Speaker #1Est-ce que tu t'es déjà demandé pourquoi parfois on reste dans une vie qu'on déteste ? Ou alors on se dit, ça va, c'est ok, mais c'est pas, oh je kiffe ma vie, je suis très heureux, je vibre. Donc en fait moi je me suis posé la question, pourquoi on préfère un cauchemar qu'on connaît plutôt qu'une vie idéale qu'on ne connaît pas ? Parce qu'en réalité, on dit souvent qu'on cherche le bonheur, mais en réalité c'est faux. Ce qu'on cherche, c'est le contrôle. Et le contrôle, c'est le connu. Mais le truc, c'est que parfois, voire même souvent, le connu nous détruit. Même si on donnait à l'homme tout le bonheur du monde, il finirait par tout saboter. Juste pour se prouver qu'il est libre. Et en fait, c'est là le vrai drame. Parce qu'on préfère saboter notre bonheur plutôt que d'affronter l'inconnu. Et donc on appelle ça, entre guillemets, le cauchemar confortable. Tu sais, c'est ce job que tu n'aimes pas vraiment, mais que tu gardes par sécurité. Et comme je te l'ai dit, c'est aussi cette vie qui est ok. qui n'est jamais vraiment mauvaise, mais qui n'est jamais vraiment bonne. Parce que l'inconnu, ça fait peur. L'être humain préfère un malheur prévisible plutôt qu'un bonheur incertain. En fait, tu sais, c'est souvent les gens qui sont un peu pessimistes, par exemple, qui vont préférer imaginer le pire parce que ça les rassure. Alors qu'un bonheur incertain, ça fait peur. Pourquoi ? Parce que le bonheur, lui, il est risqué, alors que le malheur, lui, tu sais à quoi t'attendre. Quand j'ai préparé cette vidéo, j'ai écouté un podcast du Précepteur, qui parle exactement de la même chose, en fait. Donc je me suis grandement inspiré de ce qu'il a fait. et il parle d'un philosophe autrichien. Paul Václavik. Ce philosophe sort en 1983 un livre qui s'appelle « Faites-vous vous-même votre malheur » . Ce philosophe t'explique concrètement comment tu peux être malheureux. Et donc le but de cette vidéo, qui est tirée du livre et aussi de ce podcast du Précepteur, n'est pas de t'enfoncer. Mais le but, c'est de te faire réaliser à quel point on est doué pour se saboter. En fait, on est nous-mêmes notre meilleur ennemi, ou plutôt notre pire ennemi. Donc selon Václavik, son idée est plutôt simple. Il nous dit qu'on n'a pas besoin qu'on nous dise quoi faire pour être heureux, il suffit qu'on nous montre ce qu'on fait déjà pour être malheureux. Donc Václavik a listé 10 conseils pour être malheureux. Et en fait, c'est 10 comportements qu'on reproduit sans forcément s'en rendre compte, qui nous rendent malheureux. Si tu me suis depuis un moment sur YouTube ou sur mon podcast, tu le sais très bien, je parle souvent de freelance, de quitter le salariat, de media buying, etc. Donc, tout ce qui est vu dans ce livre et ce que j'ai écouté dans le podcast du Précepteur sera évidemment adapté à mes sujets. Donc, si tu te reconnais déjà dans cette introduction, reste bien jusqu'à la fin parce que les 10 conseils, je pense que tu vas pouvoir t'y retrouver à 100%. Avant qu'on attaque nos sujets, je me présente rapidement. Moi, c'est Nicolas Dorfman, j'ai 27 ans, je suis entrepreneur et entrepreneur nomade. J'ai fondé Shaperoom il y a un peu plus d'un an Chez Eproum, qu'est-ce que c'est ? C'est une école pour que tu deviennes freelance. Et plus précisément, freelance médiabayer. Dans cette école, tu as donc un bootcamp, c'est un programme de formation intensif pour apprendre le métier et trouver tes premiers clients. Et dans cette école, tu retrouves aussi une communauté, un collectif de freelance experts. Dès que tu as trouvé tes premiers clients, dès que tu as appris le métier, tu peux rejoindre notre collectif pour continuer d'apprendre, avoir de l'aide, faire partie d'une communauté, faire des voyages, des rencontres, etc. Le