- Speaker #0
Mets ta tenue de sport, tes écouteurs dans les oreilles, enfile tes baskets et je te propulse vers ton objectif. Je vais être dans ta tête, ta petite voix mentale qui t'accompagne pour atteindre ton but sans te blesser et en y prenant du plaisir. Chaque semaine dans ce propulse, je te partage des conseils kinés, t'aide à faire sauter tes verrous mentaux et te fais visualiser la nouvelle version de toi-même. Ferme les yeux, je t'embarque dans mon univers. de partage mon expérience à multi casquettes, de femme, triathlète, libérale en kiné du sport et préparatrice mentale. J'ai à cœur de vous partager des astuces, outils, anecdotes et conseils pour que, comme moi, vous puissiez vibrer de votre passion. Bon matin, chers auditeurs. Une fois par mois, j'ai le plaisir d'accueillir un invité. Nous allons découvrir ensemble son parcours, son expérience et surtout ce qui se cache dans sa tête. Bonjour à tous, aujourd'hui dans ce Propulse, nous recevons Adèle Lardinois, coach sportive et kiné du sport. Elle est surtout aussi une triathlète et nous allons un petit peu creuser sur son parcours, son expérience du Swissman le 21 juin 2025 et plein d'autres questions croustillantes que j'ai envie de lui poser. Bonjour Adèle.
- Speaker #1
Bonjour Marine.
- Speaker #0
Est-ce que tu pourrais me partager un petit peu ton parcours depuis quelques années ? et les éléments, surtout les trois éléments qui t'ont amené au triathlon, s'il te plaît.
- Speaker #1
Donc à la base, je viens du basket. Donc j'ai commencé le basket à 7 ans et demi. J'ai arrêté à 27 ans et demi aussi avec le Covid. Donc j'en ai fait pendant 20 ans. J'avais commencé à avoir des douleurs au tibia les quatre dernières années de basket. Donc c'était un petit peu compliqué de jouer. Et puis j'ai commencé les formations de la clinique du coureur en septembre. septembre 2019 et j'ai découvert un moyen de courir sans avoir mal. Je me suis remis à courir sans douleur. Je me suis dit que je vais commencer le triathlon parce que l'avantage, c'est que déjà, il y a trois sports, c'est varié. La natation ne me faisait pas de douleur, le vélo pas de douleur et la course à pied, j'avais trouvé le moyen de ne pas avoir mal. Et donc en 2019-2020, j'ai commencé le triathlon et j'ai dit au revoir au basket pour de bon.
- Speaker #0
Ah oui, ça a dû être une phase un petit peu difficile, une page à clore
- Speaker #1
Oui, ce n'était pas évident dans le sens où c'était quand même un sport où je me sentais vraiment douée et puis j'étais vraiment très déterminée mais j'ai pu finalement être déterminée dans un autre sport qu'est le triathlon en faisant des triathlons du plus court au plus long et puis je me rends compte qu'en fait je peux... Je peux aussi vivre des émotions par là aussi. Et que là, je suis vraiment contre moi-même, face à moi-même en triathlon. Et donc, je ne suis responsable que de mes perfs et pas des autres aussi. Et je dois faire en sorte que ce soit moi qui bouge mes fesses et qui avance. Et ce n'est pas faire avancer les autres. Donc, c'est moi et moi seule.
- Speaker #0
Oui, c'est sûr que c'est une dynamique complètement différente entre un sport collectif. où la victoire va être collective et là, finalement, le triathlon, c'est un sport individuel qui peut parfois se pratiquer en équipe. Mais toi, ce qui te plaît le plus, c'est vraiment la performance solo. Quelle est la distance que tu t'affectionnes le plus ?
- Speaker #1
Eh bien, j'ai pris vraiment plus de plaisir à faire des demi et des full, parce que justement, c'est un peu, on part à l'aventure. ça ne m'a pas empêché de refaire des cours et de pousser un petit peu sur le cours ce qui me rappelait finalement l'effort du basket dans le sens où c'était vraiment intense mais c'est vite passé donc ça faisait parfois beaucoup de déplacements pour si peu et puis j'aime vraiment beaucoup les longs que j'ai faits et les demi que j'ai faits qui sont dans des endroits toujours un peu clés et que j'affectionne soit parce que c'était proche et de la région d'où je venais ou parce que c'était dans des paysages montagneux ou que ce soit en France, en Suisse ou la Nouvelle-Zélande, le Canada. Bref, c'est toujours des endroits un peu incroyables. Et c'est ça que j'aime beaucoup aussi, c'est passer du temps là-bas avec les locaux, pouvoir profiter sur le parcours tout le long avec eux. Et ouais, ça m'anime aussi. Et finalement, du coup, c'est vrai que c'est un sport individuel, mais on est quand même avec plein de gens en même temps. Donc c'est ça qui est cool aussi.
