- Speaker #0
Réemployer, repenser,
- Speaker #1
réinventer,
- Speaker #0
ralentir, rêver, réenchanter, rééquilibrer, régénérer.
- Speaker #1
Scénographie Bienvenue dans Scénographie, le podcast qui explore la transformation écologique de la culture.
- Speaker #0
Suivez-nous dans les coulisses de l'éco-conception de spectacles et d'expositions guidées par des professionnels engagés. Observez avec vos oreilles, écoutez des conversations libres et inspirantes pour envisager un futur résilient et joyeux.
- Speaker #2
Le châssis, là, tu le mets plus à jardin, s'il te plaît.
- Speaker #0
C'est le mot.
- Speaker #2
Je m'appelle Pauline Hutin, je suis scénographe d'exposition et membre de l'Augur Lab. Pour cet épisode, j'ai eu envie d'aller discuter avec Olivia Berton. Si vous connaissez son travail ou celui du Studio Vast, vous savez sans doute que les questions écologiques y occupent une place centrale. Depuis des années, Olivia explore d'autres façons de faire, des formes plus sobres, des dispositifs qui se réinventent à chaque projet, des matériaux choisis avec soin et une attention constante. à ce que la scénographie peut produire pour les publics, les équipes et pour le vivant. Pour moi, c'était presque une évidence de l'invité. D'abord, parce qu'en tant que jeune scénographe, son approche a été et est encore une vraie source d'inspiration. Et puis parce que ses projets, comme Extraverti ou Les Radicales, ouvrent des pistes collectives, participatives, ancrées dans les réalités du terrain et profondément tournées vers l'humain. Olivia fait partie de celles qui expérimentent. qui cherchent, qui déplacent les lignes, tout en contribuant activement à la recherche. Alors aujourd'hui, j'avais envie d'ouvrir cet espace-là, pour comprendre son parcours, ses méthodes, sa vision des choses, et ses petites décisions qui, mises bout à bout, transforment profondément la manière de fabriquer la culture. Alors, bonne écoute !
- Speaker #3
C'est là, c'est là, on va tenter de l'appeler. Bonjour Olivia, c'est Pauline, on est devant.
- Speaker #4
Ah salut Pauline, au deuxième.
- Speaker #3
Merci beaucoup, à tout de suite. Super,
- Speaker #4
à deuxième étape.
- Speaker #5
Comme ça ? Ok, c'est toi qui me dis. De toute façon je vais devoir me relever parce que toutes mes antissages sont là-bas, mais sinon c'est très bien. Comme ça c'est bien ? C'est la première fois que j'ajuste un micro. On commence par un bonjour !
- Speaker #2
Bonjour Olivia.
- Speaker #5
Bonjour Pauline.
- Speaker #2
Alors, pour commencer, pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?
- Speaker #5
Du coup, moi je suis scénographe d'exposition au sein du Studio Vaste qui existe depuis un peu plus d'une dizaine d'années et on travaille beaucoup pour les expositions, les musées, les parcours permanents ou temporaires et un peu avec des aménagements dans des tiers-lieux culturels ou des espaces d'accueil du public.
- Speaker #3
Génial, et comment vous définiriez un peu le métier de scénographe ?
- Speaker #5
Le métier de scénographe, je suis un peu tombée dedans quand j'étais dans mes études aux arts décoratifs. scénographie de théâtre mais aussi scénographie d'exposition c'est mettre en espace des contenus se mettre au service d'un projet que ce soit des thématiques scientifiques historiques, du patrimoine ou alors des œuvres d'art et des artistes et c'est un plaisir de les servir pour les donner à voir au public dans l'espace
- Speaker #2
Très bonne définition Alors les questions d'éco-conception et de développement durable étaient-elles présentes dans votre apprentissage de la scénographie ?
- Speaker #5
C'est vrai que dans ma formation de scénographie, qui était à l'origine plus théâtrale, ce n'est pas du tout des mots ou des vocabulaires qu'on abordait. Après, il ne faut pas se leurrer dans le milieu culturel. On a toujours eu à faire des efforts pour la transformation de l'existant, récupérer des choses, les transformer et être agile pour des raisons financières, de coûts et d'efficacité. Je dirais que dans les préoccupations budgétaires, le réemploi a toujours existé pour valoriser ce qui était là, mais ça ne s'appelait pas de l'éco-conception et ce n'était pas valorisé comme ça. Donc ça s'est transformé et ça va surtout beaucoup plus loin maintenant. Mais ce n'était pas du tout des mots qui ont été abordés dans les années 2000.
- Speaker #3
D'accord. Et donc, comment ces enjeux-là environnementaux, ils sont progressivement intégrés dans votre façon de concevoir la scénographie ? Est-ce que c'était un instant un peu qui a compté, un instanté, un déclic ? Ou alors c'était un glissement un peu naturel, quelque chose de présent dès le début aussi dans votre manière de penser la scénographie ?
