- Speaker #0
Bienvenue dans So Let's Go, le podcast des hommes et des femmes qui ont radicalement changé de vie professionnelle. Je suis Adeline Guillou, je suis coach de vie et ce que j'aime particulièrement dans ce métier, ce sont les histoires de vie personnelles ou professionnelles. Ici, je vais vous partager le parcours de ces hommes et femmes qui ont pris la grande décision de quitter ce qu'ils savaient faire pour quelque chose de complètement différent. de plus risqués souvent, mais qui à leurs yeux avaient plus de sens. Et aujourd'hui, je suis très heureuse de vous partager l'histoire de Gaëlle, qui est passée de comptable à community manager.
- Speaker #1
Il y a un moment où tu sens qu'il y a un truc dans ta vie qui ne va pas bien. Tu te sens effacée, tu te sens molle, tu ne te sens pas à ta place. C'est le truc chouette de penser à soi aussi. Tu es plus salariée, tu gères tes horaires, tu gères ton planning, tes rendez-vous, tes clients.
- Speaker #0
So, let's go ? Comment t'es venue l'idée ?
- Speaker #1
Alors on y passe avec une petite crise de la quarantaine qui te pousse à revoir tous tes plans en fait. Tous tes plans, une bonne partie de ta vie en fait, mais peut-être un mal-être quelque part que tu n'arrives pas à définir en fait. Il y a un moment où tu sens qu'il y a un truc dans ta vie qui ne va pas bien, où tu te sens effacée, tu te sens molle, tu ne te sens pas à ta place. Alors, avant de tout révolutionner dans ta vie... Tu penses au boulot, c'est quand même une bonne partie de ta journée, une bonne partie de ta vie, et tu te rends compte qu'il y a peut-être quelque chose à changer, et que finalement, avec du recul, tu refais le plan de tout, et tu te remets à ton adolescence, tes premiers choix, on va dire. professionnelle, entre guillemets, tu te dis, ok, ce jour-là, en fait, on m'a dit, fais de la compta parce que c'est bien la compta, c'est pour les filles.
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #1
Ouais. Et 18 ans après, tu te dis, mais pourquoi on m'a dit ça ? Est-ce que c'est vraiment vrai ? Et là, je me suis dit, ok, il y a quelque chose. Il y a quelque chose à faire, un changement, parce que t'es loin de la retraite. T'as encore un moment d'activité à venir. Et si tu le fais pas maintenant, que t'es dynamique, que tu te sens peut-être un peu folle, parce qu'il faut le dire les échos que j'ai eu à ce moment-là au moment où j'ai voulu vraiment changer on m'a dit, waouh, t'as des coronesses on me l'a dit, des hommes ont dit ça donc je me suis dit, d'accord, ok et tu te dis ouais, finalement j'ai 40, 41 il y a peut-être quelque chose à changer pour que je me sente vraiment moi, vraiment épanouie et que j'ai un quotidien qui soit plus à mon image en fait Parce que 7-8 heures par jour, mine de rien, dans un domaine qui te fait vivre, qui te nourrit, qui t'occupe, il n'y a pas de souci de ce côté-là, mais il manque la petite étincelle en fait.
- Speaker #0
Donc tu as eu cette prise de conscience, c'est arrivé comme ça ?
- Speaker #1
C'est arrivé un petit peu avant les 40, où je sentais qu'il y a quelque chose qui m'éteignait.
- Speaker #0
D'accord, comme tu parles. Mais vraiment,
- Speaker #1
qui m'éteignait à l'intérieur. un métier qui est qui a été quand même... Je l'ai bien vécu. J'ai vécu 18 ans de compta avec quelques changements d'entreprise, de poste même, parce que j'ai été compta client, compta fournisseur, compta général. Je me suis formée tout au long de ma carrière, en fait. J'ai appris énormément de choses. Et j'ai fini chef compta et paye. Donc, sur la fin, les 7-8 dernières années, j'ai appris la paye sur le tard.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
C'était une sacrée évolution quand même dans les métiers de comptable. Mais à un moment, tu as beau mettre des petites paillettes, tu as beau le faire à ta façon, parce que oui, c'était vivant. Je rendais la chose vivante. J'ai toujours eu des super relations avec les gens dans l'entreprise, les gens à l'extérieur. La compta, ça pouvait être fun. Mais en fait, il y a un moment, tu te dis que tu es entourée de chiffres toute la journée, tu es entourée de choses. carré, un peu rigide et pas forcément rigolote au final, parce que des bilans comptables...
- Speaker #0
C'est stressant. Oui, c'est stressant,
- Speaker #1
parce que je suis assez stressée de nature. Et en fait, je prends vraiment les choses à cœur, partout, dans la vie pro, dans la vie privée. Et quand tu veux vraiment faire les choses très très bien, t'en rêverais la nuit, tu vois, de se dire, je suis en plein bilan comptable, que ce soit carré, propre, au centime près. Puis on m'a appris des choses... tout le long de ma carrière, en fait, une rigueur de dingue. Et en fait, tu vis avec ça, ça te pèse un peu. C'est des métiers où, mine de rien, même si t'es derrière, si t'es pas la vitrine de l'entreprise, t'es à l'arrière. Le Covid me l'a bien rappelé. Parce que tu vois, quand t'es la seule à devoir bosser, parce que tout le monde est arrêté, parce que tout le monde a des métiers où on dit stop, confinement, on arrête tout, entre guillemets, on n'a pas besoin de vous, on fait marcher que l'essentiel. Bizarrement, mais toi, t'es encore là, en fait. Tu vois ?
- Speaker #0
Encore et toujours là.
- Speaker #1
Encore et toujours là. T'as le Covid, t'es malade, mais en fait, faut que tu fasses des payes, faut que tu gères les comptes, faut que tu fasses les déclarations, tout le mois. Tu dis, ouais, ok, en fait, c'est... C'est des métiers un peu... Comment dire ? On ne les valorise pas tellement en fait. T'as l'arrière, sans toi, bizarrement, ça va être un peu bancal quand même, faut le dire. On ne le dit pas au quotidien, mais si, si, finalement, tu vois. Et toi, tu t'investis vraiment beaucoup, beaucoup dans ce truc parce que ça te plaît, parce que tu es professionnelle jusqu'au bout. Mais tu dis, ouais, ça ne me fait pas vibrer finalement. Tu sens que tu as un petit côté essentiel. quand même, mais on ne te le dit pas et puis on ne te valorise pas et puis en fait tu t'éteins un peu dans ce truc tu vois,
- Speaker #0
tu es dans un train-train où en face tu n'as rien ouais j'entends et puis du coup tu as cette pression cette rigueur hyper importante et puis au travail j'imagine qu'à la maison c'est pareil, du coup tu as aussi ce rôle de maman qui est important, donc en même temps tu te dis waouh,
- Speaker #1
laissez-moi tranquille c'est ça je vais me mettre dans un coin,
- Speaker #0
en boule ouais ouais Merci. Non, mais juste que ce soit un peu plus cool, quoi. Ouais, parce qu'au final, c'est pas moi, en fait. En plus, c'est là que tu te dis, ouais, fameuse crise de milieu de vie, tu te poses des questions,
- Speaker #1
t'as encore du temps avant la retraite.
