- Speaker #0
Peter Brook a dit, le théâtre commence lorsque quelqu'un regarde quelqu'un d'autre.
- Speaker #1
allô Charles Bonsoir Caroline Alors, saviez-vous que 45% des enfants de 9 ans sont déjà insatisfaits de leur silhouette ? Pas plus tard, pas à l'adolescence, maintenant.
- Speaker #0
Ah oui, ok, donc déjà à l'âge qu'ils ont, au moment où on se parle.
- Speaker #1
Effectivement.
- Speaker #0
Donc, ils ne se projettent pas dans le futur.
- Speaker #1
Non, puis ça, ce n'est pas nous qui l'affirmons. C'est des statistiques qui ont été cumulées par l'Institut de la santé publique il y a plusieurs années quand même. Mais avec, on va en reparler, des réseaux sociaux et tout ça, ça ne s'en va pas en s'améliorant par rapport à ça.
- Speaker #0
Non, effectivement. Puis on va parler, c'est ça, cette semaine, de l'image corporelle. Mais qu'est-ce que ça veut dire, l'image corporelle ? L'image corporelle, c'est l'image que tu te fais dans la tête ou qui, parfois, est renée. donc qui n'est pas le vrai reflet. Puis même quand il se voit dans le miroir, il ne voit pas nécessairement une vérité. Donc, il voit... As-tu déjà remarqué... J'ai vu l'image de... C'est un miroir avec une femme dans le miroir. La femme, elle est... Elle est comment... Ah oui, le miroir montre une femme comme très, très, très, très grosse. Puis en vérité, elle est très, très, très mince. même peut-être trop mince, mais ça joue dans la tête aussi.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
L'image corporelle.
- Speaker #1
Puis ça, on le voit. Il y a beaucoup d'enfants, quand on parle de 9 ans, les enfants sont insatisfaits de leur silhouette.
- Speaker #0
Silhouette.
- Speaker #1
Silhouette, merci. C'est environ déjà le tiers qui... Souvent, les parents ne s'en rendent pas compte, surtout avec l'école et tout. On ne voit pas ce que l'enfant mange ou ce qu'il consomme réellement. Mais il y en a environ déjà le tiers des enfants de 9 ans qui ne font pas nécessairement un régime, mais qui vont...
- Speaker #0
Ils font attention à ce qu'ils mangent.
- Speaker #1
Ils font déjà attention à ce qu'ils mangent, ce qui est fou quand tu penses à ça.
- Speaker #0
Oui, parce que je pense que ça fait longtemps, longtemps que les... Bien, pas les réseaux sociaux, mais tu sais, l'image qu'on projette, les revues, tout ça, ont une influence sur les gens. Mais là, partir de 9 ans, c'est quand même un phénomène qui prend de l'ampleur et qui est alarmant. Parce que là, on est de plus en plus jeunes. Tu sais, disons qu'il y a quelques années, c'était les jeunes femmes, les adolescents, adolescentes, parce que les garçons aussi, il va falloir qu'on en parle. Mais là, on est rendus à l'enfance.
- Speaker #1
C'est ça. Puis là, tu sais, on parle de ces statistiques-là à partir de 9 ans, mais il y a aussi des données qui montrent que dès 4 ans, il y a des filles qui, tu sais, commencent à vouloir songer à modifier une partie de leur corps. À 4 ans.
- Speaker #0
À 4 ans. Oui.
- Speaker #1
C'est difficile pour eux de le verbaliser, mais les pédiatres qui ont fait ces études-là l'ont démontré. C'est préoccupant de voir à quel point ça commence jeune. On est des modèles et tout ce qui les entoure est un modèle aussi.
- Speaker #0
Oui, donc ça, ça veut dire que ces enfants-là sont déjà dans cette espèce de machine-là où le regard de l'autre est important. où le corps vient influencer une certaine perception, en tout cas, d'eux, ce qu'ils ont sur leur propre corps. Et c'est dommage parce qu'ils sont petits. Quatre ans, c'est du pré-scolaire, ça.
