Speaker #1bienvenue à toi dans cette nouvelle journée du calendrier de l'Avent, on est reparti. Je continue mon histoire professionnelle, je te disais hier que... j'ai arrivé à un stade où ça y est il allait falloir à nouveau me re questionner et me demander qu'est ce que je veux faire de ma vie et puis alors à ce moment là donc je te dis je m'intéressais aux mamans je m'intéressais ce qu'elle vivait moi j'avais vécu plein de choses j'avais envie de transmettre ce que j'avais vécu il se trouve qu'il ya une étape qui a été déterminante dans ma vie de maman au foyer ça a été cette étape où j'ai pris conscience que pour retrouver la sérénité pour retrouver pour apaiser les conflits pour retrouver du temps pour moi et notamment pour me sentir mieux chez moi j'avais besoin de désencombrer ma maison donc je t'ai dit je me suis lancé dans la méthode Marie Kondo que j'ai mis en place chez moi j'ai tout désencombré on a fait de la place pour l'arrivée de notre troisième et vraiment j'ai vu les fruits de ça dans mon quotidien dans la gestion de mon temps dans la relation avec mes enfants ça fait une énorme différence c'est un énorme et game changer et du coup en fait Lors d'une discussion avec mon mari, on était en vacances pendant l'été au bord de la mer, et puis je lui disais écoute je crois que j'ai vraiment pas envie de reprendre à la rentrée, ça me déprime, je veux pas reprendre. Et puis dans la discussion il me dit mais Géraldine en fait si t'aimes tellement ranger, si t'aimes tellement désencombrer tout ce que t'as fait là dans la maison, pourquoi tu le ferais pas pour d'autres mamans ? Et pourquoi tu te ferais pas payer pour ça ? Et j'ai dit mais j'ai rigolé tu vois, j'ai dit n'importe quoi. On ne se fait pas payer pour ça, il n'y a personne qui demande de l'aide à quelqu'un pour aller déranger sa maison. Et puis quand même il y a eu ce Marie Kondo qui a écrit un bouquin là-dessus, je commence un petit peu à chercher ce qui existe là-dessus, et puis je découvre qu'en fait maintenant il y a un métier, ça s'appelle le métier de home organizer, il y a même des formations qui existent pour devenir home organizer. Et donc très rapidement les choses commencent à s'enclencher, et puis je me dis j'ai envie d'essayer, ça ne me coûte rien, je sais faire. J'adore ça, c'est juste du kiff. Si en plus je pourrais me faire payer pour ça, ce serait juste génial et je sais que je vais aider concrètement les mamans. Et puis c'était aussi en lien avec un besoin, je pense à cette période-là aussi, de renouer avec quelque chose de plus matériel, une approche de mon métier plus manuel, on va dire entre guillemets, une approche de l'accompagnement plus manuel. Travailler avec de l'humain, ça m'avait fatigué la façon dont je le faisais pendant ces dernières années et j'avais besoin de revenir à... Quelque chose de concret, qu'on peut manipuler un avant, un après, il y a une vraie différence dans la vie, c'est ça que je cherchais. Donc je me suis renseignée, je me suis lancée dans une petite formation qui a duré trois mois avec l'Académie des pros de l'organisation, avec Diane Ballon-Arroulant pour celles que ça intéresse. Et puis je me suis formée, j'ai fait des missions, des stages à domicile, j'ai dû trouver mes premiers clients, j'ai dû construire mon projet d'entreprise, j'ai dû construire ma marque. et c'est là que sont nées les Paulettes Imparfaites. Et en fait au début, j'avais pas du tout l'idée que ce serait... J'avais cette envie que quelque part il y ait cet élan communautaire qui commence à exister de ces mamans qui veulent se simplifier la vie. Mais j'étais très focus sur l'aspect rangement et désencombrement. Donc je me forge, je fais des stages, j'apprends et puis je crée mon entreprise. Alors j'ai plus la date exacte mais c'était au mois de mars 2020. Le mois de mars 2020, qu'est-ce qui s'est passé ? C'est le Covid qui nous est tombé dessus. Et donc je crée mon entreprise avec beaucoup de fierté. J'avais une marque, j'étais tellement contente. Et puis, mine de rien, le Covid tombe dessus. Bam ! Donc, 15 jours après avoir créé l'entreprise, on nous annonce qu'en fait, c'est le premier confinement et qu'on doit rester à la maison. Et alors que je me suis formée pour travailler à domicile. Donc je me suis dit, ok, comment on va faire ? Comment on va faire ? Et puis rapidement, je comprends qu'en fait, si je veux vraiment rester dans cet élan