- Speaker #0
Il y a un moment, dans chaque vie, où quelque chose appelle. Ce n'est pas un cri, mais plutôt une vibration sourde. Un écho, venu du large. C'est ce moment où tu sens que ta vie ne peut plus rester entre les murs d'un bureau, ni dans le cadre d'une existence qu'on t'a dessinée. Je suis Nicolas Dorfman, entrepreneur nomade et fondateur de Shape Room. J'ai quitté le salariat pour construire une vie libre, et j'aide aujourd'hui d'autres esprits en quête d'indépendance à faire de même. Dans ce podcast, je te partage deux dimensions. de ce voyage. Je te dévoile d'abord mon journal, le journal d'un esprit libre, où je questionne la société, notre éducation, la peur, le courage et tout ce qui façonne ou freine notre liberté intérieure. Puis, quand le besoin d'ancrage se fait sentir, je t'emmène sur le chemin du concret. Comment devenir freelance médiabayer, apprendre la publicité en ligne et faire de ton indépendance une réalité. Ce podcast est une invitation à écouter ta voix intérieure, à réapprendre à penser par toi-même et à répondre toi aussi. à l'appel du large. Bienvenue dans l'appel du large. Si cette voix résonne en toi, abonne-toi pour suivre le voyage, laisse un like et un commentaire pour faire rayonner le message. Et je te souhaite une très bonne écoute.
- Speaker #1
Bienvenue dans cet épisode, pas trop comme les autres. Pourquoi ? Parce que c'est une masterclass qu'on a enregistrée dans notre communauté, dans notre collectif de freelance experts. Pour te remettre un peu de contexte, j'ai fondé Shaperoom il y a maintenant un peu plus d'un an. Shaperoom, c'est une école pour médiabayeurs. c'est une école où en fait si tu veux te lancer en freelance tu veux te lancer à ton compte Tu peux apprendre mon métier, c'est le Media Buying, c'est donc la publicité en ligne. Et donc pour ce faire, dans cette école, tu vas retrouver un bootcamp dans lequel tu apprends le métier intensément et tu vas trouver tes premiers clients. Et ce qui constitue aussi cette école, c'est qu'ensuite, à la sortie du bootcamp, tu rejoins notre communauté, notre collectif. Et donc dans cette communauté, on propose des coachings, des masterclass, une plateforme de formation en ligne, des rendez-vous mensuels, des événements, etc. Donc ce que tu vas voir aujourd'hui, c'est un enregistrement d'une masterclass qui a lieu tous les mois. Celle-ci est un peu particulière puisque c'est comme un format podcast, si tu veux, entre Roxane et... et moi et on raconte notre expérience. Roxane est experte en publicité en ligne sur Google et Meta depuis maintenant plusieurs années et moi je pense que tu le sais si tu regardes mes vidéos et que tu écoutes mes podcasts, ça fait maintenant un peu plus de 5 ans que je suis médiabayer. Donc dans cette masterclass, on va parler des doutes, des peurs et des premiers pas que tu fais en tant que freelance médiabayer. Donc on va parler pas mal de galères, de comment on a fait nous pour avancer, comment on fait pour avancer avec les doutes, avec nos peurs pour au final réussir à faire 4, 5, 6 000 voire plus de 8 000 euros par mois. Tu verras, il y a aussi quelques-uns de nos shapers, donc quelques-uns de nos freelances qui interviennent pour poser des questions. Si ce format te plaît, n'hésite pas à me le dire en commentaire sur YouTube, n'hésite pas à poser un like, à t'abonner également, à mettre la petite cloche. Et sur le podcast, n'hésite pas à laisser un commentaire, n'hésite pas à laisser une note, ça me donne de la force. C'est parti pour la masterclass !
- Speaker #2
Donc voilà, comme je le disais aujourd'hui, on va vraiment faire ce focus à la fois mindset et business avec Nicolas et Roxane. Et même si on les connaît, je les mets au défi là d'emblée, à 13h à Paris. Est-ce que vous serez en mesure de vous présenter en deux minutes chrono ?
- Speaker #1
Vas-y Roxane.
- Speaker #3
Ah ouais, t'es comme ça.
- Speaker #2
Je suis comme ça. Et Nico, je pense aussi.
- Speaker #3
En deux minutes chrono, c'est chaud. bah écoute freelance médiabayeuse et coach depuis on va dire deux ans et demi trois ans à peu près j'ai quitté mon CDI en janvier dernier du coup pour me lancer 100% en freelance et aujourd'hui bah tout roule je suis même en train de lancer un accompagnement à côté donc je passe le step au dessus de tout entrepreneur je pense donc ça c'est très cool et puis bah après je gagne bien ma vie lifestyle de ouf bon je pense que tout le monde connait un voyage concert bref on profite quoi donc c'est cool
- Speaker #2
écoute Roxane défi relevé et bravo à toi car je crois que t'as fait moins même de deux minutes et du coup on va passer la main à Nico pour se présenter aussi avec cette même contrainte de temps bonjour à toutes et à tous si vous ne me connaissez pas je m'appelle Nicolas Dorfman j'ai 27 ans je suis entrepreneur et nomade
- Speaker #1
100% nomade on peut dire SDF sur domicile fixe moi j'ai quitté le salariat en décembre 2021 exactement même si c'était pas forcément un CDI c'était une alternance voilà Du coup, depuis, j'ai parcouru le monde. J'ai été en freelance, comme vous le savez, pendant plusieurs années. Et puis, maintenant, j'ai fondé Shape Room qui se développe. Et ce n'est que le début.
- Speaker #2
En tout cas, Roxane, Nico, on voit que vous êtes chauds et que vous êtes motivés. Ça fait très plaisir. Merci pour cette rapide intro. Et peut-être avant de démarrer, parce que le choix de cette thématique, on l'a choisi ensemble, on en parlait. Et c'était même au fil des discussions, on s'est dit que ce serait important, d'ailleurs, de prendre le temps d'échanger. c'est aussi D'après un retour que tu as pu avoir, Roxane, soit de ton côté sur des problèmes récurrents. Donc en fait, pourquoi vous, il vous semblait important d'aborder ce sujet et surtout, qu'est-ce que vous souhaitez transmettre à la fin de cette masterclass ?
- Speaker #3
Tu veux que je commence Nico ?
- Speaker #1
Vas-y, vas-y.
- Speaker #3
En fait, pour rappeler un peu le contexte, moi je discute quand même pas mal avec les shapers, shapers dans la formation. Donc on échange sur plein de sujets qui des fois n'ont rien à voir avec les ads parce que moi je suis quelqu'un qui aime beaucoup discuter avec les gens, comprendre, etc. Je trouve que c'est important. Et donc, j'ai échangé avec l'un d'entre eux il n'y a pas longtemps. Et en fait, c'est Juliane, je pense que la plupart la connaissent. Et elle avait des colérins et tout qui étaient prévus. Elle était hyper stressée de devoir quitter son job, du coup, pour se lancer 100% en free. Et moi, c'est ce que j'ai vécu l'année dernière aussi. Cette zone un peu d'ombre, etc., qui n'est pas évidente. Et en fait, je lui ai donné des conseils hyper simples pour stabiliser son stress et se dire qu'en fait, il n'y a même pas à stresser. Si tu arrives à avoir une vision claire sur ce que tu fais et les objectifs que tu veux derrière, en vrai, ça peut vraiment t'apaiser derrière. Et tout ce que je lui ai dit, elle m'a fait, mais c'est trop bien, en fait. Ce serait trop cool d'avoir un échange tous ensemble, justement, où on partage, Nico et moi, nos expériences un petit peu, nos périodes de doute, etc. Et comment on a fait pour y surmonter simplement et pour être encore là aujourd'hui, parce que la preuve en est, moi, je ne suis pas retournée en CDI et je ne le referai jamais, d'ailleurs. Et puis, Nico, pareil. Donc voilà, un petit peu pour expliquer le contexte.
- Speaker #1
Oui, je n'ai rien à ajouter. C'est vrai que c'était très pertinent qu'on fasse un épisode comme ça. Enfin, un épisode. C'est une masterclass, mais on dirait un épisode de podcast. C'est vrai que c'est cool qu'on puisse parler de notre expérience, comment on a vécu les choses. On ne le fait pas trop, un petit peu quand même, mais si ça peut aider et peut-être inspirer aussi, c'est tant mieux.
- Speaker #2
Ce qui est intéressant avec le tandem qu'on a aujourd'hui, c'est qu'on a aussi deux expériences différentes. Une expérience qui est un peu plus récente, Roxane, où toi, c'est encore le démarrage, on va dire, la folie du début. Et Nico, c'est plus la prolongation de la lune de miel avec quelques années maintenant de cette expérience qui est bien lancée. Donc, c'est pas mal. Ça va nous permettre aussi d'avoir une vision différente, de revenir aussi un peu en mode flashback sur des éléments qui vous ont permis de vous sentir plus en confiance et aussi ce gain en sérénité aussi qu'on va aborder. Et d'ailleurs, Roxane, je vais te... de te poser ma première question. Toi, aujourd'hui, si tu regardes en arrière, qu'est-ce qui t'aurait permis au tout début, donc on revient en février dernier, de te sentir vraiment plus en confiance au démarrage ?
