- Speaker #0
Bienvenue dans So Let's Go, le podcast des hommes et des femmes qui ont radicalement changé de vie professionnelle. Je suis Adeline Guillou, je suis coach de vie et ce que j'aime particulièrement dans ce métier, ce sont les histoires de vie personnelles ou professionnelles. Ici, je vais vous partager le parcours de ces hommes et femmes qui ont pris la grande décision de quitter ce qu'ils savaient faire pour quelque chose de complètement différent. de plus risquées souvent, mais qui à leurs yeux avaient plus de sens. Et aujourd'hui, je suis très heureuse de vous partager l'histoire de Patricia, qui est passée d'éducatrice de jeunes enfants à conceptrice en architecture et en décoration d'intérieur.
- Speaker #1
De voir cette puissance qu'on a entre les mains pour diriger notre vie, je trouve ça génial. La peur qui peut empêcher de se lancer, elle est là comme un signal, mais il ne faut pas la laisser diriger nos vies.
- Speaker #0
So, let's go ? Comment t'es venue cette idée ?
- Speaker #1
Alors, j'ai été éducatrice pendant de longues années. J'avais le sentiment d'en avoir fait le tour. Je l'ai fait ce métier sous toutes les coutures qui existent, accompagnement parental, crèche traditionnelle, halte-garderie itinérante, enfin vraiment j'en avais fait le tour. Donc j'ai fait un bilan de compétences et... À ce bilan de compétences, il en est ressorti que, comme je bricolais beaucoup, que j'adore ça, que je mets la main à la pâte depuis que je suis toute petite, en fait, parce que je suis entourée d'artisans dans ma famille, l'accompagnatrice, pendant mon bilan, elle m'a dit « Mais enfin, c'est évident. Patricia, tu vas aller faire de la vente parce que tu as l'écoute, l'accompagnement. » le feeling avec les gens et tu vas essayer de le faire dans le milieu du bricolage c'est ton univers et là c'était l'inévidence j'ai dit mais oui exactement ça ça me parle bien donc je suis allée à l'AFPA j'ai passé mon diplôme je suis partie en stage à l'Aurore Merlin et quand j'étais en stage il y a une chef de secteur qui m'a dit non mais Patricia moi je vais te proposer un CDI j'ai dit oui mais moi j'ai pas fini ma formation là il faut que je le passe mon diplôme et c'était pas compatible donc en fait j'ai arrêté la formation avec le Roi Merlin. Je l'ai passé en candidat libre et j'ai été recrutée du coup en même temps à le Roi Merlin. Et donc, ça fait 8 ans que... Ça va faire 8 ans que j'y étais. Mais pendant ces 8 années, le métier a changé avec le Covid.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Parce que d'accompagnant vraiment le client en tant que vendeuse, ça c'était la mission principale du vendeur jusqu'au Covid. Vraiment, je pouvais aller d'un rayon à l'autre, l'accompagner sur la déco. J'ai travaillé à l'outillage, j'étais au carrelage, parquet, peinture, papier peint. Et les dernières années, j'étais au sanitaire. Donc en fait, je pouvais accompagner le client, mais vraiment partout dans le magasin. Et vraiment, du coup, avec une vraie relation qui s'instaurait avec eux. Puis quand ils revenaient, ils revenaient me voir moi, même si ça ne concernait pas mes rayons. Il y avait un vrai lien qui s'instaurait et ça, c'était vraiment le kiff. C'est vraiment ça qui m'apportait du sens à ce que je faisais. Et donc, avec le Covid, nous, les vendeurs, on n'avait plus de contact avec les clients. Donc, on est devenus préparateurs de commandes, puisque les clients venaient sur le parking et récupéraient leurs commandes. Et du coup, le directeur a trouvé ça très, très bien finalement et a mis l'équipe qui faisait les préparations de commandes. sur de la manutention et pour augmenter la prise en charge des commandes. Et nous, trois quarts de notre temps est resté là-dedans. Et donc, on m'a aussi fait clairement comprendre que j'étais vendeuse dans un rayon et qu'il fallait que j'arrête de me balader dans tous les autres avec les clients. Le terme balader n'étant pas approprié, mais c'est celui qu'on m'a donné. Et là, je me suis dit, mais en fait... Non, mais ce n'est pas ça que je veux faire. C'est ce pour