Speaker #0Bonjour à toutes et bonjour à tous. Si tu m'écoutes en direct sur LinkedIn, merci d'être là pile à midi avec ton thé, ton café ou ton déjeuner. Si tu écoutes cet épisode en podcast dans quelques jours, bienvenue dans ce nouvel épisode de Slow Marketing. Je suis Anaïs Baumgarten, consultante en marketing responsable. autrice du livre Slow Marketing et depuis juin 2025, CMO de la Maison d'Andoie, une biscuiterie artisanale belge dont je vais te parler un peu plus juste après. Avant de commencer ce webinaire, cet épisode sur les trois erreurs qui sabotent ton marketing responsable et comment les éviter, j'ai une question à te poser et je te demande d'y répondre vraiment pour toi, là où tu es maintenant, donc pour celles et ceux qui sont en direct. Vous pouvez lever la main vraiment dans votre bureau ou répondre en commentaire et s'y laisser en podcast. vous pouvez faire de même en fermant les yeux et en répondant sincèrement est-ce que tu as déjà hésité à communiquer sur un de tes engagements responsables par peur de tomber dans le greenwashing moi je lève la main je l'ai eu pour moi et pour mes clients et c'est un des notamment des exemples que je vais te partager juste après garde la main levée ou lève-la si tu as déjà fait quelque chose de bien, action responsable et que tu as jamais osé en parler publiquement si tu as répondu oui et j'imagine que tu n'es pas seule. Sache justement que tu n'es pas seule. Et on va aujourd'hui régler ça ensemble. Pour démarrer, je te parlais de la maison d'Andoua juste avant. Je voudrais te partager ce paradoxe. Donc la maison d'Andoua, c'est un de mes clients depuis juin 2025. C'est une biscuiterie artisanale belge, bruxelloise, qui est une PME familiale, toujours dans la même famille depuis la 7e génération. et c'est une maison qui a fait une transition vers... une entreprise plus responsable et à visée régénérative depuis 2020 et qui est aussi labellisée Bicorp depuis 2024. C'est une entreprise qui a fait une vraie transition auprès de tous, sur le travail, sur ses ingrédients, chercher à ce qu'ils soient au maximum locaux, bio, voire d'agriculture à visée régénérative, revoir ses emballages, son business model, etc., tous les plans. Mais voilà, paradoxe, on a fait une étude il y a quelques semaines maintenant, bientôt un mois. auprès de nos clients. Et pourtant, quand on les a interrogés, 63% aujourd'hui ne connaissent toujours pas les engagements de la maison d'Andoie. Pourquoi ? Parce qu'en fait, la réalité, c'est que quand bien même cette transition environnementale et sociétale a été démarrée déjà il y a presque plus de six ans, en fait, pendant des années, la maison d'Andoie a eu peur de communiquer sur ses engagements par peur de tomber dans le greenwashing, par peur de dire des bêtises, par peur de ne pas être assez légitime. et le résultat, c'est que finalement, les engagements de la maison d'endroit restent principalement invisibles, pendant que potentiellement d'autres marques concurrentes directes ou indirectes, qui en font moins ou pas autant, prennent plus de place de communication sur les engagements. Et pour moi, c'est vraiment le paradoxe et la problématique que je veux qu'on aborde aujourd'hui dans ce webinaire sur les trois erreurs qui sabotent son marketing responsable. Pour moi, vraiment, le flou, le problème aujourd'hui, c'est vraiment, ce n'est pas que tu ne fais rien, ce n'est pas que ton entreprise, l'entreprise pour laquelle tu fais du marketing ou de la communication ne fait rien, c'est vraiment le flou. C'est de se dire, on essaye, on est en train de commencer, on est en train de changer nos pratiques, de revoir nos fournisseurs, de réduire notre impact environnemental, mais on ne sait pas vraiment encore où on en est aujourd'hui. Tu ne sais pas si c'est suffisant pour communiquer, tu ne sais pas ce qui est risqué, ce qui pourrait te