- Speaker #1
Mais tu sais, on le voit, tu sais, en tant qu'enseignant, tu sais, on le voit dans les groupes, dans les classes, des fois, il y a des gènes d'apparence, c'est juste une question de gêne, que c'est juste une question de « Ah non, moi, je veux pas, j'aime pas ça » , etc. Mais derrière ça... Souvent se cache le regard des autres, le jugement, puis des fois, tu sais, des petits commentaires, tu sais, j'en ai entendu un méchant la semaine dernière en classe d'un jeune qui ne voulait pas être avec une autre parce qu'il disait qu'elle n'était pas assez intelligente. Mais tu sais, ce n'est pas juste au niveau des capacités intellectuelles, tu sais, c'est au niveau corporel aussi, tu sais, des petits... trop ci, trop ça, t'es bizarre, des petits rires, des regards, les yeux en l'air et autres. On en voit beaucoup, même chez les petits.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai, t'as raison. Puis, ils ont vraiment peur du jugement très tôt. C'est des choses que j'essaie d'amener de façon différente lorsque je fais du théâtre avec eux. Tu sais, c'est facile de dire le ridicule ne tue pas, mais de comprendre ce que ça veut dire et de passer par-dessus ça, là, on est dans une autre game. Et c'est vraiment pas donné à tout le monde d'avoir cette aisance-là au niveau corporel, puis de comprendre que là on fait un rôle, puis que c'est vrai que ça commence jeune. Je le vois, mais j'essaie, moi, dans mes cours, le plus possible de briser ça pour les amener à aller plus loin. Et tout ça dans l'acceptation de qui on est, comment on est, parce que sinon, ça modifie rapidement le cerveau. Puis toi, qui es un pro de la neuroplasticité, plus tu te dis « je ne suis pas correcte, je ne suis pas correcte » , bien, plus tu le crois et plus tu es en train de te forger une mauvaise image de toi-même.
- Speaker #1
C'est ça. À force de se le répéter, à force de voir les mêmes modèles, on l'a vu ces dernières années avec Disney qui a commencé à beaucoup modifier l'image des princesses ou des personnages. Heureusement. Heureusement, parce que c'était très stéréotypé, c'était tout le temps standard. La belle petite blonde, mince, grande, etc.
- Speaker #0
Les méchants avaient les cheveux noirs.
- Speaker #1
Voilà, c'était très comme ça. Mais on pense, et ça me fait penser spontanément, il y a toujours... Je suis sûr qu'il y a plusieurs personnes qui l'ont déjà vu, l'expérience des poupées qu'on donne à des enfants de Caucasiens versus des personnes d'autres origines ethniques. Et naturellement, la plupart des enfants rejettent les poupées noires ou rejettent les poupées asiatiques. Ils veulent la poupée blanche parce que c'est le modèle qui, bien souvent inconsciemment, leur a été projeté. C'est ça la beauté. C'est ça l'amour.
- Speaker #0
Ça me fait penser à quelque chose que j'ai vécu quand j'étais jeune. Il y a toujours eu Barbie. Barbie, je veux dire, c'est des proportions qui se peuvent pas... Et il y avait sorti une poupée, je crois, qui s'appelait Cindy. Un truc comme ça. Et je me souviens que ma mère avait acheté Cindy. Juste, je m'en souviens plus. Elle était pas aussi belle que Barbie, tu sais. Elle était un petit peu plus ronde, elle était moins maquillée. Mais on jouait pas avec. Ça fait que ça va loin. Parce que tu n'acceptes même pas quand tu es jeune, comme tu dis, certains types de poupées, certains types de personnages, parce qu'ils ne correspondent pas à une idée. D'où ça vient tout ça ?
- Speaker #1
C'est ça, ça ne date pas d'hier, je veux dire. Ah ouais Ça fait longtemps que c'est véhiculé, mais c'est comme encore aujourd'hui, de moins en moins. Il y a bien des personnes, par exemple, avec les cheveux crépus. qui ont de la misère, ou avec la peau plus foncée, qui ont de la misère à trouver dans certaines pharmacies, dans certains produits de beauté faits pour leur peau, faits pour leur chevelure. Puis, c'est quoi le message que ça envoie si dans la section beauté, tu n'as pas les produits qui sont adaptés pour toi ?
- Speaker #0
Ah oui, je comprends. Puis, de revoir aussi l'influence. Des fois, on n'a pas l'impression, en tant que parent, qu'on projette une image. négatives de nous-mêmes sur nos enfants. Puis on veut bien faire. On veut bien manger. Non, maman, elle fait attention à ce qu'elle mange. Les enfants te voient prendre des notes, avoir des applications. Il y a un petit raton là-bas. Je ne sais pas si c'est faire de l'exercice. Mais dans le but d'être en santé, souvent on va dire, oui, oui, mais c'est parce que maman, elle a besoin d'être... Papa a besoin d'être en forme. Les enfants ne sont pas cons. Ils voient bien.
- Speaker #1
Il y a des éponges.
