Speaker #0Mets ta tenue de sport, tes écouteurs dans les oreilles, enfile tes baskets et je te propulse vers ton objectif. Je vais être dans ta tête, ta petite voix mentale qui t'accompagne pour atteindre ton but sans te blesser et en y prenant du plaisir. Chaque semaine dans ce propulse, je te partage des conseils kinés, t'aide à faire sauter tes verrous mentaux et te fais visualiser la nouvelle version de toi-même. Ferme les yeux, je t'embarque dans mon univers. de partage mon expérience à multi-casquettes, de femme, triathlète, libérale en kiné du sport et préparatrice mentale. J'ai à cœur de vous partager des astuces, outils, anecdotes et conseils pour que, comme moi, vous puissiez vibrer de votre passion. Hey, bon matin ! Deux fois par mois, je vais être ton coach, ton motivateur. Je me glisse dans ta tête pour t'insuffler une introspection et des réflexions. Quel est le sens de la vie ? Après quoi court-on ? Sincèrement, vous vous êtes déjà posé la question ? Qu'est-ce que vous allez chercher en vous inscrivant à une grosse compétition ? Est-ce que vous vous êtes déjà posé la question ? Quel est votre why ? Vraiment, le pourquoi profond de votre vie, mais aussi dans votre sport. Le why, vraiment ce que vous vous dites. Je sais qu'est-ce que je veux faire, je sais comment le faire, mais pourquoi ? Pourquoi ça ? Pourquoi je me suis mis à ça ? Pourquoi je fais tel métier ? Pourquoi ? Quel est le sens vraiment ? Aujourd'hui on va un petit peu aller creuser là-dedans et je vais vous partager un petit peu mon introspection personnelle. Je sais que moi, au-delà du plaisir, des sensations, de la progression, du partage et de tout ce que j'aime vivre en sport, en compétition et dans le... dans les activités de triathlon et de trail que je fais, je voudrais être honnête, vraiment honnête avec vous, je cours derrière le temps. Derrière ce temps qui passe, où je voudrais faire mille choses en 24 heures. Vraiment, si je pouvais, je crois que j'arrêterais pas, et je tenterais de construire un van, de faire de la musique, de me renseigner, de me cultiver sur plein de choses, de découvrir la géographie, d'aller faire le tour du monde, mais bon. Il n'y a que 24 heures. J'aime le sport et la vie pour ce qu'elle nous permet de vivre, de ressentir. Et j'avoue que moi, elle me permet vraiment de me sentir vivante. Et malheureusement, je dois vous avouer que je ressens quand même une épée de Damoclès au-dessus de ma tête. Les sensations de peur, de ne pas pouvoir tout vivre. Qu'il manquerait vraiment du temps, que le temps passe et que je ne sais pas si c'est... une peur du vieillissement ou vraiment que le temps échappe. Mais c'est comme s'il y avait un petit sablier un petit peu au-dessus de ma tête et que je voudrais faire 10 millions de choses, mais que des fois, j'ose pas les entreprendre parce que je me dis que si je me lance dans encore autre chose, je vais pas avoir le temps vraiment de l'approfondir ou de découvrir. Mais bon, on a toute la vie pour ça. Donc en sport et dans la vie, je cherche vraiment à aller au fond, à me lancer des défis encore plus grands et à me sentir vivante. Et c'est pour ça que j'en fais toujours plus et que j'en veux encore plus. Ça c'est un petit peu personnel et je vous pose la question à vous. Qu'est-ce que vous vous sentez ? Qu'est-ce que vous vous ressentiez ? Ces derniers temps je me suis de plus en plus posé la question mais je me suis aussi de plus en plus posé. Je vis un peu plus les choses. Je ressens vraiment immergé en moi ce post Iron Man d'embrun que j'ai vécu mi-août. Et je me pose la question et je vous la pose à vous, savons-nous rien faire ? Déjà ce mot rien, il est perturbant. Est-ce que vraiment on fait rien ? Je ne sais pas. Et pour quelles raisons on s'occupe tout le temps, à longueur de journée ? Est-ce que nous ne voulons pas faire face à nos émotions ? Je parle parfois un petit peu de la nourriture qui comble le vide, la nourriture émotionnelle qu'on peut ingérer pour combler une frustration, de la fatigue, de la colère intérieure, de la tristesse parfois même. Mais du coup, savons-nous nous mettre face à ces émotions ? Et est-ce que ce vide qu'on comble, ce n'est pas justement une... une sorte de fuite qu'on voudrait pour ne pas ressentir les émotions qui nous submergent par moments, et essayer de les canaliser, de les camoufler un petit peu. Donc c'est une part un petit peu de réflexion et d'introspection, et vous pouvez vous-même vous mettre face à ces questions, poser sur un carnet, c'est des outils un petit peu qu'on fait en préparation mentale, vraiment souvent. de poser les choses, de les écrire, déjà ça y met un petit peu moins de poids et ça nous permet de