- Speaker #3
Il y a plusieurs choses. Déjà, avoir une vision claire vraiment sur ce que je veux et la personne que je veux être. Ça, et je le fais encore aujourd'hui, je le fais tous les trois mois à peu près. Je réécris vraiment qui je veux être dans trois mois, six mois, un an, ce que j'ai fait, avec qui je travaille. qui je suis, ce que j'ai accompli, vraiment sur le plan perso et pro. Et ça m'aide vraiment à garder le cap tout le temps, même les jours où je n'ai pas envie de bosser, parce que spoiler alert, ça arrive. On n'a pas envie de travailler, vraiment, on n'a envie de rien faire. Je suis la première, des fois, je suis une flemmarde, je le dis. Mais le fait d'avoir une vision et un pourquoi profond sur pourquoi je fais ça tous les jours, ça me permet, même les jours où je n'ai pas envie de bosser, de faire les actions qui vont m'apporter des résultats après. Ça, c'est la première chose. Après, je pense que les gens le savent ou ne le voient pas, mais je suis quelqu'un de très stressé de manière générale. Je suis hyper anxieuse sur plein de choses. Le moindre truc va me stresser. C'est pour ça que j'ai beaucoup tardé à me lancer en freelance parce que je voulais absolument que tout soit cadré quand je quitte mon CDI. Pareil, il faut savoir que quand j'ai quitté mon CDI et que je me suis lancée 100% en free, j'ai perdu deux gros clients d'un coup. Vraiment, le coût de ma suce, c'était 50-60% de mon chiffre d'affaires. Ils sont barrés quand j'ai vraiment quitté le CDI. Je me suis retrouvée un peu avec, je crois, deux clients. Ça ne m'a porté même pas 2 000 euros par mois. J'ai dû me débrouiller de un et ça m'a permis de me dire qu'en fait, rien ne sera jamais cadré dans une vie. C'est comme ça, il faut l'accepter. Et quand c'est comme ça, il faut plutôt essayer de trouver des solutions qui permettent d'atteindre tel objectif. Et moi, un truc qui m'a beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup aidée et qui m'aide encore aujourd'hui, qui me déstresse de ouf. C'est que j'ai un tableau que je tiens très souvent qui est en fait, en gros, dessus, j'ai mis vraiment tout ce que je paye tous les mois en termes de charges, de loyers, de courses, bref, n'importe quoi. Et ça me met le revenu net qu'il me faut tous les mois minimum. Et à ça, j'ajoute l'URSAF, les impôts, bref, toutes ces choses-là et ça me met un revenu brut. Et en fait, je me dis à chaque fois, ça, c'est la target minimum qu'il me faut tous les mois. Et en général, ce n'est pas du tout du 10 000 euros. C'est assez bas quand on est freelance en brut, ne serait-ce qu'on a du 2 000 ou 3 000 euros en brut. On peut payer toutes ses charges, etc. Sachant que moi, je le dis, j'habite à Paris, j'ai un loyer à plus de 1000 euros. C'est quand même la plus grosse source de dépense. Quand on a un loyer moins élevé, forcément, ça abaisse. Et moi, c'est vraiment le truc qui m'a toujours aidée et qui m'aide encore aujourd'hui et qui permet de me dire, mais en fait, s'il y a des mois où je gagne moins, ce n'est pas grave tant que je gagne au moins ça. C'est OK, ce n'est pas grave si je ne fais pas plus. Il faut être indulgent avec soi-même.
- Speaker #2
En tout cas, dans ce que tu nous livres, il y a énormément de douceur. et puis aussi il y a Il y a beaucoup de résilience, de motivation. Je pense que là, tu nous parles à plus d'un, en tout cas, sur ce que tu exposes, parce que c'est vrai que les craintes qu'on peut avoir, et je lève discrètement la main, mais moi la première. Et il y a deux mots forts aussi, quand on t'entend qui reviennent, c'est vraiment cette notion de renonciation et le fait d'avancer. Donc en fait, ça t'a mis dans tous tes états, et tu l'évoques à juste titre. Et en fait, comment toi, tu t'es dit, bon ben là, en fait, là c'est bon, je vais essayer de voir les choses autrement, et je vais vraiment prendre les choses en main pour dépasser un peu ces craintes. qui me bouffe intérieurement ?
- Speaker #3
Je fonce dans le tas. Je fonce dans le tas, je me prends des murs, ce n'est pas grave. Je veux dire, quand on est freelance, franchement, on envoie des vertes et des pas mûres. La vie, elle n'est pas tout le temps belle et il faut le savoir, il faut l'accepter. Moi, j'ai eu des clients red flag, j'ai des clients qui ne m'ont pas payé. J'ai arrêté d'émission aussi parce que c'était trop pour moi et que ça n'allait pas avec ma vision. Je n'ai pas été payée, donc j'ai sûrement 1000 ou 2000 balles dans la nature ou que j'ai jamais reçu mais c'est pas grave Ça m'a juste appris à savoir imposer mes limites déjà, à savoir avec qui je veux travailler et comment. Ça m'a permis aussi de comprendre la valeur que je peux apporter à quelqu'un avec qui je travaille, par exemple. Mais globalement, moi, je fonce dans le tas. Je ne me pose plus de questions. Au début, je suis quelqu'un de très perfectionniste. Au début, je me disais qu'il faut que tout soit parfait avant de me lancer. Aujourd'hui, j'en ai rien à faire. Je fonce dans le tas. Si ce n'est pas parfait, je m'en fiche. De toute façon, ce sera parfait quand j'aurai des retours de clients avec qui je travaille. Plus je vais avoir des retours, plus ça va me permettre de faire quelque chose qui est nickel, que ce soit sur le contenu, sur mes prestations de service, peu importe. Et pour autant, il y a un an en arrière, moi, j'étais en mode, mais si ce n'est pas parfait, je ne fais rien. En fait, quand tu ne fais rien, il ne se passe rien. Donc maintenant, je m'en fiche, je fonce dans le tas. Et puis, si je dois me prendre des murs, ce n'est pas grave. au final ça me permet juste d'apprendre et d'évoluer encore plus vite.
- Speaker #2
Est-ce que Nico, par rapport à ton expérience, c'est aussi cette dynamique de foncer dans le tas et d'avancer quoi qu'il advienne ou est-ce que c'est tout autre ?
- Speaker #1
Oui, en fait, tu es obligé de passer par là au début. En gros, il faut quitter cette petite folie du début où c'est freestyle, tu vois, parce que tout ne peut pas être parfait. En fait, tout ce qui est est déjà parfait normalement. Mais en fait, tu es obligé de passer par là parce qu'en fait, être prêt, c'est... ce n'est pas un sentiment, c'est une décision. À partir du moment où tu décides que tu es prêt, même si c'est imparfait, effectivement, il y a une forme de feu intérieur et tu te lances, tu fonces un peu dans le tas, comme dit Roxane. Et oui, tu as de la casse, tu as des échecs, tu as plein de trucs qui se passent, mais c'est ça qui fait que tu vas réussir. Tu ne peux pas éviter ces étapes-là. Justement, c'est ce qu'on voit aussi de temps en temps ensemble. ta capacité à aller rapidement dans l'échec, à aller rapidement dans l'obstacle, c'est ça qui va faire que tu vas réussir. Donc oui, foncer dans le tas, ça marche bien, à condition quand même de regarder le tas qu'on vient d'exploser. Donc, foncer dans le tas, j'ai vraiment l'image de... je pense dans des Legos ou des capes-là. Mais après, il faut quand même regarder ce qui se passe, il faut analyser un petit peu, parce que sinon, comme si on avançait bêtement dans une mêlée, bon, ça marche, mais à un moment donné, il faut peut-être regarder ce qui s'est passé.
- Speaker #2
C'est clair. Je te remercie infiniment d'avoir cette vision, on va dire très complémentaire par rapport à Roxane. Et c'est vrai que mine de rien, tu parlais aussi de feu intérieur, de prise de recul. Du coup, il faut garder cette niaque et cette détermination. Il faut aussi savoir se faire violence, mais tout en revenant à soi, en tout cas, pour que ça ait des répercussions positives, en tout cas sur le business, si je résume bien.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Mais en fait, Roxane, la résumé... Ce qui fait qu'une personne va réussir, c'est la clarté de ce qu'elle veut réaliser, la clarté de ce qu'elle veut accomplir, tant d'un point de vue extérieur qu'intérieur. Parce qu'il n'y a pas juste gagner de l'argent, il n'y a pas juste être libre aussi, c'est aussi un accomplissement personnel. On se réalise à travers cette aventure. On traverse des émotions, il y a des hauts et des bas. Et à la sortie, on découvre une nouvelle version de soi. C'est quelque chose qui est assez exceptionnel. Et donc, ce qui fait que les gens réussissent, c'est cette clarté-là. Et ensuite, on découle aussi de ce désir, parce que la clarté, vous connaissez tous l'exercice de la vision, ça fait partie de cette clarté-là. Et après, on découle d'un désir, et c'est ce désir qui nous rend inarrêtables. y apporter un pourquoi, y apporter du sens. En fait, ça, c'est le socle vraiment hyper important que tout le monde devrait apprendre pour pouvoir avancer. C'est le début de... Comme si on poussait un train, au début, on met 80% d'énergie, et après, derrière, le train, il roule quasiment tout seul. Et il est inarrêtable.
- Speaker #2
Et ça me fait rebondir sur un élément, car tu parles de train, et on pourrait même parler de train au pluriel, dans la mesure où Roxane, comme toi, tu nous lais plusieurs casquettes. Qu'est-ce qui vous a aidé concrètement à aujourd'hui trouver un juste milieu ?
- Speaker #1
Un juste milieu entre le business et la vie perso, tu veux dire ?
- Speaker #2
On va dire business, vie perso, cumul de casquettes, d'activités. Roxane, on connaît ton amour pour tout ce qui est autour du spectacle et de la musique, si je ne me trompe pas. Les concerts,
- Speaker #1
disons-le, les concerts de Booba. Les spectacles, là.
- Speaker #3
J'ai acheté des nouvelles places pas plus tard qu'hier.
