Speaker #0Tu sais, il y a une chose que je vois très souvent dans les relations, dans les couples, dans les familles, dans les liens parents-enfants, et même dans ta relation à Allah, notre manière de demander les choses. Ce n'est pas les plus grandes fautes qui abîment les liens, c'est les petites plaintes répétées. Celles qu'on croit normales, celles qu'on justifie, celles qu'on appelle exprimées. Tu sais, oui, je m'exprime. Et pourtant, elles fatiguent le cœur, elles durcissent l'autre et elles épuisent l'âme. La plainte, ce n'est pas ce que tu crois. Une plainte, c'est pas dire ce qui ne va pas. Une plainte, c'est dire ce qui ne va pas sans ouvrir d'espace de solution. Tu sais, c'est quand tu dis « Ouais, tu fais jamais attention. Je suis toujours celle qui donne. J'en ai marre. De toute façon, c'est toujours pareil. » La plainte, elle répète. Elle tourne en boucle. Elle rumine. Elle accuse sans demander. Et surtout, elle ne dit pas clairement ton besoin. La plainte a des conséquences sur ton cœur, tu sais. À force de te plaindre, ton cœur se crispe, tu respires en apnée, ton cœur se ferme, tu rumines, tu ressasses, tu t'alourdis. Et même quand l'autre ne t'entend pas, toi tu t'entends parce que tu continues à ruminer. Et ce dialogue intérieur, il fatigue, il t'épuise. Et Allah, il nous le rappelle avec une immense douceur. Allah n'aime pas la gratitude répétée. La plainte répétée, quand elle devient une habitude, elle nous coupe souvent de la gratitude, de l'hamd, de shukr. et donc de la paix. Tu sais, la plainte a de lourdes conséquences sur l'autre dans la relation. Parce que quand l'autre en face n'entend plus ton besoin, il entend un reproche. Même s'il t'aime, même s'il voudrait bien faire, son corps se met en mode défense. Son cœur se ferme et il se protège. Et souvent, il devient pas meilleur, il devient plus distant de toi. Et c'est pour ça que certaines personnes disent « Je parle, mais il n'y a rien qui change. » En réalité, plus tu te... plaint, moins l'autre peut t'entendre. Alors je te propose un autodiagnostic. Pose-toi cette question et sans te juger, quand tu parles de ce qui te pèse, est-ce que tu cherches à être comprise ou est-ce que tu cherches à te décharger ? Et ton corps, il sait, si après avoir parlé, tu te sens plus lourde, c'est que c'était probablement une plainte que tu viens de faire. Parce qu'une demande, elle t'allège. Elle t'allège, tu respires. Et malheureusement, la plainte est devenue très fréquente parce que beaucoup de femmes ont appris à tenir, à encaisser, à s'adapter. Et quand ça déborde, ça sort, mais sans clarté. Et la plainte, elle est souvent un besoin mal formulé. Ce n'est pas un défaut, c'est un manque d'apprentissage. Oui, ça s'apprend. La demande, c'est autre chose. Une demande, c'est quand tu dis ce que tu ressens, ce que tu as besoin, sans attaquer l'autre. Alors, je peux te donner un exemple très simple. Regarde la différence. Ça, c'est une plainte. Ouais, tu demandes jamais, tu fais jamais attention à moi en fait. Qu'est-ce que ça fait ça ? L'autre se ferme. Alors qu'est-ce qu'il va répondre ? Il va se justifier, il va se défendre. Et même s'il t'aime, parce qu'il entend une accusation, il se sent accusé. C'est pas un besoin, c'est une critique. Et quand tu fais une demande, écoute comment ça atterrit différemment. Quand tu dis, imagine, j'ai besoin de sentir que je compte pour toi. Qu'est-ce que ça change ? L'autre peut comprendre, il peut répondre et il peut ajuster aussi. Parce que là, tu ouvres une porte, tu dis ce que tu ressens, tu dis ce dont tu as besoin, sans l'attaquer. La plainte ferme parce qu'elle accuse et la demande ouvre parce qu'elle invite à entrer, à ressentir, à écouter. Et la plainte, elle dit, tu fais mal les choses. Et la demande, elle dit, voilà ce qui me ferait du bien. Et ça, c'est un langage que le cœur peut entendre. Et le prophète, alayhi salatu wa salam, ne criait pas ses besoins, il les exprimait