- Speaker #0
« Bienvenue dans ce Let's Go, le podcast des hommes et des femmes qui ont radicalement changé de vie professionnelle. » « Je suis Adeline Guillou, je suis coach de vie et ce que j'aime particulièrement dans ce métier, ce sont les histoires de vie personnelles ou professionnelles. » Ici, je vais vous partager le parcours de ces hommes et femmes qui ont pris la grande décision de quitter ce qu'ils savaient faire pour quelque chose de complètement différent, de plus risqué souvent, mais qui à leurs yeux avait plus de sens. Et aujourd'hui, je suis très heureuse de vous partager l'histoire de Fred, qui est passé de salarié dans un gros groupe industriel à fondateur d'une start-up qui met en avant les producteurs et commerçants locaux.
- Speaker #1
Dans l'entrepreneuriat, ce qui est magique, tu peux échouer autant que tu veux, il faut juste avoir raison une fois. Cette stat, elle me motive tous les jours. Ma vie sociale a changé, en fait, et je le fais à travers mon travail. Et je suis très heureux comme ça.
- Speaker #0
So, let's go ? Comment t'es venu cette idée ?
- Speaker #1
Ben ouais, alors déjà, c'est pas magique. ça se fait pas du jour au lendemain c'est un cheminement je pense à un cheminement de soi tout se passe à l'intérieur et en fait il faut juste savoir si on en a envie ou pas donc comment passer de salariat à être fondateur d'une startup c'est un déclic, une envie répondre à un besoin et dire que je peux le faire et je pense aussi à une grosse envie d'avoir un impact sur le monde, de donner du sens à sa vie et de vouloir à notre échelle bien sûr de changer le monde en fait je pense que c'est ça la clé Merci.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux me parler de ton déclic, justement ? Qu'est-ce qui a fait que tu as basculé ?
- Speaker #1
Moi, j'ai été salarié une dizaine d'années. Le schéma du salariat, au fond de moi, ça m'a toujours déplu. Mais bon, il fallait le faire, j'avais que ça comme solution, c'est ce qu'on m'a dit. Donc du coup, j'ai été salarié, puis j'ai progressé dans une entreprise. Mais en fait, il y a plein de choses qui ne m'allaient pas, notamment de plus en plus de stress, de demandes. on ne maîtrise pas son destin, les décisions, on les subit, et ça, ça me déplait. Et du coup, je n'étais plus en accord avec ça, donc j'ai mon corps à commencer à me le dire, aussi mon cerveau, et du coup, j'ai eu de plus en plus d'anxiété, et jusqu'à ne plus digérer, avoir mal au ventre, du stress chronique, et tout ça, ce n'est pas bon du tout. Donc comment sortir de ça ? En fait, moi, je suis quelqu'un d'assez résilient, j'aime bien comprendre les choses, donc je suis plutôt dans l'action. Donc du coup, je me suis dit, ok, il y a ça, il faudra bien changer les choses, on ne peut pas faire ça encore 30 ans, ce n'est pas possible. Donc du coup, j'ai été me renseigner un petit peu, donc j'ai découvert un peu par la lecture. Mais en fait, je me suis renseigné, ok, je dis Germain, sur internet déjà, pourquoi, comment, ok, bon, on va lire des bouquins. Après, je remercie une personne quand même, c'est mon ostéopathe qui s'appelle Fanny. En fait, quand j'y suis allé, ce qu'il faut savoir, c'est que moi, j'ai eu aussi une pubalgie. En fait, ça m'a déclenché jusqu'à une pubalgie, donc le corps vraiment... Il répond fort. Et du coup, je me suis dit, la pub allergique, t'es obligé d'aller voir quelqu'un. Le premier effet, c'est d'aller voir son médecin généraliste, qui ne sert pas à grand-chose, d'ailleurs, en l'occurrence. Donc après, j'ai été voir mon ostéo, qui est dans le bien-être, tout ça. Donc elle m'a dit, il faut mieux manger. En fait, c'est une accumulation de toxines, de déchets, de stress. Et à partir de là, pour changer les choses, ça va se faire petit à petit. Il faut commencer par mieux manger. Il faut commencer par mieux dormir. par reposer son mental et faire plus de sport. Du coup, il faut activer ces quatre piliers. Ça, c'était au départ, je ne savais pas. J'ai commencé à m'intéresser à ça, à m'acconseiller de lire tel et tel bouquin, d'aller voir tel et tel... naturopathes, tout ça. J'ai commencé à découvrir ça et j'ai trouvé ça hyper intéressant. Après, pour mieux manger, il faut des produits plutôt bruts. C'est bête, mais des produits primaires du fromage, de la viande, des légumes, de saison, manger à 80% de satiété. C'est ce que tout le monde devrait faire, mais ce que personne ne fait. Rien que ça, déjà, ça régule son corps et on se sent mieux. Après, je fais de la méditation tous les jours. Maintenant, au moins un quart d'heure. La méditation, c'est sous diverses formes. Ça peut être une balade en forêt, ça peut être juste une sieste. Juste laisser son esprit se reposer. Mettre en pause pendant 15-20 minutes. Ça me fait énormément de bien, je ne peux quasiment plus m'en passer. Le sport, je fais du sport 3-4 fois par semaine maintenant. Et le sommeil. Le sommeil, c'est important, c'est le plus dur. Mais c'est important. Dans le déclic, ça a été ça. Ça a été le problème de santé. Et du coup, c'est comme ça que j'ai commencé un peu mentalement à aller mieux. Et là, je me suis dit que je vais pouvoir changer. Si je change moi-même, ça va m'ouvrir des opportunités. Quoi, je ne sais pas. Mais ça m'ouvrira forcément d'autres choses que ce qui est actuel. c'est comme ça que entre guillemets je ne le savais pas au départ mais j'ai commencé à entreprendre et comment ce passage s'est fait,
- Speaker #0
est-ce que tu as été licencié toi tu es parti spontanément ?
