Speaker #0Mets ta tenue de sport, tes écouteurs dans les oreilles, enfile tes baskets et je te propulse vers ton objectif. Je vais être dans ta tête, ta petite voix mentale qui t'accompagne pour atteindre ton but sans te blesser et en y prenant du plaisir. Chaque semaine dans ce propulse, je te partage des conseils finis. T'aides à faire sauter tes verrous mentaux et te fais visualiser la nouvelle version de toi-même. Ferme les yeux, je t'embarque dans mon univers. de partage mon expérience à multi casquettes, de femme, triathlète, libérale en kiné du sport et préparatrice mentale. J'ai à cœur de vous partager des astuces, outils, anecdotes et conseils pour que, comme moi, vous puissiez vibrer de votre passion. Hey, bon matin ! Deux fois par mois, je vais être ton coach, ton motivateur. Je me glisse dans ta tête pour t'insuffler une introspection et des réflexions. Arigato gozaima ! Aujourd'hui, on s'envole pour le Japon ! Après avoir été il y a quelques mois, il y a quelques épisodes à la Réunion, aujourd'hui je vous propulse au Japon pour les Jeux Olympiques Sourds, les Deaflympics. Alors, qu'est-ce que c'est que ça ? En fait, c'est des Jeux Olympiques qui regroupent tous les sourds et malentendants qui sont dans le monde entier, qui ont eu leur sélection et leur qualification et qui... qui ont un audiogramme où ils ont les décibels à moins de 55. Donc ça sélectionne un petit peu les sourds et malentendants. Il faut qu'ils aient aussi un minimum de performance sportive, bien sûr, pour se qualifier, qu'ils soient dans l'un des fédérations dans leur pays. Et là-bas, au Japon, du 15 au 26 novembre de l'année 2025, donc il y a quelques jours que ça s'est déroulé, 3000 athlètes étaient attendus il y avait 70 nations qui étaient représentées dans 21 disciplines donc ça fait quand même un paquet de monde et c'est vraiment très peu connu et j'en suis vraiment navrée et c'est un petit peu pour ça aussi que je vous en parle aujourd'hui parce que je voudrais que ça soit plus connu je voudrais vous expliquer un petit peu quelle était mon intervention quelle a été la place de l'équipe de France de handball sourd dans tout ça et puis vous apprendre à à découvrir un petit peu plus un milieu qui m'est cher au cœur et qui mérite vraiment d'être un peu plus répandu, connu, diffusé, communiqué à travers tous les médias français et mondiaux parce que c'est quand même aussi des sportifs, des athlètes de très bon niveau. Et au niveau de la France, du coup, cette année, Il y avait 77, pardon, 73... athlètes français qui ont réussi à se qualifier. Et ça faisait à peu près une délégation de 100 personnes qui se sont rendues au Japon. Donc moi, j'y suis allée en tant que kiné du sport et préparatrice mentale de l'équipe de France de Hansour et Malentendant. Je les accompagne depuis 4 ans. Et je le retire en conclusion, mais vraiment, c'est le Graal, c'était l'apothéose de toute l'aventure depuis 4 ans. que j'ai intégré cette équipe. Donc c'est vraiment chouette. C'est très drôle parce que tout le monde, avant que je parte, me demandait « Est-ce que tu es prête à partir ? Est-ce que ça va ? » Ça, c'était au mois d'octobre, donc juste avant le départ. On est partis, il faut le savoir, quand même trois semaines, au Japon, à Tokyo. C'était toutes les compétitions. La majorité des compétitions avaient lieu dans la capitale. Il y avait seulement le foot et le cyclisme qui étaient un peu excentrés malheureusement, donc on a moins pu partager avec eux. Mais c'était vraiment une aventure énorme de pouvoir justement être avec toute la délégation française et pas juste notre sport et notre staff ou les équipes adverses. Là, on avait vraiment une communauté à nous et c'est ça qui a rendu aussi l'expérience merveilleuse. Donc, on me demandait si j'étais prête à partir avant. Je vais faire un petit retour là-dessus, mais en fait, ce n'est pas moi qui devais être prête. Bien sûr que c'est un voyage, on part trois semaines, il faut se libérer de son boulot, du quotidien et tout ça, et faire une parenthèse dans sa vie pour partir à l'autre bout du monde. Il y avait à peu près aux alentours des 14 heures de vol, 8 heures de décalage horaire, donc ce n'est pas rien. Et ça se prépare, ça s'anticipe. Les joueurs ont été sélectionnés sur les