- Speaker #0
Bienvenue dans So Let's Go, le podcast des hommes et des femmes qui ont radicalement changé de vie professionnelle. Je suis Adeline Guillou, je suis coach de vie et ce que j'aime particulièrement dans ce métier, ce sont les histoires de vie personnelles ou professionnelles. Ici, je vais vous partager le parcours de ces hommes et femmes qui ont pris la grande décision de quitter ce qu'ils savaient faire. pour quelque chose de complètement différent, de plus risqué souvent, mais qui à leurs yeux avait plus de sens. Et aujourd'hui, je suis très heureuse de vous partager l'histoire d'Astride, qui est passée de responsable dans la communication à créatrice d'un lieu de bien-être.
- Speaker #1
Pour moi, cultiver l'envie, c'est tellement clé. Trouver ce qui fait vibrer. C'est aussi parfois en se lançant dans le vide que l'on fait la rencontre de ces ressources, qu'on se rencontre.
- Speaker #0
So, let's go ! Comment t'es venue cette idée ?
- Speaker #1
Je me suis levée un matin et... Non, c'est tout un process. Je me suis levée un matin de 2018 et pendant dix jours, je n'ai plus pu dormir. Je pense que l'histoire, elle commence là. Je perds le sommeil. Et en fait, je ne m'en rends pas compte à ce moment-là, mais c'est un moment de ma vie où il y a plein de choses qui ne me vont pas. mais je ne le vois pas il y a plein de choses qui ne me vont plus dans mon travail j'ai deux jeunes enfants le dernier a quelques mois et en fait je m'approche, j'ai passé les 30 ans et je pense qu'il me manque un équilibre et je suis à la recherche de cet équilibre je stresse tous les soirs à l'idée de ne pas rentrer trop tard pour voir les enfants c'est très compliqué je pense que pas mal de femmes vivent ce moment là Hum. Mais voilà, je ne m'interroge pas tout de suite. Et puis, ça s'accélère. Une discussion houleuse me fait prendre conscience qu'en fait, il faut arrêter de... Il faut que je puisse me respecter, me faire respecter. Et en fait, là, je commence vraiment à me poser des questions. En fait, c'est quoi le sens de mon travail ? C'est quoi à quoi j'aspire ? Est-ce que c'est juste de passer autant de temps derrière un écran à faire des PowerPoints, même si je suis la déesse du PowerPoint ? Non, je rigole. Mais... Enfin, vraiment, je remets tout en question. Et donc, c'est là que l'éveil commence.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et cette phase d'éveil m'a amenée à justement changer de cap et de vie.
- Speaker #0
Tout à fait. T'étais, si on peut résumer un peu ce que tu viens de dire, à la quête du sens, en fait, dans ce que tu vivais au quotidien, dans ton travail.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. J'avais une surcharge mentale. plus d'espace disque disponible qui m'amène à un burn-out. Et en fait, c'est à ce moment-là que je teste le yoga.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et à ce moment-là, je n'ai jamais fait d'autres pratiques à part des pratiques sportives assez intenses. Et donc, je teste le yoga à force de recommandations pensant que ça ne va pas me convenir. Et en fait, il y a une rencontre entre un besoin, une quête de sens, des questions que je me pose. Et j'essaye cette pratique, alors déjà corporellement, elle me plaît énormément, c'est-à-dire que ça me fait un bien fou de respirer, de bouger en conscience différemment de ce que j'ai l'habitude de faire, et donc en termes de ressources, c'est immédiat. Et ça me bluffe tellement que je commence tout de suite à lire des bouquins sur le yoga, sur la philosophie du yoga, et en fait très rapidement je me rends compte que les principes, ça rencontre les questionnements que j'ai. comment apprivoiser mon mental les fluctuations du mental trouver un alignement me retrouver qui suis-je vraiment si on me met de côté toutes mes fonctions donc en fait je me jette dedans quoi,
- Speaker #0
parce que ça me parle ok trop bien ce qui est fou c'est que ta quête débute à un moment où tu sors de cette zone de connu Merci. un sport intense parce que oui le yoga peut être intense mais de base enfin ou pour la novice que je suis le yoga c'est quand même quelque chose assez zen et de calme et de relaxant et donc tu sors de cette zone et c'est là que tu te révèles un peu ou qu'en tout cas il y a une
- Speaker #1
graine qui est semée en toi oui totalement parce que j'ai un tempérament très dynamique très young je n'ai jamais eu d'expérience de relaxation à part un attrait pour les massages depuis très jeune mais Merci. Mais la méditation, je n'avais jamais essayé. Enfin, j'ai essayé, si, au moment de ma perte de sommeil, mais ça ne marchait pas du tout, mais parce que j'étais en mode grillée, grillée, voilà. Et donc, oui, je découvre quelque chose qui fait du sens, en effet. Et j'apprends lentement à déconstruire. Ce qui me semble une évidence, mais qui en fait, on peut sortir de l'évidence et faire différemment.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Sortir un peu du schéma.