- Speaker #0
Exactement. C'est des petites choses, on n'a pas l'impression qu'on a une influence sur ce qu'ils voient, ce qu'ils vont avoir comme idée dans la tête, mais ils nous observent. Souvent, malheureusement, ça part de nous et on ne s'en rend même pas compte. Ça peut être même des commentaires vus de quelque chose à la télé.
- Speaker #1
Oui, oui, oui. Puis tu sais, je veux dire, souvent on ne s'en rend même plus compte. plus compte qu'on le dit, ah non, moi je ne prendrai pas ça, je fais attention à ma ligne ou quoi que ce soit. Ah oui,
- Speaker #0
je prends une salade, je vais manger de la salade.
- Speaker #1
Mais le nombre de fois qu'on va le dire, dans une semaine, dans un mois, peu importe, c'est ça, c'est le nombre de répétitions qui fait son bout de chemin, c'est tout ça qui est accumulé, ça influence la neuroplasticité. Effectivement. Partage d'expérience moi-même, quand je disais tantôt que souvent peut-être les parents ne s'en rendent même pas compte. Moi, quand j'étais jeune, j'ai... comme je l'ai déjà dit, extrêmement gêné, vraiment, vraiment. Puis une des grandes raisons, c'était mon physique. Puis je parlais de miroir tantôt. S'il y avait une affaire que je n'aimais pas, c'était me regarder dans le miroir. Parce que j'ai une lèvre inférieure qui est un peu plus sortie de la bouche. Puis pendant longtemps, ça m'a beaucoup dérangé parce que mon surnom primaire, moi, sympathiquement, c'était Babine Debeux. Et donc... Pendant très très longtemps, si vous nous écoutez audio, vous ne le verrez pas là, mais je me rentrais systématiquement la lèvre et je me promenais comme ça en espérant que magiquement au bout d'un certain temps ça finisse par...
- Speaker #0
Rentrer à l'intérieur.
- Speaker #1
Rentrer, rester davantage et que ça reste équilibre. Mais ça, ça m'a... À énormément nuit, plus jeune, j'en parlais pas. Je suis pas sûr que je n'en ai parlé à mes parents non plus. C'est pas quelque chose, c'est quelque chose que je vivais, je vivais très mal. Puis une des raisons que je voulais pas aller en avant de la classe, pour faire une présentation orale ou autre, c'est que je me disais, il y a personne qui va m'écouter, ils vont tous regarder ma lèvre puis rire de moi.
- Speaker #0
Bien oui.
- Speaker #1
Puis, donc...
- Speaker #0
C'est dommage.
- Speaker #1
C'est dommage, mais c'était ma réalité, puis ça m'a longtemps suivi. Puis même, par la suite, dans la vingtaine, je me souviens encore que je me suis, bon, en jouant au football avec des amis, que je m'étais pété le nez, puis que j'ai le nez qui s'est littéralement tassé d'un coup sec. Et tout le monde me regarde toujours en disant « Non, il est correct ton nez » . Oui, mais je sais qu'il y a une légère courbure qui s'est faite, entre autres avec les masques, avec la COVID. J'avais tout le temps de masques, de biais dans le visage à cause de ça. Et moi, ça m'a longtemps dérangé. Pendant longtemps, je ne voulais pas qu'on me voie d'un certain profil. C'était l'autre profil qu'il fallait qu'on me voie.
- Speaker #0
Alors que personne ne s'en rendait compte.
- Speaker #1
C'est ça. Donc, c'est nous-mêmes qui s'imposons un idéal qui peut devenir très malsain.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Pas juste physiquement, mais aussi qui a un impact sur à peu près toutes nos sphères.
- Speaker #0
Comment tes parents ou un adulte auraient pu t'aider étant donné que... Personne ne s'en rendait compte vraiment. Toi, tu gardais ça pour toi. Comment il aurait pu t'aider à ce moment-là ?
- Speaker #1
C'est sûr que, ne sachant pas, des fois, on n'a pas tendance à en parler, mais connaissant, avec ce qu'on vous amène comme point, puis avec ce qu'on vous amène comme statistiques, ça va vouloir être épeurant. Je crois que c'est de prendre conscience que ça se peut que votre enfant vive ça, et d'avoir une discussion. de temps à autre avec lui, par rapport à lui-même. Ce n'est pas être en mode inquisition, mais d'y aller doucement, d'avoir des discussions, comment tu te sens par rapport à ça. Puis la confiance s'installe, puis c'est là qu'on peut peut-être aller installer un bien-être davantage, puis que l'enfant s'accepte comme qu'il est.
