Speaker #0Salut les amis, j'espère que vous allez bien. Bienvenue dans un nouvel épisode de S'Entreprendre. Et aujourd'hui, on va parler de comment être indulgent vis-à-vis de ses résultats. Tourner autrement, c'est comment ne pas conditionner son bonheur ou son épanouissement vis-à-vis de l'atteinte de ses objectifs. Je suis trop content de vous retrouver. Comme vous voyez, il y a un nouveau décor. Là, je suis actuellement à Paris. J'y suis pour 4 jours. Je reviens du coup mardi. Et aujourd'hui, nous sommes le samedi. On n'est pas dimanche. J'ai un nouveau jour du coup pour filmer. Nous sommes le 27 septembre 2025, il est actuellement 13h25. Voilà, après la pause déj. Je vous fais cette petite vidéo. Et pour vous partager les différentes actualités du moment, en ce moment je suis à Paris, j'ai une conférence à la Builders Factory qui a été créée par Martin Crégue, donc super gars, super pote. Et surtout, belle mission parce qu'il aide les entrepreneurs à aller scaler leur boîte, ou en tout cas à lancer leur boîte. La particularité, c'est qu'ils les enferment pendant 28 jours dans un espace, une sorte de coworking, je crois de 400 ou 800 m². Et ils ont 28 jours avec plein de pitchs, plein de conférences d'entrepreneurs et surtout on les aide à les monter et structurer leur boîte. Donc voilà, Martin m'a invité, ça me fait plaisir d'intervenir, de partager ma vision de l'entrepreneuriat, plus comment aller chercher du business, des clients, grâce au grosses marketing, grosses hacking. qui est quand même une discipline que je fais maintenant depuis 7 ans. Les actualités, sport. J'ai repris le sport, j'ai pris un coach sportif qui m'aide là à aller me challenger pour aller chercher mon marathon de Florence qui a lieu dans 2 mois. Pour rappel, j'ai le fin octobre le semi-marathon de Lisbonne et fin novembre le marathon de Florence. Donc il me reste 1 mois pour faire le semi-marathon de Lisbonne et le préparer. Et donc 2 mois pour faire... celui de Florence. Je m'étais blessé donc là il m'a dit, et c'est pas mal parce que la particularité c'est qu'il est kiné et coach sportif donc il peut avoir un avis médical aussi intéressant sur ce que je fais. Et il m'a dit la périostis, globalement tu l'as il va falloir vivre avec, il va falloir qu'on essaye de pousser un petit peu et voir si tu arrives à tenir pour l'entraînement jusqu'au marathon. Donc il faut que je continue le renfort, je continue mes entraînements là j'ai pris vraiment le coach. avec mon programme. Donc on va voir si on va réussir à atteindre cet objectif là. Ce qui va être intéressant, c'est de voir si en deux mois, j'arrive à me remettre la déter, à ne pas être blessé, à ne pas avoir mal et à réussir à améliorer ma courbe d'apprentissage et surtout ma courbe de performance sur ces deux mois. Ou si à l'inverse, mon corps ne va pas tenir. Donc je vous tiendrai au courant. Mais comme on l'a dit en introduction, je n'ai pas envie de conditionner mon épanouissement ou mon bonheur par rapport à l'atteinte. de ces objectifs-là. Ce qui est important, c'est toute la journée, c'est-à-dire l'aventure en elle-même et le challenge que je me mets là pendant deux mois. Pourquoi je parle de ce sujet ? Parce que je pense qu'en tant qu'entrepreneur, on est tous avec des objectifs qu'on se fixe, des objectifs en termes de chiffre d'affaires, des objectifs en termes de notoriété, des objectifs en termes de salaire, en termes de nouveaux clients, nouveaux abonnés. Et souvent, on va avoir ce biais, et je pense que les réseaux sociaux ont beaucoup accentué ça, de conditionner notre bonheur à l'atteinte de ses objectifs. Si on n'arrive pas à atteindre ces objectifs-là, on se retrouve vite pas heureux, malheureux, déçu, se disant qu'on n'est pas assez, qu'on n'a pas assez réussi ou simplement qu'on n'a pas été assez bon. Et je trouve ça hyper dommage parce qu'en plus, on a une quête qui est quand même assez folle. On fait des choses... qui viennent de notre cœur, de notre âme, on va créer des choses et on va dévaloriser ces choses-là par l'atteinte d'objectifs qu'on aura fixés et souvent qui sont très ambitieux. Moi, j'aime bien me fixer des objectifs très ambitieux et si je ne les atteins pas, je me retrouve de temps en temps assez déçu. Donc, je voulais refaire un petit point là-dessus et moi-même, je l'ai vécu aussi pas mal dans le sport. Par exemple, j'avais fait le Half Ironman de Nice, c'était en juin. Je m'étais blessé deux semaines avant, j'avais fait le Half Ironman et j'avais fait beaucoup plus que ce que j'avais estimé. C'est-à-dire, j'avais fait 7h30 au lieu de 6h. Et en fait, je me suis retrouvé dans une condition où j'étais hyper déçu de moi, hyper déçu des résultats, alors