- Speaker #1
Sortir du schéma, du schéma tout tracé, de cette autoroute. Bon, je suis bélier, moi je fonce, je fonce toujours aujourd'hui. Mais j'ai conscience aussi que parfois, il faut savoir regarder déjà le chemin parcouru et puis s'autoriser à sortir de la route. Donc là, moi, c'est ce que j'ai fait. J'ai fait une sortie de route.
- Speaker #0
Ok, trop bien.
- Speaker #1
Mais pas tout de suite. J'ai pris le temps aussi d'explorer.
- Speaker #0
Tu fonces, mais tu sais aussi prendre le temps d'observer.
- Speaker #1
J'ai un profil tout de même prudent. J'ai appris.
- Speaker #0
C'est bien.
- Speaker #1
Ça vient de la gestion, ça.
- Speaker #0
T'es équilibrée. Mais t'es équilibrée, du coup, parce que... Ouais, OK, super. On ne peut pas être que spontanée. Il faut aussi savoir un peu. On peut, mais ça peut être dangereux. Il faut t'en paier un peu. Ouais, totalement. Est-ce que déjà tu as été soutenue dans ce... Alors non, on n'en est pas là. On en est... J'essaye le yoga. L'étape d'après, c'est quoi ?
- Speaker #1
J'essaye le yoga. Tout de suite, j'ai besoin d'explorer. Donc j'explore de mon côté, chez moi, avec mes petits moyens, avec une appli. Parce que le yoga, c'est assez cher à Paris. Et qu'en fait, je ne sais pas pourquoi j'ai besoin d'explorer toute seule. Et je pense... Il y a une prof au tout début qui m'a dit, mais de toute façon... La meilleure façon, c'est d'en faire tous les jours et d'essayer et de recommencer. Et en fait, c'est ce que j'ai fait maladroitement chez moi pendant plusieurs mois, quand j'étais un petit peu en arrêt. Puis ensuite, j'ai repris le travail. Donc, j'explore, j'explore. Et puis, en fait, il y a un changement de vie qui se met en place. Toutes les planètes s'alignent, ou se désalignent, parce que cette année-là, très difficile, je perds ma grand-mère, je perds mon grand-père. et là mon mari me dit mais en fait il y a peut-être une opportunité à Limoges donc on est à Paris, ça fait 15 ans qu'on est à Paris on veut quitter Paris, ça fait déjà quelques années cette remise en question moi accélère ce besoin de il faut changer et il faut changer mais on change pas à Paris, on change dans une autre ville parce que je vais pas me réinventer ici je le sens pas et donc on arrive à Limoges ce qui accélère la possibilité de se dire ok et si je faisais autre chose que mon métier actuel. Et en fait, je vous ouvre une fenêtre tout doucement en me disant ce mieux-être que je ressens depuis plusieurs mois, je suis en train de switcher dans ma façon de voir la vie. En fait, pourquoi je ne me formerai pas ? Pourquoi je ne me formerai pas ? Et pourquoi pas l'enseigner en fait ? Pourquoi pas ? Je vois qu'il y a de plus en plus de gens qui sont... en burn-out, en situation mentale difficile, et qu'en fait, cette pratique peut vraiment aider. Et revenir à Limoges m'offre cette possibilité parce que tout est plus simple qu'à Paris.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. Donc, tu te formes ?