faire tomber dans le greenwashing. même sans t'en rendre compte, et tu ne sais pas forcément par où commencer. Du coup, une de ces trois erreurs arrive forcément, celle qu'on va voir ensemble. Première erreur, c'est pour moi la plus importante, c'est communiquer avant d'agir. C'est finalement de se lancer dans des grands plans de communication sur les engagements avant d'avoir des preuves concrètes à communiquer. Ici, si je reprends l'exemple de la maison d'Andoua, finalement, je les ai rejoints en juin de l'année dernière. la stratégie de communication responsable on va dire avait déjà commencé un peu avant mais en fait ils attendaient vraiment d'avoir des KPI des données, des éléments clés pour pouvoir commencer à avoir vraiment une stratégie de marketing et de communication responsable. Je te partage très rapidement mais pour te dire ça c'est un exemple de feuille de route notamment RSE de la maison d'endroit et pour te dire qu'en fait genre tous ces éléments là d'abord les priorités les priorités et les... projets, c'est des choses qui ont été en fait en interne. Il y a d'abord eu aussi un des gros efforts de communication interne autour de ces engagements, des aboutissements clés comme la certification Bicorp, le label entreprise écodynamique, ou encore le rapport d'impact qu'on vient de communiquer, qui est disponible désormais sur le site internet, avant de passer vraiment à une stratégie de communication externe. Ça, c'est le premier point hyper important. Le deuxième, c'est que, par exemple, là, je vais vous partager une campagne qu'on a faite l'année dernière, en septembre 2025, autour d'un biscuit qu'on a appelé Biscuit Engagé. Et c'est une campagne qui vraiment mettait en avant les producteurs, les manières de produire, même l'emballage qu'on avait revu, etc. Toute la carte d'identité, on l'avait appelée comme ceci, du biscuit, ça, c'est l'étiquette du produit, était hyper détaillée pour présenter tous les producteurs, leurs points forts, pourquoi on les avait choisis, etc. En fait, pour pouvoir faire tout ça, il faut avoir, je reviens en arrière, tout ce travail de R&D, de recherche de qualité qui soit fait en amont autour du produit pour pouvoir communiquer dessus. Donc moi, mon point important, c'était vraiment erreur numéro un, c'était de communiquer avant d'agir. C'est pour moi finalement, et je vais vous remettre quand je vous représenterai les trois piliers du slow marketing, C'est... La partie communication, la partie finalement marketing, elle arrive à la fin. Elle peut venir avant plutôt pour aider à justement impulser ces changements, ces remises en question, etc. Mais la communication, c'est le dernier bloc et ça ne vient qu'à la fin de tout le projet. Et c'est en cette remise en question vraiment interne, en amont et dans toutes les phases d'un projet, que ce soit pour... produits, services, etc., rien ne peut être communiqué à la fin. Donc ça, c'est la première erreur. Je regarde rapidement si on a des commentaires ou des questions. J'en vois pas. Donc je continue. N'hésitez pas, je me permets, pour ceux qui nous écoutent en live, si vous avez des questions, à les poser dans le chat, dans les commentaires. J'essaierai de les prendre au fil de l'eau ou sinon on les prendra à la fin de la session. On va tout de suite passer maintenant à la deuxième erreur, la plus fréquente que je vois, qui vraiment pour moi sabote à chaque fois. tes stratégies de marketing responsables, c'est faire du greenwashing, même non intentionnel. Et j'ai envie de dire surtout non intentionnel. Ça peut paraître évident, voire même un peu absurde, et je vais revenir très rapidement sur la définition du greenwashing. Mais pour moi, en fait, plus on est une entreprise responsable et engagée, plus on prend des risques de greenwashing. Ça, c'est une erreur que je faisais aussi, de compréhension, de me dire