- Speaker #0
Donc finalement, la part un peu de voyage, d'expérience, de défi, de vivre une aventure en solo, ça fait partie des éléments qui t'ont amené aussi vers le triomphe.
- Speaker #1
Oui finalement c'est venu petit à petit c'était pas la chose à la base auquel je pensais j'ai fait un parcours très progressif où j'avais commencé par des cours mais c'est vrai qu'en ce moment mon premier cours en tout cas en 2019 c'était à Deauville où ça avait été d'ailleurs transformé en duathlon mais ça a aussi commencé finalement par déjà un voyage sur du cours et puis j'ai fait des formats S, des formats M que ce soit en France ou en Belgique. Et j'aimais aussi, c'était vraiment très chouette. Mais je ne sais pas, je pense que ça m'a mis un an et demi avant de me dire, je ferais bien l'Alpe d'Huez, le triathlon de l'Alpe d'Huez. Et donc en soi, c'est vrai que c'est assez proche par rapport au début des triathlons. Et finalement, ça a été le premier de la saison d'après. Parce que tous les cours avaient été reportés à cause du Covid, et donc j'avais commencé par celui-là. Et je me suis rendu compte qu'en fait, c'était déjà un extrêmement exigeant, avant, pendant et après. J'en ai même eu presque un dégoût du triathlon juste après. Et puis, une fois que, trois, quatre semaines après, quand j'ai refait un cours en Belgique, j'ai repris go au triathlon et je me suis dit, mais en fait, c'est vraiment cool de pouvoir faire ce genre de parcours en montagne. Et donc, c'est vrai qu'à chaque fois que maintenant je m'inscris pour des longs objectifs, que ce soit des demi ou des full, c'est toujours dans des endroits un peu sympas.
- Speaker #0
Tu as raison d'allier un petit peu ce plaisir des paysages et de ce que tu vas pouvoir aller rechercher et vivre dans cette aventure. Je rappelle un petit peu à nos auditeurs qu'un half, c'est la distance un peu au-dessus de l'Olympique. Du coup, il y a 1,9 km en natation, à peu près 90 km à vélo. et un semi-marathon derrière. Vous imaginez que S ou M, c'est en dessous, et le full, le complet au-dessus, digne de la distance de la marque Ironman. Mais ce n'est pas forcément ça que tu vas chercher le plus. Mais dernièrement, tu as vécu un sacré morceau. Je voulais te poser une dernière question avant qu'on aborde ton Swissman de juin. Est-ce que tu trouves que c'est difficile à porter sur les épaules de... justement d'être seule face à soi-même parce qu'avant tu avais justement cette notion d'équipe
- Speaker #1
Difficile je dirais pas parce que je suis quelqu'un de très exigeant et quand j'étais au basket ben le problème c'est que on peut pas toujours changer la mentalité des personnes avec qui on joue et donc il ya des fois où moi j'étais vraiment très très très déterminée voir trop déterminée et les gens n'étaient pas toujours sur la même longueur d'onde donc ça c'était pas toujours évident à gérer et en arrivant dans le triathlon c'est ça l'avantage finalement et ça a plus été une force du coup c'est de me dire cette détermination je la mets à mon service pour ma course et donc au final ça m'a pas paru difficile en fait ça m'a paru vraiment plaisant de me dire pendant 20 ans je me suis entre guillemets battue avec et pour l'équipe et là je me dis que c'est entre guillemets que pour moi donc c'était un peu... égocentrique, mais moi, ça faisait du bien de penser un peu qu'à soi. Et puis, on est responsable de ses propres actions, qu'elles soient bonnes ou mauvaises. Donc, c'est ça aussi qui est chouette.
