Speaker #0Comment fait-on pour quitter un manipulateur ? Parce que oui, on sait très bien que cette relation nous fait du mal, mais on n'arrive pas à partir malgré tout. Alors comment est-ce qu'on fait quand on est lucide dans sa tête, mais complètement bloqué dans ses actions ? Je suis Sandra Roccolin, psychologue spécialisée en thérapie cognitive et comportementale, et experte dans les sorties d'emprise émotionnelles. Et chaque dimanche, je t'aide à comprendre ce qui se joue dans tes relations, pour que tu puisses reprendre du pouvoir sur toi-même et choisir ce qui est bon pour toi. Cet épisode s'adresse vraiment à toi si tu sais que ta relation te fait souffrir, que tu t'es déjà dit « il faut que je parte » , voilà, « il faut que je parte » , mais que tu te retrouves à rester, à hésiter, à revenir en arrière. Et si tu te reconnais déjà dans ce que je te dis, tu peux d'ores et déjà me faire un petit signe en commentaire en mettant simplement l'emoji de ton choix. Parce qu'aujourd'hui, mon objectif c'est vraiment de t'aider à comprendre pourquoi tu n'y arrives pas. Et surtout... que tu arrêtes de te dire que c'est parce que tu es faible, incohérente ou dépendante. Et si jamais tu reconnais quelqu'un qui vit ça, n'hésite pas à partager aussi cet épisode et pense aussi à mettre un petit like parce que c'est exactement le type de contenu qui peut vraiment faire un déclic chez quelqu'une. C'est parti ! Alors hier, j'ai reçu un message d'une femme qui m'a écrit « Sandra, je sais qu'il me détruit, je sais que cette relation n'est pas bonne pour moi. » Et si c'était ma meilleure amie, je lui dirais de prendre ses jambes à son cou et de partir. Et moi, je n'y arrive pas et je me dégoûte. Alors cette phrase, plus ou moins cette phrase-là, je l'entends assez souvent au final. Et elle me touche systématiquement parce que ça montre vraiment la profondeur de l'impuissance presque face aux choses, de l'incapacité, de cette notion de fatalité des choses. et en plus de cette notion de rapport à soi. Là, c'était dégoût, mais ça peut être aussi honte. J'ai honte de moi, j'ose plus en parler, j'ose plus dire que je veux partir. Parce que, voilà, à chaque fois j'en parle et mes amis me disent, « Par, par, mais qu'est-ce que tu fais avec lui ? Mais pourquoi t'es encore là ? » Et puis, voir aussi, quand je suis partie, je suis revenue, donc j'ose même plus dire que j'ai envie de partir, parce que bon, voilà. Donc voilà, ça c'est vraiment des choses que j'entends très souvent. Et ça résume vraiment ce que vivent énormément de femmes sous emprise. Ce décalage qu'il y a entre la lucidité mentale, le fait de savoir, je sais que c'est pas ok, je sais qu'il est mauvais pour moi, je sais que ça va pas. Et en même temps, l'incapacité à agir, c'est je n'y arrive pas. J'y arrive pas, c'est pas possible, j'y arriverai jamais. Et cette notion vraiment, c'est une fatalité pour moi. Et surtout, la honte qui vient se rajouter par-dessus. Pourquoi je reste ? Qu'est-ce qui cloche chez moi ? Parce qu'au final, ça dit peut-être quelque chose de moi. Et donc, cette question-là et ces dialogues intérieurs, ça m'a vraiment donné envie de faire cet épisode, parce qu'on croit souvent que si on ne part pas, c'est qu'on ne veut pas vraiment. Tout simplement, c'est que quelque part, on aime bien ça, j'ai même entendu « je suis maso » . Il y a vraiment ce truc-là qui se joue en fond, alors qu'en réalité, il y a vraiment des mécanismes beaucoup plus puissants. derrière ça et c'est ce dont je vais te parler aujourd'hui. Et à ce sujet-là, c'est quelque chose qui me touche tout particulièrement parce que, pas seulement en tant que psy, puisque bien sûr en tant que psy ça me touche, mais aussi parce que moi-même je l'ai vécu. Pendant longtemps, dans ma vie amoureuse, j'ai été dans des relations où je sentais que quelque chose n'allait pas, clairement, c'était l'évidence dès le départ. Mais je n'arrivais pas à mettre des stops clairs, je n'arrivais pas à me dire non, en fait, alors que ce soit au début, au milieu ou à la fin, c'était c'est même pas une question quelque part pendant longtemps, elle s'est même pas posée cette question pour moi, c'était juste j'en fais pas assez, il faut que je m'adapte en plus comme je suis psy, je suis là pour comprendre