- Speaker #0
Bienvenue dans Sans Compromis, une émission du podcast de Pretto, le côté en ligne qui vous accompagne de la simulation jusqu'à la signature de votre prêt immobilier. Je suis Philippe Mineur, propriétaire et passionné d'immobilier. Dans chaque épisode, je reçois mon micro un expert, un ne politique, un professionnel ou un propriétaire pour parler d'immobilier sans détour et pour vous aider à vous poser les bonnes questions avant de devenir propriétaire. Vous trouvez aussi tous nos épisodes sur Youtube et abonnez-vous sur votre plateforme préférée pour ne rien manquer. Bonne écoute !
- Speaker #1
Bonjour monsieur le député.
- Speaker #0
Bonjour.
- Speaker #1
Bienvenue sur Sans Compromis. Merci beaucoup d'être là. Je suis vraiment ravi de vous recevoir. Vous êtes député des Landes et je crois que vous êtes le député préféré des professionnels de l'immobilier. En tout cas, c'est mon avis.
- Speaker #2
Je sais pas. Peut-être pas tous. Vous savez, on fait jamais l'unanimité. Non mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est que... J'essaie déjà d'être apprécié sur mon territoire. C'est le plus important.
- Speaker #1
Mais vous avez porté des combats sur l'immobilier, sur le logement. Des combats qui sont parfois des combats très techniques, qui ont pu être difficiles à comprendre, qui ont... pu avoir un peu de mal à passer le mur du son médiatique parfois. Je propose qu'on parle de ça aujourd'hui. Nous, chez Pretto, on aime bien rentrer dans les sujets, expliquer aux Français pourquoi ils peuvent acheter, pourquoi ce n'est pas possible. Donc on va avoir un peu de temps pour comprendre tout ce que vous avez fait pour le logement. Avant de se lancer là-dedans, j'aimerais bien vous connaître un petit peu mieux et comprendre en tant que député ce qui vous a donné envie de vous lancer sur spécifiquement ce sujet du logement. D'où vient cette vocation ?
- Speaker #2
Alors, ce qu'il faut peut-être rappeler, c'est qu'avant d'être député, j'étais un élu local. J'ai été maire, j'ai été conseiller général, j'ai été vice-président d'une intercommunalité, mais surtout en tant que maire, j'étais confronté tous les jours à des problèmes de logement. A l'époque, il y a une dizaine d'années, j'étais maire d'une commune qui était soumise à la loi SRU, avec 6% de logement social à l'époque, on en est passé à 18, et avec deux crises qui étaient assez fortes, c'était la crise de l'emploi, puisqu'il y avait beaucoup de chômage, et la crise du logement qui déjà démarrait. Donc on ne peut pas, quand on a des gens qui viennent nous voir tous les jours pour vous demander un logement, qui sont en difficulté, qui n'arrivent pas à trouver de solution, ne pas s'intéresser à ce sujet-là. Donc ça c'est déjà, je dirais, un appel des concitoyens qui a fait que forcément j'ai pu mesurer la difficulté et surtout l'impact sur les familles, sur les gens, de ne pas pouvoir être logé ou de ne pas pouvoir être bien logé. Le deuxième sujet, c'est que quand on fait de la politique, on est aussi sensibilisés aux enjeux de pouvoir d'achat. Et qu'aujourd'hui, le logement est quand même le premier poste de dépense pour les Françaises et les Français. Donc traiter en longueur de journée les enjeux de pouvoir d'achat, les enjeux de fiscalité, les enjeux de rémunération. Enfin bon, tout ce qui tourne autour, voilà, qui permet aux Françaises et aux Français de pouvoir vivre correctement et de pouvoir s'offrir aussi le nécessaire et un peu plus. Nous oblige forcément à s'intéresser à ce sujet-là qui est quand même majeur. Et puis derrière, autour du logement, comme j'ai souvent dit, il y a des enjeux de transition écologique, puisqu'on sait que le bâtiment a un impact important et que la France est quand même, on peut le dire, assez leader sur tout ce qui concerne les matériaux biosourcés, les nouvelles technologies autour justement du respect de l'environnement. On a un enjeu de transition énergétique. On le voit bien avec les dernières annonces du Premier ministre du gouvernement sur l'électrification, on va en revenir aussi. Mais il y a aussi les enjeux, le troisième qui n'est pas à oublier, c'est les enjeux de santé publique. Dans un logement, nous avons beaucoup d'enjeux de santé publique. Donc si vous voulez, le logement est au cœur de beaucoup de politiques, sans en parler du fait que c'est là où on élève des enfants, où on vit, enfin tous ces sujets-là. Et donc ça m'a semblé naturel de m'intéresser au logement.
- Speaker #1
Et si on parle un peu plus de la propriété, qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que vous pensez qu'il devrait y avoir plus de Français propriétaires qu'aujourd'hui ?
- Speaker #2
C'est un petit peu mon combat. Moi, j'ai toujours... J'ai connu mes parents, quand j'étais tout petit, qui étaient déjà propriétaires, qui avaient acquis une maison avec un crédit immobilier. Dès que j'ai commencé à travailler, j'ai acheté une maison avec un crédit immobilier. Et je pense que c'est comme ça que des familles de la classe moyenne... Mon père était enseignant, ma mère ne travaillait pas, moi je travaillais dans la banque, mais j'étais employé. Je pense que c'est comme ça qu'on a pu aussi gagner, je dirais, en pouvoir d'achat et puis se créer un petit patrimoine. Donc ce système-là me semble important et essentiel. Et aujourd'hui, il est en panne et on le voit bien puisqu'on voit que le nombre de propriétaires de notre pays est en train de baisser. On était à peu près à 58%, on passe à 57%. Alors ce n'est pas une baisse énorme, mais c'est révélateur d'un problème, d'une difficulté. Et c'est la raison pour laquelle mon combat, c'est vraiment l'accession à la propriété, en particulier pour les jeunes. Parce que je trouve qu'on a une jeunesse qui arrive dans le monde professionnel et qui, aujourd'hui, est convaincue qu'ils ne pourront pas devenir propriétaires demain, ni dans les années à venir, sauf s'ils y héritent, sauf s'ils ont du patrimoine, enfin voilà, sauf quelques conditions. Mais en tout cas, on voit bien qu'il y a une coupure de plus en plus forte entre ceux qui ont les moyens, ceux qui ont du patrimoine, qui ont la possibilité d'avoir éventuellement des parents, des grands-parents ou d'hériter d'un bien, et ceux qui commencent à travailler mais qui n'ont pas de patrimoine et qui sont en très très grosse difficulté. Moi, quand j'ai commencé à travailler, je n'avais pas de patrimoine, mais j'ai pu emprunter et j'ai pu devenir propriétaire. Je vois aujourd'hui, j'ai trois enfants qui ont entre 24 et 30 ans. il est impossible pour eux de devenir propriétaire qu'au moins j'ai pu le devenir à leur âge. Donc en une génération, il se passe effectivement, je pense, un sujet de société qui est majeur.
