- Speaker #0
Bienvenue dans So Let's Go, le podcast des hommes et des femmes qui ont radicalement changé de vie professionnelle. Je suis Adeline Guillou, je suis coach de vie et ce que j'aime particulièrement dans ce métier, ce sont les histoires de vie personnelles ou professionnelles. Ici, je vais vous partager le parcours de ces hommes et femmes qui ont pris la grande décision de quitter ce qu'ils savaient faire pour quelque chose de complètement différent. de plus risquées souvent, mais qui à leurs yeux avaient plus de sens. Et aujourd'hui, je suis très heureuse de vous partager l'histoire d'Amélie, qui est passée de conseiller patrimonial à biographe et correctrice.
- Speaker #1
Et là, je me dis, en fait, Amélie, tu fais ça naturellement. Faut en faire ton métier. Je fais des trucs où je sais que je le fais parce que je le vis et que j'y crois, en fait.
- Speaker #0
So, let's go ? Comment t'es venue cette idée ?
- Speaker #1
en se rendant compte un jour après beaucoup d'événements mais en étant devant sa télé en regardant la grande librairie en écoutant scrupuleusement une écrivaine qui explique qu'elle ait fait une formation pour devenir écrivain et qu'on tombe de son canapé en se disant mais quoi on peut ne pas naître écrivain qu'est-ce que c'est que ça Merci. Et en étant curieuse, je n'avais pas l'idée d'écrire un roman, je n'ai toujours pas l'idée d'écrire un roman, mais vraiment, ça a piqué ma curiosité, cette histoire de... J'ai fait une formation pour devenir écrivain et je me retrouve à la Grande Librairie, c'était vraiment... Et dans le fil des réponses, des formations, est arrivée celle, je ne sais plus si c'était du CNED ou du CNFDI, écrivain public, biographe, voilà. Et donc là, je commence à regarder ce que faisait... ces gens-là, dont je n'avais absolument aucune idée de l'existence jusqu'à cette minute-là. Et là, je me dis, en fait, Amélie, tu fais ça naturellement.
- Speaker #0
Ah, ok.
- Speaker #1
Il faut en faire ton métier.
- Speaker #0
D'accord. Comme ça, un soir devant la télé.
- Speaker #1
Un soir devant la télé.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
J'ai regardé mon mari, je lui ai dit, je crois que ça, c'est pour moi. Il m'a dit, oui.
- Speaker #0
Ah oui ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Intéressant. L'entourage était déjà presque convaincu avant toi ?
- Speaker #1
Alors, j'expliquerai, je pense, plus tard comment j'en suis vraiment arrivée à me poser la question des non-conversions. En fait, il y avait plein de choses dans ma tête dont je ne savais pas qu'on pouvait en faire un métier. Parce que, que ce soit dans sa famille ou dans la mienne, quand il y avait... Une cérémonie heureuse ou malheureuse, c'est toujours moi qu'on appelait pour écrire un discours ou pour organiser la cérémonie. Que mes comptes rendus avec mes clients à la banque devaient faire plusieurs pages quand les autres en écrivaient un petit paragraphe. Que je vendais beaucoup plus à l'écrit qu'à l'oral. Les clients sortaient du bureau, je disais toujours, mais jamais ils vont signer, ce n'est pas possible. Et je leur dis genre, ne vous inquiétez pas, je vais vous envoyer un récapitulatif par mail. Et là, ça sortait des idées très claires. Pareil, quand il y avait des dossiers vraiment un peu complexes, qui n'étaient pas du ressort du directeur de l'agence qu'il fallait envoyer plus haut, ça se faisait à l'écrit. Et du coup, je passais plus facilement mes dossiers que les autres, parce qu'il fallait argumenter à l'écrit. Mais tout ça, je ne savais pas que c'était un fonctionnement à part. Et je ne savais pas qu'on pouvait... tirer un métier de ça en fait.
- Speaker #0
Ce qui est étonnant, c'est que tu me parles que tu travailles dans une banque, donc pour le commun des mortels, banque égale chiffre.
- Speaker #1
Oui, égale calculatrice.
- Speaker #0
Aussi. Et là, tu me parles de quelque chose qui est beaucoup plus littéraire en fait, dans tes qualités en tout cas.
