Speaker #0Bienvenue dans ce nouvel épisode du Second Call, le podcast qui t'invite à prendre soin de toi, de ta spiritualité et à développer ta soif d'apprendre. Je suis Selma, fondatrice de la librairie musulmane Seqin, et aujourd'hui on se retrouve pour parler du Winter Ark. Enfin d'une version revisitée. Au début, je ne voulais vraiment pas aborder ce sujet, je le voyais partout et ça me gonflait un peu pour être honnête. Mais au final, j'avais envie d'en parler parce que peut-être que certains d'entre vous se reconnaîtront dans ce que je vais dire, en tout cas j'espère. Donc j'avais envie qu'on en parle honnêtement, sans filtre. et sans vendre du rêve. Comme d'habitude, ici, on est entre amis, on se dit la vérité. Donc, installez-vous confortablement, prenez votre boisson chaude, et on y va. Pensez par le commencement, le mot qu'on voit partout en ce moment, c'est Winter Arc, je n'en peux plus. Voilà, je vous dis la vérité, je vous le fais trop tellement, je me suis dit, c'est impossible, je fais du contenu dessus, je ne peux plus me le voir ce mot, en fait cette expression. En fait, je n'aime pas. C'est quoi le Winter Arc, tel qu'on nous le présente, déjà pour commencer ? Si j'ai bien compris... C'est cette idée que l'automne et l'hiver c'est la période idéale pour se transformer, pour travailler sur soi, pour devenir la meilleure version de soi-même. Ça aussi je ne peux plus m'entendre cette expression. C'est la fin de l'année donc on doit profiter des mois qui nous restent avant 2027 pour réaliser nos objectifs. Ça peut être se lever tôt, ça peut être faire du sport, ça peut être lire, ça peut être méditer, être productif, discipliné, etc. Sur le papier, why not ? L'idée elle n'est pas mauvaise. Je ne vais pas faire l'hypocrite. Un début. de mon podcast, c'est qu'on se motive ensemble, c'est qu'on avance ensemble, donc c'est totalement la même thématique qu'on va dire. Donc je l'admets, évidemment il y a eu de très bons conseils et du très bon contenu là-dessus. Le problème, c'est que parfois, ça peut engendrer en fait, chez certains, une pression. Consciemment, ça va nous laisser penser que tout doit être parfait, avec une routine parfaite, dans un appartement parfait, on doit romantiser notre vie, avoir une vie parfaite, un chiffre d'affaires... exceptionnelle, une spiritualité au top. Et si tu n'arrives pas à cocher toutes les cases, tu as l'impression d'avoir raté quelque chose, d'être nul et que tout le monde réussit à faire ça parce que c'est l'impression que ça donne. Moi, cette année, je n'avais pas envie de me rajouter de pression. Je ne vous mens pas. J'en ai déjà eu beaucoup au début de l'année, pour être honnête. Toute l'année, on ne s'arrête pas. Il y a toujours une raison pour performer. Donc, il y a le Q4 pour les entrepreneurs. Il y a une vraie pression autour des ventes, des objectifs à la fin de l'année, de comment tu vas finir l'année. prépare ta rentrée, donc janvier arrive, ensuite il y a ramadan et ça aussi malheureusement c'est devenu une vraie pression parce que on cherche toujours à performer, à prouver et on oublie en fait que ramadan c'est fait surtout pour ressentir pas juste cocher des cases. On a les réseaux sociaux qui sont en train de nous hurler de faire notre winter arc, de se transformer, de travailler encore plus en faisant du pilates en buvant du matcha. Bon, je rentre bien dans les clichés, je caricature bien sûr. J'aime trop le matcha, donc vraiment, je ne suis pas la personne qui va critiquer. Mais à un moment, il y a des personnes qui ont envie de s'arrêter. Et je veux juste rappeler que c'est totalement normal, parce que, surtout les femmes, on fonctionne par cycle. On a chacune nos périodes où on va avoir besoin, parfois, de couper. On n'est pas toutes au même niveau, on n'est pas toutes au même rythme, on n'a pas toutes le même vécu. C'est normal. Dans tous ces contenus sur le Winter Arc, on va voir du contenu sur la productivité, sur la discipline, sur se