- Speaker #0
Bienvenue dans So Let's Go, le podcast des hommes et des femmes qui ont radicalement changé de vie professionnelle. Je suis Adeline Guillou, je suis coach de vie et ce que j'aime particulièrement dans ce métier, ce sont les histoires de vie personnelles ou professionnelles. Ici, je vais vous partager le parcours de ces hommes et femmes qui ont pris la grande décision de quitter ce qu'ils savaient faire pour quelque chose de complètement différent. de plus risquées souvent, mais qui à leurs yeux avaient plus de sens. Et aujourd'hui, je suis très heureuse de vous partager l'histoire de Laure, qui est passée d'éducatrice de jeunes enfants à conseillère en immobilier.
- Speaker #1
Je n'ai pas l'impression de bosser parce que je prends tellement de plaisir à faire ce que je fais. D'avoir franchi l'étape du changement une fois, ça fait que ça donne une force de fou sur la suite.
- Speaker #0
So, let's go ? Comment t'es venue cette idée ?
- Speaker #1
L'idée est venue vraiment par hasard et avec aucune réflexion. J'ai exercé le métier d'éducatrice de jeunes enfants pendant une vingtaine d'années. J'adorais mon métier, j'ai eu plein d'expériences différentes. La dernière, j'étais directrice de crèche et responsable d'un relais assistante maternelle. Ça se passait très bien, des collègues sympas, dans l'ensemble ça allait. Et puis, j'ai commencé à avoir des petits problèmes de dos. Et en gros, on m'a dit que dans quelques années, je ne pourrais plus porter d'enfant. Et ça devenait de plus en plus difficile pour moi de me relever quand j'étais au sol avec les enfants. Donc déjà, ça avait commencé à cheminer un peu pour moi, cette réflexion de me dire qu'un jour, il faudrait peut-être que je fasse autre chose. Sauf que faire quoi ? Je n'avais pas de passion de folie. Comme des copines qui étaient à fond dans les bijoux, ou la coiffure, qui ont tenté des reconversions géniales. Mais moi, je n'avais pas ça.
- Speaker #0
Et même enfant ?
- Speaker #1
Même petite, non. J'aimais beaucoup de choses. Le sport, j'étais plutôt quand même un garçon manqué. Les animaux quand j'allais chez mon père. Les amis, tout ça. Mais non, pas forcément de passion particulière. J'ai touché à beaucoup de choses. Et le métier d'éducatrice de jeunes enfants, déjà, m'était venu par hasard. Donc, j'étais arrivée un peu là comme ça. Donc, j'adorais mon métier, mais je me suis dit, Laure, à 50 ans, tu ne pourras plus faire ça et il te restera quand même quelques années avant la retraite. Donc, j'ai commencé à vouloir faire un bilan de compétences. J'ai commencé à me renseigner auprès d'organismes, de copines et de copains qui avaient fait aussi cette démarche-là.
- Speaker #0
Tu es allée voir qui, du coup, comme organisme ? Alors,
- Speaker #1
je ne sais pas. C'est sur Limoges, mais je ne me souviens plus du nom. C'est pas grave. Mais une dame vraiment top, qui m'a vraiment bien accompagnée. Alors, je dis que ça reste quand même un peu une mini-psychologie. Parce que concrètement, c'est un gros travail sur soi-même. Mais voilà. Donc, je n'ai pas commencé mon bilan de compétences parce que le Covid est arrivé.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et donc, j'ai géré la crise du Covid à la crèche. Entre temps, on avait quand même eu depuis quelques années, alors même si la gestion du personnel aussi était un problème parfois compliqué, les parents deviennent de plus en plus compliqués aussi parfois. On voit que le métier de la petite enfance n'est pas simple tous les jours. Donc ça venait un peu accumuler aussi les nuits blanches à changer les plannings, à me dire comment je devais organiser. Et je me disais vraiment, il faut que je fasse autre chose.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Donc, le Covid passe et donc début 2021, j'ai repris mon bilan de compétences au mois de mars, un truc comme ça. Et donc sur tout le processus, ce que je te disais, on a un travail sur soi-même à faire. Et au mois de fin juin à peu près, j'avais des fiches métiers à faire. Je me suis dit, je vais faire des fiches métiers sur des trucs. Un peu passion, même si ce n'est pas des choses auxquelles j'aboutis, mais voir... Donc j'aurais adoré, depuis longtemps, ouvrir un bar à vin.