les autres, donc si mon compagnon je le comprends pas, c'est que je suis pas vraiment une bonne psy donc il y avait vraiment ce truc là à l'intérieur et c'est pas simple du tout de se dire, je pars en fait ça me fait du mal, donc je pars À l'intérieur, c'est tout sauf simple. Et moi aussi, je me suis dit, peut-être que j'exagère, peut-être que ça peut s'arranger, peut-être que le problème, c'est moi. Et puis, il y avait des moments où ça allait un peu mieux. Alors, je me disais, voilà, ça va. Heureusement, tu n'as pas tout gâché. Et donc, je restais et je recommençais à douter au bout d'un moment. C'est parce que c'est inéluctable dans les relations toxiques. Le doute revient systématiquement. C'est normal de douter, même si l'autre essaye de vous faire penser que c'est vous qui êtes folle. Non, non, vous vous doutez, c'est à juste titre. Et ça, ça a duré pendant des années pour moi, même avant que je comprenne vraiment ce qui se jouait. Et ce qui m'a aidée, c'est vraiment le travail thérapeutique dont je vais vous parler un petit peu. Mon expérience clinique avec des femmes dans des situations comme ça aussi, parce que maintenant je n'accompagne que des personnes, que des femmes, quelques hommes maintenant, mais beaucoup de femmes dans les relations d'emprise, donc des relations toxiques et dans lesquelles elles ont du mal à sortir. Ce phénomène d'emprise, ça fait un peu grand mot, mais c'est tout simplement cette notion-là de je sais, je suis lucide sur la relation que j'ai, et en même temps je n'arrive pas à partir. Voilà, c'est tout simplement ça l'emprise. C'est pas quelque chose, voilà, on s'en fait souvent quelque chose d'énorme et de douloureux à vivre. Alors oui, c'est énorme et c'est douloureux à vivre, mais je veux pas que... Alors j'ai du mal à m'exprimer là. Mais je veux pas que ça fasse peur, voilà, de se dire je suis sous emprise ou je suis en emprise. C'est pas forcément... Tu n'as pas à en avoir peur parce que c'est certainement probablement ce que tu vis déjà. C'est pas plus que ce que tu vis. C'est juste, entre guillemets, ce que tu vis. juste dans le sens je veux pas que tu l'interprètes que tu le vives comme quelque chose à amoindrir parce que c'est terrible mais c'est déjà un terrible que tu connais c'est déjà un terrible que tu connais c'est pas un terrible qui va se rajouter à ça et si je te parle de ça c'est pas pour ramener ça à moi mais c'est parce que je sais que ce que tu vis Merci. que dans ce que tu vis, tu as certainement besoin de te dire « Ok, je ne suis pas seule et ok, ce que je vis, ça a du sens. » Et c'est ce qu'on va faire dans ce podcast, te donner du sens. Et aussi quelques outils quand même. Donc je voudrais te partager deux grands points dans cet épisode parce que je pense que tu as forcément dû vivre l'un des deux ou même les deux en même temps à un moment donné. Et ils ont l'air contradictoires, Mais en réalité... Il se complète complètement. Alors le premier point, c'est le fait que tu as certainement intériorisé l'idée que partir serait dangereux, excessif, injuste ou impossible. Et le deuxième, c'est que le fait que ce que tu prends pour de l'amour, de l'hésitation ou du manque de courage, est souvent en réalité un effet très prévisible de l'emprise et de certains biais cognitifs. Voilà, donc ça c'est les deux grands points. Donc là, le premier point. Qu'est-ce que tu as intériorisé ? Ça, c'est au niveau du paradigme, de ta façon de penser et du conditionnement que tu as. Moi, je suis spécialisée en thérapie cognitive et comportementale et donc on parle beaucoup de conditionnement pavlovien, ce qui n'est rien. Donc ce conditionnement-là, c'est ce que tu as intégré dès le plus jeune âge et que lui est venu renforcer. Donc ça, ça va être la critique ou la peur que tu as reçue. Tu as donc intériorisé des messages comme tu abandonnes trop vite, Dans un couple, il faut se battre, tu ne peux pas tout jeter comme ça, tu exagères, tu dramatises, tu ne peux pas détruire une famille comme ça. Donc ça, c'est autant de blocages conditionnés. Et dans la relation toxique, ces messages sont souvent renforcés par le manipulateur. Tu vas regretter, tu me détruis, tu ne trouveras jamais mieux, regarde tout ce qu'on a construit, tu en fais encore tout un drame. Du