- Speaker #1
en fait moi c'est Ça a été crescendo, c'est-à-dire que j'étais dans une boîte. Après, j'ai fait beaucoup d'heures. En fait, j'avais un poste à responsabilité. Je le faisais, mais je n'avais pas forcément officiellement le poste. Donc après, je me suis un peu, on va dire, fâché avec ma direction à l'époque. Donc je suis parti dans une autre boîte, un peu par défaut. Dans cette boîte-là, c'était un groupe encore plus gros. Là, ça m'a encore plus déplu. Pendant un an, ça ne m'a pas plu, donc je n'ai pas fait grand-chose. C'est grâce à ça que je me suis remis en question. Ensuite, on m'a proposé d'aller dans une PME en Haute-Vienne. Donc, je l'ai fait. Là, j'étais très performant pendant deux ans, mais je n'avais plus envie de faire ça. J'avais fait le tour. Et de ce fait, là, j'ai commencé à entreprendre par l'immobilier. C'était un challenge pour moi. Je voulais me mettre un nouveau challenge personnel. Et petit à petit, c'est pareil. Quand on a réussi à faire ça, mais ça reste du business. Donc, on peut se lasser. En fait, il manque de sens dans sa vie. je pense que sur du court terme ça marche mais sur du long terme ça ne marche pas et donc du coup je me suis dit non j'ai envie de créer un projet sur du long terme, je sais que je vais galérer au début mais un projet qui va, tous les matins je me lève pour construire quelque chose en fait j'ai envie de construire une belle maison mais dans l'entreprenariat et du coup c'est compliqué à faire parce que qu'est-ce qu'on fait, qu'est-ce qui nous botte donc en fait la seule réponse on l'a à l'intérieur de nous et on l'a par rapport aux rencontres qu'on fait et moi je l'ai eu par rapport aux producteurs locaux Quand j'ai été les voir, les producteurs locaux, j'ai commencé à mieux m'alimenter en discutant avec eux. Eux m'ont dit, à l'époque, c'est moins le cas aujourd'hui, mais que digitalement, ils avaient un peu de mal. Ils avaient du mal à aller voir les boîtes, à faire du commerce, à démarcher. Par contre, ils ont des excellents produits, ils ont un gros savoir-faire, mais ils ont moins cette compétence-là. Moi, j'ai commencé, c'était juste avant le Covid, j'ai commencé à créer une plateforme pour eux. À l'époque, on a créé une marketplace. Après, il y a eu le Covid, donc pendant un an, on a fait ça. Puis après, pour plein de raisons, quand on commence leur entrepreneuriat, tout ne peut pas marcher comme ça. Donc, on a fait un truc, on est content de l'avoir fait, on a pris de l'expérience. Mais on a décidé d'arrêter pour plein de contraintes. Il y avait plein de contraintes qu'on n'avait pas anticipées et en fait, on ne pouvait plus avancer. Donc, la maison, elle était mal faite. Donc, on avait deux solutions. Soit on fait tout, mais on va voir qu'il y a des malfaçons. Soit on la détruit, on part sur autre chose. Donc,
- Speaker #0
vous êtes reparti de zéro.
- Speaker #1
Donc, on a... On a pivoté, oui. C'est ce qu'on appelle, on a pivoté. Et après, on a construit d'autres projets, les producteurs locaux, avec d'autres attentes. Donc après, on a commencé à faire dans l'entrepreneuriat avec les producteurs. En fait, ils voulaient... rentrer dans les entreprises sous forme de vente privée. Ils voulaient développer les coffrets cadeaux à Noël. Mais en fait, ils n'avaient pas la logistique et c'était un problème. Donc, nous, on a créé une plateforme dédiée à ça. Et on est très digital. Donc, on a les compétences pour le faire. Quand je dis on, c'est que je suis un associé.
- Speaker #0
C'est ce que j'allais te demander. OK. Maintenant, tu t'es associé rapidement, du coup.
- Speaker #1
Alors, ça, c'est une autre histoire. En fait, pour développer... Pour commencer l'entrepreneuriat, il faut des compétences. Moi, j'ai des compétences, mais je ne les ai pas toutes. Notamment, j'ai toujours été passionné par la technologie, par le développement, par coder, tout ça, mais je n'ai jamais eu les compétences, en fait. Et j'ai rencontré quelqu'un, par hasard. Alors, en fait, ce qu'il faut savoir, c'est que j'ai commencé à créer mon début dans l'entrepreneuriat. J'ai commencé à travailler avec un freelance. Cette personne-là, on est arrivé au bout d'un an, on est arrivé au bout du chemin. J'ai changé.
- Speaker #0
Elle te servait à quoi cette personne en freelance ?
- Speaker #1
C'était mon développeur. D'accord. J'avais besoin d'un développeur pour construire digitalement une plateforme. Donc j'ai toujours travaillé en collaboration avec des gens. Et en fait, on est arrivé au bout de ce que je voulais et lui au bout de ce qu'il voulait faire avec moi, de ses compétences et de notre collaboration. Donc après, j'ai cherché sur un site, j'ai fait ça comme une bouteille à la mer, sur codeur.com. Et j'ai dit voilà, on peut cibler un peu par région. Je cherche un dev pour... pour un projet, tout ça. J'ai eu que des propositions commerciales, très chères et tout ça. Les gens qui ne comprenaient pas trop ce qu'on faisait.
- Speaker #0
Pour te former ou pour te vendre ?
- Speaker #1
Vraiment pour faire une prestat.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
c'est ça. Faites-moi vendre une prestat. Et là, j'ai rencontré un gars qui s'appelle Christian. et il est venu on s'est rencontré dans un bar il est venu le dev de base en jean troué, un peu à l'arrache réveillé à 2h de l'aprèm salut moi je suis Chris, j'ai vu ton truc on se rencontre, j'aime bien les rencontres voilà et en fait je lui explique mon projet il me dit ah mais j'ai fait ça avec une asso je pourrais peut-être t'aider, il m'a pas parlé d'argent et j'ai dit si tu veux de la réaction ok moi ça m'intéresse ce que je voudrais c'est collaborer avec toi sur ça ça et ça je dis ok je t'aide et tout par contre j'ai pas un gros but tu me donnes ce que tu peux je dis putain ce gars là il est intéressant et aujourd'hui tu vois on a commencé en freelance en prestat quoi aujourd'hui ça fait 5 ans que je suis avec lui il est associé dans la boîte il a des parts là on a un gros projet aujourd'hui on a construit un vrai truc et là il bosse avec moi donc j'ai la chance d'avoir avoir un dev avec moi, donc j'économise énormément d'argent, même si ça me coûte quand même, mais moins cher qu'une boîte, vraiment. Et du coup, surtout, on a le temps de faire tout ce qu'on a dans notre tête aujourd'hui, on a le temps de le retranscrire et de le faire parfaitement.
- Speaker #0
Oui, parce que finalement, vous êtes hyper complémentaires tous les deux.
- Speaker #1
Très complémentaires. Et on a une règle, c'est tout ce qu'il fait dans ses compétences. Je lui fais entièrement confiance, je ne le challenge pas là-dessus. Je pose des questions, on est curieux, on se pose des questions, on avance ensemble. Mais quand il est expert dans ses compétences, moi je suis expert dans ma compétence. Donc quand je prends une décision, on en discute, mais c'est moi qui ai la finalité de cette décision-là.
- Speaker #0
Parce que c'est toi qui es la source aussi de la création.
- Speaker #1
De la création, c'est ça. Et pour Chris, mon associé, lui quand il a une décision dans sa compétence de webmaster, de code, je ne le négocie même pas.
- Speaker #0
C'est une chance.
- Speaker #1
c'est une chance incroyable lui a besoin de moi moi j'ai besoin de lui et au final on est amis maintenant j'imagine que tout s'est pas fait facilement t'as eu des doutes, des difficultés ouais tout le temps il y en a tout le temps mais en final c'est ce qu'on aime donc moi la boîte elle est là depuis 5 ans dis toi qu'en 5 ans j'ai fait 4 projets Merci.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc, pour te dire que tous les ans, on a pivoté. Sinon, on aurait fait faillite. D'accord. Clairement, on aurait pu faire faillite trois fois.
- Speaker #0
Et que faut faire confiance aussi au temps, parce que c'est quand même, j'imagine, rare de trouver le bon format, la bonne personne. Comme tu l'as dit, tu as changé de collaborateur entre-temps. Voilà. Il t'a fallu cinq ans, finalement, pour te dire... Et ça m'a sûrement encore évolué.