but à terme de Chez Eproum, ce n'est pas seulement de te former en tant que médiabayer. Ce n'est pas non plus juste une formation, d'accord ? parce que je pense que tu vas me coller très rapidement l'étiquette du vendeur de formation, celui que tu vois souvent sur les réseaux sociaux. Et c'est tout à fait normal parce que je commence un petit peu avec cette identité-là. Mais ce que je veux te dire, c'est le plus important. Chez Iproum, dans les années qui vont arriver, ce sera une vraie école. Une vraie école pour freelance parce que c'est ce que je veux monter, c'est ce que je veux créer. Moi, ce que je veux, c'est créer comme une institution où en fait, tu veux te lancer en freelance, tu penses qu'il y a une chose, c'est Chez Iproum. Pourquoi ? Parce que demain, on aura différentes filières. il y aura d'autres métiers en rapport avec l'IA, le copywriting et d'autres métiers que tu peux faire en ligne évidemment parce que l'objectif de Shaperoom c'est que tu puisses devenir libre. Donc être autonome, pouvoir travailler d'où tu veux, quand tu veux, être payé à ta juste valeur. Bref, tout ce qui est très différent du salariat. Moi, ça fait plus de 4 ans que je suis en freelance, que je suis à mon compte, plus de 5 ans que je suis média bailleur, et c'est donc pour ça que j'ai fondé Shaperoom. Parce qu'avec cette vie-là, j'ai visité plus de 15 pays, j'ai gagné entre 5 et 10 000 euros tous les ans. Et je me dis qu'aujourd'hui, plein de personnes peuvent le faire, d'autant plus que le marché évolue, et que les entreprises travaillent avec de plus en plus de freelance. L'introduction étant faite, on passe à nos 10 conseils pour être malheureux. obstiné. Continue de frapper à la même porte même si celle-ci ne s'ouvre pas. On confond obstination et persévérance. L'obstination c'est vouloir plier la vérité à ta volonté. La persévérance c'est accepter d'évoluer. Parce qu'en fait l'obstiné dit je frappe de plus en plus fort et ça va finir par passer. Résultat tu vas t'épuiser très rapidement contre cette porte et tu vas finir par te dire c'est injuste je m'y reconnais pas je ne suis pas à ma place et le truc c'est qu'il ya beaucoup de salariés qui font ça je vais attendre encore un peu ça ira mieux mon boss finira par reconnaître mes efforts et même parfois c'est inconscient on force parce qu'on se dit ça va le faire et au delà de ça on est aussi évidemment une peur parce qu'en fait on nous a inculqué étant jeune que le seul chemin possible c'est le salariat et en fait le truc c'est que comme on est dans ce moule dans ce carcan nous sommes obstinés obstinés à vouloir réussir obstiné à vouloir croire ce qu'on nous a dit. Et aussi, quelque part, obstiné à vouloir se prouver à nous-mêmes que ça marche. Prouver à eux aussi. Eux, c'est ton boss, c'est ton entreprise. Que tu es bon, que tu es bonne, que tu es faite pour ce job. En fait, c'est un peu comme le mythe de Sisyphe. Sisyphe pousse un rocher en haut d'une montagne et ce rocher, à chaque fois, descend la montagne. Et c'est ça sans cesse. Parce qu'en fait, c'est une punition. Et donc, Camus qualifie le mythe de Sisyphe comme la condition humaine. Et il dit dans son livre qu'en fait, ou amener à apprécier cette chose, à aimer ce truc-là. Parce que ce serait apparemment la condition humaine. J'en parle d'ailleurs dans un épisode précédent. Et ce que je veux dire par là, c'est que se mettre au boulot dodo, être dans le salariat, faire la même chose tous les jours, avoir les mêmes collègues tous les jours, ça s'apparente beaucoup au mythe de Sisyphe. Parce que notre vie est codée, notre vie est cadrée, c'est tous les jours la même chose, et c'est un cycle sans fin. Parce que tu es payé, tu dépenses tout, tu es payé, tu dépenses tout, tu es payé, tu