- Speaker #2
Donc, vous avez aussi énormément de casquettes, de cordes à vos arcs. Qu'est-ce qui vous permet aujourd'hui de garder un cap, de vous y retrouver et aussi de ne pas vous sentir submergée par ce qui pourrait être un réel flot ?
- Speaker #3
Moi, j'investis dans mon bien-être. Beaucoup, beaucoup, beaucoup. C'est-à-dire qu'en fait, maintenant, je vois… C'est trop marrant, mais quand j'ai mon argent, en fait, je vois comme… Je fonctionne comme une entreprise. J'ai des piliers de dépenses. J'ai mes charges qui sont obligatoires. Je n'ai pas le choix. Sinon, je suis à la rue. Et après, j'ai tout ce qui est investissement, etc. Parce qu'après, c'est important. Chacun fait ce qu'il veut là-dessus. Mais moi, je sais que j'aime bien quand même investir un peu d'argent. Ça me permet d'en générer automatiquement. Et après, j'ai un énorme pilier qui est investissement bien-être. C'est-à-dire, tout ce qui va rentrer dedans, c'est tout ce qui me permet de kiffer ma vie. et en fait si je kiffe ma vie, derrière je kiffe ce que je fais dans le plan pro Après, les gens le savent déjà, mais ça passe par quoi les concerts ? J'adore me faire plaisir là-dessus. Vraiment, c'est un kiff de ouf. Les voyages, les restos, faire du shopping, aller au spa. Vous savez qu'une journée par mois, je vais au spa. Me faire masser, machin. Une fois par mois, j'y vais. C'est obligatoire. J'ai 100 balles à dépenser que là-dessus. C'est game changer chez moi d'investir énormément d'argent dans ce que j'appelle mon bien-être personnel. vraiment trop important. C'est ce qui me permet d'aller bien. Aujourd'hui, je ne le faisais pas avant. Avant, j'étais trop focus business et tout. Et depuis que j'ai quitté mon CDI, j'ai appris à dépenser mon argent autrement et à me faire plaisir sur plein de trucs. Avec modération, je ne dépense pas plus que ce que je gagne, évidemment. Juste me faire kiffer. Quand je suis bien dans ce que je fais, ça me permet d'être bien dans mon... plan professionnel et également après moi je bosse 4 jours par semaine je me libère plein de journées à chaque fois où je fais rien, enfin où je fais autre chose en fait et ça me permet d'avoir plus de clarté sur ce que j'aime faire, ce que j'aime pas faire je peux prendre plus de décisions comme ça voilà un peu comment ça fonctionne aujourd'hui puis après j'ai des semaines organisées de fou, enfin vraiment par contre c'est millimétré avec les heures etc pour que je puisse faire plein de choses et surtout j'ai des jours dédiés en fait pour chaque type de mission Comme ça, je ne me mélange pas non plus le cerveau parce qu'en fait, j'ai remarqué qu'on fait trop de choses dans la même journée. Mais c'est impossible en fait. Par contre, ça ne sert à rien. Le cerveau, il est down. Donc maintenant, j'ai vraiment des jours dédiés. Des jours dédiés que pour le freelance, d'autres jours dédiés que pour du coaching. Et ça m'aide beaucoup à faire comme ça.
- Speaker #1
Mais toutes tes dépenses, tu mets ça dans ton tableau ? Ouais. Tu fais de la compta quoi.
- Speaker #3
Oui, moi, je me vois comme chef d'entreprise. J'ai plusieurs casquettes. Je suis directrice de marketing pour trouver des clients. Je suis comptable pour gérer mon argent. Et vraiment, j'ai des piliers de dépense comme une entreprise. C'est genre j'ai mon argent, je fais quoi avec ? Je dépense ça là-dedans, ça là-dedans. Et en fait, je fonctionne comme une entreprise. Parce que dans une entreprise, tu as des piliers de dépense aussi. Tu as tes charges fixes, tu as les gens que tu payes. Bref, tu as tout un tas de trucs. Tu as les frais annexes. Moi, je fais pareil. Voilà. Mais avec mon argent perso. et ça aide d'ailleurs petit tip ce que j'ai fait qui aide beaucoup pour ceux qui dépensent beaucoup comme moi j'ai ouvert un compte bancaire que pour le birnette c'est à dire que je mets tout mon argent là-bas et en gros mon budget pour les concerts les voyages des trucs et s'il y a plus de thunes dessus il y a plus de thunes j'attends d'en remettre et du coup ça sépare vraiment mon argent fixe donc loyer etc et mon argent pour me faire kiffer et ça aide beaucoup je trouve à ce du coup comme une entreprise parce qu'en fait une entreprise fonctionne pareil donc voilà
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #2
t'es carré en t'écoutant Roxane il y a deux choses qui me viennent en tête je vois le système tu sais des petites enveloppes qui étaient un peu en vogue récemment où les gens en fait géraient comme ça leurs finances pour aussi éviter du stress financier et je vois aussi un autre volet qui est assez important et assez éclairant et que je trouve hyper inspirant c'est tout ce côté en fait où En gérant, on va dire, un peu ton organisation, en ayant une vision assez claire, en ayant quelque chose d'un peu limitré, tu arrives, on va dire, à prendre de la distance avec une pression et une anxiété qui peut être le trop plein. Et c'est un vrai conseil, à mon avis, au démarrage. Et moi, je pense que là, je vais essayer de l'appliquer aussi en parallèle. C'est vraiment avoir une vision un peu, on va dire, tu vois à la limite un tableau Excel avec des zones de temps et aussi tout un ratio pour derrière me décharger de l'anxiété, du stress de ne pas parvenir à mes premiers objectifs et autres. Déjà, rien que ça. c'était précieux et je pense que tu nous as donné pas mal de outils par la suite à déployer. Nico, est-ce que tu as un complément à apporter ? Comment toi, tu gères un peu ces différentes casquettes ? Est-ce que tu es parvenu à trouver un milieu où tu rides sur la vague ?
- Speaker #1
Alors déjà, chapeau Roxane. Je n'ai jamais fait ça de ma vie. En fait, c'est très drôle parce que moi, ma vie perso, ma vie pro, c'est différent. Ma vie perso, je n'ai jamais eu d'Excel, de pilier de dépense. C'était freestyle, je ne traquais pas de tout ce qui se passait. C'était en mode, j'ai de l'argent, je dépense. Je ne sais pas quoi, je faisais quand même attention, mais je ne traquais pas. Je vous rassure, je ne fais pas ça avec les pros, évidemment. Pour dire les différentes casquettes, écoute, au début, Roxane l'a vite fait mentionner, mais je pense qu'au début, c'est quasiment... perte de temps et d'énergie de vouloir trouver un juste milieu un équilibre parce qu'en fait au début tu es obligé d'être submergé tu vois parce que tu connais pas tes premiers clients tu fais ta compta tu fais tes trucs tu découvres et donc en fait tu essayes d'avoir un équilibre ça marche pendant un temps et après boom le château de cartes il s'écroule et après c'est rebelote en fait et du coup je dis pas que c'est inutile mais parfois tu te bats pour avoir une organisation qui te plaît ok là c'est bon là ça va marcher Ça va marcher deux semaines et après, terminer. Et en fait, au début, je pense que tu es obligé d'être submergé. Pour moi, ça fait partie du chemin. Ce dont on parlait tout à l'heure, c'était pareil. Les obstacles qu'on essaie toujours d'éviter ou quoi que ce soit. Roxane, elle a voulu pendant un petit moment éviter certains obstacles. Quand elle a quitté son CDI, deux clients en moins. Comme si la ville disait, ah ouais, tu as voulu éviter ? Et bam, deux clients en moins. Donc en fait, quand on veut éviter les obstacles, c'est comme si... vous tenez un collier qui pend comme ça, donc ce qu'on veut éviter on va le pousser du coup le collier on le met comme ça en avant, on le pousse et si on lâche le collier, le truc il va nous revenir en peine gueule quoi. C'est la même chose, après par contre pour le coup il va repartir mais en fait tout ce qu'on souhaite éviter un jour ou l'autre ça va nous revenir à la gueule, tranquillement, mais sûrement et donc en fait vouloir être équilibré je pense qu'au début c'est un peu entre guillemets peine perdue quoi, c'est juste pas accepté et après effectivement on trouve les moyens d'avoir un juste équilibre Et après, il y a différentes solutions pour trouver l'équilibre. Moi, je pense que c'est un peu comme Roxane. Je travaillais quatre jours par semaine en freelance. Mon bien-être, alors moi, c'était surtout le voyage. Je ne faisais pas de spa, de massage ou quoi que ce soit. Moi, c'était dès que j'avais senti que j'allais avoir du temps, je me prenais un billet d'avion et je partais. J'allais au Brésil et tout. C'était mon bien-être, ça. Mais c'est comme ça que j'arrivais à gérer les deux. Et après, aujourd'hui, avec Shaper Room, c'est différent quand même. C'est notre charge.
- Speaker #2
Je pense que tous les deux, vous abordez aussi un sujet qui est important et qui, mine de rien, aujourd'hui, quand on a son business, il est souvent occulté. C'est la notion de bien-être. Le bien-être, c'est un peu le truc qu'on entend à tout va. Mais on nous oriente aussi souvent vers sa définition. Et ce que là, vous livrez, donc Nico, toi, c'est plus les voyages, c'est cette envie de prendre le large. Roxane, ça va être vraiment tout ce qui va être spa et détente. Ça me fait là tirer une conclusion qui est vraiment aussi revenir un peu à son fort intérieur, revenir à ce qu'on définit comme bien-être et aussi ne pas l'oublier. Donc, avoir cette orientation qui est focus business, développement, évolution, mais aussi le contre-pendant, et c'est bien ce que tu parlais de déséquilibre et d'équilibre, Nico, avoir le contre-pendant qui est aussi de ne pas s'oublier. Et pourquoi je tire un peu vers les résumés et autres, c'est que ça mène à une autre question sur le fait de ne pas s'oublier par rapport à l'entourage et au bienfait d'être entouré. Qu'est-ce que vous pouvez nous livrer sur… les bienfaits d'être entourée sur la manière dont ça peut gommer aussi certaines appréhensions ?