fixer plein d'objectifs, remplir son agenda. Et je vous assure, j'écoutais des vidéos et je me disais, mais à quel moment on peut respirer dans ce programme ? Il y a certaines vidéos, elles me mettaient la pression juste en les écoutant. J'imagine que certains ont dû le dire, bien sûr. Mais j'ai l'impression que parfois, quand on voit ce genre de challenge, on va se dire, allez, on doit faire encore plus cette fois, on doit continuer à avancer. On oublie de souffler, on oublie de se reposer, de prendre soin de soi. sans que ça soit casacoché pour ressembler à un certain type de personne. Alors que non, il s'agit juste de prendre un moment pour soi. Vous avez le droit de juste vous reposer, juste d'exister, parfois même sans objectif. L'objectif, c'est juste d'être au calme au final, c'est juste de se reposer. Et je trouve que la société, elle nous conditionne à penser que notre valeur, elle est dans ce qu'on produit, dans ce qu'on accomplit, et c'est faux. Et j'essaye de mettre... honnête sur ce podcast, même si des fois c'est pas évident. Faut toujours trouver ce juste milieu entre partager ce qui peut être utile dans sa vie. et éviter de montrer une version lissée de sa vie, mais en même temps garder, bien sûr, une part d'intimité pour soi et garder sa vie privée. Ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux, d'ailleurs, si ce n'est pas encore le cas, vous pouvez le faire, c'est Librairie Seikin sur tous les réseaux sociaux, que ce soit TikTok, Snapchat, Instagram, etc. Vous avez pu voir qu'il y a eu une période au début de l'année, enfin en 2026, où j'enchaînais beaucoup, que ce soit avec mes études, avec la librairie, avec les cours que je donnais tous les jours, L'année dernière niveau scolaire, je veux dire, de septembre 2025 à juin 2026, je ne m'arrêtais pas tous les jours, même le week-end je travaillais, ça ne s'arrêtait jamais. Forcément j'ai fini l'année scolaire épuisée et il fallait s'y attendre. J'avais même mis la librairie un peu de côté parce que c'était trop et qu'il fallait ralentir quelque part, il fallait choisir quelque chose à arrêter. Ça a été le développement de la librairie où j'ai beaucoup ralenti. Donc cet été, forcément j'étais épuisée, mais vraiment fatiguée. Les mois qui avaient précédé, ils avaient été... intense j'avais beaucoup donné beaucoup travaillé et mon corps et ma tête elle me demandait qu'une chose c'était on arrête dès qu'ils ça parlait d'un projet c'était non stop je ne veux pas en entendre parler chose la plus dure en réalité c'était pas de ralentir je pense c'était d'accepter de ralentir sans culpabiliser parce que on ne vous apprend pas vraiment ça dans cette société surtout quand on a notre compte On nous apprend toujours, il faut aller de l'avant, il faut avancer, il faut prévoir des nouveautés, il faut développer l'entreprise. En fait, il y a toujours un truc à faire, ça ne s'arrête jamais. Et quand tu arrêtes, tu te sens presque coupable. Comme si tu étais en train de perdre du temps ou de prendre du retard. Que les autres allaient avancer, allaient te dépasser et que toi, tu étais derrière et que tu n'arrivais pas à avancer, tu n'arrivais pas à suivre le rythme. Alors qu'en fait, on a tous chacun notre propre rythme. Tes projets, ils peuvent ralentir en fait. Même si les autres sont en train d'avancer, ça ne veut pas dire que ça va faire de toi une perdante. Et au final, en plus, avec l'épuisement, on est tétanisé. Donc cet été, je me suis un peu forcée à déconnecter. Il fallait que je me force. Et j'emploie bien ce mot, j'insiste sur ce mot, parce que ce n'était pas naturel pour moi au début. Je regardais les autres faire leur vie, avancer sur leur projet, poster, créer du contenu. Et moi, j'étais là, j'essayais de recharger mes batteries. Je me sentais nulle. Mais c'était vraiment nécessaire de passer par cette étape pour recharger les batteries. Et ce n'est pas tout ce que je vais dire, mais vraiment, écoutez votre corps. Je sais que cette phrase, on