- Speaker #5
Alors de mon côté, j'avais une sensibilité écolo-politique. mais de façon très générale en termes de positionnement. Je pense que le moment où j'ai eu une prise de conscience de la réalité de la situation, c'était plutôt en 2018-2019 avec la rencontre de personnes comme Amélie Lebleu ou d'autres personnes engagées, que s'est développée mon éco-anxiété intense pendant une ou deux années et qui s'est transformée après en colère et en action pour compenser tout cela. Ça m'a permis de rencontrer des personnes qui m'ont vraiment impressionnée dans leur engagement dans la société. On a créé le collectif des Radicals juste avant le confinement et qui nous a donné plein de temps pour déployer des actions, des réflexions, pour faire évoluer les métiers du design en tenant compte maintenant des impacts qu'on avait dans nos projets. Maintenant, ça s'intègre dans nos valeurs et nos préoccupations constamment, je dirais, depuis les années 2020-2021 au sein du studio. Et puis, j'ai rejoint rapidement le lancement des initiatives comme Logurlab Scénographie, qui rassemblait les métiers de la scénographie d'exposition, de musée, de théâtre et des artistes. Parce qu'il y avait des positionnements, ou en tout cas des réflexions, ou des besoins de faire développer des outils pour faire accélérer le changement dans les métiers de la scénographie.
- Speaker #2
Alors maintenant, si on va un peu plus loin sur la question de l'éco-conception, est-ce que vous pourriez nous donner votre propre définition de l'éco-scénographie, donc de l'éco-conception scénographique ?
- Speaker #5
C'est une bonne question parce que je pense qu'il y a plein de définitions qui existent. On ne sait pas quel est le bon vocabulaire. Je parle souvent, en tout cas dans les notes d'intention, d'éco-responsabilité de façon générale puisque ça va au-delà de juste la scénographie, c'est sur l'ensemble du projet, avec tous les acteurs culturels avec lesquels on travaille. Je pense que mon objectif, plus que la définition, c'est que ça ne soit plus de l'éco-scénographie et que la scénographie devienne pour tous une intégration des préoccupations. écologiques, mais aussi au regard du contexte du changement climatique, de la chute des ressources, d'extinction de la biodiversité. Je pense qu'il faut qu'on accélère complètement pour diminuer l'impact humain. En scénographie d'exposition, notamment temporaire, on produit beaucoup. C'est un problème important. C'est important de transmettre tous ces sujets, tous les leviers qu'on peut activer, de les développer pour que le plus d'acteurs possibles puissent les mettre en pratique et qu'on diminue l'impact de nos projets. En tant que scénographe, mais aussi en tant qu'acteur culturel, on est quand même des personnes qui sont à même de porter ces sujets du changement climatique, de les faire connaître, de les diffuser, parce que je crois beaucoup dans ce médium exposition, pour aller au-devant des publics, des publics qui ont souhaité venir, mais d'autres qui passent par là et découvrent un sujet de façon collective, pour diffuser un peu en open source et accélérer les transitions de la société, et pas que du milieu culturel. Donc c'est important de continuer à en faire, c'est important de transmettre et de faire fructifier les expériences qu'on a, qui sont efficaces. Et je crois beaucoup à la preuve par l'exemple. Donc il faut tester des choses et le faire savoir et le transmettre pour que les autres puissent les appliquer et les améliorer.
- Speaker #3
Super. Alors dans les valeurs du studio VAST, on retrouve les 4 R du développement durable. Mais avec un petit twist, vous dites VAST se mobilise pour réinventer, réutiliser, réduire et recycler. Et le petit décalage que j'ai noté, c'est le mot réinventer. souvent on dit renoncer plus dans les 4 R donc c'est peut-être quelque chose qui parle un peu plus dans le domaine de la création donc pourquoi ce mot réinventer qu'est-ce que ça veut dire pour vous réinventer la scénographie et est-ce que c'est nécessaire ?