- Speaker #1
Alors, sachant que j'étais nulle en français avant, que le petit, je faisais énormément d'orthographes, que j'ai lu à partir de 15-16 ans. En commençant par des Marie Winsclare, je ne peux pas dire oui. Moi, j'étais fan de Zola, mais rien du tout. Alors, ce que j'adorais, moi, dans la banque, ce n'était pas tant les chiffres, c'était expliquer, justement, partir du parcours de vie des gens pour leur proposer le bon produit. Et le cheminement, c'était un peu comme un jeu aussi. C'était un labyrinthe à travers tous les produits qu'on pouvait avoir, arriver au meilleur compromis, au meilleur, il n'y a jamais de solution idéale. Mais dans ce labyrinthe juridique fiscal, aller trouver la meilleure solution.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et les chiffres arrivaient au bout. Oui,
- Speaker #0
bien sûr. In fine, en fait. C'est ça. Mais au départ, ce n'était pas tant ça. Ok. Tu as quoi comme formation de base ?
- Speaker #1
De base, j'ai un BTS Assurance.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Parce qu'à l'origine de l'origine, je voulais travailler à la direction générale du contrôle de la concurrence. C'est la répression des fraudes.
- Speaker #0
Ok. Dans un autre épisode, on va comprendre comment on en vient là.
- Speaker #1
Alors très rapidement, c'était des reportages que je regardais quand j'étais ado. Ça me faisait... Ok. Enfin, voilà, ça me faisait...
- Speaker #0
L'endroit qui est la miteux ou... Ouais, c'est ça. Fermé parce que c'était l'horreur.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Donc j'ai fait... Mais je savais que si je partais en fac, je ne ferais rien.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
J'ai choisi le BTS où il y avait le plus de droits pour faire une licence d'administration publique pour pouvoir passer le concours. Sauf qu'après, en BTS, j'ai eu un prof passionnant, en assurance, qui m'a carrément retourné le cerveau. Du coup, j'ai quitté l'idée de la DGCCRF. Mais il nous a dit que ce serait bien que vous fassiez quand même. Maintenant, les assurances, ça ne marche pas sans la banque et l'immobilier. J'ai trouvé une année à Clermont. J'ai fait un stage en banque et puis, petit à petit, ça s'est fait comme ça, en fait.
- Speaker #0
Ok, super. Donc, tu vois ce reportage à la télévision, tu te dis « Waouh, c'est pour moi » . Il se passait quoi, du coup, dans ce salariat, pardon, pour que tu émettes cette possibilité de vivre autre chose ?
- Speaker #1
Alors, en fait, c'est arrivé à un moment très particulier où le cerveau s'ouvre au champ des possibles, à savoir que je sortais de trois ans d'arrêt maladie.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et d'un licenciement pour lequel, en fait, la dépression que j'ai faite avait été reconnue comme maladie professionnelle.
- Speaker #0
Ah oui, d'accord. Ok. Donc, un gros... Enfin, le corps a vraiment parlé ?
- Speaker #1
Oui. C'était... Je ne vais pas m'étendre là. Non, non, bien sûr. Il n'y a pas de souci. Mais voilà, il y a eu un gros... Un très gros sujet. Voilà. Qui a donné lieu à trois ans d'arrêt. Et donc, quand j'ai vu cette émission à la télé, on était en février 2021. Et j'avais été licenciée. En décembre 2020.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
A l'origine quand même, parce que pendant ces trois années, je m'étais toujours dit, je vais en sortir plus vite que ça de l'entreprise. Je ne savais pas comment, mais je savais que je n'y reviendrais pas. J'adorais ce que je faisais. Donc au début, j'avais eu l'idée de continuer dans la gestion de patrimoine, mais en créant mon cabinet.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Mais pour le faire, comme j'avais quand même quitté l'entreprise pendant trois ans, enfin le monde financier pendant trois ans, je voulais faire une formation qui, pour des raisons administratives, purement administratives à chaque fois, j'ai raté l'inscription trois fois.
- Speaker #0
D'accord. Pas de hasard. Première fois,
- Speaker #1
ok, on verra une deuxième. Deuxième fois, on verra une troisième. Troisième fois, on dit, bon, il faut arrêter. A priori, c'est pas là qu'il faut aller. Voilà, il faut arrêter. Et c'est là, en fait, par contre, en février 2021, j'étais à me dire, mais qu'est-ce que je vais faire de ma vie ? Parce que je ne connaissais que la banque.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et que je n'avais pas d'envie particulière.
- Speaker #0
D'accord. Ouais, donc, merci la grande librairie.
- Speaker #1
Merci la grande librairie, que j'avais commencé à regarder quand j'ai commencé à être malade, en fait.
- Speaker #0
Ok. Tu me parlais de formations Cned, mais du coup, tu les as vraiment faites ou juste tu t'es renseignée ?
