Speaker #0As-salamu alaykoum wa rahmatoullah. Tu sais, après des années d'accompagnement, je peux te dire que lorsqu'une femme commence à douter de qui elle est, c'est souvent le signe qu'elle est en train de changer de niveau. Et c'est souvent un passage. Parce que l'ancienne version devient trop étroite. Et ce malaise-là n'est pas un problème à corriger, c'est un appel à t'élargir. Et aujourd'hui, j'aimerais te parler de ça, de la femme multiple. Celle qu'on a souvent tenté de simplifier. et qui n'a jamais été faite pour n'être qu'une seule chose. Parce que chaque femme porte en elle une reine qui s'impose, une mère qui s'oublie, une guerrière qui se lève alors qu'elle a besoin de dormir, une sage qui soupire, une héroïne qui recommence malgré tout, une rebelle qui lève les yeux, une jeune fille qui veut juste respirer, et tout ça. Oui, tu es tout ça. Et parfois tu ne comprends plus tes contradictions et c'est normal. Et Allah nous en parle dans surat At-Tin, surat 95. Et il a créé l'être humain dans la plus parfaite des formes. Et la perfection, ma sœur, ce n'est pas d'être simple, c'est d'être riche. Et dans toute cette richesse, j'aimerais te parler de quelque chose, d'exemples très concrets. Des exemples qui peuvent faire mal, oui, parce qu'on s'y reconnaît, et qui guérissent parce qu'ils mettent enfin des mots justes. Et le premier, je l'appelle la reine fatiguée. Tu connais ce moment où tu dois prendre des décisions, être forte, tenir à la maison, le travail, le mental, et tu tiens. Et tu tiens tellement que même ton oreiller te regarde avec respect. Et même la nuit, quand tout s'éteint, la reine se fatigue. Et parfois elle redevient une petite fille qui se dit « Ya Allah, Ya Rabbi » . J'ai juste besoin d'un peu de douceur. Et Allah répond dans surat al-Ra'at, surat 13, verset 28, « N'est-ce pas par l'évocation d'Allah que les cœurs s'apaisent ? » Et ton cœur ne manque plus de force, ma sœur. Il a juste besoin de respirer, d'invoquer, de te confier à celui qui sait, qui entend et qui donne. Je te parle maintenant de l'autre version, la mère qui n'en peut plus. Même si tu n'as pas d'enfant, Tu as en toi cette énergie maternelle, celle qui donne, celle qui porte, celle qui protège et qui s'oublie. Et j'ai vu des femmes pleurer parce qu'elles ont crié le matin, oui. Ou parce qu'elles n'avaient plus la patience qu'elles rêvaient d'avoir. Et je leur ai dit oui. Une mère épuisée n'est jamais une mauvaise mère. C'est juste une femme qui a donné plus qu'elle n'en avait. Elle a donné plus que ce qu'elle devait, peut-être aussi. Une autre version de toi serait la mystique incomprise. Et tu sais, c'est cette femme en toi qui ressent tout. Les émotions des gens, les atmosphères, les silences qui font mal aussi. Et parfois tu te dis, pourquoi je remarque tout ? Pourquoi je ressens tout ? Pourquoi je suis touchée si vite ? Et c'est parce que ton cœur est finement réglé. C'est un cœur attentif, vivant et profond. Comme un instrument sensible, tu sais, il vibre au plus vite. Il capte plus loin, il réagit plus fort. Et le problème, ce n'est pas ce que tu ressens, c'est quand tu vis dans un environnement qui demande de t'endurcir au lieu de te respecter. Et ton cœur n'a pas besoin d'être fermé, il a besoin d'être protégé, nourri. Et quand il est respecté, ce cœur-là devient une force tranquille, une boussole et non plus un fardeau. Et c'est là que j'ai envie de te parler de la guerrière, la guerrière brisée. Alors oui, on applaudit la guerrière jusqu'au jour où elle tombe. Et quand elle tombe, elle croit que c'est la fin. Alors