- Speaker #1
Je me forme, j'attends un peu, profil prudent. Je travaille un petit peu dans la communication. En fait, mon besoin de liberté me rattrape. Les difficultés éprouvées sur les derniers moments à Paris, je les retrouve à Limoges de notre façon, parce qu'en fait... Tout me pousse, l'univers me pousse à dire mais non, on arrête. J'arrête en fait. Je ne veux plus jamais me laisser soit maltraiter, soit en fait amener à faire des choses qui ne sont pas comme j'ai envie de les faire. J'ai juste envie de tracer ma route. Donc c'est ça qui me décide en fait. Et en fait, on est enfermé à cause du Covid.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
J'ai déjà commencé ma formation tranquillement. Et en fait, la première semaine où on a enfermé, je me dis, OK, je vais faire une rupture conventionnelle et je vais me lancer. Donc, je n'ai aucune certitude de pouvoir enseigner et faire quoi que ce soit à ce moment-là. Mais je me dis, je le fais, c'est maintenant.
- Speaker #0
En tout cas, tu sais juste que tu n'y reviendras pas.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et que ça, ce n'est plus possible. Tu avais déjà ça de très fort ancré en toi. Oui,
- Speaker #1
ça a été très fort à ce moment-là. un petit peu comme ce que tu as pu me raconter de ton côté à un moment donné c'est la goutte d'eau ou l'évidence quand on dit ça c'est pas pour diaboliser une situation qui s'est passée avant c'est juste qu'il y a une somme de fatales qui fait que tu te dis ok je vais passer à autre chose ça ne peut pas être que ça ne se passe pas toujours de manière négative en fait ce changement non tout à fait c'est une prise de conscience et c'est un besoin viscéral de créer en fait moi j'ai eu ça ce besoin viscéral de créer Je l'utilisais dans mon job. Plusieurs fois, j'ai pu le faire. Mais dès lors que j'ai été moins libre pour le faire, ça m'a cassée.
- Speaker #0
Oui, je comprends. Ça a commencé à mettre des barrières et progressivement te frustrer.
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #0
Ok. Donc, tu te formes. Rupture conventionnelle.
- Speaker #1
Oui, acceptée. Et le 1er mai 2020, chez moi. enfermée, je crée mon entreprise même pas peur le jour de la fête du travail ça j'aime bien toujours le dire parce que je trouve ça marrant, il n'y a pas de hasard ouais, fête du travail et du coup je commence comme ça la fleur au fusil et je me dis comme effectivement j'ai un métier qui m'a poussé qui fait que je vais naturellement vers les gens le démarchage ça me fait pas peur créer une identité c'était mon goal absolu Merci. pouvoir le faire sur mon activité, mon positionnement, mon identité, les mots, tout ça, j'ai adoré le faire et donc je suis allée taper aux portes. D'accord. Un peu à droite, à gauche.
- Speaker #0
Donc taper aux portes pour quoi ? Pour proposer des services ?
- Speaker #1
Pour enseigner. Donc j'ai commencé dans une salle de sport, il y avait des associations, il n'y avait pas vraiment de studio de jeu.
- Speaker #0
Aujourd'hui, il y en a de plus en plus.
- Speaker #1
En 2020, il n'y en avait pas. Comme on voit aujourd'hui la définition du studio, qu'il n'y ait ni une asso, ni une salle de sport, il n'y avait pas.