- Speaker #1
Je confirme entièrement ce que vous dites. En tant que Pretto, on voit tous les jours des jeunes Français qui viennent nous voir et pour qui, malheureusement, on n'a pas de solution pour devenir propriétaire. Ça nous révolte un petit peu, je dois le dire. Donc c'est vraiment agréable de vous entendre porter ce combat. C'est quoi les causes racines, selon vous, de cette crise du logement et de cette crise de l'accès à la propriété qu'on est tous en train de constater aujourd'hui ? Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Speaker #2
B- Un manque de vision politique, je pense, clair. C'est-à-dire que tout le monde parle du logement. Mais dès qu'on en vit du sujet, personne n'est forcément d'accord. Et on s'éparpille un peu. Et on fait des choses qui peuvent être contradictoires. Et au final, on nous dit qu'il n'y a pas besoin de construire du logement. Ça, c'était le discours pendant des années de Bercy. Je pense qu'il continue à le porter. D'autres vont nous dire qu'il faut arrêter de mettre l'argent dans l'immobilier, il faut aller dans l'économie, on va dire, un peu plus entreprise, industrielle ou autre. Il faut que les Français redirigent leur argent là-dessus. C'est peut-être une réalité aussi, pourquoi pas. Mais enfin, ce qui fait qu'il y a plein de vents contradictoires et qu'il n'y a pas un cap clair sur ce qu'on veut faire autour du logement dans notre pays. Donc on a des secteurs. Et je pense que c'est la première fois d'histoire, c'est pour ça qu'on a vraiment une crise profonde. C'est qu'avant, on avait une crise du logement, mais on arrivait à produire. Peut-être pas assez vite, peut-être pas assez, mais on arrivait à produire. Moi, quand j'étais maire, je vous disais, les gens venaient me voir, mais je voulais leur dire, dans quelques semaines, dans quelques mois, il y a tel programme qui va sortir, on va vous trouver un logement. Aujourd'hui, moi, quand on vient me voir, il n'y a plus rien. Il n'y a plus de solution. Tout est complètement bloqué. C'est-à-dire que vous soyez sur de l'hébergement d'urgence pour celles et ceux qui sont retrouvés à la rue. On voit que c'est complètement bouché. Logement social, il y a quasiment 3 millions, je crois, de demandes en cours. Donc voilà. L'accession à propriété, on y reviendra. Les crédits, tout ça, rien n'est fait pour favoriser. Je crois que le PTZ, ça va être 40 000 ou 50 000 par an. Mais c'est nettement insuffisant. Et l'investisseur privé a disparu. Donc il est parti. Donc en fait, on a tout un écosystème qui est à l'arrêt. Et il n'y a aucune filière dans cet écosystème qui permet de tirer les autres.
- Speaker #1
Ce qui est intéressant, c'est que dans cette crise, on s'aperçoit qu'elle est complètement multifactorielle, qu'elle pousse dans un terreau où il n'y a plus de réserve de finances publiques pour stimuler l'offre. Donc on sent que le gouvernement est coincé. Et en même temps, il y a aussi eu des mesures plus réglementaires qui ont été prises et qui ont contribué à cette crise de manière assez nette. Et c'est là qu'on peut peut-être s'approcher d'un des combats que vous avez porté ces dernières années. C'est le combat autour du HCSF. Est-ce que peut-être vous pouvez nous rappeler ce que c'est que l'HCSF ? Je pense que peu de Français savent ce que c'est. Et pourquoi c'est une instance qui est si importante pour nous tous ?
- Speaker #2
L'HCSF, c'est un petit peu l'instance qui régule le système financier français, les établissements bancaires français, pour faire en sorte, pour que ce soit compris par tout le monde, que les banques françaises ne se retrouvent pas en défaillance financière et en difficulté financière, qu'elles puissent gérer, je dirais, la notion de risque. de risque sur les prêts qu'elles font. Et donc HSF qui a été créée en 2013 a eu plusieurs étapes, plusieurs décisions depuis sa création pour s'assurer de cet objectif pour les banques françaises. Donc il y a eu d'abord des orientations en matière de taux d'endettement, de durée de prêt, pour limiter, je dirais, l'endettement des banques françaises sur le crédit immobilier. C'est une instance qui est quand même rattachée fortement aux instances européennes. Je pense qu'il faut quand même le dire, puisqu'il y a la Banque centrale européenne aussi qui donne des orientations. La Banque de France est derrière. Et donc le gouverneur de la Banque de France est, je dirais, l'homme le plus important au sein du HCSF, puisque vous n'avez dedans que des professionnels, le ministre de l'Économie. Mais c'est quand même le gouverneur de la Banque de France aujourd'hui qui décide. quand ils souhaitent réunir le HHSF et les sujets qu'ils souhaitent mettre à l'ordre du jour de l'HHSF. C'est-à-dire que les membres du HHSF ne peuvent pas demander à rajouter un point à l'ordre du jour de l'HHSF. Ce qui veut dire que si une norme, une décision du HHSF n'est jamais rediscutée, elle n'évoluera jamais, elle ne reparlera jamais. Donc on peut déjà s'interroger sur le fait qu'une instance puisse avoir un pouvoir aussi important sur les établissements bancaires français et donc derrière sur la vie des Français. Parce que comme je l'ai dit, faire un crédit immobilier ou un crédit pour des entreprises, pour investir, pour l'industrie, tout le système, on a besoin, je dirais, d'un système bancaire. puissants et qui viennent faire du crédit. Parce que si l'État n'est pas là, qui va financer demain tous ses besoins ? Les banques sont au cœur, justement, d'un financement et des réponses qu'on peut apporter.
- Speaker #1
Et donc du coup, si on prend un peu de recul sur ce que vous avez dit, le HCSF, c'est une instance qui est créée pour protéger les banques et les Français, finalement. Donc l'intention est quand même évidemment extrêmement positive.
- Speaker #2
Tout à fait. Et on peut s'en réjouir. C'est très important. Heureusement qu'on a le HCSF. Moi, je remets pas en cause l'existence du HCSF. Oui. Loin de là.