initialement, en fait, il n'y a que des grosses boîtes totales. H&M ou McDonald's en fonction des secteurs qui font du gun washing parce que c'est eux qui disent être engagés et qui ne sont absolument pas être engagés. En fait, les plus gros risques pour moi aujourd'hui, c'est vraiment pour les entreprises qui sont engagées, qui font des efforts, qui sont en transition et qui veulent communiquer sur cette transition, mais qui, sur plein d'éléments, sont encore dans des zones grises et peuvent du coup faire ces erreurs. et je vais vous montrer en plus un exemple concret à nouveau avec la maison d'endroit qui m'est arrivée l'année dernière. Avant ça, juste revenir rapidement sur la définition du greenwashing, c'est l'utilisation d'arguments écologiques exagérés ou trompeurs, même de manière involontaire. Ici, on pourrait même élargir cette définition à du social washing ou purpose washing, ou en fait, utilisation d'arguments. en faveur d'engagements environnementaux ou sociétaux qui sont exagérés ou trempeurs. J'ai fait une étude en mars à travers un outil qui s'appelle l'audit slow marketing qui permet en fait aujourd'hui, que j'ai développé et qui me permet d'analyser des marques avec le prisme justement du slow marketing. On a analysé avec les étudiants avec lesquels j'ai travaillé sur cette étude-là une vingtaine de marques et on a identifié que 65% d'entre elles présenter au moins un peu un signaux de greenwashing dans leur stratégie marketing, stratégie de communication. Ça correspond plus ou moins aux études de marché, environ une entreprise sur deux, une communication plutôt sur deux, peut porter des risques de greenwashing. Les deux principaux risques qu'on a identifiés, c'est les termes vagues sans preuve et les images de nature excessives. Je vais revenir dans le détail sur les sept formes de greenwashing les plus courantes. Ce n'est pas l'objectif de cet épisode. On a même d'ailleurs un épisode dédié déjà sur le sujet, sur le greenwashing, que je remettrai les liens en commentaire et en source de cet épisode. Mais pour reprendre les sept formes de greenwashing les plus courantes, c'est premièrement la véracité trompeuse. Donc là, c'est des messages qui sont factuellement faux. Deuxièmement, c'est tout ce qui va tourner autour du vocabulaire flou, durable, écologique et donc sans preuve. Troisième forme de greenwashing, ça va être le manque. de proportionnalité, donc avoir un petit effort qui soit présenté comme majeur. Ici, un exemple qu'on a, par exemple, c'est assez connu, c'est Burger King qui avait fait des affiches, toute une campagne d'affichage en France pour dire que dans ces restaurants, les couverts étaient en plastique. Ici, c'était non seulement un petit effort qui représentait comme quelque chose de majeur, mais en plus, c'était la loi, c'était obligatoire, donc ce n'était pas quelque chose qui faisait d'exceptionnel, c'était juste... obligatoires en France dans la restauration rapide sur place d'avoir des couverts non jetables. Donc, ils ont été... Cette campagne a été signalée comme étant du greenwashing. La quatrième forme va être tout ce qui est visuel trop suggestif. Par exemple, des feuilles vertes partout, un côté trop nature. Ça, on le voit beaucoup sur les produits de ménage. Le cinquième exemple, ça va être les labels trompeurs, peau label ou symboles maison. Ici, on le retrouve Je trouve souvent, et d'ailleurs Intermarché a été signalé pour ça, avec des faux labels, des labels non officiels et non régulés par une autorité indépendante, notamment autour de la pêche. La pêche durable et responsable. La sixième forme, c'est le manque de clarté. Affirmation vraie, mais sans preuve accessible. En fait, ce qu'il faut savoir, c'est qu'aujourd'hui, ce que dit la loi globalement, c'est que dès qu'on fait une déclaration autour d'un engagement environnemental, il faut le prouver et il faut