- Speaker #0
Tu vas encore faire ça 40 ans, les gars.
- Speaker #1
Ouais, sur soi, tes premiers relevés de retraite, tu dis, ah ok, j'ai cotisé que ça. Et en fait, ça te réveille sur plein de trucs, en fait. Il y a plein de trucs qui t'arrivent dans la tête. Tu te dis, bon, ok, mais qu'est-ce que je fais ? Et là, c'est la grosse question. Si je revois ma carrière professionnelle, ma place professionnelle, je fais quoi en fait ? Donc là, tu te poses la question et là, c'est compliqué. C'est un flou artistique.
- Speaker #0
Alors, du coup, raconte. Comment t'es venue l'idée de Comité Manager ? En fait,
- Speaker #1
des rencontres. C'est-à-dire qu'à un moment, tu dis « Ok, je vais avoir 40 ans. » Tout le monde me dit « Fais un bilan de compétences. » Le fameux bilan de compétences. Donc, tu ne sais absolument pas comment le faire, avec qui le faire, ce que tu vas faire. revoir dedans ce que tu vas... Enfin, de quoi tu vas parler, parce que même toi, tu sais pas ce que tu veux faire. Moi, je me remets à la place de mes enfants actuellement, collège et lycée. Tu veux faire quoi quand tu seras grand ? Mais je n'en sais rien. Et moi, je ne savais pas. Sortie de la compta, j'avais mon bac plus 2, j'avais mes 18 ans, mais je fais quoi ? Donc, tu rencontres des gens, tu parles de bilan de compétences, d'accompagnement. J'ai eu le coup de bol de rencontrer quelqu'un qui a été la personne parfaite. Parce que j'ai eu des échos tellement mauvais de bilan de compétences qui n'ont abouti à rien du tout chez des amis. Ça m'a fait peur, en fait. Je me suis dit, OK, d'accord, je vais faire un bilan. Je vais essayer de faire un petit point de ce que je sais faire, de ce que j'ai appris, de ce que je veux faire et ne plus faire. Mais en fait, avec qui ? Si tu n'as pas la bonne personne, en fait, ton truc, tu fais chou blanc, quoi. Tu passes deux mois, tu payes en plus un CPF, enfin, avec ton CPF qui va fondre dangereusement. Oui,
- Speaker #0
c'est ça.
- Speaker #1
et c'est ce qui me faisait peur en fait c'est de me dire ok j'ai un peu d'argent de côté sur mon CPF je vais pouvoir le faire grâce à ça mais je veux que ça débouche sur quelque chose en fait tu l'optimises quoi parce que là c'est le moment, je sentais que c'était le moment j'avais la force de quitter un boulot de changer complètement et si tu lâches ce petit truc ça peut vite partir et retourner c'est bancal en fait et je pense que j'ai vraiment eu la chance de tomber sur La personne qui était à côté coach aussi, donc en fait bilan de compétences mais double casquette, donc un accompagnement humain, t'imagines même pas, je pense que je la remercierai dans encore des années, parce que je parle tout le temps d'elle, de cette Christelle. En fait ça a vraiment été un suivi complet, c'est-à-dire tu fais quoi là ? Qu'est-ce que t'as appris ? Qui es-tu ? Comment les gens te voient ? comment les gens qui te connaissent te voient c'est vraiment un truc, ça a été intense, deux mois de fou sans en parler à mon employeur parce que je voulais pas être parasité et puis je voulais pas qu'on c'est chiant, les gens sont pénibles à toujours te poser des questions à te regarder bizarrement tu vas partir, parce qu'en plus t'es un bon élément donc voilà, je l'ai fait dans mon coin très bien et donc deux mois assez intense où elle m'a aidée, mais sur tous les plans en fait t'aimes quoi ? Elle a même me dirigé, elle me dit « je te vois sur les réseaux » , ça a été le déclic en fait. D'accord. Elle me dit « je te vois sur tes réseaux quand tu parles, sur ton réseau perso, tes photos, ta façon de raconter un petit peu les choses » . Elle dit « je sens vachement à l'aise avec ça, tu vois, la com, partager, la bienveillance, enfin tout le truc qui donne envie aux gens de lire, de t'écouter, de te suivre dans tes petites aventures » . dit il ya quelque chose Donc tu vois déjà, elle te cible un peu.
- Speaker #0
Elle t'a donné un regard extérieur que forcément tu n'avais pas. Que je n'avais pas du tout.
- Speaker #1
Moi, je me disais, je fais quoi ? Ok, j'ai commencé. Mes études en art plastique, c'était en art plastique au lycée. Donc tu avais comme ce côté créatif. Ouais, je pensais être un prof de dessin. Sauf que, non mais voilà, les études un peu compliquées, littéraires pas trop trop mon niveau, scolaires. Donc hop, on te fout dans un truc...
- Speaker #0
Et puis il y a encore l'image qu'on donne aussi à ces filières-là artistiques, tu vois, très précaires.
- Speaker #1
C'est ça, tu peux pas en faire ton métier. Oui, non mais c'est ça,
- Speaker #0
tu vas gagner un pas ta vie.
- Speaker #1
Donc ouais, tu occultes complètement. Non mais c'est, voilà, t'imagines le virage.
- Speaker #0
Ah non mais c'est clair.
- Speaker #1
Tu passes un truc, tu t'envis de t'éclater, et... Tu fais plein de choses avec tes mains tout le temps. Tu as des idées plein la tête. Tu es dans un bureau enfermé avec des chiffres.
- Speaker #0
Horrible. On va comprendre.
- Speaker #1
Donc là, du coup, c'est vrai qu'elle m'a ouvert sur le côté un peu créatif et communication, un peu global. Donc là, tu dis, OK, qu'est-ce qu'il peut y avoir comme métier ? Qu'est-ce qui ne nécessite pas de grosse formation ? Parce que c'est pareil, tu pars vraiment à l'aveugle. Est-ce que je vais avoir une formation à faire ? Est-ce que j'ai encore assez de sous ? Quel métier ?