- Speaker #1
Mais donc il est composé de personnes qui ne sont pas des personnes élues. Vous avez mentionné, à part le ministre de l'économie peut-être, mais généralement... Il est désigné. Voilà. Donc ce sont des personnes qui ne sont pas élues. Donc il y a du coup cette instance de gens qui sont des professionnels et qui posent des recommandations qui ont beaucoup d'importance. Vous avez donc évoqué le fait que cette instance a eu dans son histoire... Enfin s'est positionnée sur des sujets autour de l'endettement et du crédit immobilier. Pourquoi ? Est-ce qu'il y avait un risque à un moment qu'il fallait adresser ? Qu'est-ce qui a déclenché ce travail du HTSF ? Pourquoi ils se sont intéressés au sujet du crédit immobilier, qui est un produit qui... On n'a pas eu de crise de l'immobilier en France, en tout cas du crédit immobilier. Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Speaker #2
Jamais, puisqu'on a en France un système de crédit immobilier qui est le plus sûr au monde. On a un système autofix amortissable sur la quasi-totalité des crédits immobiliers. Enfin de toute façon, très très large, très peu de révisables, très peu de systèmes différents de crédit immobilier, ce qui n'est pas le cas dans les autres pays. Et on voit bien qu'à l'intérieur de la crise des subprimes ou d'autres crises, il y a eu plein d'établissements bancaires dans des pays qui ont été mis en difficulté. Nous, jamais une banque française n'a fait faillite. Jamais une banque française n'a été mise en effectuée au-delà. Voilà. Alors on a un système français qui est quand même très solide. Et le taux de défaut est très bas en France. Les Français remboursent leur crédit. Le taux de défaut est en dessous de 1%. Il est quasiment zéro sur le crédit immobilier. Il n'y a pas de perte sur le crédit immobilier. C'est pas ce crédit-là qui pose problème, je dirais, de surendettement, de difficulté dans notre pays. Donc c'est pour moi un peu une incompréhension, parce que ça veut dire que là, on est sur des positions du HSF qui sont plutôt techniques et dogmatiques, mais qui ne tiennent pas compte de la réalité de la vie de tous les jours. Et je pense qu'une instance comme ça, qui est essentielle, qui est importante pour évaluer le risque, la stabilité financière, il n'y a pas de problème. Si elle ne regarde pas derrière sur ses décisions, quel est l'impact sur la vie de tous les jours des Françaises et des Français, on rate quelque chose. Allez, regardez, tableau Excel en disant voilà, on a des fonds propres, on a tant d'engagement sur des risques, etc. Il faut se renforcer, se renforcer, en permanence se renforcer parce que la notion du risque, aujourd'hui, on ne l'accepte plus. Mais au final, on finit par avoir l'effet inverse, c'est-à-dire on a un système qui ne fonctionne plus. Il y a un système bancaire qui, malheureusement, n'est pas assez en support de l'acquisition et de l'accès à la propriété.
- Speaker #1
Ça, je peux en témoigner personnellement. En 2019, quand le HCSF a formulé une première limitation sur le taux d'endettement, devenu célèbre 35%, on est allé voir la Banque de France pour leur présenter nos chiffres, puisque Pretto a beaucoup, beaucoup de chiffres. Et on leur a expliqué « Attention, ce que vous allez faire va entraîner la sortie du marché de centaines de milliers d'emprunteurs » . Et la réponse du haut fonctionnaire de la Banque de France quand je lui ai dit ça, c'était « Écoutez, les gens, ils achèteront soit plus petit, soit plus loin » . Qu'est-ce que vous en pensez de ça ?
- Speaker #2
C'est une réponse de quelqu'un qui est complètement déconnecté. de la vie tous les jours. Parce qu'aujourd'hui, fermez les yeux sur le fait qu'on demande à des gens qui louent éventuellement 40 à 50 % de leur provenu. Tout le monde ferme les yeux quand vous êtes locataire. Il n'y a pas de problème. Et allez dire, quand vous devenez propriétaire, on vous interdit d'aller au-delà de 35 %. Je trouve qu'on est dans une société qui ne fonctionne pas. Justement, ce que je disais, la priorité aujourd'hui, c'est de devenir propriétaire. C'est pas de rester locataire avec une perte de pouvoir d'achat. Moi je ne comprends pas que quelqu'un qui s'en sort aujourd'hui, s'il a 50% de ses revenus qui partent dans un loyer, pourquoi demain, si une banque est prête à lui faire un crédit pour 40% de ses revenus, on lui refuse ? Parce que la HSF a dit, quand vous devenez propriétaire, il ne faut pas dépasser les 35%. Par contre, quand vous êtes locataire, ça ne nous intéresse pas, ça ne nous regarde pas, parce que ce n'est pas dans nos critères. C'est là où je dis, il faut avoir une vision globale de l'écosystème de la société française.
- Speaker #1
Absolument.
- Speaker #2
Et cette instance se doit quand même de regarder un petit peu l'impact de ces décisions. C'était tout le débat qu'on a vu déjà il y a deux ans, quand j'avais proposé ma première PPL, pour qu'on puisse avoir ce débat au sein de l'Assemblée nationale.
- Speaker #1
Alors parlons de ça, du coup. Vous nous avez évoqué la composition du HCSF. On l'a dit. Ce n'est pas une instance élue. Moi, quand je remonte à mes cours d'écho, on m'avait expliqué que c'est très important que les banques centrales soient indépendantes du pouvoir politique pour protéger la monnaie. Tout à fait. Dont acte. Là, on n'est pas sur un sujet de protection de la monnaie. Pourquoi est-ce que le HCSF n'est pas composé d'élus ? Et vous n'êtes pas d'accord. Pourquoi avez-vous proposé quelque chose d'un petit peu différent ? Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Speaker #2
Il faut des professionnels. La composition aujourd'hui de l'HCSF, avec les gens qui sont présents, ils ont... Toutes les raisons d'y être. Maintenant, je pense que quand on a une instance comme ça, qui a un impact aussi fort sur la vie des Françaises et Français tous les jours, il faut aussi, en plus, qu'il y ait des représentants des Françaises et des Français au sens démocratique du terme, c'est-à-dire des élus. C'est la raison pour laquelle, dans l'article 1er de ma proposition de loi, j'avais proposé à ce qu'il y ait un député et un sénateur. Donc largement minoritaire.
- Speaker #1
J'en étais quand, pardon ? Cette proposition, c'était il y a 2 ans, c'est ça ?
- Speaker #2
Il y a 2 ans, voilà. La première proposition. parce que je viens de la route déposée, mais la première proposition, donc il y a deux ans, je demandais à ce qu'on puisse y mettre un député, un sénateur, comme dans beaucoup d'instances, beaucoup d'agences de l'État, parce que l'Assemblée nationale, c'est représentant du peuple, le Sénat, c'est représentant des collectivités territoriales. Ça concerne l'avis, justement, des Français et des Français de toutes ces instances tous les jours, l'HSF, et ça me semblait normal qu'un député et un sénateur puissent être présents pour pouvoir porter cette voix.
- Speaker #1
Petite pause dans notre conversation avec Lionel pour vous dire un mot de préto. le courtier en crédit immobilier que j'ai fondé. C'est notre rôle chez Preto de vous expliquer les notions de taux d'endettement et de reste à vivre que nous discutons aujourd'hui. Je vous invite à vous rendre sur le site de Preto, preto.fr, où vous pourrez faire une simulation de prêt et découvrir en 3 minutes si vous pouvez acheter et combien, et vous pourrez prendre un rendez-vous avec un courtier en crédit immobilier qui sera là pour tout vous expliquer et pour vous conseiller pour réussir votre projet. Juste être présent finalement, ce n'est pas être décideur.
- Speaker #2
Être présent, porter. De toute façon, c'est le gouverneur qui est décideur au final. C'est lui qui met les points à l'ordre du jour, c'est lui qui décide de tout. Mais à minima que des gens puissent s'exprimer, voilà, et qu'ils puissent représenter le Parlement français. C'est quelque part... Moi, je suis très attaché au Parlement. On parle aujourd'hui de l'affaiblissement du Parlement. Mais c'est à cause de ça. C'est parce qu'on a trop malheureusement d'instances nationales européennes qui n'écoutent pas assez les parlements, en particulier en France, français. Donc ça me semblait légitime. est normal que le Parlement puisse être représenté au HCSF et porter cette voix, dire « Nous, voilà ce qu'on vit, voilà ce qu'on voit. On voit des professionnels, on voit des courtiers, on voit des banquiers. Nous remontent ça, Quelles sont les réponses que vous nous apportez ? » Et tenez-en compte dans les décisions que vous allez prendre.