l'entend partout, elle est bidon. Enfin, on la trouve bidon, mais je vous assure qu'en fait, je l'écoute. Je l'entendais, je l'entendais, mais je réalisais pas l'importance de cette phrase. Je ne la mettais pas du tout en pratique. Donc là, je vous le dis, pour les gens comme moi, écoutez votre corps. En tout cas, c'est ce que j'ai compris pendant cette période. C'est que le repos, c'est pas du temps perdu. On a toujours le froid. On peut toujours se permettre de mettre des choses en stand-by. C'est pas la mort, c'est pas la fin du monde. Le monde va continuer de tourner sans nous. On peut faire des pauses, en fait. Le repos, c'est du temps nécessaire. C'est même du temps productif au final, dans le sens où sans lui, tu ne vas pas fonctionner correctement, sans lui, tu vas être à la ramasse. Tu ne vas pas réussir à avancer sur tes projets. Ton corps, ton âme, tout ça va avoir besoin de calme, de vide et c'est normal. Je sais que ça a l'air grave bête. Je vous assure que j'ai l'impression que je dis des conseils bidons qu'on entend partout. Mais moi, ça a pris du temps à rentrer dans ma tête. J'avais la théorie, je n'avais pas la pratique comme on dit. Et encore une fois, dans notre société, on valorise pas assez ça. On valorise l'action, le mouvement, la visibilité, mais le repos, vu que c'est silencieux, entre guillemets, c'est invisible, on va considérer que c'est rien, alors qu'il est tout aussi important. Et je pense aussi à ce verset, avec la difficulté vient la facilité, c'est avec, c'est pas après. Ça veut dire que même dans les périodes où tu vas ralentir, où tu vas souffler, la facilité, elle va déjà être là. On a juste besoin de prendre assez d'occuple pour le voir. Ensuite est venu septembre octobre les choses ont commencé à revenir doucement petit à petit j'ai réussi à prendre le rythme pas pile au moment de la rentrée comme tout le monde j'ai pris plus de temps et ça s'est fait doucement ça s'est fait naturellement donc c'était pas parce que j'ai décidé un matin c'est bon on reprend tout ça s'est vraiment fait petit à petit j'ai décidé de m'écouter là je sentais que j'avais l'énergie pour faire un petit peu donc j'ai commencé vraiment petit à petit allez on va faire un poste allez on va créer un contenu Et au final, ça me faisait du bien. Vraiment, je ne me comparais pas aux autres. Je me disais, ok, là, toi, tu es à ton niveau, tu es à ce moment de ta vie. Tu as besoin de repos. Les autres, eux, ce n'est peut-être pas leur cas. Et on l'accepte. Je ne me mettais plus la pression à me dire, ah, mais les autres, ils avancent moins. Non, c'est chacun son rythme, mais c'est normal. J'ai envie de vous parler de cette culpabilité qu'on ressent quand on va reprendre une habitude, mais de manière imparfaite. On va essayer d'avoir une habitude, mais sans que ça soit parfait. Par exemple, le Coran. J'ai décidé cette année. de le reprendre de manière beaucoup plus régulière qu'avant, c'était assez irrégulier. Je me suis dit, ok, là je vais reprendre mon apprentissage de manière un peu plus sérieuse, mais je ne devais pas me mettre la pression de, il faut vite que j'avance, il faut que j'apprends tant de surates avant telle date, etc. Juste, je devais être régulière, progresser petit à petit. En fait, je misais surtout sur la régularité, même si c'était une petite action. Comme nous le conseille le hadith que je vous répète tout le temps, vaut mieux une petite action régulière qu'une grosse action que tu fais une fois dans l'année et après tu ne fais plus rien. Donc là vraiment je recommençais tout doucement en tenant compte de ma fatigue du moment. Les jours où j'étais malade. je ralentissais sans m'auto-flageller. Les jours où je n'avais pas l'énergie, je faisais un petit peu moins. Et au final, au lieu de me sentir coupable, de me sentir démotivée, ça a été tout l'inverse. J'étais vraiment motivée. Je voyais les résultats. Parce que même si vous faites, admettons, 10 minutes par jour, mais si vous le