- Speaker #3
C'est banger d'être bien entourée, vraiment. Moi, j'ai eu l'expérience, quand j'étais encore en CDI, le problème, c'est que j'étais entourée de beaucoup de personnes qui étaient salariées et qui se plaignaient du système du salariat. Et en quittant ce milieu-là et en étant beaucoup plus entourée de personnes qui entreprennent, ça a vraiment changé ma vision des choses et ma manière de penser. Et genre blague à part, il n'y a pas longtemps, j'ai vu des revues des anciens collègues à moi. C'était cool, on a rigolé et tout. Mais en fait, je les entendais se plaindre de choses. Et je me disais, putain, ça me saoule de voir des gens se plaindre de ça parce que je ne suis plus dans ce milieu-là. Normalement, de se plaindre, tel manager, il est comme ça, dans la boîte, ça me fait chier. Je me dis, moi, quand je me plains, c'est parce que le client ne m'a pas répondu, parce que je ne fais pas assez de chiffre d'affaires. C'est vraiment des trucs. plus rationnel et qui me correspond plus. Et c'est là où je me suis dit que c'est hyper important d'être bien entouré. Et en général, c'est vrai. Je sais que c'est Nico qui le dit souvent. Souvent, tu es un peu l'addition des cinq personnes que tu côtoies le plus au quotidien. Et c'est vrai. Parce que si tu côtoies cinq personnes qui ont la même vision que toi ou qui t'encouragent dans ce que tu fais, tu vas aller beaucoup plus vite que si tu es entouré de personnes qui ne font pas du tout la même chose ou qui, limite, vont tirer vers le bas, mais tu es mort dans le film. Vraiment, ça ne va pas avancer comme tu le veux. Et moi, je le vois depuis que je côtoie beaucoup moins de personnes qui sont dans le milieu salarial.
- Speaker #1
Ça fait un tout.
- Speaker #2
Je te rejoins à 200%, Roxane. Moi, je le vis encore. Et c'est vrai que l'influence, le fait d'avoir aussi des personnes qui vont être un peu, on va dire, dans ce schéma très entreprise, très corporate, ça peut paraître un peu déconnant quand tu arrives en disant que tu as un projet. Ça peut aussi tenter de te dissuader. Ça peut générer plus d'anxiété. Mais quand tu arrives à faire le pas de côté et te dire « Ok, là, je prends la distance nécessaire pour construire mon projet. Mon projet n'implique que moi. » et au pire je tente et au moins je donne de ma personne comme tu disais c'est si important d'être en phase avec ce qu'on fait, c'est vrai que ça fait un bien fou je sais pas si Nico tu veux ajouter quelque chose sur la partie entourage ça change tout ça change tout franchement c'est je pense le truc qui
- Speaker #1
peut faire perdurer ce que t'es en train d'entreprendre parce que t'as beau être motivé discipliné, t'as de la clarté bref Mais si t'es tout seul, ou alors t'es entouré de personnes qui sont différentes, il y a un feu qui va s'éteindre. Donc ouais, ça change tout. Et en plus de ça, moi ce que j'aime bien, c'est surtout aussi à travers le voyage. En fait, parfois, il y a des réalités, c'est inaccessible. Et quand tu rencontres ces gens-là, je sais pas, je dis n'importe quoi, des gens qui gagnent 10 000 euros, des gens qui voyagent tout le temps, tout en travaillant, ou quoi que ce soit, ou même plus, qui gagnent encore plus. des styles de vie où vraiment tu disais que c'était inaccessible, quand tu rencontres ces gens-là, ben en fait ça débloque des portes quoi. Tu te dis, ben en fait pour eux là, c'est la norme. C'est un truc de fou tu vois. Tu rencontres des gens, ils gagnent 10 ou plus par mois, ils sont à l'autre bout du monde, t'en as un, il travaille avec des clients de fou et pour eux c'est la vie, c'est normal. Et du coup ça débloque des paliers parce que tu te rends compte que c'est possible et que c'est pas inattendu parce que la personne qui est en face de toi n'est pas forcément hyper impressionnante. Elle a plus ou moins le même parcours que toi, elle a préféré faire les mêmes choses que toi. C'est juste qu'elle est à un stade différent, c'est un chapitre plus avancé. Mais ouais, ça change lourd.
- Speaker #2
Ce qui est pas mal et complémentaire avec ce que Roxane nous disait, c'est que toi, t'es plus sur l'ouverture, le fait aussi de prendre des sons de clave différents et le fait de s'ouvrir aux autres. Et c'est vrai que ça nourrit, parce que mine de rien, bien choisir son entourage, mais pas fermer, on va dire, les portes à ce sujet d'étranger. ça donne aussi, on va dire, à grandir et à continuer de grandir.
- Speaker #1
C'est ça. Mais en plus, il y a des trucs tout cons. Roxane a parlé plutôt de quand elle revoyait ses collègues. Moi, c'est vrai que, tu vois, par exemple, il y a des moments où je bossais pas mal et t'as des potes qui vont te proposer de sortir en un truc ou quoi. Et si tu leur dis non, mais là, il faut que je me repose ou il faut que je bosse ou je sais pas quoi, ils vont très certainement te dire, ah, c'est bon, arrête. Viens, on sort un peu, je sais pas quoi. Moi, j'en ai plein des potes comme ça. sortent beaucoup et tout Et ça, je trouve que ça impacte plus qu'on ne le pense. On se dit, c'est bon, c'est juste une sortie. Ou même si on résiste, on a juste cette phrase-là. Mais en fait, cette phrase, elle a un impact de fou. Parce qu'il y a ça et il y a l'autre gars qui va dire, OK, pas de souci, frérot, vas-y, botte. On se retrouve quand on aura du temps. Il y a des gens qui comprennent, en fait. Ça change tout.
- Speaker #2
Ce qui n'est pas mal, c'est que tu abordes aussi le fait de connaître ses propres limites et son propre cadre et savoir dire oui ou non. et c'est vrai que Au démarrage d'une activité, comme tu disais, tu n'as pas envie de contrarier certaines personnes qui font partie de ton entourage. Et de l'autre côté, tu as aussi besoin de te prioriser. Donc, il y a tous ces paramètres-là qui peuvent être assez anxiogènes. Et pour faire un pont avec ce que dit Roxane, en fait, juste le fait de les mettre à plat, d'avoir une vision claire, de juste se poser et de se dire, bon, en fait, en fond, ça, on verra bien. Je peux permettre aussi, en tout cas, de mon côté, c'est comme ça que je le perçois et je l'entends juste aussi dire ça va bien se passer Peut-être la prendre 5 minutes pour demander si côté participants, il y a des choses qui vous donnent envie de réagir, si vous voulez prendre la parole, parce que c'est vrai que là, on a fait, on va dire majoritairement sur cette première demi-heure, un discours à trois voix. Mais si vous voulez prendre la parole, c'est le moment. Si vous avez des questions, si vous avez des sujets que vous voulez pousser, c'est le moment.
- Speaker #3
Grave à l'igni avec ce que vous dites. Pour le coup, moi, ça fait 5 ans, je suis à mon compte.
- Speaker #0
Donc, tout ce que vous avez traversé, je l'ai traversé aussi. Pareil, c'est allé assez vite. Pour même tout vous dire, quand je me suis lancée, je n'avais même pas le statut, je n'avais rien. J'étais un peu dans l'illégalité. Je me suis attendue. Je me suis encore dit, je vais vous facturer après. Rien n'était parfait. Et finalement, et même j'ai avant. Et par contre, je n'avais pas encore de plan quand j'ai avancé par rapport à toi, Roxane. Parce qu'en fait, je n'étais pas encore sûre. Je ne savais pas exactement même si je voulais faire du media buying, si je faisais de la consultance en marketing digital. au final j'ai commencé un peu à faire les deux en fait les choses elles se sont construites petit à petit Et je trouve qu'en effet, garder ce mindset en se disant déjà on fait au mieux, on fait en tout cas ce qui est bien pour nous et professionnellement et pour notre bien-être pour trouver un équilibre et si ce n'est pas parfait, au moins on avance en fait. Je trouve que le premier pas, c'est le plus important et puis après les suivants, des fois on court, des fois on ralentit, des fois on va un peu à droite, des fois on va un peu à gauche, mais en tout cas on avance. Et puis après, c'est ce que vous disiez sur l'équilibre. L'entourage, méga important. Je pense que c'est pour ça aussi qu'on est tous là aujourd'hui. S'entourer avec deux personnes qui ont le même état d'esprit, qui travaillent comme nous, s'entraider. Des fois, on a des petits coups de mou. Avec Roxane, on se parle beaucoup. Des fois, on s'encourage, on se tire vers le haut. Donc, voilà. Trop chouette. Si je fais un gros résumé de tout ce qu'on a dit jusqu'à présent, ça résonne ce que vous dites complètement.
- Speaker #1
Merci Ludmilla. Ça me fait me poser une question. Qu'est-ce qui, toi, te... qu'est-ce qui toi, et après on prendra la question de Jamel, qu'est-ce qui toi te fait te sentir fière si tu regardes, comme tu disais, 5 ans en arrière, tout le chemin que tu as mené en place, une fierté que tu as à partager sur aussi notre thématique un peu, on va dire, du jour, à savoir les appréhensions du démarrage ?