que j'étais allé jusqu'au bout, alors que j'étais blessé, il faisait 35 degrés, il faisait hyper chaud. Et en fait, je m'étais entraîné pendant 6 mois quand même. 6 mois à faire du sport quasiment tous les jours, donc 6 jours sur 7, à avoir mes entraînements, à avoir des sorties longues en vélo, en course à pied, faire de la natation, aller à la piscine. Et je me suis bougé le cul, je me suis motivé, j'ai eu cette discipline que je me suis imposée. Et même que j'ai adoré en fait, tout le chemin était génial. Et en fait je sors de cet événement avec une note hyper négative où je me sens déçu. je me disais A la fin du Half Ironman, j'étais là en train de me dire, bah ouais c'est cool, bon tu l'as fait, mais bon en vrai, c'était pas assez bien, t'aurais pu faire mieux, tu feras mieux la prochaine fois. Et plus dans un état d'esprit de déception, plutôt que de satisfaction ou de fierté personnelle d'avoir déjà fait tout cet effort-là. Et donc, dans l'entrepreneuriat, je trouve que c'est assez similaire. Dès qu'on n'a pas atteint nos objectifs, de chiffre d'affaires par exemple sur le mois, on va se dire qu'on n'est pas assez bon, qu'on n'est pas assez fort, qu'on n'a pas fait assez. Alors que ce qu'on devrait mesurer, ce qui est le plus important, évidemment c'est le résultat, le résultat est très important, mais déjà comment on peut être indulgent vis-à-vis de ce résultat-là ? Si on ne l'a pas atteint, ça ne veut pas dire qu'on n'est pas bon. C'est-à-dire qu'il y a des choses à améliorer pour faire mieux la prochaine fois. ou si on ne l'a pas atteint, peut-être que l'objectif était trop élevé. Peut-être qu'il n'était pas bon non plus en fait cet objectif-là. Et donc, on se retrouve déçu sur un objectif qu'on s'est fixé en se disant « bon, on va être ambitieux, on va le mettre très élevé » . Et au final, on se retrouve dans une insatisfaction permanente. Et c'est ça que j'ai envie de partager, c'est que cette insatisfaction-là, il faut qu'on arrive, selon moi, à la mettre de côté et se focaliser sur les actions que l'on met en place au quotidien. Ce qui est intéressant en fait c'est tout le parcours. C'est pour l'atteinte de cet objectif là qu'elles sont, par exemple sur la partie chiffre d'affaires, quels sont le nombre de personnes que tu as contactées, le nombre de personnes que tu as appelées au téléphone, le nombre de messages que tu as envoyés, le nombre de meetings que tu as faits, le nombre de propositions que tu as mis en place et également la satisfaction de tes clients. Ça ce sont les indicateurs qui sont hyper importants à mesurer et qui sont des actions que l'on peut maîtriser. C'est-à-dire que j'ai un contrôle dessus tous les jours. Tous les jours, je peux regarder ma to-do list et je vois les actions que je peux faire et que je dois faire. Et donc ça, évidemment, par exemple, si je loupe une séance de sport, je ne vais pas être content de moi et pas être fier de moi si j'ai loupé cette séance de sport. Si je l'ai loupé parce que j'ai eu la flemme, là, évidemment, je peux m'en vouloir qu'à moi-même. Si je l'ai loupé parce que je me suis mis des excuses, évidemment, je peux m'en vouloir qu'à moi-même. Et donc là, évidemment, je peux être déçu. Par contre, il y a des facteurs externes qui font qu'il faut qu'on soit aussi plus indulgent avec nous-mêmes. Par exemple, je ne me suis pas entraîné ou je n'ai pas fait ma sortie longue parce que là, je suis blessé, j'ai mal. Donc là, il ne faut pas que je me culpabilise ou m'auto-flagelle ou m'auto-sabote en me disant, là, tu aurais dû y aller. Tu n'es pas assez bon, tu n'es pas assez fort, tu aurais dû y aller. et je pense que c'est là la nuance qu'il faut apporter, c'est pas blanc ou noir et souvent et je pense que moi j'ai ce trait là et peut-être que beaucoup aussi d'entre nous ont ce trait là que tout est binaire donc soit c'est bien soit c'est mal alors qu'en fait il y a des nuances il se peut que ben il y a une contrainte extérieure qui fait que tu peux pas aller faire ta séance de sport il se peut qu'il y ait une contrainte marché actuelle qui fait que ton chiffre d'affaires est un peu moins bon et c'est comme ça et c'est la réalité du terrain Et on ne peut pas tout maîtriser, on ne peut pas tout mesurer, on ne peut pas tout contrôler. Il y a des fois, en fait, le marché, entre guillemets, qui n'est pas assez bon, va être une excuse pour ne pas faire les bonnes actions. Et donc, c'est là où il y a la nuance, je trouve. C'est lorsqu'on se dit, le marché, il n'est pas bon, donc je n'ai pas réussi, en fait, à atteindre mes objectifs, mais derrière, je n'ai pas réussi, je n'ai pas mis les actions en place pour aller l'atteindre. Il est là le problème, c'est parce qu'on