faites vraiment tous les jours, vous êtes régulier, au final, vous allez voir plus de progrès que si vous faites 2 heures une fois dans la semaine et que vous n'allez plus rien faire après. En plus, vous allez mieux le sentir. Ça va être plus facile pour vous les 10 minutes par jour, plutôt que les 2 heures, vous allez avoir la flemme de les faire. Donc je ne me suis pas mise la pression. Je me suis rappelé pourquoi je le faisais, que c'était quelque chose de sacré, de quelque chose d'important. Et au final, j'ai laissé, ça m'a permis de toujours avoir ce plaisir quand j'allais lire le Coran. Et ce n'était pas juste une cage à cocher pour dire, voilà, j'ai fait mon Coran et c'est bon. Au final, quand on se met la pression pour faire plus, c'est juste un cercle vicieux où on va se sentir nul et rien faire. Alors que là, j'accepte de mal faire. Mais je fais quand même, et naturellement, petit à petit, je rajoute et je m'améliore. En plus, on a tendance à aborder notre pratique spirituelle dans notre to-do list, comme si c'était une to-do list. J'ai lu tant de pages, j'ai fait tant de raca, j'ai écouté tant de cours. Et on se note, on s'évalue, on se juge. Mais la spiritualité, ce n'est pas une performance, c'est une relation avec notre créateur, il ne faut pas qu'on l'oublie. Comme toutes les relations, elle a le droit d'avoir des hauts et des bas, mais je vais toujours faire en sorte de m'améliorer. de me rapprocher d'Allah avec douceur, avec patience, avec indulgence. Et je vais persévérer bien sûr. Donc en fait, vous faire preuve de douceur, comme tu le ferais avec ta meilleure amie ou avec quelqu'un d'autre. Même si on commence une habitude et on l'arrête, ensuite on reprend, ensuite on s'arrête. Faut pas être négatif en se disant, oh là là, j'en ai marre de reprendre de zéro. Parce que vous reprenez jamais de zéro. Vous reprenez juste où vous vous êtes arrêté la dernière fois. Et vous allez voir que petit à petit, vous allez de moins en moins arrêter. parce que cette habitude elle va être de... de plus en plus ancrée dans votre quotidien. Au début, c'était super difficile, mais vu que j'ai persévéré, c'est beaucoup plus facile. Aussi, dans cet épuisement, on va dire, que j'ai ressenti cette année, tellement j'étais épuisée, je n'arrivais à rien faire. En fait, tout devenait une corvée. Même lire. Je vous rappelle, je suis libraire. C'est un plaisir pour moi de lire. J'en ai fait mon métier. Mais là, vraiment, j'ai eu une panne de lecture, c'est-à-dire que je n'arrivais plus à lire. J'avais une flemme phénoménale. Franchement, j'ai eu une période où je lisais vraiment à longueur de temps. C'était mon échappatoire. Ça me faisait vraiment du bien. Mais là, j'avais... perdu l'habitude. Et au début, j'étais vraiment frustrée. Parce que, comme je vous ai dit, c'est vraiment quelque chose que j'aime. Je le fais pas juste parce que c'est le travail, etc. Ça recharge vraiment mes batteries quand je vous le dis. C'est pas juste pour faire genre parce que je suis libraire. Au début, forcément, pareil, j'ai culpabilisé. Je me suis dit, j'ai des choses à lire, une pile de livres à lire qui est énorme. Plus, forcément, si je lis pas les nouveautés que je vais recevoir pour la librairie, ça va me faire prendre du retard dans mon travail. Donc, je vais avoir encore... plus de livres à lire parce que je vais pas vous conseiller des choses que j'ai pas lues. Je vais vraiment faire en sorte de lire un maximum de livres que je propose. Je veux vraiment à chaque fois lire le livre avant de vous le conseiller pour comprendre le message qu'il y a derrière le livre et pas juste vous vendre des livres. J'ai essayé de me dire, allez Selma, tu prends un livre ce soir, tu lis, tu fais un effort. Mais en fait, ça n'a pas du tout marché parce que quand on se force à faire quelque chose, même si tu aimes au début, ben... tu finis à l'associer à une contrainte et tu l'aimes encore moins et tu n'as vraiment pas envie, tu vas juste fuir. Là, j'étais