- Speaker #1
Alors, j'ai suivi quand même plusieurs formations. Donc, février 2021, je vois l'émission, je me dis, c'est ça. Mais il faut quand même valider l'idée. Parce que je sortais quand même trois ans de compliqué et je ne voulais pas partir dans n'importe quoi. Donc, j'ai quand même fait un bilan de compétences pour vérifier que c'était la bonne idée.
- Speaker #0
Pardon, je te coupe. Tu as fait ça auprès de quel organisme, du coup, ton bilan de compétences ?
- Speaker #1
C'est Perspective et Carrière, Marie Thomaset. que je l'ai fait sur Limoges que je ne connaissais pas vraiment mais qu'on m'avait recommandé et auprès de qui je suis arrivée en me disant je ne veux pas de compassion ni de complaisance si ce n'est pas la bonne idée c'est pas grave je viens d'avoir l'idée lumineuse elle n'est pas du tout lumineuse et à l'arrivée on m'a dit c'est vraiment fait pour vous Ok,
- Speaker #0
super.
- Speaker #1
Donc bilan de compétences, formation j'ai suivi celle du CNED entre guillemets, ah oui vous ne me voyez pas mais je suis entre guillemets avec mes doigts, parce que je me suis inscrite, j'ai reçu tous les livrets que j'ai lus scrupuleusement et j'ai rendu un seul devoir sur les dix, celui du récit de vie. Il n'y a pas de mystère. Et après, j'ai suivi une formation de biographe et une formation de correctrice.
- Speaker #0
Ok. Avec quelle école ?
- Speaker #1
Alors, la formation de biographe, je l'ai suivie avec l'Académie des écrivains publics de France.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Une semaine à Paris. Il en existe plusieurs. Et la formation de correctrice, je l'ai faite avec l'École française de lecteurs-correcteurs. qui était une formation en ligne sur six mois, avec des devoirs à rendre tous les quinze jours, c'était un peu sportif.
- Speaker #0
Et là, tu étais plus assidue qu'avec le CNED ?
- Speaker #1
Ah oui, parce que là, le CNED, le problème, c'est qu'en fait, ils envoient tout, on renvoie les devoirs si on a envie, voilà. Que là, c'était vraiment, il y avait les visios, il y avait les cours, et puis rapidement, sur la formation du CNED, en fait, la formation du CNED, c'est celle d'écrivain public, j'ai envie de dire qu'elle ouvre des pistes à tous les métiers de l'écriture. Et très rapidement, j'ai vu qu'il y en avait plein qui ne me parlaient pas. Donc je ne les ai pas faites.
- Speaker #0
Super, ça a au moins permis ça.
- Speaker #1
Oui. Donc j'avais quand même lu les bouquins, tous les fascicules qu'ils fournissaient, j'ai tout lu. Mais pas de l'art en les devoirs. Rapidement, j'ai voulu quelque chose de plus précis. Rapidement, j'ai vu que c'était vraiment la biographie et la correction qui m'intéressaient plus que le reste.
- Speaker #0
Très bien. Tout à l'heure, tu me disais que ton conjoint... Pour lui, c'était une évidence qu'il fallait que tu fasses ça. Est-ce qu'au-delà de lui, tu as eu du soutien ? Ou au contraire, des gens qui t'ont dit « mais c'est n'importe quoi » .
- Speaker #1
Alors, je ne vais pas dire ni soutien, ni c'est n'importe quoi. Alors, effectivement, ce n'est quand même pas un métier hyper connu. Donc, des gens dans l'expectative un peu, j'avoue. Mais oui, du soutien quand même, à se dire… Pourquoi pas ? Pourquoi pas, il faut qu'elle essaye. Au pire, ça ne marchera pas, puis on partira sur autre chose. Plus des craintes, vu le parcours que je venais d'avoir, que je rechute.
- Speaker #0
Tu avais des connaissances dans l'entrepreneuriat ?
- Speaker #1
Non, alors mon père était artisan.
- Speaker #0
Oui, quand même.
- Speaker #1
Il est décédé il y a un certain nombre d'années, donc on va dire que c'est loin pour moi. Et non, après, dans mon entourage... Pas vraiment. Enfin, j'ai des oncles, mais... Oui, c'est pas direct. C'est pas direct. Non, non. Mon mari est salarié. Ma mère, elle était à Stitt. Non, on n'était pas franchement...
- Speaker #0
Et du coup, tu t'es fait accompagner justement pour t'installer en tant qu'entrepreneur ?