différents stages qu'il y avait eu dans l'année. Le dernier stage qui a eu lieu c'était fin septembre. On les a tous réunis pour qu'encore une dernière fois ils puissent jouer tous ensemble. On a été en plus très bien récompensés en terme de dotation par la fédération française de handball. Je voulais vraiment le souligner parce qu'ils nous ont équipés de la tête aux pieds. sur la marque Adidas et le comité olympique lui nous a vêtus du coq sportif donc on est parti bien chargé d'une belle valise de super tenue à l'effigie de l'équipe de France donc c'est quand même une fierté de représenter son pays Et puis c'était magique et magnifique de voir tous les autres pays, de voir leur tenue, de voir le défilé, l'ouverture des Jeux Olympiques. C'est pareil que ce qu'on voit à la télé pour les Jeux de Paris ou les Jeux qui ont pu avoir lieu dans notre pays auparavant. On a vécu exactement la même chose. Tous nos athlètes français ont marché, ont déambulé avec les porte-drapeaux, la musique. Tout était traduit en langue des signes pour cette cérémonie d'ouverture et il y a eu aussi une cérémonie de clôture. La reine, la princesse du Japon avec son mari était là, il y avait des représentants. Pour eux, c'est intégré dans leur pays et c'est reconnu un peu plus que nous, ils doivent être en avance là-dessus. Malgré que ça fait peu de temps, je crois que ça fait à peine deux ans que la langue des signes est un peu acceptée et mise en avant dans leur pays. coup d'accélérateur et intégrer ça. Et du coup, il y avait de la langue des signes en japonais qui était traduite en langue des signes internationale puis en langue des signes française pour nous quand on avait besoin. Voilà, petit point anecdotique là-dessus. Je reviens un petit peu sur la logistique. On est arrivés quatre jours, cinq jours avant le début des compétitions. Et pour justement gérer tout ce décalage horaire et prendre la température de la culture, de la compétition, se mettre dedans, récupérer nos accréditations, tout ce qui amène à la logistique pré-compétition et être vraiment dedans le jour J. Je vais faire un petit retour en arrière parce que tout le monde demandait si j'étais prête. et c'était vraiment les joueurs qui devaient être prêts et moi je n'ai pas d'appréhension à partir comme ça à l'autre bout du monde parce que j'adore voyager, j'ai aucun stress là-dessus mais là il y avait quand même un petit peu sur les épaules le fait d'être référente médicale, j'étais un lurkiné mais on n'avait pas de médecin de nous, de notre délégation il n'y avait que le médecin de la délégation française qui était sur place donc j'avais au moins quelqu'un pour m'appuyer en support et en plus il était très disponible et présent, proche sur le village olympique là où on dormait. Et j'étais quand même du coup leur kiné, leur infirmière, leur maman, leur amie, leur confidente. J'avais un petit peu ce rôle-là pendant la compétition. Et c'était quand même quelque chose à porter sur les épaules. Mais j'aime tellement voyager, vivre de nouvelles aventures, rencontrer de nouvelles cultures. et là j'avais Une multi-casquette à endosser avec cet attrait sur chapeauter la préparation mentale, chapeauter les soins, les réveils musculaires, tous les straps, tous les moments clés pré-compétitifs pendant la compétition et post-compétition pour tout ce qui était récupération. C'est vraiment une aventure exceptionnelle qu'on vit qu'une fois. Et je remercie aussi la Fédération française de Homme parce qu'ils mettent les moyens en face. On avait une table de kiné, du matos, du strap à n'en plus savoir qu'en faire parce qu'ils donnent les moyens au service médical. On avait mis en place un système de médicaments pour être autonome et tout ça. Et c'est vraiment agréable de pouvoir travailler dans ces conditions. Je ne vous cache pas que le retour à la vie normale n'a pas été forcément... facile, on reprend ses habitudes, on est content de rentrer, mais c'est tout à notre rythme et une autre façon de vivre au Japon, donc je vous raconterai ça un petit peu plus tard. Donc les voilà tous sélectionnés, il faut savoir qu'aux Jeux Olympiques sourds, il y a jusqu'à 16 joueurs qui peuvent être pris. La fédération de Hand a décidé d'en sélectionner que 12 pour une question de coût. Mais ça