- Speaker #0
Tu pars de zéro. Tu pars de zéro, c'est terrible.
- Speaker #1
C'est terrible, c'est flippant, mais c'est excitant aussi. Et à même temps,
- Speaker #0
ouais, c'est ça, c'est nécessaire.
- Speaker #1
Tu te dis, tu listes des métiers. J'ai commencé à lister avec elle des métiers. Donc, elle te laisse une semaine toute seule, elle a mouliné un peu tout ça avant qu'on se revoie. Tu dis, ok, finesse, il faut que je fasse le point. Donc, j'ai vu ça, il faut des études. Ça, j'aimerais bien écouter les gens, psychologues. Tu pars dans plein, plein de délires.
- Speaker #0
Mais c'est chouette.
- Speaker #1
Mais tu dis, ok, garantie, je vais reprendre des études. Mais c'est ça. Donc, tu barres un petit peu au fur et à mesure ce qui est faisable, pas faisable. Et un métier arrive, un métier qui mixait pas mal de choses, où tu peux accompagner des gens, tu peux les mettre en lumière, tu peux être créative, tu communiques aussi. Enfin, c'est vraiment un panel de plein de choses où, avec un manque de recul maintenant, c'est exactement ça. Je crée pour des gens, à leur image, donc je suis le caméléon, je m'adapte à leur façon de parler, à leur façon de se montrer. j'apporte ma touche à moi parce qu'en fait on a tous notre touche aussi même s'il y a plein de community managers on a tous notre touche donc là moi la mienne elle est ce qu'on voit sur les réseaux donc ouais il y a de la paillette il y a de la couleur mais il y a de l'humanité il y a du... de la bienveillance je pense que mes clients et clientes me le disent c'est un partenariat c'est une cohésion c'est des échanges très réguliers C'est pas un truc fermé, figé, comme j'ai pu vivre pendant 18 ans.
- Speaker #0
C'est clair.
- Speaker #1
Tu vois ? Donc là, en fait, ça part dans tous les sens. J'essaie de me canaliser, mais je me dis, pourquoi tu te canalises, au fait ? On s'en fout, en fait. Tu vois ? T'as quelque chose à faire. Tu mets en valeur des gens sur leur réseau. Tu t'échanges continuellement pour eux, pour toi. En fait, c'est de la vie, c'est du vrai, c'est de l'humain. Et c'est ce que je prononce aussi sur mes réseaux. C'est, montre-toi comme tu es, te prends pas la tête. Tu veux apprendre quelque chose, tu veux montrer ce que tu fais, ta casquette de tel ou tel métier ou ta boutique, fais-le avec l'humanité, avec ta touche à toi. Ne change rien, ne transforme rien, les gens veulent ça en fait. Bien sûr. Et c'est ce qui m'a vraiment attirée dans ce métier, c'est de se dire, on n'est pas obligé de tout calculer comme à la télé, formater les choses. C'est ça. Parce que les gens, on en revient à tout ça. Ce qui commence à toucher vraiment, c'est le vrai. C'est l'histoire derrière, c'est les sentiments, les émotions, c'est tout ça.
- Speaker #0
Donc en fait,
- Speaker #1
c'est plein de nouvelles choses. Tu as le cerveau qui peut se faire plaisir. Complètement.
- Speaker #0
Ok, super. Et du coup, tu as fait une formation ?
- Speaker #1
Pas du tout. Pas du tout parce qu'en grattant bien, cette Christelle qui m'a accompagnée a été top vraiment, mais jusqu'au bout parce que déjà, il faut mettre entre parenthèses le fait que tu as trouvé un métier ok. j'en fais quoi ? Est-ce que je me mets en freelance ?
- Speaker #0
Est-ce que je suis salariée ? Tu vois,
- Speaker #1
c'est ça quitter un boulot, tu pars avec rien c'est pas facile c'est une décision à prendre dans le foyer aussi donc au début c'était qu'est-ce que je fais ? Je veux rester salariée ? Non absolument pas j'en ai marre de m'investir pour des gens et en contrepartie ne pas pouvoir me lâcher un petit peu et conjuguer vie privée, vie pro vie de maman, tout ça au mieux. C'est parce qu'on ne t'aide pas quand tu es salariée. Pourtant, tu as toutes les casquettes, il faut être parfait partout, mais c'est une grosse charge. Du coup, je me suis dit, si tu te lances à ton compte, tu peux tenter l'expérience. C'est toi qui vas te gérer, parce que tu es une bosseuse, tu le sais. Tu t'investis à fond dans le projet. Si ça capote, c'est la vie. C'est une expérience que tu auras vécue. Et en fait, en discutant vraiment sur ça, sur le noyau de qu'est-ce que je fais, est-ce que je me mets à mon compte, je démissionne, je crée un nouveau truc, est-ce que je reste salée ? toutes ces questions, en ayant de bonnes informations, dans cet accompagnement, je reviens toujours, si tu es vraiment bien accompagnée, tu sais quoi faire. Donc j'ai fait une démission-reconversion.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Voilà, parce que je ne connaissais absolument pas. Donc Christelle s'est renseignée, elle sait beaucoup de choses. Donc elle m'a dit, tu ne partiras pas sans rien, tu as cette possibilité de soit te former, avoir une formation... Prise en charge, une bonne partie. Si tu suis un genre de cursus, c'est l'accompagnement par un conseiller en évolution pro. C'est vraiment un panel de propositions que tu as en face de toi. C'est-à-dire que tu vas démissionner pour créer ta boîte. Tu vas démissionner pour changer de métier, être formé et rester salarié. En fait, tu as tout un panel de choses que tu ne connais pas. Tu ne sais pas ce que c'est ces choses-là, un conseiller en évolution pro. tu ne connais pas tout ça. D'où l'importance de l'accompagnement.
- Speaker #0
Donc là,
- Speaker #1
j'ai dit, ok, je peux démissionner. Si je veux monter ma boîte, il y a moyen de faire une démission reconversion. Tu démissionnes, tu as un projet solide, réfléchi. Et en fait, tu vas avoir droit à un chômage le temps que tu lances ta boîte. Donc en fait, tu dis, ok, j'ai moins peur d'un coup.
- Speaker #0
Oui, bien sûr.