- Speaker #1
OK. Bon, ça semble pas déraisonnable, cette proposition. Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Speaker #2
Non. J'avoue que ma grande surprise, lorsque j'ai commencé à travailler sur ce sujet-là avec beaucoup de professionnels, une occasion d'auditionner beaucoup de gens. lors d'écriture de ma proposition de loi, dont le gouverneur de la Banque de France de l'époque, d'ailleurs. Et il s'est trouvé que tout s'est bien passé jusqu'à quasiment jusqu'à la commission. On a eu des vrais débats, mais on a pu avoir un texte à peu près à la sortie de la commission. Donc la commission, c'est un sous-ensemble des députés qui se concentrent sur ce sujet-là ? Voilà, la commission des finances, puisque c'est rattaché à la commission des finances avant de passer en séance publique.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #2
Et entre les deux, il y a eu, je pense, beaucoup de lobbying. qui a été réalisée auprès de beaucoup de mes collègues. Et j'ai vu beaucoup de députés changer d'avis, certains, et d'autres être, à mon avis, sur des faux sujets. Je pense en particulier à mes collègues de la gauche, des groupes de gauche à l'Assemblée nationale, qui n'ont pas compris qu'un crédit immobilier, c'était pas que de l'endettement et ce n'était pas que mauvais pour les Françaises et les Français.
- Speaker #1
Donc l'argument, c'était quoi ? C'était « Attention... »
- Speaker #2
Vous voulez endetter les Français. D'accord. Vous allez les endetter, ils vont se retrouver en difficulté, etc. Mais là, on ne parle pas des crédits à la conso. On parle d'un crédit qui existait déjà. Et comme je le disais, on parle de redonner le pouvoir d'achat et de leur permettre de devenir propriétaire.
- Speaker #1
Mais c'était même pas ça, votre proposition, à l'époque. C'était juste de faire entrer des parlementaires au
- Speaker #2
CSF. Du coup, la PPL, il fallait pas y toucher. Il fallait laisser le CSF décider, être voire même plus strict sur l'octroi des crédits. On en était là, c'est-à-dire vraiment sécuriser pour que derrière, on donne pas... à des Françaises et Français d'écrédits. Mais ce qu'ils n'ont pas compris, ce que je n'ai pas réussi à faire comprendre, c'est que là, on n'est pas sur les crédits à la conso, sur lesquels on peut éventuellement trouver qu'il y a des choses qui ne vont pas et qu'il y a une légèreté qui n'est pas la même que quand on fait un crédit immobilier. Moi, j'arrive au secteur bancaire. Ce que je n'ai pas dit, c'est qu'avant, je travaillais dans la banque. Je peux vous dire qu'un crédit immobilier, en France, vous avez un dossier comme ça à faire et que les professionnels dans les banques, dans les agences bancaires savent évaluer le risque. Ils vont faire un crédit immobilier s'ils considèrent qu'on n'est pas en capacité de le prendre. Donc il faut aussi faire confiance aux professionnels. Et donc moi, je voulais que la responsabilité, comme elle était avant 2021, avant que les normes HACF deviennent opposables, puisque en 2021, l'HACF faisait que des recommandations. Mais c'était les banquiers qui en avaient la dernière responsabilité sur l'octroi des crédits. Et en 2021, la CHSF a dit non, nos 35%, nos trucs, ça devient opposable et c'est comme ça et vous n'avez même plus le droit. Voilà. Donc je trouve déjà que c'est un peu humiliant pour les banques françaises, qui ont toujours été très professionnelles, ce qu'il n'y avait pas de reproche à leur faire, d'ailleurs, sur ce sujet-là. Et donc voilà. Il y a eu des groupes plutôt sur la gauche qui, dès qu'on parle de crédit, d'endettement, c'est un peu des gros mots. Et voilà. Ils n'ont pas, à mon avis, suffisamment compris le système financier et comment, justement, on peut acquérir du patrimoine grâce à un crédit. Et je leur disais « Mais ce que vous êtes en train de faire, c'est contre justement ceux qui sont surendettés parce qu'ils louent trop cher. C'est permettre uniquement à ceux qui ont les moyens de pouvoir accéder à la propriété. Enfin voilà, vous fermez la porte à plein de Français. Mais bon, on n'y est pas arrivé. Je pense que c'était plus dogmatique qu'autre chose. Et après, vous avez l'extrême droite qui, elle, considérait que la PPL n'allait pas assez loin. Parce qu'anti-agence de l'État, anti-agence européenne, vous voulez supprimer le HSF de façon définitive. »
- Speaker #1
Entièrement, non. D'accord. Donc on ne s'en met même pas dans le sens de votre projet...
- Speaker #2
Alors ils ont dit... Ils soutenaient.
- Speaker #1
Ah si, d'accord. OK.
- Speaker #2
On votera, mais ça va pas assez loin. D'accord. Et nous, on est là pour moi. Nous, on aurait aimé supprimer le HSEF directement. Moi, j'ai dit que mon projet, c'était pas de supprimer le HSEF. J'ai pas de problème avec ça. Au contraire, je pense qu'on a besoin d'outils de régulation. Mais mon sujet, c'était de savoir comment on fait pour améliorer et que ce soit pas un frein à l'accession à la propriété et donc derrière à toute l'économie aussi de l'immobilier.
- Speaker #1
Donc ça c'était il y a deux ans Oui. Malheureusement, en tout cas, votre projet est retiré. Et vous disiez que vous allez le représenter ?
- Speaker #2
Donc il y a deux ans, je l'ai retiré un lundi soir à 20h dans l'hémicycle, parce que c'était devenu un peu n'importe quoi. Et quand vous avez une ministre aux banques qui lit un communiqué de la Banque centrale européenne... Alors racontez-nous ça, oui. C'est pas très souvent, je crois. À 20h, la ministre aux banques... Vous êtes en séance. Vous avez le rapporteur, le président de la commission, les ministres aux banques, et puis les députés qui participent au débat. Et à 20h, la ministre aux banques nous lit un communiqué... de la Banque Centrale Européenne, de Christine Lagarde, disant tout le plus grand mal qu'elle pensait de cette PPL et qu'il ne fallait surtout pas la voter, etc. Donc c'était assez choquant. Je trouve que dans le Parlement français, qu'une ministre vienne lire un communiqué de la Banque Centrale Européenne. Voilà. Donc ça a été quand même assez violent. J'ai découvert effectivement que là, je touchais un sujet, le HESF, qui était un sujet beaucoup plus sensible que je ne le pensais. Voilà. Donc de deux. D'idées qui me semblaient tout à fait plutôt partagées et légitimes. Je me suis rendu compte que derrière, il y avait vraiment un frein d'un système, je ne sais pas comment on peut l'appeler, mais bon, autour de la Banque centrale européenne, de la Banque de France et du HCSF, il ne fallait pas y toucher. Il y avait eu quand même des membres du HCSF qui avaient fait des tribunes pour dire tout le mal qu'ils pensaient à PPL, alors que c'était professionnel. Et je pense que c'était très étrange de leur part de refuser qu'il y ait un député et un sénateur à côté d'eux pour discuter de tous ces sujets-là. J'avais pas mesuré que vraiment c'était très sensible pour beaucoup.