- Speaker #0
Alors ça, c'est marrant ce que tu me dis, parce qu'en fait, moi, je m'en rends compte à travers les autres, parce que pour moi, c'est normal, j'ai avancé, j'ai fait mes trucs, et là, je suis à fond, mais en fait, souvent, je m'en rends compte quand j'ai une remarque d'un proche, d'un ami ou d'autres personnes de coworking, de gens que je côtoie qui me disent « Ah ouais, mais c'est trop. » trop bien ce que tu fais, c'est hallucinant, tu t'imagines, tu peux travailler d'où tu veux, tu as tes propres clients, tu as ton business. Et en fait, c'est souvent à travers le regard des autres que je me rends compte finalement, c'est qu'en soi, je pourrais moi-même avoir ce propre regard sur mon activité et me dire, ouais, meuf, trop bien. Mais du coup, c'est ça qui me rend fière, de me dire, si en fait, tu peux motiver d'autres personnes et qu'ils se disent, en fait, c'est possible. Alors que même ce que tu disais, Nico, quand tu as dit, des fois, tu rencontres des gens qui ont une telle situation, ils sont là en face de toi. ils sont arrivés, tu te dis, en fait, clairement, je peux y arriver aussi. Nous, ce qu'on fait pour d'autres personnes qui sont encore peut-être bloquées dans des postes qui n'ont pas de sens pour eux, dans des CDI, pour eux, même ça, ça leur paraît aussi inatteignable. Et nous, on y est, tu vois. Donc, en fait, on est toujours l'inspiration d'un autre.
- Speaker #2
Et c'est ça que je trouve cool,
- Speaker #0
quoi. C'est ça qui me rend fière, on va dire. Plus, bon, après, ce que tu apportes à tes clients, etc. Si on parle juste du métier en lui-même, tu vois, quand tu vois que tu peux changer le business C'est hyper valorisant.
- Speaker #1
Merci. Peut-être passer la main à Jamel, je vois que tu as la main levée.
- Speaker #3
Bonjour à tous, désolé pour le retard. Moi, j'avais une question, c'était pour Nicolas et Roxane. Moi, d'un point de vue extérieur, parce que je suis en train de sortir du salariat, et je suis même en train de rencontrer un salariat. Quand je vois Nicolas, tout ce qu'il fait en même temps, je me dis comment il fait pour gérer son temps. Comment il fait pour gérer son stress et ses peurs ? Parce qu'on se lance dans des projets, on a peur aussi que ça échoue. Et pareil, quand on s'entoure des bonnes personnes, ça nous motive. Moi, personnellement, je suis le groupe, je suis un peu comme ce que J.L. me dit là, on est là pour se donner un peu de la force, entre guillemets. Moi, personnellement, dans mon entourage, il n'y a que des salariés. Je suis le seul qui me suis lancé dans cette aventure-là, on le prend un peu pour un fou. Mais quand je me retrouve au niveau des groupes, Et quand je vois les évolutions de chacun, du coup, je me sens un peu plus... Je me dis que j'appartiens à un mouvement qui existe vraiment et c'est des choses qui peuvent arriver. C'est quelque chose de concret. Je voulais savoir comment gère son temps Roxane, parce que je sais qu'elle fait beaucoup de choses en même temps. Comment tu gères tes échecs et le temps que tu lui passes ? Pareil pour toi, les paires que tu peux avoir. Et c'est la même question pour Nicolas. Si vous pouvez me donner des astuces et votre retour sur ça, ça me ferait plaisir.
- Speaker #4
Je vais commencer, si tu veux. Comment je gère mon temps ? En vrai, j'ai testé plein de choses différentes. Et ce que je te conseille, c'est test des organisations. Essaye de voir si, je ne sais pas, le matin, tu ne fais que du travail qui demande de la concentration et l'après-midi, call, etc. Moi, c'est ce que je fais depuis très longtemps. ça et ça marche plutôt bien d'ailleurs. Tu peux tester ça. En fait, l'organisation est Pour moi, il n'y a pas de méthode clé. parce que chacun est différent là-dessus. La seule chose, c'est que priorise les actions qui vont apporter des résultats. Parce qu'on a souvent tendance à faire des tâches qui ne servent à rien. Moi, la première, des fois, j'ai souvent fait des tâches qui ne servaient à rien et qui, en fait, je passais plus de temps sur ça que des choses qui ont de la valeur. Déjà, c'est ce que je te conseillerais. Franchement, sur l'organisation, c'est un peu... On a fait une masterclass, en plus, à ce sujet où on a partagé pas mal de choses dessus. Je pense qu'il pourrait être aidé, d'ailleurs. Sur l'organisation, c'est compliqué, je trouve, de donner vraiment un schéma type qui marche. Parce que tu es avec beaucoup de personnes, entrepreneurs, je me rends compte qu'on ne fonctionne pas tous de la même manière. Je pense même Nico, par exemple, ne fonctionne pas du tout de la même manière que moi. Et pour autant, je pense qu'on arrive très bien à s'en sortir tous les deux. Donc, ça dépend de chacun et de toi, l'énergie que tu es prêt à mettre. Déjà, est-ce que par jour, tu as envie de travailler 4 heures ou 8 heures ? Ça, déjà, ça change beaucoup, ton organisation. Est-ce que tu veux travailler peu ou beaucoup ? Est-ce que tu veux travailler trois jours par semaine ou cinq jours par semaine ? Est-ce que le début de semaine, tu veux que ça soit plutôt tranquille ? Ou l'inverse, le fin de semaine, tu veux que ça soit tranquille ? En fait, il faut que tu arrives à déjà identifier ça et après, tu priorises tes actions à faire en fonction de ça. Il faut que tu t'écoutes. S'il y a un truc qui te fait chier de le faire le matin, tu le fais l'après-midi ou tu le fais plus tard. Il faut savoir s'écouter et ne pas se forcer à faire des choses parce que se forcer à faire des choses, c'est encore plus horrible. Et après, comment gérer son stress ? Bah écoute, moi qui suis une stressée de la vie !
- Speaker #3
On en est deux. Ça m'arrive aussi.
- Speaker #4
J'essaie de me tranquilliser. Comme je disais, j'essaie de trouver des méthodes qui me permettent de me déstresser typiquement. Le revenu, c'est ce que je disais au tout début. Moi, j'ai un tableau Excel très simple où je mets juste combien de quoi j'ai besoin tous les mois. Voilà, en net. Je ramène ça en brut et je me dis, OK, ça, c'est ma target tous les mois qui est largement atteignable, franchement. Je me dis, tant que je fais ça par mois, je suis tranquille. Je n'ai pas... Pas de problème. Ça, ça me permet vraiment de me déstresser, de prendre du temps pour moi. Et comment j'accepte les échecs ? Je les accepte. Des fois, je pleure. Ce n'est pas grave. Je vais pleurer parce que ça me fait chier, parce que c'est un trop-plein émotionnel. Et après, je me reprends. Ce n'est pas grave. Tranquille. Un échec, il faut plutôt voir ça de manière positive et te dire, j'ai échoué là-dessus. Pourquoi j'ai échoué ? Et qu'est-ce que je ne referai pas ? Moi, j'ai déjà échoué avec des clients où j'ai accepté des missions qui étaient horribles et qui m'ont pris toute mon énergie. Et aujourd'hui, avec du recul, je me dis... En fait, qu'est-ce que j'ai appris de ça ? J'ai appris à imposer mes limites. J'ai appris à détecter des signaux qui ne sont pas sains pour moi. Et du coup, je refuse la mission. Enfin bref, les échecs, j'essaie toujours d'en tirer quelque chose de positif et de me dire que, OK, qu'est-ce que je ne ferai plus la prochaine fois pour ne pas que ça se renouvelle une deuxième fois.
- Speaker #3
Et toi, Nico ?
