Speaker #0Bienvenue dans le podcast Sans Emprise. Tous les dimanches matins, ce podcast t'aide à comprendre les mécanismes des relations toxiques, à sortir du doute et de la confusion et à retrouver ton pouvoir de décision en amour. Je suis Sandra Roccolin, psychologue spécialisée en thérapie cognitive et comportementale et experte en sortie d'emprise psychologique. Et dans ce podcast, je t'aide à mettre des mots sur ce que tu vis, à comprendre ce qui se joue vraiment dans ta relation pour que tu puisses choisir ce qui est bon pour toi. Est-ce que tu t'es déjà dit je n'en peux plus mais je ne pars pas, c'est pas le moment, plus tard ? Est-ce que tu t'es senti dans une relation qui te faisait du mal, où tu étais fatigué, avec des doutes et l'impression de tourner en rond mais en même temps d'attendre encore le bon moment, le moment où ça deviendra tellement évident que tu n'auras plus le choix ? Et aujourd'hui j'ai envie de te dire quelque chose d'important, si tu attends ce déclic, il est possible que tu le cherches au mauvais endroit. Il y a quelques jours, j'ai parlé avec une femme, une femme très lucide, et je sais exactement ce qui se passe, elle sait exactement ce qui se passe dans ces relations, et elle m'explique qu'elle est épuisée, qu'elle dort mal, qu'elle rumine tout le temps, qu'elle marche sur des oeufs. Et pourtant, à la fin de la conversation, elle me dit « Quand le moment sera venu, je saurai et je reviendrai vers toi. » Alors, là, c'est assez typique, parce que je lui ai posé du coup une... question qui était ok, donc d'après toi c'est quoi le moment ? C'est quand le bon moment ? Et là elle m'a répondu quand ce sera vraiment insupportable. Et là je lui ai dit tout doucement mais tu ne dors plus, tu pleures, tu es épuisé, ton cerveau tourne en boucle, est-ce que ce n'est pas déjà insupportable ? Là, il y a eu un silence. Puis elle m'a dit, oui, mais j'arrive quand même pas à me décider. Et c'est extrêmement courant, cette situation-là, et c'est ce que je vais t'expliquer dans ce podcast. C'est exactement de ça dont il s'agit quand on a du mal à partir. C'est ce paradoxe de l'emprise. Le paradoxe de l'emprise, c'est dans les relations toxiques, il y a un paradoxe très particulier. Par exemple, tu peux ressentir deux choses en même temps, deux choses opposées en même temps. Je n'en peux plus d'être avec, mais je n'arrive pas à partir. Et ce n'est pas de la faiblesse, c'est un phénomène très connu dans les relations d'emprise. Avec le temps, le cerveau s'adapte, quand on est dans une relation toxique, avec le temps, le cerveau s'adapte, le système nerveux s'adapte, la tolérance à la douleur s'adapte. Des choses qui te semblaient insupportables au début, ou clairement... On t'aurait dit, ben voilà ce que tu vas avoir, t'aurais pas signé. Non, non, t'aurais pas signé. Mais là, comme ça s'est mis en place insidieusement, ça devient tout simplement ton quotidien. C'est pas acceptable, c'est pas sain, c'est pas gérable. Mais c'est quand même un peu gérable. Voilà. C'est quand même, bon, mine de rien, tu te dis que tu vas payer arrivé, que c'est pas normal, que tu luttes contre ça. Mais en même temps, tu le gères au final. Tu le gères. Et une partie de toi attend, mais la question à se poser, c'est qu'elle attend quoi exactement cette partie ? Et là, on arrive sur le mythe du déclic, le déclic. Beaucoup de femmes attendent le point de non-retour. Et il peut arriver ce point, mais ce point-là, en fin de compte, c'est quoi dans nos esprits, peut-être dans ton esprit aussi ? C'est le moment où il fera la chose de trop. La trahison de trop, l'humiliation de trop. J'ai même une patiente qui m'avait dit j'attendais qu'il me trompe. J'attendais qu'il me trompe pour pouvoir partir parce que là, j'aurais su que c'était la fin des haricots. C'est la fin du fin. Donc là, elle se serait donné l'autorisation dans ce qu'elle pensait de la chose. Dans l'imagination, elle se serait donné la permission de partir. Parce que si elle n'avait plus le choix, alors elle ne serait plus responsable. Ok ? Quand on se dit, voilà, j'attends