- Speaker #0
Hello et bienvenue dans Simplifie, le podcast qui est là pour t'aider à alléger ta vie, pour retrouver du temps, de l'énergie et puis vivre ce qui est vraiment essentiel pour toi. Alors cette semaine, petit épisode spécial, j'ai envie de te faire un cadeau, un cadeau spécial. On entre dans la période d'inscription au sommet essentiel 2025. qui est l'événement de l'été gratuit que j'organise chaque année pour les femmes ambitieuses qui veulent dire stop à l'épuisement et créer une vie alignée. Et pour te donner un avant-goût de ce qui t'attend cette année, j'ai eu envie de partager avec toi une conférence qui a profondément marqué les participantes du sommet de l'an dernier. Elle s'intitule « Transformer ses peurs en moteur » et elle est donnée par Sonia Duboucher qui est psychologue et qui est aussi... qui fait partie du projet d'habitat partagé dans lequel nous sommes engagés. C'est une conférence qui est pleine de clés concrètes, de douceur et de puissance pour t'aider en fait à regarder tes peurs autrement et à avancer malgré elles. Donc si tu es dans une période de doute, de fatigue ou d'hésitation, je pense que cet épisode va vraiment résonner. Et si ça t'inspire, je t'invite à t'inscrire dès maintenant à l'édition 2025 du Sommet Essentiel. C'est 100% en ligne, c'est 100% gratuit et les inscriptions... sont ouvertes. Le lien est dans la description de l'épisode, donc n'hésite pas à venir t'inscrire, les portes sont ouvertes jusqu'au 7 juillet puisqu'on démarre le 7 juillet. Allez, je te souhaite une belle écoute. Bienvenue à toutes dans cette nouvelle conférence du jour. Alors aujourd'hui, pour le sommet essentiel, je reçois Sonia Duboucher. Sonia, merci d'être là.
- Speaker #1
Avec plaisir, merci Géraldine.
- Speaker #0
Yes, alors Sonia, tu es psychologue. Et puis aujourd'hui, en fait, j'ai souhaité t'inviter au sommet pour plein de raisons. La première, c'est que tout simplement, déjà, tu es une amie à la base, que j'apprécie énormément, et aussi une professionnelle, une professionnelle de qualité avec beaucoup de sagesse, beaucoup de profondeur, une analyse pointue et précise. J'ai des discussions passionnantes avec toi et je me suis dit que ces discussions, il fallait qu'on les ait en direct. et qu'on les partage avec toutes celles qui nous écoutent aujourd'hui. Et puis, en plus de ça, Sonia, on est aussi dans un projet commun parce que pour celles qui le savent et celles qui ne le savent pas, on s'est engagé ensemble dans un projet d'habitat partagé à Pau. Nous, on va rejoindre cet été, on va déménager et vous rejoindre à Pau. Voilà, donc, c'est une personne chère à mon cœur, Sonia, et un grand merci d'avoir accepté mon invitation.
- Speaker #1
Merci à toi !
- Speaker #0
Yes ! Alors du coup, est-ce que Sonia, tu serais d'accord de te présenter un peu plus, de nous dire qui t'aide, d'où tu viens, quel est ton métier ?
- Speaker #1
Oui, donc je suis mariée, je suis maman de trois enfants. Côté perso, je suis quelqu'un qui aime beaucoup la nature, ça me ressource énormément d'être dehors, notamment en montagne, en forêt, à me balader. J'aime beaucoup tout ce qui est artistique aussi et le mouvement, la nouveauté d'une manière générale. Donc le métier, c'est psychologue avec une formation universitaire. Et puis ensuite, une deuxième qui continue, qui est une formation en émette-analyse, qui est une méthode de psychothérapie et de coaching qui est intégrative.
- Speaker #0
C'est-à-dire ? Tu veux nous en dire un tout petit peu plus ?
- Speaker #1
Intégrative, ça veut dire qu'elle va utiliser plusieurs outils de la psychologie. Donc ça apporte une énorme variété d'outils. Je trouve ça vraiment très intéressant. Et puis les méta-analyses, elle a une particularité, c'est qu'elle va considérer que l'être humain, il est fait en trois parties, soma, psyché, pneuma. Et donc là, je trouve ça aussi pertinent que ce rapport au vivant, il soit pris en compte aussi.
- Speaker #0
Yes, trop bien. Bon, alors je sens que du coup, ce que tu vas nous partager aujourd'hui, ça va être de quoi on va avoir du steak là. Donc prenez des notes les filles, accrochez-vous. Et puis aujourd'hui, en fait, tu vas nous parler de la peur, Sonia. Tu vas nous parler de comment transformer ces peurs en moteur. Alors moi, je crois que le jour où j'étais entendue parler de la peur assez brièvement dans des conversations, ça a fait chez moi des tilts par rapport à ça. Et il y a énormément de choses aujourd'hui que j'utilise dans ce que tu m'avais partagé avec mes clientes pour les aider à traverser leurs peurs. Tu nous avais... Tu as aussi intervenu lors d'un week-end en présentiel avec nos clientes sur ce sujet. Et je sais que c'est quelque chose sur lequel tu as un regard particulier et qui va certainement aider plusieurs... d'entre vous qui nous regardez aujourd'hui qui vont, voilà, ça va beaucoup nous aider. Donc du coup Sonia, qu'est-ce que tu aimerais nous dire en premier lieu sur ce sujet ?