- Speaker #1
Parce que c'est un pas dans le vide, mais il faut vraiment le vivre pour le comprendre. Et quand tu as ces petits parachutes, entre guillemets, qui te font dire, ok, tu ne sautes pas non plus sans rien. Oui, tu peux avoir le chômage, tu peux avoir des aides. Ton projet, s'il tient le coup, s'il est montré en commission, ça passe. Ça veut dire qu'il y a des gens qui sont derrière toi. Donc tu peux demander, en fait, en te renseignant bien, tu peux demander pas mal de choses. Et moi, c'est ce que j'ai fait en fait. J'ai fait vraiment démission, reconversion. Donc tu pars de ton entreprise sans rien, ça c'est clair.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Mais tu as France Travail qui va t'indemniser parce que tu es en création d'entreprise.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc là, tu as les épaules vachement moins lourdes sur le coup. Tu montes ton entreprise, c'est un truc, tu te dis c'est un petit bébé, tu ne sais absolument rien de la vie d'auto-entrepreneur.
- Speaker #0
Oui, donc il y a tout à créer. Il y a tout à créer.
- Speaker #1
Oui. Et là, pour en revenir à ta question... Ce que je voulais faire, donc travailler sur les réseaux, la communication, ne nécessitait pas forcément de formation ou un diplôme. Voilà, un joli diplôme. Il y a des métiers vachement en vogue en ce moment et très très très nouveaux dans ce domaine-là en fait. La communication, le digital, on va te dire va à Paris, va dans une école comme ça, 5000 euros l'année, puis ton diplôme en fait il vaut rien parce que... C'est sur le tard que tu apprends en fait. Et là, moi je vois, j'ai fait un an, je me forme continuellement, mais t'as assez de contenu gratuit sur internet, sur les réseaux même, pour comprendre comment il marche et vraiment en profondeur.
- Speaker #0
Et puis l'outil n'était pas étranger non plus. Non, c'était pas étranger.
- Speaker #1
Je gérais ma page, je gérais des pages aussi sur des pages Instagram de Limoges, du Limousin, en bénévole avec toute une petite équipe. Donc j'aimais bien déjà partager, je savais... Voilà, comment parler sur les réseaux, comment aborder des thématiques et essayer de se faire rencontrer les gens aussi, créer des dynamiques, tu vois. Donc j'avais ça, je me suis dit mais pourquoi s'emmerder ? Clairement avec une formation, on tente le coup comme ça.
- Speaker #0
Ok, super.
- Speaker #1
Et j'ai tenté le coup, j'ai fait mon business plan, j'ai expliqué que je n'avais pas besoin de formation. C'était le sésame pour avoir Pôle emploi, France Travail qui m'épaule dans mes débuts. Mais en fait, voilà, je me suis lancée comme ça.
- Speaker #0
un peu au culot je pense en fait avec du recul je crois qu'il en faut un peu non mais voilà je n'étais pas chez eux j'ai une cardiaque tu vois je pense que les réseaux tu n'as pas besoin de oui mais ne serait-ce que quitter le salariat pour l'entrepreneuriat tu vois il faut de toute façon une paire de folies complètement de spontanéité c'est ça je réfléchis pas trop de croire en toi parce que moi je suis voilà moi je ne crois absolument pas en moi oui du coup et j'ai eu ce truc déjà ce déclic de se dire je quitte le salariat
- Speaker #1
Je quitte une entreprise, je quitte 18 ans d'un métier que je maîtrise. Écoute, tant qu'à être folle, vas-y, cache. Et les réseaux ne me faisaient pas peur, la com ne me faisait pas peur. Tu as un côté créatif, tu as un côté dynamique. Tu as envie d'être toi. Donc, en fait, c'est un truc qui coule de source.
- Speaker #0
C'est ça. On te demandait juste d'être toi.
- Speaker #1
C'est ça. Tu n'as pas besoin de montrer un diplôme. Tu es freelance. T'as tes premiers clients qui arrivent, donc ça va te faire tout doucement ton CV, ton nouveau CV en fait. Et ces clients, ils te suivent. Ces clients, ça fait un an que je les ai pour la plupart, qui sont super contents.
- Speaker #0
Trop bien.
- Speaker #1
Et en fait, des échanges constants, on grandit ensemble en fait. Ouais,
- Speaker #0
c'est ça.
- Speaker #1
Donc, c'est ce qui fait mon CV.
- Speaker #0
Trop bien. Et puis l'expérience et puis la formation, quelque part, comme tu dis.
- Speaker #1
Oui, parce qu'il y a assez de choses sur Internet, il y a assez de contenu super intéressant. Tu as tout sur Internet, dans tous les métiers, dans toutes les infos. Tu as de l'info, tu as des infos, mais... si tu trie bien, si tu es un minimum cohérent et intelligent, tu sais prendre la bonne info et puis vas-y ok super,
- Speaker #0
bon et est-ce que tu as été soutenue dans ce choix,
- Speaker #1
du coup on parlait du cercle familial tout à l'heure c'est ce qui fait que je pense me lancer j'ai été toujours très épaulée que ce soit la famille, mon conjoint les enfants, n'en parlons pas j'avoue que quand tu as un autre revenu à la maison Ça t'aide à prendre ce genre de décision. Tu serais toute seule, célibataire, divorcée, peu importe, avec des enfants. T'es plus frileux de ce genre de choses. Donc j'ai eu la chance de pouvoir me lancer. Alors même si le chômage est là, m'aide aussi, m'accompagne sur la première année, t'es quand même frileux si t'as pas une situation stable.
- Speaker #0
Oui, parce que forcément, j'imagine que tu gagnes pas ce que tu gagnais quand t'étais comptable aussi. Pas du tout. Donc forcément, il y a une perte de salaire. Mais il y a toujours un salaire à côté. Mais il y a quand même une base.
- Speaker #1
Voilà, une base. Et effectivement, ils m'ont soutenue, tous, la famille, mon conjoint. Je te dis, c'est mes féleuses bilans. C'est pas toi, la compta. Donc à un moment, t'as l'âge. T'as l'âge, t'es motivée, t'es super motivée. Nous, on te suit. Tout le monde m'a suivie.
- Speaker #0
Toi, c'est une chance incroyable. Donc c'est fou.