donner de l'accessibilité à ces données-là. Si par exemple, demain, je donne une information sur l'impact environnemental... des biscuits de la maison d'Andoie, je dois pouvoir faire le lien avec mon rapport d'impact qui est en ligne sur mon site et on doit faire la connexion de deux. Je ne vais pas mettre toutes les infos sur le packaging parce qu'on sait qu'on est dans des places limitées. Par contre, je dois pouvoir faire le lien avec un endroit où mes consommateurs et consommatrices ont la possibilité de retrouver toutes les informations complètes sur ces affirmations. Dernière forme de greenwashing, l'effet de halo, donc masquer les impacts négatifs en C'est assez lié avec le manque de proportionnalité, mais justement en mettant en avant de manière disproportionnelle des effets positifs. Ici, je vais vous donner un exemple pour vraiment vous expliquer à quel point ce n'est pas seulement les entreprises pas responsables, avec des limites que je donne, qui prennent ce risque-là, mais surtout les entreprises responsables. À nouveau, exemple de la maison d'envoi. On a lancé une campagne l'été dernier. autour des huit piliers d'engagement de la maison d'endroit, parce que du coup, à nouveau, dans cette optique de faire connaître les engagements de la maison d'endroit auprès de sa clientèle, c'était une campagne vraiment branding, high level, qui avait pour objectif d'être diffusée en affichage dans les rues de Bruxelles. Donc ça, c'était la campagne d'affichage que vous voyez ici à l'écran. Donc je vais lire pour les personnes qui nous écoutent, mais on a plusieurs affiches. On a une affiche qui dit « Maison d'endroit local, artisanal, bon et bio, bio et régénératif. » bien entouré, moins carboné, familial, bicor. Et une affiche qui dit « Maison d'Andois, un biscuit à la fois » , qui est la nouvelle tagline de la maison. Le problème de cet affichage, en fait, donc il était dans les boutiques, dans les rue Bossel, et avec un feuillet, un leaflet détaillé qui est vraiment pour chacun des piliers d'engagement détaillé, pourquoi c'était un pilier d'engagement pour la Maison d'Andois. Le problème de cet affichage, en fait, il nous est apparu quand on a vu... cette campagne en boutique, c'est que c'est l'affirmation bio et régénératif, et surtout, en fait, l'affirmation bio, qui a un label, qui a un label qui est très réglementé, et que si on n'est pas bio, on ne peut pas dire Maison d'Andoie bio. Maison d'Andoie n'est pas bio, n'a pas le label bio, par contre, a pour vocation de faire transitionner tous ses fournisseurs, de changer tous ses fournisseurs pour avoir des fournisseurs bio. Et en fait, la problématique était sur le fait d'associer Maisons d'Andoie avec Bio dans le même affichage. Ici, je vous ai mis un screenshot de la publication Instagram et Facebook qu'il y avait eu en même temps. Ici, le problème, c'est vraiment juste le visuel qu'on avait, ce visuel global. Dans les faits, le leaflet ou encore le post comme ceci explique qu'en fait, on est sur une démarche. Donc, je vais lire le post en grande majorité et de plus en plus un biscuit à la fois. La majorité de nos ingrédients sont bio, lait, farine, beurre, chocolat. Il nous reste à trouver un sucre de betterave bio, et ça c'est un sacré casse-tête, mais on ne va pas casser du sucre sur le dos du sucre, on est bien trop occupé à chercher des solutions. Car le label bio n'est qu'un début, notre horizon c'est une agriculture biorégénérative, une approche qui ne se contente pas de protéger la nature, mais cultive avec elle. Une manière de nourrir les gens, tout en régénérant les sols, l'eau, l'air et la biodiversité. Ce qu'on a décidé, déjà quand on a réalisé que cette campagne pouvait porter à la confusion, qu'on utilisait la mention bio de manière trompeuse, on a retiré ce poste, toutes les affiches en boutique ont été retirées. Ce qu'on a décidé de