coup, tu doutes de ton propre ressenti, tu te surveilles. Tu culpabilises dès que tu penses partir. Et tu peux même avoir ce verbe à t'y m'intérieur. Et si j'étais injuste ? Et si je regrettais ? Et si le problème c'était moi ? Et si je cassais quelque chose qui aurait encore pu être sauvé ? Rien qu'à entendre ces phrases, il est possible que tu te reconnaisses déjà. Si c'est le cas, partage-moi en commentaire ce que tu vis. Je lis chaque commentaire et je te réponds. Parce que je sais que tu ne vis plus seulement la souffrance de la relation, tu vis aussi la honte de vouloir te protéger. Beaucoup de femmes finissent par avoir peur d'elles-mêmes. Peur de prendre de mauvaises décisions, peur d'être impulsive, peur d'être trop, c'était mon cas aussi. Et peur de ne pas être une femme suffisamment patiente, loyale et compréhensive, je comprends tout ça. Dans les séances que j'ai avec mes patientes du programme L'Impactante, ces femmes réalisent que le problème n'est pas seulement rester ou partir. Ça c'est un problème que l'on peut avoir au départ, se dire dans la tête, je reste ou je pars, et se fixer sur ça. En réalité, ces femmes que j'accompagne comprennent de l'intérieur. que le problème, c'est leur système interne qui a été colonisé, qui a été conditionné. Elles saisissent qu'elles ont intériorisé une représentation du départ comme une faute, du fait de partir, comme une faute, comme une violence, comme un échec, comme une trahison. Parce qu'en réalité, le cerveau adore les habitudes. Il préfère le connu au changement, même quand le connu fait mal. Donc on ne reste pas seulement parce qu'on croit aimer encore, on reste aussi parce qu'une partie de nous a appris que bouger c'était dangereux. Et ça c'est essentiel et c'est ça tout le... Le chemin, j'ai envie de dire, que tu as à faire, c'est cette notion-là de partir de là où tu en es maintenant, pour aller vers cette notion-là de travailler sur ses habitudes. Là, on va le voir de toute façon un peu dans ce podcast. Si tu veux aller plus loin, d'ailleurs, j'en profite. Juste en dessous, il y a la masterclass Amour Toxique, comment sortir de la mort toxique et ne plus y revenir. C'est une masterclass gratuite qui dure... 1h30 et dans laquelle je t'explique vraiment beaucoup plus en profondeur les mécaniques, comme les mécaniques de l'addiction en fin de compte, de l'amour toxique et je te dis surtout comment faire pour en sortir. Le lien est juste en dessous en description. Donc voilà, on va vraiment travailler sur ça. Le but du jeu c'est de comprendre et de déconditionner complètement tes schémas pour arriver à percevoir que bouger c'est pas dangereux. au contraire. Mais conceptuellement t'arrives à te le dire, mais par contre émotionnellement c'est difficile de le ressentir. C'est aussi pour ça que notamment dans le programme L'Impactante, il y a cette notion-là de travailler sur les schémas mais de travailler aussi sur ton système nerveux. Et c'est ces deux choses-là compilées aussi à une présence permanente de moi où je suis disponible à n'importe quel moment du programme, dans le quotidien pour justement avoir ce regard lucide et cette écoute attentive et ce soutien inconditionnel qui va aider véritablement à sortir de cette situation-là. Parce que ce qu'il faut absolument ce qu'il faut reconnaître, ça y est j'ai mon mot, c'est que partir peut faire peur, non pas parce que c'est pas la bonne décision, non non, mais justement parce que c'est une vraie rupture intérieure. On ressent de la culpabilité, du conflit de loyauté. de la peur de regretter, de la peur de perdre ce qu'on a investi. On est un peu dans le piège abscond quand même des fois. Et ce qu'il faut comprendre aussi, c'est que la difficulté à partir n'est pas une preuve d'amour sain. Très souvent, c'est ce qu'on se dit, c'est je l'aime, donc c'est aussi pour ça que je n'arrive pas à partir. Non, Très souvent, voire à chaque coup dans les relations toxiques, c'est la preuve d'un lien d'emprise. Ajouter un cerveau qui cherche la sécurité dans le familier. Voilà, dans le familier. ok Et ça, c'est la première chose. La deuxième chose, c'est qu'est-ce que les gens voient ? Les gens voient une femme qui reste et ils se disent, elle aime ça, elle n'est pas prête, elle ne veut pas