dépenses tout. Ce que je veux dire par là, c'est que finalement à travers ce mythe, en fait on est obligé d'aimer cette condition là on est obligé d'aimer ce qu'on a construit parce qu'il n'y a apparemment pas d'autres choix possibles alors heureusement voilà tu le sais très bien si tu regardes cette vidéo il ya évidemment d'autres choix possibles d'autres chemins possibles mais le risque en fait là dedans en étant obstiné c'est que tu répètes un schéma donc il faut faire attention à ne pas confondre loyauté et immobilisme c'est très différent donc si tu souhaites être malheureux soit obstiné donc si je reprends le mythe de sissif l'obstiné il va continuer de pousser le rocher jusqu'au bout de la montagne à savoir que le rocher il va descendre et va s'obtiner En pensant que ça va fonctionner à un moment donné, que le rocher va s'immobiliser en haut de la montagne, alors que celui qui va persévérer, il va savoir que derrière la montagne, il y a quelque chose d'autre. Et que du coup, derrière, il va être amené à évoluer. Donc s'il pousse le rocher jusqu'en haut de la montagne, le mythe s'achève. Le rocher est immobilisé. Mais derrière, il y a d'autres choses qui nous attendent. Et c'est là où on rencontre la peur. La peur de se lancer, la peur de changer de vie, la peur d'un nouveau métier, bref, tout ça quoi. Et c'est là où le deuxième conseil intervient. Deuxième conseil pour être malheureux, vivez dans le passé. Pourquoi ? Parce que le passé n'est pas réel, il est reconstruit par ta mémoire. Et en fait, ton cerveau est plutôt bien fait parce qu'il va sélectionner les bons souvenirs. Donc tu vas oublier les moments difficiles, les galères, les choses négatives. Et donc tu vas naturellement te convaincre que c'était mieux avant. Et donc il y a un lien avec ce qu'on s'est dit avant. Pourquoi ? Parce qu'en fait, à mesure que tu vas pousser la rocher en haut de ta montagne, quand il va redescendre, tu vas recommencer. Mais quand tu vas te rappeler de ton passé, donc quand tu as déjà repoussé ce rocher, tu vas te dire, bon bah en fait ça va, c'était bien, c'est une vie qui est ok. Ou alors c'est un cauchemar qui est confortable, comme on l'a dit précédemment. Et en fait, ce qui est dangereux là-dedans, c'est qu'on va associer le confort à la stabilité. Mais cette stabilité, ce que tu connais, te tue à petit feu. Pourquoi ? Parce que tant que tu vas idéaliser le passé, tu refuseras d'écrire le futur. Et encore une fois, tu vas rester dans ce mythe où tu vas pousser le rocher indéfiniment jusqu'en haut de la montagne et recommencer toute ta vie. Et à mesure que tu avances, tu considères que le passé, c'était bien, c'était cool, et donc pourquoi changer ? Encore une fois, si tu acceptes et tu idéalises ton passé, tu refuseras d'écrire le futur. Troisième conseil pour être malheureux, soyez pessimiste. Le pessimisme, c'est une prophétie autoréalisatrice. Si tu crois que ça va mal tourner, ce qui peut être normal, on peut avoir des doutes et des peurs. Donc tu veux te lancer en freelance, tu veux changer de job, tu veux voyager ou quoi que ce soit. Il y a des peurs et des doutes qui en découlent et c'est normal. Mais si tu crois profondément que ça va mal tourner, qu'il y a une possibilité que ça ne fonctionne pas, que tu sois dans l'échec, alors tu vas agir comme si c'était déjà foutu. Parce que ce qu'il y a là-dedans influence tes actions, et tes actions influencent tes résultats. Tu doutes, tu n'oses pas, tu freines. Et donc in fine tu confirmes ce que tu redoutais Je ne suis pas fait pour être freelance, je ne suis pas fait pour ci, je ne suis pas fait pour ça Blablabla Part du principe que tes pensées créent ta réalité. Donc en fait, si tu penses que tu ne peux pas réussir, que tu ne peux pas quitter