garder par contre, c'est quand même les leaflets qui expliquaient de manière détaillée ces huit piliers d'engagement-là et quand même la communication sur notre site internet. parce qu'on estimait que du coup c'était des communications où on pouvait donner plus d'informations, où c'était très clair et non trompeur qu'on parlait de nos huit piliers d'engagement et qu'on n'était pas en train de dire qu'on était bio et régénératif. Donc voilà pour la nuance et pour vous dire que justement, ce n'est pas forcément les entreprises malveillantes qui prennent des risques de greenwashing. Pourquoi c'est grave ? Pourquoi c'est important aujourd'hui ? Parce que ce n'est pas juste une question d'éthique, c'est vraiment devenu un risque business majeur. Il y a plusieurs points à ce sujet. Le premier point, c'est le risque réglementaire. Depuis février 2024, l'Union européenne a adopté une directive qui s'appelle le CGT, Empowering Consumers for the Green Transition. Et en gros, l'objectif, c'est de donner plus de pouvoir aux consommateurs et consommatrices dans la transition écologique. Et donc, cette directive... elle l'a interdit vraiment, noir sur blanc, les allégations du type neutre en carbone ou zéro émission, ce qui était déjà le cas en France, mais pas forcément dans les autres pays, des termes vagues comme vert, éco-responsable, durable, sans preuve accessible sur le même support, les labels maison qu'on a inventés par nous-mêmes sans certification d'un tiers indépendant, et aussi, en plus, des engagements climatiques futurs sans plan d'action chiffré ni vérifiable. c'est à dire si on dit objectif neutre en carbone en 2050, mais qu'on ne donne pas de plan d'action derrière pour soutenir cette déclaration. L'application pleine de cette réglementation, c'est pour septembre 2026, donc c'est dans quelques mois. En Belgique, les amendes vont pouvoir aller jusqu'à 4% du chiffre d'affaires annuel. En France, la loi est aussi en cours de transposition, mais de toute façon, on avait le cadre réglementaire le plus strict. Mais les sanctions actuelles sont plafonnées à toi. 300 000 euros et elles vont être à nouveau rehaussées. Donc, si tu as encore des termes vagues sur ton site, sur ton packaging, sur tes réseaux sociaux, c'est vraiment le moment d'auditer toute ta communication parce que dans quelques mois, ça peut coûter très cher. Le deuxième risque, c'est le risque réputationnel. Un bad buzz sur du greenwashing, c'est une perte de confiance irréversible. On peut voir le cas de H&M avec ses collections conscious qui ne sont pas si responsables que ça. Volkswagen avec le dieselgate. L'exemple de Burger King aussi que je te donnais avec la vaisselle réutilisable alors que c'était en fait imposé par la loi. Bref, une fois que tu perds la confiance, tu ne la récupères jamais vraiment. Et enfin, le troisième risque, risque concurrentiel. C'est un risque par rapport à concurrent, mais surtout, il y a un peu une nouveauté là. C'est qu'on commence à voir, ça c'est une actualité de fin mars, du 31 mars 2026, le tribunal judiciaire de Lille a rendu une décision de retrait. et media de marché pour une gamme de carburants avec des allégations environnementales trompeuses. En fait, ce qui est intéressant, c'est que la procédure de délégation, enfin de délation, n'a pas été initiée par une association de consommateurs, consommatrices, comme on a l'habitude de voir, mais elle a été ou une autorité publique, mais par un concurrent. Donc en fait, aujourd'hui, ce qui se passe, c'est que non seulement tu as un risque concurrentiel par rapport au clean washing, mais en plus, aujourd'hui, les concurrents n'hésitent à aller dénoncer quand une campagne est considérée comme du greywashing. Honnêtement, je ne suis pas contre. Je pense que j'aurais autre chose à faire que de regarder les campagnes de mes concurrents et de les dénoncer. Mais en