- Speaker #1
Alors, je pense que beaucoup d'entre nous sont concernés par le sujet. Ah bon ?
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
C'est normal d'ailleurs, on verra pourquoi. Et par moments, très souvent, peur, ça résonne avec blocage. Et que ça empêche l'épanouissement, ça empêche l'expression d'un potentiel. Or, je me suis rendue compte, par exemple de proches ou de personnes qui m'ont inspirée, que rien n'est impossible et que l'être humain est vraiment doté d'une capacité de résilience qui lui permet de traverser des montagnes et de vivre vraiment de belles victoires c'est un peu le premier constat sur
- Speaker #0
la peur trop bien, et du coup qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui t'as eu envie justement d'aller aborder ce sujet ?
- Speaker #1
Alors pour être là, du coup, on est un peu intimiste. C'est quelque chose que je connais en fait assez bien moi-même, qui a pu me bloquer à de nombreuses reprises, de manière des fois assez massive. Et puis, accompagnement après accompagnement, parce que ça, c'est quelque chose qu'en tant que professionnelle, mais personnellement, auquel je tiens beaucoup, c'est que je me dois à moi-même et aux autres. que j'accompagne quelque part d'être moi-même en mouvement et en évolution constante. Donc j'ai quand même eu le temps d'essayer pas mal d'outils. Et voilà d'où c'est venu en fait.
- Speaker #0
Donc tu connais bien le sujet, comme beaucoup d'entre nous certainement. Alors je crois que pour démarrer, tu avais envie de nous faire un petit topo sur les émotions.
- Speaker #1
Oui, parce que du coup, quand on parle de peur, en fait on parle d'une des émotions. On entend pas mal parler quand même de ce sujet-là. Pour moi, les émotions, il y en a quatre principales. C'est donc la peur, la tristesse, la joie et la colère. Je distingue, tu verras si c'est important qu'on en parle, je distingue l'émotion, des sentiments, des ressentis et des humeurs. Pour moi, chacun de ces mots-là, c'est quelque chose de bien particulier.
- Speaker #0
L'émotion, les ressentis.
- Speaker #1
Oui, les sentiments, les humeurs.
- Speaker #0
Les sentiments et les humeurs, c'est quatre choses différentes.
- Speaker #1
c'est pas du tout synonyme pour moi ok donc en tout cas les émotions c'est ces quatre là et en fait en tant qu'être humain on est animé de ces émotions là c'est finalement comme une météo intérieure avec laquelle on a affaire avec et ce sont en fait des réactions innées qui sont présentes de manière universelle assez instantanée en fait Merci. qu'on maîtrise globalement peu, on peut apprendre à gérer. Et je la compare, en fait, l'émotion à un cours d'eau qui a besoin d'un lit pour bien s'écouler, au risque. Si cette émotion n'a pas son lit. En fait, soit de provoquer des inondations, soit de rester barré, comme derrière un barrage, au risque de craquer. Et donc... Qu'est-ce que j'entends par là ? C'est qu'une émotion a besoin d'être accueillie. Je fais souvent ça en séance. Ceux qui sont inscrits et qui m'auront déjà vu reconnaîtront ça. C'est entendre les signaux corporels de cette émotion, apprendre à respirer calmement. Et par moment, ça peut suffire. Ça, c'est le premier niveau tout simple de gestion d'émotion. Et puis, par moment, l'accueil peut être un peu plus... peut être un peu plus intentionnelle, c'est-à-dire essayer de reconnaître quel est le nom de cette émotion, surtout si elle revient fréquemment ou qu'elle arrive de manière très forte. Elle peut avoir besoin d'être reconnue, identifiée et utilisée. Donc ça, c'est le deuxième niveau potentiellement, c'est comment elle s'appelle cette émotion-là. Est-ce qu'on est plutôt dans la catégorie de la peur, plutôt catégorie de la tristesse ou de la colère ? En sachant qu'il y a évidemment ensuite des nuances, de comment elles peuvent s'appeler. Et au niveau le plus élaboré, on va dire, gestion des émotions pour moi, c'est de comprendre potentiellement à quel besoin elle est reliée. Est-ce qu'elle peut signaler un besoin ? Donc, ce que je peux nommer pour finir là-dessus, c'est que, en fait, rapidement, quel besoin potentiellement peut être relié à quelle émotion ? La joie indique un bien-être à pérenniser et à partager. Elle peut aussi indiquer un besoin d'explorer, de passer à l'action ou de se défouler. La tristesse indique une perte, un manque et elle appelle souvent de la consolation. ce qui veut souvent dire se connecter à d'autres la colère elle vient indiquer une injustice une limite qui a été non respectée qu'elle soit corporelle ou morale et elle réclame une réparation souvent avec beaucoup d'énergie c'est la plus énergique des émotions c'est pas pour rien parce qu'elle est aussi cette force là qui peut permettre de remettre des choses à leur bonne place quelque part et la peur qui est le sujet du jour, c'est en fait celle qui indique un risque, un danger et qui demande une protection, une solution.
- Speaker #0
Ok, du coup, l'idée c'est qu'en fait, à partir du moment où tu arrives à mettre un mot, c'est ça, sur cette émotion, après éventuellement dans un troisième temps, comme tu disais, te demander quel est le besoin et quand cette peur, elle est présente, le besoin qui est derrière, tu peux le répéter, c'est...