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc en fait, j'ai rencontré des cavistes, des zoonologues, des responsables de bar pour faire un peu ma fiche métier par rapport à ça. Bon, la réalité te rattrape vite. Au début, c'est hyper dur, il faut porter des cartes. ton, des caisses. Être debout très longtemps. À part si tu as beaucoup d'argent et que tu ouvres ton truc sans avoir rien à gérer au départ, ce n'est pas possible. On oublie ce truc. Kiné aussi, c'était un métier qui me passionnait pas mal. Pareil, il n'y a qu'un... Tu ne reprends pas tes études, c'est trop compliqué, c'est long, c'est onéreux. L'onologie, sauf que là il fallait partir dans des écoles loin. Je suis toujours maman de deux enfants qui n'étaient pas encore tout à fait autonomes il y a cinq ans. Donc pas possible de partir non plus. Et le quatrième, je ne sais plus ce que j'avais fait. Et il m'en fallait un cinquième et là je sèche. Et une collègue de boulot à moi me dit Ma fille, depuis deux ans, est conseillère en immobilier. Elle adore ce qu'elle fait. Ça se passe super bien. Est-ce que tu veux que je te file son numéro et puis vous appeler ? Ça te fera ta cinquième fiche. Je lui dis OK, pourquoi pas. Je l'appelle et au final, je crois qu'on a passé trois heures au téléphone. Elle est venue à la maison. Elle m'a expliqué un peu comment ça se passait. Elle a fait l'estimation de ma maison. D'accord. Pour me montrer un petit peu comment on fait. Donc pareil, on est resté là un bon moment. Trois, quatre jours après, je vais la voir chez elle. Elle me représente mon estimation, elle m'explique comment ça fonctionne. Et elle me fait ce qu'on appelle une POA, c'est une présentation d'opportunité d'affaires avec d'autres personnes. Et elle me présente le métier et là je me dis en fait, mais ouais, pourquoi pas ? Sauf que je suis fonctionnaire, j'étais fonctionnaire. Je savais très bien parce que je savais que sur ma commune, ce n'était pas possible. Je n'aurais pas de rupture conventionnelle.
- Speaker #0
D'accord, c'était acté.
- Speaker #1
Alors, ce n'était pas encore acté parce que je l'ai quand même tenté après, mais je le savais. Quand j'ai fait mon bilan de compétences, ma commune était déjà au courant que je faisais mon bilan de compétences. Donc, ils savaient qu'il y aurait forcément un changement. Donc voilà, je me suis dit qu'est-ce qu'il faut que je fasse. J'avais un peu d'argent de côté parce qu'ils te disent que malgré tout, il faut quand même un peu d'argent pour se lancer aussi quand tu es indépendant et que les revenus n'arrivent pas tout de suite. Il faut compter six mois à peu près entre le temps que tu te mets en route, ta première vente et puis après le temps du notaire, tout ça, trois mois. Donc voilà, il faut compter à peu près six mois. Donc il fallait que je tienne six mois avec les crédits en cours, maison, voiture, la vie avec un mari, deux enfants. Bon, j'ai quand même vu avec mon mari. Il fallait qu'on soit d'accord tous les deux, même si c'était mon choix et qu'il ne m'en aurait pas du tout empêché. Je voulais qu'il soit conscient de l'impact que ça aurait. Donc, on a refait une deuxième réunion avec mon fils aîné et mon mari pour qu'ils rencontrent justement d'autres mandataires immobiliers qui s'étaient lancés et qu'ils aient ce retour direct de ce que ça allait impliquer. Mettre un peu de concret, en fait. Oui, voilà. Et ça, tout ça en trois semaines de temps.
- Speaker #0
Très rapide. Donc,
- Speaker #1
on était vers le 20 juillet, quelque chose comme ça. Et puis, une fois que financièrement, je me suis dit, allez, je peux tenir sur ces six mois-là. On a vu avec mon mari d'autres choses qu'on pouvait mettre en place. J'ai dit, allez, c'est parti. Donc, en fait, j'ai appelé ma DGS en lui disant que je partais.
- Speaker #0
Waouh !
- Speaker #1
Elle m'a confirmé que je n'aurais pas de rupture conventionnelle. C'était ou une démission ou une dispo. Au départ, j'étais partie pour une démission et toutes mes copines fonctionnaires m'ont dit ne fais pas ça. J'ai fait une mise à dispo. Par contre, la condition, c'était que je trouve une remplaçante avant de partir. Après, ça n'était pas très grave. C'est ce qui s'est passé. Officiellement, j'ai quitté la crèche le 1er novembre 2021. J'ai commencé mon nouveau boulot. J'ai commencé quand même la formation de conseillère en immobilier avant, sur mon temps perso, sur mes jours de congé qui m'ont resté. Donc, j'ai suivi Julie, qui est, entre guillemets, on appelle ça sa marraine. C'est ma marraine chez IAD. Donc, je l'ai suivie sur mes jours de repos, sur les week-ends, sur à peu près le mois de septembre-octobre, pour qu'elle me forme. En plus de tout ce que ce métier met en place, chez IAD, on a une formation en interne avec des e-learning, tout ça. D'accord. Vraiment bien accompagnée.
- Speaker #0
Ok, super.