- Speaker #1
On est sûr que oui. Forcément. En fait, une boîte, sa vie... En fait, on a toujours qu'on crée une boîte. Souvent, les gens se disent, je crée ma boîte, c'est figé. Ça, c'est une grosse erreur. Ce qui est même un boulanger. Est-ce qu'il y a 15 ans, il faisait du pain ? Tiens, la personne que tu as interviewée, Sylvain. Est-ce qu'il y a 15 ans, le boulanger se disait, tiens, je vais faire du pain que le vin ? En fait, ça n'existe pas. Donc, son métier s'est transformé aussi. Du coup, il a réinventé lui son métier à travers ça. et bien nous C'est un peu ce qu'on croit. C'est qu'une boîte, surtout nous, moi, dans ma boîte, je fais très attention à être le plus flexible possible, le plus souple possible. Il faut être le moins figé. Parce que je sais, si j'ai pivoté en 5 ans 4 fois, je vais encore pivoter plein de fois.
- Speaker #0
Et surtout, tu es encore sur pied. Parce que je crois que les statistiques, si ton entreprise tient au moins 3 ans, c'est super. Mais on dit qu'il y a cette étape de 3 ans. qui est un peu charnière, où ça passe ou ça casse. Donc, toi, tu es à 5 ans. Donc, ça veut dire que tu as su t'adapter aussi à tes...
- Speaker #1
Oui. Moi, je suis un peu biaisé. Cette stat, elle marche. Par exemple, tu es boulanger, tu es dans ton activité, ça fait 3 ans que tu fais, tu as tes clients, 5e année, ok, ça roule, ça va. Ok. Moi, le problème, c'est que j'ai pivoté. Donc, qui dit pivoter, dit changer de marché, dit se réinventer. Donc là, par exemple, moi, Vivier Local, pour moi, la boîte, elle existe depuis un an et demi. Ce service-là, il existe depuis un an et demi. Je sais qu'aujourd'hui tous les feux sont ouverts parce que j'ai la maturité et j'ai l'expérience de mes échecs d'avant, de mes pivotages et tout ça. Donc en fait sans échec il n'y a pas de réussite. En fait c'est marrant parce qu'un entrepreneur aujourd'hui très connu ou des entrepreneurs qui gagnent des millions, ils ont au moins échoué 20 fois. Mais personne ne le sait. Et le gars qui gagne la ligue des champions au foot,
- Speaker #0
il a échoué plein de fois,
- Speaker #1
des années, il n'a gagné qu'une fois. Donc en fait ça ne veut rien dire tout ça. en fait l'idée c'est que Moi, j'aime bien, je parlais avec un entrepreneur l'autre fois, il me dit, dans l'entrepreneuriat, ce qui est magique, c'est que tu peux échouer autant que tu veux, il faut juste avoir raison une fois. Et en fait, ce qui est trop bien, c'est que moi, cette stat, elle me motive tous les jours. Et je pense que là, dans ce qu'on est en train de faire aujourd'hui avec Vivier Local, on a encore du chemin à faire, mais je pense qu'on peut commencer à se dire, là, on va peut-être avoir raison. Et une fois. Et ça, ça peut changer. Et qu'est-ce qui fait que tu as raison ? Qu'est-ce qui fait que ta boîte, elle fonctionne ? Qu'est-ce qui fait que ta boîte a fait du chiffre d'affaires ? Ce n'est pas parce que tu es bon, c'est parce que tu réponds à un besoin.
- Speaker #0
Tu peux t'adapter en fait.
- Speaker #1
Les gens achètent ton service parce que ça les aide dans leur quotidien. Même nous, sur notre plateforme Vivez Local en un an et demi, on sait exactement ce qu'il faut faire dans la version 2 pour que les gens puissent les aider au maximum. On a décelé ça, mais en un an et demi... On a fait des déçus aussi des fois, parce que tu testes le truc. C'est du test, c'est des échantillons de clients, c'est du test et tout ça. Et ça, il faut être assez résilient pour expliquer à ses clients que sans bon, on ne peut pas démarrer. Mais mes clients du début, j'en ai certains, ce ne sont plus mes clients. Et ça, c'est la vie d'une boîte. Et ce n'est pas grave en fait. Même j'ai des collaborateurs au début, il y en a des nouveaux qui sont rentrés là. Peut-être que dans 10 ans, j'en aurai d'autres. Peut-être que ce sera en 10 ans. peut-être qu'ils vont faire des petits en fait on n'en sait rien et ça je ne peux pas le savoir, moi ce que je dis aux gens c'est qu'on a une aventure et puis venez avec nous il y en a qui rentrent, il y en a qui sortent et c'est comme ça mais le plus important c'est l'état d'esprit quand on entreprend je pense que le plus important c'est son état d'esprit et la flexibilité oui mais c'est un état d'esprit est-ce que tu aimes être dans l'inconfort est-ce que pour toi tes valeurs premières c'est gagner 1000 euros, 1500 ou 2000 euros par mois si c'est ça ta valeur première tu peux pas être entrepreneur entrepreneur moi ça fait là il y a deux mois j'ai pas touché un salaire ok c'est pas grave c'est un choix de ma vie moi je sais que là c'est pas le moment que je le fasse parce qu'on a des enjeux où on peut évoluer j'ai décidé de mettre ma trésor ailleurs pour développer la boîte et de ne pas me payer. C'est une décision de ma part. Je ne sais pas formidable, il n'y a rien avec ça. C'est une décision de ma part. Donc en fait, si tu n'es pas OK avec ça, en fait, tu es cuit. Donc je dirais que l'entrepreneuriat, moi je suis très sécurité, du coup j'ai préparé ça. via des leviers que j'ai eus avant. Donc, j'ai préparé mon entrepreneuriat pour ne pas avoir besoin de me dire « Putain, il me faut absolument 1 500 euros pour payer mes factures. »
- Speaker #0
Toi, tu ne veux pas avoir cette pression de dire « Il faut que je fasse de l'argent. » Non. Toi, c'est l'idée et la dynamique que tu vas y mettre et finalement faire grandir le projet.
- Speaker #1
Faire de l'argent, ce n'est pas une bonne solution parce que c'est du court terme et souvent, tu ne réussis pas. Donc tu fais ta boîte un an, deux ans, tu as fait de l'argent, très bien, faire de l'argent, je ne sais pas ce que c'est. C'est quoi ? C'est un million ? C'est un milliard ? C'est cent mille ? C'est cinq cent mille ?
- Speaker #0
C'est tellement subjectif.