- Speaker #1
C'est du coup la protection. Ouais,
- Speaker #0
un besoin de protection. Yes, ok. Au moins, ça nous donne une grille de lecture qui est quand même assez claire.
- Speaker #1
C'est-à-dire que si l'être humain, en fait, si l'être humain ne connaissait pas de peur, en fait, l'espèce serait éteinte depuis longtemps.
- Speaker #0
Ah, donc c'est normal. C'est ok d'avoir peur, c'est ça ?
- Speaker #1
C'est utile.
- Speaker #0
Ouais, et c'est utile surtout. Ouais, ok, yes. Est-ce que tu peux nous rappeler juste le tout premier niveau dont tu as parlé ?
- Speaker #1
qui me semble intéressante. Oui, c'est là. Donc, le premier niveau, c'est l'accueil, c'est-à-dire simplement laisser le corps s'exprimer. C'est-à-dire, on sent... Parce que l'émotion, c'est corporel. J'y arriverai tout à l'heure, mais l'émotion, c'est corporel. Et donc, souvent, on sent quelque chose qui se passe. Ça peut être des épaules, la nuque qui se crispe, on dit des fois avoir les boules. On peut avoir le ventre qui se noue. Et comme c'est dérangeant, c'est inconfortable, il peut y avoir un phénomène de fuite. Vite, on va penser à autre chose. Vite, on va manger quelque chose, etc. Et on passe à côté. Alors que souvent, c'est... Je sens qu'il y a quelque chose qui se passe. Ça se durcit, ça pince, ça picote. OK, ça, ça veut dire qu'il faut que je me pose, que je respire tranquillement. Simplement, des fois, le fait de faire ça, ça suffit, en fait.
- Speaker #0
Et est-ce que... Est-ce qu'avec la peur, ça se ressent à un endroit particulier dans le corps ou pas spécialement ? Est-ce que chaque émotion, on parle de la peur aujourd'hui, donc on peut rester là-dessus, mais est-ce que ça se ressent dans un endroit particulier ? Par exemple, si j'ai peur, j'ai l'impression, il me semble, que ça va être davantage là, peut-être un difficulté à respirer, où je vais me sentir serrée à l'intérieur. Est-ce qu'il y a des choses comme ça ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Les trois grands signaux corporels liés à la peur, ça va être effectivement tout ce qui est relié au thorax donc ça peut être le coeur qui s'accélère la poitrine qui se sèche ça peut être de la transpiration qui arrive notamment au niveau des mains et puis ça peut être le ventre qui se nourre aussi,
- Speaker #0
qui se durcit ouais ok d'accord ok super intéressant ok donc ça c'était petit topo sur les émotions et donc du coup est-ce que maintenant tu peux nous faire un zoom là sur la peur et le fonctionnement de la peur
- Speaker #1
Donc, à partir du moment où on identifie que c'est la peur qui est en train de s'exprimer, la question c'est, ok, j'ai de la peur, quel est le risque ? Quel est le danger ? Et je trouve que c'est important de pouvoir soit en parler à quelqu'un, soit de l'écrire. Pourquoi ? Ça c'est vrai pour beaucoup d'émotions. Tant que ça reste à l'intérieur de soi, que c'est dans la tête, ça va prendre des proportions des fois qui sont gigantesques et donner une réalité qui est de trop, disproportionnée. Donc le passage à l'écrit, il va faire que cérébralement, au lieu d'être que dans son système limbique, parce que qui dit émotion dit système limbique, ça va permettre d'utiliser une autre partie du cerveau qui est très utile en termes de gestion d'émotion, à savoir le cerveau cortical. Je dis souvent le cerveau qui réfléchit. Passer à l'écrit ou expliquer à quelqu'un, ça fait utiliser le cerveau cortical. Et c'est très utile. Sinon, l'émotion, ça risque d'être une espèce de tsunami qui envahit. Et quand c'est la peur, ça peut être assez impressionnant. Dès les premiers petits signaux, c'est important de pouvoir dire, allez, ok, là je branche mon cerveau qui réfléchit, je passe à l'écrit, je note. tout ce qui me fait peur, quels sont les risques que je perçois. Donc ça, c'est ça, première question. Et ensuite, c'est est-ce que ça, c'est un risque ou un danger réel ? ou c'est un risque imaginaire. Parce que du coup, on ne traite pas ça de la même manière. Si c'est un risque ou un danger réel, du coup, ça demande de trouver les solutions. Je risque d'être en retard. Bon, OK, comment je peux éviter d'être en retard ? J'ai peur que mon enfant soit malade. Bon, qu'est-ce que je trouve comme solution ? Etc., etc. Et du coup, on a de recours la plupart du temps à des solutions qui sont factuelles, mais ça peut être aussi des solutions émotionnelles, relationnelles, voire éventuellement aussi existentielles, si c'est des peurs plus profondes ou plus larves, on va dire. Si c'est une peur qui est imaginaire, et ça, ça arrive en fait très, très souvent, parce que dans nos sociétés, on n'est plus… On n'est plus à l'époque de l'homme préhistorique, qui n'avons finalement qu'un seul danger principal à gérer, à savoir éviter de se faire croquer. Voilà, on n'est plus là aujourd'hui. Nos peurs, elles sont quelque part un peu plus élaborées, plus subtiles, mais plus imaginaires aussi. Et le risque de ça, c'est que notre cerveau, il a un tel potentiel créateur et imaginatif qu'on se retrouve très facilement à basculer, j'appelle ça l'univers. parallèle, c'est-à-dire dans un univers virtuel où on a tout un tas de scénarios qui peuvent aller très vite, très fort, très loin et nous embarquer. Et là, le corps réagit alors que le danger n'est pas réel. Parce qu'on a ce potentiel-là, mais qui est aussi notre talon d'Achille, de l'imagination. Et donc, ça ne se traite pas de la même manière. C'est-à-dire que quand c'est un danger ou un risque imaginaire... du coup là le recours des fois à d'autres il est pas mal conjoint, ami on nous dit mais non, mais non on dirait bien que ça pourrait arriver mais non en fait là c'est pas vrai ça peut pas arriver et donc là on va devoir rationaliser,
- Speaker #0
on va devoir se rassurer et on va devoir mentalement traverser en fait une illusion de peur et ça le fait d'en parler également aux autres c'est quelque chose qui aide énormément à nouveau avec ce principe d'utiliser l'autre côté du cerveau que je sais plus comment il s'appelle ... Mais qui aide à rationaliser.