- Speaker #1
Alors, oui et non. Parce que dans mes trois années d'arrêt maladie, il me fallait toujours un projet pour avancer. Et à un moment donné aussi, j'ai eu l'idée de devenir ce qu'on appelle maintenant un home organizer.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Ça m'a inspiré. Et d'accompagner les gens à la transition zéro déchet. Et là, j'avais commencé à me faire accompagner par le BGE.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Mais c'est un peu emmêlé en fait. Et j'ai arrêté parce qu'à un moment donné, j'ai arrêté le projet parce qu'à un moment donné, j'ai touché du doigt l'idée de faire cette formation de gestion de patrimoine. Donc j'ai abandonné ce projet-là et du coup j'ai abandonné le BGE. Mais par contre, je me suis servi de tout ce qu'ils m'avaient donné pour créer la nouvelle...
- Speaker #0
D'accord. Donc finalement, tu avais des pistes, des outils et tu t'en es servi du coup. Je m'en suis servi.
- Speaker #1
Et par contre, comparativement à beaucoup de gens, l'histoire dira si c'était la bonne idée ou pas. Pour moi, la réponse est claire. Par contre, j'étais aussi accompagnée en sens que j'ai créé une entreprise vraiment, enfin une structure juridique dès le départ. Donc j'ai été accompagnée d'un avocat, j'ai une comptable qui est géniale. D'accord. Voilà.
- Speaker #0
Ok, donc oui, tu n'as pas commencé comme auto-entrepreneur en fait ? Ok.
- Speaker #1
Directement en société.
- Speaker #0
En société ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Carrément, même pas peur.
- Speaker #1
Carrément, même pas peur.
- Speaker #0
Ok, très bien. Depuis combien de temps tu es installée ?
- Speaker #1
Depuis janvier 2022.
- Speaker #0
Comment tu as géré l'aspect financier du coup ? Parce que pour toi c'était un peu différent, tu étais déjà en arrêt maladie, donc tu as déjà eu une démission.
- Speaker #1
Alors, je n'ai pas eu une démission, j'ai eu un licenciement.
- Speaker #0
Un licenciement, oui.
- Speaker #1
Alors, l'arrêt maladie, c'est purement fiscal, financier. À partir du jour où ça a été décrété que c'était une maladie professionnelle, toutes les indemnités journalières que j'avais reçues sont devenues non imposables. Donc, j'ai touché une restitution d'impôts.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
J'ai touché les montants légaux qui m'étaient dus au départ.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et après... indemnité Pôle emploi. Les AERE, là ? Les AERE, voilà. Pendant le temps qu'ils m'étaient impartis, plus mes congés billets qu'ils me devaient. D'accord.
- Speaker #0
Donc ça, ça te permettait de pouvoir commencer, toi, ton entreprise, sereinement, en fait ?
- Speaker #1
Oui, et j'ai envie de dire, on va être honnête, ça m'a permis, jusqu'à maintenant, presque.
- Speaker #0
Ah oui,
- Speaker #1
d'accord. Si je fais une moyenne, entre ce que j'ai gagné de mon entreprise et ce que j'ai touché là, parce qu'il y a quand même beaucoup d'entrepreneurs qui oublient qu'ils ont touché un... Je ne suis pas la seule, il y en a plein qui partent sur rupture conventionnelle. Oui, tout à fait,
- Speaker #0
qui ont une enveloppe de départ.
- Speaker #1
Et qui ont une enveloppe de départ, et qui se disent, waouh, après je ne gagnerai rien. Oui, mais dans la moyenne, moi je me suis dit, dans la balance, c'est mes réflexes un peu d'ex-bancaire, dans la balance, je mets que si je n'étais pas partie, je n'aurais pas touché ce montant-là. Tout à fait. Directement, et c'est un choix après d'y toucher ou pas.
- Speaker #0
Ou une possibilité après ce moment que tu lis. Ok. Je n'ai pas rebondi, mais j'aurais dû. Pourquoi pas commencer auto-entrepreneur et directement en société en fait ?
- Speaker #1
L'idée qu'un jour, si ça marche du feu de Dieu, une entreprise, ça se revend.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
c'est vrai. Et après, il y a les côtés juridicaux. J'avais vraiment besoin dans ma tête de séparer. ce qui était mon travail du foyer. Je me suis dit, si je suis auto-entrepreneur, ça va être mêlé, tout ça, ça ne me va pas. J'avais besoin de travailler pour une marque, comme j'avais travaillé pour une marque avant. Je ne travaillais pas pour moi, je travaillais pour une marque. Et après, il y avait aussi le côté des ARE. Je sais bien que même quand on est auto-entrepreneur, après, ça décale. Mais là, au moins, tout le temps où j'étais... où j'y avais droit, je l'ai touché 100% sans avoir à faire des déclarations parce que je ne me versais pas de salaire au départ. Enfin voilà, il y a toute une mécanique.