- Speaker #0
ni celle de danse, parce qu'il y avait ça aussi et ça,
- Speaker #1
je le vois très vite je le vois très vite parce qu'en plus, moi j'ai fait un mémoire de master en communication sur le positionnement de la gym suédoise le concept de la gym suédoise c'est passionnant, j'ai adoré j'ai pratiqué pendant 10 années, ça existe toujours et en fait, ils étaient un espèce d'hybride entre l'assaut de sport des années 2000 ou 90 qui fait pas trop rêver, tu vois, dans un gymnase où il fait froid, etc Et le club med gym ou le club de sport, vraiment, avec une identité très forte. Ils étaient entre les deux. Ils avaient réussi à se créer une identité. Tout ça pour dire que je me dis, ah ouais, Ali, moi, j'ai un truc à faire aussi. Mais voilà, au début, je ne me crame pas. Je me dis, je vais enseigner, me faire connaître. Je vais être professeur volant. Je n'ai pas tout de suite l'idée. Enfin, si j'ai l'idée en moi, puisque j'ai commencé à écrire une idée de lieu, mais je ne me dis pas, je vais le faire maintenant. C'est trop tôt, on sort du Covid. Voilà.
- Speaker #0
Et ça marche ? Tu arrives à trouver des lieux ?
- Speaker #1
Ça marche rapidement. J'enseigne dans cette salle de sport, je vais dans des assos, une asso à Saint-Paul, où je fais du yoga par enfant. C'est super. Je vais dans les écoles. Très rapidement, je vais à l'école Jeanne d'Arc, qui était mon ancien établissement, où je rencontre vraiment une... Il y a un enthousiasme très fort de l'équipe, de mes anciens profs. Donc, je fais avec l'équipe, avec les profs, mais avec les élèves aussi. Et très vite, j'ai beaucoup de cours particuliers. En fait, le bouche à oreille fonctionne. Et en fait, ça, c'est super chouette. C'est vraiment quelque chose que j'adore parce que vraiment, je commence à accompagner. Tu sais ce que c'est l'accompagnement. Et donc, accompagner les gens au long cours. Sauf que ça fait beaucoup de gens chez moi.
- Speaker #0
Oui, effectivement.
- Speaker #1
Je me déplace, mais parfois, ils viennent à moi. Et voilà, c'est là que se pose la question finalement d'avoir un lieu, en se disant est-ce que je suis capable de le faire, est-ce que je me sens en sécurité de le faire ? Et donc je me fais coacher à ce moment-là.
- Speaker #0
Ok, super, petite facompanie.
- Speaker #1
Et en fait, c'est vraiment ce coaching qui me fait tomber la barrière, le frein en me disant mais oui, en fait, regarde, ça passe dans ton chiffre d'affaires, tu peux prendre un loyer en fait. Puis après, si ça ne marche pas, ça ne marche pas, mais tu peux.
- Speaker #0
En tout cas,
- Speaker #1
tu peux essayer. Et donc, la next step commence là.
- Speaker #0
Ok. Avant tout ça, est-ce que tu avais été soutenue dans ton choix de rupture conventionnelle, de création ?
- Speaker #1
Complètement. Oui ? Oui. Mon principal soutien, ça a été mon mari, qui ne m'a jamais dit à un moment donné, oh là là, mais ça peut être un risque pour la famille, etc. donc c'est pour ça que je pense à lui en premier après il y a eu mes parents mon papa qui m'a beaucoup aidé parce que lui aussi est entrepreneur et en fait je ne me suis pas rendu compte que en fait je suivais beaucoup de son parcours et que voilà on avait beaucoup de choses en commun et donc il m'a beaucoup soutenue voilà mes amis, je me souviens Ça commence à passer le temps, mais mes plus proches amis n'ont pas été surpris. Je sais qu'il y en a qui m'ont dit « ça ne me surprend pas de toi » . Après, il y avait des craintes forcément. Est-ce que vraiment tu crois que ton truc, ça va marcher ? Est-ce que tu crois que tu vas en vivre ? Mais il n'y a personne qui m'a mis de gros freins. Je dirais qu'il y avait un environnement assez bienveillant et soutenant.
- Speaker #0
Ce qui est une chance quand même.
- Speaker #1
Oui, oui, oui. Après, complètement.