- Speaker #1
Et puis, il a fallu que j'attaque direct parce que comme je quittais la fonction publique, je n'avais pas le droit au chômage.
- Speaker #0
Oui, et puis tu es en dispo surtout. Oui,
- Speaker #1
en dispo. Donc, je suis partie sans salaire, avec zéro euro. Donc, je savais qu'il fallait que je mette les bouchées doubles tout de suite. Donc, en gros,
- Speaker #0
tu quittes la crèche et le lendemain, en gros, tu...
- Speaker #1
Je suis conseillère en immobilier.
- Speaker #0
En 24 heures.
- Speaker #1
Ouais. En gros, c'était un peu ça. Bon, j'ai fait la transition un petit peu avant, mais ouais.
- Speaker #0
Ouais, ouais, ouais. Mais c'est quand même... Oui, c'est pas évident. Enfin, je veux dire...
- Speaker #1
Je crois que c'est la plus grosse épreuve... Enfin, non. Quand on est une femme, on a des accouchements, mais... C'est la plus grosse décision et la plus difficile que j'ai eu à prendre.
- Speaker #0
Je comprends.
- Speaker #1
Et là, pour le coup, maintenant, je dis si un jour, le métier de l'immobilier ne fonctionne plus, c'est pas... C'est pas grave, je fais autre chose.
- Speaker #0
Tu sais que c'est possible.
- Speaker #1
Parce que je sais que c'est possible et que je suis capable d'apprendre des choses. Parce que mine de rien, à 40, donc j'avais un peu plus de 40 ans, c'est pas facile de se remettre à apprendre du par cœur, à faire des questionnaires. Bien sûr. Pour moi, c'était... En plus, mon mari gérait tous les comptes, je gérais rien du tout, les crédits. Oui, donc les chiffres, c'était pas forcément... Les chiffres, c'était pas du tout mon truc. Moi, un crédit immobilier, voilà, j'avais jamais mis le nez dedans. Donc là, c'est vrai qu'il avait... Alors même, c'est pas... Toujours pas moi qui fais les crédits. Mais il faut que je sache quand même de quoi je parle quand je suis avec des clients et le processus et tout ça. Donc oui, j'ai appris tout ça. Donc en gros,
- Speaker #0
tu quittes la crèche et le lendemain, alors oui, tu es formée par IAD, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, et ma marraine. Et ta marraine. Sur le tas en fait. On est formée sur le tas.
- Speaker #0
Et en parallèle, tu commences à prospecter ? Oui, exactement. Comment ça se passe ?
- Speaker #1
Donc on te donne toutes les ficelles pour commencer à bien bosser. donc j'étais pas hyper active sur les réseaux sociaux on te dit qu'il faut te mettre aux réseaux sociaux donc là en fait il faut que tu appelles en gros toutes tes connaissances pour leur dire que tu as changé de boulot et que si un jour ils ont un bien à vendre ou s'ils connaissent quelqu'un qui a un bien à vendre il faut qu'ils pensent à toi sauf que quand dans leur imag... enfin dans leur conscient que tu as été éducatrice de jeunes enfants pendant 20 ans et tu leur dis maintenant, je suis conseillère en immobilier, donnez-moi les clés de votre maison, ta légitimité, elle n'est pas top, top.
- Speaker #0
Et puis déjà, en toi, j'imagine. C'est ça. Tu devais te présenter en te disant, voilà, j'arrive.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Je n'ai aucune expérience et il faut que j'ai cette posture.
- Speaker #1
Il y a plusieurs choses. Comme tu disais, il y a la prospection. Donc ça, ça allait à peu près faire du boîtage, tout ça. J'arrivais à peu près. Et il y a ce qu'on appelle la pige, c'est en fait tu appelles des gens qui mettent des annonces en particulier pour essayer de récupérer le mandat.
- Speaker #0
Donc des gens qui sont sur le bon coin, par exemple, ou sur d'autres plateformes. Et ça par exemple,
- Speaker #1
c'est quelque chose que je n'ai jamais fait et que je ne ferai jamais, je ne peux pas.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
En fait, j'étais dans le social. Quand moi, on m'appelait, c'était parce qu'on avait besoin de moi, entre guillemets, ou de mes services. de l'endroit où je travaillais. Et là, c'était... On ne te demandait rien,
- Speaker #0
en fait. On ne te demandait rien.
- Speaker #1
Et je voyais mes collègues en formation qui se faisaient rembarrer. Parce qu'on a des formations pour ça aussi. Et moi, je ne peux pas. Ça m'atteignait trop.
- Speaker #0
Je comprends.
- Speaker #1
Donc, c'est quelque chose que je ne faisais pas. Donc, il a fallu que je bosse deux fois plus pour effectivement trouver d'autres billets.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc,
- Speaker #0
toi, tu as refusé de faire ça et tu as été créative pour trouver d'autres...
