on n'allait pas chercher une boîte ambitieuse. Donc c'est le sujet qui me taraude je pense depuis à peu près 3 ans, parce que je suis sorti d'un stage de méditation, je crois que j'en ai déjà parlé ici, mais de 10 jours en Inde, où je faisais 10 heures par jour dans le silence. Ça m'a apporté une sagesse, un art de vivre que j'avais vu nulle part ailleurs et je me suis rendu compte qu'il y avait beaucoup de choses qui étaient importantes pour moi et je passais à côté d'elles. Et donc je me suis demandé, et je pense que c'est ma quête de vie pour l'instant, comment on peut réussir sa vie entrepreneuriale et comment on peut ramener justement cet équilibre, cette cohérence entre sagesse et business. Donc, j'ai décidé de créer un accompagnement sous format coaching slash sparring partner. Donc, j'accompagne les entrepreneurs de manière individuelle et je les aide sur le business, sur leur stratégie, leur process, leur priorisation et les systèmes qu'ils veulent mettre en place parce que j'ai bien digué les sujets. Et après, la partie mindset sur la vision, les croyances limitantes, les peurs qui peuvent bloquer les entrepreneurs à aller chercher ce qui est important pour eux. Je suis trop content, j'ai à peu près entre 10 et 15 entrepreneurs en simultané, donc l'activité marche bien. Et je me suis formé là au coaching depuis, je pense, ça fait 5 mois. Je me suis autorisé, je pense aussi, à bien aller chercher toutes les ressources et à creuser toute la partie neurosciences, philosophie, psychologie, évidemment. Il reste encore plein, plein de choses à explorer. C'est passionnant, moi j'adore ça. Et je suis trop content de faire ça et je sens que... je retrouve cet élan que j'avais perdu je pense il y a 8 mois à peu près sur mon activité précédente sur ce ça c'est les actualités, qu'est-ce que je peux vous dire d'autre on a finalisé l'achat de l'appart avec ma copine, j'habite toujours à Lisbonne donc ça c'est top, il fait beau toute l'année, il y a du soleil il y a la plage aussi qui est pas loin, et on a un écosystème entrepreneurial qui est zinzin le sport, je me suis remis au sport avec l'Irox Donc ça c'est mon petit défi sportif jusqu'à mi-octobre avec ma copine, on fait ça en mixte. Je me suis rendu compte que je préférais faire des compétitions sportives en collectif et sans forcément gros objectifs de performance pour profiter de la quête et du chemin. Et quoi d'autre ? Et en soi, c'est plutôt tout. Création de contenu sur LinkedIn, ça a repris à fond. Et là, je commence à avoir une idée beaucoup plus claire de ce que je veux apporter au monde et surtout ce que je veux construire sur les prochaines années. Mais bon, ça sera un autre sujet qu'on partagera ici. Avant de passer sur le Manifeste d'un Entrepreneur Conscient, c'est un petit traité que... Je me suis écrit moi pour avoir une direction et une philosophie entrepreneurielle qui va me guider sur les prochaines années. Je voulais aussi vous faire une mini-actualité sur le podcast. Donc on va continuer les formats solo comme je le fais là, mais aussi on va avoir des formats interview avec des invités qui vont être des philosophes, des psychologues, des moines, des entrepreneurs à succès, des artistes, des sportifs peut-être. En fait, toutes les personnes qui sont entreprenantes dans une discipline, qui ont traverser plein de sujets, plein d'épreuves et surtout qui arrivent à ramener dans leur entrepreneuriat, en tout cas dans les projets qu'ils construisent, une justesse par rapport à ce qu'ils sont vraiment, ce qu'ils veulent apporter, et aussi une sagesse par rapport à ce qu'ils ont pu mettre en place. Je pense notamment aux philosophes, aux psychologues, aux moines que j'aimerais faire venir ici. Donc si vous connaissez des gens que vous voulez aussi voir sur le podcast, n'hésitez pas à me dire, je m'occuperai de les contacter. J'ai une bonne liste qui commence à s'alimenter aussi où j'ai de bonnes réponses. Donc c'est cool, on