- Speaker #0
En période de brainstorming, je parle surtout de doute, tu vois.
- Speaker #1
Mais vu mon tempérament, j'ai envie de dire, peut-être que c'est un peu confiant de dire ça, mais vu mon tempérament, c'est-à-dire que je ne sais pas,
- Speaker #0
tu vois.
- Speaker #1
J'avais des œillères de toute façon.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Donc, d'un coup, tu n'as même pas entendu. J'avais des œillères.
- Speaker #1
Ma maman avait quand même beaucoup de doutes. Elle ne me l'a pas trop fait ressentir, mais elle avait quand même beaucoup de doutes. Mais moi, je fonçais comme j'ai toujours fait.
- Speaker #0
Oui. Et puis, il y a les peurs d'une maman aussi qui veut protéger avant tout. Oui. Donc, c'est tout à fait compréhensible. Est-ce que tu as eu des peurs ? Et si oui, quelle était ta plus grande peur dans ce parcours ?
- Speaker #1
Ça ne me vient pas.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
en fait je me devais de réussir donc je dirais pas que c'est une peur mais en fait j'ai tout fait pour que, quand je dis réussir c'est en tout cas faire en sorte que je puisse vivre et que je puisse que je n'ai pas fait ce changement pour me retrouver le bac dans l'eau mais en fait je faisais mon petit business plan, je faisais mes développements donc en fait la peur n'avait pas la place. C'est-à-dire que je faisais tout pour qu'en fait, mon rêve se réalise. Donc, c'est vrai que là, j'en ai aujourd'hui des peurs. J'en ai aujourd'hui parce qu'il y a quelque chose qui s'est réalisé et que j'ai peur que ça puisse éventuellement ne pas poursuivre ce contenu. Le perdre,
- Speaker #0
quoi. Oui, exactement,
- Speaker #1
le perdre. Mais en fait, à l'époque, j'avais rien à perdre.
- Speaker #0
Donc, en fait,
- Speaker #1
j'avais pas de peur.
- Speaker #0
Et c'est très intéressant parce que c'est souvent ce qu'on entend. Alors, il y a la Il y a deux peurs. Il y a la peur du débutant. Est-ce que je vais rentrer de l'argent suffisamment pour faire bouillir la marmite, en tout cas ? Et puis, effectivement, quand les entrepreneurs avancent, fructifient leur entreprise, c'est de redescendre, en fait. Il y a cette peur de perdre.
- Speaker #1
Oui, complètement.
- Speaker #0
Et tu arrives à la péser comment ? En te challengeant toujours un peu plus, en étant encore plus créative ? Comment ?
- Speaker #1
Alors, là, justement, je pense que je suis un... Un tournant pour moi en ce moment, cette année, c'est que j'ai été énormément dans la création. Encore l'an dernier, j'ai déployé des efforts, j'ai créé des formations. Là, toute mon année 2026, fin 2025, elle était déjà pleine, planifiée, bookée avec des tas de choses nouvelles. Et en fait, j'ai pris conscience en fin d'année 2025 et début janvier, février, mars, mars surtout. Il y a un tournant. c'est qu'en fait, on va lever le pied. Ok. On va lever le pied, on va continuer. De toute façon, je ne peux pas me changer, donc j'ai toujours des idées, des nouvelles envies, etc. Mais on va un tout petit peu tempérer tout ça pour en fait célébrer ce qui est et en fait le renforcer peut-être, ou le, voilà, jouir de ce qui est là. Et attention au surmenage. Attention au surmenage. Même si c'est un super surmenage quand tu fais tes livres, tu crées tes trucs et tout. Mais voilà, attention au side effect du bélier.