- Speaker #1
En fait, je ne sais pas. Moi, je ne raisonne pas comme ça. Nous, on raisonne à la valeur ajoutée. J'ai de la valeur, j'aide les gens, tu me payes. C'est normal. Bien sûr. J'ai plus de valeur, tu me payes plus cher. C'est normal. Mais il y a aussi l'autre schéma où... j'ai mes offres de commerçage, j'ai mon service qui coûte cher au départ. Donc, si toi, tu devais me payer pour ce que je suis en train de faire, tu me paierais très cher. Du coup, tu ne vas pas me payer parce que tu n'as pas les moyens, même si tu aimes ce que je fais. Donc, l'idée, c'est de le vendre à beaucoup de gens à un prix beaucoup plus bas pour que toi, tu puisses avoir accès à un service premium. pour pas cher et que je puisse t'aider dans ta vie pour ton marketing, ta com, ton pouvoir d'achat, ta visibilité et que tu aies un pack complet grâce à un outil, mais que nous, en tant que startup, on a développé pour une échelle. Donc au départ, ce qu'on développe, ça vaut 40, 50, 100 000 euros. Mais si je devais te faire payer le prix, tu ne lui viendrais pas. Par contre, si je te dis qu'une formule comme ça, ça vaut 400 ou 500 euros à l'année, ok, c'est accessible, je viens. Et en fait, l'idée, c'est d'aider un maximum de gens. Et nous, on fonctionne comme ça. Donc au départ, forcément, t'es pas rentable. Mais faut pas oublier que des gens comme Amazon, qui sont extrêmement connus, bon, ils ont d'autres valeurs que nous, mais qui sont extrêmement connus, pendant 10 ans, la boîte, elle a pas été rentable et le gars a failli faire faillite 3 fois. Et personne le sait. Personne ne sait que Jeff Bezos, sur Amazon, il a failli se faire virer par ses actionnaires des centaines de fois. Parce qu'il avait pas... Parce que... Lui, il avait cette vision de « on fait du volume, on fait de l'échelle, on devient indispensable aux gens et ça viendra après » . Et en fait, je pense qu'il faut avoir cette vision-là pour entreprendre, dans la vision que j'ai de l'entrepreneuriat. Après, je pense qu'il y a plusieurs catégories. Il y a des entrepreneurs et il y a des travailleurs indépendants. Et il y a des investisseurs. Donc, le travailleur indépendant, c'est le freelance. Le freelance, je fais une prestation, j'échange mon temps contre de l'argent, mais j'ai ma liberté un peu d'organiser mon emploi du temps. Mais si demain, je ne me lève pas, je n'ai pas d'argent. Ça, c'est le travailleur indépendant. C'est la première étape. C'est ce que tout le monde fait. Et ça, c'est très bien. Ensuite, il y a l'entrepreneur. L'entrepreneur, il n'est pas dans cette psychologie-là. L'entrepreneur, il est dans créer un système, créer un processus, créer un système qui fait que je vais mettre des choses en place qui sont complexes. qui vont mettre longtemps à être mises en place. Mais quand elles sont mises en place, même si je dors, j'ai de l'argent qui rentre. Et après, il y a l'investisseur. L'investisseur, lui, il a mis tous ses process en place et il a assez d'argent pour aider des gens. Donc, il va investir dans du mécénat, dans des associations ou dans d'autres boîtes pour les aider à grandir et améliorer le monde. Et ce gars-là, ça devient un investisseur. Pour devenir un investisseur, il faut réussir les autres étapes. Donc, souvent, les investisseurs sont vieux. Ils ont 60 ans. Des gens comme ça. Mais des entrepreneurs comme moi, je me définis. En fait, il y a des entrepreneurs que je connais, ils ont compris ça, ils ont 20 ans. Et ça, c'est génial. Il y a un temps fou. C'est pour ça que j'aime bien faire des conférences, moi, à des jeunes. Parce que si en 15 minutes ou 30 minutes, je peux leur donner juste un impact, un déclic mental, OK, on lui fait gagner 10 ans de sa vie. Et en fait, c'est super.
- Speaker #0
Mais c'est hyper intéressant ce que tu dis, parce que ça veut dire qu'il faut aussi savoir ce qui t'anime. est-ce que c'est faire du business est-ce que c'est aider le plus grand nombre même si j'entends rien n'est incompatible mais ça ne demande pas les mêmes compétences quand tu parles d'entrepreneuriat on entend bien ce mot de création dans l'investissement il y a l'investissement il y a le côté business Et au début, au milieu, c'est celui qui va vendre. Donc, il a déjà, enfin, contre un service, il va vendre, contre de l'argent, pardon, il va vendre un service. Donc, c'est vrai, il n'y a pas de la création, même s'il a eu un petit moment de création. Mais je veux dire, c'est à des pourcentages vraiment différents, tout ça. Alors, l'un, comme tu dis, l'un ne va pas sans l'autre. Mais au départ, qu'est-ce qui t'anime le plus ? C'est hyper important, effectivement, avant de te lancer, de dire, est-ce que, ouais, est-ce que moi, la création, c'est mon truc ? En gros, connaître son profil, son profil entrepreneur. parce qu'effectivement peut-être que la création c'est pas attaquable ou alors tu es trop dans la création et c'est ce que tu disais et c'est pour ça que vous avez créé du local, c'est que tu as des gens qui ne sont pas du tout dans le business et qui du coup n'arrivent pas à manger à la fin du mois parce qu'ils ne sont que créatifs donc il y a ce profil qui est assez intéressant à mettre en lumière je pense avant de se lancer en fait tu as raison,
- Speaker #1
je te rejoins avoir l'entrepreneuriat c'est ce que je disais au tout début c'est l'état d'esprit il faut être prêt conséquence. en fait il faut être prêt mentalement c'est comme le sport, tu vas pas être champion du monde si t'es jamais entraîné, si t'as pas fait une prépa mentale si t'as pas eu des échecs si à un moment donné t'as pas pris un mur, tu sais pas ce que c'est si t'as pas pris de coup,
- Speaker #0
tu gagnes pas c'est pas possible sauf qu'au départ la plupart des entrepreneurs quand ils switch, ils font une formation moi la première, je suis coach de vie j'étais fonctionnaire je passe du fonctionnariat à l'entreprenariat Pour moi, l'entreprenariat, parce qu'en fait, tu n'es pas formé, peut-être que je ne me suis pas assez documentée, j'avoue, mais tu ne te dis pas, il y a tout à connaître. Parce qu'il y a ça aussi, quand tu es entrepreneur, tu ne te dis pas gestionnaire, tu ne te dis pas business, tu ne te dis pas créatif. Et tu n'es que dans ton truc, moi, je veux changer le monde en rendant les gens, en faisant du bien aux autres. Mais c'est vrai que c'est hyper important quand même d'avoir en tête qu'il faut tout maîtriser et qu'on n'a pas toutes les compétences ou alors il faut se faire accompagner, comme tu as dit. Il faut collaborer.
- Speaker #1
Il faut avoir un plan.
- Speaker #0
Oui, c'est ça, il faut avoir un plan.