s'est donné une excuse. Pareil, ma séance de sport, j'ai pas fait ma séance de sport parce qu'apparemment il pleuvait dehors. Cet effet extérieur, il est pas assez fort, il est pas assez puissant pour remettre en question cette séance de sport. En tout cas, selon moi, par exemple, s'il pleut dehors, je peux aller courir et je peux y aller. C'est pas une vraie excuse. En tout cas, il faut pas se donner des excuses de facteurs extérieurs qui peuvent être... du coup surmonté Et donc c'est là qu'est la nuance et que je trouve intéressant, c'est comment on peut mesurer bien les actions que l'on met en place et être assez indulgent vis-à-vis des résultats. Et aussi être patient. Je pense que ça c'est quelque chose aussi un trait très particulier des entrepreneurs, de vouloir tout très vite. On est très habitué avec LinkedIn, avec Insta, etc. de voir toutes ces personnes-là qui ont, je ne dis pas n'importe quoi, en un an fait 2 millions de chiffres d'affaires. C'est une exception parmi la règle et c'est très bien, je veux dire c'est hyper intéressant, il faut s'en inspirer, il y a des choses qui sont à prendre, mais si ça se trouve en fait cette personne là, vous, vous auriez été à sa place, vous n'auriez peut-être pas monté ce même business là, vous ne l'auriez peut-être pas fait de la même manière et aller chercher 2 millions ce n'était peut-être même pas ce que vous vouliez. C'est aussi ça qui est intéressant, c'est que le schéma que l'on a ou la définition que l'on a de la réussite est très tournée justement sur ces chiffres. sur ses objectifs à atteindre, nombre de chiffres d'affaires, nombre d'abonnés, nombre de clients, etc. Alors qu'on ne voit pas tous les efforts et toutes les actions qu'il y a entre-temps, et aussi le business spécifique qui a généré ces 2 millions, 10 millions. Et certainement que ce business-là, ça se trouve, il ne vous correspond pas du tout. Ça se trouve qu'en fait, oui, avoir 10 millions, ça ne vous intéresse pas du tout parce que vous avez dû travailler, je dis n'importe quoi. 24 heures sur 24 et que c'est peut-être pas votre définition du bonheur ou votre définition de la réussite. C'est ça que je veux partager aussi. Donc selon moi cette réussite là ou en tout cas les objectifs que l'on se fixe, je pense qu'il faut être aussi assez patient parce que c'est des choses qui se font avec le temps. Il y a des objectifs qu'on peut atteindre très rapidement, évidemment on y arrive et c'est le cas et si on n'y arrive pas c'est pas grave. Il faut accepter d'être dans une bonne dynamique, parce qu'en fait vous avez deux choix, vous n'atteignez pas l'objectif, imaginons que vous n'atteignez pas l'objectif. Deux possibilités, soit je me dis, putain je suis une merde, je suis déçu, j'ai pas atteint l'objectif, je suis pas assez bon. Soit je me dis, en fait ok j'ai pas atteint l'objectif, pourquoi ? Est-ce que j'ai mis en place les bonnes actions ? Ouais j'ai mis en place les bonnes actions. Ok, est-ce que je suis fier des actions que j'ai mis en place ? Ouais je suis assez fier. Est-ce qu'il faut changer les actions ? Ah bah peut-être que j'étais pas sur la bonne stratégie Peut-être que j'avais pas la bonne méthode Également, est-ce que l'objectif était atteignable ? Est-ce que c'était pas un objectif trop ambitieux ? Ah ouais en fait je me suis peut-être mis un objectif un peu trop haut Parce que j'avais vu qu'un tel Bah lui il a fait tant de chiffre d'affaires ou tant de business Et du coup j'ai envie de faire exactement la même chose Et c'est là le problème qui se passe, qui se crée C'est qu'après on va conditionner notre bonheur à l'atteinte de ces objectifs-là, et je pense que c'est pas la bonne chose. Je sais pas si c'est bien ou mauvais, mais en tout cas, je sais que c'est pas la philosophie de vie, moi, sur laquelle je veux vivre, et au contraire, je veux profiter tout au long de ma quête, et donc pour ça, selon moi, il y a cette indulgence qui est obligatoire vis-à-vis de ces objectifs. On sait que des objectifs, c'est bien, mais soyons contents des actions qu'on a réalisées et du chemin qu'on parcourt. S'il vous plaît, soyez contents de ce que vous faites. voici le dernier message que je voulais vous partager ça m'a fait plaisir de vous avoir je vais refaire plein d'autres vidéos du coup sur un format aussi un peu plus court comme ça une thématique bien précise je suis retourné j'arrive de pas de loin mais en tout cas j'arrive d'un état où j'étais dans une période de flou et tout s'éclaircit donc j'ai hâte aussi de vous partager les différents projets qu'on va lancer les différents positionnements qu'on va avoir et surtout le bout de la quête qui nous reste à accomplir je vous dis à très vite ciao