- Speaker #1
Tu te lances dans ce truc, tu fais ton bilan, t'as la petite idée en tête. La fameuse de peut-être créer ta boîte, et là, mais tout le monde, mais quand tu es prêt, tu nous le dis, nous on est là, on te pousse, on te soutient, et je le vois au quotidien sur les réseaux, les amis qui me partagent tout le temps, qui parlent de moi, mes clients maintenant, qui parlent de moi, on entend community manager, on entend création de contenu, on entend même photographe, on entend accompagnement réseau sociaux, formation, tiens, mais galoupette quoi, tu vois, c'est un truc de fou, et tu sens que c'est solide derrière toi. et c'est ce qui continue de te pousser en fait qui donne une énergie de dingue quotidien et qui challenge aussi parce que tu te dis waouh ils sont tous derrière moi donc en fait c'est pas que je me plante c'est quand même très moteur après je suis très très stressée je me remets beaucoup en question mais ils te portent et te mettent le petit coup de pied au cul qu'il te faut en fait pour dire ils sont derrière toi mais vas-y quoi Oui.
- Speaker #0
Tu peux le faire.
- Speaker #1
Ben ouais.
- Speaker #0
Si eux, ils croient, il n'y a pas de raison que moi, je ne crois pas. Exactement. Tu avais des connaissances dans l'entrepreneuriat avant de te lancer ?
- Speaker #1
Pas du tout. Non, enfin, moi, non. Mais je suis quand même entourée. Enfin, j'ai grandi avec des parents dans mon plus jeune âge qui avaient un commerce, qui ont monté leur commerce tous les deux. Ils ont lâché leurs emplois tous les deux.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Pour, pendant quelques années, gérer.
- Speaker #0
Une boutique.
- Speaker #1
Une boutique, restaurant. Ils ont eu leur expérience à eux. Donc voilà, une sacrée aventure qui m'a aussi appris des choses. Ça, c'est sûr. Après, ça date vraiment de mon plus jeune âge. Après, grands-parents commerçants aussi,
- Speaker #0
à gérer leur commerce.
- Speaker #1
Donc, je pense qu'il y avait quelque chose. Le besoin d'être seule au volant de son truc, en fait, son business. Et la meilleure en date, c'est ma frangine. qui a sa boutique, qui est à son compte depuis une dizaine d'années maintenant, qui pareil, n'a jamais vraiment supporté, je pense, avoir un patron, avoir un truc à suivre, imposer. Quand toi, t'es créatif et dans ta tête, ça mouline tout le temps, t'as besoin de liberté. C'est sûr. Et en fait, j'ai vu qu'elle s'est donnée, pour son business depuis le début. C'est pas facile. Tu te rends compte que c'est vraiment une expérience très lourde. psychologiquement, physiquement, humainement, ce que tu veux. Parce que c'est toi, en fait. T'es ta vitrine, t'es ton commercial, t'es ton créateur, t'es tout. Donc en fait, je la voyais comme une guerrière, avec sa cape. Et là, elle a toujours sa boîte, et en fait, elle marche du feu de Dieu. À une époque, elle m'a demandé, elle voulait peut-être qu'on s'associe, qu'on fasse quelque chose. Alors c'est toujours quelque chose de délicat, s'associer avec quelqu'un, même si c'est là. famille. Je pense que c'est encore plus. C'est ce que j'ai été dire.
- Speaker #0
C'est pas plus compliqué quand c'est la famille. Mêler nos deux casquettes,
- Speaker #1
ça aurait pu être quelque chose. Mais je pense qu'elle avait vraiment son bébé de création, parce qu'elle fait aussi de la création de son côté. Elle a son business. Et j'avais pas envie de polluer. J'avais pas envie de changer ça. Et je voulais ma liberté aussi, quelque part. La tenter. Même si rien n'est figé.
- Speaker #0
Et ça n'empêche pas de collaborer à un moment donné. Exactement.
- Speaker #1
Mais je pense qu'elle m'a donné aussi envie inconsciemment. comme si... Je n'ai jamais voulu avoir une boutique physique comme elle.
- Speaker #0
Parce que ça,
- Speaker #1
c'est quelque chose. Je n'ai pas cette boutique physique. Moi, au final, je suis plus virtuelle. Je travaille de chez moi. Je n'ai pas de contraintes. Je n'ai pas de loyer. Donc, ça, c'est royal. Mais toutes ces petites choses font peut-être qu'on a envie de...
- Speaker #0
D'essayer aussi.
- Speaker #1
De vivre notre aventure. De quitter le salariat. Et puis d'essayer, la preuve,
- Speaker #0
c'est que ça marche, c'est super, ça marche pas, c'est ok. C'est ça,
- Speaker #1
je ne me suis pas mise de pression de ce côté-là, je me suis mis... Je l'ai dit à tout le monde. Quand je suis partie de mon entreprise, j'ai dit je veux tenter l'expérience, je me laisse deux ans. Allez, un chiffre au hasard, deux ans c'est bien, ça fait que j'ai eu un peu de chômage, j'étais pas sans rien avec zéro, le chiffre d'affaires j'ose espérer qu'il va décoller à un moment, commencer à être un petit peu intéressant pour se dire t'as trouvé ton truc. Et voilà, sans pression je me suis dit je vais pas me focaliser sur ça, je me laisse deux ans, laisser vivre ma petite boîte, la laisser grandir tout doucement et je verrai. je me poserai des vraies questions après pas dès le début parce que forcément on démarre tous le zéro tu le vois le zéro mais pas focaliser sur ça me laisser une chance c'est bien, trop bien donc tu t'es fait accompagner pour ton bilan de compétences pour les premiers pas mais après est-ce que tu as rencontré les chambres de commerce BGE pour ton statut d'entrepreneur ouais j'ai fait alors juste au tout début parce que je pense que j'étais vraiment dans un truc de folie j'avais peur de rien en fait Merci. J'ai mis le pied dedans. D'accord. J'ai mis le pied dedans. Ça a été très, très vite. C'est on démissionne. J'étais gentille. J'ai laissé assez de temps pour qu'on trouve quelqu'un qui me remplace. Pendant ce temps-là, je mûrissais vraiment mon truc à chercher son nom, à chercher comment j'allais construire mon image aussi et ma petite boîte. Quelle structure ça allait être.
- Speaker #0
Tu partais de zéro.
- Speaker #1
Oui, tu partais de zéro. Du coup, j'avais déjà des idées en tête parce que tu es dans la compta. Déjà, tu sais que les démarches administratives, c'est quand même ton truc. Tu avais cet avantage-là.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
je ne partais pas de zéro de ce côté-là, côté démarche. Donc, j'ai quand même été voir la CCI qui proposait juste une mini-formation. C'était plus une réunion d'information que formation. Parce que c'était comment s'y matriculer, les bonnes questions.
- Speaker #0
Puis correctement, parce que ça, c'est hyper facile.