va commencer à tourner tout ça. Et ce que j'ai envie de faire, c'est que j'ai envie de ramener tous ces sujets de mon intérieur sur l'entrepreneur pour qu'il puisse prendre conscience des choses qui sont aussi à l'intérieur de lui, au-delà du business, des chiffres et de la croissance qui sont quand même importantes, mais qui ne sont pas l'essentiel. pour le manifeste de l'entrepreneur conscient. J'ai mes notes qui sont juste là, donc j'aurai peut-être quelques regards qui vont être ici. Mais l'idée c'est d'être le plus juste possible, donc voilà, je voulais rien oublier. Le constat que j'ai fait, c'est que pour introduire ce manifeste, c'est que l'entrepreneuriat, en tout cas la culture entrepreneuriale, comme moi je l'ai connue, a été très tournée vers le hustle, hustle culture. C'est-à-dire, on va sacrifier aujourd'hui... pour demain, on profitera quand on aura la boîte qui tourne et le chiffre d'affaires sur le compte en banque sans forcément profiter du chemin. Et quand je dis ça, je pars un peu à l'extrême évidemment, mais je pense que c'est un état d'esprit qui m'a beaucoup guidé, où je me suis toujours dit focus business, pense à rien d'autre et avance. Et je pense qu'on ne s'est pas posé, en tout cas moi je ne me posais pas les questions essentielles. qui était qu'est-ce qui est vraiment important pour moi, pourquoi je fais tout ça, quelle est vraiment la vie que je veux construire, quels sont les rêves business, mais aussi personnels que je veux atteindre. Et donc c'est pour ça que cette philosophie-là, moi qui m'habite, qui s'appelle s'entreprendre, c'est cette volonté d'entreprendre mais aussi de s'entreprendre soi-même pour mieux comprendre qui on est et construire tout simplement plus justement et contribuer. et ça je pense que c'est très important pour moi, c'est ce que je viens de réaliser, contribuer positivement au monde qui nous entoure. Pourquoi ? Parce que je suis assez convaincu que si on a un business qui tourne et qu'on a le bon équilibre, c'est top, mais il nous manque une brique pour être totalement vivant, totalement épanoui, qui est de contribuer et avoir du sens dans ce que l'on fait et donc donner du sens à sa vie. Et je pense qu'une brique du bonheur passe justement par ce fait de contribuer au monde, aux gens. ou en tout cas d'avoir du sens là-dedans. Donc pour moi, le business, ce n'est pas la finalité. Vous l'avez compris, c'est vraiment comment on peut faire en sorte d'entreprendre sa boîte et soi-même aussi. Parler de mon stage méditatif, je pense que c'est ça qui m'a fait le switch, qui m'a fait le point de bascule vraiment sur ces sujets et qui m'a en fait créé une obsession sur le sujet de comment réussir sa vie et son business, comment... être épanoui et avoir de l'ambition et de rassembler tout ça et avoir de la cohérence entre les deux. Donc le premier pilier que je voulais vous partager de ce manifeste, c'est entreprendre par élan. Ça c'est la première chose, c'est que je me suis rendu compte que l'entrepreneuriat pouvait être un levier pour réparer quelques blessures. Ça peut être des blessures d'enfance, ça peut être réparer un manque. un manque de reconnaissance, un manque de notoriété, un manque d'argent, l'envie d'exister, de prouver. Et donc, on a une source. qui n'est pas forcément, on va dire, mauvais ou bien, mais qui est identifié comme qui vient d'une blessure ou d'un manque. Et je pense que l'entrepreneur conscient, c'est comme ça que je l'appelle, l'entrepreneur conscient va du coup avoir cette conscience par rapport à d'où vient son élan entrepreneurial et va essayer au maximum d'avoir un entrepreneuriat, ou en tout cas une source qui est beaucoup plus juste et donc qui va défendre une cause. défendre une mission, aider des gens, aller avoir une aspiration par rapport à sa passion, à ce qui l'anime profondément au fond de lui, et faire de sa vie et de son entrepreneuriat une œuvre. Moi je suis assez convaincu que le business est