quoi j'ai signé pour être ici. Mais moi, je veux retrouver ça. Et donc, après plusieurs entretiens avec la direction, on m'a dit que non, c'était comme ça maintenant et que le métier avait changé effectivement, mais qu'on ne retournerait pas en arrière. Bon, donc j'ai réfléchi et je me suis dit quel métier me permettrait de faire ça, en fait, mais ailleurs. Et c'est là où j'ai découvert les architectes et les décorateurs d'intérieur. Donc je suis restée à Leroy Merlin et je me suis formée sur mon temps libre. Donc j'ai cumulé les deux pendant deux ans. C'est chaud, c'est fatiguant, mais comme ça me plaisait, du coup une heure du matin, oh mince, il faudrait peut-être que j'aille me coucher là, ça suffit. Donc ça, j'ai pris beaucoup de plaisir, vraiment c'était très très chouette, challengeant parce qu'on repart de zéro, mais bon, je ne suis pas toute jeune, les logiciels, tout ça, pour moi, c'était quand même pas... Alors, la 3D, j'y avais goûté un petit peu à Laura Merlin, mais ce n'était pas du tout le même logiciel, donc là, un logiciel professionnel. Donc vraiment, je partais de pratiquement zéro, mais... Quand ça nous plaît, enfin moi perso, quand ça me plaît, je trouve les ressources pour y arriver, donc voilà. Alors je ne dis pas que c'est facile tous les jours, je ne dis pas qu'il n'y a pas des moments où l'énergie est en baisse, mais après, il faut savoir s'écouter, prendre du recul, peut-être faire une pause, aller faire quelque chose qu'on aime.
- Speaker #0
Qu'on remet en énergie, qu'il te ressource. C'est ça,
- Speaker #1
et puis on y retourne, puis voilà. J'ai aussi appris, ce que je ne faisais pas avant, à voir non plus les choses en me disant, oh là là, il y a tout ça à faire, mais pas à pas. C'est-à-dire que, ok, une marche après une marche, je symbolise toujours l'escalier dans ma tête en me disant, aujourd'hui, c'est cette marche-là. Je ne sais pas où finit l'escalier, je n'en sais rien. Je ne sais pas quelle hauteur il a, mais ce n'est pas grave. Je prends un pas après l'autre. Et ça, ça m'aide. Ça m'aide. Et donc, j'ai demandé à mon directeur s'il était OK pour créer un poste comme ça, parce qu'il y avait quand même une demande des clients pour retrouver cet accompagnement qu'ils n'ont plus. Vraiment, il y a plusieurs clients qui m'en ont parlé. Il a dit non. Non, mais si tu montes ta boîte, on pourra faire un partenariat.
- Speaker #0
Ah super !
- Speaker #1
Et là, quand j'ai refermé la porte, j'ai dit, alors là, la graine que tu viens semer, c'est terrible. Parce que là, je sais ce qui va se passer. Et je me refois que tu descendes l'escalier en me disant, mais est-ce que tu te rends compte de là où tu vas ? Et là, pour le coup, je le descends de l'escalier. Wow, ok. Donc voilà. Et donc... Pour pouvoir faire ça tout en ayant droit au chômage, il a fallu que je passe par la Chambre du commerce et d'industrie devant une commission qui valide mon projet pour que je puisse poser une démission reconversion.
- Speaker #0
Démission reconversion, ok.
- Speaker #1
Donc ça c'est depuis le 1er mai 2025. D'accord,
- Speaker #0
donc c'est quand même très récent.
- Speaker #1
C'est très récent.
- Speaker #0
Ok, super. Est-ce que tu as été soutenue dans ton choix ? De quitter du coup le salariat pour te mettre à ton compte ?
- Speaker #1
Soutenue par mon mari, oui, qui me fait confiance et qui sait que quand je commence quelque chose, je vais au bout. Enfin, en tout cas, j'essaye. Mais après, c'est vrai que la chambre de commerce et d'industrie m'a beaucoup aidée. Du coup, pour monter ce dossier, il fallait faire le business plan. Donc là, du coup, je n'étais pas seule. Au début, je l'ai pris comme une contrainte en me disant... Est-ce que j'en ai besoin ? J'avais l'impression de perdre mon temps. Et puis, quand j'ai commencé, je me suis dit, mais non, on va loin et ça va m'aider. Donc ça, ça m'a bien aidée. Et donc, une fois que j'ai eu ça, je me suis dit, d'accord, très bien. Pour tout ce qui est gestion de mon argent, mes rentrées, mes sorties, enfin, voilà.
- Speaker #0
La partie comptabilité. C'est ça.