- Speaker #1
Et pour le coup, je sais que j'ai recruté... Enfin, j'ai recruté, on ne recrute pas vraiment, mais j'ai un filleul, j'ai un collègue dans mon équipe. Quand il a fallu lui apprendre le métier, je ne lui ai pas appris la pige. C'est ma marraine qui l'a formée parce que moi, je ne peux pas.
- Speaker #0
D'accord. Mais a priori, ce n'est pas indispensable.
- Speaker #1
Ce n'est pas indispensable. Alors, il y en a qui disent que si, mais on peut y arriver. Je pense que la chance que j'ai eue quand je me suis lancée, c'est qu'il y a des gens qui ont envie de faire confiance.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Je suis quelqu'un d'assez entière en amitié. Et je suis restée en très bon contact avec toutes mes anciennes collègues de boulot. J'ai des amis depuis la primaire.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et donc, en fait, c'est justement mes deux premiers mandats. C'est grâce à des copines. Des connaissances. D'accord. Qui ont su que je changeais de métier. une parce qu'elle était très proche de moi et c'était son voisin d'en face qui vendait ça a été mon premier mandat ça c'était vraiment chouette, une belle expérience et mon deuxième c'était une copine de collège qui me suivait sur Facebook et qui m'a contactée un soir par Messenger en me disant mon nouveau compagnon vend sa maison est-ce que tu serais ok ? et pareil Donc... Et en fait, le truc, c'est que du bouche à oreille, quand les gens voient que ça marche et que ça fonctionne, ça fonctionne. Et puis si, effectivement, tu prouves que tu vois du bien,
- Speaker #0
que tu fais les choses correctement,
- Speaker #1
et je suis mes dossiers à fond. Donc, je n'ai jamais eu de problématique. Après, tout n'est pas rose. Les débuts ont été très difficiles. J'ai beaucoup pleuré. J'ai ma marraine. Ce n'est pas drôle. Oui. Tu sais, parce que maintenant, mes parents et ma reine me chambrent des fois en me disant tu te rends compte au début comment tu nous as fait suer ? Parce que j'étais en stress.
- Speaker #0
Mais tellement de challenges en plus qu'ils te demandaient de faire.
- Speaker #1
Le gros stress, c'était ce côté financier sur ma famille qui pesait. Je pense que j'aurais été célibataire, sans enfant, la vie est différente complètement. Là, c'était cette... La pression de me dire, mais si dans six mois, tu ne peux plus payer à manger et payer ton crédit.
- Speaker #0
Et en même temps, c'est ça qui t'a mis la pression. Exactement. J'ai bossé comme une malade.
- Speaker #1
Tu bossais sept jours sur sept. Mon petit, qui à l'époque avait six ans, m'a dit, maman, je préférais quand tu bossais à la crèche. Parce qu'en fait, je passais beaucoup de temps au téléphone. J'étais plus souvent à la maison, mais moins disponible.
- Speaker #0
Donc,
- Speaker #1
ça a été très dur pour eux.
- Speaker #0
Oui, parce que ça, ils ne l'avaient pas mesuré. non, alors le petit non bien sûr et même au finalement même toi j'imagine c'est bien beau d'entendre des retours extérieurs mais le vivre c'est complètement différent et puis tu coupes pas en fait,
- Speaker #1
moi je coupais pas j'ai gardé la même ligne de téléphone perso et pro donc je coupais pas et au début j'avais tellement peur de perdre des mandats ou des ventes que je répondais à tout tout le temps Sauf quand on m'appelait à minuit parce que mon portable est éteint Mais On m'appelait un dimanche, je répondais Je faisais des visites le dimanche Et ça il m'a fallu Au moins un an avant de dire stop Et d'arriver à mettre des barrières
- Speaker #0
C'est complètement normal Tu vois au début Comme tu dis, tu veux tellement pas louper une offre Parce que t'as besoin de rentrer de l'argent Du coup Tout est bon quoi. Bon. Et est-ce que tu t'es... Donc, IAD t'a assuré la formation dite professionnelle.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Est-ce que tu t'es fait accompagner par un organisme autre pour t'installer toi en tant qu'indépendant ?
- Speaker #1
Avant... Alors, dans ma décision entre juillet et ma démission, donc j'ai été inscrite chez IAD au mois d'octobre, j'étais allée voir la CCI.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Et puis, j'avais rencontré d'autres indépendants. Voilà. Dans le cursus, après, j'avais vu un comptable aussi pour voir un peu comment ça fonctionnait. Parce que c'était vraiment la branche de l'entrepreneuriat. Je ne connaissais pas du tout mon marié fonctionnaire aussi. J'ai été dans le privé, mais ce n'est pas le même fonctionnement. C'est le jour et la nuit. Et dans l'associatif. Donc, voilà. Mon grand-père et mon père étaient artisans, mais au final, j'étais trop petite et j'étais pas... Puis les fonctionnements d'Ursaf, tout ça, ça a quand même un peu... J'ai changé. Évolué en quelques années. Donc non, c'était vraiment nouveau, ça me faisait peur, je savais pas ce qui était le mieux. Je sais pas si j'ai pris les bonnes décisions au début, je pense pas. Mais comme tout le monde... Ma marraine, elle était déjà en entreprise. Elle était pas auto-entrepreneur quand elle a commencé. Donc voilà, peut-être que je n'ai pas fait forcément. Mais bon, ça suit, on y arrive quand même.