- Speaker #0
Une aventure en soi, et c'est un défi un petit peu physique et mental. Et c'est, je pense, une sorte de dépassement de soi. Et puis, vraiment, comme tu dis, la responsabilité est sur ses propres épaules ou ses propres cuisses. Du coup, on va embrayer sur cette course phénoménale que tu as pu vivre le 21 juin. Qu'est-ce qui t'a amené à choisir le Swissman ?
- Speaker #1
Bonne question.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux un petit peu raconter et expliquer qu'est-ce que c'est ? Parce que pourquoi cette course est différente des autres ? Parce qu'on a des personnes qui connaissent très bien le triathlon, mais qui ne connaissent pas le circuit X-Tri.
- Speaker #1
Alors c'est vraiment une bonne question parce que je sais que j'avais vu passer le teaser de la course en question sur les réseaux et je me suis dit c'est un bon truc de taré que ça me plairait bien de faire. Mais je crois que je l'avais vu un peu après ou un peu avant d'avoir fait l'Ironman de Thun en Suisse aussi en 2023 je crois. Et il n'y a rien à faire, c'est un pays que j'affectionne vraiment beaucoup de par les paysages, le côté sauvage, c'est un peu plus, on a l'impression d'être vraiment tout petit par rapport à la montagne, c'est des paysages que j'aime vraiment bien, qui sont assez bruts, assez sauvages. Et j'avais vraiment bien aimé mon Ironman de Thun. Et il faut savoir qu'après l'Ironman de Thun, je n'avais plus aucune envie de faire du long, parce que ça m'avait bien bien dégoûté, je trouvais ça tellement dur qu'à la fin de mon marathon, j'étais là plus jamais. à peu près comme tous les sportifs et tous les triathlètes qui font de l'ultra et puis trois jours après je regardais déjà pour faire un autre et j'avais quand même dit qu'il y aurait une saison un peu entre deux où je ferais des choses un peu plus light et donc l'année d'après j'ai essayé de faire un peu plus light et en fait ça n'a pas vraiment été le cas Et j'avais vu passer cette vidéo du Swissman et je me suis dit mais en fait c'est trop bien parce que ça mêle deux choses, ça mêle le triathlon en lui-même avec des paysages qui sont quand même super beaux et en plus un peu de trail dans le sens où il y a quand même du dénivelé dessus. Et c'est deux sports que j'aime beaucoup et je fais souvent deux parties dans ma saison, c'est souvent un gros triathlon ou un moyen et puis un gros trail après. Je me suis dit que ça fait du 2 en 1, donc c'est parfait. Et donc je me suis dit pourquoi pas. Et j'avais tenté une première inscription, à laquelle je n'avais pas été prise tout de suite. Et du coup, quand il m'avait dit que ce n'était pas bon, j'avais refait une autre inscription, et c'est là que j'ai fait le demi de Mont-Tremblant au Québec. Pour qu'après ils me disent finalement que j'étais prise, et donc c'était trop tard. Et j'ai re-retenté le tirage au sort l'année d'après, et là ça a marché. Et donc je me suis dit, wow, ça y est, c'est parti. Et c'était juste un peu après les championnats du monde de demi Ironman en Nouvelle-Zélande. Et donc il fallait assez vite se remettre dedans, ce qui n'a pas été si simple que ça. Mais j'étais contente parce que j'étais là, j'aurais peut-être pas la chance encore d'être prise une troisième fois. Donc j'ai dit, ok, go, et c'était parti.
- Speaker #0
Ok, donc finalement, tu avais semé des graines de cet objectif, de ce désir. pieds. Tu les as récoltés quelques temps après, ça a chamboulé un petit peu ta planification de saison, mais finalement, tu as réussi à adapter tout ça et à aller faire cet objectif en juin.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. C'était vraiment un peu short au niveau timing, parce que les compétitions de 2024, il y en a eu beaucoup. Et donc, je m'étais dit, c'est bien, après la Nouvelle-Zélande, je vais pouvoir me reposer. Et puis, en fait, ça a été vite. On a été vraiment vite dans le bain. Donc, voilà. C'était comme ça.
- Speaker #0
Tu as l'air d'avoir un parcours sportif et compétitif, danse, varié, tout ça, mais tu dirais que la clé pour toi, c'est d'alterner entre une saison de triathlon et une saison aussi de trial, ou d'allier le trial dans ta préparation ?