- Speaker #1
Mais, ma grande question, et je sais que c'est aussi celle de beaucoup d'autres, comment je me fais connaître ? Et là, la Chambre de Commerce et d'Industrie me dit, oh, ben, on fait quelques petits réseaux. Pour le moment, j'en ai fait qu'un. Et ça n'a pas, enfin, je n'y ai pas trouvé de, ça ne m'a pas apporté particulièrement parce qu'on n'a pas eu le temps de discuter les uns avec les autres. On a... On a été un peu comme à l'école, en fait, il y a quelqu'un qui s'est présenté, puis nous on était en face et il n'y a pas eu d'échange. Et donc j'ai cherché sur Internet, comme tout le monde, qu'est-ce que je pouvais faire, qu'est-ce que je pouvais trouver pour m'accompagner, pour tout ce qui est justement réseaux sociaux, parce que j'ai bien conscience qu'il faut passer par là, mais j'étais à peine sur Facebook, donc c'est vous dire que je pars de très très loin. J'avais une page que j'avais ouverte avec mon fils quand il était ado et puis je n'y ai jamais retouché. Donc, c'était... Waouh ! Donc, en cherchant sur Internet, je suis tombée sur des parutions de IMPS, Indépendant Mais Pas Seul. Et là, j'avoue que là, ça m'aide, vraiment. c'est un organisme qui... Et reconnue aussi par le CPF, donc ça, il me restait des sous là-dessus, donc je me suis dit, c'est l'occasion, parce qu'en tant qu'auto-entrepreneuse, j'en aurais peut-être pas l'utilité comme ça. Et là, vraiment, ça part de... De zéro, donc ça va de la comptabilité jusqu'à se faire connaître. Comment on fait les réseaux sociaux, comment on se sert de LinkedIn, comment... Enfin vraiment, pour le moment, ça m'apporte vraiment beaucoup. Avec des suivis très très réguliers dès qu'on en a besoin. Et moi, j'ai eu besoin de cet accompagnement-là. Donc, je suis encore avec eux.
- Speaker #0
Ok, super.
- Speaker #1
Jusqu'à mi-octobre, normalement.
- Speaker #0
Non, mais c'est important aussi que tu parles de ça, de l'accompagnement. C'est qu'en fait, rester seule, oui, c'est possible. Se faire accompagner, c'est un investissement, mais on gagne un temps fou. Et on connaît, on rencontre des gens, on va la rencontrer des gens. Donc, forcément, ça apporte énormément de... de choses et de... Oui,
- Speaker #1
et puis je dirais que c'est un peu comme une béquille, en fait, parce que les jours où je flanche, je sais, j'ai juste à envoyer un petit message sur WhatsApp, elle me rappelle, elle me dit qu'est-ce qui se passe aujourd'hui, et le fait juste des fois de verbaliser le mal-être, ça lui donne une autre perspective, et du coup on se dit, ouais, bon, ben finalement, c'est pas grave, et puis on verra ça plus tard, parce que là, je suis pas prête, ou je suis pas dans le dans le bon move pour le traiter, ou alors rien que de le verbaliser à quelqu'un d'autre, du coup on le voit autrement et on trouve la réponse soi-même. Donc vraiment, sans ça, je pense que j'aurais abandonné. Vraiment. Parce que la montagne des réseaux sociaux me paraissait insurmontable.
- Speaker #0
Je comprends,
- Speaker #1
c'était vraiment pour moi quelque chose de... Je suis toute seule en fait, mes ados sont des grands adultes maintenant. Ils ne sont plus à la maison et je suis vraiment seule avec ça. Et je ne voyais pas du tout comment je pouvais m'en épatouiller autrement.
- Speaker #0
En tout cas, tu as trouvé une belle issue avec eux. Tu avais des connaissances dans l'entreprenariat avant de te lancer ? Aucune.
- Speaker #1
Aucune. Et c'est là où je dis que, en fait, et c'est quelque chose que je n'avais pas conscience du tout, je me suis formée vraiment qualitativement sur la décoration et l'architecture, mais je n'avais pas du tout, du tout. pris conscience qu'il y avait d'autres métiers à côté. C'est-à-dire qu'être entrepreneur, ça n'est pas du tout être compétent dans son cœur de métier. C'est apprendre au moins deux, voire trois autres métiers à côté.
- Speaker #0
On est multicasquette.
- Speaker #1
Et c'est ça, quand je l'ai découvert, je me suis dit mais jamais je vais m'arrêter en fait. À quel moment je m'arrête ? Et en fait, bon, une chose après l'autre et puis on va finir par faire le tour. Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Étape après étape. Comment as-tu géré l'aspect financier de cette transition ?