- Speaker #1
Donc ça du coup, vous avez... Donc je l'ai retiré,
- Speaker #2
puisque du coup, elle n'a pas pu aller plus loin sur cette proposition de loi. Et dernièrement, étant donné qu'il y a eu un changement de gouverneur à la Banque de France, je me suis dit, on va... peut-être essayer de voir si avec le nouveau gouverneur, on peut avancer et aborder tous ces sujets-là. Vous l'avez rencontré ? J'ai déposé la proposition de loi. On a déjà eu un échange par courrier. Je lui ai écrit, il m'a répondu et je lui ai demandé un rendez-vous maintenant. Vous connaissez sa position ? Oui, sa position a été claire. Pour l'instant, il ne veut pas revenir. Le reste à vivre, il l'a dit aussi en public à l'Assemblée nationale lors de son audition, puisque ce sujet a été abordé lors de son audition à l'Assemblée nationale. Ils considèrent que le reste à vivre est une mesure, un élément qu'on ne peut pas justifier, qualifier, définir. OK. Alors on va expliquer.
- Speaker #1
Donc le HCSF a limité l'endettement à 35%.
- Speaker #2
Donc ça, c'est le taux d'endettement. Et après, vous avez le reste à vivre, les deux éléments. sur lequel jusqu'en 2021, les banques pouvaient travailler sur les deux critères pour l'octroi des crédits.
- Speaker #1
Donc le reste à vivre, c'est qu'est-ce qui va vous rester une fois que vous remboursez tous les mois votre crédit immobilier ?
- Speaker #2
Si on considère que ça suffit en fonction de la composition familiale de votre niveau de vie, si vous êtes à 40% dans le mois, il n'y a pas de problème, la banque assume le risque et vous pouvez le faire.
- Speaker #1
Donc ça revient à dire, on va laisser la banque, on va laisser le courtier analyser le risque du projet. sur la base de leur expérience, de liste théorique de projets similaires et de leur permettre de dire ce projet-là est faisable.
- Speaker #2
et la connaissance du client et de ce qu'il fait, donc c'est tout l'honneur de ce métier d'un banquier ou d'un courtier. C'est un moyen des choses et c'est un critère qui est important, mais que le HSF a progressivement éliminé en allant uniquement sur le taux d'endettement, c'est-à-dire ces fameux 35%, et en faisant la référence et en le rendant opposable. Donc ce que j'ai demandé, c'est que le taux d'endettement reste, mais qu'on remette aussi parmi les critères d'octroi des crédits, un peu plus le reste à vivre et que ce soit appris. Une évaluation globale du risque qui soit remise dans les mains des banques. Et que derrière, l'HSF fasse son travail de contrôle sur les banques, mais ne soit pas là à regarder dossier par dossier ce qui se passe et les conditions aussi strictes. Donc pour l'instant, il a répondu qu'il n'était pas favorable. J'espère qu'il répondra favorablement, du moins à un rendez-vous.
- Speaker #1
En tout cas, vous reportez le combat que vous avez déjà entamé.
- Speaker #2
Je lâche rarement. Je ne vais pas dire qu'en gagnant tout le temps, mais je vais aller jusqu'au bout, bien sûr. C'est important parce que je vois beaucoup de gens qui n'arrivent pas à accéder à la propriété alors qu'ils mériteraient d'y accéder.
- Speaker #1
Alors, il s'est quand même passé des choses depuis 2019 et 2021. Le marché de l'immobilier s'est effondré littéralement. On est passé à une situation où les taux étaient très bas. Les gens s'endettaient beaucoup à une situation où les taux ont largement augmenté. et l'eure. Avant, les Français empruntaient 220 milliards d'euros de crédit immobilier en une année, dans les plus grosses années. Aujourd'hui, on est en dessous de 150 milliards. Donc c'est évident que la situation n'est pas la même que quand le HCSF a pris ses premières mesures. Il y a eu des ajustements qui ont été pris par la Banque de France et par le HCSF. Est-ce que vous pouvez nous décrire un petit peu ce qui a été proposé, ce qui a été mis en place ?
- Speaker #2
Sur les évolutions, sur les taux d'octroi, les 20%. Voilà, exactement. Il y a une dérogation de 20%. Je crois que c'est par trimestre que les banques peuvent effectivement aller au-delà de 35% pour un certain nombre de dossiers. Mais d'ailleurs, elles sont très contrôlées. Et plus elles s'approchent des 20%, plus elles prennent le risque d'être sanctionnées. Parce que la CSF a aussi un pouvoir de sanction auprès des banques. Donc quand je rencontre un établissement bancaire, ils me disent qu'on ne le fait pas. Parce que de toute façon, on le fait très peu, mais pas suffisamment. Puisqu'aujourd'hui, les conditions d'octroi de ces 20% sont très contraignantes. Donc on le fait uniquement sur les dossiers, mais vraiment ceux qui aujourd'hui n'ont quasiment pas besoin d'être les plus accompagnés. C'est-à-dire les moins sensibles et les moins risqués quelque part. Donc très bien, c'est bien pour ces gens-là. Mais moi, ce qui m'intéresse, c'est aussi ceux qui démarrent et qui peuvent passer, mais peut-être avec plus de difficultés à l'accès à la propriété. Donc ça, c'est un de trois. en tout cas les chiffres qui nous remontent Ça a été repris dans le rapport de mon collègue François Jolivet, d'ailleurs. C'est que les banques qui nous ont donné les chiffres aujourd'hui considèrent qu'il y a 10% des crédits immobiliers qu'ils ne font pas à cause de ces critères, mais qu'ils estiment pouvoir faire.
- Speaker #1
Donc c'est chaque année 100 000 personnes qui n'en prennent pas ? Qui n'en prennent pas,
- Speaker #2
alors que les banques seraient en capacité de leur faire un crédit immobilier. Et sur ces 100 000, 55% sont des primo-accédants. Et là, on revient à mon sujet de société. C'est notre priorité, les primo-accédants. Ce qui veut dire qu'aujourd'hui... On perd 55 000 primes aux accédants chaque année qui pourraient accéder à la propriété.
- Speaker #1
Et qui restent locataires, qui ne construisent pas leur patrimoine, qui vont se sur-endetter peut-être. C'est très étonnant. Ce qui m'a toujours étonné, moi aussi, c'est de voir la Banque de France répondre aux critiques sur cette norme par le fait de dire qu'il est possible de faire une exception à notre norme, utiliser-la. C'est peut-être que la norme, à la base, n'était pas la meilleure.
- Speaker #2
Mais il faudra la justifier. Et puis attention, parce que si vous allez trop loin, si vous ne le faites pas, on va vous taper sur les doigts.
- Speaker #1
Ce n'est pas très encourageant.