l'extension de l'entrepreneur et qu'il veut, en tout cas l'entrepreneur, a cette volonté de laisser une trace au monde, une œuvre qui lui est propre. Je suis convaincu aussi que mettre dans son entrepreneuriat, dans ce qu'on construit, ces valeurs d'amour, donc amour aux autres, amour à soi, mais sincère, de joie, donc ça, de joie dans la quête, de prendre du plaisir et de ne pas seulement se dire je profiterai une fois que c'est fini, et de bienveillance envers ce qu'on construit, envers les personnes qui sont dans la team, envers les clients, envers... les personnes qu'on impacte. Et moi, je suis assez convaincu que ces éléments-là constituent un épanouissement personnel de l'entrepreneur qui a justement cette philosophie-là de s'entreprendre. Deuxième pilier, la vie au centre. C'est-à-dire ne pas sacrifier sa vie et les choses qui comptent pour nous. Moi, dans mon cas, je m'en suis rendu compte, je sacrifiais beaucoup de moments avec des proches. Et oui, il y a des moments où il faut de l'intensité, c'est normal, c'est juste. Oui, il y a des moments où il faut être plus focus, c'est évident. Mais à quel prix de sacrifier 3-5 ans pour être après peut-être plus présent vis-à-vis des proches ? Et encore, parce que je suis assez convaincu qu'on rentre dans un état d'esprit où on enlève cette priorité dans notre échelle de valeur d'être présent avec les autres. Donc ça peut être être présent avec les autres, ça peut être prendre soin. de sa santé. Je me suis vu moi-même où je vois énormément d'entrepreneurs qui ne prennent pas soin d'eux, soin de leur état physique, leur état mental, et du coup se mettre dans des situations qui les rendent tout simplement... qui font qu'ils s'oublient en fait sur le chemin. Tout ce qui va être sport, ça c'est des choses qui sont importantes pour moi. Nourrir nos passions, nourrir notre âme, des choses qui sont belles. dans le monde. Prendre le temps, le temps de marcher, le temps de se reposer, de faire des choses qui ne sont pas productives. Chose comme ça où je suis assez convaincu qu'on doit trouver de la cohérence entre tous ces piliers qui vont être le corps, l'énergie, la santé, les relations, les finances, le lieu de vie, le style de vie et la mission qui nous habitent. Très compliqué parce que ça fait beaucoup d'éléments. Évidemment, on ne peut pas tout faire d'un coup. Une cohérence là-dedans. nous permet de remettre un niveau d'importance sur la vie telle qu'elle est et à quel point on doit s'en préoccuper plus que son business ou tout autant que son business pour ne pas mettre des oppositions. Troisième pilier, la joie sur le chemin. Lorsqu'on entreprend, on est très drivé par les objectifs. Les objectifs nous permettent de nous dépasser, d'avoir un goal, une étape à franchir. Et je pense que des objectifs qui se payent au prix de soi, donc au prix de sa santé, de son état, ou au prix de son plaisir dans le quotidien, je pense que c'est là qu'un entrepreneur peut se perdre. Moi, ça m'est déjà arrivé aussi, où même moi, je vois beaucoup d'entrepreneurs qui voient les objectifs comme la finalité et ne voient pas le chemin plutôt comme la finalité. Et c'est un peu comme si on prend l'exemple d'une randonnée. Donc, c'est comme si on se disait, je vais faire l'Iverest. C'est une belle randonnée quand même. Je vais faire l'Everest et en fait je serai heureux seulement quand je suis au-dessus. En fait, quand on voit le documentaire d'Innoxtag, ce qui l'a rendu heureux, c'est toutes les étapes par lesquelles il est passé, les moments de haut, les moments de bas, les moments de joie qu'il a connus à progresser personnellement, à rencontrer des gens, à découvrir une nouvelle discipline, qui fait que sa quête était magnifique. On voit, comme dit Spinoza, la béatitude. J'adore la philosophie, je partagerai quelques éléments philosophiques là-dedans parce que je pense... En fait, moi, ça m'a beaucoup éclairé sur des questions que je me pose sur la quête de sens, sur