que c'est juste le moment où Allah reprend le combat pour elle. Parce qu'Allah n'a jamais demandé à une femme de porter seule ce qui dépasse le corps humain. Alors oui, on applaudit la guerrière. Celle qui tient, celle qui encaisse, celle qui ne demande rien. Et on admire sa force, sa patience. Sa capacité à continuer, même fatiguée, et puis un jour elle ne tient plus, elle tombe. Pas parce qu'elle est faible, parce qu'elle a porté au-delà de ce qui lui était demandé. Et quand elle tombe, elle croit que tout s'effondre, qu'elle a échoué, qu'elle a perdu sa valeur. Alors qu'en réalité, c'est souvent le premier instant de vérité. Allah reprend le fardeau quand la femme n'a plus la force de le porter sans se briser. Et pourquoi Allah reprend le fardeau ? Parce que la force n'a jamais été une preuve de foi. Parce que l'endurance n'a jamais été un objectif spirituel. Parce que tenir... jusqu'à s'écraser, n'a jamais été du sabr. Et Allah nous le dit dans le surah du Baqara, il le dit de manière très claire, verset 286. Allah n'impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. Et quand tu continues malgré l'épuisement, malgré les signaux du corps, malgré la fatigue du cœur, ce n'est plus une capacité, c'est une survie. Et Allah ne bénit pas la survie permanente. Allah ne reprend pas le fardeau en te rendant soudainement invincible en fait. Il le reprend en t'arrêtant. Parfois par une fatigue que tu ne peux plus ignorer. Parfois par des larmes que tu ne contrôles plus. Parfois par une chute intérieure qui t'oblierait à lâcher. Et ce n'est plus une punition, c'est une miséricorde. Oui. Comme si Allah te disait « Pause, tu as porté assez longtemps, laisse-moi faire maintenant » . Et souvent c'est à ce moment-là que les masques tombent. que les rôles s'effondrent, que les « je dois » se taisent et la femme redevient une servante aimée et pas une combattante épuisée. Tu sais, la chute, c'est pas la fin. C'est le moment où Allah te retire un rôle qu'il ne t'a jamais confié, que souvent, tu t'es imposé. Et tu n'étais pas censé sauver tout le monde. Et tu n'étais pas censé tout porter. Et tu n'étais pas censé t'oublier pour que le monde te sauve. tienne. Quand Allah reprend le combat, il te rend à ta juste place. Une femme qui se respecte et non une femme qui s'use. Alors, si tu es fatigué au point de ne plus pouvoir avancer, ce n'est plus un échec. C'est peut-être qu'Allah te dit avec une infinie douceur, laisse. Laisse ce combat n'est pas le tien. Repose-toi en moi et rappelle-toi ceci profondément. Allah ne t'aime plus quand tu t'effondres. il te soulage quand tu t'effondres. Parce que son amour ne s'active pas quand tu te tiens, il se manifeste quand tu te lâches, et que tu lui rends enfin ce qui lui appartient. Tu sais, j'ai envie de te parler maintenant de la rebelle, la femme rebelle qui culpabilise, celle qui ose enfin dire stop, ça suffit, je mérite mieux, et celle qui le pense fort, et puis elle doute. Pendant trois jours, elle culpabilise, elle se demande si elle n'a pas été trop dure. Et elle revient expliquer, puis réexpliquer encore. Pas parce qu'elle s'est trompée, parce qu'elle n'a pas appris à poser des limites sans s'excuser. Et on ne lui a jamais appris que dire non pouvait être paisible. On lui a appris à être gentille, à préserver, à ne plus déranger. Alors quand elle pose une limite, son corps tremble. Son cœur cherche l'approbation. Et c'est normal. Tu n'as pas été élevé pour poser des limites, tu as été élevé pour t'adapter. Sauf qu'aujourd'hui, tu apprends autre chose. Tu apprends à rester