- Speaker #1
Ça dépend pour qui, si c'est par rapport à moi, c'est parce que le triathlon reste le côté un peu plus, j'ai envie de dire... focus compétition un petit peu performance même si je suis pas quelqu'un qui est elite ou quoi que ce soit j'ai pas du tout cette pression là c'est mes propres performances à moi que le côté trail je le prends vraiment plus comme le côté un peu plaisir où j'ai envie de faire ma sortie dans les sentiers que ce soit en belgique ou ailleurs et c'est un peu le trail le côté décompression et c'est du coup après ma période de triathlon parce que Ben ouais, j'ai l'impression d'être très fermée pour mes entraînements triathlon. Et puis une fois qu'il est fait, je m'ouvre à d'autres choses que le trail. Parfois d'autres choses, mais c'est vraiment deux phases différentes. Maintenant, quelqu'un qui ne fait que du triathlon n'a pas de raison forcément de faire du trail derrière. Sauf si justement ça lui amène de la variété et que ça lui permet de couper un petit peu, de récupérer, d'enlever un peu de charge mentale après ses compètes. Je pense que ça peut être intéressant aussi si on s'en sert comme ça.
- Speaker #0
Toi, c'est plutôt quelque chose qui te ressource, tu régénères dans ce moment-là de la saison. Du coup, c'est hyper intéressant et je pense que tu dois avoir plein d'astuces en termes de coaching pour orienter les athlètes et avoir justement un panel grâce à ton expérience pour leur proposer après eux des solutions pour ne pas tomber dans la lassitude. Mais du coup, est-ce que tu pourrais nous présenter un petit peu plus la différence entre justement ce Swissman, un triathlon de longue distance catégorisé comme extrême. et des triathlons full habituels.
- Speaker #1
Alors on va essayer de faire plus ou moins simple. En gros je vais prendre que ce soit le label Ironman ou les triathlons XL, L qui peuvent y avoir. Il peut y avoir aussi du dénivelé sur le parcours vélo. Mais généralement il y en a un petit peu moins sur la course à pied. Et ça restera sur route pour la course à pied généralement ou quasi. Si je prends par exemple l'Alpe d'Huez, il y a une petite portion sentier. Mais je veux dire que ce n'est pas typé trail. Et il y a un peu de dénivelé, mais ce n'est pas un parcours marathon, c'est un 20 km ou presque. Et donc, c'est un petit peu différent. Et que ce soit, comme je disais, le label Ironman, si on prend le full, le marathon se fait généralement sur route. C'est quand même relativement plat. Et donc, généralement, même chose au niveau de la météo. Il fait généralement beau sur ces triathlons-là. Il peut y avoir parfois un peu de vent. On ne sait jamais savoir, mais souvent c'est comme ça. Parfois un peu de pluie, mais je veux dire, on ne passe jamais généralement du noir au blanc. Par contre, sur le extrême, la grosse différence, je pense, c'est vraiment ce côté dénivelé sur le vélo, le côté dénivelé à pied, c'est souvent des fins de parcours qui sont compliquées, des météos qui peuvent être changeantes pendant la course. On peut passer d'un extrême à l'autre et donc on doit être un petit peu prêt à tout. On est généralement moins sur le parcours, le parcours à vélo est ouvert, on a une équipe de supporters qui est obligée de nous suivre par sécurité aussi et donc qui fait les ravitaillements sur le vélo parce que l'organisation généralement n'en propose pas, contrairement à d'autres organisations qui elles fournissent les ravitaillements sur le parcours vélo. Et à pied, même chose, on doit être aidé notamment pour les fins de partie. C'est le cas du Swissman, c'est le cas du Northman, c'est le cas du Canadaman, où justement on doit avoir quelqu'un pour la fin. Question de sécurité, clairement, et puis de soutien, parce que mine de rien, c'est ça qui est chouette aussi avec le format extrême, pour avoir fait les deux, l'Ironman est chouette. Je prends l'Ironman parce que j'ai fait l'Ironman, mais ça peut être la même chose avec une autre organisation. c'est cool parce que il y a beaucoup de monde, donc il y a beaucoup d'ambiance sur tout le parcours, à tout moment. Donc ça, ça anime aussi, c'est super chouette. Et d'un autre côté, les extrêmes, il y a beaucoup moins de monde, parce qu'on est peut-être 250, 300 contre 1 500 à 3 000 parfois sur les Ironmen et les foules. Mais du coup, oui, c'est vrai que c'est chouette, parce que sur les extrêmes, on a son équipe à soi, qu'on compose en fonction de nos besoins aussi. Il y en a qui vont prendre leurs parents, il y en a qui vont prendre leurs cousins, il y en a qui vont prendre leurs amis, enfin, leurs... compagne aux compagnons et au final on le vit avec eux du début à la fin sur la prépa avant sur le pendant,
- Speaker #0
sur l'après et c'est ça qui est cool aussi parce que c'est une autre manière de le vivre et puis on passe par plein d'émotions différentes ça devait être une belle aventure que tu as vécu je vais aller creuser un petit peu plus qu'est-ce qui a été le plus dur à vivre pour toi lors de cette course ?