- Speaker #0
Dans ce que j'entends, tu voulais vraiment faire une scission entre ce que tu vivais avant et ce que tu allais vivre après. Et en plus, tu t'es autorisée à vivre grand. Et à te dire qu'éventuellement, si ça marchait, au moins les choses seraient faites. Et puis, tu pourrais profiter ou revendre.
- Speaker #1
J'ai besoin de faire une scission ex-cal avant et une scission dans mon foyer.
- Speaker #0
Aussi, oui, c'est vrai.
- Speaker #1
Vraiment mon entreprise en fait
- Speaker #0
Du coup tes bureaux sont arrivés tout de suite ?
- Speaker #1
Non non non C'était pour ça aussi non ?
- Speaker #0
Comme tu travaillais chez toi ?
- Speaker #1
C'est arrivé assez longtemps après C'était la suite d'un commentaire sur un post sur LinkedIn C'est la puissance des réseaux sociaux J'ai commenté le post De quelqu'un qui venait de tester Un co-working Qui a dit c'est pas pour moi Et j'ai répondu en rigolant Ah ben merci j'ai la fin de mes réponses Avec le témoignage, je sais que ce n'est pas pour moi non plus. Et une personne qui avait aussi un bureau ici a vu ce commentaire, on se connaissait, et m'a appelée, m'a dit je crois que j'ai la solution et voilà, ça s'est fait. Donc je viens ici déjà, c'est que deux jours par semaine. Et il y avait ce côté, j'avais vécu tout mon arrêt maladie, à un moment donné, au bout d'un moment, on a besoin de sortir de la maison en fait. Et aussi, j'avais passé... l'art et maladie. Donc, maman, tout le temps, quand même, dispo, même si elle n'était pas en forme, elle était dispo. Maman, entrepreneur à la maison, on croit toujours qu'elle est super dispo. C'est ça. C'est pas vrai. Oui,
- Speaker #0
c'est le piège quand tu es à domicile. C'est le piège. Et du coup,
- Speaker #1
là, je leur dis, je pars au bureau. Et après, je trouve que c'est sympa aussi, même si pour mes biographies, je me rends quand même souvent chez les narrateurs, mais il y en a qui viennent ici, ils aiment bien, en fait. Voilà. Je pense à un monsieur, où le lieu qu'il me raconte n'existe plus, donc ça sert à rien d'y aller. Il est aussi content de venir là.
- Speaker #0
Et puis l'endroit est calme. Et puis l'endroit est calme.
- Speaker #1
Et puis avec les deux personnes qu'il y a, on s'entend super bien, tout en étant séparés, parce qu'on a quand même des vrais bureaux séparés, et ça c'est bien. Parce que je n'aurais pas pu être dans un coworking avec tout le monde qui parle autour.
- Speaker #0
J'imagine. Qu'est-ce qui était le plus difficile dans cette reconversion ? S'il y a eu des choses difficiles, bien sûr.
- Speaker #1
Ah ben, il y en a toujours. Alors, j'avais l'habitude d'être commerciale et que tout ne tombe pas en même temps et que des fois, c'est cyclique, des fois, il ne se passe rien et puis des fois, il se passe tout en même temps. Sauf que quand on est salarié, ce n'est pas grave parce que la paie tombe quand même. Et que là, on se dit, le chiffre d'affaires, moi, c'est fou. Mais là aussi. on sent quand on va de mieux en mieux et on apprend à gérer aussi différemment en fait ce qui est difficile c'est de faire connaître le métier parce que la biographie il y a ceux qui connaissent vraiment déjà mais après globalement 90% des gens ne connaissent pas Il y a de plus en plus de biographes, c'est génial, on en parle de plus en plus. Mais il faut parce qu'il y a un énorme travail éducatif à faire pour dire que la biographie n'est pas réservée aux grands de personnes connues. Que tout le monde peut écrire pour sa famille, là il y a un gros, gros, gros travail à faire.
- Speaker #0
As-tu gardé des compétences de ton ancien métier pour faire ce que tu fais aujourd'hui ?