tellement épuisée que je ne voulais rien faire. Je voulais juste rester allongée et dormir. Donc, j'ai la séchée prise et je me suis laissée le temps sans deadline, sans objectif, sans rien. Et là, doucement, doucement, on l'espère en tout cas, petit à petit, ça revient. Je sens l'envie qui revient naturellement, pas parce que je me suis forcée, mais parce que je me laisse le temps. En fait, je n'ai même pas l'impression. Même si, ok, je vais lire que deux pages, je vais lire deux pages et puis on arrête, on comprendra tout à l'heure quand je me sentirai mieux, quand j'aurai envie. Donc j'ai arrêté la pression inutile pour que ça revienne. Quand on va dire on va se forcer un peu, c'est pour démarrer au début, mais ça va pas être non plus en se mettant la pression. Et je vous raconte ça parce que je suis sûre que certaines personnes d'entre vous ont pu le vivre. Pas forcément avec la lecture, ça peut être avec la lecture, mais ça peut être aussi avec d'autres choses que ces personnes aiment et qu'elles ont un peu perdu sur le chemin, avec le quotidien, les choses à faire. Les obligations, etc. Ça peut être du sport, ça peut être la cuisine, ça peut être du dessin, l'écriture, une pratique spirituelle, etc. Et la tentation, c'est toujours de se dire, je vais me forcer, il faut, il faut, il faut. Mais sauf que juste avec ce il faut, tu te mets une pression monstre. Et la chose la plus simple à faire, c'est juste de lâcher la pression, faire confiance au fait que ça va revenir et que tu y vas step by step, petit à petit. Donc, si je parle de choses concrètes, parce que j'aime bien que le podcast vous donne... des conseils que vous pouvez directement appliquer. Le truc le plus important que j'ai appris cette année, c'est la puissance des baby steps. Et je ne dis pas ça comme ça. comme une formule vide. Je vous dis vraiment ça parce que ça a changé concrètement ma manière de fonctionner ces derniers temps. Par exemple, je ne fais pas de sport. Je suis la plus grande sédentaire de France, je pense. C'est une catastrophe, ce n'est pas une fierté. J'ai essayé de m'inscrire dans des salles, ça ne marche pas. j'arrive pas à y aller, je suis pas régulière, j'aime pas ça. Je me suis dit, j'aime bien marcher, pas un truc où il y a un cardio monstre, je vais commencer petit à petit. Au début, par exemple, c'était avec ma soeur motivée qui me disait, allez viens, on va marcher, je lui disais pas non. Actuellement, j'aurais dit, ah non, flemme. Là, je me disais, non, vas-y, on se booste, il y a quelqu'un avec toi, ça va encore plus tout motiver, vous allez discuter sur le chemin, ça va être cool, on va passer du temps ensemble. Puis ensuite, ça a été avec des amis, que quand tu marches, forcément, en parlant, tu vas pas le temps passer. Petit à petit, quand j'étais à Paris, par exemple, au lieu de prendre un métro en plus, quand je voyais sur l'itinéraire, il y avait soit marcher 20 minutes, soit prendre un métro. Au final, je me suis mise à marcher avec ma petite valise et j'ai commencé petit à petit, du coup, à augmenter mes pas quotidiens. Et en fait, ça s'est fait naturellement. Encore une fois, je sais que je me répète, mais encore une fois, ça s'est fait naturellement, sans que je me force. Et là, je ne me sentais vraiment pas comme une corvée, comme une to-do liste à cocher. Au final, ça me faisait du bien. Je profitais du moment, je me sentais bien. Et petit à petit, c'est une habitude qui va être ancrée. Donc, je pense qu'il faut toujours ce petit truc pour démarrer. Par exemple, là, ça a été ma sœur qui m'a motivée. Et après, il ne faut pas non plus se mettre une pression. Il ne faut pas se forcer brutalement. Allez, je vais commencer à faire 10 000 pas par jour, alors que d'habitude, vous en faites 300 dans la maison. Donc, voilà, il faut être réaliste dans vos objectifs, les amis. Donc, rendez ça plaisant. Faites quelque chose, associez-le à quelque chose que vous aimez, à des personnes que vous aimez, avec