ce point de non-retour, j'attends ce déclic, c'est qu'on ne veut pas décider. On veut simplement laisser les choses se faire. Et ça, psychologiquement, c'est beaucoup plus confortable. Le problème, c'est que dans les relations toxiques, ce moment arrive rarement comme on l'imagine. Ok ? On le fantasme beaucoup ce moment-là. Alors on le fantasme. Fantasme dans la notion négative de la chose. Parce que dans une relation toxique, il y a un cycle. Qui retient ? Alors comment le cycle te retient ? Dans une relation d'emprise, il y a toujours ce cycle. Donc si tu t'es reconnu dans... D'un côté, je ne suis pas bien, ça ne me va pas, je ne suis pas ok. Si on m'avait dit les choses au début, je n'aurais pas signé. Mais en même temps, je ne me sens pas de partir parce que ce n'est pas le bon moment, parce que les enfants sont petits, parce que je ne me sens pas, parce que là, j'avais même... Une patiente qui allait s'enfermer dans la voiture et qui regardait à chaque fois quand on était en entretien pour voir, enfin ce n'était pas vraiment un entretien, c'était l'analyse personnalisée que je propose quand on a regardé la masterclass. D'ailleurs, masterclass que je t'invite à regarder juste en dessous, dans la description, je t'ai mis le lien. C'est une masterclass qui est pour sortir de l'amour toxique et ne plus y retourner même si tu te sens accro. Cette masterclass est gratuite. À la suite de cette masterclass, je te parle de mon accompagnement. Et si tu veux, tu peux demander une analyse gratuite. Une analyse personnalisée gratuite pour que je te donne mon avis sur ta situation et pour qu'on voit si l'accompagnement à la backtent est adapté à ta situation. Donc ça, c'est dans le lien juste en dessous. Mais donc cette personne-là qui était dans cette analyse personnalisée, en rendez-vous avec moi, un rendez-vous visuel avec moi, elle sortait toutes les deux minutes de la voiture pour vérifier qu'il n'était pas en train de la suivre, qu'il n'était pas loin et qu'il n'arrivait pas, parce qu'elle avait peur de ça. Et même dans cette situation-là, elle me disait, j'attends, j'attends qu'il fasse, qu'il commette un impaire, j'attends le déclic pour partir. Mais voilà, dans ces relations d'emprise, il y a toujours ce cycle-là, parce que pourquoi elle reste ? Tout simplement parce que quand elle est sur le point de craquer, donc peut-être quand toi tu es sur le point de craquer, peut-être qu'il redevient gentil. Peut-être qu'il fait des efforts, peut-être qu'il promet, qu'il s'excuse, qu'il redevient charmant. Et là, tu te dis, peut-être que ça va changer. Peut-être, tu retrouves l'espoir. Alors la barre du « je ne peux plus » remonte légèrement, puis redescend, puis remonte légèrement, puis redescend. Et ce cycle... peut durer des mois, des années, parfois des décennies. Et pendant ce temps, tu attends. Moi, j'ai des patientes, ça faisait 35 ans qu'elles étaient avec leur mari et le père de leurs enfants, qui étaient extrêmement toxiques. Elles se faisaient vraiment pomper l'énergie de l'intérieur. Et c'est pour ça que cette masterclass dont je te parle, elle est importante à regarder aussi, parce qu'en écoutant... Cette masterclass est en regardant, parce que je t'explique vraiment, je vais beaucoup plus dans le détail de ce qui est le côté addiction de l'amour toxique, qui fait qu'il y a un doute permanent, une fatigue mentale et une sensation de ne plus savoir quoi penser. Je t'explique les mécanismes psychologiques de l'emprise, le pourquoi il est si difficile de partir et surtout comment retrouver ta clarté mentale. Voilà, donc encore une fois, le lien est dans la description. Et qu'est-ce qui se cache derrière l'attente du déclic ? Quand on regarde de près, attendre le déclic protège souvent de trois choses. Ça protège déjà la responsabilité. Si tu décides de partir, tu dois assumer cette décision. Mais si un événement extérieur te force à partir, tu n'as pas choisi, tu as subi. Et c'est moins lourd psychologiquement pour toi. Donc ça, c'était la première chose. Pourquoi on attend le déclic ? Parce qu'on ne veut pas. Alors, on