- Speaker #1
Je crois que je m'en sers tous les jours. Le côté carré, justement, tout ce que ça avait appris quand même en termes de prospection, de tenir des tableurs, qui je dois rappeler quand, qui... J'en ai pas eu beaucoup, mais quand il y en a qui tardent à payer, dans mon métier, j'avais les débiteurs, donc il fallait qu'ils couvrent. Et puis du coup, quand même, les termes juridiques... Je me rends compte que par rapport à d'autres confrères et consoeurs, quand on parle de contrat, de tout penser, tout prévoir, même si mon contrat avec mes clients n'est certainement pas parfait, mais beaucoup de choses sont prévues. En termes d'utilisation des données aussi, à chaque fois que je parle d'un client sur un réseau, ça a été validé avant, mais c'est des automatismes en fait. et c'est inclus dans les contrats maintenant à quelle hauteur j'ai le droit de parler de vous est-ce que c'est anonymement,
- Speaker #0
pas du tout en utilisant un extrait d'histoire et tout ça c'est des réflexes ça t'a permis de penser à des choses auxquelles le commun des mortels ne pense pas forcément en toi comme tu dis d'un point de vue juridique le juridique et le
- Speaker #1
financier aussi même si je pense que ça tend à disparaître mais de se dire euh... On ne vit pas d'amour à dos frais, je crois quand même. Le métier est magnifique, mais il faut reconnaître sa valeur et facturer le bon prix.
- Speaker #0
Tout à fait. Des erreurs que tu aurais pu éviter maintenant avec du recul ?
- Speaker #1
Je ne sais pas si c'est des erreurs, parce que...
- Speaker #0
Ça t'a permis d'apprendre et de comprendre, d'avancer ?
- Speaker #1
Le seul, peut-être, c'était de m'emballer. Je n'ai pas l'esprit. J'aime mettre en page, mais je le fais basiquement sur Word. En fait, ça suffit pour mes clients. Ou alors, je délègue. Mais ça a été de me dire, je vais apprendre à utiliser InDesign à fond. Mais en fait, ça ne me parle pas.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc, j'ai perdu du temps à faire cette formation, tout ça pour arrêter l'abonnement à Adobe. Et voilà.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Mais après, non. Gagner du temps, oui. Mais en fait, je pense que c'est en se cherchant qu'on...
- Speaker #0
Le cheminement est nécessaire.
- Speaker #1
On s'est parti, on fait tout et n'importe quoi.
- Speaker #0
Mais c'est ton chemin finalement. Et c'est par là qu'il doit passer pour en arriver là où tu es.
- Speaker #1
Et je n'ai pas envie non plus de tomber dans le... Il faut faire des échecs. Mais c'est un cheminement.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Je parlais de tomber dans le classique.
- Speaker #0
Il faut faire des erreurs. Il faut faire des erreurs.
- Speaker #1
J'arrive pas à retrouver la citation tout de suite. Soit j'échoue, soit j'apprends. Je sais pas quoi, là. Non, je chemine, en fait. Je chemine.
- Speaker #0
À partir de quand tu as commencé à te rémunérer ? Quand je dis rémunérer, c'est suffisamment pour au moins payer tes charges ?
- Speaker #1
Alors, mes charges ont toujours été payées. mais après, me rémunérer en plus, c'est pas génial encore.
- Speaker #0
Ok. Au bout de 3 ans. 3 ans,
- Speaker #1
bientôt. Après, c'est aussi parce que, il faut tout expliquer, parce que dit comme ça, ça peut faire très peur. Effectivement, j'ai fait des choix qui ont inclus des frais, donc de créer une société. J'ai pas mal investi dans des formations, parce que j'en oublie une. J'ai fait une formation de biographie d'entreprise, parce que j'ai fait des choix de financement. J'ai financé aussi des coachings pro. Mais parce que toujours en tête, oui, t'étais pas partie sans rien. Mais d'autres qui ne sont pas dans la même situation ont peut-être tiré des revenus plus récurrents, plus vite. Parce que j'ai fait le choix aussi de laisser de l'argent à la société. Et parce que... La vie n'est pas tranquille. Même quand ça va beaucoup mieux, quand on a subi une dépression telle que je l'ai subie, j'ai fait une rechute, donc j'ai ralenti.
- Speaker #0
Tu as aussi appris à t'écouter avec ce que tu as vécu ?
- Speaker #1
Oui, c'est vraiment qu'à un moment donné, où tout le monde pensait que ça allait mieux, on a commencé à diminuer les osages et que ça ne s'est pas mieux passé. Du coup, j'étais beaucoup moins dedans aussi.
- Speaker #0
Je ne sais pas si tu es d'accord avec ça, mais je trouve quand même que le rythme dans l'entrepreneuriat n'est pas tout de même que dans le salariat. Et que du coup, même s'il y a des jours où il ne se passe rien, c'est OK en fait.