c'est normal, c'est à prendre en compte aussi pour tout ça, pour un voyage aussi conséquent. Et on était à trois personnes du staff. Il y avait l'entraîneur, un interprète, un représentant de la délégation française qui faisait la mise en relation, le management. il y avait notre manager d'équipe qui était aussi président de la commission olympique sourde et ça c'est vraiment une belle mise en avant et un bon attrait. Il a chapeauté énormément de choses et c'est bravo à lui parce qu'il a été une clé maîtresse de toute cette organisation, de toute la mise en avant, de l'intégration pour la première participation des handballeurs aux jeux olympiques sourds. C'est lui qui a tout mené de front et qui avait beaucoup de travail dans tous les domaines à gérer. Donc bravo à lui. Moi, pour ces deux joueurs, on était quatre personnes du staff au quotidien avec eux. Et nos journées étaient rythmées un petit peu. C'est ce qui était très beau et très simple aussi. C'est que le staff de Han, on se connaît, on se fait confiance et ça marche. En fait, on ne passe pas des heures à faire des réunions. Chacun connaît son rôle, sa tâche. Et c'est vraiment chouette de pouvoir vivre ça. Et de se faire confiance mutuellement pour encadrer toute une équipe et les tenir comme ça sur les trois semaines parce que c'est quand même pas facile et pas évident de maintenir une équipe dans la bonne dynamique, en gardant la motivation, en leur laissant suffisamment de liberté. Et tout ça à l'autre bout du monde avec le manque de la famille, le manque des fois du copain, de la copine, de ses enfants, des choses comme ça. Puis les moments de doute, les moments de moins bien, la fatigue, les petites gênes qui peuvent résonner, des petites blessures qui peuvent arriver, tout ça, ça se gère et c'est vraiment très agréable de travailler avec une équipe comme ça parce que ça roule en fait. Et du coup, ça s'est fait sentir dans l'ambiance générale de l'équipe et dans le bon déroulement de la compétition. Je vais vous détailler un petit peu plus. C'était chouette parce que... Cette équipe de Hand, c'est vraiment toute une famille, un groupe qui a une belle, belle cohésion. Et c'est vraiment ça que j'ai vu, ressenti et souligné. Et je vais vous raconter d'ailleurs une petite anecdote pour vous parler un petit peu de l'évolution de l'équipe. Il y a quatre ans, du coup, j'ai intégré cette équipe parce qu'on me demande souvent comment ça s'est passé, comment je suis arrivée là. Leur kiné. ne pouvait pas aller au championnat d'Europe en Croatie il y a quatre ans. Elle n'était pas disponible. Ça faisait deux ans. En plus, elle s'appelait Marine. C'est assez drôle. Ça faisait deux ans qu'elle était avec eux. Et là, elle n'était pas disponible. Du coup, le manager cherchait une nouvelle kiné. Et j'avais une de mes anciennes patientes, quand j'étais à Limoges, qui connaissait ce manager, qui lui a dit « Écoute, j'ai eu une kiné du sport. Peut-être qu'elle serait intéressée. » Donc, le manager m'a appelée. On a discuté 30 minutes. Un soir, je me rappelle où j'étais garée, la rue. J'ai fait un long et un large pendant qu'on discutait la rue. Et puis, du coup, j'ai envoyé mon CV le lendemain. Ils l'ont confronté avec des personnes de Handisport. Et puis, j'ai été sélectionnée, entre guillemets, pour repartir 10 jours en Croatie il y a 4 ans. L'aventure était super. Un de mes patients, à l'époque, m'avait amené un livre de langue des signes pour les nuls. Quelques jours après, en sachant que je partais. donc c'était vraiment sympa de sa part. Je l'avais lu, potassé même encore dans l'avion, j'ai essayé de bosser dessus pour pouvoir me leur montrer que j'avais envie de m'intégrer à leur communauté et à leur langage, pour pouvoir communiquer avec eux pour les séances de kiné. Et puis en fait ça s'est super bien passé, et puis du coup l'été ils ont décidé de me garder, et puis me voilà là encore avec eux. Et en plus, donc ça c'est pour la petite histoire, mais... En Croatie, en plus d'être avec eux et de vivre cette expérience un peu de vraiment la kiné du sport, un petit rêve de quand j'étais finalement plus jeune et ça se concrétisait d'accompagner une équipe sportive à l'international entre guillemets. Je me rappelle très bien et je vais vous le décrire parce