ton job, que tu ne peux pas trouver des clients, que tu ne peux pas travailler tout en voyageant, eh ben oui, ça va se réaliser. Ça ne marchera pas, tout simplement. C'est d'ailleurs pour ça que si jamais tu regardes cette vidéo et que tu te dis pourquoi pas prendre une formation, un accompagnement ou je ne sais quoi pour pouvoir te lancer en freelance, n'attends rien d'une formation, n'attends rien d'un accompagnement. Ce qui va faire la différence, c'est toi. Ce n'est qu'un effet miroir, si tu veux. C'est-à-dire que tu vas réagir en fonction d'un contenu, en fonction d'une personne, en fonction d'un accompagnement. Mais si tu n'es pas motivé, si tu n'as pas de volonté, et si en plus de ça, tu es pessimiste, ça ne sert à rien de te lancer, ça ne sert à rien de prendre une formation, garde ton argent. Encore une fois, on recherche toujours de la sécurité du connu. On veut toujours refuser l'insécurité et l'incertitude. Alors que si tu veux te lancer en freelance, par exemple, tu es dans le monde de l'entreprenariat. Le monde de l'entreprenariat, par essence, est incertain. Et d'ailleurs, la vie, par essence, est incertaine. Demain, on peut tomber malade, demain, on peut crever. Donc vouloir des garanties, vouloir une sécurité, ça ne fonctionne pas. Pour moi, ce n'est pas une sécurité, c'est un confort mental. Mais si tu le considères comme tel, grand bien te fasse. Toujours est-il que ce qu'il y a dans ta tête va influencer ce que tu fais. que tu vas créer, et donc ça va influencer tes résultats, tes pensées, créer ta réalité. Mais en même temps, tu n'es pas tes pensées. C'est-à-dire que la pensée qui va se dire « Oh non non, mais on va pas trouver de client, je vais jamais réussir, c'est pas fait pour moi, et si j'échoue, etc. etc. » C'est une petite voix dans ta tête qui parle, tout simplement. Et toi, tu n'es pas ta pensée, tu es derrière. Tu regardes la pensée, observe-la, et tu verras que ce n'est qu'une construction mentale. En fait, les pensées qu'on a dans notre tête, elles sont éduquées par le monde qui nous entoure, par notre éducation, par nos parents, par nos amis. Nos collègues, notre boss, les médias, la société, par tout ça. Ce n'est pas toi, c'est ça que je veux dire. On est pessimiste parce qu'on grandit comme ça, on est éduqué comme ça, on est conditionné comme ça. Ne serait-ce que quand tu regardes les infos, les médias, il n'y a que des mauvaises nouvelles tout le temps. Comment ne pas être pessimiste dans un monde comme ça ? Pareil, quand on grandit, on nous dit il faut faire attention, il faut trouver un bon job, il faut être bon à l'école, il faut mettre de côté, il faut faire ci, il faut faire ça. Attention, attention, attention. On grandit dans la peur, donc c'est normal qu'on soit pessimiste. Et ça a commencé avec le conseil numéro 4. pour être malheureux ? Ayez peur de tout. La peur c'est la plus grande illusion du contrôle parce qu'encore une fois l'être humain préfère contrôler même si c'est un cauchemar plutôt que d'aller dans une situation qui est désirée qui est rêvée mais qui est peut-être inconfortable ou plutôt inconnue. Quand tu as peur de tout tu dis non à tout pour te protéger et donc en disant non à tout pour te protéger donc non à l'inconnu tu vas dire oui au connu oui au contrôle et donc oui au cauchemar confortable en fait tu préfères ce que tu peux prévoir même si ça t'étouffe même si tu n'aimes pas alors que dehors la vie t'attend Il y a quelque chose qui t'attend, quelque chose qui t'appelle potentiellement. Et c'est pas pour rien que j'ai appelé mon podcast l'appel du large d'ailleurs. Et en fait la vie et surtout ton futur toi, il n'attend qu'une seule chose. C'est que tu dises oui, c'est que t'avances, c'est que tu fasses ce pas dans ta peur. En