- Speaker #2
Déjà, c'est pas la reconnaissance du travail qui est fait par les banques françaises, d'une part. C'est un peu humiliant aussi. Si on était sur un système bancaire, les courtiers qui savaient pas faire leur travail... Mais c'est pas le cas. On a des professionnels et des gens qui savent l'évaluer. C'est ça que je veux dire aussi. Il faut défendre aussi les professionnels du système financier français. On n'est pas sur des gens irresponsables. Voilà. Donc quand ils considèrent qu'un prix immobilier peut être octroyé et qu'on peut l'octroyer, il faut faire confiance à moins de 1%, je crois que c'est 0,5-0,6% des faillances climatiques. Et puis c'est un système très sûr. Il y a des hypothèques, des garanties, des assurances, des trucs. Enfin bon, il y a tout ce qu'il faut pour vraiment avoir un système très très sûr dans notre pays.
- Speaker #1
Merci beaucoup pour ce récapitulatif et cette explication en détail de tout ce sujet du HCSF. J'espère que les Français qui nous regardent auront bien compris l'importance du sujet. Pour nous, chez Préto, il y a un autre sujet qui nous intéresse, qui est celui des frais de notaire. des droits de mutation à titre onéreux en langage administratif, qui pèsent à peu près 8% d'un projet d'achat immobilier dans l'ancien. C'est plutôt assez élevé par rapport à nos paires européens, là où la taxe foncière est assez basse en France par rapport à d'autres pays. Est-ce que vous ne pensez pas que, contrairement à ce qu'on a fait récemment, qui est d'augmenter ses frais de notaire, on aurait envie peut-être de les réduire, quitte à augmenter la taxe foncière, pour aider les gens à accéder à la propriété ? Sachant que nous, ce qu'on voit beaucoup chez Preto, c'est qu'il y a le problème de l'endettement, dont on a beaucoup parlé. Mais il y a aussi le problème de l'apport. Pour beaucoup de jeunes ménages, Mettre 10% du prix du bien, c'est parfois totalement hors de portée. Est-ce que vous ne pensez pas qu'il y a un sujet avec les frais de notaire ?
- Speaker #2
Il y a un sujet de la globale fiscalité sur l'immobilier. Aujourd'hui, l'immobilier, c'est la vache à lait de l'État et des collectivités territoriales.
- Speaker #0
92 milliards de recettes fiscales pour tout le monde. C'est énorme. Et en effet, on peut se poser la question de savoir si ces 92 milliards ne viennent pas freiner justement le système de production, de construction et de l'investissement immobilier. Certainement. On est beaucoup trop haut au niveau de la fiscalité sur l'immobilier dans notre pays, comme dans beaucoup de secteurs d'ailleurs, mais en particulier sur l'immobilier. et on l'oublie souvent. On nous parle toujours de ce que ça coûte pour l'État. On nous sort toujours les 38 milliards, 38, 40 milliards de ce que ça coûte à l'État. Mais ce qu'il faut savoir, c'est que sur ce coût-là, la moitié, 16 à 17 milliards, ce sont les APL, c'est les aides sociales. Déjà la moitié. Le reste, c'est quoi ? C'est ma prime rénov' et des subventions. On arrête de donner des subventions aux gens pour rénover leur logement. Je ne suis pas persuadé que ce soit terrible. C'est les queues de fiscalité, les Pinel, les deux Normandies qui restent pour quelques centaines de millions d'euros. quelques milliards, mais il y en a de moins en moins. C'est les taux de TVA réduits, parce que bien sûr, Bercy le met comme des aides, alors que souvent, ça vient rapporter plus, parce que les gens consomment plus quand c'est les taux de TVA réduits. Mais Bercy considère que du coup, il y a une perte. Et donc ils le mettent sur le coût, justement, pour l'état de perte de gains. Donc en gros, on est dans les 38 milliards. Et à côté de ça, on a 92 milliards d'euros, 7. Donc oui, il faut l'équiper. Alors les DMTO sont au milieu de tout ça. Mais baisser les DMTO aujourd'hui, il faut qu'on retrouve... un équilibre pour les collectivités parce que ça vient essentiellement financer aussi les départements et les communes. Donc c'est un budget très important. Et qui souffre quand le marché ne va pas mal. On a vu le marché Paris,
- Speaker #1
la ville de Paris là.
- Speaker #0
Ah ben là qui souffre et quand il y a la crise de la baisse, vous avez plein de départements qui sont retrouvés en grosse difficulté à cause de ça et beaucoup de communes à cause de ça. Maintenant, on est sur une recette des TMTO qui ont rapporté énormément aux collectivités territoriales. mais avec, je dirais, un manque de sérieux d'appartus locaux. C'est-à-dire qu'ils n'ont pas compris que cette recette, ce n'était pas une taxe qui était pérenne chaque année et qu'elle était liée à l'économie du logement. Et que quand vous avez l'économie, les ventes qui vont bien, vous avez des recettes énormes, et quand ça baisse, vous avez énormément de pertes. Et quand vous rentrez dans un système où c'est le fonctionnement de votre collectivité qui s'appuie sur les DMTO, et que vous avez une baisse des DMTO, forcément, vous retrouvez en très très grosse difficulté. Donc je pense qu'il faut... Regardez les DMTO, si je peux dire ça, c'est que oui, je peux vous dire qu'il faut baisser les DMTO, mais derrière, on a un vrai sujet de financement des collectivités territoriales. Donc, il faut qu'on trouve cet équilibre. C'est, je pense, un enjeu global de la fiscalité autour du logement, entre ce que ça apporte à l'État, ce que ça apporte sur les collectivités territoriales, ce que ça apporte dans les caisses aussi sociales, à travers l'emploi, les cotisations, etc. Puisqu'il y a quand même beaucoup d'emplois autour du logement, même si on en a perdu beaucoup. Donc, c'est tous ces sujets-là, je pense, qu'il faut arriver à regarder. Le faire baisser, probablement, parce que de toute façon, vous avez trois solutions. Ou vous augmentez encore plus les aides de l'État. De 38 milliards, on passe à 50, 60 milliards. Mais aujourd'hui, c'est malheureusement pas possible. Ou vous baissez effectivement les taxes sur l'immobilier. Peut-être un vrai sujet, mais il faut voir comment derrière, vous garantissez le fonctionnement des politiques publiques qui sont menées grâce à ces taxes aujourd'hui. Comment on arrive à les financer autrement ? Ou le troisième axe, c'est-à-dire qu'on donne énormément de pouvoir d'achat aux Françaises et aux Français pour pouvoir faire face à toute cette taxation, au prix des immobiliers et tout ça. Mais bon, malheureusement, les salaires n'avancent pas aussi vite qu'on pourrait le souhaiter. Donc on est sur un système où il faut trouver le bon équilibre, je pense, entre ces trois sujets. Le premier est plutôt bloqué. Le deuxième peut faire des efforts, mais il faut retrouver, je pense, comment on arrive à financer les politiques publiques qui sont menées grâce à ces taxes. Et le troisième, c'est bien sûr, il faut redonner du pouvoir d'achat aux Françaises et aux Français. Et le crédit immobilier peut être une solution. Et plein d'autres choses peuvent venir aider à redonner du pouvoir d'achat autour de l'immobilier aux Françaises et aux Français. C'est évident.
- Speaker #1
On est sur des sujets qui sont majeurs pour les Français. Ça fait une demi-heure qu'on parle de sujets assez techniques. Et on sait que c'est difficile de parler de ces sujets sur des médias qui sont un peu plus généralistes. Est-ce que vous pensez que le logement va être un sujet important pour la campagne présidentielle de 2027 ? Comment vous, vous avez envie de porter votre parole dans ce contexte-là ? Comment voyez-vous les choses politiquement ?