que c'était vraiment des émotions très très fortes. c'est l'entrée, la première fois que je suis entrée sur le terrain avec les joueurs, en fait, on devait tous... aller en ligne sur le terrain pour le premier match. Donc on se suivait. En plus, c'était l'époque, on croit, il y a 4 ans, l'époque Covid, donc il n'y avait pas de public. Ce qui rendait la salle un petit peu dans une ambiance particulière. Mais la compétition avait quand même lieu et on se suivait les uns derrière les autres comme quand eux, ils doivent rentrer, les joueurs, après, ils vont aller faire la Marseillaise en Indexine, les joueurs vont être appelés, le staff, nous, on est en face et là, j'avais ma petite mallette médicale dans la main et j'ai ressenti des frissons presque parce que... l'émotion qui me montait aux yeux avec la musique d'entrée qui a battu là. C'était tellement fort que j'en garde encore cette émotion. Et de me rappeler de ce souvenir-là d'il y a quatre ans, je vois vraiment l'évolution de l'équipe à travers les années. Et c'est super beau parce que c'est quand même le Graal, quatre ans après, d'aller... aux Jeux Olympiques sourds avec eux et de vivre encore plein d'émotions. Ils ont réussi l'année dernière au championnat d'Europe en Allemagne à se qualifier grâce à leur troisième place. Au début, la fédération ne voulait pas forcément financer le voyage et finalement ils sont revenus sur leur position. Avec l'évolution des moyens et des résultats alliés à la performance et à la visibilité du hand-sourd en France, ils ont donné la chance aux handballeurs de partir au Japon. On a foncé là-dedans et on a mis tous les moyens en place pour vivre au maximum cette aventure au mois de novembre. Du coup, le Japon aussi, c'est une grande question. Tout le monde me demande comment c'était, qu'est-ce que c'était, comment je l'ai vécu. Déjà, c'est un pays qui donne envie d'être encore plus visité parce que là, on n'a vu que Tokyo, la capitale. Ça donne envie en termes de culture, de paysages. Ils ont plein de parcs, plein de temples, des endroits vallonnés, mais aussi la mer. C'est une culture que j'ai trouvée très propre, respectueuse, droite, organisée, carrée. Et on se sent vraiment, je dirais, en sécurité en fait. Et c'est agréable de pouvoir aller dans les rues et de se sentir... complètement safe, de ne pas sentir de criminalité ou de choses où on pourrait se faire regarder en tant que femme, des choses comme ça. C'était vraiment complètement safe. On pouvait avoir confiance dans la liberté des joueurs, dans nous, dans nos déplacements, même si on rentrait des fois tard le soir ou des choses comme ça. C'était vraiment agréable. C'est des gens hyper souriants, très très accueillants. Ils ont toujours le sourire, ils vont toujours s'arranger, s'organiser pour Faire en sorte que les gens soient bien accueillis, bien réceptionnés, toujours à l'heure. C'est des travailleurs, ils travaillent énormément, 60 heures par semaine. Donc des fois, le vendredi soir et le samedi soir, on pouvait voir qu'ils décompressaient parce que c'est toujours très carré, très organisé. Par contre, là, au niveau flexibilité, il y en a moins. Ils sont moins adaptables, moins flexibles. Ils ne peuvent pas avoir non plus toutes les qualités du monde parce qu'en fait, c'est carré organisé. donc pas pour vous. pour rebondir quand il y a des changements d'horaire. Nous, on avait besoin des fois de changer l'horaire de bus pour arriver suffisamment tôt avant le match, pour être bien dans l'échauffement, dans la mise en route avant le match. Ce n'était pas possible, on ne pouvait pas partir plus tôt. Donc après, on avait les aléas des bouchons, un peu de stress. Du coup, il fallait gérer un petit peu ça. Mais voilà, ça fait partie de leur tempérament. Mais en tout cas, c'est une magnifique ville, Tokyo, qui est... que je vous conseille et vous recommande de mettre dans votre to-do liste des voyages parce que c'est un mélange entre des parcs et des temples qui vont avoir un attrait très spirituel qui peut être vraiment apaisant, ressourçant, qui sont vraiment à voir, à visiter, mélangés à côté dès qu'on sort du parc. On va voir des grands buildings énormes. Je n'en avais jamais vu d'aussi haut, pourtant j'ai quand même pas mal. Mais c'est vrai que je suis