- Speaker #5
Question très pertinente, je ne vous cache pas avant qu'on avait les 5 R et que dans une note d'intention quand on est en concours c'est pas facile de parler du premier, de refuser ou renoncer Merci. Pourtant, en tout cas, dans les projets qu'on nous propose, on l'a beaucoup fait. Il y a des choses qu'on ne fait plus, ni à l'étranger, ni sur des sujets, des marques, qui ne sont pas en adéquation avec nos valeurs. Donc maintenant, c'est des choses qu'on a apprises à faire le renoncement, même s'il y a plein de sujets qui nous intéressent. Mais en tout cas, on ne fera pas des choses sur lesquelles on n'est pas en adéquation. Et réinventer, c'est aussi trouver des formes qui n'ont pas été déjà faites. Évidemment, dans le rythme très soutenu de celui d'une production d'expo, d'un concours, on n'a pas le temps de toujours innover. Mais en réalité, nous, on essaye d'avoir 80% de choses qui sont sûres et fiables et toujours 20% de choses qu'on n'a jamais faites. Ce n'est pas facile aussi à argumenter en concours. On nous dit, mais est-ce que vous êtes sûr que ça tient ? Est-ce que vous êtes sûr que ce nouveau matériau est responsable ? Il est génial. Je dis non, mais en fait, si personne ne le teste, ne vérifie comment il va réagir quand on va faire des échantillons, des premiers de série, comment il va résister au public. Est-ce qu'il faut mettre du vernis pour protéger ce liège, pour ne pas qu'il s'effrite ou est-ce qu'on le laisse brut ? justement il n'y ait pas de multiplication des couches de matière et de transformation. Personne ne pourra les faire se développer, alors qu'en fait on a plein de solutions qui sont en train d'émerger, qui ont pour l'instant des coûts qui sont importants, donc on ne pourrait pas se le permettre dans un milieu culturel qui est très contraint financièrement de lancer des projets avec des produits haut de gamme, très chers, qui sont sur des niches. Par contre c'est important de le faire pour 10 ou 20%, je pense que c'est aussi l'objectif de la culture, de soutenir ces projets, ces innovations. chose qui émerge vers plus d'éco-responsabilité. Donc on a testé le liège sous toutes ses formes pour faire des mises à distance. Ça nous a permis de réduire la matière de ces podiums qu'on a toujours fait en bois sur une épaisseur de marge de 30 cm. Finalement, si c'est juste pour que le public ne s'avance pas, il y a peut-être d'autres façons de le faire en diminuant l'impact de la matière tout en protégeant l'œuvre des contacts physiques qui pourraient lui nuire.
- Speaker #3
C'est un apprentissage continu.
- Speaker #5
Exactement.
- Speaker #3
Maintenant, de manière un peu plus concrète aussi, mais on l'a déjà été, comment vous abordez un projet de scénographie ? Est-ce qu'il y a une méthode ? Comment on met en place un peu ces valeurs dans une commande, dans un concours ? Quels sont les freins, les contraintes ? Et à quelle étape du projet on peut intervenir au niveau de l'éco-responsabilité ?
- Speaker #5
Je vais parler de Loguerlab Scénographie, puisque c'était le groupe 3 de travail auquel j'ai participé avec plusieurs scénographes du théâtre et de l'exposition, pour élaborer une liste de questions à se poser au préalable, quand on démarre le projet, pendant les phases d'études, mais aussi pendant tout le suivi de réalisation, qui est un questionnaire qu'on a élaboré, mais qui n'est pas encore en ligne. Et donc, c'est dans nos objectifs, avec 2-3 personnes, de le finaliser pour le remettre et le publier sur le site de l'Ecotech. Il faut être attentif, du coup, aux prochaines publications. La méthode, en fait, il n'y en a pas parce que chaque projet est très différent. On ne peut pas activer les mêmes leviers d'éco-conception selon l'environnement dans lequel on s'implante, selon les réseaux de ressources qu'il y a autour, selon l'implication de la maîtrise d'ouvrage, la liste d'œuvres, leur protection ou pas. Ce qui est important, c'est de se poser des questions qui vont concerner à la fois les matériaux qu'on utilise. Est-ce qu'on prend des choses qui ont déjà été remployées, recyclées ? Comment on fait pour diminuer la matière neuve ? comment on fait pour... choisir toujours un matériau qui a un plus faible impact qu'un autre, mais selon les besoins qu'on a à résoudre, et parfois on a des questions de robustesse pour des tenues à long terme, qui nécessitent de prendre celui qui a peut-être un peu plus d'impact, mais qui va tenir plus longtemps et ne pas être remplacé. Donc on doit tenir compte de la maintenance et du cycle long des mobiliers qu'on va faire, en imaginant que d'autres pourront les réemployer, les réutiliser ou les recycler. Donc on a maintenant des techniques d'assemblage mécanique réversibles. qui sont des descriptifs des ouvrages qui ont beaucoup évolué, puisqu'avant on disait que c'était collé-clouté à chaque fois qu'on faisait un descriptif. Maintenant on dit que ça doit être vissé et assemblé mécaniquement pour que quiconque ait besoin puisse désolidariser la matière les unes des autres. Donc ça, ça fait évoluer. Et puis le fil conducteur, c'est peut-être aussi une réflexion. un peu plus ouverte que le sujet de l'exposition, à savoir d'aller se renseigner sur la préservation du vivant au sens large. Je crois qu'avec la montée des sensibilisations à la chute de la biodiversité, il faut maintenant aller voir pas que des choses qui nuisent aux humains, mais aussi qui peuvent nuire à tous les vivants de façon générale, en ayant une attention à la lumière qui reste allumée la nuit et qui n'est pas bonne pour les animaux de nuit quand on est dans des éléments en extérieur. D'essayer de travailler aussi à la préservation des transports des matériaux, de leur origine, de quel nombre de transformations il va y avoir. Et pour ça, il faut évoluer dans les regards qu'on porte sur la qualité d'une scénographie, à savoir qu'on peut tout à fait laisser des joints creux entre les cimaises, que c'est ce qui va permettre de les réutiliser, que c'était grave à l'époque et que finalement, c'est plus si grave. Et que dans un projet, en fait, on doit le mettre en place sans que ça se voit, mais qu'on soit sûr qu'on a fait le maximum pour le développer. dans les contraintes qu'on avait. Donc c'est beaucoup de matière grise, comme disait encore Heureux dans son exposition, à déployer pour minimiser la vraie matière du projet.