- Speaker #1
Merci Pôle emploi, enfin France Travail maintenant, parce que c'est ce qui me permet de prendre le temps de me former là, avec IMPS et tout en ayant un revenu. Après, c'est clair que j'ai quand même l'épée de Damoclès qui est que ça va durer que dix mois. Donc, c'est très court, ça va très vite. Mais on verra à ce moment-là. Je ne vais pas anticiper ce qui n'est pas là, ça ne sert à rien.
- Speaker #0
Tout à fait. Qu'est-ce qui était plus difficile dans cette reconversion ?
- Speaker #1
La découverte qu'il y a d'autres métiers derrière. Ça pour moi, on ne m'en avait pas parlé en fait, ni à la chambre de commerce, ni nulle part. C'est vraiment quelque chose que j'ai découvert au moment où je me suis... Enfin, je me revois chez moi devant mon ordi en me disant, bon ok, je sais faire des plans, je sais faire des plans 3D, je sais gérer les couleurs, tout ça. Maintenant, comment je me fais connaître ? Et là, en me posant la question, je me dis, mais en fait, il faut que j'apprenne à me faire connaître. Et c'est là, j'ai ouvert la porte de Pandore et j'ai dit, il y a tout ça à savoir. D'accord. Voilà. Après, le côté gérer les clients, j'ai découvert que pour certains, c'est quelque chose de compliqué. Pour moi, ça ne m'effraie pas parce que j'ai déjà été dans le commerce. Donc, le client qui n'arrive pas content, je l'ai déjà connu. Gérer quand le client… hésitent ou qu'ils titillent un peu, qu'ils cherchent un peu la petite bête. J'ai suffisamment d'humour pour désamorcer. Enfin, ça, j'ai le sentiment de le faire de façon assez fluide, spontanée. Mais je sais qu'il y a des gens pour qui ça, c'est un vrai souci. Donc, voilà.
- Speaker #0
On ne peut pas avoir tous les soucis en même temps. Eh bien, non.
- Speaker #1
Je pense que j'ai déjà ma part. Ça va.
- Speaker #0
C'est ça. Avant de te lancer, tu avais des doutes, des peurs ?
- Speaker #1
Oui. Ça, c'est un truc qui a priori est normal, sur lequel j'ai aussi beaucoup appris. C'est la façon dont le cerveau va, dès qu'on aborde quelque chose que l'on ne connaît pas, se mettre en mode. mode attention, danger. Et ça, j'ai trouvé ça passionnant parce que, alors au début j'étais pétrifiée de peur, alors procrastination, j'ai toujours d'autres trucs à faire dans la maison forcément, ça a duré deux, trois jours jusqu'à ce que je me dise non mais dis donc là, il faudrait peut-être que tu t'arrêtes, parce qu'il va falloir que tu te regardes en fait.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui fait que j'avais faim ?
- Speaker #1
je ressentais la peur je la ressentais vraiment physiquement j'étais contractée, tendue mon mari il me disait mais qu'est-ce qu'il y a qui ne va pas, je ne te sens pas t'es tendue jusqu'au soir où je lui ai dit mais je suis pétrifiée de peur il me dit mais t'as peur de quoi je lui ai dit je ne sais pas mais j'ai peur, je ne pourrais pas te verbaliser là parce que c'était un bloc c'était tout, d'aller vers l'inconnu mais c'est ça et encore je ne lui parlais même pas de ma peur financière parce que bon on a On a une maison, un crédit, tout ça, mais ça, je ne lui en parlais même pas. Et du coup, j'ai dit, mais il va falloir que je trouve une solution pour gérer ça. Et en fait, en parallèle... de IMPS. Ça devait être à peu près pendant que je préparais mon dossier pour la Chambre de Commerce et d'Industrie. Je suis tombée sur des... sur Facebook et Insta et tout ça, parce que je commençais à regarder un peu ce que c'était que ces trucs. J'ouvrais des pages... Pâtes de velours... Allez, on y va, je l'ouvre, la page. Sur Sophie Ausha. Sophie Ausha, qui est pour moi une découverte extraordinaire parce que c'est quelqu'un qui pratique la manifestation consciente et qui a créé la haute école de la manifestation consciente. En fait, elle a énormément, énormément, énormément travaillé. sur le cerveau et comment il fonctionne. Et du coup, j'ai eu les explications de pourquoi la peur. Et la peur, en fait, quand j'ai eu compris que c'était mon cerveau qui se mettait en alerte quand j'abordais des choses que je ne connaissais pas, parce qu'il ne fait pas la différence entre le danger réel et le danger possible, en fait.