droite sans attaquer, à dire non sans te justifier mille fois, et à te choisir, oui, sans te fermer. Et ça, c'est plus de la rébellion, c'est une naissance intérieure. C'est maladroit parfois, inconfortable souvent, et profondément beau. Parce qu'une femme qui apprend à se respecter ne devient pas dure, elle devient juste. Alors maintenant, de toi à moi. Il y a des jours où tu es reine, et d'autres où tu es la chasseresse. Sauf que tu rates toutes tes flèches, hein ? Et il y a des jours où tu veux comprendre la féminité profonde, et d'autres où tu veux juste qu'on te laisse regarder ta série avec un T. Et il y a des jours... où tu veux être mystique, profonde et spirituel, et tu finis par pleurer. Et c'est normal. On n'est pas faite pour être cohérente tous les jours, on est faite pour être vivante. Alors maintenant tu me connais, tu sais que j'aime parler à Allah avec des mots simples. Et j'aime lui parler des blessures. Alors pour toi la reine, invoque, et dis « Ya Allah » « Allah maja'ni min ibadika al-muhsinin » « Ya Allah » « Ya Allah, fais de moi une femme qui dirige son cœur avec sagesse et son monde avec douceur. Et pour toi, la mère, invoque et demande. Accorde-moi, Ya Allah, une patience belle qui ne casse ni moi ni ceux que j'aime. Et pour toi, la mystique sensible, invoque et dis-lui. » « Ya Allah, l'homme n'a ouvert le col de mon cœur. « Ya Allah, illumine mon cœur par ta lumière. Et pour toi, la guerrière, invoque et dis-lui « Hasbi Allah wa n'yamal wakil » Combat pour moi. Tu sais ma sœur, tu n'as jamais été trop et tu n'as jamais été insuffisante. Tu n'as jamais été brisée au point d'être inutilisable. Tu es un livre, un immense livre, avec des chapitres vivants. Et certaines pages sont déchirées, et certaines sont réécrites à la hâte, et certaines encore sont pleines de lumière. Et d'autres, tu n'oses même plus les ouvrir. Et je sais, Allah oui, toi Allah, tu connais chaque page, et tu connais chaque virgule, et tu n'as jamais cessé de croire en moi, ya Rabbi. Et tu me le répètes, tu me le rappelles dans surat al-Baqara. Allah ne charge aucune âme au-delà de ce qu'elle peut porter. Alors ma sœur, tu n'es plus faible, tu es chargée d'une mission. Et peut-être que ce podcast est juste le premier appel. Et ce travail-là, c'est difficile de le faire seul. Et bientôt, Inch'Allah, je t'ouvrirai un espace pour aller plus loin. Un espace où tu pourras explorer ton âme, comprendre tes différentes versions de toi, ta lumière, tes ombres, tes contradictions et surtout ta profondeur. Un espace rare, intime, extrêmement féminin et transformateur. Je t'en dis plus très bientôt. Continue juste d'écouter ton cœur, il sait déjà. Et barakallahu fi ki dawaha, traverser ce voyage avec moi. Kallaha pes ton am, élève ta féminité, adoucisse ton cœur et éclaire ton chemin. Allahumma amin ya rabbil alamin. Moi je suis Ferdaus, et depuis des années j'accompagne les femmes à sortir de la tension permanente, de la survie émotionnelle et de l'adaptation qui épuisent. Mon travail c'est de restaurer une féminité digne, stable, calme et rayonnante. J'accompagne celles qui veulent aimer sans se perdre, et guérir sans se couper, et avancer avec Allah comme repère. Et si ce podcast t'a fait du bien, partage-le à ceux que tu aimes pour leur être utile à ton tour. Et mille merci pour la note et le commentaire que tu laisseras, ça me permet aussi de le faire commettre, et de savoir que j'ai été utile, et de continuer. Et rappelle-toi surtout que tu es bien plus. et que tu vaux bien plus. Qu'est-ce que tu fais ? Est-ce que tu montres ?