- Speaker #0
C'est très juste ce que tu dis parce que j'ai pu entendre moi des coachs me dire mais garde en tête l'énergie laniac, même si je n'aime pas ce mot du début, parce qu'avec le temps, tu peux t'essouffler en fait. Et là, dans ce que tu dis, tu ne t'essouffles pas. Tu adores toujours autant ce que tu fais. Mais il ne faudrait pas non plus que tu perdes l'énergie, comme tu dis. Il peut y avoir aussi deux aspects comme ça, soit l'envie, soit l'énergie. Là,
- Speaker #1
c'est trop d'envie presque. Parce que ça, pour moi, c'est un sujet. L'envie, c'est clé. Quand il y a de l'envie, plus d'envie que de peur, pour moi, c'est là où tu te lances. Et donc, pour moi, cultiver l'envie, c'est tellement clé. Trouver ce qui fait vibrer. Donc là, là-dessus, je pense que là où j'ai eu un manque d'envie à un moment donné dans ma vie en 2018, et c'est pour ça que je n'avais plus quoi faire, là, il y en a. Mais attention à ça, parce qu'en médecine chinoise, on dit que toute émotion est juste, mais quand elle est dans l'équilibre, et y compris la joie, un excès de joie, la surchauffe, ce n'est pas bon. Et voilà, je pense qu'il faut juste que je me pose et que je consolide.
- Speaker #0
Oui, très bien. Ce qui est déjà. C'est hyper important de voir.
- Speaker #1
Oui, complètement.
- Speaker #0
Quelle que soit l'étape du chemin, de voir ce qu'on a déjà à chaque fois, au début, au milieu, et puis là, dans la continuité, et de le faire fructifier, peut-être, comme tu dis, arrondir, enfin, grandir. Oui, c'est ça, arrondir un peu. Oui, je comprends. Si tu pouvais revenir en arrière, est-ce que tu changerais quelque chose ?
- Speaker #1
Ben non, je crois pas.
- Speaker #0
Vous savez combien de temps que c'est ?
- Speaker #1
J'enseigne et j'ai cette activité depuis 2020. Donc, ça fait six ans. avec donc un lieu depuis 2022.
- Speaker #0
Non,
- Speaker #1
je pense que je reviendrai sur rien parce qu'en fait, tout est source d'apprentissage. Aujourd'hui, je vois quelques erreurs que j'ai pu faire, notamment parfois trop rapide. Je suis quelqu'un de trop rapide, enfin de rapide. Et du coup, voilà, peut-être... tempérer ça et du coup prendre les situations dans leur ensemble en communiquant peut-être différemment, en organisant les choses différemment. Voilà. Sûrement. Mais en fait, finalement, je pense que tout est source d'apprentissage, donc je ne changerai rien.
- Speaker #0
Oui, ça fait partie de ton chemin, en fait. Comment tu te vois dans un an ou dans cinq ans, je ne sais pas, dans quelle projection tu veux te mettre ? Petit pas par petit pas, peut-être dans un an déjà, comment tu vois Moudita, comment toi tu te vois ?
- Speaker #1
Dans un an, je me vois dans une forme de routine confortable. Non, ce n'est pas trop ce que je voulais dire. Non,
- Speaker #0
mais c'est clair, pourquoi la routine ? Je ne vois tellement pas la routine avec qui tu es en plus. Non,
- Speaker #1
ce n'est pas ça que je voulais dire. Dans un an, je me vois dans une forme de stabilité. une douce stabilité avec toujours ces fenêtres de créativité. Je me vois consolider ma posture de formatrice, ce qui a été nouveau en 2025 pour moi et qui du coup se poursuit en 2026 et donc en 2027 je veux vraiment asseoir ça et du coup bien l'articuler avec le reste pour que ça soit équilibré. Donc ça c'est mon challenge. personnel. C'est finalement d'arriver à cet équilibre entre toutes mes activités, entre le temps que j'ai avec mes élèves de manière hebdomadaire, les gens que je forme, toujours ma famille évidemment. Et dans cinq ans, je me vois peut-être avec d'autres expériences de bien-être qui auront été créées. J'aime toujours beaucoup organiser des week-ends parce que je trouve que des week-ends ou des séjours passent en fait le temps long. permet vraiment cette transformation, cette prise de conscience, ce... Voilà, ce... Cet enrichissement. C'est hyper bien de pratiquer quotidiennement, mais quand on peut s'extraire 3-4 jours et avoir, voilà, un cadre qui nous permet de faire ce switch, parfois, ou juste se ressourcer pleinement.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Donc ça, je compte bien continuer à faire ça.