- Speaker #3
C'est super comme expression. Est-ce que vous pourriez nous parler d'un exemple de projet concret que vous avez fait, sur lequel il y a eu ces questionnements-là ?
- Speaker #5
J'ai parlé de deux projets, mais qui sont en lien un peu différents, peut-être avec un des aspects de chacun. Donc là, on ouvre demain le Muséum d'Histoire Naturelle du Havre, qui est un projet permanent. donc avec une refonte du parcours. Dans le permanent, c'est très dur d'avoir des leviers parce qu'on doit avoir une robustesse et une tenue à long terme. Donc on va souvent sur des super matériaux, des épaisseurs, des éléments techniques qui sont neufs puisqu'ils vont devoir durer. Donc le seul levier qu'on a pu faire, c'est d'avoir des CP plutôt que des médiums, en tout cas pour préserver les menuisiers qui le travaillent, de la super entreprise Sequoia qui les a fabriqués. Et ça doit avoir des modules de table qui étaient avec des piétements indépendants des plateaux. pour imaginer, et on le sait, que dans 5 ans ou 10 ans, avec la force de proposition des équipes du muséum, ils puissent garder l'épiétement et renouveler, soit pour des raisons de maintenance, soit pour des renouvellements de contenu, uniquement le plateau de jeu ou le support de la vitrine. On a fait des choses qui étaient le plus standardisées possible. On n'y arrive pas partout parce qu'un sélacan est très différent d'un rhinocéros à mettre sur un podium ou sur une vitrine. On n'a pas les mêmes dimensions, donc il y a beaucoup de choses qui sont sur mesure. Mais on a essayé d'imaginer que les équipes doivent pouvoir les renouveler en sachant comment aller retrouver de la matière facilement et ne pas transformer et mettre à la benne entièrement ce mobilier, mais pouvoir en réemployer au moins une partie. Donc ça, c'est un sujet. Et sur le permanent, je pense qu'il y a encore beaucoup à faire pour pouvoir développer des pratiques moins impactantes. Sur le temporaire, on a plus de technique et d'agilité, mais aussi moins de temps et moins de sous. Et l'atelier Rodin, c'est la cinquième édition qu'on est en train de préparer. Il se trouve que quand on l'avait conçu initialement, on avait très peu de temps et c'était le moment. où il y en avait des problèmes financiers, des bois qui avaient beaucoup monté et où on avait huit semaines de délai sur les fournitures neuves parce que c'était la crise totale des approvisionnements. Et en fait, on a travaillé avec l'atelier Extramuros qui nous a conçu des tables avec que des bois issus des déchetteries et des bennes directement en faisant une marqueterie de bois assemblée les uns aux autres. C'est un savoir-faire que pour l'instant, peu de gens savent faire. Ça a un impact visuel, mais en fait, c'est hyper beau. Ça fait une table en marqueterie contemporaine de réemploi fait par une entreprise de l'économie sociale et solidaire. Et on a trouvé plein d'astuces comme ça en fait pour travailler avec l'existant et transformer parce que c'était un projet qui s'est monté en 4 à 6 mois de façon très courte et qu'il fallait aller vite et ça nous a permis d'être agiles aussi pour le mettre en place et il y avait un soutien de la maîtrise d'ouvrage pour aller dans ce sens-là.
- Speaker #3
Est-ce que ça apporte aussi de la valeur ajoutée au projet ? Des choses auxquelles on n'aurait pas pensé à l'origine et puis ça apporte des bonnes surprises ?
- Speaker #5
Oui, maintenant c'est quelque chose dont on est très fiers esthétiquement. mais aussi dans l'engagement que c'était. On a pu travailler aussi avec les poufs de la tête dans la nuage qui sont que avec du recyclage de matériaux d'emballage audiovisuel. On a appris aussi de nos erreurs puisque tous nos mobiliers au début on les a vernis avec des vernis écologiques qu'on n'avait jamais testés. Donc au bout de cinq mois de forte utilisation des enfants sur de la peinture, de la pâte à modeler et de la sculpture le vernis avait pris cher et donc sur la deuxième édition en réalité on a dû tout reponcer et on a mis un vernis très très puissant dont je ne veux... malheureusement pas dire quels sont les composants. Mais ceci dit, ça fait quatre ans qu'ils ne bougent pas. Et donc là, je souhaite en tout cas que les vernis écologiques se développent mieux. Pour l'instant, je n'ai pas encore trouvé de vernis écologiques faibles émanations et produits qui sachent tenir dans un temps très long. Donc ça vaut parfois plus le coup d'en mettre un plus solide, mais j'espère que ça va évoluer dans le temps.