même temps, je pense que c'est aussi on est les mieux placés dans notre secteur pour connaître ce qui est fait ou pas vraiment. Donc voilà. Mais ça veut dire que tes concurrents peuvent aussi l'utiliser comme une arme, on va dire, pour venir potentiellement retirer tes produits du marché. ou te mettre en difficulté. Juste pour résumer, vraiment aujourd'hui, auditer tes allégations, ce n'est pas une question de conformité, c'est vraiment un risque management, c'est protéger ton business et ça veut dire que chaque déclaration environnementale et ou sociétale que tu fais aujourd'hui, que tu affiches, elle doit être documentée de manière à pouvoir produire un dossier de preuves et être surtout accessible à tes consommateurs, consommatrices sur ton site internet. L'autre point que je voulais clarifier avec vous, c'est aussi un nouveau exemple que j'ai travaillé avec la Maison Mandois, c'est... clarifier ce que tu communiques en face de chaque niveau d'engagement. Chez Dandois, j'ai créé du coup ce que j'ai appelé l'escalier des engagements. On avait pour habitude de faire, on fait beaucoup d'actions avec des associations, des ONG à différents niveaux. Et l'idée, c'était de faire un escalier avec différents niveaux d'engagement et en face différents niveaux de communication afin de pouvoir avoir quelque chose qui soit cohérent. dans la communication. Pour te donner un exemple, niveau 1, les dons ponctuels, c'est-à-dire que la maison d'endroit a souvent des biscuits cassés ou des invendus qui sont du coup, plutôt que d'être jetés, qui sont donnés à des associations. C'est ce que j'ai appelé le niveau 1, dons ponctuels. C'est quelque chose qui a été toujours fait, c'est une évidence, on ne va pas jeter des biscuits. C'était même fait avant que la maison d'endroit fasse cette transition pour être une entreprise à un impact environnemental et sociétal positif. En face, on ne met pas de communication. Pourquoi ? Parce que c'est une évidence. On préfère ça que jeter des biscuits. Et on ne va pas se vanter de donner des biscuits qui, de toute façon, n'auraient pas pu être vendus. Donc, on ne communique pas sur ce niveau d'action. On peut, de manière ponctuelle, communiquer sur les associations si elles ont un besoin ponctuel. Mais ça reste très exceptionnel parce que sinon, on va devenir une plateforme à communiquer avec toutes les associations avec lesquelles on travaille. Travailler, ce n'est pas l'objectif. Mais de manière très ponctuelle, ça peut arriver. Néanmoins, sur ce niveau-là, on ne communique pas sur nos dons. Niveau 2, c'est l'arrondi à la caisse. Donc ici, à nouveau, on a la possibilité, avec nos terminaux de paiement, de pouvoir offrir la possibilité aux clients-clientes de faire un arrondi à la caisse pour une association. Là, on a fait deux choses. On a premièrement défini un calendrier annuel des associations avec lesquelles on travaillait sur l'arrondi à la caisse. pour pouvoir avoir de la visibilité et surtout répartir de manière équitable les dons sur toute l'année. Et deuxièmement, en termes de communication, à nouveau, on ne communique pas sur l'arrondi à la caisse en tant qu'engagement de la maison d'envoi parce que ce n'est pas un effort fait par la maison d'envoi, c'est un effort fait qui est fait par nos clients. Par contre, on communique auprès des clients sur l'association qui est mise en avant l'arrondi à la caisse parce que c'est une manière d'utiliser notre plateforme pour donner de la visibilité Merci. sur cette association et ses engagements. Niveau 3, c'est quand on reverse 10% des bénéfices à une association lors d'une campagne. Par exemple, la campagne que je vous ai présentée tout à l'heure, le biscuit engagé. Donc là, il y avait clairement une mention sur le packaging qu'on reversait 10% à Oumedi, XSOS Fin. Un article aussi dédié, ça c'est un peu un système qui permet, quand on