moins attirée par les grandes villes. Donc c'est pour ça que je n'en avais jamais vu aussi grand. Mais vraiment, il y a tous des pubs en 3D. Mais bon, malgré tout ce brouhaha de la ville, ils ont beaucoup de voitures électriques. Donc il y a moins de pollution, moins de bruit. Ils sont très respectueux des passages piétons. C'est assez impressionnant. Il y a beaucoup de gens qui filment d'ailleurs sur les passages piétons parce qu'ils passent vraiment au vert. Et puis il y a toute une horde de gens. Et puis il y a des passages au lieu de passer... toujours tout droit, il y a des passages aussi en diagonale pour réguler les flux de personnes dans les rues, parce que les samedis par exemple c'est bondé dans les rues, ils vont tous en vie, les magasins vont dans les parcs, ils vont marcher, on les voit aussi les matins, nous quand on faisait le réveil musculaire, eux aussi ils sont en train de faire un footing, de faire de la gym, de s'échauffer, de faire des réveils musculaires, ils vont promener leurs chiens, ils sont très animaux friendly, chiens friendly surtout, beaucoup beaucoup. mais voilà, c'est une culture à part, mais c'est vraiment des gens généreux et souriants que nous avons pu rencontrer. On a été beaucoup plus confrontés avec ceux qui parlaient la langue des signes, donc on a moins été heurtés par la barrière de la langue, entre guillemets, malgré que ceux qui avaient vraiment besoin de nous parler, ils utilisaient des tablettes pour traduire, et sinon c'était généralement... soit on arrive à se comprendre en langue des signes, soit ils parlent en langue des signes japonaise, il y avait quelqu'un qui pouvait traduire en langue des signes internationale et nous traduire. Donc c'est une petite logistique mais en même temps pour être honnête avec vous, les joueurs ils connaissent pas forcément la langue des signes, mais en fait, enfin la langue des signes japonaise, mais pour eux finalement que ce soit la France ou le Japon, ils peuvent pas parler, entre guillemets, ils peuvent pas aller communiquer comme nous. Donc en fait, pour eux, il n'y a pas de différence dans le pays. Donc en fait, ils sont beaucoup plus débrouillards que nous et j'étais vraiment surprise, c'est agréablement surprise, j'étais même impressionnée par eux. Et j'ai trouvé ça génial parce qu'ils osent aller demander, ils se renseignent, ils regardent sur leur téléphone, ils sont beaucoup plus débrouillards finalement dans un autre pays à l'autre bout du monde. Alors qu'on pourrait penser qu'avec une partie de leur handicap, ils seraient un peu plus renfermés dans leur bulle, un peu plus perdus. Non, au contraire, c'était nous un petit peu plus... Donc c'était quand même anecdotique et je le souligne avec admiration leur adaptabilité finalement à un pays avec une culture si différente. Et du coup, moi qui ne maîtrise pas encore la langue des signes, qui prends des cours régulièrement, C'est aussi un beau défi d'être trois semaines, on est plongé dans le cœur de la langue des signes, les Jeux Olympiques Sources, donc c'est allier le sport qui est une de mes passions et en même temps la langue des signes, le voyage, tout ça. Donc c'était vraiment une fabuleuse aventure humaine de vivre ça. Et la langue des signes, j'ai passé des caps dans la compréhension, surtout dans la vie quotidienne. Maintenant les séances de kiné, j'arrive à les faire. en langue des signes sans avoir besoin de l'interprète. Par contre, c'est mon objectif futur d'arriver à faire mes séances de préparation mentale complètement en langue des signes. Je travaille et j'essaie vraiment d'être régulière dans ma progression pour y arriver, pour atteindre ce but. Là, j'avais préparé des PowerPoint en amont, on avait ciblé des séances et l'interprète Merci. m'a aidé. Heureusement qu'il est là. Il interprète finalement l'interface de communication dans toute la vie quotidienne. C'est vraiment un rôle important. Autant l'entraîneur a très bien progressé, c'est impressionnant sa progression. Moi, pas tout le temps. En tout cas, pas dans ces termes beaucoup plus subtils ou plus profonds qu'il faut réussir à décoder chez les joueurs. Et moi, bien réussir à évoquer avec les bons mots. la préparation mentale ça touche à toutes les émotions donc c'était pas facile mais