- Speaker #1
La partie corticale, la partie rationnelle. Oui. Et quelque part, en parler ou aller écrire, c'est comme si on vient vraiment percer le ballon de baudruche et ça se dégonfle assez facilement.
- Speaker #0
Yes, OK. Donc, du coup, le job, finalement, il est allé sur est-ce que c'est une peur réelle ou est-ce que c'est une peur imaginaire ? Et du coup, avec une peur réelle, les solutions, quelles sont les solutions ? Et la peur imaginaire, alors une fois que tu as déposé ça, qu'est-ce que tu en fais après ?
- Speaker #1
Alors ça va être, ça c'est des choses qui se pratiquent pas mal en coaching, c'est-à-dire que ça peut venir toucher à des fausses croyances, qui sont souvent liées par exemple à des expériences passées, ou il peut y avoir des peurs qui naissent aussi de trop de, comment dire, des médias par exemple. Oui. Donc il peut y avoir un... Un terreau de réalité. Oui. Mais ensuite, l'imagination, elle va, par exemple, amener ce qu'on appelle un biais cognitif, c'est-à-dire une généralisation abusive. C'est-à-dire, c'est arrivé une fois à quelqu'un, donc ça va forcément m'arriver aussi, par exemple. Oui. Ça m'est déjà arrivé dans le passé, donc ça va forcément se répéter. Et voilà. Des fois, c'est ça qui est un petit peu subtil à percevoir.
- Speaker #0
Ah, yes, OK. Oui. Écoute, il y a un exemple de peur qui me vient quand on parle. J'ai des clientes qui sont, qui vivent face à ce genre de peur, qui aujourd'hui est peut-être un nouveau sujet qui est de plus en plus en train d'arriver, mais c'est ce qu'on appelle la fameuse éco-anxiété. Je ne sais pas si tu en as entendu parler. Avec cette peur que si je jette, je grossis le trait à fond, si je jette ce que je devais recycler à la poubelle, je vais détruire la planète. Tu vois, mais vraiment, c'est... Très sérieusement, il y a un mouvement de peur qui arrive, d'anxiété. Là, certainement, tu feras des différences entre la peur et l'anxiété. Et du coup, est-ce que tu peux, peut-être, s'il y en a certaines qui se reconnaissent, essayer de nous donner quelques pépites par rapport à ça, quelques clés ?
- Speaker #1
Alors, peut-être que je vais parler de l'anxiété en premier, parce qu'effectivement, ça fait bien partie de la famille de la peur. En sachant que l'anxiété, c'est ce qu'on va appeler un trouble psychologique. Alors, ça fait un peu gros comme ça. C'est quelque chose qui est très envahissant, mais qui est aussi dans les troubles psychologiques le plus facile à résoudre, parce qu'effectivement l'anxiété, c'est quand cette peur-là, finalement, on la vit assez souvent. Par exemple, plusieurs fois par mois, voire plusieurs fois par semaine, et qu'on se sent comme ça envahi par une peur, ou on peut avoir des symptômes physiques assez impressionnants. Globalement, je vais un peu vite, mais il se peut que ce soit de l'anxiété. Et typiquement, le mécanisme mental de l'anxiété, c'est « et si ? » Vraiment d'anticipation à la négative. En ce qui concerne l'éco-anxiété, elle est contemporaine. C'est-à-dire que dans les médias, on est bassiné du réchauffement climatique, etc. Donc, ça prend appui sur, factuellement, des choses de la réalité. Mais ensuite, ça devient envahissant et c'est disproportionné. Du coup, ce que je peux conseiller, c'est là aussi d'être dans des solutions. c'est-à-dire... puisque cette peur là m'habite, qu'est-ce que je mets en place pour que quelque part ce souci que je peux avoir sur l'avenir de la planète, je m'engage à mon niveau dans les choses qui me sont en fait faciles, et ça va rejoindre aussi pas mal de conseils que toi tu vas donner, c'est-à-dire être ajusté avec ses propres valeurs, être finalement dans le respect de sa propre vie. Il peut y avoir des exemples comme ça qui arrivent. Oui, on essaie de prendre la voiture le moins possible. On essaie de faire ça le moins possible, ça le moins possible, ça le moins possible. À tel point que ça devient étouffant et à tel point qu'on ne se sent plus vivre. Et il me semble que le premier type d'écologie qu'il est juste d'avoir, c'est déjà sa propre écologie pour soi, à savoir finalement comment moi-même je peux être en vie. Tout en tenant en compte, bien sûr, les autres qui m'entourent et bien sûr la planète qui m'entoure. On ne peut pas être écolo sans être vivant soi-même quelque part.