- Speaker #1
En fait, demain, tu vas aller en vacances à Bordeaux. tu as un plan, tu as un GPS, tu as une carte, tu y vas en voiture, tu as le temps, tu passes par la campagne, tu fais des étapes, tu peux dormir, tu prends l'autoroute, tu y arrives direct. Ça dépend du plan que tu as et de l'objectif que tu as et le temps que tu as. L'entrepreneuriat, c'est pareil. J'ai un plan, j'ai une vision sur 20 ans. Je ne sais pas moi, j'ai une vivée locale dans 20 ans, on veut être dans chaque département de France, on veut aider des milliers, voire des millions de personnes. Déjà, nous, à notre échelle à Limoges, c'est 50 000 euros de pouvoir d'achat gagné actuellement par an euh déjà en Indienne. Donc, les gens qui consomment chez les commerçants. La stat, aujourd'hui, à l'heure actuelle, c'est 50 000 euros. Demain, j'ai 50 départements. C'est pas 50 000 euros, c'est des millions, des millions d'euros qu'on fait gagner. Donc ça, nous, c'est notre vision. Une fois que tu as dit ça, c'est cool. Mais après, tu enlèves cet objectif-là et tu le découpes par plein de petits objectifs. Et nous, aujourd'hui, on a des objectifs à 10 ans, à 5 ans, à 3 ans, à 1 an, à 1 mois, à 1 semaine et tous les jours. Et en fait, c'est toutes ces petites marches. En fait, l'idée, c'est si tu as ton plan et tu sais comment faire, tu vas faire toutes ces petites marches. Et si tu veux monter la montagne et que tu te dis, tiens, aujourd'hui, je vais aller là, je vais passer par là. Et si tu te trompes de chemin, ce n'est pas grave, tu peux faire demi-tour et repasser, tu perds un peu de temps. Mais tu ne perds pas 15 minutes, tu ne perds pas une journée. Dans l'entrepreneuriat, c'est ça l'idée. C'est OK, j'ai cette étape-là, je l'ai fait, je me suis trompé, j'ai testé le marché, je me suis trompé, ce n'est pas grave, je recule un petit peu et je recommence. Et en fait, c'est ça qu'il faut faire. Donc au lieu, ce n'est pas linéaire, tu vas faire ça, tu vas revenir. Mais en fait, c'est étape par étape. Donc ça, je pense avoir un plan et la vision, c'est hyper important. Et chaque entrepreneur, je pense, du monde entier, devrait commencer par là. Avoir au moins un plan, au moins une vision. Après, tu pivotes, ce n'est pas grave, mais au moins un truc.
- Speaker #0
Et là, je mets à la place des thérapeutes. Ils disent, bah oui, mais moi, en fait, ce n'est pas du tout, je ne sais pas, même si c'est une création d'entreprise parce qu'ils vont être entrepreneurs, il n'y a pas Comment je me projette à 5 ans ? C'est peut-être aussi en parlant de la cible. Peut-être qu'ils sont partis avec une idée de client type et que là aussi, ça va évoluer avec qui ils sont, avec la vie, avec l'expérience. Et que ça aussi, il faut avoir en tête que ça va aller.
- Speaker #1
Moi, je pense qu'on ne peut que savoir en testant. Donc en fait, je pense que les gens, s'ils se font du sur place, c'est qu'ils ne passent pas assez à l'action. Il faut prendre le risque de ne pas passer à l'action. De se planter, de se dire, j'ai appris un truc là, trop bien.
- Speaker #0
Ou j'ai rencontré quelqu'un qui m'a fait prendre conscience qu'il faut passer à l'action.
- Speaker #1
Et je reviens à ce que tu disais tout à l'heure, où tu disais, des fois il y a des gens, ils sont créatifs, mais ils ne sont pas dans le commerce. Moi j'en ai, j'ai mon committee manager, tu vois comment j'ai rencontré Hugo, Hugo il a passé 10 ans aux Etats-Unis, et il est revenu. C'est un partenaire, j'ai dit tiens je cherche un community manager mais je trouve personne qui correspond à mon état d'esprit, moi j'ai peut-être un gars pour toi, il vient des Etats-Unis, il est bilingue, c'est un jeune et tout, et en fait j'ai dit ok ça me plaît, la mentalité ça me plaît déjà, j'aime bien la mentalité. Il était entrepreneur des States, j'aime bien. Et Hugo, il est venu, on a fait une visio pendant une heure, et aujourd'hui, il est là depuis, ça fait presque un an qu'on bosse ensemble. Et Hugo, il est venu, il a zéro réseau à Limoges, zéro contrat, il n'a rien. Il dit, voilà, moi, j'ai fait un peu de contenu sur les réseaux, rien de fou, mais je veux être sain. Je lui dis, écoute, si tu es résilient et que tu veux venir un an avec moi, au début, tu ne seras pas payé, mais montre-moi que tu es capable. et moi je vais te faire des... Je vais te donner la possibilité de prendre de l'expérience, de rencontrer plein de gens. Et après, si tu es OK, là, on fait un contrat. Et c'est ce qu'il a fait pendant trois mois. Donc, il a vu la force du réseau, la force des gens. Et aujourd'hui, Hugo, il a trois contrats. Donc, il a nous, il en a un autre, il a trois clients. Et ces trois clients, c'est du vivier local.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc, aujourd'hui, il arrive à vivre de sa prestation en moins de neuf mois parce que l'UV local lui a fait confiance il a dit ok moi j'aime bien ton état d'esprit on y va t'inquiète ça va le faire et il a pris le risque de ne pas être payé pendant 3 mois de prendre un risque de faire du contenu gratuit c'est ça que j'ai envie de dire aux gens c'est que donner vous allez recevoir et donnez pas avec des arrières pensées donnez et si vous recevez pas c'est pas grave ça va revenir et je pense qu'il y a beaucoup de chefs d'entreprise qui ne le font pas ça et c'est dommage et moi je dis tout pareil j'ai un autre collaborateur en freelance c'est Charlie qui aime bien être dans l'événementiel, animer des choses. Et je lui ai dit pareil. Je lui ai dit, prends ce risque-là. Et là, il est en train de récolter des fruits.
- Speaker #0
Et ça rejoint ce qu'on disait aussi sur d'autres interviews, où en fait, des fois, quand tu te lances, tu investis petit parce que tu as peur, parce que tu n'as pas trop de moyens. Et en fait, tu perds un temps fou. Alors que des fois, oser sortir de la zone de confort, c'est ce que tu disais, prendre des risques, ça permet d'aller un peu plus vite. et d'aller un peu plus grand aussi au final. Donc, ça rejoint un peu ce que tu dis avec ton committee manager qui, du coup, accepte, OK, pendant trois mois, il ne se passe rien. Alors, c'est une autre forme d'investissement, lui, investir du temps. Du temps et de...
- Speaker #1
En fait, là, il n'a pas eu pendant trois mois de l'argent, il a eu de l'expérience. Oui, c'est ça. Mais qu'il lui fait gagner de l'argent aujourd'hui.
- Speaker #0
Bien sûr, bien sûr.