- Speaker #0
il envoie les mêmes signaux entre l'imagination et ce qui se passe réellement voilà,
- Speaker #1
c'est les mêmes signaux d'alerte qu'il envoie et qu'il suffisait alors je le mets entre guillemets parce que ça n'est pas super facile mais c'est très efficace une fois qu'on a pris l'habitude de le faire j'avoue que c'est assez aisé à l'appliquer il faut juste être à l'écoute de soi et à Quand je commence à entendre mon cerveau qui mouline, je dis « Attends, attends, stop, je t'explique. »
- Speaker #0
Déjà, stop.
- Speaker #1
Je lui dis « Stop, je t'explique. Ok, merci. Merci, tu t'es mis en alerte là. Mais je te rassure, il n'y a pas de danger là. Je maîtrise. Je vais aller chercher l'info, je vais la trouver. Merci. » C'est bon pour le moment, t'as pas besoin d'interagir, c'est bon, je gère. Et pouf ! Et ça, pour moi, qui ruminait des nuits entières, qui tournait les trucs en boucle, ça m'a vraiment beaucoup, beaucoup, beaucoup servi.
- Speaker #0
Super partage. Ça,
- Speaker #1
vraiment, c'est passionnant, parce qu'en fait, là, c'est pareil, on découvre un univers, enfin, moi, j'ai découvert un univers que je connaissais pas et qui, à mon avis, est sans limite. Et dans la manifestation consciente, on l'applique, en fait, on manifeste tous de façon inconsciente. Et quand j'ai compris des choses qui me sont arrivées, qu'effectivement je les avais manifestées sans en avoir conscience, de voir ce pouvoir, entre guillemets, cette puissance qu'on a entre les mains pour diriger notre vie, je trouve ça génial. Du coup, j'ai manifesté ma voiture, j'ai manifesté ma maison. Je me suis dit que je vais manifester mon travail et mes clients. Il n'y a pas de raison que ça n'arrive pas. Et puis voilà. J'avance comme ça. C'est bien.
- Speaker #0
Chacun prend ce qui lui est nécessaire, utile et ce qui fonctionne. Toi, a priori, ça fonctionne. Parfait. Quelles compétences ou expériences de ton ancien métier t'a été utile pour faire celui que tu fais aujourd'hui ? Donc ton ancien métier, je t'ai parlé d'éducatrice des jeunes enfants.
- Speaker #1
Alors là... L'écoute active, bienveillante, sans jugement, d'aimer l'humain qui est là et de lui apporter du bien-être et de lui apporter du mieux par l'intermédiaire de son habitation. C'est vraiment, en fait, c'est le fil conducteur finalement. Si je regarde en arrière, je change d'outil. mais je reste sur le même travail d'accompagnant et de mieux-être. J'ai l'impression.
- Speaker #0
Tu travailles à notre intérieur et en même temps, c'est quand même l'intérieur. C'est ça.
- Speaker #1
Grâce à l'outil de l'intérieur de la maison, de l'architecture, on peut aller amener du bien-être et un équilibre à l'intérieur de l'être.
- Speaker #0
Intéressant. Qu'est-ce que tu aurais pu éviter ? Là, alors, je ne t'ai pas demandé tout à l'heure, mais ça fait combien de temps que tu es installée ? Eh bien,
- Speaker #1
un mai.
- Speaker #0
Un mai. Donc, ça fait quelques mois.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Est-ce que tu as suffisamment de recul, déjà, pour avoir cette réponse ? Qu'est-ce que tu aurais pu éviter ?
- Speaker #1
J'aurais pu éviter de perdre du temps. Mais en même temps, je me dis que ce temps-là, je devais en avoir besoin. Je n'ai pas envie d'aller sur des regrets. Je me dis que si je n'ai pas fait les choses, c'est qu'elles ne devaient pas se faire à ce moment-là et que je n'étais pas prête. Parce que j'ai quand même été en souffrance à l'Oroi Merlin, en tout cas la dernière année.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Vraiment, ce que je faisais n'avait vraiment plus de sens pour moi. Et j'étais tellement déjà avec la formation, c'était compliqué. Mais en même temps, je pense que j'avais besoin d'en passer par là pour avancer. Donc,
- Speaker #0
pas d'erreur.