un contexte qui vous donne envie. et ensuite là ça va être une habitude qui va se faire toute seule sans que vous vous rendiez compte. Prendre soin de soi aussi, c'est pas quelque chose qui est évident pour tout le monde. Parfois on le néglige, surtout quand on est fatigué. Au début, par exemple, je vais devoir me forcer pour sortir de cet état de flemme. Mais maintenant, je vois des petits progrès et je suis super fière de moi. Je vais pas minimiser ces petits prêts, ces baby steps du coup. Vraiment, je vais... prendre conscience que, ah ok, là j'ai fait ça, super. Bien sûr, c'est pas de l'avant-tardise, c'est pas de l'orgueil ou autre. C'est vraiment, je suis super fière de moi, j'avance. Même si c'est lentement, mais au moins c'est d'un pas régulier. Donc c'est sûr que je vais avancer. Sur le long terme, je vais voir les résultats. En vrai, prendre soin de soi, ça va être un signal que vous envoyez à vous-même. Ça veut dire, tu vaux la peine qu'on s'occupe de toi. Tu te choisis. Parce que des fois, on attend que les autres nous choisissent. Des fois, on attend que les autres prennent soin de nous. Mais nous-mêmes, qu'est-ce qu'on fait pour nous ? C'est important de se choisir d'abord. Et c'est un message super important. important que vous vous renvoyez à vous-même quand vous vous prenez soin de vous juste avec, allez, 10 minutes de skin care, 5 minutes, je vais me faire un petit soin, je vais me faire une boisson que j'aime beaucoup, je vais sortir. Donc c'est vraiment des petites actions qui vont avoir un gros impact. Donc au lieu de se mettre des objectifs de dingue cet hiver, s'il vous plaît, on peut se faire plaisir en reprenant quelque chose qui nous manque, que ce soit la lecture du Coran, un sport qu'on aime beaucoup, le dessin, une activité. Tout ce que vous voulez faire depuis longtemps et que vous procrastinez parce que vous croyez qu'il y a plus d'importance. Là, ça y est, on arrête de procrastiner, on se le fait. Et là, si je dois dire quelque chose d'important en plus, on va dire, c'est qu'on a tendance à minimiser nos petits progrès, à se dire, oh non, mais ça va, c'est rien, c'est pas suffisant, les autres y font plus, ça c'est le quotidien de tout le monde. On attend le moment où on pourra être fier de nous. Quand j'aurai perdu tant de kilos, je pourrais me féliciter. Quand j'aurai fini tel projet, quand j'aurai atteint... tel chiffre d'affaires. On ne se rend pas compte déjà de tous les efforts qu'on est en train de faire, du chemin parcouru. Il ne faut pas attendre le résultat pour se féliciter, il faut se féliciter sur le chemin. Sinon, on ne va jamais atteindre le résultat voulu. Il faut se rendre compte des petits pas. Marcher 10 minutes aujourd'hui, c'est un petit pas génial. Lire deux pages ce soir, faire des raccades supplémentaires, boire un verre d'eau. Ces petits pas, ils comptent parce que petit à petit, ça va augmenter si vous êtes régulier. En fait, c'est par ce petit pas que vous allez construire les gros projets. les gros efforts. C'est ça qui va construire la personne que vous êtes en train de devenir. Donc si vous félicitez les baby steps, c'est là où vous aurez les vrais résultats que vous voulez. C'est ça qui va vous donner envie de recommencer. Donc si vous vous dites, bof c'est pas suffisant, plus tard je me féliciterai, j'attends tel moment pour être fière, j'attends tel moment pour être heureux, là vous allez vite abandonner, vous n'arriverez pas à continuer. Donc la différence entre quelqu'un qui maintient ses habitudes sur le long terme et quelqu'un qui arrête au bout de deux semaines, ce n'est pas la volonté, ce n'est pas la motivation. Ça va être la façon dont on va se... parler à nous-mêmes. Même quand on avance lentement, on reste bienveillant. Donc, voilà ce que j'avais envie de vous proposer comme Winter Arc. En gros, c'est de ne pas faire copier-coller de ce que vous voyez chez les autres. Parce que forcément, les autres, ils vont vous donner des conseils, c'est