vraiment partir. Si c'était grave, elle serait déjà partie. Et parfois, elle-même se dit ça aussi. Si je reste, c'est peut-être que je l'aime encore. Si je n'arrive pas à partir, c'est peut-être que ce n'est pas si grave. Peut-être que je suis faible. Ce n'est pas seulement de l'attachement amoureux. ce n'est pas seulement de l'indécision c'est souvent un mélange de biais cognitifs et ça c'est ma partie préférée j'adore les biais cognitifs d'ailleurs c'est aussi pour ça que j'adore Fabien Olicard je ne sais pas si vous le suivez aussi mais il explique beaucoup tous les biais cognitifs et les biais psychologiques et mentalistes et très souvent il les explique super bien et d'ailleurs ces trois biais que je vais vous parler là c'est quand j'ai lu son dernier livre sur le livre sur gagner du temps, qui l'explique ça dans les freins au changement. Les freins au changement, et donc c'est pour ça que je les remets là, parce que j'ai trouvé ça génial, et j'ai trouvé le parallèle énorme avec la relation toxique, parce que oui, pourquoi on freine ce changement-là ? Pourquoi on a du mal à prendre une décision dans les relations toxiques ? C'est à cause de ces trois biais-là. Le biais du statu quo, c'est que le cerveau, il aime rester... Parce que rester pour lui, c'est plus sûr que bouger. Voilà, basique. Donc, c'est à savoir que ces trois biais-là, il va y avoir le cerveau qui est calibré d'une certaine manière. Donc là, le statu quo pour lui, c'est moins énergivore que de partir. Donc, il préfère ça. Il y a le biais aussi de l'aversion à la perte. On suppose, on supporte l'inconfort actuel pour ne pas perdre l'investissement passé. C'est un petit peu cette notion-là de piège abscond. Ben voilà, je connais mon inconfort actuel, je ne sais pas l'inconfort futur, mais surtout j'ai beaucoup misé sur cette relation, je me suis beaucoup investie. Donc c'est comme si j'avais mis toutes mes billes sur un cheval et que c'était le mauvais cheval. Voilà, mais on ne veut pas le réaliser. Donc voilà, il y a ce biais de l'aversion à la perte. Et après, il y a le biais de confirmation où on s'accroche aux signes qui permettent d'espérer. Ok ? Donc, en gros, ton cerveau, il trie des informations de façon à rendre le départ. Du coup, tu es un peu lesté, tu as un peu des poids et surtout un cerveau qui ne travaille pas pour toi. Du coup, les bons moments deviennent des preuves que ça peut changer. Le passé devient une raison de rester et l'inconnu du départ devient énorme, presque terrifiant. Et pourquoi la confusion existe et d'où elle vient ? Parce qu'au final, on dit tout ça, mais d'où ça vient ? Parce qu'on parle très mal de ces situations, parce qu'on imagine que la lucidité suffit, parce qu'on croit que comprendre, c'est agir. Alors ça, c'est énorme, parce qu'on croit que comprendre, c'est agir. Le nombre de personnes que j'ai dans les commentaires, dans les messages, dans les analyses personnalisées, ça c'est ce que, si tu regardes la masterclass et que tu veux en savoir un petit peu plus sur l'accompagnement, l'impactante, je te propose une analyse personnalisée où on va avoir un... Un appel toutes les deux pour parler ensemble de ta situation et pour que je t'aide à évaluer ta situation, à l'analyser, à savoir si elle est vraiment toxique et à quel point c'est... Enfin, quels sont les blocages en fait qui t'empêchent d'avancer. Et très souvent, j'ai... Et donc après, on parle de l'impactante aussi. Mais très souvent, dans ce coup de fil là, la plus... Toutes ! J'allais dire la plupart, mais non, toutes ! Parce que si elles en arrivent là, si toi tu arrives là à un moment donné, tu sais très bien que ta relation n'est pas ok. Et il est fort probable que tu comprennes déjà pourquoi ça bug. Pourquoi tu n'arrives pas à partir, pourquoi tu es rentré dans cette relation-là, pourquoi tu reviens à chaque fois. Mais pour autant, tu n'arrives pas à sortir de cette situation-là. Parce que culturellement, on va valoriser énormément le fait de tenir, de sauver. de pardonner, d'être loyal. Donc il y a tout ça à déconditionner. Parce que dans l'emprise, il y a aussi un conditionnement émotionnel. En plus de ça, il va y avoir aussi un conditionnement émotionnel où le toxique va faire du chaud-froid, des promesses, déceptions, peur, soulagement, voilà. Il