- Speaker #1
Et moi, comme je dis à tout le monde, qui va vous acheter ? si personne ne vous connaît et si vous n'êtes pas crédible à leurs yeux. Ce n'est pas possible. Nous, en tant que consommateurs, on ne le fait pas. Pourquoi les autres le feraient pour vous ? Ce n'est pas possible. Donc, il faut donner... Moi, quand j'ai fait Vivier Local, à bout d'un moment, il faut montrer aux gens que... Déjà, moi, quand j'ai construit Vivier Local, la seule idée que j'avais, c'est d'avoir des clients, même gratuits. Pour que les gens puissent venir, avoir un volume et tester si ma solution marche. C'est la base. Donc, j'ai eu 30 partenaires en test, 10 CSE en test et on regarde si c'est un match. Et on ne développe rien. On regarde si c'est un match, comment ils se comportent. Et ça, ça a déjà mis 3 mois. Donc, il faut déjà se dire pendant 3 mois, je ne gagne pas une thune. Ensuite, on commence à mettre une solution en place 3 ou 3 mois de plus. On est à 6 mois. On n'a toujours pas gagné d'argent. Ensuite, on met en place des offres commerciales, on commence à en gagner, mais on paye ce qu'on a passé pendant 6 mois. Donc, on a un ontarien. Ça, il faut être prêt. Mais en fait, il y a 5% des gens sur la Terre qui font ça. Par contre, ceux qui réussissent, peut-être 1%, parmi ces 1%, c'est ceux maintenant que tout le monde connaît. Et en fait, je pense que même sans être dans le monde entier, je pense déjà que si tu as de l'impact dans ta vie, sur tes clients et sur ta région, déjà c'est bien. Et après, l'argent, ouais, mais moi je dis aux gens, ok, vous payez votre loyer, vous payez votre bagnole, les assurances, vous mangez et après vous faites quoi ? Vous sortez un vœu, vous n'avez pas besoin de 4000 euros par mois, c'est pas vrai. Même si ça te fait rêver, demain je te donne 4000 euros, qu'est-ce que tu vas en faire ? Tu vas les perdre. C'est de l'éducation. On commence à être éduqué, à comprendre les systèmes, à aider les gens. Et si les gens et le marché trouvent que ta solution est bonne, ils te paieront très cher pour le faire. Mais ça, ça demande 10 ans. C'est comme ça. C'est vrai qu'en France, on n'est pas forcément très aidé. Les entrepreneurs sont un peu comme les pompes à fric, les vaches à lait. C'est peut-être un petit peu dommage. Mais je pense que si on aidait les gens un peu plus à... éduquer. Moi, j'ai fait un an, j'ai donné des cours pendant un an à l'IUT pour les 3e années de Tech2Co. Je peux te dire que c'est pas loin d'être une vraie catastrophe aujourd'hui ce qu'on leur met dans la tête. Et c'est dommage parce que les gamins ils ont 20 ans et ce que je te dis là, si je leur ai dit, ils me croient pas. Donc c'est dommage au final. Alors il y en a qui le font, mais sur 50 il y en a 2-3, ils devront en avoir 25. Et c'est un peu le problème, c'est qu'en France on a des schémas, on aime bien mettre les gens dans des cases. Et on est les seuls à faire ça, c'est ça qui est fou. Rien que si on va en Angleterre, même en Espagne ou en Italie, déjà c'est un peu plus ouvert. Et après, quand on va dans des pays hautes, là, on se rend compte qu'en France, quand même, on pense être dans la norme, mais en fait, c'est nous qui sommes à part. Et c'est dommage. Et c'est à cause de l'écosystème, de l'environnement, c'est comme ça. Peut-être que ça changera un jour.
- Speaker #0
Et c'est culturel aussi, ça rejoint un peu ce que tu disais. Et c'est culturel, oui. C'est le schéma que toi on t'a donné. On nous dit, il faut être fonctionnaire, peut-être moins maintenant, mais à l'époque, à l'époque de nos parents, il fallait être fonctionnaire, il fallait être salarié. Et c'est vrai qu'on n'ouvre pas l'esprit à nos enfants sur toutes les autres possibilités qui peuvent exister dans le monde professionnel. Sauf si tes parents sont déjà eux-mêmes entrepreneurs. Pour le coup, effectivement, c'est beaucoup plus facile.
- Speaker #1
Mais la chance qu'on a... c'est qu'on a quand même une génération qui ont 20 ans, 15 ans. Ils veulent plus ce schéma-là. Et donc nous, on a même pensé à inventer un nouveau métier avec Vivier Local, qui arrivera bientôt. Et en fait, j'ai fait un constat, c'est que les jeunes, il y a beaucoup de jeunes qui ne gagnent pas d'argent, c'est compliqué, ils sont obligés d'aller travailler. Et la seule chose qu'on leur propose pour un job étudiant, c'est vendeur dans un magasin, une franchise, c'est pas forcément fou, ou travailler au McDo et tout ça. Et je leur dis, putain, mais nous c'est ce qu'on faisait il y a 20 ans ou 30 ans. Ça n'a pas évolué, c'est dingue. Et nous, on a réfléchi à un système pour qu'avec Gélocal, les jeunes puissent gagner des revenus complémentaires, être un entrepreneur, avec des revenus passifs de 200 à 1 000 euros par mois. Et de ce côté-là, commencez à leur dire qu'il existe un autre schéma. Regardez, vous ne prenez pas de risques. Commencez à faire ça. L'idée, ce n'est pas de dire que c'est révolutionnaire et qu'en ville locale, ils ne vont faire que ça. L'idée, c'est de leur dire qu'il existe un autre schéma. Vous avez le choix entre ça. et ça. Maintenant, vous préférez faire ça ou ça. Laissez-vous au moins le choix. La possibilité d'avoir le choix.
- Speaker #0
Oui, leur dire, c'est ça. Il n'y a pas qu'un schéma. Il y a d'autres possibilités.
- Speaker #1
Et on leur prouve avec un truc concret. Et ça, ça va arriver. Il nous faut encore quelques mois de développement, mais ça, ça va arriver. Et quand ça va arriver... l'ancienne génération va dire c'est quoi ce truc ? et moi je pense que les jeunes vont dire putain c'est un nouveau métier, c'est une opportunité et peut-être qu'il y en a qui ne feront que ça mais l'idée c'est juste de leur semer une petite graine et si je peux avoir cet impact là indirectement, mais je pense que ça on va le faire je pense que vraiment on va y arriver à faire ça parce qu'on a une génération qui est prête à entendre ça super,
- Speaker #0
ouais c'est sûr Les 15-20 ans, c'est clair, ils font vraiment une autre ouverture sur le monde, dans une autre dynamique, et eux, ils vont vite, et ils veulent aller vite. C'est ça. Il faut s'adopter à ça.
- Speaker #1
Et aujourd'hui, je pense que les jeunes qui ont 20 ans, échanger du temps contre de l'argent, c'est un peu obsolète comme vision. Parce qu'ils ne veulent pas attendre d'avoir 65 ans pour revivre.
- Speaker #0
Mais c'est clair. Et puis, nous, retraite. Même nous deux, on n'a pas de la même génération. Mais moi, je n'ai pas envie de me dire vivement la retraite. Tu vois ? Et puis,
- Speaker #1
comment ?
- Speaker #0
Aucun intérêt, en fait. Et c'est aussi l'intérêt de remettre du sens dans nos métiers pour ne pas te dire vivement la retraite.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Moi, je n'en ai rien à faire. J'ai envie de faire ce que je fais, ce qui m'anime le plus longtemps possible.
- Speaker #1
Mais tu sais que dans les médias, moi, j'écoute pas mal RMC et tout ça en bagnole. Personne n'en parle de ce qu'on dit là. C'est fou. On est toujours dans ce schéma de débat. Tiens, est-ce que la cinquième semaine de congé payé va être supprimée ? Qu'est-ce qu'on en a à foutre ? Dites-nous plutôt comment éduquer ces enfants ? Qu'est-ce qui existe ? Quels sont les schémas ? Quelle valeur ajouter ? on amène, comment on aide les entrepreneurs, comment les jeunes, on les enlève de ce schéma où dans 30 ans, ils vont être en dépression. Dans quel monde ? Comment on enlève ce diabète chronique ? Comment on arrête que les hommes, depuis 30 ans, 45% soient en surpoids ? Ce n'est pas possible. Il faut arrêter ça. Du coup, ce n'est pas les pouvoirs publics qui vont pouvoir le faire. C'est des structures comme nous, privées, avec de l'ambition, avec une vision. Même si on n'y arrive pas, même si on n'impacte pas tout le monde, on s'en fout. Ce qui est fait est fait. C'est déjà mieux que ce qui n'est pas fait. Donc du coup, l'idée, c'est d'avancer comme ça et d'être un vrai contre-pouvoir dans des années. une armada d'ambassadeurs, de soldats qui soutiennent ça.