- Speaker #0
Oui, puis ce que je comprends aussi à travers ce qu'on dit, c'est déjà que c'est difficile. Des fois, de monter sur la scène, ça peut être aussi difficile parce que, bon, on vient de le dire, le regard des autres, c'est un exposé oral, mais le regard des autres. Par contre, si on amène les choses de façon différente, puis qu'on amène les jeunes à leur expliquer que, hé, là, tu vas prêter ton corps à un personnage, je ne dis pas que ça va, c'est de la magie, mais tranquillement, pas vite, plus on va l'amener à jouer, puis à développer des personnages, puis à trouver une certaine aisance. ben moi je pense que c'est un peu plus facile pense qu'il y a du positif qui va sortir de ça parce que là, tu vas te rendre compte que ton corps, c'est un véhicule, évidemment, mais tu peux faire des affaires avec ça, puis ça peut juste être à ton avantage. Il faut amener ça doucement. Moi, je pense qu'une chose que les parents pourraient faire, mettons qu'on s'en va vers le jeu de la semaine, quelque chose de simple, c'est « Écoute, moi, j'aime bien y aller avec le positif. Nomme-moi cette semaine trois choses que tu aimes beaucoup sur toi. » Déjà, ça va vous donner des indices sur peut-être ce qu'ils n'aiment pas ou leur poser des questions. Effectivement. Et là, OK, bien, on va faire un jeu. Donc, toi, tu aimes beaucoup ton nez, tes genoux, puis ta main droite. Bon, bien, parfait. Là, j'aimerais ça que tu mettes vraiment en valeur ton nez, puis on va faire une improvisation. Moi, je vais avoir mon nez, puis toi aussi. Puis là, on va se faire les combes de nez à nez. Fais-le bouger, juste pour faire des mimiques. OK, maintenant, on va faire parler nos genoux. Comment tu pourrais faire en sorte que tes genoux soient mis en valeur ? Comment ta main ? Donc déjà, on part du positif. Ça peut amener une autre... Moi, j'aime beaucoup amener les discussions par rapport au jeu. Vous allez rire là-dedans. C'est sûr qu'en parlant des genoux, on fait parler nos genoux à une autre paire de genoux. Ça peut être cocasse. C'est parfait, mais pourquoi tu m'as parlé de ces trois-là ? Tu ne m'as pas parlé de tes cheveux. Je n'aime pas mes cheveux. S'ils disent... Ça crée des ouvertures de discussion. S'ils disent... Parce que je n'y ai pas pensé. C'est parfait, mais... Il y a-tu une autre partie que tu aimerais bien et qu'on exporte pour qu'on essaie de faire un jeu ? On va essayer de faire parler... Je ne sais pas, à ton talon gauche que tu adores parce qu'il est merveilleux. Mais après ça, c'est de voir. « Hé, puis ton bedon, comment ça se fait que tu n'as pas fait de parler de ton bedon ? » Bien, je le trouve mou, mon bedon. Ah là, tu sais, sans qu'il se rende compte, on vient de faire allumer des petites fémurs rouges. Puis ça, ça va amener des discussions et ça pourrait vous donner des indices. Et tantôt, tu sais, là, on a parlé de toi qui es un mâle. Tu as parlé beaucoup de fémur. Je vous dis que là, dans l'ère où on est présentement, il y a beaucoup de garçons qui sont archi-complexés. Et ce n'était pas un mouvement qu'il y avait nécessairement avant. Mais le culte du corps chez les garçons est là aussi, c'est dangereux dans le sens où... On se préoccupe des filles, et tant mieux, on fait attention, mais essayons d'avoir un oeil sur nos garçons aussi. Parce que quand ils grandissent, juste avant de grandir, des fois il y a un petit bedon, un petit quelque chose, c'est pas grave, moi je dis toujours à mon garçon, c'est pas grave, c'est parce que tu as besoin d'un petit peu de mou pour pouvoir grandir et tirer, et que ça te fasse pas mal. Mais ils sont à « watcher » nos garçons. Là, ils ont des images de gars ultra masculins, en forme, musclés. Puis des fois, ils se surentraînent à notre insu. Donc, il va falloir arrêter un oeil, deux yeux et deux oreilles à ce qui se passe dans notre maison.
- Speaker #1
C'est ça, parce que souvent, quand on pense aux réseaux sociaux, aux influenceurs, on pense beaucoup au côté beauté féminin. Puis oui, effectivement, tu sais, je sais que tantôt tu parlais des genoux, etc. Je me souviens encore d'une dans un reportage de Radio-Canada qui était très bien ciblé pour les jeunes, qui a eu une influenceuse bien connue, j'oublie son nom, mais... qui, elle, pendant très longtemps, était hyper complexée par un grain de beauté, je pense qu'elle avait sur le poignet ou quelque chose comme ça. C'était la fin du monde. Oui,
- Speaker #2
oui.