faire une introspection parce que sinon on a tendance à ruminer beaucoup ces choses-là ou au contraire de les esquiver, de les fuir et de faire un peu l'autruche et de s'enfouir la tête dans le sable par des occupations finalement. Donc confrontez-vous à tout ça. Et je viens souvent dire qu'on s'inscrit à des courses de façon assez répétitive et tout. Et je voulais vous partager un petit peu mon exemple. C'était au mois de juin cette année. J'avais du coup toute la sélection des deux de duathlon. Donc c'est un bon niveau par équipe femme en duathlon, donc course, vélo-course. Et j'avais les compétitions en équipe qui commençaient à peu près en mai. Après, j'avais une sortie vélo à Limoges, la limousine de 120 km à faire avec des amis pour un entraînement. Début juin, j'avais fait le triathlon de Châtellayon mi-mai aussi en distance L. J'avais mon aéronautique dans la tête. Et mi-juin, on faisait 24 heures de triathlon, le T24 avec des amis. Puis début juillet, j'enchaînais avec le raid Occitania avec mon coéquipier Julien qui fait partie aussi du podcast. Et juste en en parlant, je crois que vous vous dites, oui, il y a beaucoup de choses là. c'est vraiment un peu ce que j'ai vécu, et je suis arrivée au T24, j'ai savouré cette course, je l'ai adoré, j'ai vécu énormément d'émotions, j'ai adoré ça, partager avec Geoffroy et Anne et Julien, les coéquipiers, puis ma maman qui était en partenaire, et leurs copains, copines respectifs à eux, c'était vraiment hyper fort, on a fait 24 heures de course, il y a eu une personne qui est décédée, tout ça, donc c'est quand même dur à... À vivre, il s'est passé beaucoup, beaucoup de choses en 24 heures, beaucoup de fatigue après à récupérer. Et en fait, j'ai enseigné 10 jours après, juste après je partais en Suisse pour encourager, faire supporter et préparatrice mentale pour mon ami, pour le Swissman. Après, j'avais mon stage à Ambrun, puis après j'avais le RAID de 30 heures. En fait, il n'y a eu aucun moment pour assimiler et j'aurais aimé faire un podcast ou faire... partager ma course, les 24h, le T24, mais ça s'est tellement enchaîné, c'était tellement tout que je ne l'ai même pas savouré, je n'ai même pas pu le digérer, l'assimiler. Donc vraiment, je vous recommande de ne pas faire comme moi, de ne pas passer à côté de vos moments de course parce que chaque chose qu'on vit, que ce ne soit pas forcément sportif, ça vaut la peine d'être vécu et du coup vraiment savourez-le pleinement et Laissez cet espace d'assimilation et de savourer vraiment de l'avoir fait, de l'avoir vu, de l'avoir vécu, de l'avoir partagé. Et ces émotions sont tellement fortes et puissantes à vivre qu'il faut les laisser se décanter en nous. C'est des souvenirs gravés dans la tête à jamais. Ce n'est pas juste des photos, des posts sur les réseaux, ou juste des suivis live. C'est beaucoup plus fort que ça. Donc vraiment, laissez cet espace de temps et d'assimilation. Est-ce qu'on est capable de se confronter justement à ce vide, à ces choses émotionnelles qui font surface ? Parce que généralement, en fait, tout le monde a sa part de vide qu'il a à combler. Je viens remarquer par exemple que dans... il y a des personnes, ça va être plutôt l'alcool, d'autres les jeux, d'autres ils vont se mettre à faire du ménage pendant des heures, d'autres à travailler de façon acharnée, ou bien d'autres avec la nourriture. Mie ! Bien sûr que ça peut passer aussi dans le sport et du coup, la réflexion, je vous la pose à moi comme à vous. Est-ce que c'est des... Les habitudes vraiment que vous faites et que c'est comme ça, vous faites sans réfléchir, vraiment parce que c'est une routine et puis vous êtes mis à faire et avoir ces heures d'entraînement ou à faire ce ménage ou aller bosser autant d'heures ou c'est pour combler quelque chose. Ou au contraire, vraiment, vous le faites sous pulsion, vous sentez que dès qu'il y a un peu de vide, vous devez remplir un agenda, remplir des dates, inscrire... à des courses, prévoir, anticiper, combler les week-ends, combler les vides, c'est sûr que ça rend vivant, c'est hyper stimulant de se dire qu'on a plein de projets, qu'on a plein de choses sur le feu, mais parfois, des fois, il faut laisser un petit peu, justement, vider les casseroles et laisser de la place à la spontanéité et tout ça. Du coup, peut-être qu'en réflexion, je vous conseillerais de ralentir, de ne rien faire, en tout cas, en fermant. Que ça soit en sport ou dans le quotidien. On a besoin de prendre le temps de digérer ce qu'on vit. De digérer vraiment nos accomplissements. Souvent en fait on fait des choses, on les check, on valide un truc, on passe d'une tâche à une autre. Et ça c'est vraiment un exemple