- Speaker #3
Alors maintenant, de manière un peu plus large, quelles sont les évolutions que vous avez pu observer dans le milieu culturel et peut-être plus précisément dans le milieu muséal ces dernières années ? donc du point de vue de l'éco-responsabilité et de l'éco-conception.
- Speaker #5
Au début, l'émergence de ce sujet dans le milieu culturel, il est d'abord passé dans deux institutions qui ont fait faire des guides, la BNF et la Cité des Sciences, qui ont beaucoup tourné. C'est l'avantage du service public qui les ont mis à disposition de tout le monde, pour les scénographes et pour les autres maîtrises d'ouvrage qui n'avaient pas pu se permettre de se payer un accompagnement spécialisé sur les leviers. Ils ont été très intéressants, ils ont été beaucoup diffusés et ça a permis une transition des pratiques. Le deuxième chose qui est apparue, c'est d'avoir un... timide critère de notation sur les esquisses qui en général étaient de 10 points sur 100 sur ce critère de prise en compte d'éco-responsabilité. Nous, sur les premiers concours, on y était très sensibles, mais on a vu qu'on avait beau être très éco-responsables, s'il y avait un meilleur projet qui ne l'était pas, il passerait. Donc on avait un peu déchanté au début sur le fait de mettre au cœur de notre approche ce sujet-là, parce que du coup ça apportait des contraintes où nous, on décidait de ne pas rebouger les cimettes de la pression des expositions, de les récupérer. Mais du coup, on nous a dit, ah ben non, mais c'est pas en adéquation avec exactement la quantité d'œuvres. Donc, il n'y avait au début aucun effort qui était souhaité de la part de la maîtrise d'ouvrage ou des commissaires pour s'adapter à quelque chose et le faire dans le dialogue. Donc, c'était vraiment très sur nos épaules et facultatif. Enfin, 10%, c'est très peu. Je pense que ça a beaucoup augmenté, que maintenant, c'est un point important. Et peut-être que nous, on a appris aussi à mieux le manier, à savoir comment le présenter et le soutenir. Et voilà, avec les regards aussi sur les expositions. évolue. Il y a eu toute cette période d'exposition uniquement en CP brut ou en scénographie de palette, qui voulait dire qu'on faisait de l'éco-scénographie. Je pense que c'est bon, on est passé au-delà du sujet. Réemployer des palettes uniquement pour construire quelque chose. Maintenant, on a des projets où, sur notre site, on ne voit pas l'éco-scénographie. Nous, on sait qu'on y met beaucoup de notre attention, mais visuellement, pour les publics, ce n'est pas quelque chose qui a besoin de se voir et de se savoir. Ceci dit, c'est vrai que le bois brut, dès qu'on peut ne pas le peindre, dès qu'on peut minimiser les transformations de la matière, ça reste intéressant. Maintenant, je pense que c'est une mode aussi et que ça va évoluer. Donc quelles vont être maintenant les évolutions ? Je dirais que c'est de partager cette envie et de s'en donner les moyens pour aller plus loin dans cette prise en compte et que ça devienne une généralité et que ça ne soit plus un sujet. C'est comme tout élément de transformation d'une société, tant qu'on n'a pas atteint 30 à 50% de la population qui trouve que c'est devenu la normalité. Je souhaite maintenant qu'on aspire à ce que le problème de la gêne se passe du côté de ceux qui veulent s'en affranchir, plutôt que de ceux qui doivent se justifier de ne pas pouvoir tout faire, parce que c'est vrai qu'après, une fois qu'on a pris conscience de toutes les problématiques, ça devient très écœurant de fabriquer certaines choses quand ça va à l'encontre de nos valeurs et qu'on sait qu'elles seront à l'impact.
- Speaker #3
Est-ce que ça a un peu bougé ? Est-ce que maintenant il y a plus de points accordés peut-être dans les concours à ces questions-là ? En tout cas, c'est plus valorisé ?