logique, mais parfois, quand vous allez voir ce qu'ils font, ils ont choisi de faire ça, c'est propre à eux-mêmes. Mais vous, vous êtes la seule personne à savoir ce que vous avez traversé cette année, donc à savoir ce dont vous avez besoin. tout de suite. Est-ce que vous avez besoin tout de suite de repos ? Ou est-ce que vous avez besoin de lancer ce projet que vous procrastinez depuis des années par peur ? Ou est-ce que vous avez besoin de voyager ? Ou est-ce que vous avez besoin de passer du temps en famille ? Un winter arc, c'est pas juste faire des trucs de dingue. Commencez par une chose. Vraiment, j'insiste sur une chose, pas 50. Commencez pas à vous remplir votre planning avec même pas 5 minutes pour souffler. Donc, commencez par quelque chose qui vous manque vraiment, quelque chose qui vous ferait du bien. Pas ce que vous pensez que vous devriez faire parce que vous avez vu un tel le faire sur les réseaux. Ce dont vous avez vraiment envie. Travaillez sur ça sans vous juger. Jusqu'à que ça rentre dans votre vie naturellement. Quand vous n'allez pas le faire, vous allez vous en rendre compte. Vous allez vous dire, ah mince, là j'ai pas fait ça. Cette habitude, elle est devenue... naturelle. Et autorisez-vous les jours sans. Les jours où vous êtes fatigué. Les jours où vous n'avez pas envie. Les jours où la vie, elle prend toute la place. Les obligations, ça prend toute la place. Donc la journée, elle est partie dans des choses que vous n'avez pas choisi, on va dire. Ça arrive à tout le monde. D'ailleurs, c'est ce qui s'est passé quand je préparais cette vidéo. C'était plein d'imprévus. Il y avait des soucis techniques. Le site de la librairie qui a planté. Et il fallait... Ça m'a vidé de mon énergie. Mais voilà, j'ai accepté. Je me suis dit, écoute, il y a des jours avec, il y a des jours sans. Tant pis, je n'enregistrerai pas l'épisode de ce jour-là, mais au moins, j'ai le plan, j'ai les idées. Et c'est ce qui compte. Au moins, j'ai fait ce que j'ai pu sur le moment avec les aléas. Et on accepte, en fait. Ça fait partie du chemin pour atteindre nos objectifs et avoir les résultats qu'on veut. La régularité, même si elle est imparfaite, c'est mille fois mieux que la perfection qui va tenir deux jours, parce qu'on n'est pas des gens parfaits, c'est normal. Surtout, si tu te compares à tout le monde, là, ça va vraiment te tuer. Donc, le winter arc d'un autre. de quelqu'un d'autre, ça va pas correspondre à ta vie mets-toi bien ça dans la tête peut-être que toi t'as une fatigue que lui n'a pas peut-être que toi t'as des contraintes que cette personne n'a pas peut-être que toi t'as des épreuves que cette personne n'a pas donc ton winter arc il est parfait pour toi parce que tu l'as fait selon la personne que tu es et que tu veux devenir t'as pas les mêmes objectifs en fait que cette personne j'ai un vrai pic de motivation, alhamdoulilah j'espère que ça va durer, même si comme tout le monde, il y a des hauts et des bas mais j'essaye de persévérer parce que J'ai compris que être bienveillante avec soi-même, ce n'est pas forcément opposé à la discipline. Au contraire, il faut les deux ensemble, sinon ça ne va pas marcher. On peut être discipliné, être douce avec soi-même. On peut avancer en se reposant. On peut avoir des objectifs tout en étant imparfaite. Donc voilà pour aujourd'hui. J'espère que cet épisode vous a plu. J'espère qu'il vous a fait du bien, qu'il vous a peut-être donné l'autorisation que vous attendiez pour souffler, respirer. Si vous voulez vous fixer des objectifs pour ces prochains mois, c'est totalement ok, il le faut, c'est nécessaire pour avancer, on est totalement d'accord, mais faites-les pour votre personne. Faites-les en vous rappelant de qui vous êtes et qui vous voulez devenir. Si cet épisode vous a plu, je vous invite à me laisser 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute, ça m'aiderait énormément. Et on se dit à très vite pour un nouvel épisode. Salam alaikum.