- Speaker #2
J'ai compris deux choses dans ce que tu disais. Il y a l'organisation et après, il y a tout ce qui concerne la peur, les doutes, le stress. C'est deux choses quand même bien différentes, parce que tout ce qui est autour des peurs, des doutes, du stress, ce sont des émotions. Là où l'organisation est plus quelque chose de pragmatique, de la manière dont on peut gérer les différentes casquettes, comme une idée, la mienne, comment on s'organise. Donc, comme l'a dit Roxane, il n'y a pas forcément de règles, mais en gros, moi je fais partie de l'école où, en fait, pour être serein, à un moment donné, il faut être stressé. pour ne plus douter, même si le doute sera toujours là, il faut douter de fou, et ainsi de suite, en fait. Pour réussir, il faut échouer. Donc, je fais partie de cette école-là où je sais que je ne vais pas pouvoir éviter ces émotions-là. Et en plus, je sais que la perception que j'ai de l'émotion, c'est moi qui la gère. C'est-à-dire que le stress que j'ai, c'est moi qui décide si c'est quelque chose de bon ou de mauvais, finalement. Et c'est quelque chose où, si tu as le recul sur ton émotion... tu peux l'apprivoiser d'une certaine manière. Parce que si tu te laisses emporter par tes émotions, ce qui est normal au début parce qu'on n'apprend pas à gérer nos émotions, tu te laisses emporter dans du stress, dans du doute, ce qui peut te ronger, et ainsi de suite. Donc après, ton organisation va aussi en pâtir. Après, pour l'organisation, pour être organisé, il faut passer par la partie où tu es submergé, la désorganisation. Moi, je fais partie de cette école-là, et il n'y a pas forcément de... de solutions, mais en fait, que ce soit l'organisation comme la peur, les doutes, etc., c'est un état d'âme et un état d'être que tu construis à travers le temps. Il ne faut pas s'attendre à être serein tout de suite. Tu ne peux pas faire de 0 à 100. C'est en fonction de... En fait, plus tu vas te mettre dans des situations de stress, des situations de doute, des situations où tu as peur, plus tu vas te désorganiser, plus tu vas te mettre face à ces situations-là, plus tu vas savoir régler ces situations, apprivoiser ces émotions pour pouvoir les regarder autrement et les gérer d'une différente manière. Mais en fait, en voulant les gérer ou les éviter dès le début, c'est ce que je disais tout à l'heure. en fait, ça ne marche pas. Il y a des moments où tu es hyper stressé, comme le disait Roxane. Moi, je suis passé par mille et un états du stress, des pleurs, des énervements de fou. Tu te demandes aujourd'hui comment je m'organise. Dès là, aujourd'hui, heureusement, j'ai une équipe quand même. Mais sinon, au début, je suis tout seul, effectivement. Eh bien, tu as des journées de malade. Au début, tu passes par… Tu ne connais pas, donc tu fais, tu testes. Et c'est comme un puzzle que tu assembles petit à petit et tu dis ah non ok ça je peux faire comme ça, ah ok ça je peux enlever parce que c'est pas essentiel, c'est pas important, etc. Et à force de te mettre dans cette situation là, ton corps apprend à gérer le doute, à gérer la peur, à gérer le stress, à s'organiser. Comme Roxane aussi j'ai testé plein de choses, j'ai tourné en long, en large, en travers le système pour que je sois organisé. Mais c'est qu'en étant dans l'action que tu vas pouvoir trouver une organisation qui fit, un équilibre, que tu vas pouvoir gérer tes doutes, tes peurs, ton stress, parce qu'ils seront toujours là, le stress, le doute, l'anxiété, ça sera toujours là. C'est ta capacité à avancer avec qui va évoluer pour le coup. Donc c'est ça qui pour moi fait la différence, et en fait tout se résume à l'action. Et à ne pas se forcer à éviter ça. par les mêmes étapes, tout le monde. On essaie à chaque fois d'éviter ça. C'est en évitant qu'on se prend des murs. Tout ça pour dire qu'aujourd'hui, j'ai d'autres niveaux de stress, d'autres niveaux de doute et d'organisation. Je fais avec, avec le bagage que j'ai. Grâce à l'expérience et au fait que je me suis mis face à des expériences qui m'ont vraiment stressé, aujourd'hui, j'arrive à mieux gérer tout ça. Pour te donner un peu de concret, de matière, par exemple, en sortant de mes études, quand je me suis lancé en freelance, 3 ou 4 mois plus tard, je me suis retrouvé face en call au directeur marketing Nivea Europe, face à la directrice marketing Europe Vestiaire Collective. Et j'étais en flic, mais total. Vraiment, j'avais la pâteuse et tout, je bégayais de fou. C'était horrible. C'était vraiment horrible à voir. J'ai fait trois mois dans une agence. Je vais déjà raconter, je pense, pour certains. C'était bien, mais j'ai subi comme jamais. Je faisais des heures à n'en plus finir. C'était dans des états d'âme, c'était horrible. Je me suis fait rouler dessus, tous les côtés. Je me suis retrouvé à manager une alternante. Mais qu'est-ce que je foutais là ? Je ne devais pas manager cette alternante. Ils s'en sont rendus compte en plus. Je n'avais pas les capacités, rien. J'ai dit oui. Je ne savais pas ce qui m'attendait. J'ai dit oui, j'y suis allé. Bon, c'était chaotique. Mais c'est grâce à ces expériences-là que ta personnalité se construit. Une fois que tu connais ça... derrière tu as un call avec un client un peu basique entre guillemets sans faire de jugement de valeur mais tout de suite tu es en mode ben chill quoi et puis si tu as un peu de charge de travail c'est un peu de charge de travail mais qui est qui est plus comment dire plus décente que la précédente en fait ton esprit et ton corps ils sont en mode c'est chill on l'a connu pire
- Speaker #3
Je comprends. C'est juste parce que des fois, ça me met des doutes. Là, j'ai qu'un seul client. Et quand je suis sur le cas de client, je rencontre un problème, je passe des heures et des heures. Et je ne vois pas l'heure passer. Je ne trouve pas toujours la solution. Donc, je me dis, heureusement que j'en ai qu'un. Parce que si j'en avais trois, quatre, et que les problèmes s'enchaînent, je fais comment ? Et c'est pour ça que j'ai pensé à vous. Je me suis dit, comment ils font, eux ? même s'ils n'ont pas le même niveau, ça fait des années que vous faites ça, enfin quelques années, moi je me dis au début... tu prends tout de suite 2-3 clients comment tu gères quand t'as des problèmes et que ça marche pas comme tu veux le client il a une certaine attente il faut gérer ça je voulais avoir votre retour donc toi t'es plus dans l'acceptation et tu te dis bon bah c'est arrivé en fait moi je me mets dans vas-y vas-y je t'en prie en
- Speaker #2
fait moi je disais oui à tout je me mettais un peu volontairement mais sans le savoir dans la merde quoi Et puis, il y a des pots cassés, mais tu fais au mieux. Et en fait, tu te rends compte aussi que dans la difficulté, tu es capable de faire des trucs de fou. Parce que là, tu as un client dont tu as le temps, tu regardes ce qui se passe. Et demain, si tu en as cinq, tu ne peux pas faire autrement. Et donc, c'est là où tu trouves certaines facultés. Tu te dis, putain, mais en fait, je peux être hyper efficace, je peux être pertinent sur tel sujet, tel sujet. Tout en, évidemment, en même temps, tu auras de la casse. C'est logique. Mais c'est quand même assez intéressant d'observer qu'on a plus de capacités qu'on ne le pense. Mais en fait, ça n'arrive que quand tu te retrouves dans des situations comme ça. On peut faire le parallèle avec les sportifs. Il y en a, ils se transcendent quand ils sont au pied du mur, ou quand il y a des grands événements. C'est plus ou moins la même chose, en fait. On doute souvent de notre propre capacité à réaliser certaines choses. mais on ne doute que parce que ça reste dans la tête parce que là où tu poses la question voilà comment on fait quand on a au début deux trois clients ou un peu plus et je suis sûr que tu poserai pas la question si tu avais des lacets clérol parce que tu serais dans l'action et tu fais d'abord en fait tu fais tu fais quoi genre des solutions et en fait tu te rends compte que tu peux faire bien tu vois peut-être pas pour les trois quatre cinq mais je t'assure que tu développes des facultés de fou et c'est là où tu progresses c'est là où tu apprends plein de trucs
- Speaker #1
Merci beaucoup. Il y a une mine qui avait la main levée.
- Speaker #0
Oui, c'était pour rebondir sur ce qu'avait dit Roxane. Du coup, je vais rebondir sur ce que vous venez de dire les deux en général. Mais c'était juste pour apporter aussi peut-être une expérience complémentaire. Mais en fait, complètement d'accord. En fait, c'est l'expérience qui va t'apporter des réponses. Vraiment, c'est... C'est pareil, au début, je m'organisais d'une façon. Je faisais un client un jour, je me faisais payer à la journée. Mais pareil, j'ai mis du temps à capter que ce n'était pas forcément la bonne façon de procéder. Après, j'ai changé mon offre, j'ai changé mon service. En fait, l'organisation que j'avais au tout début, ce n'est plus du tout la même que j'ai maintenant. Maintenant, je peux avoir des clients hyper diversifiés. Même parfois, ce n'est pas tout à fait la même chose. Il y en a, c'est du media billing, c'est du consommation. Et en fait, tu arrives à jongler exactement comme tu disais, Nico, avec plein de projets, plein de trucs, à te dire, putain, j'en suis capable, je peux le faire. Mais c'est quand tu es dans l'action. Et surtout parce que les expériences passées t'ont permis d'arriver là et d'apprendre, à te dire, non, ça, clairement, en une journée, je ne peux pas faire ça et ça. Puisqu'en plus, la tâche, tu ne la connais pas encore exactement dans le détail quand tu commences. Donc, c'est normal que tu ne saches pas exactement combien de temps ça te prend. Donc, il faut aussi être indulgent en se disant, mon orga, pour l'instant, c'est ça. Mon idée, c'est ça. Après, je vais ajuster, je vais adapter et pas forcément se comparer en se disant, telle personne arrive à s'organiser comme ça, c'est ouf ici, mais avoir tant de clients. parce que toi, tu vas y arriver en fait, mais ça prend du temps aussi d'arriver là. Et par exemple, en termes d'orgas, je suis d'accord parce que 0 à 5, ça dépend aussi de ta personnalité, de ta façon de faire. Moi, par exemple, je ne fais pas du tout de timekeeper. Je ne suis pas du tout dans… En fait, je visualise ma semaine. Je sais ce que je dois finaliser pour tel client, qu'est-ce qui est urgent, qu'est-ce qui est moins. Et dans la semaine, je me dis lundi, je fais ça, mardi, je fais ça, mercredi, je fais ça. Ça, c'est ce que je dois finaliser. Après, il y a de la flex. S'il y a des trucs qui bougent, ça bouge. c'est pas grave si un truc finalement ça sera le lendemain et c'était pas là Tant que c'est OK dans les deadlines avec mon client, c'est OK aussi. Mais voilà, en fait, en se disant, tant que tu remplis tes objectifs que tu t'es fixé avec tes clients, avec ce qu'ils attendent de toi, après ton orga, c'est pas grave si elle n'est pas à la perfection même et que tu as débordé sur des trucs et quelque chose que tu pensais que ça te prenait moins de temps, ça te prend un peu plus. En tout cas, moi, c'est mon orga, il est comme ça. Je m'autorise d'avoir un peu de flex tant que le taf est fait dans la semaine. Et puis voilà. Et là aussi, pas forcément... Je pense que c'est cool de prendre des types d'orgas à droite à gauche de pas mal de gens. Moi, je m'en inspire. Mais il y en a peut-être qui ne vont pas te correspondre à toi, puisque peut-être que toi, ton cerveau ne fonctionne pas exactement comme ça. Donc, tu l'adapteras, tu l'ajusteras. Et ça sera quand même une bonne orga. Ça ne veut pas dire qu'elle est mauvaise. Parce que moi, pour le coup, on m'a toujours dit, tu es bien organisée. Moi, si je me regarde, je n'ai pas l'impression d'être bien organisée. mais pourtant ce qu'apparemment mes clients voient, c'est « ah oui, oui, t'es en orgueille, elle est super » , alors qu'en fait moi je suis en train de dire « oh là là, mais non, j'aurais pu faire si, ça » . J'ai l'impression que c'est chaotique alors qu'en fait apparemment… finalement, le résultat, il est le même. Donc, voilà, je pense qu'il faut être un peu indulgent et se dire ça s'apprend et puis ça s'ajuste. Et puis, même si ce n'est pas la perfection, tant que le résultat est là, je pense que c'est le principal.