- Speaker #1
l'après accepter que je l'ai fait, me rendre compte que j'ai fait cette course, que j'ai été jusqu'au bout. Et le plus dur, c'est d'être fière de l'avoir fini et de se rendre compte qu'on l'a fait. Ça, ça a été vraiment un point très compliqué qui a mis des semaines, je pense, à être vraiment réalisé. Je pense que là, ça fait deux mois et j'ai encore parfois du mal à me dire que je l'ai fait, j'ai été au bout. et puis... Il y a plein de choses qui sont passées qui peuvent l'expliquer aussi, mais je trouve que c'est parfois difficile parce qu'on passe vraiment par tous les états et puis on se dit, en fait, est-ce que ça s'est vraiment passé ? Et ça me fait penser à mon ultra-entrée, à la fin de mon trail, même chose. Les gens étaient limite plus fiers pour moi que moi d'avoir fini parce qu'on est dans des états parfois, on va loin, on va chercher loin. Donc ouais,
- Speaker #0
c'était difficile. Ça se comprend. Je pense qu'il y a eu tellement des conditions météo très dures. Tu ne nous en as pas trop parlé, mais des conditions sur le départ en natation avec le changement de distance et de parcours en natation qui a été un peu survenu comme ça en dernière minute. Tout ça, c'est des choses dans lesquelles il faut s'adapter, être hyper flexible. que ce soit physiquement, mentalement, pour appréhender tout le parcours de course. Et je pense que les conditions météo, le parcours en lui-même, cette difficulté qui est réelle et tout ça, c'est dur de se rendre compte, finalement, après, du coup, de la grandeur des choses. Mais comment toi, Tu as réussi justement à réaliser après coup cet événement ?
- Speaker #1
Je ne sais pas si je le réalise toujours. On m'a un petit peu aidée à l'écrire, à essayer de raconter ça par après. C'est vrai que j'ai pour habitude de raconter mes courses quasi instantanément, j'ai envie de dire après la course, un jour ou deux jours après, je mets sur papier. Là j'ai eu beaucoup plus de mal à l'écrire et il y a eu plein de choses qui font que j'ai eu du mal à l'écrire tout de suite après. Et puis c'est fin de la semaine juste après où j'ai commencé un petit peu à poser des mots dessus. Et je me rends compte en le relisant ici dernièrement que j'ai quand même bien su décrire qu'est-ce qui s'est passé, par quelles émotions je suis passée, que ce soit seule ou avec l'équipe. avec tout ce qui s'est passé avant et je me rends compte qu'en fait c'était loin d'être facile, ni avant, ni pendant, ni après. C'est ça qui est fou, c'est que je pense qu'il y a des choses qu'on occulte un petit peu si on ne les note pas et ça fait du bien de pouvoir poser à froid des choses sur ça. Et ça je le conseille même en soi à mes athlètes, je leur mets souvent deux jours ou trois jours après un petit questionnaire pour eux, pour qu'ils puissent... le remplir et se rendre compte de ce qu'ils ont fait, des conditions dans lesquelles ils étaient. Parce qu'au-delà du fait que moi, ça me donne des informations en tant que coach, eux, ça fait du bien de se dire, en fait, ça s'est plutôt bien passé à cause de ça, ça s'est mal passé à cause de ça. Et puis, ça permet aussi d'être un peu fier de soi quand même. Et je trouve que c'est intéressant et de ne pas minimiser le parcours qu'il y a eu.