- Speaker #0
Je l'espère. Moi, j'essaie de lancer des sujets en débat. Il n'y a pas de solution miracle. Comme je vous l'ai dit, il va falloir trancher un moment. Mais pour trancher, il faut savoir où est-ce qu'on veut aller. Donc moi, ce que j'essaie de faire, c'est d'expliquer à ces éventuels candidats, ceux qui veulent se présenter. J'essaie de discuter avec le plus grand nombre. Moi, je ne sais pas. Je n'adhère à aucun parti politique. Je suis juste apparenté à un groupe politique, l'Assemblée nationale. Je suis très libre là-dessus. Donc j'essaye de mener ce débat, de discuter avec eux, de leur faire des propositions et de leur dire définissez déjà ce que vous voulez faire.
- Speaker #1
Comment vous êtes reçus, du coup ? Qu'est-ce qu'ils vous disent ? Est-ce qu'ils ont conscience, les grandes têtes d'affiches qu'on voit en ce moment en tête des sondages ? Est-ce qu'ils comprennent ce sujet du logement ?
- Speaker #0
Alors ils comprennent qu'il y a un sujet. Je ne suis pas persuadé pour l'instant des réponses apportées à mes yeux, en tout cas, sont satisfaisantes. Parce que moi, ce que j'aimerais, c'est que justement, avoir quelqu'un qui nous dise ma priorité, c'est l'accession à nu propriété. C'est pretto jeunes d'accéder à nu propriété. Qu'est-ce qu'on définit ? Comment on fait pour les aider à accéder à nu propriété ? Je pense qu'après le sujet, c'est le logement social. Comment on fait ? Mais il ne faut pas que le logement social soit uniquement la réponse de la gauche et le statut de bailleur privé et la solution de la droite. C'est complètement ridicule. J'ai le sentiment qu'on parle de ces deux sujets et on oublie l'accession à la nu propriété milieu, qui pour moi est l'essentiel. Il ne faut pas tomber dans ce piège-là, sur lequel les candidats pourraient tomber facilement. Dans quelle société on veut demain ? On a une génération qui arrive, qui va avoir un monde très différent de ma génération ou de celle de mes parents. On va avoir un système social qui va être très différent, qu'on le veuille ou pas. Les retraites, la sécurité sociale, etc. On voit bien que de plus en plus, ça secoue et que ça va secouer dans les années, voire les décennies à venir. Comment on protège le mieux les Français ? Les générations à venir pour les décennies à venir ? C'est d'accéder à nu propriété. Ça a toujours fonctionné. Ce n'est pas de laisser un locataire toute leur vie.
- Speaker #1
Vous l'avez un peu dit tout à l'heure, mais ce qu'on voit chez Pretto de plus en plus, c'est des jeunes qui... sont en train de laisser tomber l'accès à nu propriété. Et c'est vraiment assez étonnant, parce que ça tire plein de comportements derrière. Quand ils renoncent à devenir propriétaires, ils renoncent à épargner. Quand ils renoncent à épargner, ils font un petit peu n'importe quoi, ces générations YOLO. Est-ce que vous voyez, vous aussi, sur vos circonscriptions, ce type d'évolution ?
- Speaker #0
Et le risque, c'est d'avoir dans 40 ans des jeunes qui seront les pauvres retraités de demain. Et on se dira comment on a fait, comment on fait pour les aider. Et donc il y a eu subvention, des aides, des trucs, des aides sociales, etc. Parce qu'on n'aura pas anticipé, on n'aura pas prévu. Les jeunes aujourd'hui rentrent dans un monde qui est très différent, avec une relation au travail qui est très différente. Moi je vois beaucoup de jeunes sur mon territoire, parce que c'est une zone touristique aussi, qui ont souvent des petits travails dans le sens ou dans la durée. Des emplois saisonniers, des fois ils vont à l'étranger, ils reviennent. Ils ont une relation et une vie avec le monde du travail qui est très différente. Comment voulez-vous que nos systèmes de retraite avec les trimestres cotisés, capitalisés, tout ça, répondent à 40 ans à une retraite satisfaisante pour eux ? Le système, il n'est pas adapté à leur vie d'aujourd'hui. Ce n'est pas comme ça qu'y vivent aujourd'hui les jeunes. Pas pour tous, mais pour beaucoup. On voit bien que les employés vont baisser. Je regarde les statistiques d'un certain institut. Les employés vont baisser parce qu'on va aller sur des auto-entrepreneurs, sur d'autres métiers qui vont être très différents. Mais notre système, il n'est pas prêt, notre système social, je veux dire, à affronter tout ça aujourd'hui. Et pour l'instant, le truc le plus important, qui serait le socle de protection le plus fort, c'est l'accession à nu propriété.
- Speaker #1
Alors du coup, quand un jeune vient vous voir et vous dit, de toute façon, je ne peux pas devenir propriétaire, je laisse tomber, qu'est-ce que vous lui dites ? Quel conseil vous lui donnez ?
- Speaker #0
De ne pas lâcher, de continuer, d'essayer de préparer un dossier qu'aujourd'hui on lui demande le plus... plus le plus solide possible on essaie de trouver des systèmes pour pretto jeunes d'entrer nu propriété il ya le brs il ya d'autres solutions mais je considère que quand même la priorité c'est le pretto fixe amortissable quoi voilà mais je voudrais il faut trouver des niches pour certains profils très particulier pour moi le brs c'est un réel solidaire c'est vous devez les propriétaires du bien, mais pas du terrain. Mais derrière, c'est un système qui est basé sur une redevance, sur des revenus. Attention, je crois que dans quelques années, vous ne pourrez pas revendre votre BRS à n'importe qui. Vous allez payer pendant des décennies et des décennies une redevance qui souvent va augmenter avec l'inflation. Vous ne savez pas dans 20 ans ce que sera cette redevance. Vous ne pourrez pas revendre à n'importe qui votre bien parce qu'il y a des critères de revenus pour pouvoir accéder le bien. Je dis attention, je pense que le BRS, il en faut. C'est une niche, il en faut sur des territoires très tendus. Moi, j'ai du BRS aujourd'hui en vente sur DAX qui ne se vend pas. Il y a plein de territoires où on n'en vend pas, parce que finalement, la différence entre le coût global et le coût sans le terrain est très différente. Et les gens savent très bien que derrière, c'est compliqué pour pouvoir le gérer, pour pouvoir le revendre, etc. Donc attention à ce que ce ne soit pas une bombe à retardement non plus. Voilà, c'est une petite alerte. Je suis professionnel en poleron mieux que moi, peut-être, avec des avis peut-être très différents, c'est normal. Mais je pense que le cœur... aujourd'hui de l'accessoire nu propriété, c'est le taux amortissable, fait au fixe, amortissable, système classique français et qui est très sûr, très serein. Voilà. Donc il faut qu'on arrive à déployer ça. Je me suis battu depuis deux ou trois ans pour avoir le prix subventionné. C'est-à-dire que ça permet aux entreprises de venir financer jusqu'à 3 800 euros par an les intérêts d'emprunt pour l'accession à nu propriété pour les primes au accédant. Je n'ai pas réussi pour l'instant à le faire passer. On se bat. Il y avait une banque qui portait ça énormément. Bon, malheureusement, cette banque arrête d'offrir ce service. J'espère qu'il y en aura d'autres, sauf FIAP. Voilà, exactement, pour ne pas la citer. Mais je pense que c'est des solutions comme ça qu'il faut passer. Ça, ça permet. Ça permet des droits de l'homme et des pouvoirs d'achat. Et ça permettait de mieux passer justement dans les critères HSE. Parce que ça réduisait le taux d'endettement. Donc c'était une solution. C'était du gagnant-gagnant pour tout le monde. Voilà. Donc moi, j'aurais aimé qu'on puisse faire quelques dizaines de milliers de présubventionnés chaque année. Bon.