- Speaker #0
Ça n'empêche pas des vols de changer. Oui,
- Speaker #1
on peut échanger au fur et à mesure. Donc,
- Speaker #0
tu n'as pas vraiment fait accompagner, tu as juste eu des retours, quelques conseils par-ci par-là.
- Speaker #1
Je n'ai pas eu un vrai accompagnement, j'ai eu des rendez-vous. Je suis quand même allée au-delà de ce qu'on dit sur Internet. Donc, la CCI, j'ai eu deux rendez-vous. J'ai assisté à une réunion de groupe, un peu de préparation d'auto-entrepreneurs. J'avais demandé un rendez-vous à l'URSSAF aussi, parce que mon statut de fonctionnaire aussi, enfin d'ancien fonctionnaire, j'étais toujours fonctionnaire jusqu'à l'année dernière, était assez particulier, donc savoir ce que j'avais le droit, pas le droit en aide. Pour le coup, je n'avais pas le droit à l'ACRE, par exemple. D'accord, oui, tout à fait,
- Speaker #0
bien sûr.
- Speaker #1
Il y a plein de choses qu'on n'a pas le droit. C'est ça. D'une, on n'a pas de salaire, pas de chômage, pas d'aide, pas de...
- Speaker #0
C'est pour ça que je n'ai pas demandé de dispo, d'ailleurs. Oui, c'est ça. Je comprends. Et donc, du coup, dans ce que j'entendais aussi, c'est que tu n'es plus... Tu n'es vraiment plus du tout fonctionnaire ?
- Speaker #1
Ça y est, j'ai démissionné officiellement l'année dernière.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Là, ça fera 4 ans le 1er novembre que je suis conseillère en immobilier. Je suis restée 3 ans, je crois, en disponible.
- Speaker #0
Avec ce statut de disponible. Oui, oui. Ça a changé quelque chose pour toi ? Rien du tout.
- Speaker #1
J'ai juste envoyé un courrier à ma mairie et elle m'a fait un petit SMS et voilà.
- Speaker #0
Donc, ton statut aujourd'hui, c'est... Parce que tu vois, moi, je suis en micro. Oui, je suis en micro. Tu es en micro aussi, d'accord. Oui.
- Speaker #1
Alors, je suis là pour parler justement avec mon comptable pour peut-être passer en société. Mais voilà, c'est vraiment des choses, même avec l'expérience maintenant, qui sont encore assez floues pour moi. Donc là, on est sur la transition. Mais oui, effectivement, comme je fais quand même des bons chiffres.
- Speaker #0
Oui, mais c'est bien. Et puis, tu as sûrement des frais de déplacement. Oui, oui. Pour le moment que je ne peux pas déduire justement. C'est ça, c'est ça. Donc là,
- Speaker #1
on est en train de voir effectivement ce qui sera avantageux pour moi. En changeant de statut, oui.
- Speaker #0
Ok, super. Qu'est-ce qui était le plus difficile dans cette reconversion ?
- Speaker #1
Qu'est-ce qui était le plus difficile ? Je ne sais pas. Parce que c'est tellement bien.
- Speaker #0
Super.
- Speaker #1
Je ne sais pas ce qui a été le plus... C'était pédamoclès du côté financier, te dire que tu n'es jamais sûre de rien, même si je fonctionne bien maintenant. Je ne sais pas... En ce moment, entre la crise politique et tout, l'année dernière, déjà, en 2023, il y avait eu... Déjà, ce n'était pas terrible. Ça écrème, les mandataires. On voit ceux qui restent et ceux qui partent. Mais voilà, je ne sais pas de quoi demain sera fait, mais... C'est vraiment ça, de ne pas être assurée financièrement. C'est le seul truc négatif dans ce métier.
- Speaker #0
Surtout quand tu viens du fonctionnariat, en fait. C'est vrai que tu es assurée à vie d'avoir un salaire.
- Speaker #1
Même dans le privé, au final, même dans le privé, quand j'étais dans des crèches privées ou d'autres organismes. Oui, quand tu es salariée. Quand tu es salariée. Et encore,
- Speaker #0
t'imagines fonctionnaire, c'est à vie, quelque part. Oui, oui, oui,
- Speaker #1
c'est sûr.
- Speaker #0
Si tu ne fais pas de grosses erreurs.