on a pu aborder comment se mettre dans son match vraiment en zone de maîtrise, en zone de confort justement à l'entraînement quand il s'échauffe parce que à l'échauffement d'avant match des fois il faisait des ratés donc comment passer de rater à l'échauffement au moment où le coup de sifflet va être lancé être dans son match Merci. et faire de la réussite. Si on n'a fait que des échecs et des ratés à l'échauffement, on n'arrive pas à faire ça. Donc c'est comment se mettre en mise en confiance, en mise en situation de réussite pour que le match se passe de façon optimum et être vraiment dedans. On a fait aussi une prépa mentale un petit peu de récupération, de relaxation, de visualisation, de couper un peu de sa bulle. Et on a fait aussi une gestion de l'échec parce qu'on a perdu un de nos matchs contre l'Allemagne en dernière phase, sur la phase finale en fait, pour se qualifier pour la demi-finale. Donc c'était dommage et ils ont eu beaucoup de déceptions. Donc on a travaillé et rebondi directement après cette défaite. Ça n'a pas été un échec mais on a travaillé ça mentalement quand même. pour vraiment les remobiliser pour la petite finale qui avait lieu deux jours après. Globalement, toute la compétition s'est très bien déroulée. Le hand faisait partie des 21 autres sports qu'il pouvait y avoir. Sur la délégation française, il y en avait une dix-vingtaine un peu différents. Mais on était... dans un hébergement tous communs dans le village olympique. On avait des repas dans un self, on va dire ça comme ça, matin et soir, qui étaient vraiment des plats en fait. Le matin, ça changeait parce qu'on avait du riz et des œufs, des bananes et un plat qui était servi, enfin des plats, et on n'avait pas des céréales ou du pain ou de la confiture. c'était différents. Les joueurs et le staff pour leur compétition ont réussi à s'adapter. Ça ne leur a pas fait trop défaut pour l'énergie. Par contre, les repas du midi n'étaient pas forcément optimaux. Donc là, des fois, on les laissait aller acheter autre chose ou des collations pour qu'ils se sentent en état de forme quand même pour les matchs. Et la compétition, donc on est arrivés cinq jours avant le début pour se mettre dedans, visiter un petit peu et prendre le rythme du décalage horaire. Ça, c'était une des choses les plus dures, à se resynchroniser. On essayait de réguler les heures de sommeil et d'essayer, au contraire, des fois, des moments de lutter, de ne pas dormir pour engranger de la fatigue, pour se resynchroniser. Ça, c'était vraiment un enjeu au début de la compétition. Puis ensuite... Ils ont pris le rythme, il y a eu les phases de poules, on a joué trois matchs, on a joué des pays qu'on n'avait jamais joué comme le Kenya, le Brésil et par contre la Serbie, on les avait déjà rencontrés. Puis ensuite, on a été en découdre en phase de qualification pour la demi-finale contre l'Allemagne où on a perdu et on a joué la Serbie pour la troisième place pour la petite finale et on a réussi à remporter. La médaille de bronze, c'était vraiment l'apothéose, la fête. Petite anecdote à part, il y a eu quand même ce jour-là, un joueur qui a été pris en test sur les deux pages que j'ai dû accompagner. Donc on a moins pu fêter tous les deux, entre guillemets. C'était ce moment-là avec l'équipe dans les vestiaires. Mais en même temps, c'est tout. Moi, en tant que fille, rester dans les vestiaires à la fin, c'est un peu délicat parce que souvent ils ont envie juste de... de crier, d'être trop content, de se mettre tout nu et d'aller sous les douches, moi je m'éclipse et j'attends un peu que la vague passe et puis on fait ça dans le bus et le soir donc ça c'est un petit peu l'anecdote qui peut faire sourire mais c'est ça d'être la seule nana dans une équipe de mecs mais en même temps ils sont hyper accueillants et très gentils et ils prennent soin de moi aussi donc c'est chouette et on est une grande famille Merci. Donc cette troisième place a été largement bien fêtée et savourée. C'était la première participation des handballeurs et c'était beau de voir ça. C'est une hypothèse quand même et ça crée une crédibilité, une légitimité pour l'équipe de handball parce qu'elle n'avait jamais participé sur les 100 ans depuis qu'il y a eu la création des Jeux Olympiques