pour créer mon entreprise, il faut que je voie ça comme une opportunité, comme un défi, comme un challenge, et pas seulement juste des portes qui se ferment. Et donc du coup, je me suis testée, et je me suis dit, allez, je vais essayer de lancer quelque chose en ligne, à distance, et j'ai organisé mon premier atelier. en distanciel. Cet atelier, si tu savais les conditions dans lesquelles j'ai fait cet atelier, à l'époque, pendant le confinement, on était en train, en plus de faire des travaux dans notre bureau, on avait fait une grosse rénovation de la maison, on avait rénové la déco de la maison, les peintures et tout. Il restait notre bureau à faire, notre bureau était vraiment en chantier. On se retrouve au confinement avec un bureau pas terminé. Et puis du coup j'ai bricolé comme j'ai pu, il y avait un énorme bazar tout autour de l'atelier mais moi mon fond il était clean derrière l'ordi et j'avais de matériaux de travaux partout, c'était énorme. Donc je fais ce premier atelier qui m'a demandé, je me souviens, beaucoup de courage, vraiment beaucoup de courage, mais j'étais tellement fière de moi d'avoir osé faire ça. Et puis petit à petit en fait je... Je commence à développer Insta, mon petit compte Insta, il y avait un tout petit peu de quelques petites personnes, il n'y avait pas grand monde. Et puis, par le bouche à oreille, j'ai une première cliente qui arrive, avec qui je commence à accompagner, et pas que du coup sur des problématiques d'encombrement, parce que cette cliente vient me voir avec des problématiques qui sont beaucoup plus générales. Elle avait fait un burn-out, elle avait besoin de se reconstruire, elle avait besoin de simplifier sa vie, son quotidien. et travailler sur l'organisation de son quotidien. Elle a même voulu le faire avec son mari qui s'est impliqué aussi dans l'accompagnement. Et on s'est lancé comme ça. Cette cliente aujourd'hui, elle travaille avec nous. Elle fait partie de l'équipe de Paulette, c'est clair. Et ça, c'est quand même incroyable cette histoire, comment ça s'est fait. On a démarré ensemble quelque chose et puis moi, j'ai fait mes premiers pas. J'ai vraiment fait mes premiers pas dans l'accompagnement. J'ai vu qu'en fait, waouh, ça portait du bruit, que ça faisait une différence dans sa vie, dans son quotidien. Je voyais aussi très clairement mes limites aussi. Et puis, ça, c'était ma première expérience de travail en distanciel. Le confinement, les portes se réouvrent. Allez, c'est reparti. Je relance du domicile, etc. Il se trouve qu'en fait, à un moment donné, j'ai quand même des prises de conscience assez fortes. D'une, si je veux vraiment gagner ma vie, ça va être très compliqué. Ça va être très compliqué parce que je calculais le nombre de missions que j'allais devoir faire dans la semaine pour pouvoir gagner ma vie. Et j'étais là, OK, mais en fait, je suis tout le temps partie. Je ne suis plus là. Et ça, ce n'est pas l'avis que je veux. La deuxième crise de conscience, c'est que je suis vite limitée dans ce que je peux demander en termes de tarifs parce qu'il y a aussi la concurrence, le marché des home organizers qui fait que du coup, tu restes cloisonné dans une zone de prix. Et puis, ce qui se passe, c'est que je réalise que ce côté avant-après, ce waouh qui est juste… mais tellement kiffant à vivre avec les clientes je me suis dit mais en fait je veux pas le vivre que pour leur maison j'ai envie, je crois que ça aille plus loin dans leur vie et puis en fait à chaque fois que je faisais du travail à domicile que je posais des questions aux clientes pour les aider à prendre leurs décisions savoir si elles avaient besoin de cet objet ou pas, quelles décisions elles voulaient prendre parce que la position du home organizer c'est de jamais t'influencer sur le choix des objets, c'est de te laisser libre de ta décision mais t'aider à prendre les bonnes décisions En fait, j'ai réalisé que finalement, ce qui se passait, c'est que je posais des questions qui étaient pertinentes et qu'on allait toucher à des choses tellement plus profondes dans leur vie. Et donc, et donc, attention. Voilà, ça a été la nouvelle étape où je me suis dit, j'ai rien dit. Est-ce que vraiment, tu as envie de faire ça toute ta vie en organisant ? Non, voilà. Allez, on va s'arrêter ici. Et puis, la suite avec les prochains rebondissements, au prochain épisode. Allez, prends bien soin de toi. Ciao, ciao.