- Speaker #1
Ça ne coûte rien à l'État. Ça apporte de l'argent à l'État.
- Speaker #0
Je n'ai pas réussi à faire comprendre à Bercy. Vous voyez.
- Speaker #1
Si on parle des professionnels de l'immobilier, parce que je suis sûr que parmi les personnes qui nous regardent, il y a aussi des professionnels. Il s'est passé plein de choses ces dernières années. On a même vu... Je pense que ça ne s'était jamais vu des courtiers faire une manifestation devant la Banque de France. Alors moi, je n'y étais pas. Je ne suis pas sûr que c'était la meilleure chose à faire, mais en tout cas, ça montrait...
- Speaker #0
Chose revenue !
- Speaker #1
Ça montrait bien qu'il y avait du côté des professionnels une immense inquiétude qui, je pense, depuis s'est révélée fondée. Vous avez parlé d'une banque qui travaillait pour essayer de proposer des solutions alternatives aux Français. Globalement, je pense que ce soit les professionnels de l'immobilier ou du financement immobilier, on est tous... inquiet de voir que les Français sont à ce point bloqués dans leurs envies d'achat. Est-ce que vous avez un message à faire passer, professionnel, en tant que député qui porte ces sujets-là ? Est-ce que vous avez envie de leur dire, allez voir votre député, parlez à vos clients ? Oui, oui, très bonne idée.
- Speaker #0
Allez voir votre député pour qu'il vienne co-signer ma proposition de loi, ma PPL, et qu'on soit encore plus nombreux. Il faut quand même savoir, c'est qu'aujourd'hui, ma proposition de loi est signée par énormément de députés de plein de groupes politiques. J'ai des Horizons, des LR. des EPR, des socialistes et d'Eliott. Cinq groupes politiques, les députés de cinq groupes politiques. C'est plutôt rare, j'imagine, dans la salle. C'est quand même assez rare. Donc, ça veut dire que ça touche tout le monde. Mais allez voir votre député, dites-lui de venir, qu'aussi il y a PPL, de monter au créneau avec moi, ça c'est une chose. Non, mais surtout, continuez à être des professionnels. Vous êtes des professionnels. Donc, laissons faire les professionnels dans notre pays. Faire leur job, leur métier. Moi, je suis à côté de vous. J'ai été banquier avant d'être élu. Je sais ce que c'est. Je connais l'exigence du réseau bancaire français. Je sais combien derrière c'est encadré, c'est normé, c'est régulé, c'est sécurisé. Donc continuez à travailler avec des professionnels, courtiers, agences bancaires, tous ceux qui travaillent autour de ces sujets-là. On a en France des gens compétents.
- Speaker #1
Voilà. Très beau message. Merci beaucoup, M. le député. J'aime beaucoup vous appeler monsieur le député, même si vous m'avez dit que je pouvais vous appeler Lionel.
- Speaker #0
C'est mieux, parce que c'est comme je vous l'avais dit, ça durera plus longtemps que député.
- Speaker #1
Je vous propose un petit jeu pour conclure cette conversation. Un petit jeu facile, je vous rassure. C'est tout simplement de réagir en un mot à une notion que je vais mentionner. Vous n'aurez qu'à un seul mot. La première notion, c'est encadrement des loyers. Contre. Sur taxes, sur les logements vacants. On en a beaucoup parlé à Paris en ce moment. À réguler. Très bien. Hausse de la taxe foncière. Contre. Alors, pétition que je ne connaissais pas, mais pas de volet, pas de loyer. Est-ce que vous la connaissez, cette pétition ? Je ne la connais pas, je comprends le sens. Et oui, il faut déployer partout où c'est possible des volets.
- Speaker #0
Vous trichez là. Non, mais je vais peut-être expliquer. Allez-y. Je ne sais pas, parce que je suis un peu embêté, parce que j'ai déposé une proposition de loi l'an passé avec Cyriel Chatelain sur les bouillards thermiques, sur lesquels un des articles était faciliter le déploiement justement des brasseurs d'air et des volets. Donc je suis largement favorable. Par contre, je suis toujours très sceptique lorsque ça devient des contraintes et des exigences. Voilà, je pense qu'on a... Je dis souvent que l'immobilier, aujourd'hui, il faut choisir nos combats. C'est pour ça qu'on a quand même demandé le loyer. J'ai dit qu'on ne sait pas parce que je peux comprendre philosophiquement l'intérêt de l'encadrement des loyers. Ça peut être assez intéressant. Mais je pense que l'égislateur aujourd'hui a décidé de mener trois combats essentiels sur l'immobilier et le logement pour améliorer l'habitat dans notre pays. C'est la santé publique avec l'insalubrité, tout ce qui existe depuis des décennies pour améliorer la qualité de l'habitat dans notre pays. C'est la transition écologique et la transition énergétique. On le sait avec les DPE, les normes et tout ça, on exige déjà beaucoup de choses au secteur de l'immobilier dans notre pays. Arrêtons d'en rajouter. Il faut choisir nos combats. On ne peut pas combattre partout. On ne peut pas augmenter les taxes partout, comme je disais tout à l'heure, et se faire plaisir et interdire ça. Je crois qu'à un moment, il faut choisir nos combats. Pour moi, mes combats, c'est ces trois sujets-là. Et le reste, on a besoin d'un système qui respire et qui soit un peu libre, quelque part. Sinon, alors là, on va trop en demander et on va finir par rendre la situation encore plus compliquée qu'elle l'est aujourd'hui. Je préfère qu'on soit exigeant sur des points, qu'on accompagne les propriétaires sur les vrais sujets qui sont nos priorités de politique publique aujourd'hui, pour les décennies à venir. Pour moi, ce sont ces trois sujets-là. Ils sont clairs. Le reste, arrêtons de... De trouver des fausses bonnes idées, voilà, qui peuvent faire plaisir sur le papier, qui peuvent faire plaisir politiquement sur... Voilà, parce qu'on est sensible à ça, etc. Mais qui, au final, à mon avis, vont venir nous rajouter beaucoup plus de complexité sur la crise que l'on a aujourd'hui dans notre pays.
- Speaker #2
Voilà. Si cet épisode vous a plu et que vous avez appris des choses grâce à nous sur l'immobilier, je vous invite à nous laisser une note ou un commentaire sur les plateformes audio. Deezer, Spotify ou Apple Podcasts. Merci de nous avoir écoutés et à très bientôt pour un prochain épisode de Sans Compromis.