- Speaker #1
Il faut quand même savoir le faire. Donc voilà, vraiment juste le strict minimum. Pas de vrai accompagnement à côté. Je monte mon entreprise. J'avais envie d'aller vite en fait. Et je me sentais prête. Donc je l'ai fait toute seule. Les démarches, l'INPI, tout ça. Le nom, la création en elle-même. J'avais mon timing en fait. Je me suis dit, je voudrais vraiment m'y matriculer au 1er octobre.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
J'avais vraiment un truc en tête. J'ai laissé passer l'été, après ma démission, créer mon site toute seule. J'ai mis un mois à le faire. Je voulais vraiment toucher à tout. Et puis,
- Speaker #0
c'est important pour ce que tu vas proposer après. C'est ta vitrine. C'est ça.
- Speaker #1
On peut déléguer. C'est bien de déléguer. Je n'arrive pas à déléguer. Je n'ai jamais réussi à déléguer. En tant que comptable, je n'ai jamais réussi. Je prends tout en charge. Donc, du coup, c'est vrai que j'ai fait tout, que ce soit mon image, mon site, ma création d'entreprise, pour maîtriser les choses et savoir de quoi je parle quand j'en parle. et ouais donc pas vraiment d'accompagnement plus accompagnement humain je dirais plus que technique c'est à dire que dès que j'ai mis le pied dedans j'ai rencontré naturellement des gens, des femmes auto-entrepreneurs dont des réseaux des réseaux d'entrepreneurs d'entrepreneuses et j'ai vite mis le pied dedans en fait on m'a invitée comme ça à des réseaux Donc... notamment celui qui bouge le plus c'est Femmes des Territoires je le cite parce que vraiment il change la donne c'est à dire que t'es plus toute seule je dis bien toute seule parce qu'on est entre femmes on a nos problématiques aussi de maman je gère plein de choses à côté et en fait et c'est un réseau de fous parce que les noms fusent dans tous les sens c'est à dire que t'as un besoin on te parle de gens On te parle de système, on t'aide, on se pousse. Mais vraiment, il n'y a pas quelque chose de calculé derrière. Il n'y a pas de business pur d'argent. C'est humain. Et après, l'argent, il vient en fait.
- Speaker #0
C'est ça. C'est un vrai réseau.
- Speaker #1
Un vrai de vrai. Pour le coup, moi, j'en suis super contente. Ça va faire un an. Et on se fait des réunions. On aborde des thématiques qui nous intéressent tout le temps, plus ou moins. Mais je dirais plus que moins, ça c'est sûr. Et voilà, les filles parlent de toi, les filles te poussent.
- Speaker #0
Et toi,
- Speaker #1
tu fais pareil aussi pour elles. Donc en fait, c'est génial. Tu n'es pas tout seul.
- Speaker #0
Oui, donc comme tu dis, c'est plus l'accompagnement humain avec les réseaux. Et on sait ô combien les réseaux sont hyper intéressants, importants. Quand tu débutes et même après, je crois, pour garder ce contact.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
D'expérience aussi de celles qui ont déjà... avancée, concrétisée. Oui, parce qu'on n'a pas toute la même durée d'existence.
- Speaker #1
Et on a nos problématiques, chacune, mais c'est vraiment sa forme aussi, mine de rien. Même si ce n'est pas concrètement une formation, on échange, on a toutes nos casquettes, on a tous nos métiers. Et en fait, c'est un échange de compétences de fous, en fait.
- Speaker #0
Ok, super. Qu'est-ce qui était le plus difficile dans cette reconversion ? S'il y a eu des choses difficiles ?
- Speaker #1
Le plus difficile ? Se faire confiance. Parce que je ne vais pas dire trouver ce que tu veux faire parce que c'est quand même difficile. Oui, bien sûr.
- Speaker #0
Mais c'est la base. Oui. Même s'il y en a qui partent sans savoir.
- Speaker #1
C'est se faire suffisamment confiance.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et en fait, il y a vraiment un moment... Moi, j'ai toujours été un petit soldat à suivre ce qu'on me dit de faire. C'est pour ça que le salarié, ça m'allait très bien jusque-là. Même pendant les études, on me dit « tu fais ça, je le fais » . Et là, c'est se dire « ok, est-ce que tu as les épaules assez solides pour changer du tout au tout ? » Parce que c'est vraiment du tout au tout, en fait. Et ça a été le plus dur. Vas-y, répète-le toi. Vas-y, fonce. C'est pas parce que t'as fait le bilan et que ça te dit ça qu'on te l'impose. Mais lâche pas maintenant que t'as fait la démarche. Il y a des gens qui croient déjà en toi alors que t'as absolument rien fait de concret. Continue, fais-toi confiance. Et lâche pas, lâche pas. Donc c'est plus ça qu'après apprendre. Oui,
- Speaker #0
parce que ça fait partie du truc. Et puis finalement, tu aimes...
- Speaker #1
En fait, tout se suit. Ça a été vraiment un truc fluide. Hyper fluide.
- Speaker #0
Oui, aligné, c'est ce qu'on dit souvent.
- Speaker #1
Premier octobre, hop, je suis officielle, j'existe vraiment dans les papiers. Premier client en novembre, tu vois. Donc, c'est un moment, tu te fais confiance. Voilà, ça a été vraiment le petit truc à travailler. C'est ça. Et une fois que c'est là, en fait, c'est fluide. C'est fluide et un an après, ça roule.
- Speaker #0
Trop bien. Est-ce qu'il y a des compétences de ton ancien métier dont tu te sers aujourd'hui en tant que community manager ?
- Speaker #1
Oui. c'est pour ça que je ne peux pas cracher sur 18 ans d'un métier qui a été quand même un peu plus alimentaire que métier de coeur mais les démarches c'est les doigts dans le nez faire mes déclarations URSAF tous les mois mes factures l'administratif qui fait peur à beaucoup d'entrepreneurs parce que beaucoup je crée je suis artisan je mets les mains dedans ok mais après la paperasse je n'y connais rien donc moi ce qui est paperasse Ce qui est informatique, je suis sur les réseaux, je suis sur des logiciels, sur Canva, sur des trucs de programmation, enfin, je suis super à l'aise avec l'informatique. Donc, j'ai quand même cette chance, mine de rien, tu as ton business, t'es entrepreneur, la mission la plus difficile, en fait, c'est ça, en fait, c'est l'administratif et comment gérer une entreprise, ça, tu le maîtrises. Donc tu n'as pas cette charge mentale à te dire mince on est la fin du mois,
- Speaker #0
il faut que j'apprenne ça.