- Speaker #1
Voilà, j'avais quand même des objectifs, c'était d'être plus indépendante, donc je le suis largement. Alors c'était d'avoir plus de temps pour moi, au final, je sais pas si j'en ai tellement parce que j'ai du mal à m'organiser, mais je gagne mieux ma vie, ça c'est sûr.
- Speaker #0
En plus, ouais d'accord. Et puis ce temps finalement, c'est pas comme dans le salariat. Calculer son temps de travail, c'est très compliqué. Impossible. Et en même temps, on est en vacances tout le temps, et en même temps on bosse tout le temps. C'est ça. C'est-à-dire qu'on peut pas dire qu'on est en salariat, j'ai 5 semaines de vacances, je fais 35. Exactement. C'est parce que ce qu'on fait est tellement génial qu'en fait c'est pas vraiment un travail.
- Speaker #1
C'est ce que je dis. C'est que même si en quatre ans, j'ai pris huit semaines de vacances, mais avec mon ordinateur.
- Speaker #0
Tu n'as pas vraiment décroché quand même.
- Speaker #1
Alors, mes dernières vacances, je me suis imposée de bosser qu'une heure par jour cet été. J'ai réussi. Ça ne s'est pas trop mal passé. Mais en fait, c'est ça. C'est que je n'ai pas l'impression de bosser parce que je prends tellement de plaisir à faire ce que je fais. Alors, même si des fois, il y a des trucs galères à gérer. Oui, bien sûr. Mais après, il y a tellement de bons moments. En quatre ans, j'ai fait des rencontres de fou. Que ça soit dans les clients, dans les collègues de boulot, et chez IAD et dans d'autres agences, j'ai fait vraiment des belles rencontres. Des clients vendeurs, des clients acquéreurs qui sont maintenant des amis, chez qui j'ai bu l'apéro. Voilà, en quatre ans, là, je serai à peu près à 60 ventes. Waouh, super ! Ouais,
- Speaker #0
très bien.
- Speaker #1
Donc, je suis contente, ouais.
- Speaker #0
Bon, super. Quelle compétence de ton ancien métier tu te sers aujourd'hui dans cette nouvelle carrière ?
- Speaker #1
Je pense, je te disais tout à l'heure, je viens du social et ce côté empathique, ce côté... Dans ce métier, on demande des avis pour effectivement qu'on soit reconnu et valorisé quand on nous cherche sur Internet.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Ça, ce n'était pas facile non plus au début.
- Speaker #0
De demander aux gens. De demander aux gens, oui. De te laisser un avis.
- Speaker #1
Et c'est ce qui ressort souvent. C'est un métier où on voit... aussi pas mal de personnes âgées et les gens, j'ai souvent des retours de mamies par exemple qui me disent que je suis comme leur petite fille parce que j'ai un accompagnement vraiment je pense humain je vais répondre à tous mes messages il n'y a pas un mail auquel je ne réponds pas dans les
- Speaker #0
24h ou un sms t'es quand même hyper disponible bienveillante et ça,
- Speaker #1
ça a été dans les choses je pense que c'est ce qui me démarque de certains agents immobiliers Parce que j'ai des retours des fois de clients qui me disent « non mais on a envoyé un mail, on n'a jamais eu de réponse de cette agence par exemple » . Donc ça, je pense que ça me démarque. Et après, ce qui a été en même temps très dur pour moi, c'est que comme moi je suis comme ça, à être un peu du tac au tac dans mes retours et dans mon fonctionnement, j'ai très mal vécu au début, et je le vis toujours pas forcément très bien, mais j'ai pris beaucoup de recul, les gens qui justement ne me répondent jamais.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Tu fais une visite, ça se passe bien, les gens te disent « bon, je vous réponds demain » . Et en fait, tu n'as jamais de nouvelles de ta vie. Ta bolère lancée, ils ne te répondent même pas alors qu'ils ont mis « lu » au SMS. Toi, des fois, je ne demande pas grand-chose. Un pouce sur le SMS. Et ça, de l'impolitesse, concrètement, je le vivais très mal. Parce qu'en gros, mais malheureusement,
- Speaker #0
c'est 70%
- Speaker #1
des gens. qui ne te donne jamais de nouvelles. Oui, c'est terrible. Donc ça, ça va être sur les visites, mais ça va être aussi sur les avis de valeur.
- Speaker #0
Oui. Même après une vente, ça t'est arrivé de...
- Speaker #1
Alors après une vente, non. En général... Oui,
- Speaker #0
le lien est créé. Le lien est créé.