sur les courses. Quand je vois tous les patients, les gens que je côtoie, on s'inscrit, hop, on la fait, et le week-end d'après on a déjà quelque chose d'autre, et on a déjà quelque chose d'autre, et en fait on n'a même pas savouré. ou essayer de mettre en place des choses, des fondements de l'entraînement, ou assimiler en termes de récupération, qu'on est déjà inscrit à quelque chose d'autre, et on ne savoure pas et on n'assimile pas ça. Et c'est pareil dans les voyages, on fait un pays, et puis on va d'une destination pour voir un monument, voir autre chose, et puis en fait, est-ce qu'on a vraiment vécu et savouré, ou est-ce qu'on a juste coché une liste ? Donc vraiment, faites très attention, récompensez votre cerveau de ces petites réussites, même minimes. Et des fois vous avez l'impression que c'est rien, mais il a besoin aussi d'être nourri et de ne pas juste passer d'un truc à l'autre à longueur de temps. Un autre conseil c'est d'apprendre à vivre d'autant plus pleinement les choses dans l'instant. Ce n'est pas un peu le pouvoir de l'instant présent qu'on entend beaucoup parler, mais quand même. On est en train de faire des choses à force souvent, parce que par exemple on fait du vélo. la vaisselle, on se balade et puis on est déjà en train de penser à notre passé, on est déjà en train de prévoir tout ce qu'on va faire par la suite et puis on n'est même pas dans ce qu'on fait. Et déjà on est souvent en train de déjà penser à la prochaine course à laquelle on va s'inscrire. Je reviens souvent à ça, mais dans le milieu sportif, c'est vraiment assez significatif. Notre cerveau, il faut vraiment penser que c'est comme notre corps, il a besoin d'assimiler, de prendre en compte. La récupération et la fatigue centrale. En fait, généralement, quand on vit un événement assez intense sportivement, que ce soit court ou long, ça va entraîner une certaine fatigue centrale. Et souvent, on n'a plus de courbature. Et on se dit déjà, c'est bon, je peux repartir, je n'ai plus rien. Mais en fait, il y a une fatigue neuronale interne qui est là, qui est présente et qu'il faut écouter et laisser un peu ce temps et cet espace de récupération. J'ai beaucoup de patients qui me demandent Tu penses que je pourrais repartir dans combien de temps ? On entend souvent classiquement, laisse une semaine de break, de sans rien. On peut faire d'autres sports, d'autres choses, mais en fait, même une semaine, est-ce que c'est trop peut-être arbitraire ? Une semaine, c'est une semaine pour certains, mais écoutez votre corps et votre ressenti et essayez de ne pas combler justement un vide ou une habitude d'avoir eu toujours des entraînements ou des choses remplies dans votre agenda ou dans votre programme. laisser un petit peu ce rien et ça laisse l'opportunité à plein d'autres choses. Autre petit conseil, c'est déjà de rien faire, de souffler un peu plus, déjà de juste souffler en expirant plus longtemps sans aller loin dans les méthodes de respiration. On va évacuer un peu des tensions, des toxines, des choses qu'on n'aurait pas assimilées. Donc pensez à ça, à digérer vraiment ce qu'on vit. Vous pouvez aussi méditer un petit peu, ça aide. il y a des méditations guidées qui existent, ou des méditations... de pleine conscience qu'on peut faire comme ça. Et pensez à moins enchaîner les choses, à laisser de la place au vide, à la spontanéité, et vraiment à vous laisser guider par l'instinct, votre envie, vos désirs, et ne pas juste faire les choses pour dire de les faire et de les avoir remplies sur un carnet, sur un agenda ou sur une liste de souvenirs. Donc, après cette belle introspection, prenez le temps de vivre, de savourer, de juste vivre pleinement ça, et vraiment profondément avec les gens avec qui vous avez la chance de le partager. Dernier petit clin d'œil et petit message, la vie est un voyage qui mérite d'être vécu à fond, par choix et par envie, et pas pour combler quelque chose, donc vraiment, comme le message du podcast, osez vivre vos rêves, mais ne comblez rien et vivez pleinement tout ça en profondeur et allez-y quoi. Go, à vous de jouer, à bientôt. En conclusion... Merci d'avoir passé ce moment en compagnie de la petite voix dans ta tête, qui veut te donner le sourire, t'inspirer et te propulser plus haut. Je voulais te remercier car sans toi, ce podcast n'aurait pas d'âme. Alors n'hésite pas à le partager à toute personne en quête d'un brin de bonheur. Le mental n'est pas inné, il se travaille. Dis-moi en commentaire vers quoi tu te propulses. Quel est ton objectif à toi ? Ta flamme en ce moment. Je t'invite à noter l'épisode et à toi aussi à passer à l'action dès demain pour initier rien qu'un petit changement. Osez !