- Speaker #0
Et puis toi, tu sèmes une graine. Même si ce n'est pas ce projet qui va fonctionner, ça va semer une graine dans les cerveaux. Et puis ils vont se dire, oui, on parle qu'au salarié, mais en fait, oui, non, il existe autre chose. Et ils vont être créatifs et eux aussi, ils vont amener leur pierre à l'édifice. Donc du coup, c'est ça, c'est l'effet boule de neige.
- Speaker #1
Oui, et on a de la chance quand même. On est dans une période où entreprendre, c'est maintenant. Là, aujourd'hui, on a tout. À l'époque de mes parents, créer des choses, c'était compliqué. Il fallait faire des structures physiques, la pub, c'était que des journaux, il fallait avoir un réseau. C'était très fermé, en fait. Et du coup, quand tu étais salarié, tu restais salarié. Quand tu étais chef d'entreprise, tu l'as donné à ton fils. Ton fils n'avait même même pas le choix. Il le faisait, il reprenait l'affaire.
- Speaker #0
Un héritage pas possible.
- Speaker #1
Oui. Et je ne suis même pas sûr qu'ils étaient vraiment heureux. Non.
- Speaker #0
Bien sûr, parce que je te dis,
- Speaker #1
il y a la lourdeur de l'héritage. C'est ça, pardon. C'est ça.
- Speaker #0
C'est terrible.
- Speaker #1
C'est ça. Et donc du coup, aujourd'hui, je pense que tout le monde a le choix. Et tout le monde a le choix de faire ce qu'il veut. Surtout qu'aujourd'hui, on est dans une société où la source d'information, elle est dingue. C'est juste qu'elle est mal utilisée.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Mais en fait, elle est dingue. Donc tout le monde est capable de le faire. Après, ça demande du travail, de l'apprentissage. Moi, c'est ce que je disais aux jeunes. Je leur disais... « Nous, avec l'école, on n'a pas le temps d'entreprendre. » Je lui dis « Tu fais quoi de 17 à 20 heures ? »
- Speaker #0
« C'est ça,
- Speaker #1
des écrans. » En fait, ils ne font rien. Ils vont au bar, ils font des écrans, ils ne font rien. Je leur dis « Imagine que là, même deux heures par jour. Imagine dans l'année. Ton business, il est monté, il est prouvé. Tu sais déjà si ça marche. »
- Speaker #0
« Sois créatif. Ne te laisse pas engluer le cerveau par ça. »
- Speaker #1
Je pense qu'on est la moyenne des cinq personnes avec qui on traîne. Si tu es jeune et que tu commences à avoir 5 personnes, étudiants, qui pensent « Ah, je vais créer une boîte, je vais faire ci » , t'es, on va dire, embrigadé, dans le bon sens du terme, dans ce cercle vertueux, toi aussi, t'as envie de le faire. Par contre, si t'as cinq personnes qui disent « Ah oui, on va boire des coups tous les jours » , malheureusement, l'humain est comme ça, n'importe qui est comme ça. Tu prends le plus gros sportif, je sais pas, un exemple tout con, mais Ronaldo... Le vrai, c'est Ronaldo, mais Ronaldo le Brésilien, super sportif, en canne, machin, il arrête le sport, grosse, je pense, très dure, j'ai plus cette adrénaline, je me laisse aller, aujourd'hui il est en surpoids. Et c'est fou, en 10 ans. Non,
- Speaker #0
parfois.
- Speaker #1
Parce que l'humain, il se laisse embrigader par son environnement. Oui,
- Speaker #0
il va avoir la facilité, c'est quand même vachement plus simple de se poser, de rien faire, que de se dire j'y vais, d'être dans l'action.
- Speaker #1
Et surtout quand tu l'as fait depuis 20 ans. pendant 20 ans donc deuxième chose qu'on n'a pas parlé l'environnement est très important c'est sûr,
- Speaker #0
et est-ce que tu t'es fait accompagner en fait ?
- Speaker #1
pas vraiment, alors je vais te dire pourquoi parce que je trouve que les gens ne sont pas assez compétents non mais je le pense réellement aujourd'hui, alors je pense à des structures publiques moi les structures publiques la chambre de commerce BGO, c'est très bien ce qu'ils font Oui. Mais moi, je pense qu'on peut faire la même chose en lisant des livres, en grattant sur Internet et en parlant à des entrepreneurs qui ont déjà monté des boîtes.
- Speaker #0
Le réseau, l'échange de compétences.
- Speaker #1
C'est ça qui te fait avancer. Et je pense que toutes ces structures à part pouvoir public, ils sont trop obsolètes par rapport à ça. Ils sont trop obsolètes. En plus, ils ont tendance à te dire, c'est nous qui avons la vérité. Tu commences à être dépendant de ces structures-là et d'avancer à leur rythme. Et ça, c'est un gros danger. Et du coup, moi, je dis croix rouge là-dessus. Ça ne sert à rien. Alors, si ça sert au départ, si vraiment tu n'as aucune compétence et que tu découvres. Pour les grandes lignes, en fait. Voilà, tu vas avoir les bases. Vas-y, mais rapidement, fais-le toi-même. En fait, il n'y a que toi qui peux changer ta vie, pas les autres.
- Speaker #0
Après, tout seul, ce n'est pas évident, tu vois. Donc, c'est là où le réseau, j'insiste, est hyper important. Participer à des soirées de réseau, investir dans un réseau parce qu'en fait, tu rencontres des gens et ça t'échange d'expérience. est tellement riche en fait. Et là, tu gagnes un temps fou parce que dans les livres, ça peut aussi être compliqué. Quel livre avec tout ce qu'on a aujourd'hui comme informations ? Oui, c'est de la recherche. C'est pas évident.
- Speaker #1
Il faut cibler son information, c'est le plus dur. Mais c'est vrai que ce que tu dis, nous, on en est même venu à faire un VVLocal Business en fait aujourd'hui. Parce que ce que tu dis, c'est vrai. C'est que moi, les gens me disent, mais comment on se développe ? En fait, il y a trop de gens que je rencontre qui c'est la baguette magique. Ils attendent. Mais si j'investis 300 euros, est-ce que je vais avoir 30 000 ou 3 000 ? Ça ne marche pas comme ça.
- Speaker #0
Oui, mais aujourd'hui, c'est encore la peur de l'aspect financier, en fait. Parce qu'on a envie d'avoir une grosse voiture, une grosse maison, voyager, et on a un niveau de vie.
- Speaker #1
Ça, c'est une bêtise.
- Speaker #0
Ça, quand tu vis entrepreneur, je pense que c'est aussi important de le noter, c'est que forcément, le niveau de vie va évoluer, peut-être en mieux, mais dans un premier temps, il y a une phase où...
- Speaker #1
Il est rarement en mieux. Je te le dis direct.
- Speaker #0
Ça dépend des entrepreneurs. C'est bon ce que j'ai interviewé.
- Speaker #1
Ça dépend de la longéctivité de l'entrepreneur.
- Speaker #0
Ouais, peut-être, mais en tout cas...