fait c'est comme le prisonnier. Le prisonnier quand il est en prison, il est à l'aise en fait. Il est pris en charge, on lui dit quoi faire, quand, quand est-ce que tu manges, etc. On le prend en charge. Et quand on sort de prison, là bizarrement il y a des peurs qui reviennent. Pourquoi ? Parce que la liberté ça fait peur. Sortir de prison, sortir du cadre, être livré à soi-même ? faire face à ses responsabilités, tout ça, ça fait peur. Parce que la liberté inclut des responsabilités. Mais nous, on n'est pas habitués à faire face à nos responsabilités. On est habitués à être dans un moule, à être dans un cadre, à suivre les rangs, à suivre les conventions. Et donc, quand il s'agit de faire quelque chose d'un petit peu différent, en plus, on ne parle pas de faire des trucs de fous, on parle par exemple de se lancer à son compte. Et bien là, tout de suite, il y a des doutes et des peurs. Et ce qui est normal, on n'est pas éduqués comme ça. Ça ne sert pas à la société. Et donc, le prisonnier qui sort, il a peur de tout ça. Il préfère limite rester en prison. et c'est ce qu'on peut appeler la prison dorée. Pourquoi ? Parce que dans la prison dorée, on nous paye, on nous donne à manger, on nous dit quoi faire. Il y a des horaires, tout est pareil tous les jours et ça nous rassure. Donc pour rester malheureux, ayez peur de tout et surtout, ayez peur de la liberté. Ayez peur de porter vos responsabilités. Cinquième conseil pour être malheureux, n'allez jamais au bout des choses. Peut-être que tu peux te reconnaître là-dedans. Tu commences plein de trucs, mais tu finis rien. Tu te dis, ah je le ferai quand je serai prêt, c'est pas le bon moment, ou je le finirai quand je serai prêt. Sauf que ce moment n'arrive jamais. Il n'y a jamais de meilleur moment que maintenant. Parce qu'en fait, être prêt, ce n'est pas un sentiment. C'est une décision. Donc en fait, à partir du moment où tu attends d'être prêt, bah t'attendras potentiellement toute ta vie. Jusqu'à que t'en aies marre. C'est d'ailleurs pour ça qu'on a des burn-out, qu'on a des gens qui changent totalement de vie à 30 ans, à 40 ans, à 50 ans. Et en fait, le risque là-dedans, il se situe au tout début. Parce qu'en fait, le premier abandon va constituer une certaine identité. C'est-à-dire qu'en fait, tu t'autorises à abandonner. Et au final, tu te convaincs que tu n'es pas fait pour ça. Tu n'es pas fait pour voyager, tu n'es pas fait pour être en freelance, tu es fait pour rester en entreprise alors qu'en réalité t'as juste pas forcément le courage de passer le pas le courage de partir en voyage, le courage de te lancer en freelance le courage de changer de job Sixième conseil pour être malheureux, pensez à la place des autres. Tu veux te lancer en freelance, tu veux changer de job, tu veux voyager, bref, peu importe, et tu vas tout de suite penser à, ok, qu'est-ce que vont penser mes parents, à quoi vont penser mes potes, etc., qu'est-ce qu'on va dire de moi ? Et ça, c'est un énorme problème qui est très courant, c'est le regard des autres. Nous faisons tout par rapport au regard des autres. Toutes nos décisions sont portées par l'environnement, sont portées par les gens qui nous regardent. Parce que, je te le rappelle, nous sommes la somme des cinq personnes qu'on fréquente le plus. Donc si tu fréquentes 5 fumeurs, tu vas te mettre à fumer. Si tu fréquentes 5 salariés, tu seras salarié. Si tu fréquentes 5 entrepreneurs, tu seras potentiellement entrepreneur. Et en fait, l'idée là-dedans, c'est aussi de pouvoir devenir la graine de son environnement. Et donc, ça commence aussi par essayer de ne pas penser la place des autres. Parce que les autres auront toujours un avis différent, que ce soit négatif ou positif. Peu importe ce que tu fais. Moi, par