- Speaker #1
Alors moi, j'ai encore beaucoup de mal avec ça. Très sincèrement, j'ai beaucoup de mal avec ça. Alors je vois la chose comme ça. Le financier sera la conséquence d'une satisfaction intellectuelle, d'un remplissage intellectuel en fait.
- Speaker #0
D'accord. Oui, donc tu l'as associé à ça et pas forcément au temps que tu vas passer dans ton bureau, devant ton ordinateur.
- Speaker #1
Alors, ben, si, parce que du coup, c'est un temps très long d'écriture. Pour une heure d'entretien, on a dix heures de travail à peu près. Donc, si, j'ai du mal à me dire, aujourd'hui, j'ai rien, aujourd'hui, j'ai rien. Alors, forcément, oui, bien sûr, je vais faire autre chose. Mais je préférais écrire. Enfin, c'est normal, je suis à l'oral, je ne suis pas super claire. Ma force n'est pas l'oral, c'est l'écrit.
- Speaker #0
Ça tombe bien, non ?
- Speaker #1
Ça tombe bien. Ça tombe très bien. J'ai beaucoup de mal avec le temps de l'entrepreneuriat n'est pas le même que du salariat. Moi, j'aurais besoin d'être occupée tout le temps.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
En fait.
- Speaker #0
D'accord, c'est ok.
- Speaker #1
Ouais. Très bien. Pour moi, ce serait plus ok, en fait. Donc, voilà.
- Speaker #0
Ok, ça marche. Tu le vois comment dans 5 ans ?
- Speaker #1
Ah, je le vois toujours biographe et vraiment avec une entreprise qui fonctionne. Voilà, parce que si je peux faire peur en disant que là, c'est encore... Je ne peux pas raconter tout mon parcours de vie, mais là, je sais qu'aujourd'hui, c'est un nouveau départ,
- Speaker #0
en fait,
- Speaker #1
en même temps. Donc,
- Speaker #0
tu es au bon endroit.
- Speaker #1
Oui, je suis au bon endroit. J'ai lu un livre, mais je n'ai pas la citation ici. je viens de lire mon vrai nom est Elisabeth d'Adèle Lyon qui est un livre juste purement magnifique et à un moment donné il y a une des personnes qui dit c'est une histoire vraie on le sait à un moment donné quand on est à sa place et qu'on rentre dans l'action qu'on n'est plus dans la recherche et bien là je me sens exactement là en fait donc pour moi ça peut être que et puis si par mal
- Speaker #0
ça foire et puis sur autre chose voilà une espèce de sérénité ouais mais super c'est parce que t'es alignée et puis tu sais que tu dois vivre ça maintenant et que t'es bien là où tu es c'est une chance
- Speaker #1
C'est beaucoup de travail sur soi.
- Speaker #0
Oui, mais il y a quand même cette prise de conscience qui fait qu'il y a eu un écart de génie. Tu te dis pourquoi pas. Après, tout s'est enchaîné finalement dans ce sens-là. Donc, c'était bien. Un conseil à partager pour ceux qui hésitent encore ?
- Speaker #1
Ne pas hésiter à se confronter, oui, genre, je ne sais pas, c'est le bilan de compétence, notre accompagnement, mais surtout, de ne pas avoir peur, entre guillemets, de se faire rentrer dans l'art, d'éviter la complaisance et la facilité.
- Speaker #0
Oui, je comprends.
- Speaker #1
Parce que je... craint que ce soit une perte de temps et qu'au final et le financier et le moral que ça se passe mal tout à fait si
- Speaker #0
c'était à refaire ?
- Speaker #1
je recommencerais à 100% à 100% Parce que c'est pareil, c'est un cheminement, même si vraiment ça ne marche pas comme je crois que ça va marcher. Je suis toujours convaincue que ça va marcher, qu'il y a un travail de fond qui a été fait qui ne peut pas faire autrement que marcher. Mais j'aurais essayé des trucs. C'est là où on sait qu'on a notre place. J'adorais mon métier, mais quand il y avait des soirées clients à la banque, J'étais seule qui restait dans son coin et qu'il ne l'ouvrait pas. Alors que là, ça ne me gêne pas d'aller parler. Je suis passée à la télé, je suis passée à la radio. Je fais des trucs où je sais que je le fais parce que je le vis et que j'y crois en fait.
- Speaker #0
Et puis effectivement, ce n'est pas forcément dans ton ancienne vie que tu aurais vécu toutes ces choses-là. C'est ça. Aujourd'hui, tu les vis avec quelque chose en plus qui t'anime. Donc, c'est trop bien.