- Speaker #1
Pour une niaiserie. Mais ce qui montrait aussi, pour revenir à ton point sur les garçons, c'est justement, il y a de plus en plus d'influenceurs qui jouent là-dessus puis qui vont vendre des produits pour répondre à des « besoins » , entre guillemets. Ce n'est pas toujours des besoins nécessairement, mais qui viennent dans… amplifié et complexe chez les garçons aussi.
- Speaker #0
Ben voilà, fait que là moi je... Nous à la maison, on a deux garçons aussi, fait qu'il faut quand même avoir un oeil. Mais plus ils vont être habitués à faire des niaiseries, c'est niaiseux, des niaiseries, bon, mais plus on va les amener à jouer, à avoir l'air ridicule dans un contexte, hein, ou plus on va les rassurer, je crois, par rapport à... l'image qu'ils se font de eux par rapport à ce qu'ils voient.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Donc, tu sais, c'est ça. C'est d'être à l'écoute, c'est de nourrir un dialogue. Puis, tu sais, c'est comme, tu sais, on y reviendra, mais quand on parle d'écran, on dit toujours, c'est pas d'interdire, c'est d'apprendre à ça, à voir ce qui est, de comprendre ce qui est consommé par les jeunes, tu sais, pour garder le dialogue, pas se couper d'eux. Bien, c'est la même chose avec l'image corporelle.
- Speaker #0
Oui, tu peux ne pas aimer ton index droit. En même temps, il ne faut pas que ça te freine, il ne faut pas que ça t'empêche de vivre. C'est là qu'elle est la différence aussi.
- Speaker #1
C'est ça. Donc, c'est important parce que les petites phrases, etc., c'est répété, répété, répété, puis les jeunes se le répètent, puis ça travaille la neuroplasticité, puis c'est là que ça devient un problème.
- Speaker #0
Oui, puis c'est de la neuroplasticité inversée. C'est vraiment pas positif.
- Speaker #1
Non, c'est ça. Ça va dans les deux sens. C'est pour ça qu'on est tête de mule, c'est pour ça qu'on a de la réticence à changer sur certaines choses. C'est la même chose. Et donc, puis parlant de réticences à changer, bien, des fois, à travers ça, on commet des erreurs. Puis, c'est d'apprendre parce que les erreurs font partie de ce qui nous amène à progresser. Tu sais, même les plus grands dans un peu tous les domaines vont le dire, tu sais, c'est grâce à leurs erreurs qu'ils ont fini par atteindre les sommets. et c'est ce qu'on va davantage aborder la semaine prochaine avec comment... sur scène, l'erreur peut devenir une opportunité à travers l'improvisation, à travers... Des fois, il y a des choses qui ne sont pas dans le scénario, mais avec une erreur qui devient quelque chose...
- Speaker #0
En fait, j'aime beaucoup travailler avec les accidents. C'est ça, qu'il arrive... Bon, un accident, là. Je dis un accident, mais pas quelque chose de grave, mais qu'il arrive à quelque chose qui n'était pas prévu, puis on fait... On n'avait pas pensé à ça, puis c'est intéressant. On va l'intégrer, puis on va changer ça. J'aime beaucoup, moi, travailler avec ça. Donc, super Si vous avez aimé notre podcast, on vous invite à vous abonner à notre chaîne, mais vous pourriez venir faire un petit tour au Studio 4R6 parce qu'on a vraiment des cours intéressants pour les tout-petits à partir de 4 ans. Ensuite de ça, on a les enfants qui sont aux primaires, secondaires, on a les adultes aussi. Toi-même, tu fais d'excellentes cours en neuroplasticité. Et comment tu appelles ton cours ?
- Speaker #1
Oser se réinventer.
- Speaker #0
Oui Et puis, ça finit toujours avec des... les exercices de théâtre qui sont vraiment intéressants.
- Speaker #1
On a beaucoup de fun, mais à travers ça, on progresse, puis on voit des belles réflexions. Exactement. Très nourrissant. Merci.
- Speaker #0
À la semaine prochaine.
- Speaker #1
À la semaine prochaine.
- Speaker #2
Une voix qui s'emballe, un enfant qui respire, prête à se laisser dire Elle tremble sur la réplique, son coeur court, sa gorge pique On lui dit regarde-moi, tout à coup elle ose la voir Il improvise, il se trompe, mais le rire brise la honte à force