avec clarté, avec rahma, avec miséricorde, avec du cœur pour la misère, du cœur pour la peine. Oui. Alors, je te propose un autre autodiagnostic relationnel. Tu sais, j'aime bien te faire travailler ta habitude maintenant avec les podcasts. Réponds honnêtement. Est-ce que tes paroles donnent envie de se rapprocher ? ou de se défendre et de s'éloigner ? La réponse t'indique déjà le chemin. Alors voici un exercice pratique aux pratiques pour transformer une plainte en une demande. Prends une feuille, écris une phrase que tu dis souvent, sans la corriger, juste écris-la, sans aucun jugement, et ensuite pose-toi ces questions. Qu'est-ce que je ressens pour de vrai ? De quoi est-ce que j'ai besoin concrètement ? Et quelle demande simple est-ce que je pourrais formuler ? Et reformule. Et ça, c'est un entraînement. Alors, je vais te donner des exemples très parlants, rapides, du quotidien, qui parlent à ton corps tout de suite. Une phrase que tu dis souvent. Ouais, t'es jamais là. Ce que tu ressens pour de vrai à ce moment-là, c'est je me sens seule, je me sens mise de côté. De quoi t'as besoin concrètement ? De présence, de temps partagé. Alors quand tu transformes en demande, ça pourrait devenir ça me ferait plaisir qu'on passe un moment ensemble ce soir sans téléphone. Et peut-être que l'autre le fera ce soir-là. Et peut-être que l'autre en fera même une habitude plusieurs soirs dans la semaine. Plusieurs moments dans la semaine. Une autre phrase que tu peux dire souvent, « Ouais, je fais tout toute seule. » Ce que tu ressens pour de vrai, c'est « Je suis fatiguée, je me sens dépassée. » De quoi tu as besoin à ce moment-là ? D'aide concrète en fait, de relais. Comment tu pourrais transformer ça en demande ? Comment tu pourrais m'aider s'il te plaît dans la semaine ou dans le week-end ? Comment tu pourrais m'aider ? Et laisse l'autre proposer son aide. Petit à petit, ça va s'installer. Alors, j'aimerais que tu entendes en fait le mouvement. La plainte parle contre l'autre et la demande parle pour toi. La plainte ferme et la demande ouvre. Et surtout, une demande claire a beaucoup plus de chances d'être entendue. Tu sais, les risques de la plainte, quand elle n'est pas transformée en une demande à long terme, ça donne une fatigue émotionnelle, de l'amertume dans la relation, une distance relationnelle, une dureté. du cœur du tien et de celui de l'autre, et un sentiment de solitude, même quand vous êtes à deux. Parce que la plainte répétée, elle devient une identité. Ouais, tu te plains toujours, ouais, de façon toi, tu te plains toujours. Et c'est pas ce que tu veux, je le sais. Alors comment restaurer la paix ? Attention, je te dis pas de te taire. Je t'apprends juste à parler juste. Pas plus fort, pas plus souvent, plus clair. Et Allah le dit, « Waqulul innasi husna » Et dit aux gens de bonnes paroles, pas seulement des vraies, pas seulement légitimes, mais aussi des paroles que le cœur écoute avec bonté, que ça lui fasse du bien au cœur. Et demande à Allah, transforme ta plainte et cette difficulté en demande, en doha. Ya Allah, apprends-moi à exprimer mes besoins sans blesser, à parler avec vérité et sans dureté, et à demander sans honte, sans culpabilité. Ya Allah, dépose la clarté dans ma parole. et la paix dans mon cœur, un mini-Europe. Une dernière question pour toi. Aujourd'hui, demande-toi, est-ce que je parle pour me soulager ou est-ce que je parle pour construire, pour élever notre relation ? La réponse change tout. Je suis Ferdows et depuis des années, j'apprends pas indépendamment à quitter la tension, à quitter la survie, l'adaptation permanente. Pour retrouver une féminité digne, calme et rayonnante, tu peux retrouver sous ce podcast le lien de ma newsletter dans lequel je t'informe des événements et des accompagnements que je propose. Prends soin de toi et surtout rappelle-toi que tu es bien un plus et que tu vaux bien un plus que ce que tu fais et ce que tu montres.