va alterner ça, ce qui fait que ça nous fait avoir une anxiété situationnelle intermittente. Alors qu'en vrai de vrai, le fait que tu n'arrives pas à partir ne prouve pas que cette relation compte énormément pour toi. Ça prouve souvent que ton système nerveux est saturé et que ton cerveau essaie de survivre. Autrement dit, ce n'est pas la force de l'amour qui te retient, c'est souvent la force du conditionnement. Et ça, ça retourne complètement la lecture. Parce que beaucoup de femmes se disent, s'il m'impacte autant, c'est que c'est profond. Alors qu'en réalité, non, s'il t'impacte autant... C'est peut-être surtout qu'il sait appuyer sur tes peurs, sur tes schémas, sur tes besoins, sur ton besoin de sécurité et sur ton histoire. Donc si tu n'arrives pas à partir, ça ne veut pas dire que tu es incohérente, ça ne veut pas dire que tu inventes, ça ne veut pas dire que tu n'as pas assez mal. Je n'ai pas assez souffert, non, c'est pas ça. Ça veut dire que tu as besoin de comprendre les mécanismes et non plus pourquoi tu restes, mais les mécanismes vraiment. comme cela, mais un petit peu plus en profondeur encore. Et encore une fois, là, je te propose de regarder la masterclass pour déjà connaître ces mécanismes. Retrouver de la clarté, là, ça nécessite un travail un petit peu plus poussé, parce que là, on est sur la restructuration cognitive, le déconditionnement et la reprogrammation, mais aussi sur la régulation émotionnelle et la régulation du système nerveux. Et surtout, d'être accompagné pour désapprendre ce que ton cerveau associe encore comme le danger. Ça, c'est... Je ne peux pas dire impossible, mais c'est très compliqué à faire toute seule. Alors qu'accompagné, tu t'en sors beaucoup mieux et avec beaucoup moins de douleur. Donc c'est vraiment important de se faire accompagner par un professionnel expert dans ce domaine-là. Qu'il l'a vécu, c'est encore mieux, parce que cet expert-là pourra te... comprendre vraiment de l'intérieur. Et là, si tu veux en savoir plus, regarde la masterclass et je te mets aussi en lien, je vais te mettre aussi en lien le programme La Pactante pour que tu puisses un petit peu saisir ce que c'est que l'accompagnement, en tout cas mon accompagnement pour aider des femmes comme toi. Et surtout, tu n'as pas besoin de te juger davantage. Ok ? Tu as besoin d'aide pour sortir du brouillard. C'est tout. C'est normal que tu en sois là où tu en es. Tu as fait de ton mieux. Et voilà. c'est juste que la relation toxique c'est ça très souvent je dis la manipulation ce serait pas de la manipulation si ça n'était pas quoi souvent on se dit mais comment j'ai fait pour en arriver là parce que tout simplement t'as été manipulé et moi aussi je suis psy, je n'étais pas experte à l'époque mais voilà maintenant je suis dans une relation saine je sais identifier les relations toxiques voilà quoi, je sais sortir les personnes des relations toxiques mais à l'époque non je ne savais pas tout ça, je n'avais pas toutes ces connaissances Pourtant, j'étais déjà psy. Donc voilà, ne te jette pas la pierre plus que de raison. Donc, si je devais résumer cet épisode en une phrase, ce serait si tu n'arrives pas à quitter un manipulateur, ce n'est pas parce que tu es faible ou incohérente, c'est parce que l'emprise et tes biais cognitifs ont transformé une décision de protection en faux danger intérieur. Si cet épisode t'a parlé vraiment, j'ai besoin de toi parce que ce type de contenu-là, il est moins sexy, moins waouh que... d'autres contenus, mais il est essentiel, tu l'auras compris, et souvent, c'est justement ces épisodes-là. Ils n'arrivent pas forcément jusqu'aux personnes qui en ont le plus besoin. Donc, si tu peux prendre 30 secondes, ou simplement mettre un like ou un commentaire en me partageant ce qui t'empêche le plus de partir aujourd'hui, l'envoyer à une amie aussi éventuellement, ou peut-être même le partager en story, ce serait une énorme différence pour moi. Et peut-être grâce à ça, il va tomber au bon moment pour une femme qui est... exactement dans ta situation. Et ça, ça peut vraiment tout changer aussi. Merci d'être là et on se retrouve dimanche prochain pour parler encore de stratégies pour sortir des relations toxiques et de la mort toxique. Bye bye !