- Speaker #0
Oui, je pense que ça permet de réaliser un petit peu et de se rendre compte que finalement, ce n'est pas juste un check sur un planning ou sur une année et que c'est hyper, je pense, gratifiant et un bon outil que tu nous conseilles que je pourrais utiliser et qui est très utile en prépa mental. Merci à toi Adèle pour ce partage vraiment très fort et on sent que tu as vécu pas mal d'émotions à travers cette course. on va revenir un petit peu sur l'essence même du podcast qui se propulse sur la prépa mentale. Comment, toi, à travers cette course et ta préparation, la prépa mentale a pu t'aider ?
- Speaker #1
Alors, la première chose, c'était déjà que le côté mental, je l'ai déjà beaucoup, beaucoup développé par rapport aux obstacles auxquels j'ai été confrontée. Je parle souvent de résilience, parce que justement, il y a... Il y a plein de choses dans mon parcours, qui soient privés, professionnels ou sportifs, qui m'ont demandé de rebondir et donc de pouvoir affronter ces obstacles-là. Et je pense que ce mental-là a été très fort et m'a déjà beaucoup apporté. Et il y avait un pan que je n'avais jamais vraiment exploité. C'est des choses vraiment spécifiques dans ma course en triathlon, sur laquelle on a pu mettre un... des mots dessus et des outils dessus pour essayer de m'aider à ce niveau là et je prends un exemple qui peut paraître anodin pour certains mais moi dans les descentes en vélo j'ai une je fonce ça c'est vrai mais j'ai une méga crainte c'est quand je tourne à droite et tous mes virages à droite c'est plus compliqué je m'écarte je dois freiner je dois relancer alors qu'à gauche je suis super bien positionné Je pense que chacun a un petit peu cette force là, d'un côté on est plus doué et de l'autre côté on est moins à l'aise. Et ça je pense que tout le monde l'a. Et donc j'avais dit, ouais c'est compliqué pour moi de tourner à droite. Et le fait d'avoir travaillé sur ça en off, donc vraiment en passif j'ai envie de dire, ça m'a déjà aidé. et le fait de le mettre en application sur terrain, en plus avec la prépa mentale, a pu être... vraiment quelque chose de pratique parce que j'y ai pensé tout le temps à chaque fois que je prenais ces virages j'y pensais à chaque fois et c'est venu petit à petit je me suis améliorée vraiment petit à petit et au final sur mon parcours je me rends compte que j'ai quasi raté aucun virage de toutes les descentes de col que j'ai faite alors qu'il y avait parfois des épingles qui étaient vraiment pas évidentes et qui me faisait peur quoi et j'avais pas envie de perdre de temps sur les descentes parce que je sais que ça devient une force chez moi Et donc j'étais là, je veux que ça fonctionne. Et donc ça peut paraître vraiment petit et en fait ça m'a beaucoup aidé sur ma descente.
- Speaker #0
Très bien, donc une application mentale en off en amont et la préparation mentale intégrée aux descentes en actif, en situation réelle qui t'a beaucoup aidé. Est-ce qu'il y a d'autres choses en préparation mentale qui auraient pu t'aider ?
- Speaker #1
J'ai la chance que la personne qui fait la prépa mentale est également ma compagne. L'avantage finalement, c'est que je suis quelqu'un qui peut être très exigeant. Je n'ai pas envie de dire pessimiste, mais il y a des fois où il y a des choses où je ne vais pas me rendre compte que c'est positif. Je ne sais pas expliquer si c'est être vraiment négatif ou pas, mais le fait d'être avec quelqu'un qui est très optimiste, très positif, ça donne une autre perspective aussi et ça donne une autre force et au final ben ça m'a aussi beaucoup aidé sur toute la prépa avant c'est je vais voir ouais ça ça va pas aller ça ça va pas fonctionner comment est ce que je vais faire et puis et puis au final c'est un soutien enfin c'est inestimable comme soutien on peut pas mesurer ça et on peut pas dire enfin c'est des outils ou quoi que ce soit c'est la personnalité en question qui m'a aidé et qui m'a qui m'a poussée aussi à y arriver. Oui, j'ai mes forces, mais on n'est jamais vraiment tout seul. Et là, je pense que c'est un de mes piliers aussi de toute ma prépa avant, c'est cette personne qui m'a soutenue.
- Speaker #0
C'est beau, merci de partager ça avec toutes les émotions. Est-ce que tu voudrais partager un message à nos auditeurs ?