pourquoi on fait tout ça, quelle est la cohérence qu'on va avoir, comment mener une bonne vie. Et donc la philosophie est un très bon outil pour ça. Très compliqué à décrypter, mais il y a beaucoup de personnes qui créent du contenu là-dessus, qui nous permettent d'y voir beaucoup plus clair. Et donc la joie... que ce soit par le prisme philosophique ou même par expérience, on le voit se cultiver sur le chemin et il n'est pas quelque chose qu'on doit espérer à la fin lorsqu'on est arrivé. Le deuxième pilier, gravir la deuxième montagne. Il y a un livre qui s'appelle La Deuxième Montagne, je ne l'ai pas lu, mais je pense qu'il parle exactement de ce même concept que j'avais en tête, qui est qu'on gravit la première montagne une fois qu'on veut créer une boîte et à atteindre du coup à certaines choses, c'est-à-dire du statut, de la notoriété, un certain niveau de vie, un certain revenu. Et une fois qu'on a atteint ça, et donc ça peut s'arrêter chacun à son échelle de grandeur, il y en a ça va être plusieurs millions, d'autres ça va être, je ne sais pas, 10K par mois, et bien en fait on se rend compte que cette première montagne-là a été cool à gravir, mais qu'elle nous vide un peu. On se dit, est-ce que c'est vraiment ça ? La promesse qu'il y a derrière cette montagne, en fait, elle ne nous rend pas si heureuse que ça. Et donc, je pense qu'il y a cette réflexion de gravir la deuxième montagne, donc c'est une montagne qui est plus dans la contribution, dans le sens de ce que l'on donne aux choses, dans l'épanouissement personnel, et de se poser la question comment réussir sa vie à soi et avoir une montagne qui est tout simplement plus en cohérence, plus alignée, en tout cas qui nous rend plus vivants. Et donc, cette deuxième montagne, c'est un peu la question que je me pose. Je ne sais même pas si on peut directement aller sur cette deuxième montagne. Je pense que oui, il y a des entrepreneurs qui sont allés là-dessus. Mais j'ai l'impression que la première montagne est quand même une étape pas nécessaire, mais en tout cas un passage, un rite, où on va sur cette première étape-là pour se donner en confiance, pour montrer, comprendre le business. Et après, on se rend compte qu'on veut entreprendre peut-être un peu plus justement. Donc, je pense que cette deuxième montagne... Elle répond aux questions de pourquoi je fais tout ça, comment je peux contribuer au monde et à la cité, donc la cité comme il disait en grec, donc à la société. Parce que je suis assez convaincu qu'avoir un sentiment de contribution dans la société nous permet aussi d'être beaucoup plus heureux. Cinquième pilier, la définition du succès. Je pense que celle-ci, c'est celle qui m'a fait la plus grosse claque. Donc c'est-à-dire... pour suivre des définitions du succès qui n'étaient pas la mienne. Donc au début, je pense, quand j'ai voulu entreprendre, quand j'ai commencé à entreprendre à 18-19 ans, mon objectif absolu, c'était quoi ? C'était lever des fonds, recruter une énorme équipe, et avoir 50 personnes, et être à l'international, à fond, etc. dans les médias. Et plus j'avance dans mon entrepreneuriat, plus je me rends compte que ça, ce n'est pas du tout ma définition du succès. Aujourd'hui, elle va être comment je crée un business qui contribue positivement au monde parce que sinon, je sens que je suis vidé et que ça me donne moins de sens dans ce que je fais. Aujourd'hui, ça va être comment je crée une cohérence avec l'ensemble des piliers de ma vie en fait où je ne passe pas à côté des choses qui sont hyper importantes pour moi. Comment je crée un business où j'arrive à dégager du temps et avoir beaucoup d'argent. mais aussi beaucoup de temps. Ça va être comment j'ai un business qui tourne autour de systèmes où il y a un minimum de people, bien que je travaille avec des people, mais avec un minimum de management pour me concentrer sur les choses qui sont vraiment importantes pour moi. Comment je crée un business