exemple, on me disait en entreprise que j'étais pas dynamique, que j'étais un mec trop chill, que si je voulais aller plus loin, il fallait que je fasse comme ci et comme ça. Bref, on me donnait des sortes de règles. Une sorte de document, en mode, voilà, si tu veux réussir dans la vie, ça se passe comme ça. Moi, j'ai décidé que non, je ne suivrais pas ces règles, que j'avais envie de faire autre chose. Et figure-toi que six mois plus tard, je me suis mis à gagner 10 000 euros par mois, je travaillais à mon compte, je travaillais avec Nivea, Vestiaire Collectif, Diptyque, La Fnac, bref, plein de clients trop stylés. Et en fait, au-delà de ça, au-delà de l'argent, au-delà des noms avec qui tu bosses, j'étais libre. Je travaillais tout en voyageant, que je gagne 3000, 4000, 5000, 6000, ça m'importait peu en fait. Moi ce que je voulais c'était la reconnaissance et aussi et surtout ma liberté. Ma liberté de choisir mes horaires, mes lieux de travail, travailler quand je veux, où je veux. Parce que ça avant c'était pas possible pour moi. Donc c'est intéressant aussi de relever ce point là, parce que si je pensais à la place des autres, si j'écoutais les autres, peut-être que je ne serais pas là aujourd'hui. Parce qu'en fait en écoutant les autres, en pensant à la place des autres, on se dit non à soi-même. parce qu'en plus de ça tu peux t'imaginer des choses et du coup tu leur prêtes des pensées qu'ils n'ont jamais eues Et donc si tu te reconnais là-dedans, tu te prives dans la seule liberté qui compte, c'est-à-dire penser par toi-même. Septième conseil pour être malheureux. Sentez-vous coupable. Sentez-vous coupable parce qu'on t'a appris qu'il fallait mériter le bonheur. Sois humble, sois raisonnable, ne sois pas égoïste. Alors quand tu veux plus de liberté, plus d'argent, plus de sens, potentiellement tu peux culpabiliser. Parce qu'en fait, comme si vouloir mieux, c'était trahir les autres. La plupart des gens sont dans le salariat et gagnent environ 2000-2500 euros par exemple. Et donc, si tu fais mieux, potentiellement tu peux te sentir cool. coupable. Parce que pourquoi toi ? Pourquoi toi tu mériterais plus que les autres ? On pourrait se dire bah je me contente de ce que j'ai, moi ça me convient. Moi j'ai pas besoin de plus de x, y, z argent. Moi j'ai pas besoin d'avoir plus de 2000 ou 3000 euros par mois. Moi j'entends souvent ce genre de phrases. Des personnes qui rejoignent chez Prome qui me disent oui bon l'argent, j'aime bien ça mais moi je suis pas très dépensier, j'ai pas besoin d'avoir plus de 2000, 3000, ça me suffirait, c'est ok. Mais nous ce qu'on veut c'est pas du ok, c'est pas ça me suffit. On veut de je kiffe ça, je kiffe cette vie. Moi je veux 5000 euros par mois. Pourquoi ? Parce que je peux m'acheter plus de trucs et au-delà de ça, je peux être serein financièrement. Je peux investir, je peux faire plaisir aux autres, je peux offrir des cadeaux sympas, je peux peut-être contribuer à certaines causes. Et en fait l'argent c'est un moyen, un moyen d'être libre et un moyen d'être épanoui. Quelqu'un qui est épanoui va faire le bien autour de soi naturellement, ses proches, sa famille, ses potes ou plus largement aussi à d'autres causes. Et donc en fait on se sabote pour ne pas trahir une éducation ou alors pour ne pas trahir son entourage aussi. Le truc c'est que le bonheur ne demande pas d'autorisation. Huitième conseil pour être malheureux, doutez de votre valeur. Alors ça, je pense que ça arrive très souvent. On doute de notre valeur, on appelle ça aussi le syndrome de l'imposteur, manque de confiance également en soi, bref, toutes ces choses-là. Parce qu'en fait, tu doutes de ta propre valeur. Tu ne sais pas ce que tu peux apporter au monde d'une manière générale. Et