- Speaker #0
Très bien. Qu'est-ce que tu... pourrais partager à ceux qui hésitent encore, à ceux qui se posent la question ou tout simplement à ceux qui nous écoutent ? Qu'est-ce que tu aimerais partager pour leur donner cette envie à eux aussi de tenter l'expérience ?
- Speaker #1
Je leur dirais de faire une liste de leurs envies. D'ailleurs, c'est le nom d'un bouquin. Moi, je le fais chaque année. Ça peut être sous forme de vision board, mais pas nécessairement. Juste prendre un papier, un crayon et se dire, OK, qu'est-ce que j'aime dans ma vie aujourd'hui ? S'il y a moins de choses qu'espérer, alors faire vraiment la liste de ce que j'aimerais, ce qui m'intéresse, ce qui me passionne, là où j'aimerais passer plus de temps. Et puis se dire qu'en effet, on n'a qu'une vie et qu'on peut se laisser cette possibilité d'essayer quelque chose de différent. Bien sûr, il faut un minimum de sécurité. familiales, de soutien financier, etc. Mais quand même, je pense qu'on peut s'affranchir de ces doutes et se dire je me laisse l'opportunité d'essayer quelques mois, une année, deux années, et si j'ai besoin d'un changement, il ne faut pas avoir de regrets.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Il ne faut pas avoir de regrets et en fait, c'est aussi parfois en se lançant dans le vide que l'on fait la rencontre de ces ressources. qu'on se rencontre. Parce que quand on reste dans notre quotidien, dans une routine, dans une structure, c'est la fameuse opposition nature-culture. On est dans la culture, on est dans une société. Bon, heureusement, parce que ça serait un peu wild, peut-être, mais il y a une structure. Mais le truc, c'est que ça nous éloigne de notre nature, puisque ça nous met dans un serrail qui n'est peut-être pas ce qu'on doit vivre, en fait. Et donc, se jeter dans le vide ou se sortir de la boxe, quoi. Out of the box.
- Speaker #0
Ouais, clairement.
- Speaker #1
Eh ben, peut-être on rencontre notre vraie nature.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Et ça peut être que chouette, même si c'est amené à s'arrêter. Demain, ce n'est pas grave, on aura fait cette expérience.
- Speaker #0
Incroyable, c'est tellement ça. Si tu pouvais écrire deux, trois mots à celle que tu étais enfant ou celle d'avant, qu'est-ce que tu lui dirais ?
- Speaker #1
Je suis fière d'elle, qu'elle a été courageuse, parce que c'est quand même beaucoup d'efforts, tout ça. Là, ça a l'air léger parce qu'en effet, c'est tellement une chance de vivre de sa passion et en tout cas d'avoir cette possibilité d'expérimenter ce qui nous fait vibrer. Mais, et donc ça c'est un message pour ceux qui écoutent, évidemment qu'il y a beaucoup de travail, beaucoup d'efforts. Sauf que c'est des efforts et du travail dirigés vers soi, pour soi. Donc ça n'a pas la même saveur, mais voilà. je dirais à cette petite fille qu'elle a été courageuse aussi de sortir de la route parce qu'elle aurait pu aussi avoir un truc tout tracé et ne jamais se réveiller et je lui dirais je lui dirais de se tempérer ah non ça c'est la moi de demain ça, ça marche pas c'est pas la question que tu m'as posée Et c'est pas grave ! Se tempérer aussi, parce qu'on a besoin d'équilibre. Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Tu parlais de trop plein de joie de tout à l'heure. Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Il faut savoir trouver l'équilibre. Moi, je le cherche encore. Mais toutes mes activités, mes pratiques m'aident au quotidien.
- Speaker #0
Clairement.
- Speaker #1
Et aident mes élèves au quotidien.