qui, tout simplement, est résilient et agile et en cohérence aussi avec mon temps. Et donc toutes ces choses-là, ce n'est pas du tout des choses que j'imaginais avant. mais qui sont aujourd'hui la définition du succès que j'imagine pour moi et même de mon état intérieur qui va être d'être beaucoup plus serein, d'être beaucoup plus en joie, d'être beaucoup plus épanoui que ce soit dans mon business ou dans ma vie perso. Et donc, je pense qu'il y a autant de définitions du succès que de personnes. Et donc, notre rôle et notre responsabilité en tant qu'entrepreneur, c'est de se poser la question, quelle est notre propre définition du succès ? Qu'est-ce qui... fait que je me dise plus tard, bah voilà j'ai réussi ma vie ou en tout cas j'ai pas de regrets, je peux passer à côté des choses qui sont importantes pour moi. Qu'est-ce qui fait que j'ai bien réussi ma vie et pas forcément dans la vie ? Où il y a justement cette notion de statut, d'ego sociétal, où on va réussir dans la vie et pas forcément sa vie. Donc la conclusion de ce manifeste, c'est que l'entrepreneur conscient, il n'est pas moins ambitieux, mais il a... Une conscience qui va mettre sur l'ensemble de ces sujets. C'est-à-dire, je les répète, sur entreprendre par élan, quel est notre moteur entrepreneurial, remettre la vie au centre, comment on ne passe pas à côté des piliers de sa vie qui sont importants, comment on met de la joie sur le chemin, très important pour ne pas profiter seulement après, mais profiter pendant la quête. Gravir la deuxième montagne, c'est-à-dire avoir des projets qui ont du sens pour soi. qui arrivent à contribuer aussi au monde qui nous entoure, et finalement réussir à trouver sa propre définition du succès. Il y en a, ça va être faire des millions, des dizaines de millions, des centaines de millions, avoir un impact gigantesque sur la planète. Il y en a d'autres, ça va être avoir un style de vie qui leur correspond, et passer plus de temps avec leurs proches, fonder une famille. Bref, il y a autant de définitions que de personnes. Juste notre responsabilité est de bien se poser ces questions-là pour ne pas se retrouver dans plusieurs années à se dire « Ah mince, je suis passé à côté de quelque chose » . Pour moi, il y a cette notion de faire cohabiter des oppositions. Donc par exemple, joie, performance, comment on peut faire les deux. Comment on fait cohabiter ambition et épanouissement personnel. Et je pense qu'on a une époque où les deux sont possibles. même avant, mais d'autant plus aujourd'hui, où il y a une multitude de possibilités. Et c'est ça qui rend le sujet aussi vertigineux. C'est qu'aujourd'hui, on a une responsabilité individuelle sur notre bonheur, notre succès, vu que tout est possible et que ça devient du coup très complexe de trouver sa quête. Alors qu'avant, c'était assez tracé. Tu étais fils de boulanger, tu fais du pain et tu seras très heureux. Tu as ton rôle dans la cité. Avant, c'était... tu fais une école de commerce, tu fais du consulting et tu as la voie tout tracée dans une entreprise tu restes 20-40 ans aujourd'hui ces modèles ne correspondent plus du tout aux aspirations de nos générations et donc la question qu'on doit se poser c'est aujourd'hui vu qu'il y a toutes les règles du jeu qui sont remises à zéro à créer ses propres règles les définir et qu'elles soient cohérentes avec nous-mêmes donc pour moi s'entreprendre c'est faire le choix d'entreprendre sa vie et de contribuer positivement au monde qui nous entoure. J'espère que ce manifeste vous aura parlé, que ces notions aussi, certaines notions du coup vous parlent. C'est un premier jet. En tout cas, c'est l'intention que je donne à mon entrepreneuriat sur les 3, 5, 10 prochaines années qui va forcément évoluer. En tout cas, c'est la direction qui, je pense, est la plus juste pour continuer. à entreprendre et à s'entreprendre soi-même. Je vous dis à très vite. On se retrouve très vite sur de nouveaux épisodes. Et ciao !