- Speaker #5
Oui, c'est plus valorisé. Il y a toujours l'offre financière qui est importante. Il y a toujours l'esthétique du projet qui est proposée. C'est quand même l'avantage au moins des esquisses, c'est de se positionner sur une idée ou une esthétique de l'exposition qu'on veut porter. Il y a un support d'adéquation entre le sens et la forme que cela prend. Ce que je dirais qui est différent, c'est que maintenant, nous qui travaillons depuis plusieurs années, on fait appel à des studios pour leur capacité de savoir le prendre en charge sans faire du greenwashing d'affichage pour gagner le concours uniquement. Donc on nous demande moins de le justifier que d'avoir la capacité de le tenir dans le temps, de trouver des solutions et de connaître aussi l'environnement. C'est devenu précieux aussi d'avoir un réseau de ressources, des contacts dans plusieurs musées. Ça nous arrive très souvent de mettre en dialogue plusieurs institutions. Parce qu'on a la chance de faire beaucoup de concours et de connaître les parcs de matériel de plein d'établissements. Et donc de leur dire, je crois qu'ils ont des miroirs au quai Branly et on les a empruntés pour l'atelier Rodin. Et là, on est en train de voir comment aller dans les sous-sols du centre Pompidou pour toutes les rebuts qu'ils n'ont pas encore décidé de stocker, de réutiliser pour faire le prochain atelier. Donc voilà, j'espère qu'on va aller vers plus de simplification aussi pour que ça ne tienne pas sur les épaules et la bonne volonté de certaines personnes et que ça ne s'use pas dans cette énergie et que ça se développe, ça fructifie.
- Speaker #3
Alors maintenant, on va revenir un peu à ce qu'on disait tout à l'heure. Donc vous ne concentrez pas votre engagement uniquement dans votre studio, vous êtes impliqué dans plusieurs projets, associations. Donc on parlait du collectif Les Radicales, de l'Augur Lab, duquel nous faisons aussi partie, ou encore le projet Extraverti. Qu'est-ce que chacun de ces collectifs vous apporte et en quoi ils transforment votre pratique ?
- Speaker #5
Au sein du studio VAST, on est scénographe indépendante, donc je crois qu'en fait on se fait de l'auto-formation en s'investissant collectivement dans des groupes qui nous permettent d'échanger nos informations. Je crois beaucoup à cette forme de réseau et de dialogue pour faire monter des idées. Peut-être que nous déjà en scénographie, on travaille beaucoup en brainstorming de façon collective, donc ça me semble assez naturel. Ensuite, ça permet de rencontrer des gens incroyables, de tout domaine, de toute origine, et de créer aussi beaucoup de bienveillance, d'ouverture d'esprit. pour aller plus loin que nos réseaux ou nos bulles d'informations, qui sont très réduites sinon, dans le temps qu'on a pour développer ces sujets. Je pense aussi que c'est, pour avoir fait beaucoup de bénévolat sur d'autres sujets, il ne faut pas se leurrer aussi que c'est une façon de compenser le stress ou l'impuissance sur ces éléments. Donner de son temps, agir, ça aide à pouvoir supporter le fait que quand même, on fonce droit dans le mur, on participe juste à appuyer sur le frein avec tout le monde et on est rassuré de ne pas être seul à le faire. Voilà, donc le collectif Les Radicales, c'est une très belle rencontre avec des personnes. On a voulu aller plus loin pour mutualiser en fait toutes les recherches que chacun avait fait dans son coin et le faire se développer sur des métiers de la mode, du design, du graphisme, de la scénographie. Et puis ensuite, Logur Lab Scénographie s'est fondée. On a rejoint plusieurs groupes de travail et c'est pareil, c'est d'un enrichissement fou. Jamais sinon j'aurais passé des soirées entières à me renseigner sur les chaînes de responsabilité et d'assurance dans le réemploi. Voilà, maintenant, grâce à ce groupe de travail, je suis en capacité de discuter avec un responsable de la sécurité pour voir comment des bois de 30 mm d'épaisseur n'ont pas à avoir de PV M1 et que je peux donc les réemployer, quelle que soit leur origine, sans aucun PV feu à lui fournir. J'étais incapable de tenir ce discours, j'avais l'intuition qu'il fallait trouver des solutions. Et c'est en croisant des bureaux d'études, des avocats, des gens qui étaient dans le bâtiment ou qui étaient dans d'autres sujets, que ça a permis d'aguerrir mes savoirs et acquérir un certain nombre de vocabulaire.
- Speaker #3
Il y a une sorte de savoir collectif qui se nourrit, on apprend beaucoup et puis donc si je résume, il y a aussi ce côté de s'en tenir moins isolé face aux enjeux environnementaux.