- Speaker #1
Parce qu'il y a des gens qui ont vraiment besoin d'un accompagnement pour le coup.
- Speaker #0
C'est sûr. Comment gérer l'entreprise, tous ces trucs-là, je pense que tu l'as étudié, tu savais.
- Speaker #1
J'ai pris un petit bouquin de 10 pages, c'était bon, je savais tout. C'était juste des petites notes de comment le faire bien, niveau URSAF, niveau tout ça, c'est l'inconnu. En fait, quand tu as un peu de jugeote...
- Speaker #0
Oui, puis toi, tu as cette compétence puisqu'appétence à décrypter entre les lignes, elle est l'essentiel. Oui, parce que... Pour certains, ça peut être une charge de dingue d'avoir épluché tous ces documents.
- Speaker #1
Je faisais quand même des DSN, des déclarations pour les salariés, pour l'entreprise, TVA, donc ce n'est pas inconnu tout ça. Donc c'est vrai que ça aide. C'est une grosse épine de moi dans le pied quand tu prends ce genre de statut.
- Speaker #0
Si tu pouvais revenir en arrière, est-ce que tu changerais quelque chose ?
- Speaker #1
Je ne pense pas. Même si je revenais en arrière de très loin, par exemple, dans ma vie pro ou mes choix professionnels, je pense que j'appris tout le temps. C'est-à-dire que je pense que je n'ai pas envie de changer quoi que ce soit. Tout ce que j'ai appris, même dans la compta, même en tant que salariée dans des groupes ou dans des petites entreprises, tout ce que j'ai appris, à un moment, ça me sert. ça m'a servi, là ça me sert actuellement et ça m'a forgé aussi tu vois, je pense que je ne changerai rien sinon ça partirait un peu dans tous les sens et je ne serais même pas comme l'ulti-manager c'était ton chemin en fait voilà, je pense que moi je prends tout ce qui vient en fait, et tout ce qui est venu tout ce que j'ai fait, ce qui m'a fait grandir niveau pro, niveau perso et à aujourd'hui je pense que ouais,
- Speaker #0
c'est un truc qui devait se passer comme ça comment tu gardes le cap ? Face aux défis, parce que j'imagine qu'il y en a quand même.
- Speaker #1
Ouais, tous les jours. Tous les jours, il y a un défi. Je prends du magnésium. Non, non, sérieusement, garder le cap, je ne sais pas. Je ne sais pas, j'ai un truc dans ma tête. Je suis peut-être bipolaire. Je suis un peu folle, mais aussi très carrée, très posée et réfléchie.
- Speaker #0
C'est-à-dire que je...
- Speaker #1
Quand je prends des décisions, elles sont mûries depuis un moment. Comme le bilan de compétence, j'ai mis trois ans quand même à le faire. Donc en fait, il y a de la folie, mais il y a quand même un truc carré et sérieux qui fait que je vais faire ça, je vais mettre en place ça. Je projette déjà des choses dans mon entreprise. Je sais comment je veux évoluer à moyen terme, parce que c'est beaucoup de temps, mine de rien. Oui, bien sûr. J'ai l'impression que je suis... Dans cette entreprise du lundi au dimanche, tout le temps, je ne coupe jamais. Donc, ce n'est pas forcément évident au quotidien de ne pas couper, de reprendre sa vie de maman, de reprendre sa vie de femme, de reprendre sa vie de quelqu'un de normal qui a envie de rien faire. De temps en temps, ce n'est pas facile. Mais tu gardes le cap en disant « Ok, je vais me projeter en faisant ça dans six mois ou ça dans un an, en faisant attention à soi aussi. » C'est le moment aussi, tu es à ton compte. Donc justement, c'est le truc chouette de penser à soi aussi. Tu es plus salarié, tu gères tes horaires, tu gères ton planning, tes rendez-vous, tes clients. Tu ne veux pas un client parce que tu sens que ça ne matchera pas, mais tu peux ne pas le prendre. Ça ne m'est pas encore arrivé. Je ne peux pas vous le permettre.
- Speaker #0
Mais là, jusque-là,
- Speaker #1
je n'ai que des clients top et on a des possibilités. ses possibilités. Donc en fait, se remettre vraiment à l'avant du truc. Penser à soi, et pour que l'entreprise vive le mieux possible, avance le mieux possible. C'est se répéter un peu tout ça au quotidien.
- Speaker #0
Et que tu es au bon endroit aussi.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Je suis à ma place. Je devais être apparemment.
- Speaker #0
Tu te vois comment dans un an ?
- Speaker #1
Dans un an, pareil, avec les épaules un petit peu plus solides encore. Parce que voilà, moi j'ai qu'un an et je... T'en parlerais autour de moi, c'est... Allez, prends encore plus confiance, vas-y, parce que t'as déjà acquis un an. Ouais, t'as croisé des gens, t'as acquis en expérience, t'as des idées en tête. Parce que voilà, je vois ce que j'ai fait pendant un an, je sais vers quoi je veux me diriger. Je veux faire de la formation, parce qu'en fait je me rends compte que j'adore... Transmettre. Oui, transmettre et puis donner les clés aux gens pour qu'ils soient eux aussi à l'aise. Parce que les réseaux, il ne faut pas que ça fasse peur. L'image, il ne faut pas que ça fasse peur. La communication, c'est un truc chouette. Tu peux communiquer à ta façon. Il n'y a pas de façon de faire vraiment...
- Speaker #0
Bonne ou mauvaise. Oui,
- Speaker #1
c'est ça. C'est à ta façon, au feeling. Et je pense que je vais dévier un tout petit peu, légèrement vers ça. D'accord. Un accompagnement qui est un peu plus d'humain. Parce que là, il y en a, mais c'est vrai que je suis derrière mon ordi à faire beaucoup de créations, à échanger, à être un peu cachée derrière les réseaux de mes clients. C'est très chouette, mais j'ai vraiment ce besoin d'accompagner autrement. Et ça, ça y est, tu vois, ça mouline dans ta tête.
- Speaker #0
Il y a déjà une graine qui est semée. Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Et puis, on le dit, tu montes ton entreprise, il faut évoluer. Si tu veux qu'elle perdure, il faut évoluer. Et en fait, ça se fait naturellement.
- Speaker #0
Si tu avais un conseil à partager ?