- Speaker #1
C'était le choix. Oui, voilà. Non, je ne crois pas avoir fait d'erreur. Et si j'en ai fait, c'est qu'elle m'a porté. En fait, toujours pareil, grâce à Sophie Ausha, quand je vis quelque chose qui ne m'est pas agréable, tout de suite, maintenant... Alors, avant, je ruminais, je râlais. J'étais quelqu'un qui râlait énormément. Je râlais beaucoup, toujours. Je suis d'une famille où on râle. Alors maintenant, ça m'arrive encore de râler, mais...
- Speaker #0
Moins longtemps.
- Speaker #1
Moins longtemps. Et quand je me vois râler, je dis « Attends, stop ! »
- Speaker #0
Oui. Donc oui, ce fichac du coup et cette compréhension, ça t'a vraiment aidé et ça t'aide vraiment aujourd'hui à comprendre et à gagner du temps.
- Speaker #1
Apprendre à me connaître. Apprendre à me connaître mieux. À ne plus me juger. Vraiment, je m'accepte maintenant comme je suis, avec mes qualités et mes défauts. Mais mes défauts, ce n'est pas forcément négatif. Ça peut être parce que j'ai justement encore quelque chose à apprendre sur ce fonctionnement-là que j'ai encore. Et ça ? C'est pareil, je ne pensais pas qu'en m'étant en auto-entrepreneur, j'allais faire un travail sur moi aussi profond. Ça, je...
- Speaker #0
On va y venir.
- Speaker #1
Vraiment, je l'ai découvert.
- Speaker #0
Oui, c'est sûr. C'est ça qui est chouette aussi.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Comment tu te vois dans cinq ans ?
- Speaker #1
Alors, dans cinq ans, je me vois toujours à mon compte, avec des clients et en étant très sereine sur l'avenir qui est d'après encore. Voilà.
- Speaker #0
Très optimiste, c'est bien, c'est important. Un conseil à partager à ceux qui hésitent ou ceux qui nous écoutent, tout simplement ?
- Speaker #1
Alors, la peur qui peut empêcher de se lancer, elle est là comme un signal, c'est ce que je disais tout à l'heure, mais il ne faut pas la laisser diriger nos vies. Parce que là, on va tourner en rond et qu'on ne va pas avancer. Il faut l'accepter, OK, elle est là. elle est bienveillante en fait envers nous elle est là pour nous protéger mais il ne faut pas lui laisser prendre la place il faut la remercier et puis il faut avancer voilà si tu pouvais écrire une lettre à
- Speaker #0
Patricia la Patricia d'avant celle qui était dans l'éducatrice dans le salariat tu lui dis en quelques phrases qu'est-ce que tu lui dirais ou qu'est-ce que tu lui as dit puisque tu as déjà fait cette introspection
- Speaker #1
qui était éducatrice, celle-là,
- Speaker #0
ou celle avant d'être entrepreneuse,
- Speaker #1
que tu as la chance d'être en vie, que tu as la chance d'être en bonne santé, qu'en vrai, réellement, il n'y a rien qui peut t'arrêter, sauf effectivement... des aléas sur lesquels tu n'as pas forcément de prise, mais regarde ce que tu as, regarde ce que tu peux en faire, et la vie est pleine de surprises que tu n'as même pas idée qu'elles existent, en fait. En fait, comment je peux dire ? On a des rêves, des fois, quand on est petit, on dit quand je serai grand, je serai. Mais en fait, on imagine même pas qu'on peut avoir quelque chose qui est encore plus grand que ce qu'on imaginait.
- Speaker #0
C'est ça. On a des rêves, mais en fait, on se dit ça va rester à l'état de rêve. Et quelques fois, on arrive à attendre.
- Speaker #1
Ça peut être le rêve, voire au-delà de ce qu'on a encore. Je pense que notre imagination est plus limitée que ce que la vie peut nous offrir.
- Speaker #0
Super. On va rester sur ces belles paroles. Merci beaucoup Patricia.
- Speaker #1
De rien. Merci à toi d'avoir invité.
- Speaker #0
Merci de nous avoir écoutés. Si vous avez aimé cet épisode, n'hésitez pas à vous abonner. Pour info, je vous mets dans les notes toutes les références importantes ainsi que les différents liens pour retrouver l'invité. En attendant de vous partager un nouveau parcours de vie professionnel, n'hésitez pas à poser vos questions en commentaire. Je tâcherai d'y répondre ou de transmettre aux invités. Merci infiniment et à bientôt !