ne veut pas parce que c'est trop lourd. on est trop épuisé, ok, donc c'est pas je veux pas prendre ma responsabilité, non c'est pas ça c'est vraiment comme l'autre a tendance alors je dis tendance parce que selon les profils, mais bon j'ai envie de dire, je vais faire la généralité allez la personne toxique met systématiquement l'autre en défaut, l'autre en défaut ça veut dire qu'il lui fait porter la responsabilité de tout, tout le temps hein Même sur des choses où ce n'est pas toi qui as commis une erreur, tu te retrouves à la fin à dire pardon. Tu ne sais pas de quoi. Tu ne sais pas de quoi. Mais mine de rien, il t'a flanqué la responsabilité. Donc en fait, tu ne veux plus une responsabilité de plus. Surtout celle-là qui est énorme. Donc le fait de ne pas décider de partir te protège un petit peu de ça. C'est moins lourd. La deuxième chose, c'est l'espoir. Tant que tu attends, la porte reste ouverte. Donc l'espoir reste vivant. Tu n'es pas là à te dire que tu as fait des erreurs, que ça fait si longtemps que tu es dans cette erreur-là. C'est un petit peu le piège abscon. Je ne sais pas si tu connais ce piège-là, mais le piège abscon, c'est j'ai tellement investi sur quelque chose que je ne peux plus me dire... Maintenant que j'ai tout investi et que je continue à investir, que je me suis trompée. Mais ce n'est pas ça la question. La question n'est pas de savoir si tu t'es trompée ou pas. La question est de savoir depuis combien de temps tu espères. Un an, trois ans, dix ans. Et combien de temps tu comptes encore espérer que quelque chose change vraiment. Alors que dans une relation toxique, un manipulateur ne changera pas. Ce sera de mal en pille. en fait. Et même s'il te dit qu'il va changer, que c'est possible, même si tu as vu des micro-changements, c'est quelque chose qui ne va pas durer sur le moyen long terme. Et ça va revenir. Pire. Pire qu'avant. Si tu l'as déjà vécu, tu vois de quoi je parle. La troisième chose qui fait qu'on attend le déclic, c'est la peur de décider. Parce qu'au fond, si tu t'autorises à décider, tu pourrais découvrir que tu veux partir. Et partir signifie affronter l'inconnu, te reconstruire, redéfinir ta vie. Alors rester dans le flou devient une stratégie. Ça devient le fait de bon, allez, c'est pas grave. Et ça devient un choix. Parce que la peur de décider, ça reste un choix. Tu décides quand même, tu décides de ne pas changer les choses. Mais tu décides de maintenir ce que tu es en train de faire. Donc même si tu as la sensation de ne pas décider, tu décides. Tu décides par un non-choix. par un non-changement. Et il y a une vérité importante, ne pas choisir, c'est un choix, ok ? C'est ça vraiment, c'est un choix. Alors, il y a un coût invisible. Ce que beaucoup de femmes sous-estiment, c'est le coût invisible de ces relations. Qu'est-ce que ça te coûte de rester dans cette relation ? En réalité, ça te coûte plein de choses. Ça te coûte de l'hypervigilance, ça te coûte de la charge mentale, ça te coûte des ruminations, de l'anxiété. voire des troubles paniques, ça te coûte de la fatigue émotionnelle. Analyser chaque mot, adapter chaque réaction, marcher sur des œufs avec lui, c'est une consommation d'énergie énorme, énorme. Et là, et je le sais, j'étais exactement dans cette situation-là, là je viens d'avoir un back-off de plein de situations dans ma propre vie à moi où j'ai encore des stigmates de ça. où je me dis que ce n'est pas grave si je prends du temps pour ça, ça ne va pas me faire avancer sur moi, sur mes projets. Mais bon, comme si mon temps n'avait pas de valeur, comme si ce que je faisais n'avait pas de valeur. Parce qu'à l'époque, et j'ai été conditionnée pendant longtemps à ça, dans les relations toxiques que j'avais, et notamment dans la dernière, à penser que ce que je faisais, le temps que je passais, n'avait aucune valeur. Et donc, du coup, je ne mesurais pas le coût invisible de tout ce que cette relation me coûtait. En hyper-vigilance, en étant toujours focalisée sur lui, en ayant ma charge mentale de femme, de chef d'entreprise, de maman, et en ayant sa propre