- Speaker #1
Si tu sens que tu as besoin de faire quelque chose, il y a un truc, un petit grain, qui fait que tu n'es pas forcément épanoui dans ta vie pro, parce qu'on sait que ce n'est pas évident. En France, on a tendance à se dire qu'on est dans un métier, qu'on est dans une entreprise, qu'on va y rester parce qu'on est frileux de plein de choses. Il ne faut pas s'arrêter à ça. Il faut vivre, il faut penser à soi, Il faut penser à... épanouissement professionnel. Il ne faut pas penser qu'à ça. Parce qu'en fait, ça a tendance à... Tout découle, en fait. Tu n'es pas bien dans ta vie pro. Ça tâche un peu ta vie perso. Et je l'ai vécu. J'ai vécu des périodes un peu... Pas jusqu'au burn-out, mais pas facile, où je me rendais compte que tu rentres à la maison, tu es hystérique et ce n'est pas ça la vie, en fait. Donc, se faire confiance. Si tu sens qu'il y a quelque chose, il y a assez de... gens, assez de structures, assez de choses autour de nous pour se poser les bonnes questions, pour se faire accompagner et peut-être avoir le déclic. Le déclic sur qu'est-ce que je veux dans ma vie parce qu'on est de passage et autant vivre cette vie à fond et la kiffer en fait. C'est ça en fait. Je ne vais pas dire les moyens parce qu'on n'a pas toujours les moyens. financier, tout ça, l'accompagnement ou la famille qui te suit. Toi, si en toi, tu sens qu'il y a quelque chose, essaie de trouver les bonnes personnes qui vont t'aider, te pousser, te valoriser. Trouver ces questionnements, en fait.
- Speaker #0
Oui, c'est très juste.
- Speaker #1
C'est ça, en fait. C'est surtout ça.
- Speaker #0
Écoute la petite graine qui est en train de germer.
- Speaker #1
Oui, exactement. C'est plus le côté humain. Ose l'écouter. J'ai envie de... T'as quelque chose en tête ? S'il y a quelque chose, c'est que...
- Speaker #0
C'est déjà qu'il y a un chemin. Le lâche pas.
- Speaker #1
Et reste pas dans un truc qui te correspond pas dans ta vie.
- Speaker #0
Sous prétexte de peur, de croyance.
- Speaker #1
Sous prétexte qu'on a tous peur. On est dans une société qui veut faire peur. Il y a des choses, si t'as le pouvoir, en fait, si t'es motivée, si t'es... toi mais tout T'es ouvert, les portes s'ouvrent toutes seules et je le prouve là.
- Speaker #0
Et puis, comme tu disais tout à l'heure, tu le prouves effectivement, c'est au pire t'essayes quoi.
- Speaker #1
Exactement, exactement, au pire t'essayes.
- Speaker #0
Et t'as pas de regrets.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça, pas de regrets.
- Speaker #0
Bon maintenant, si tu pouvais écrire quelques mots à ton ancien toi.
- Speaker #1
À mon ancien moi.
- Speaker #0
Ouais, tu lui dirais quoi ?
- Speaker #1
Je suis à dire, mais relâche un peu, relâche la pression, arrête de te mettre la pression tout le temps pour tout en fait. Parce que tu passes à côté de choses, et je le sais encore un peu, parce que je suis perfectionniste, voilà, surtout, et ça me fait perdre du temps. tu vois ça me fait perdre du temps peut-être que ça j'aurais pu le faire il y a plus longtemps que ça, j'aurais peut-être pu être la community manager de 25-30 ans comme la plupart ben non, elle a 43 ans mais c'est pas grave c'est fait, on y est je lui dirais de se lâcher la grappe parce que même là encore je veux faire des choses, je veux proposer des choses dans mon business et je procrastine tout le temps parce que j'attends que ce soit parfait. Donc j'y travaille encore à me dire mais arrête, vas-y, tu perds du temps. Donc fais-toi confiance, vas-y. Voilà, c'est ce que je me dirais à moi, à mon mois d'avant.
- Speaker #0
Est-ce que tu considères que tu as remis du sens du coup dans ta vie professionnelle et vie de manière générale ?
- Speaker #1
Ouais, complètement. Complètement parce que je te dis, on met beaucoup... Beaucoup de gens mettent un genre de masque. Tu as tel ou tel métier. Ton regard et le regard des autres ne sont jamais vraiment en concordance. C'est un truc un peu bizarre. Là, j'ai l'impression que c'était vraiment l'opportunité de me montrer moi et d'être moi. Et de commencer à m'accepter. tu te caches des fois derrière des choses derrière un métier, derrière une tenue et là en fait c'est vraiment le package complet je peux être moi partout les gens me rencontrent dans les réseaux ou dans des événements où je vais, parce que je rencontre beaucoup de gens maintenant je suis dans plein plein d'événements de professionnels et je reste moi,
- Speaker #0
je suis moi tu es enfin toi Oui,
- Speaker #1
avec... Mon style avec mon nom d'entreprise. J'ai envie de dire, oui, là, pour le coup, il sonne. On comprend tout de suite vers qui on va. Parce qu'il n'y a pas plus déjanté, décalé. Galoupette,
- Speaker #0
je précise.
- Speaker #1
Oui, galoupette. Donc déjà, tu te dis, quand tu as des gens en face de toi qui sont en costard, tu te dis, voilà, OK, c'est moi. C'est moi. Et tu assumes ça,
- Speaker #0
en fait. Oui, j'arrive à l'assumer.
- Speaker #1
Complet. Sur les réseaux et quand on me rencontre. Et puis, on me dit. Je pense que les gens se disent, pourquoi se prendre le chou, pourquoi être rigide, pourquoi vouloir paraître ? Ça sert à rien.
- Speaker #0
Parce qu'à un moment,
- Speaker #1
ça explose.
- Speaker #0
Peut-être pas forcément, mais quand même, ça explose souvent.
- Speaker #1
Souvent, à un moment. Ça se voit pas forcément, mais toi, à l'intérieur, tu veux montrer quelque chose, une image. Et là, du coup, quand tu te mens plus, c'est royal.
- Speaker #0
C'est royal.
- Speaker #1
C'est épanouissement complet.
- Speaker #0
Complet, super.
- Speaker #1
Merci Kael Merci à toi pour cette opportunité d'une carrière un peu bizarre atypique mais oui mais oui moi j'aime pas ce qui est atypique
- Speaker #0
Merci de nous avoir écouté si vous avez aimé cet épisode n'hésitez pas à vous abonner Pour info, je vous mets dans les notes toutes les références importantes ainsi que les différents liens pour retrouver l'invité. En attendant de vous partager un nouveau parcours de vie professionnel, n'hésitez pas à poser vos questions en commentaire. Je tâcherai d'y répondre ou de transmettre aux invités. Merci infiniment et à bientôt !