n'a pas beaucoup de place sur des packagings, de donner plus d'informations. avec un article beaucoup plus détaillé. Et donc, on a communiqué dessus durant toute la campagne et aussi en fin de campagne, donner de la visibilité avec transparence sur combien de fonds ont été levés et à quoi ça correspond exactement en termes d'action par l'ONG. Et ensuite, le quatrième niveau qu'on a développé, c'est ce que j'ai appelé la collaboration complète. Je n'avais pas de meilleur nom. Ici, c'est l'exemple qu'on a fait avec le WWF Belgique sur la campagne de Pâques qui vient de se terminer la semaine dernière, fin avril, où là, on a vraiment fait une collaboration de 360. On a développé toute la campagne ensemble. On a développé un nouveau produit avec 10 % des fonds remis à l'ONG sur ce produit-là. On a même développé... un produit où 100% des bénéfices, donc ce livre, la bestiaire de Pâques, qui est lié au tout le reste de la campagne, et donc là, 100% des bénéfices sont reversés à l'association. Il y avait aussi la rendue à la caisse et la participation à des événements organisés par le WWF Belgique en tant que partenaire officiel. Donc là, on est vraiment sur un 360. Juste pour rappeler, j'ai fait l'épisode 65 déjà dédié à cette campagne. Donc si tu veux plus d'informations, n'hésite pas à écouter l'épisode 65 sur la marque Troisième erreur, le greenwashing. Ici, on est sur l'inverse du greenwashing. On est sur vraiment quand tu fais vraiment des choses, mais que tu ne communiques pas dessus. Pourquoi ? Parce que greenwashing, évident. Parce que c'est un trompe de l'imposteur, l'impression de ne jamais en faire assez. Et le troisième point que je vois souvent, c'est le côté perfectionnisme paralysant. Et là, on voit vraiment que la difficulté des marques, aujourd'hui, à communiquer. sur leurs engagements. Ici, trois solutions, et pour moi, ça passe avec les trois piliers du slow marketing. Le premier pilier, intentionnalité, c'est vraiment de penser avant d'agir, se poser des questions avant de lancer une campagne, avant de publier un poste ou avant de créer un produit. Ici, les trois questions clés, pourquoi ? Pourquoi est-ce que c'est toujours pertinent ? Est-ce qu'on le fait parce que ça a du sens ou parce qu'on a toujours fait comme ça ? Deuxième question, quels sont les impacts sur les personnes, sur nos clients, clientes, sur nos équipes, sur nos partenaires ? Est-ce qu'on respecte tout le monde dans la chaîne de production de valeur ? Et troisième question, quels sont les impacts sur la planète ? Quelle est l'empreinte carbone de cette action ? Quel est le cycle de vie du produit que l'on vend ? Bref, trois questions simples, mais si tout le monde se les posait avant chaque action marketing, on éviterait, je pense, 90% de ces dérives. Deuxième pilier du slow marketing, c'est la responsabilité. Donc, une fois qu'on a pensé avec intentionnalité, on agit de façon responsable. Donc là, il y a plusieurs choses qu'on peut faire. On a vu dans l'épisode 64 avec Mustela et Hildeberg Comment Mustela a décidé d'arrêter progressivement les lingettes jetables d'ici 2027, alors que celles-ci représentent 20% de leur chiffre d'affaires. Je ne reviendrai pas en détail, mais c'est une manière à nouveau de se dire que si notre produit n'est pas responsable, il mériterait d'être finalement retiré du marché. D'autres manières aussi de faire de cet aspect responsable, c'est regarder l'impact environnemental. améliorer l'accessibilité de ces campagnes, de ces produits, de ces services et aussi prendre en compte l'inclusion de la diversité dans ces campagnes. Et enfin, le troisième pilier, slow marketing. Donc à nouveau, une fois qu'on a pensé avec intentionnalité, on a agi de façon responsable, maintenant on peut communiquer honnêtement avec éthique et transparence. Et ici, vraiment pour moi, le slow marketing, c'est aligner