- Speaker #1
Effectivement, c'est ce que j'allais dire. L'univé, ce que tu nous livres, c'est assez puissant. Et moi, ça m'a fait directement penser à une chose qui conclut bien cet échange et qui peut sonner un peu comme un mot de la fin, à savoir faire preuve de bienveillance envers soi-même, parce qu'on a tendance des fois à s'oublier. on a tendance aussi à à être un peu méga dans ce côté très regardant, très dans une discipline qui peut vraiment, on va dire, faire plus de mal, alors qu'avoir un regard bienveillant, essayer de se dire, bon, on s'adapte, on apprend, et surtout, on fait à sa sauce tant que ça fonctionne, ça peut en fait avoir un pouvoir qui, une fois qu'il est libéré, est si puissant, il permet d'avancer, continuer à faire sa route, et voilà. Je ne sais pas s'il y a d'autres questions parmi les participants, ou si Roxane, Nicolas, vous voulez apporter ? D'autres choses sur les 8 minutes qui me restent ?
- Speaker #4
Moi, j'ajouterais juste un truc. Jamel ne te prend même pas la tête. Pourquoi ? Parce qu'à partir du moment où tu délivres ce que tu dois délivrer dans les dates imparties, tu as fait ton travail. Et plus tu as une relation client, tu as des collègues d'eau, peu importe, il y a des choses très simples. Mais ne serait-ce que tu délivres le travail pour lequel tu es payé dans des deadlines qui sont OK, déjà, tu as fait 90 % de ta mission. vraiment, parce qu'il y a beaucoup de personnes qui ne le font pas. Moi, je suis déjà passée par des prestataires qui ne délivrent pas et qui ne respectent pas les deadlines. Forcément, ça apporte une frustration. Toi, rien que le fait de faire ça et que tu apportes aussi ton expertise derrière, tu as déjà quasiment tout gagné. Donc, il ne faut pas trop se prendre la tête. Il ne faut pas trop se poser de questions au début.
- Speaker #3
C'est clair, mais après, là, je vois que j'enchaîne les coquilles. Enfin, les coquilles. Les problèmes sur le compte de mon client, des fois, ça me rend fou. Parce que pour moi, je devais diffuser la semaine dernière. Là, je vois que ça ne s'est pas diffusé. Au final, j'apprends. Donc, je comprends mieux pourquoi ça ne se diffuse pas. J'améliore, j'optimise les campagnes, au final, avant l'heure. Mais c'est chiant, des fois, c'est frustrant. Je pense que c'est surtout la frustration. Et le truc aussi, c'est que quand je suis confronté à une difficulté sur le compte du client, par exemple, comme je veux bien faire. surtout que c'est les débuts, tu te dis, ouais, là, il faut que je montre que je suis capable, etc. Tu veux te prouver à toi-même, en fait. Eh bien, tu passes un temps fou sans te rendre compte du temps que tu passes dessus. Et tu te dis, ouais, pour un truc aussi petit que ça, je n'ai pas assez autant de temps. Et après, tu commences à douter. Tu te dis, heureusement que je n'ai pas autant de clients. Mais bon, c'est clair qu'au début, je pense que je suis obligé de passer par là, d'apprendre par moi-même. Et par la suite, ça s'améliorera. Et c'est comme ça que je passerai moins de temps. C'est comme tout, en fait. Mais ça, c'est à cause aussi du salariat. Quand t'arrives, on te montre et tu sais faire, tu fais. Il y a quelqu'un derrière toi. Là, il y a des gars. Tu te débrouilles. Le milieu de clé, il attend. Il y a le collectif quand même. Je me dis déjà, c'est un peu plus… Pardon ?
- Speaker #0
Il y a le collectif quand même. Quand t'as des doutes, des problèmes, c'est cool de pouvoir…
- Speaker #3
Franchement, ça me sauve de fou. C'est ce que je disais tout à l'heure. Ça me met dans le truc de fou. Il y a le collectif. Roxane, je la sollicite souvent. tu vois, je l'ai du moins vers Nico parce que j'ai l'impression qu'il est grave occupé lui T'as l'impression que j'y es, tu vois. Je vous dis tout ce qu'il y a à côté. Et comme on voit plus souvent Roxane, du coup, je vais plus vers Roxane. Mais ouais, c'est clair. Heureusement qu'il y a Coexif. D'ailleurs, je ne te vois plus trop, lundi, là, en ce moment.
- Speaker #0
Bon, bah, si. Attends, je suis là. Non, mais je n'étais pas là aux deux dernières séances de coaching, mais ouais, ouais.
- Speaker #3
En tout cas, même là, l'échange, tu vois, il est fructifiant. J'aime beaucoup l'échange, tu vois. Heureusement qu'il y a ça.
- Speaker #5
Si je peux me permettre. Moi, pareil, je partage ce qu'a dit Jamel. Et je pense que c'est plus au début, avec les premiers clients, quand on lance les premières campagnes, et que les résultats ne sont pas forcément convaincants, ça peut arriver et en fait, ça crée ces moments de doute, de dire, est-ce que c'est moi qui n'ai pas bien ? Est-ce que c'est moi qui n'ai pas fait les bonnes choses ? Est-ce que ça va se passer comme ça avec d'autres clients ? Et c'est des moments-là qu'on doit apprendre à gérer, surtout au début. Et aussi la confrontation avec le client, quand on devra partager et tout ça. Oui, bien sûr, on pense. Mais juste partager les pensées. Et moi, je suis convaincu qu'avec le temps, on aura l'expérience de comment présenter tout ça comment amener les sujets aux clients etc et qu'on va sûrement évoluer c'est juste des peurs c'est pas applicable à tous les clients et à toutes les campagnes je sais pas si vous avez des remarques,
- Speaker #2
des avis ouais non mais en fait là la situation elle est normale parce que Merci. Jamel est en train de se lancer, c'est ton premier client. Quand on se lance et que tu apprends à faire quelque chose, effectivement au début tu es lent. Et puis il y a des trucs qui ne fonctionnent pas. Ça c'est un peu plus aléatoire mais c'est tant mieux parce que c'est là où tu apprends plein de trucs. Donc certes c'est frustrant et puis tu as envie d'aller plus vite, tu as envie qu'il y ait des résultats mais là ce que tu ne vois pas encore mais c'est un cadeau énorme en fait parce que tu apprends beaucoup de choses. Le jour où ça va revenir ou quoi que ce soit, tu le sauras. et tu sauras aussi que ça peut arriver donc tu peux prévenir et tu peux aussi potentiellement parler à ton client avant ou je ne sais quoi donc c'est un énorme cadeau en fait et au début on est tous lents tous, en plus moi quand j'étais en agence, j'ai commencé en agence, moi j'avais l'impression de mes boss et du client, donc c'était super chiant au début t'es lent, tu sais pas faire je faisais même des conneries sur les comptes sans faire exprès mais c'était encore une fois c'est quasiment obligatoire quoi Tu peux être rapide, mais à un moment donné, il faut être lent. Et par contre, si tu veux vraiment traverser cette période du mieux possible, le but, c'est de se mettre un peu dans la galère. C'est-à-dire qu'au lieu d'avoir un client, tu en as trois. Parce que du coup, tu n'as pas le choix. Trois clients, donc tu ne peux pas passer des heures et des heures sur un compte. Et donc, tu es obligé d'être efficace parce que tu n'as pas le choix. Parce que là, tu te laisses le choix, tu as le temps. Tu as un client, je ne sais pas combien de temps ça t'occupe, mais tu es un peu dans le confort. Alors que si tu en as trois ou plus, tu n'as pas le choix. Et c'est là où tu développes certaines facultés. Peut-être que tu ne vas plus te demander de l'aide. Comme disait Ludmilla, il y a le collectif qui t'aide déjà beaucoup. demande de l'aide sur des problématiques quoi que ce soit
- Speaker #1
on sera encore plus vite Nico, Roxane, en mot de la fin je vous le laisse celui-ci, j'ai beaucoup parlé aussi à vous le micro en mot de la fin, qu'est-ce que vous voulez nous livrer avant qu'on se dise au revoir ?