- Speaker #1
Il y a ce côté résilience dont je parle tout le temps. J'avais mis une vidéo justement après la course pour expliquer ça. Je pense qu'il y a beaucoup de gens où au final, physiquement, ils sont capables d'atteindre leurs objectifs, quels qu'ils soient. Et j'en minimise aucun parce qu'à l'heure actuelle, à l'avènement de l'Ultra et des longs, on minimise des 5 km, des 10 km sur route ou trail. Alors que c'est vraiment aussi bien que de faire de l'Ultra. Et chacun a ses propres perfs. Et le mot performance, il est pour tout le monde. Il n'est pas juste pour les élites. On fait ses propres perfs par rapport à soi-même. et je suis Je pense que physiquement, souvent, on en est capable, mais que c'est le mental qui peine parfois un petit peu à se dire « je vais vraiment y arriver, je peux aller jusqu'au bout » . Et je pense que tout le monde est capable à partir du moment où, je dis souvent, on se donne les moyens d'y arriver, mais pas n'importe comment. Et en étant progressif, en essayant de s'écouter et de voir comment est-ce que le corps réagit, comment est-ce qu'on se sent, je pense clairement qu'on peut y arriver. Il ne faut mettre aucun pan, aucune sphère de la vie de côté. On ne parle souvent que de l'entraînement. Avec les réseaux sociaux, toutes les datas qui sortent, toutes les sortes d'entraînement qui sortent de tels sportifs, qu'ils soient amateurs, intermédiaires ou élites, les gens se disent qu'il n'y a plus qu'à faire ça pour y arriver. Mais on ne se rend pas compte qu'à côté, on a parfois une vie privée chargée, une vie professionnelle hyper chargée. Et même le social ou quoi, que ce soit des sorties entre amis, des déménagements, des mariages, peu importe, ou au boulot, un changement de boulot, ou justement un licenciement ou quoi, ou simplement un horaire surchargé, on ne se rend pas toujours compte que ça, ça a un énorme impact sur notre entraînement. Et parfois, on se dit, en fait, on va tout faire en même temps, ça passe, et ça peut passer jusqu'à l'objectif, et puis on se rend compte qu'après, en fait, ça crache. Et donc, il faut vraiment... minimiser ça. Donc d'un côté être résilient, oui c'est pouvoir rebondir face aux obstacles, mais c'est pas non plus brûler la chandelle par les deux bouts comme on dit et se dire on verra après quoi. Et pouvoir être résilient c'est aussi se dire bah ok maintenant je vais pouvoir adapter mon entraînement parce qu'il y a telle chose ou telle chose dans ma vie qui s'est passée et grâce à ça j'arrive quand même à atteindre mon objectif et en restant en santé.
- Speaker #0
Ce que tu soulignes, c'est que tout athlète dans son parcours va rencontrer des obstacles et que c'est cette capacité et cette force en soi qu'on a de rebondir et de le surmonter. Et c'est ce que tu appelles, toi, la résilience. Est-ce que tu as vécu ? Est-ce que tu transpires ? Est-ce que tu dégages par ton expérience du Swissman, mais aussi par toute ta vie quotidienne et ta façon de prendre en charge tes patients ou les coachés que tu as ? du QB. Merci beaucoup Adèle. Merci pour tous ces éléments. Si vous voulez en savoir plus sur Adèle, sa course et son parcours, son vécu, je dirais même, d'athlète et de coach, vous pouvez la retrouver... On peut la retrouver sur quoi ? Sur Insta ?
- Speaker #1
Sur Instagram, donc adeleardinois underscore coaching et sur mon site internet www.adele-lardinois.com
- Speaker #0
Parfait. Allez la suivre et puis continuez à... à suivre ardemment le podcast de ce Propulse et vous en saurez plus sur de nombreux athlètes et leur vécu. Merci à tous, à bientôt. En conclusion, merci d'avoir passé ce moment en compagnie de la petite voix dans ta tête qui veut te donner le sourire, t'inspirer et te propulser plus haut. Je voulais te remercier car sans toi, ce podcast n'aurait pas d'âme. Alors n'hésite pas à le partager à toute personne en quête d'un brin de bonheur. Le mental n'est pas inné, il se travaille. Dis-moi en commentaire vers quoi tu te propulses. Quel est ton objectif à toi ? Ta flamme en ce moment ? Je t'invite à noter l'épisode et à toi aussi à passer à l'action dès demain pour initier rien qu'un petit changement. Osez !