charge mentale à lui. Et avec toutes les ruminations que ça avait. Donc, voilà. Je vois aussi que beaucoup de femmes me disent ça après coup. Je ne réalisais pas à quel point je m'étais perdue. Alors le vrai déclic, le vrai déclic ne vient presque jamais d'un événement extérieur. Ou alors c'est un événement très souvent dramatique. Le vrai déclic il ressemble plutôt à un moment intérieur. À un moment où quelque chose en toi dit simplement Je ne veux plus vivre ça. Quand tu te le dis, c'est que c'est déjà le déclic. Ce n'est pas parce que tu n'as plus le choix, mais c'est parce que tu te choisis. À ce moment, ça ne tombe pas du ciel. Ça se construit. C'est avec de la compréhension, de la clarté, et parfois aussi avec un accompagnement, qu'on arrive à sortir de cette situation-là et à faire ce pas-là. Ce qui est important, c'est que si tout ça, ça t'a parlé, si tu t'es reconnu notamment dans cette phrase « j'en peux plus mais je n'arrive pas à me décider » , alors peut-être que la première étape aujourd'hui pour toi, ce n'est pas tant de partir. La première étape, c'est peut-être d'y voir plus clair. Et c'est exactement ce que je propose dans l'accompagnement à l'impactante. Et si tu veux vraiment être soutenu dans cette démarche-là et t'aider à passer ce cap-là, sans dire « je vais partir parce que » très souvent, les personnes que j'ai dans la... personnalisées, elles me le disent. Je ne sais pas si j'ai envie de partir. Je ne sais pas. Et c'est OK. C'est OK. L'accompagnement et être accompagnée pour ça, alors par quelqu'un d'autre ou par moi, mais en tout cas, être accompagnée pour se dire OK, je veux être soutenue pour m'aider à cheminer sur cette décision-là. Parce que j'ai envie de dire quand tu as décidé, quand ça y est, tu as enclenché, moi, les personnes qui viennent vers moi et qui me disent ça y est, non, mais moi, je veux me séparer. C'est bon. C'est beaucoup plus simple. Mais ce qui est plus simple, c'est pas l'accompagnement derrière. L'accompagnement derrière, il est simple, en fin de compte. Le plus difficile, c'est cette notion de décision. Donc si tu es toi dans cette notion de décision, de j'ai pas envie, j'ai envie, j'ai pas envie, j'ai envie, je sais pas, je sais pas, j'ai peur, ça va être d'être aidé non pas pour quitter, mais pour prendre cette décision. Tu vois ? Et c'est ça qu'on réalise pas. combien on a besoin d'aide pour prendre cette décision. Parce qu'à partir du moment où tu auras pris la décision, ce sera beaucoup plus simple. Ce sera beaucoup plus simple. Donc, cette décision pour pouvoir te dire « Ok, j'ai besoin de partir et je me sens de partir. » Et très souvent, pour pouvoir prendre cette décision au départ, on ne se dit pas, on ne va pas vers l'accompagnement en disant « Je veux partir, aidez-moi. » Non. On dit « Je ne sais pas, j'ai du mal à partir, aidez-moi à prendre ma décision. » Et donc, c'est exactement ça que je peux faire aussi dans la backtente. La backtente, ça va être l'accompagnement qui va te permettre soit de prendre ta décision, soit tu as pris ta décision et de t'accompagner dans ce départ en créant des plans d'action pour partir. Soit les deux. C'est vraiment adapté à ces situations-là d'emprise. Donc, si tu veux en savoir plus, si tu veux que je t'accompagne, si tu veux voir déjà, que je vois avec toi ta situation, et qu'on voit si l'accompagnement peut être adapté à ta situation spécifique, parce qu'il n'est pas adapté à toutes les situations, donc de voir s'il est adapté à ta situation spécifique, je t'invite vraiment à aller voir dans le lien en description. Il y a le déroulé de l'impactante avec tout l'accompagnement. Il y a aussi la masterclass gratuite, sortir de l'amour toxique et ne plus y retourner, même si tu te sens accro. C'est gratuit, c'est juste en dessous. Ok ? Et souviens-toi bien de ça, le déclic que tu attends de l'extérieur est peut-être simplement une voix intérieure qui essaie de se faire entendre depuis longtemps. Ok ? Je te souhaite une merveilleuse journée ou une bonne nuit et je te dis à très vite et notamment tous les dimanches. Allez bye !