- Speaker #1
Alors, il y a des gens avec qui j'ai plus de lien par la suite parce que de leur caractère, ils n'attendent pas ça. Il n'y a pas forcément un feeling qui est passé de fou, mais la vente s'est bien passée. Je n'ai pas de reproche par rapport à ça. Mais après, voilà, chacun fait sa vie. J'envoie toujours quand même un petit texto après la vente pour les anniversaires, des petits trucs comme ça. Quand je vois qu'il n'y a pas de retour, effectivement, je ne m'épuise pas non plus et j'arrête. Donc non, le lien sur les ventes, il est fait. Mais ça va être la vie de valeur. Tu rencontres quand même les gens au moins deux fois. Pour la première fois, quand tu vas estimer leur bien, quand tu le rends après l'estimation. Donc en moyenne, tu as vu les gens trois heures. Et des fois, tu n'as jamais de suite. donc tu sais pas pourquoi ils ils te prennent pas, si c'est qu'ils vendent pas, si c'est que... Si c'est toi. Si c'est moi. Des fois, tu sais qu'ils ont pris une autre agence. Donc, c'est le jeu, tu le sais. Oui, bien sûr. Mais mon égo en prend un coup. Et des fois, tu sais, j'aurais envie d'envoyer un texto en disant « C'est quoi qu'elle n'est pas ? » Bon, tu le fais pas parce que ça se fait pas.
- Speaker #0
Oui, mais bien sûr. Et puis, ça se trouve, c'est même pas toi le problème.
- Speaker #1
Et c'est peut-être pas moi. c'est même sûr mais c'est plus dans le sens j'aimerais des fois améliorer ma façon de présenter ou tu vois alors il y a des gens avec qui je me le permets parce qu'ils m'ont dit que le contact était très bien passé et donc là je me permets un petit texto et des fois ils me disent non mais en fait on a pris une agence un peu plus locale ou je ne sais quoi il y a plein d'autres choses et c'est le jeu c'est comme ça on est beaucoup sur le marché on ne propose pas tous les mêmes choses même si je suis convaincue de mon modèle et de ma boîte mais Mais après, c'est la vie, c'est dans tout, on est en concurrence et ça marche comme ça. Donc j'ai pas de regrets en général.
- Speaker #0
Comme tu dis, juste un pouce.
- Speaker #1
Mais ouais, c'est ça. Le fait que les gens soient pas polis, en fait, c'est cette politesse de juste dire... C'est comme le bonjour et le au revoir, mais juste un petit retour par rapport à ce que t'as proposé aux gens. C'est pas grand-chose.
- Speaker #0
Ça coûte rien.
- Speaker #1
Ça coûte rien, mais t'as pas.
- Speaker #0
Et ça fait avancer tout le monde.
- Speaker #1
Et tous les âges.
- Speaker #0
Oui, on ne va pas stigmatiser. Ah non,
- Speaker #1
ça peut être de 19 ans. C'est plutôt rassurant cela dit. C'est plutôt rassurant cela dit. De 19 à 90 ans,
- Speaker #0
ça concerne tout le monde.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Ok. Bon, si tu pouvais revenir en arrière, que changerais-tu ?
- Speaker #1
Sur ma reconversion ?
- Speaker #0
Sur ce que tu veux.
- Speaker #1
Je ne sais pas. J'ai pris 10 kilos. Donc, il y a eu des étapes dans ma vie. Il y a l'âge. J'ai perdu mon papa il y a deux ans. Ça, il y a beaucoup joué moralement. Et c'est un métier où... À la crèche, j'avais un rythme. Alors, j'étais déjà une bonne vivante quand j'étais à la crèche. Les apéros avec les collègues de boulot et les copains, il y en avait. Mais j'avais un rythme beaucoup plus régulier. J'amenais ma gamelle tous les midis. Voilà. Là, c'est vrai qu'avec ce boulot, il y a plus de restos qu'avant. Il y a plus de... Malgré tout, même si je voyais beaucoup de copines et de copains avant, on voit aussi entre les... Les apéros. Les apéros. Et puis là, je fais qu'effectivement,
- Speaker #0
on a plein de contraintes maintenant.
- Speaker #1
Qui fait que... Si je revenais en arrière, ça serait d'essayer de gérer un peu mieux mon organisme. D'accord. Mais non par rapport au boulot. vraiment pas de regrets.
- Speaker #0
Ok, super. Bon, tant mieux. Un conseil que tu pourrais partager à ceux qui hésitent, à ceux qui nous écoutent ?
- Speaker #1
De se lancer, alors quand même d'être bien accompagnée parce que le système en France fait qu'on a quand même des contraintes. Donc, je pense que c'est bien de s'accompagner ou par un bilan de compétences ou par des organismes, effectivement, qui aident par rapport à l'entrepreneuriat sur les gens qui se lancent sur ces choses-là. Mais voilà, de se renseigner quand même avant de se lancer, mais de le faire si vraiment il n'est jamais trop tard. Alors, je pense que j'étais au bon âge aussi quand même, parce que je ne sais pas si à 50 ans, j'aurais eu l'énergie que j'y ai mise à 42. Je comprends.