- Speaker #0
C'est clair,
- Speaker #1
oui. Ça, ce serait une des protections à poser. Donc voilà, c'est de trouver soi-même les propres actions qui vont bien sûr respecter et puis respecter la planète. Et puis, c'est aussi vraiment d'aller se focaliser, ça c'est important dans n'importe quel type d'anxiété, sur ce qui fonctionne bien, sur ce qui existe déjà, aller finalement se nourrir de médias, d'articles. de ressources qui sont positives, qui vont être encourageantes et valorisantes.
- Speaker #0
Oui, oui. Yes, OK. Merci Sonia, je crois que c'était vraiment important de le dire ici. Et oui, ça fait du bien aussi d'entendre parler de ces choses-là. Et en même temps, en parallèle, je suis désolée, mais il y a une autre question qui me vient. C'est, est-ce que tu pourrais nous expliquer, est-ce que le stress et la peur ont un lien ? Le stress, ce n'est pas forcément une émotion, il me semble, c'est plus la manifestation de quelque chose. Parce que quand tu as parlé des peurs et des symptômes de la peur, je me suis dit, ah mais c'est marrant parce que moi je me reconnais quand je stresse, je suis comme ça. Mais je ne discerne pas forcément que j'ai peur. Tu vois ? Quel est le lien que tu fais entre les deux ?
- Speaker #1
Oui, effectivement le stress, ça ne va pas être une émotion, puisque le stress c'est en fait une réaction d'adaptation. On passe plutôt face à un défi. Oui, voilà. Donc, le stress est ce qui va vraiment permettre, par exemple, on est au volant, quelqu'un freine brusquement devant nous, etc. Ce genre de choses qu'on vit quotidiennement et du coup, le stress est cet état de vigilance dans lequel on est, puisqu'on est, par exemple, en mode conduite et qui fait que la réaction motrice, elle va être adaptée rapide. Voilà. Le stress, ça peut être par exemple... Bon, j'ai une grande fête d'anniversaire, cette année je fête mes 40 ans, c'est un super projet, je le veux. Et il y a du stress, donc ce n'est pas non plus synonyme de quelque chose de péjoratif. Oui. Tout comme le stress, ça peut être lié à quelque chose que l'on subit. Bref, c'est finalement tout ce qu'on a à gérer, plus ou moins grand, qui peut effectivement faire déclencher une réaction d'adaptation. Donc on n'est pas que sur du danger, c'est la nuance avec la pâche. Oui. Effectivement, au niveau des symptômes corporels, on peut avoir des choses assez similaires parce que le stress, il va aller déclencher effectivement un flux sanguin plus élevé, donc un rythme cardiaque plus élevé, et donc du coup des muscles prêts à agir. Voilà. et qui va mettre un peu en son ligne d'autres fonctions, par exemple fonctions digestives. Quand on est stressé, ce n'est pas le moment où on est en train de digérer un bon repas, etc. On est plus dans l'action. Et effectivement, il peut y avoir un lien parce que si c'est un danger ou un risque auquel on est confronté, et qu'il faut s'adapter, effectivement, il y a du stress qui peut s'enclencher. Ouais. Donc, la frontière, elle est un peu fine. Ouais. Et ce n'est pas toujours évident, effectivement, de le discerner.
- Speaker #0
Mais tu vois, il y a un exemple là qui me vient, c'est typiquement le matin, quand il faut amener les enfants à l'école. Et que du coup, il y a ce stress qui arrive, que je suis sûre que vous connaissez toutes, parce qu'on a peur d'être en retard. Donc là, quelque part, il y a quand même une peur qui est là, il me semble. La peur d'être en retard, de ne pas être à l'heure, d'en se retrouver avec le portail fermé ou des choses comme ça. Et qui vont déclencher un stress. Et du coup, dans cette situation, typiquement, est-ce que tu pourrais nous donner quelques clés pour savoir comment faire descendre la pression ?
- Speaker #1
Oui. Alors, je trouve que l'anticipation, c'est un truc qui est vraiment important, en tout cas dans la gestion du stress. C'est l'anticipation. Donc, ça veut dire... le fameux rétro-planning, donc demain matin, on doit être arrivé maximum à telle heure à l'école, donc comme j'ai tant de temps de trajet, il faut que je sois maximum dans ma voiture là, c'est-à-dire qu'il faut que j'ai déjeuné à telle heure, etc., donc ce fameux rétro-planning. Anticiper, calculer, prendre le temps pour éviter finalement d'être à la bourre, avoir des dix minutes, un quart d'heure de rab par-ci, par-là. Je trouve que ça, ça peut solutionner en fait la chose. toutes ces choses-là qui finalement sont prévisibles. Ça demande finalement d'anticiper, de se préparer, d'être suffisamment reposé, d'avoir pris suffisamment le temps pour soi, d'être ressourcé. Globalement, et de prendre du recul régulièrement, c'est ce qui permet d'avoir une bonne gestion du stress.