- Speaker #4
Soyez indulgents avec vous-même indulgents avec soi-même acceptez les situations qui passent acceptez tout et puis apprendre avec vraiment, genre, trop important Moi, je suis quelqu'un de très dur avec moi-même et j'ai appris à l'être moi aujourd'hui, à être indulgente, à accepter tout type d'émotions, d'accepter l'échec. Je me dis, ce n'est pas grave, j'apprends avec et je ferai mieux la prochaine fois. Oui,
- Speaker #2
regarder le chemin parcouru, ça marche bien. Parce que souvent, on a tendance à se comparer. C'est peut-être ton cas, Jamel. Et on se compare souvent mieux. On n'est pas au même chapitre. On peut être au chapitre 1 ou 2. Il y en a d'autres sur LinkedIn ou ailleurs. ils sont en chapitre 10, 15, 20 alors que regardez ce qu'on est en train de faire Déjà sur les premières semaines, les premiers mois, apprendre un nouveau métier en quelques mois, trouver un client en quelques semaines ou quelques mois, faire face à tout ça. Parce qu'au-delà de tous les aspects extérieurs, ça renvoie à beaucoup d'aspects intérieurs. C'est un combat un peu avec soi-même, on fait face à nos peurs, à nos doutes. Moi, je trouve que c'est mieux que le psy sur le long terme. Être en freelance et être entrepreneur, c'est l'une des écoles de la vie. C'est comme le voyage, je trouve. Donc là, c'est aussi une découverte de soi. Et ça, c'est énorme. Donc, je rejoins des fous Roxane. Soyez indulgents et faites-vous des câlins. Regardez ce qui se passe aussi depuis quelques semaines, quelques mois. C'est fou. En fait, à chaque fois, je repense à moi quand j'étais en agence parce que je n'étais pas aussi rapide que vous. C'était quand même plus compliqué pour ma part. Donc, c'est quand même... Vous regardez ce qui est quand même, même si parfois, ça peut être compliqué de se rendre compte. Donc voilà, et puis après, pour résumer tout ce qu'on a dit, l'action, l'expérience, l'expérience est une bougie qui n'éclaire que celui qui la porte. Donc, faites le plus possible, mettez-vous dans la merde, et c'est comme ça que ça va fonctionner.
- Speaker #1
En tout cas, merci infiniment Nico, Roxane, pour vos témoignages, vos retours, et merci aussi à tous les shapers qui sont présents et qui ont pris le temps aussi de participer à cette masterclass. Dans l'ensemble des cas, comme d'habitude, la vidéo, je vais la mettre à disposition sur Slack. Et on se retrouve d'ici un mois pour une prochaine masterclass. Si vous avez des idées de sujets que vous voulez aborder, faites-nous signe. C'est un plaisir de les mettre à l'ordre du jour.
- Speaker #2
Peut-être qu'on pourrait avoir l'intervention d'un créatif stratégiste, si ça peut en intéresser certains. Je vous laisserai voir ça avec Lamia, mais on pourrait avoir l'intervention d'un mec qui vient à une agence de créatif stratégiste. Ça peut peut-être être intéressant pour nous.
- Speaker #6
Si on veut se lancer nous-mêmes dans la créa, ou pour le côté créatif ?
- Speaker #2
Non, pour découvrir le métier, c'est aussi ça le but des masterclass, c'est découvrir le métier, comment ça se passe, à quoi ça sert. Et en fait, c'est quasiment similaire au media buying, c'est complémentaire. Donc potentiellement, savoir comment on peut faire, même si nous, on n'est pas créatif stratégique, parce qu'il y a des moyens de pouvoir aussi activer certains profils assez rapidement pour aider nos clients sur la partie créatrice. Je pensais à ça. Ou sinon un mec expert en IA justement pour ces sujets-là en fait. Un mec qui vient me faire une masterclass sur Sora. Je ne sais pas si on peut trouver un profil comme ça à la mienne parce que pour le coup, je n'ai pas ça.
- Speaker #1
Je vais regarder.
- Speaker #2
Ça peut être pas mal ça.
- Speaker #1
Grave. Totalement d'accord. Après,
- Speaker #2
on fait une formation. On va choper des profils comme ça. Ça va être excellent.
- Speaker #1
Yes. et bien bonjour carrément Attends,
- Speaker #6
j'ai une dernière question pour toi Nico. Est-ce que pour toi, la vision que tu as eue quand tu as créé Chef Room, est-ce que là, tu as atteint l'objectif ? Est-ce que tu es plus haut ou moins haut par rapport à tes attentes ?
- Speaker #2
En fait, là, j'adore tout ce qui se passe. Donc, je suis content. Évidemment, je vais aller beaucoup, beaucoup, beaucoup plus loin. Mais tu vois, je suis très content de ce qui se passe, de ce qu'on crée. En fait, on parlait d'être indulgent et de regarder ce qui se passe. Il y a un an, tout ça, ça n'existait pas. Ce qu'on est en train de faire en ce moment. Vous n'existiez pas, pour certains, en tout cas, il n'y avait pas tout ça. Donc, c'est difficile de répondre à cette question, parce que j'ai envie d'avoir plus, évidemment. Donc, je ne pourrais pas te dire si c'est...
- Speaker #6
Je te parle plutôt en ratio de temps, parce que, oui, bien sûr que tu veux plus, mais tu ne peux pas avoir plus en un an. Tu ne peux pas avoir créé... Tu peux avoir créé plus, mais est-ce que toi, dans ton estime, tu... Tu penses que tu aurais pu faire mieux ou est-ce que là, tu es vraiment content de ce que tu as créé en peu de temps ?
- Speaker #0
Les deux la fois. En fait, oui, j'aurais pu faire mieux. Parce que quand tu regardes en arrière, tu te dis, ah là là, j'ai fait ça, j'ai fait ça, j'ai fait ça. Tu as un nombre d'échecs et de conneries qui est... ça n'a plus qu'à finir, tu vois. Mais en fait, tu es obligé de passer par là. Encore une fois, tu es obligé de passer par là. Donc du coup, j'aurais pu faire mieux, mais à l'époque, je ne le savais pas, je n'étais pas conscient, je n'étais pas prêt en fait. Et justement, c'est grâce à ces situations c'est des chèques là que je me suis mis à être prêt et à voir les choses différemment et à pouvoir propulser mon business d'une manière différente. Donc en fait c'est les deux à la fois, parce que j'aurais pu faire mieux, mais en même temps je suis très content de tout le chemin parcouru, de tout ce qui se passe.
- Speaker #1
Et de là où tu en es aujourd'hui.
- Speaker #0
Bah ouais, de toute façon, je pars du principe que tant que tu fais les choses avec le cœur, tant que c'est aligné, tant que tu sens que tu contribues à quelque chose, c'est le principal. Franchement, que j'aille plus loin ou pas, c'est pas ça qui compte. Donc ouais, je suis content de ce qui se passe déjà aujourd'hui. Effectivement, j'aurais pu aller plus vite, mais c'est moi.
- Speaker #1
Bien sûr, tu peux toujours optimiser, tu peux passer ton temps à optimiser, mais après, c'est savoir est-ce que ça te convient quand même ou non. Parce que c'est se dire, oui, tu peux toujours optimiser, mais ça, de toute façon, comme pour tout. Mais est-ce que là, jusqu'à maintenant, tout ce que tu as fait, est-ce que tu es en mode, je ne pensais pas atteindre ce... ce niveau de pas de succès dans l'idée, mais on va dire que si, dans le succès de Shape.com. En fait,
- Speaker #0
j'avais pas d'attente. T'es tellement dans le flou, je sais pas ce qui va se passer, tu vois. Je suis têté pour que ça marche, je sais pas quand ça va arriver. Franchement,
- Speaker #1
t'as pas forcément la conviction en mode ça va prendre direct ou pas forcément ou est-ce qu'il va falloir que vraiment je passe un certain cap pour que ça marche ou ce genre de choses.
- Speaker #0
Je savais que ça allait être difficile. Il y a un an, un peu plus d'un an, je pensais que ça allait être plus facile, un peu plus rapide. Mais je me suis rendu compte rapidement que ça allait être beaucoup plus dur que ce que je pensais. Et du coup, ouais, en fait, tu fais avec les événements, tu fais au jour le jour, presque. Et en fait... Pour moi, ce qui compte, ce n'est pas la rapidité de l'exécution. C'est plus l'arrivée, même s'il n'y a pas vraiment d'arrivée. C'est ce que tu es en train de créer. Est-ce que ça prend forme, peu importe la vitesse ? Est-ce que ça prend forme ? Est-ce que ça fait sens pour toi ? Est-ce que c'est aligné ? Toutes ces choses-là, moi, qui m'importent. Aujourd'hui, toi, tu as dit de promocer le mot « waouh » . Je ne dirais pas « waouh » , mais je suis extrêmement content et reconnaissant de ce qui se passe. Après, il y a des hauts et des bas comme tout le temps. Même les bas, tu les apprécies. Je me dis qu'il y a une part à quelque chose. Maintenant, je le sais. Au début, tu ne sais pas et tu prends des murs. C'est compliqué, mais c'est presque naturel. Je pense que quand tu as la clarté, tu as ce désir, tu sais pourquoi tu le fais. Je pense qu'après, c'est ce que je disais, tu es inarrêtable. Peu importe combien de temps ça prend, tu sais que tu avances. Tu avances, tu sais pourquoi et tu sais que tu vas y arriver.
- Speaker #1
Quand tu trouves un sens de l'obstacle, ça doit te booster encore plus.
- Speaker #2
Et là, je pense, avec ce que vous venez de nous livrer sur cette importance de foncer, cette importance aussi de continuer, ça me fait une très belle conclusion. Et en tout cas, s'il y a des questions par la suite, pareil, on n'hésite pas à les remonter. Ça pourra peut-être aussi faire l'objet... prochaines masterclass ces sujets là qui étaient en train d'être poussés sur la fin et voilà est-ce qu'on peut se dire bonne journée ? ouais tu fais bien de nous recadrer de gagner un petit peu ah bah là ah mais je ah mais inarrêtable c'est ce qui fait aussi la force des échanges allez merci à tous merci à tous salut