- Speaker #0
Et puis, c'est normal au début d'être un peu, comme tu dis, excessif. Hyper spontanée, parce qu'on est dans cette excitation aussi du début. Et ralentir, ça ne veut pas dire perdre en envie ou en énergie. C'est juste mettre une espèce d'équilibre tranquille pour tenir. Et puis pour continuer à faire des bons choix dans sa vie. Et c'est aussi se rencontrer. C'est ça aussi.
- Speaker #1
Se rencontrer, c'est puissant. C'est très déstabilisant, parce qu'on se rend compte qu'on ne se connaît pas. On ne se connaît pas, qu'il y a des facettes de nous qu'on n'aime pas, très clairement, mais il y en aura toujours. Et il y a des facettes qu'on apprend à se dire « Waouh, en fait j'ai ça, c'est cool quoi ! » C'est vrai, c'est bien aussi de se dire « J'ai ce talent, je peux reconnaître que j'ai ce talent, j'ai cette faculté, bon ça je peux encore m'améliorer. »
- Speaker #0
Mais c'est très juste ce que tu as dit, c'est sortir du chemin en fait, pour se rencontrer. Parce que oui, on peut très bien tracer un chemin. classique, pas facile, parce qu'on ne peut pas dire que la donne de connu soit toujours facile, mais un chemin, on voit déjà la fin. Et en même temps, se mettre de côté, en méta, et tenter des choses, on se dit, waouh, moi je suis ça, je suis capable de ça, et waouh, qu'est-ce que c'est extraordinaire. Ça,
- Speaker #1
c'est un truc à dire à tout le monde. Tu es capable. Soisant, bien sûr. regarde déjà tes talents, ce que tu apportes au monde aujourd'hui.
- Speaker #0
Ce que t'aimes.
- Speaker #1
Et tu ne sais même pas encore tout ce que tu peux apporter. Mais c'est ça. Si vraiment tu te poses la question et que tu trouves l'endroit où tu peux rayonner par rapport à ce que t'es. Ton fameux ikigai, ta mission de vie, etc.
- Speaker #0
Mais comme tu dis que ça ne se fera pas du jour au lendemain, que ça demande du travail. mais comme tu dis un travail à un rythme que tu as choisi au moment que tu veux, sur les thèmes que tu veux, donc ça n'a rien à voir avec le salariat mais ça demande du travail quand même bon, est-ce qu'il y a quelque chose dont tu voudrais parler qu'on n'aurait pas abordé là aujourd'hui sur je sais pas des projets futurs notre étape dans ton chemin Ciao !
- Speaker #1
Juste de s'inspirer, c'est important, de s'inspirer et de tester différentes choses et de collaborer aussi, c'est super nourrissant de collaborer à plusieurs, avoir des temps pour soi d'exploration personnelle, c'est important, mais aussi des choses en partage, c'est très nourrissant pendant des événements. ou juste des échanges. Moi, j'ai beaucoup participé à des cercles de rencontres de professionnels et ça, je conseille vraiment de le faire. C'est un temps de rencontre, d'échange, c'est génial parce qu'on se voit en l'autre même s'il n'a pas le même métier.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Même sans vouloir être entrepreneur ou être dans l'entrepreneuriat, ce genre de hub, de réseau, c'est super.
- Speaker #0
Oui, on vibre un peu dans la même énergie en fait et du coup, c'est très galvanisant. Et un peu rassurant.
- Speaker #1
Oui, aussi.
- Speaker #0
Bon, très bien. Merci beaucoup.
- Speaker #1
Merci à toi, Adeline.
- Speaker #0
Merci de nous avoir écoutés. Si vous avez aimé cet épisode, n'hésitez pas à vous abonner. Pour info, je vous mets dans les notes toutes les références importantes ainsi que les différents liens pour retrouver l'invité. En attendant de vous partager un nouveau parcours de vie professionnel, n'hésitez pas à poser vos questions en commentaire. Je tâcherai d'y répondre ou de transmettre aux invités. Merci infiniment et à bientôt !