- Speaker #0
Yes, top. Merci, c'est super clair, trop bien. Est-ce que tu as d'autres choses à nous dire sur le fonctionnement de la peur ?
- Speaker #1
Alors, sur la peur, la réaction assez spontanée, ce serait l'évitement. J'ai peur, donc j'évite.
- Speaker #0
Je connais très, très bien ça.
- Speaker #1
C'est assez naturel. Sauf qu'en faisant ça, on enclenche sans savoir un cercle vicieux. Parce que quand on évite, on n'a du coup pas l'occasion de vérifier qu'on a la ressource, qu'en fait, la plupart du temps, ça va bien se passer. et que la plupart du temps, le danger était imaginaire. Et donc, tant qu'on ne confronte pas, ce danger imaginaire, finalement, va avoir énormément de poids à cause de ce que j'ai expliqué tout à l'heure.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Voilà, ça c'est un...
- Speaker #0
Top. Alors du coup, comment l'utiliser cette peur ? Parce que ça s'utilise une peur ?
- Speaker #1
Oui, j'ai découvert... que finalement le mieux à faire c'est non pas de fuir devant sa peur, c'est pas de faire comme si elle était pâle, mise à part sur un petit dos, sur des petites choses de temps en temps, mais qu'en fait il était très utile de pouvoir en fait l'utiliser.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Alors la première chose qui m'a vraiment marquée, c'est il y a quelques années en arrière, j'avais lu un livre. Et peut-être, toi, tu vas donner la référence. Je crois que tu le connais aussi, ce livre. C'est une autrice qui disait, en fait, je me suis aperçue que la peur, elle faisait partie de ma vie. Mais par contre, je n'allais pas lui donner les commandes. Et elle donne l'image d'elle dans sa vie, qui finalement est en voyage. Et elle dit à sa peur, écoute, peur, je sais que tu es là, tu vas faire partie du voyage. Par contre, c'est moi qui tiens le volant. Et toi, tu es là derrière, mais tu ne vas pas toucher à l'autoradio. Tu ne prendras aucune décision sur le trajet. Voilà, je fais avec toi, mais pas toucher. Excellent. Elisabeth, je ne sais plus quoi le nom.
- Speaker #0
Je ne l'ai plus non plus. Oui.
- Speaker #1
Donc ça, c'était, wow, OK, on peut choisir. Et donc, je me suis aperçue que, puisqu'elle indique un danger ou un risque, en fait, je pouvais, je devais même utiliser ça. Parce que la politique, quand je l'utilise, elle faisait simplement grossir la peur derrière moi. J'avais la tête dans la tête. mais en fait voilà finalement la peur elle grossissait quand même de manière sourde là dans les coulisses et juste à me sauter à la tête un peu plus tard et un peu plus fort et donc je me suis dit en fait ok il vaut mieux prendre le taureau par les cornes et j'ai découvert notamment dans la gestion de l'anxiété que c'est vraiment l'exposition progressive et régulière qui va être extrêmement importante à mettre en place c'est à dire se confronter à ses peurs très régulièrement et augmenter petit à petit le niveau.
- Speaker #0
Excellent.
- Speaker #1
Et donc...
- Speaker #0
Je me suis aperçue que dans des grandes décisions, mais dans des plus petites aussi, que si je prenais le temps d'écouter mes peurs, je me donnais plus de chances de réussir parce que je mettais des protections et des solutions en place.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Et du coup, je le relie beaucoup à la règle des 4 P que j'utilise beaucoup, qui dit qu'il y a un ordre pour prendre des décisions dans sa vie, c'est d'abord de poser les protections. après les permissions et de là découle de la paix et de la puissance. Donc protection d'abord ça veut dire quoi ? C'est poser les limites ou les conditions, autrement dit à quoi je dis non. Ensuite à quoi je donne autorisation, à quoi je dis oui. Et en faisant ça je me respecte, je respecte aussi certains principes de réalité et je peux être paisible et efficiente en fait dans ce que je vais vivre. Et c'est notamment ce que j'ai vécu, tu parlais du projet dans lequel on est engagés toutes les deux, donc il y a un projet d'habitat partagé, puis on a aussi ce projet d'ouvrir un centre pour accueillir des personnes en burn-out, qui sont épuisées dans leur vie. Et donc, nous, on était dans la Drôme auparavant, et donc on a été invité par un ami en commun, là, Jérémy, à… Est-ce que ça ne vous dirait pas ? On se lance là pour de vrai. à force de refaire le monde et si on essayait de le faire pour le prêt. Et donc, c'était à la fois l'enthousiasme mêlé à de la peur qui s'est produit pour moi. Et en fait, j'ai fait ça, j'ai écrit les peurs et je m'en suis servie pour poser des conditions, pour poser des protections. Pour dire, par exemple, oui, l'habitat partagé, ça me dit vachement, mais en fait, je ne veux pas me retrouver dans une même maison, dans une espèce de grosse cohabitation. Non, non, pas du tout. J'ai besoin d'avoir mon chez-moi avec ma famille. et puis qu'on garde des temps perso et des temps de famille par exemple. Donc voilà, cette liste-là a beaucoup aidé à poser des principes, des valeurs, et de dire ensuite, ok, on peut y aller. Donc c'est vraiment ça finalement que je veux inviter, c'est que la peur, elle doit servir à ça, à identifier quels sont les besoins, les limites à respecter, notamment des valeurs à respecter, des besoins, limites, etc. et d'aller les écrire, d'aller les traduire vraiment de manière très, très concrète. Et les protections, elles sont posées. La règle, c'est go, vas-y, fonce. Parce que c'est aussi comme ça que vous allez vous apercevoir que bien souvent, la peur, elle est imaginaire et qu'elle forme une illusion. Tant qu'on ne l'a pas traversée, elle paraît vraie, cette illusion. Mais quand on la traverse, on s'aperçoit que c'est que du vent et on peut se dire, OK, ah oui. En fait, ce n'était pas si grave que ça, ce n'était pas si gros que ça. Et c'est comme ça qu'on fait grandir sa confiance en soi. C'est en traversant les peurs. Ça, c'est vraiment une règle d'or. On ne fuit pas devant sa peur, on la traverse.