- Speaker #1
Et j'adore parler. Et je me dis, ben... Même si ça devait foirer, j'aurais rendu des gens heureux avec leurs livres, sans que ce soit décorrélé, sans que ce soit fait bénévolement, tout ce que j'ai fait comme il m'était facturé normalement. J'aurais mis un jeune à la lecture, que j'ai adoré, une cliente qui a commenté sous un de mes postes. Ah non mais avec mon livre, mon numéro 2, il s'est mis à lire, elle n'aurait pas écrit sa biographie, jamais il ne s'est mis à lire. Quelle satisfaction ! C'est des trucs... Jamais j'aurais vécu ça. Et je me dis, si jamais ça froid, je pourrais toujours mettre ça en avant.
- Speaker #0
Pour te vendre sur autre chose ? Voilà.
- Speaker #1
Je suis apte à aller faire ça.
- Speaker #0
Et du coup, ça rejoint un peu la dernière question. La Mélida avant et celle d'aujourd'hui. Qu'est-ce qui a grandi en elle ? Est-ce qu'il y a des choses qui ont changé ?
- Speaker #1
Oui, c'est... C'est pas que je suis fanat de ce mot, loin de là, mais ouais, une espèce d'alignement de savoir qu'on est à sa place. Faut pas tomber, alors je parle à une coach, mais faut pas tomber à devenir accro au coaching, c'est pas ça que je veux dire. Mais moi j'ai eu ce besoin de faire le tour à 360. de déposer des choses bien que venant de la banque alors la curiosité est de se dire il faut que je fasse le temps complet donc j'ai fait forcément beaucoup de séances avec un psychologue mais ça c'était plus la maladie bien que venant de la banque c'était
- Speaker #0
hyper enrichissant j'ai fait un coaching sur la relation à l'argent j'ai fait un coaching en images et toujours en fait à chaque fois ça te fait travailler un truc en toi ça réveille quelque chose Et...
- Speaker #1
Voilà, et c'est vraiment, là, j'ai l'impression que j'arrive au bout de trois ans et demi de formation. C'est un peu ça, en fait.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Là, j'arrive au bout de trois ans et demi de formation, comme si j'avais été en alternance jusque-là, en fait.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et maintenant...
- Speaker #0
Il n'y a plus qu'à être, à faire.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Ok, super.
- Speaker #1
Donc, ne pas hésiter à cheminer. et quand on se lance dans des... Je pense à quelqu'un qui commentait... Une personne qui accompagne des gens sur LinkedIn pour vraiment qu'ils performent mieux, qu'ils se sentent plus à l'aise. Et il parlait du manque d'investissement. Il y a aussi, enfin voilà, alerter sur les gens qui achètent des coachings ou des sciences de psy et qui ne s'y investissent pas.
- Speaker #0
Oui, si vraiment tu te lances, en fait, tu y vas pour de vrai. Oui, c'est ça. Oui, sinon effectivement, le résultat sera de fait. Pas à la hauteur. Oui. Est-ce que ça veut dire aussi qu'il faut oser aller un peu plus loin en fait, en soi, quand on est aussi dans cette posture de coaching, de vouloir travailler, de vouloir avancer, où il faut avoir envie de ouvrir des portes qu'on n'aurait peut-être pas ouvertes dans d'autres conditions puisque finalement, il y avait cette zone de connu qui ne nous amenait pas à réfléchir. Sur qui on était ?
- Speaker #1
Ça dépend des personnalités. On m'a dit aussi que j'avais une personnalité à creuser. Je creuse pour les clients. Tout le monde n'a pas...
- Speaker #0
Oui, on peut aussi être auto-entrepreneur sans creuser. Là, on dit un peu plus sur autre chose, mais sur l'accompagnement du coaching, si on y va, il faut le faire en conscience. C'est pas se dire,
- Speaker #1
j'ai acheté un coaching, youpi.
- Speaker #0
C'est bon, le job est fait.
- Speaker #1
Parce que je pense qu'il y en a qui... qui ne se rendent pas compte derrière le travail sur soi que ça demande.
- Speaker #0
Ok. Très bien, merci beaucoup.
- Speaker #1
Merci beaucoup à toi.
- Speaker #0
Merci de nous avoir écoutés. Si vous avez aimé cet épisode, n'hésitez pas à vous abonner. Pour info, je vous mets dans les notes toutes les références importantes ainsi que les différents liens pour retrouver l'invité. En attendant de vous partager un nouveau parcours de vie professionnel, n'hésitez pas à poser vos questions en commentaire. Je tâcherai d'y répondre ou de transmettre aux invités. Merci infiniment et à bientôt !