Sourds. Donc chapeau bas ! Et ça va marquer l'histoire et ça a marqué l'histoire donc c'est très beau. Et puis pour revenir aussi sur le fait que c'était trois semaines de compétition, pas facile, qu'il fallait tenir les joueurs entre liberté, les tenir motivés et tout ça, il y a eu une petite parenthèse à un moment qui a été aussi très émotionnelle parce qu'en amont avec un des joueurs et sa femme, on avait pensé d'organiser en fait une des petites vidéos de soutien à tous les joueurs. Et du coup, ce joueur a réceptionné toutes les vidéos de toutes les familles, tous les messages d'encouragement. Et c'est sa femme qui a fait un montage et qui nous l'a envoyé en surprise. Un soir, on a diffusé ça pour la séquence un peu émotion et garder l'état motivationnel et émotif de l'équipe. C'était vraiment un moment qui a donné des frissons. Il y a eu vraiment des messages très forts, que ce soit en langue des signes. vous parler des vidéos d'équipe, de soutien, des mots vraiment très forts et c'était waouh ! J'en ai encore des frissons. Voilà pour toute cette belle aventure. En tout cas, c'était magnifique. Si vous avez des questions qui vous viennent en tête, n'hésitez pas à me les envoyer soit en commentaire, soit en message privé sur les réseaux. n'hésitez pas à vous renseigner à regarder un petit peu ce que c'est Ladyflambic ça a été beaucoup médiatisé par les médias sourds notamment Mediapie des choses comme ça et d'autres médias qui ont pu nous filmer dans le quotidien là-bas j'ai peut-être oublié des choses de toute cette belle aventure mais en tout cas ce que j'ai retenu ce qui m'a marqué c'est vraiment que... C'était le Graal et l'apothéose de 4 ans, une évolution où à l'époque en Croatie, je vivais des émotions très fortes, mais à côté du banc du terrain, des fois je pouvais un petit peu m'ennuyer sur le jeu. Et là maintenant, c'est tellement prenant le niveau à évoluer de tous les joueurs, de toute l'équipe. C'est vraiment structuré. L'entraîneur arrive toujours à sortir des systèmes, des stratégies pour essayer de faire basculer l'équipe vers la victoire. Il va toujours proposer quelque chose. C'est beau à vivre et sentir qu'en tant que kiné, on est peut-être un petit peu dans l'ombre. On met aussi une pierre à l'édifice pour que les joueurs soient toujours au top, qu'ils soient au top avant mentalement, qu'ils se sentent bien avec un strap, qu'ils puissent jouer même s'ils sentent une petite gêne. C'est ça aussi de contribuer à leur performance à eux. C'est beau à vivre. Et puis c'est une aventure extraordinaire parce que cette communauté sourde qui est très peu connue, très peu mise en avant, c'est vraiment une belle famille. Ils ont un cœur et c'est vraiment génial de pouvoir communiquer avec eux et d'apprendre à les connaître. Là, pendant le voyage, on a pu comprendre un petit peu des fois comment leur surdité est détectée, quelles sont leurs problématiques dans la vie quotidienne aussi qu'ils peuvent rencontrer, des choses qu'on ne se rend pas compte en fait quand nous on est en tendance et que tout va bien. donc ça mérite vraiment d'être plus connus, plus démocratisés, qui aient plus d'accès à des études, à des clubs, justement, à tout ça. Donc n'hésitez pas à faire tourner ce podcast autour de vous, s'il vous plaît, ça nous aidera. Pour conclure, je vous donne rendez-vous dans 4 ans. Non, je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour le prochain épisode. Mais dans 4 ans, les Jeux Olympiques sourds, les Deaflympics auront lieu en Grèce, à Athènes. Donc j'espère encore que l'aventure va continuer de s'écrire de belles manières jusque-là. Et je vous remercie pour avoir écouté cet épisode et je vous dis à très bientôt. En conclusion, merci d'avoir passé ce moment en compagnie de la petite voix dans ta tête. qui veut te donner le sourire, t'inspirer et te propulser plus haut. Je voulais te remercier car sans toi, ce podcast n'aurait pas d'âme. Alors n'hésite pas à le partager à toute personne en quête d'un brin de bonheur. Le mental n'est pas inné, il se travaille. Dis-moi en commentaire vers quoi tu te propulses. Quel est ton objectif à toi ? Ta flamme en ce moment. Je t'invite à noter l'épisode et à toi aussi à passer à l'action dès demain pour initier rien qu'un petit changement. Osez !