- Speaker #1
Ça, c'est génial. Franchement, j'adore quand tu parles comme ça. Et moi, ça me parle pour ma vie. Je suis sûre que ça parle à toutes celles qui nous regardent. Je trouve que ça parle aussi pour nos enfants. Vraiment, parce qu'ils sont aussi beaucoup confrontés à la peur régulièrement. Et cet encouragement à aller, vas-y, go, on y va, et puis tu peux le faire, tu peux la traverser, mais de les encourager à eux aussi poser leur protection, je trouve ça fort, en fait. Vraiment. Et ce qui est intéressant, c'est ce mécanisme où la protection, c'est ce que tu mets en premier. Tu ne regardes pas d'abord à ce que tu permets. Tu regardes d'abord, en fait, à ce à quoi tu dis non, à tes limites, en fait. Et c'est ça qui vient rassurer et amener la sécurité.
- Speaker #0
Oui, tout à fait.
- Speaker #1
Yes, trop bien.
- Speaker #0
C'est un message aussi parce que traverser ses peurs ou avoir la foi ou avoir du courage, ce n'est pas se jeter complètement dans le vide en fait.
- Speaker #1
Oui, exact. Et tu vois, pour des peurs comme… Quels sont les exemples qui me viennent là ? Souvent, j'entends des clientes qui me partagent aussi la peur de ne pas y arriver. Typiquement, elle se lance… Elle se lance dans un de nos parcours de coaching avec cette peur de se dire « Non mais j'ai peur, j'ai peur de ne pas y arriver, je veux que ma vie la change. » Comment ? Pareil, avec cette peur-là, qu'est-ce qu'on en fait ?
- Speaker #0
Alors derrière la peur d'y arriver, il peut y avoir des loyautés familiales, par exemple. Il peut y avoir des messages qu'on a beaucoup entendus ou qu'on n'a pas assez entendu. C'est-à-dire « Non, fais attention, etc. » Ce genre de messages, ou au contraire, pas assez de messages valorisants. Voilà, ça peut finalement cacher pas mal de choses, ces peurs-là. Et du coup, c'est bon, d'accord. Donc, de quoi tu vas avoir besoin pour y arriver, en fait ? Peut-être que ton objectif est trop élevé, que tu as besoin de le baisser d'un cran. Et qu'est-ce que tu vas mettre à ta disposition pour que cet objectif qui va être ajusté, tu puisses finalement l'atteindre ? Et là, on rejoint un autre outil que toi, tu utilises pas mal, c'est de poser un objectif qui soit smart.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Oui, exact, qui soit à ta portée, à ta mesure. Exact. Et après, il y a toutes les peurs. J'ai peur de ne pas y arriver, mais j'ai aussi la peur de réussir. Et après, oui, la peur d'échouer. Il y a beaucoup de peurs qui sont comme ça très, comme tu le dis, très imaginaires, en fait, qui reposent sur des croyances, sur des pensées qu'on a et qui finalement viennent s'accrocher là. Et cette question de « Ok, mais alors de quoi j'ai besoin ? » , elle est vraiment clé dans cette histoire. Yes, trop bien. Merci Sonia, franchement, c'est hyper clair. Je crois que tu avais des petits défis à partager aujourd'hui.
- Speaker #0
Alors, je pense que le défi, c'est de finalement, comment dire, vous lancer dans cette dynamique de défi. C'est d'aller oser voir ce qui se passe quand vous franchissez le cap. Et puis, vraiment un petit dos, c'est-à-dire quand on est un athlète et qu'on a par exemple la prétention de faire du saut en hauteur, voilà, on y va petit à petit. Et l'idée, c'est ni trop ni trop peu, mais c'est d'aller trouver des défis qui vont donner du succès. Et ensuite, on monte la difficulté petit à petit. L'idée, c'est d'être vraiment en réussite, que ce soit pour nous adultes ou pour les enfants aussi. L'idée, c'est vraiment ça, c'est expérimenter la réussite. Donc, il ne s'agit pas de se lancer dans un truc trop gros. Mais voilà, osez relever des défis de plus en plus grands. Et vous verrez à quel point ça booste vraiment la confiance en soi.