- Speaker #5
Oui absolument et puis le projet Extraverti, c'est des personnes avec qui on avait fondé les Radicales et on est plusieurs personnes venant de l'exposition, des muséographes, des institutions culturelles, des scénographes et graphistes à cette réunie et des gens militants climat. En se disant que le support exposition et surtout un peu ces expositions extérieures qui vont sur les places des villages, au devant des publics, on peut capter l'attention de personnes qui sont éloignées de ces sujets, qui n'y sont pas déjà sensibles, en allant les rapporter dans l'art et l'humour et la joie collectif des dispositifs qui sensibilisent au changement climatique et aux actions qu'on peut mener de façon collective. Le but, ce n'est pas de culpabiliser individuellement, mais c'est d'enfiler des lunettes de l'indulgence. Et de regarder avec un autre œil tous ces sujets, de faire porte-voix aussi pour toutes les associations qui, dans toutes les villes, œuvrent sur certains sujets et qui permettent d'être des leviers d'action très efficaces en attendant que les politiques publiques reprennent leur relais. Donc, en fait, c'est le premier projet de notre vie qu'on autoproduit. Comme ça, on découvre aussi ce que c'est que faire tous les métiers. Le commissariat, la muséographie, la recherche de financement, répondre à des subventions. Pareil, ça ouvre un champ immense. Parfois, je me réjouis de n'être que scénographe sur le reste de mes projets. Et on va aussi, avec Extraverti, porter des projets qui sont art et science. Donc on a pu développer avec Sorbonne Université et le laboratoire Océan de PSL, l'Institut Pierre Simon Laplace, des projets pour transmettre les recherches des scientifiques en jeux ludiques de médiation à destination des grands publics.
- Speaker #3
Génial. Et donc cette dimension un peu joyeuse, festive, elle est importante pour parler d'écologie aussi, c'est ça ?
- Speaker #5
Oui, on sait que c'est des sujets qui sont très angoissants, qui sont très négatifs. qui sont mis à distance par les personnes qui en ont besoin. Et puis on est tous avec des périodes où on y est très sensibles et d'autres où on a besoin de plus de légèreté. Je pense vraiment qu'on peut parler par l'humour et la joie et l'art, porter ces sujets pour les faire advenir et trouver des solutions. Pour que ça ne soit pas que de la contrainte, mais du vrai choix de vie où on y trouve d'autres plaisirs.
- Speaker #0
Génial. Alors, toujours sur cette dimension un peu positive, qu'est-ce qui vous enthousiasme aujourd'hui dans votre métier et dans la transition écologique du secteur culturel ? Est-ce qu'il y a des signaux positifs, des bonnes dynamiques qui vous donnent de l'espoir ?
- Speaker #1
J'ai beaucoup d'espoir parce que je suis idéaliste, sinon je ne pourrais pas tenir. Donc je me refuse à me concentrer sur les points négatifs, mais il y en a plein. Je laisserai quelqu'un d'autre les porter sur les freins, les contraintes, les limites et le fait que ça ne va pas assez vite. c'est sûr, mais ce que je trouve enrichissant c'est cette métaphore que j'avais entendue d'essayer de passer des nouvelles voies à travers un champ, au lieu de prendre le petit chemin qui le contourne des champs si possible en culture bio ou au moins en fauche tardive et puis de croiser d'autres gens qui cherchent leur chemin de façon non linéaire non efficace prendre le temps de ralentir si possible je ne suis pas sûre que je sois la première à être exemplaire sur ce sujet où je fais toujours plus et toujours beaucoup En tout cas, c'est en n'essayant pas d'être toujours dans l'efficacité, dans le gain financier et dans les succès au sens nombre de visiteurs, argent engrangé, estime de la mode ou de la période qu'on peut défricher des nouvelles, voire pour l'éco-conception.
- Speaker #0
Génial. Et donc, est-ce qu'il y a des projets récents, des initiatives extérieures qui vous inspirent en ce moment ? Peut-être un projet d'un autre scénographe, d'un collectif, d'un musée, d'un artiste ?
- Speaker #1
Je pense qu'il y a beaucoup de gens dont j'admire le travail. J'avais envie de parler de Prémis & Co, qui ont été quand même aux prémices de ce sujet, que j'avais interviewé dans le livre « Concevoir et réaliser une exposition » il y a longtemps. Ils ont fait des ateliers de réemploi de matériel dans les espaces d'exposition pour les transformer en objets design. Ils font de la scénographie, je trouve, de façon toujours admirable et innovante et vraiment différente, en utilisant des ressources existantes ou en les transformant. Et ils développent des produits et des nouveaux matériaux comme pierres. plumes qui sont très efficaces et qu'on a envie d'utiliser et qu'il faut porter pour qu'ils deviennent moins chers et plus accessibles dans les expositions temporaires.
- Speaker #0
Je ne sais pas si vous voulez en parler, mais est-ce qu'il y a des obstacles, des inquiétudes, puisqu'on disait le côté optimiste juste avant, mais est-ce qu'il y a des freins ? On les a déjà un petit peu abordés, administratifs, économiques, et quelles évolutions vous voudriez voir apparaître dans les prochaines années ?