- Speaker #0
Et encore. C'est ce que tu te dis. Oui, peut-être. C'est ce que je me dis. Oui, oui,
- Speaker #1
c'est sûr. Oui, parce qu'au final, le métier que je fais actuellement, je suis rentrée en même temps. Donc, une autre personne qui s'appelle Annie et qui avait, je crois, 59 ou 60 ans quand elle est rentrée. Et avec une énergie de fou. Donc, il n'y a pas d'âge. Elle était aussi motivée que moi sur les formations, sur tout. Alors après, elle avait une approche un peu différente parce qu'elle savait qu'elle allait bientôt être à la retraite financièrement. Elle, c'était plus sur un complément de salaire.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Elle avait une pression un peu différente que la mienne. Mais elle a abordé le métier de la même façon, avec la même énergie. Elle est toujours présente et active. J'ai vraiment une super équipe aussi. Je pense que c'est ce qui m'a portée. Si je n'avais pas l'équipe que j'ai aujourd'hui autour de moi, je ne sais pas si je serais encore chez IAD. Alors, même si le modèle est top, mais voilà, par des... C'est un peu licité. En plus, tu as une belle équipe avec toi. J'ai une super équipe. J'ai partagé des chouettes moments. Je n'avais jamais voyagé vraiment. J'ai fait deux voyages avec mon équipe. Donc, c'est plein de nouvelles expériences. Une équipe plutôt jeune, donc je pense que ça m'a dynamisé aussi. J'étais leur deuxième mamie.
- Speaker #0
Ou maman. Maman, oui,
- Speaker #1
plutôt maman. Maman, mais je les recadre sur certains trucs.
- Speaker #0
Oui, mais c'est bien, vous êtes super complémentaire comme ça. Oui, très. Et puis, tu parlais de l'aspect physique. Déjà, toi, tu avais du mal au dos, tu avais du mal à te relever. Là, je me trompe peut-être, mais c'est moins physique quand même, non ?
- Speaker #1
Alors, c'est moins physique. On fait quand même pas mal de voitures.
- Speaker #0
Après,
- Speaker #1
oui, je ne porte pas. Le truc le plus lourd que je porte, c'est mon sac de boulot.
- Speaker #0
Et le bruit ? Oui, alors,
- Speaker #1
ce n'était pas forcément... Oui,
- Speaker #0
ça ne se gênait pas ?
- Speaker #1
J'étais sur une micro-crèche en plus. D'accord. Et avec vraiment une belle organisation des locaux sympas. Donc, ça allait. Non, j'ai toujours mal, mais on va dire que ça ne s'est pas aggravé.
- Speaker #0
D'accord. donc ce qui est déjà pas mal c'est bénéfique par rapport à ça bien sûr super en quelques mots et parce qu'on arrive à la fin si tu pouvais écrire une lettre à ton ancien toi qu'est-ce que tu lui dirais en quelques mots ? Je ne sais pas trop, mais bravo de t'être lancée. Alors ça, je ne sais pas si c'est à l'ancienne ou à la nouvelle au final. Que ce que tu as fait sur toutes ces années, c'était chouette et qu'il ne faut rien regretter dans tous les cas. Je pense que c'est un peu ça.
- Speaker #1
Et que tu as gagné aussi en confiance, tu trouves ?
- Speaker #0
Oui, je pense que j'ai gagné en confiance, bien sûr. Après, je pense que j'étais quand même quelqu'un... Alors, sur deux mois, c'est très prétentieux, je ne veux pas dire ça. Voilà, qui allait quand même de l'avant. Je suis quelqu'un qui était toujours souriante au travail. J'ai gardé cet état d'esprit quand même. J'ai changé sur beaucoup de choses, j'ai évolué. J'ai travaillé sur moi énormément. Mais malgré tout, j'avais quand même une base. Je pense qu'on ne change pas complètement.
- Speaker #1
Oui, il faut juste reprendre ses marques. Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Oui, parce que c'est un métier très différent.
- Speaker #1
Et se familiariser aussi avec tous ces changements. Et au fond de toi, tu restes qui tu es. En ayant grandi quand même par cette expérience.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Énormément. Et puis, comme je te dis, j'espère que ça durera le plus longtemps possible. Mais d'avoir franchi l'étape du changement une fois, fait que ça donne une force de fou sur la suite.
- Speaker #1
Tellement. Super.
- Speaker #0
Merci beaucoup, Laure. Merci à toi, Adeline. C'était très gentil.
- Speaker #1
Bon,
- Speaker #0
chouette.
- Speaker #1
Merci de nous avoir écoutés. Si vous avez aimé cet épisode, n'hésitez pas à vous abonner. Pour info, je vous mets dans les notes toutes les références importantes ainsi que les différents liens pour retrouver l'invité. En attendant de vous partager un nouveau parcours de vie professionnel, n'hésitez pas à poser vos questions en commentaire. Je tâcherai d'y répondre ou de transmettre aux invités. Merci infiniment et à bientôt !