- Speaker #1
Ah, trop bien. Donc, comme tu disais, la peur, ça se traverse. Mais on peut y aller. L'idée, c'est de se confronter à cette peur, de la côtoyer, mais aussi à la mesure de ce qu'on peut pour être en situation de réussite. C'est ça ? Oui. Yes, trop bien. Et du coup, Sonia, j'ai trop envie de te poser la question, mais est-ce qu'il y a une peur, toi, en ce moment, qui est là et que tu côtoies régulièrement et sur laquelle tu fais un chemin pour avancer ?
- Speaker #0
Ah là là, tu lances un truc, là. Je pense qu'il y a peut-être une des grandes peurs, ce serait un peu que la vie, elle passe trop vite, que je n'ai pas le temps. d'en faire assez et puis du coup, avec ça, de ne pas réussir à choisir toutes les choses que j'aimerais vivre. Et du coup, je suis dans l'expérimentation de step by step. Tu ne peux pas tout faire en même temps. Donc, un pas après l'autre, choisis-toi un défi, une aventure. Vas-y et puis prends le temps au lieu de... C'est un peu la boulimie pour moi, de vite, vite, vite, je fais ça, le plus possible, je remplis, je remplis, je remplis, quitte à finalement pas apprécier et puis à être justement stressée, un mauvais stress en tout cas. Et j'apprends à me dire, voilà, le temps sera suffisant et je vais faire un truc après l'autre. Et puis, si je n'ai pas le temps pour le reste, c'est peut-être que c'était moins important.
- Speaker #1
Yes, ok. Donc en fait, ta peur à toi, elle n'est pas forcément sur les choses que tu as envie de tester, de vivre, les défis que tu as envie de te lancer, mais elle est sur la peur de ne pas arriver à tout faire.
- Speaker #0
Oui, je pense que j'ai passé quand même autour de la quarantaine un cap assez important et j'ai encore des peurs des fois de ne pas y arriver, mais globalement justement j'ai... Oui, je crois qu'il y a une belle leçon de vie là au fur et à mesure de certaines étapes que j'ai pu passer, qui est que rien n'était impossible quoi.
- Speaker #1
Yes, rien n'était impossible, voilà. C'est une très belle conclusion, c'est une très belle conclusion. Alors du coup Sonia, on arrive au bout de ce moment ensemble. Déjà juste un grand merci parce que vraiment c'est des clés, mais vraiment profondes je trouve que tu nous partages et qui sont vraiment très concrètes aussi pour le quotidien de chacune. Et du coup, est-ce que tu avais envie de nous parler aussi de peut-être un moyen de te joindre ? Qu'est-ce que tu proposes en ce moment ?
- Speaker #0
Alors, le moyen de me joindre, je crois que le plus simple, c'est d'aller visiter mon site Internet. Le lien sera disponible quelque part. Donc là, il y a un formulaire de contact. Le mieux, c'est de le remplir. Je ne réagis pas forcément à la minute. Je peux être en vacances des fois, mais patience. Je n'ai ni pardonné, ni réponse. Et donc, outre l'activité d'accompagnement, psychotapie et coaching que j'ai, j'ai l'association Présentiel où je collabore avec Magali qui fait partie aussi des intervenants. Donc, on intervient dans le domaine du burn-out. Et il y a une activité qui me tient très à cœur et que j'aimerais beaucoup développer dans les temps qui arrivent, c'est de la formation. Parce que je me rends compte que je prends beaucoup plaisir à partager mon savoir-faire, mon savoir. Et ça, c'est quelque chose que j'aimerais beaucoup développer. Donc, n'hésitez pas à me solliciter pour cette thématique. Pour une autre, j'en ai pas mal, la bienveillance dans les relations, tout ce qui est effectivement gestion émotionnelle. Et puis voilà, je vous donne pas mal de pistes aussi sur mon site internet de thématiques que j'aime traiter.
- Speaker #1
Ok, trop bien. Donc si on veut te contacter, c'est dans le lien juste en dessous de la vidéo. Et si je ne me trompe pas Sonia, j'espère que je ne dis pas n'importe quoi, mais il me semble que tu as écrit un livre.
- Speaker #0
Alors, non, je suis en train.
- Speaker #1
Ah, tu es en train ! c'était ça, je savais qu'il y avait un projet de livre là-dessus là le contenu,
- Speaker #0
j'aimerais beaucoup, enfin je suis en train, je suis lancée dans l'écriture d'un livre qui sera, je le veux concentré, je le veux pratique je déteste des pavés qui répètent les trucs mille fois et donc voilà, je veux un truc court et efficace génial,
- Speaker #1
trop bien, il nous tarde de lire ça parce que c'est un bon avant-goût en tout cas Un grand merci, Sonia, pour tout ce que tu nous as partagé. C'était vraiment très riche. Merci d'avoir accepté cette invitation.
- Speaker #0
Merci à toi, Géraldine.
- Speaker #1
À bientôt. Ciao, ciao. Voilà, j'espère que cette conférence de Sonia t'aura apporté un peu plus de clarté, de force ou tout simplement l'élan pour continuer à avancer. Et puis maintenant, imagine, imagine 15 conférences comme celle-là, concentrées sur 4 jours pour t'aider à te recentrer. à souffler et à retrouver une vraie direction intérieure, c'est exactement ce que propose le Sommet Essentiel 2025. Alors je t'y attends avec joie. Et tu peux t'inscrire gratuitement via le lien qui est juste en dessous dans la description de l'épisode. Je te dis à très très vite dans Simplifi ou au Sommet. Ciao ciao !