donc, si tu veux te lancer à ton compte, quitter ton job, tu doutes de ta valeur en tant que freelance pour apporter quelque chose à un client. Et donc, dans ce cas-là, tu cherches constamment la validation des autres. Tu cherches une validation extérieure, voire même tu peux rejeter les encouragements parce qu'en fait, tu ne les mérites pas. Donc l'exemple typique que j'entends souvent, c'est « je ne suis pas assez expérimenté » . Je suis pas légitime pour vendre mes services, les autres sont meilleurs que moi, etc. En fait, dans ce cas-là, tu manques pas de compétences. Tu manques simplement de reconnaissance. Et de reconnaissance de toi envers toi. Parce qu'en fait, on veut toujours chercher une validation extérieure pour combler un manque intérieur. Donc c'est comme si on voulait se sécuriser de l'intérieur avec quelque chose qui est à l'extérieur. Mais sa propre sécurité intérieure, on l'a créée soi-même. Et ce doute-là, c'est un poison lent. Parce que parfois, même quand on te dit que tu es bon, t'y crois pas. Tu peux rejeter la reconnaissance. Et en plus de ça, notre éducation nous a dit qu'être humble, c'est bien. Et donc en fait, si on te dit que t'es bon, t'es excellent, etc, tu es humble. Non, non, non, non, mais c'est pas moi, non, non, je ne mérite pas ces encouragements, je ne mérite pas ces louanges. Mais accepte ! Accepte, ça fait du bien, c'est cool ! Ce n'est pas parce que certaines personnes, peut-être, autour de toi, ne réussissent pas comme toi, ou ne veulent pas entreprendre ce chemin ou ce projet, que tu dois te mettre à leur niveau. Et ça ne veut pas dire que tu es un but de toi-même, que tu es nombriliste, égoïste, ou que tu pètes plus haut que ton cul, hein. Donc là, on parle plutôt d'estime de soi. Et l'estime de soi, c'est pas une émotion, c'est un bilan d'actions répétées. C'est-à-dire que, encore une fois, je te reprends l'exemple, tu veux quitter ton job, tu veux te lancer en freelance, toutes les actions que tu vas entreprendre pour pouvoir y arriver vont construire ton estime de toi. Donc c'est plein de petites actions qui vont t'amener sur ce chemin-là, qui vont t'amener à, ok, je me sens bien, je me sens confiant, je mérite des louanges, je mérite des encouragements, même si tu les mérites dès le départ, parce que rien qu'entreprendre ce projet, entreprendre ce chemin, c'est déjà beau. Donc à retenir sur le point 8, c'est l'action qui va créer l'information, qui va créer l'estime de soi. C'est faire qui va te permettre de croire. Conseil numéro 9 pour être malheureux Vous jouez votre rôle Je suis stable, je suis loyal, je suis le bon employé, je suis pas comme ci, je suis comme ça Ce rôle te rassure Même si c'est une construction extérieure comme on l'a dit C'est l'éducation, c'est ton entourage, c'est la société, c'est la ville dans laquelle tu as grandi Qui te conditionne Et tes racines, ce qui t'a conditionné, t'a créé un rôle Et jouer ce rôle te rassure Parce que tu te sens dans le connu, dans ce que tu connais Même si potentiellement tu ne te sens pas à ta place Mais le truc c'est que ce rôle potentiellement il t'enferme Il t'enferme dans quelque chose qui ne te ressemble pas potentiellement et surtout il t'empêche de devenir quelqu'un d'autre, d'évoluer. Parce que le principe de l'être humain aussi c'est d'évoluer. A 10 ans on n'est pas la même personne qu'à 20 ans, à 30 ans on n'est pas la même personne qu'à 20 ans, à 40 ans on n'est pas la même personne qu'à 30 ans, etc. Donc en fait sortir du rôle ce n'est pas te trahir, c'est devenir entier, devenir toi-même. Tu n'as pas à changer de costume, tu as juste à enlever le masque. Dixième et dernier conseil pour être malheureux. Ne cherchez pas à comprendre les autres. Les freelances c'est des fous, ils prennent