- Speaker #1
Je pense qu'effectivement, le plus stressant, c'est la lenteur des changements et de l'évolution par rapport aux enjeux, évidemment. Et en même temps, il faut emmener tout le monde, donc on ne peut pas le faire que dans l'opposition. Et l'affrontement, il faut qu'il y ait des deux, des gens un peu plus radicaux, et puis d'autres qui sont plus dans la médiation et les explications. Je dirais que les deux problématiques restent quand même des calendriers qui sont toujours plus contraints et où finalement, on ne respecte plus non plus les gens qui travaillent, c'est toutes les équipes. des institutions partant burn-out et que tous les scénographes sont pressés comme des fricitrons, les muséographes ne dorment plus. Est-ce vraiment de l'éco-scénographie ? Donc respecter aussi les personnes avec qui on travaille dans la bienveillance, c'est quelque chose à ne pas oublier, mais je pense qu'en le donnant soi-même, on le reçoit, et c'est l'avantage. Et puis les économies toujours plus serrées, je parle des projets pour développer des constructions et résoudre le problème, mais c'est aussi quand même des acteurs et des actrices de la scénographie et des musées qui ont du mal à en vivre. Et donc la question c'est comment ensuite on fait pour travailler dans le public quand on est obligé d'accepter des projets dans le privé pour pouvoir subvenir à ses besoins. Les enveloppes d'honoraires ne montent pas parce que c'est des sujets qui financièrement sont très contraints et des économies qui sont de plus en plus serrées. C'est pire dans le théâtre, dans la danse, dans la musique, mais c'est devenu extrêmement vrai dans les musées. Et je pense qu'on va perdre des acteurs et des actrices qui vont devoir se reconvertir. Et ça, ce serait dommage parce que ça se fait quand même avec la force et l'intelligence et l'expérience de toutes ces personnes. Et ça doit aussi être rémunéré à juste valeur pour que ça tienne dans le temps.
- Speaker #0
Alors, on arrive petit à petit vers la fin. J'aimerais vous demander quels conseils vous pourriez donner à de jeunes scénographes qui souhaitent mettre en place une démarche d'éco-conception ?
- Speaker #1
Nous, on a fait une évolution, comme vous disiez, dans nos pratiques de la scénographie, en se sensibilisant à ces sujets, mais est-ce que les personnes qui commencent actuellement dans la scénographie ne vont pas aller créer directement comme cela, sans avoir à s'en soucier ? Finalement, c'est une esthétique humaine et intellectuelle qui naît de la contrainte depuis toujours, et c'en est une de plus, peut-être différente, mais pas très loin. Je pense que pour se lancer... Allez voir les Ocurelabs Scénographie et l'Ecotech, vous trouverez plein d'informations qu'on a mises à disposition en open source à destination de tout le monde. Faites fructifier des réseaux, rencontrez des personnes. Il y a plein de gens qui aiment parler de leur travail, le transmettre. Et puis, découvrez aussi toutes les ressources qui existent, les ressourceries, les personnes qui s'impliquent aussi pour créer des passerelles entre les personnes, parce que je crois que c'est un métier de la collaboration. Peut-être que plein de gens ne répondent pas du tout à cette chose-là, je me rends compte que c'est peut-être... très spécifique à nous, mais en tout cas c'est ce qui fait la force de VAST, le plaisir de travailler tout ensemble et avec des personnes qu'on rencontre et avec qui on apprend à faire ce chemin.
- Speaker #0
Ça se ressent. Alors, encore une petite question pour laquelle il faut laisser un peu parler son imaginaire. Si vous aviez un outil magique pour accélérer les transformations dans le milieu culturel, quel serait-il ?
- Speaker #1
Si je l'avais trouvé, je pense que j'essaierais de le développer plus. Celui que j'ai comme outil magique, c'est la preuve par l'exemple. Plein de gens veulent bien faire, mais ils ont peur ou ils n'ont pas les connaissances. Et je pense que... arriver à montrer des exemples de ce qui s'est fait, quitte à titiller l'égo de la personne en face, pour dire que si les autres y arrivent, on peut aussi le faire sur ce projet, qu'on peut dépasser des contraintes de sécurité, d'accessibilité, en les transformant en autre chose, en ayant des objectifs communs, mais pas la façon habituelle de les atteindre. On va transformer le milieu culturel de façon plus efficace. Donc je dirais que la preuve par l'exemple, pour l'instant, est mon outil magique. tout l'intérêt de cette interview pour pouvoir développer le fait que des gens le font et qu'on aspire à le développer plus encore partout. Merci beaucoup en tout cas pour cette interview et du temps que vous avez passé à rassembler ces données et à les faire connaître. Merci Pauline Huttin, merci Rémi Hébrasse pour votre accueil.
- Speaker #0
Et merci Olivia Berton. Cet épisode touche à sa fin. Merci de nous avoir écoutés. Pour découvrir le travail d'Olivia et du studio VAST, je vous invite à retrouver tous les liens en description de l'épisode ou à aller sur leur site internet. Un grand merci à Olivia pour cet échange et à Rémi Hébra pour son aide précieuse. Et merci à vous pour votre écoute. A très bientôt dans un nouvel épisode.