- Speaker #1
Aucun entrepreneur se paye au début. C'est pas vrai.
- Speaker #0
Sauf en France,
- Speaker #1
c'est plutôt bien fait. La France, les gars, entreprennent parce qu'il y a deux ans de chômage ou un an et demi maintenant. Forcément ils le font, mais si tu pars vraiment, tu dis je monte une boîte pendant un an, j'ai zéro, là t'as intérêt à te dire que ton train de vie... Moi les gens me disent, mais Fred tu te payes pas, comment tu vis ? Je leur dis, on va poser la question différemment, qu'est-ce que tu fais de ta vie ? Et ils me disent comment ça, je dis tu fais quoi, explique-moi ta vie. Je vais au travail, je sors, je vais au resto, ok, moi je t'explique ma vie. Je me lève, je travaille, j'amène mes enfants à l'école, je fais du sport.
- Speaker #0
Le soir, je m'occupe de mes enfants, je dors, je n'ai pas le temps. Et je fais ça depuis 5 ans.
- Speaker #1
Et tu t'éclates, précise. Et je m'éclate.
- Speaker #0
Et j'aime ça.
- Speaker #1
Que tu te fais plus plaisir maintenant, que quand tu es allé au resto, quand tu voyageais, quand tu es dans un rythme de vie. Même si voyager,
- Speaker #0
c'est bien sûr que tu es... Mais en fait, quand j'étais salarié, je m'obligeais à partir en vacances. Je m'obligeais à avoir un standing. Aujourd'hui, je n'en ai plus rien à faire. Donc aujourd'hui, je me dis juste, ok, moi je fais ça. Donc mon train de vie, j'ai gagné deux fois et demi plus ma vie quand j'étais salarié que maintenant. Mais ce n'est pas ce qui m'anime. Moi aujourd'hui, les deux fois et demi plus que je gagnais ma vie, aujourd'hui même si je gagne deux fois et demi moins ma vie, en fait ce n'est pas grave parce que j'ai moins de besoins. Je fais moins de choses. j'ai moins de besoins, je n'ai pas le temps par contre je m'épanouis parce que mon réseau on va dire ouais mais du coup tu n'as pas de potes en fait c'est pas vrai, tous les soirs je le sors parce que là tu vois j'étais à mille et une notes hier dans les journées je rencontre énormément de monde je suis aussi dans des réseaux business donc forcément en fait c'est juste que mes rencontres et mes potes ou ma vie sociale a changé en fait et je le fais à travers mon travail et je suis très heureux comme ça, aujourd'hui je fais beaucoup de padel je rencontre énormément de gens ou pas d'elle, ok, ça me va en fait. Et c'est mieux qu'avant.
- Speaker #1
Oui, c'est ça qui est difficile pour le salarié, c'est de se dire, mais en fait, comment tu peux te faire plaisir si tu gagnes moins ? Enfin, tu vois, c'est difficile parce que le schéma est tellement établi. Comme tu dis, on rentre de vacances, on rentre de vacances avec les collègues. Là, aujourd'hui, on est quelque part en vacances tout le temps parce que ce qu'on fait nous éclate. Donc, en fait, les vacances, c'est tout le temps. Et en même temps, on travaille tout le temps aussi. Donc, en fait, ça n'a rien à voir avec... On ne peut pas comparer, en fait, les deux systèmes. On va bientôt clôturer. Qu'est-ce que tu pourrais... Si tu as un conseil à donner, je sais que c'est difficile, un seul ou plusieurs, qu'est-ce que tu pourrais dire à une personne qui hésite encore à switcher et à passer dans l'entrepreneuriat ?
- Speaker #0
OK. Je suis salarié, mais je veux être dans l'entrepreneuriat.
- Speaker #1
En fait, tu sens que c'est compliqué dans ce que tu vis, dans le salariat. Tu as des idées dans l'entrepreneuriat ou pas, d'ailleurs. Mais qu'est-ce que tu penses ?
- Speaker #0
Déjà, j'ai envie de te dire c'est quoi ta raison ? pourquoi tu le fais ? Si tu le fais juste pour quitter le salariat, ce n'est pas une bonne raison. Parce que le salariat, même si je ne suis pas adapté à ça, ça a plein de vertus où les gens s'y retrouvent. La sécurité, avoir un salaire, des avantages, un CSE, avoir des vrais, de la mutuelle, etc. C'est plein d'avantages. Qu'est-ce qui est important pour toi ? C'est quoi ton pourquoi ? Pourquoi tu le fais ? Où tu veux aller ? Si tu n'as pas ce pourquoi fort au fond de toi, tu vas perdre ton sens, tu vas quitter un emploi Des fois, tu vas être encore plus en mal-être.
- Speaker #1
Oui, te mettre en danger.
- Speaker #0
En danger. Tu vas dire, moi, ma compagne, elle n'est pas du tout comme moi. Elle est fonctionnaire, elle est prof. Elle adore ce qu'elle fait. Elle entreprend dans son métier à sa façon.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Mais elle me dit, moi, ma sécurité, mon salaire, c'est hyper important.
- Speaker #1
Avant tout, tu as l'esprit aussi.
- Speaker #0
Alors que moi, je m'en fiche. Tu vois ? Donc, moi, le plus important pour moi, c'est ma liberté de faire, de penser, d'agir. Donc, j'aime bien aussi faire ce que je veux quand je veux. Les gens, des fois, ça dépend. Donc, si tu es salarié et tu attends pourquoi, tu es prêt, tu as fait ton cheminement en interne, là, tu vois que c'est fait, le seul conseil que je peux dire, c'est passe à l'action. Et sois prêt à te planter. Ose, passe à l'action, commence à faire le premier pas, puis le deuxième, puis le troisième, et adapte-toi à la situation. Et dis-toi un truc. Après, rassure-toi sur des stats. Tout ce que tu entreprends, ça met toujours plus de temps, il faut plus d'argent. Et c'est comme ça. Et quand tu es conscient de ça, après, tu avances. Il y a plein de gens qui montent des boîtes, ils y vont, ils n'y arrivent pas, ils ont plusieurs ils n'ont plus envie. En fait, ils pensaient qu'en montant une boîte, ils allaient avoir du sens. Ça n'a pas du tout de sens pour eux. Ils reviennent dans le salariat et moi, j'en ai beaucoup qui me disent « putain, là, je suis bien » . Maintenant, je suis revenu dans le salariat. Je n'ai pas les charges, les machins de pensée. Ma santé mentale est reposée. Ça dépend de ton objectif de vie, tout simplement. Donc, il n'y a pas de vérité. Il faut tout pour faire un monde. Moi, je trouve qu'un salarié, c'est top. Mais attention, ça peut devenir toxique si tu ne maîtrises pas ton destin et si tu n'es pas OK avec ce que tu fais. C'est ce que je dirais pour compte.
- Speaker #1
Super. Merci.
- Speaker #0
Merci à toi.
- Speaker #1
Merci de nous avoir écoutés. Si vous avez aimé cet épisode, n'hésitez pas à vous abonner. Pour info, je vous mets dans les notes toutes les références importantes ainsi que les différents liens pour retrouver l'invité. En attendant de vous partager un nouveau parcours de vie professionnel, n'hésitez pas à poser vos questions en commentaire. Je tâcherai d'y répondre ou de transmettre aux invités. Merci infiniment et à bientôt !