trop de risques, les formateurs c'est des arnaqueurs, Les gens comme moi ne peuvent pas réussir, c'est pas moi, je me reconnais pas là-dedans, etc. En fait ici tu fermes ton esprit pour te rassurer. Mais dans ce que tu appelles le réalisme, donc être réaliste, c'est une peur qui est maquillée. Moins tu cherches à comprendre, plus tu t'enfermes. Parce qu'en réalité la liberté c'est la curiosité. Et c'est donc essayer de comprendre. C'est tout. On t'a pas dit forcément de t'engager ou d'y croire, mais juste de comprendre, écouter. Et donc ne pas chercher à comprendre les autres, c'est une sorte de mépris déguisé qui te coupe du dialogue. En fait, tu cherches plus à comprendre, tu cherches à avoir raison. Tu fermes ton esprit pour pouvoir te protéger, pour rester dans ce que tu connais, et donc c'est comme si tu construisais un mur autour de toi. Mais sache que le monde ne t'enferme pas, c'est ta logique qui le fait. Bon, concrètement, on a compris comment on fait pour être malheureux. Pour conclure cette vidéo, on va voir comment on devient artisan de notre bonheur. Déjà on a compris que ce qui nous rend malheureux c'est parce qu'on reste dans quelque chose qu'on connaît La plupart du temps c'est ça Parce que le connu nous définit. Et donc ce qu'on connaît peut nous rendre malheureux. Un job qu'on n'aime pas, une situation qu'on n'aime pas, on n'est pas aligné, on ressent un manque de sens, manque d'argent. Et donc abandonner ce malheur, ça veut dire abandonner une partie de soi, une partie de son identité. Mais tant qu'on s'identifie à cette douleur, à ce malheur, on ne pourra jamais s'en libérer. Tant qu'on préfère toujours avoir raison plutôt qu'être libre, on restera toujours dans un cauchemar qu'on connaît. Et c'est là où la curiosité est importante. Rester ouvert, comprendre les autres. Parce que si on peut fabriquer son malheur, comme on le fait aujourd'hui, On peut fabriquer son bonheur. Être heureux, en fait, c'est arrêter de compliquer. Arrêter de deviner, de culpabiliser, de douter, de jouer un rôle. Et surtout, de fermer l'esprit. La liberté, c'est accepter l'inconnu, accepter d'agir, accepter l'incertain. Au fond, ces dix comportements, c'est quelque part le comportement du salarié qui subit. Et je dis bien qui subit, parce qu'il y en a certains qui, bah voilà, aiment bien le salariat et c'est ok. Tant mieux. Être heureux, c'est pas rajouter des choses. C'est pas avoir plus d'argent, avoir plus de montres, plus de voitures, un appartement incroyable, plus de voyages. c'est arrêter de compliquer. Le jour où tu dis stop, j'arrête de pousser ce fameux rocher en haut de cette montagne, ou alors je le pousse une bonne fois pour toutes. Le jour où tu te dis ça, tu vas sortir du cauchemar confortable. Et donc c'est là où tu commences enfin à vivre, à vraiment vivre et à vibrer. Pour conclure cette vidéo, si t'as envie de te lancer en freelance, si t'as envie d'être libre et de ne plus forcément rester dans ces carcans, dans ce moule, tu peux te lancer à ton compte en freelance, c'est pas si compliqué. Si t'as envie de te renseigner, j'ai mis un lien en description, il y aura mon site internet, je vais te présenter Shaper Room, c'est mon école, celle dont je t'ai parlé en introduction. Je te présente aussi mon métier, mon métier qui m'a permis de voyager tout en travaillant, de rencontrer des personnes incroyables et de gagner cette liberté dont je rêvais dans le métro il y a encore quelques années. Sur ce, on se dit à très bientôt. Si tu as aimé la vidéo, lâche un like, un commentaire, tu peux t'abonner, tu peux mettre la cloche aussi pour les prochaines vidéos. Tu peux également partager si ça peut servir à d'autres personnes de ton entourage. et sur ce on se dit à très bientôt, ciao !