vision, action et communication. plutôt comment... pense, comment on fait et comment on communique. Comme je vous disais, les communications arrivent vraiment en toute fin. Et qu'est-ce qu'on peut communiquer aujourd'hui ? Tu peux communiquer sur tes engagements concrets avec des chiffres vérifiables. Tu peux communiquer sur ton processus, même quand celui-ci est imparfait, sur tes apprentissages et tes échecs. Ça, c'est hyper important. Et puis aussi sur un un impact qui soit mesuré, donc avec par exemple un bilan carbone accessible ou un rapport RSE transparent. Ça, c'est super important. On arrive à la fin de cet épisode sur les trois erreurs qui sabotent ton marketing responsable. Donc, je rappelle, communiquer avant d'agir, première erreur. Deuxième erreur, le greenwashing, même un non-intentionnel. Et troisième erreur, le greenhushing, se retenir de communiquer. Si tu as des questions encore, si cet épisode t'a plu, N'hésitez pas ! pas à commenter ou à le mettre en commentaire. Peu importe si tu écoutes là, en direct, sur ce live LinkedIn ou dans les commentaires de l'épisode ou sur Substack. Je lis les commentaires partout. Avant de te laisser, j'ai un petit message pour toi. Je cherche encore, donc je te parlais tout à l'heure de l'Audit Slow Marketing, cet outil que j'ai développé et qui m'a permis de faire cette étude de marché auprès de 20 marques déjà. Je cherche actuellement Bon. encore 6 bêta testeurs sur les 10 j'en ai déjà trouvé 4 pour tester l'audit slow marketing à quoi tu as accès ? tu as accès gratuitement à l'audit complet d'une valeur de 147 euros à une heure d'office hour offerte avec moi-même donc c'est une heure où on va tacler tes en session de mentorat tes coaching comme tu veux l'appeler tes sujets de marketing responsable communication responsable un accès gratuit à la version finale de l'outil il n'y a pas de raison Merci. tu n'es pas la dernière version, tu vas m'aider à le construire, donc tu auras accès à vie à cet outil. Et en bonus, dès l'inscription d'ailleurs, à la grille d'évaluation de tes récits de marketing. En échange, j'ai juste besoin que tu prennes une heure sur deux semaines d'ici la fin du mois de mai pour remplir cette audite, que tu me fasses tes retours honnêtes sur les bugs, les suggestions, la clarté ou non de l'outil et qu'on fasse ensemble un appel de feedback de 30 minutes. Donc je recherche principalement CMO, direction marketing ou communication en PME ou scale-up à impact. La deadline pour s'inscrire, c'est le 8 mai. Tu as le QR code ici, je remettrai le lien dans la description, dans les commentaires, pour que tu puisses t'inscrire. Et si tu as des questions, surtout, n'hésite pas à m'écrire. Voilà, c'est tout pour moi aujourd'hui. On a fini. Merci d'avoir joué le jeu et d'avoir écouté cet épisode. Slow Marketing sur les trois erreurs qui sabotent ton marketing responsable. N'hésite pas à me suivre, à m'ajouter sur LinkedIn, à t'abonner à la newsletter qui est gratuite. J'envoie toutes les deux semaines la newsletter qui est liée à l'épisode et je vais rajouter, là je vais faire un nouveau test, c'est une avant-première que je vous donne ici, je vais vous partager toutes les deux semaines, une semaine sur deux, ma veille de campagne Bye ! slow marketing que j'ai pu analyser, voir sur le marché. C'est un exercice que moi, je fais parce que ça m'intéresse, ça me cultive, ça me donne de l'inspiration, ça me permet de voir qu'est-ce qui se passe en ce moment dans les campagnes médias publicitaires. Et donc, j'ai décidé de vous partager cette veille à partir du mois de mai, donc toutes les deux semaines, en plus des épisodes slow marketing. Et puis, je te glisse là rapidement. Si tu n'as pas encore ton livre slow marketing, voici un petit code promo. pour avoir moins 5 euros sur son achat. Encore merci pour ton écoute. Passe une belle journée et à très vite.