Speaker #0Il y a quelques années, en Finlande, des chercheurs ont observé une chose surprenante, subhanallah. Dans certaines écoles et familles, avant que les enfants ne s'endorment, on instaurait un rituel extrêmement simple. Pas un long cours de morale, ni une injonction à être reconnaissant, et ni un « prie mieux » ou « sois sage demain » . Non, juste une question. Une seule phrase. posée avec douceur, souvent en voix basse, comme une couverture qu'on replie. Quel a été le dernier bon moment de ta journée ? Rien de plus. Pas de commentaires, pas d'analyse, juste une invitation à retrouver un instant de lumière, même minuscule. Et un chercheur raconte qu'il a vu un enfant rester silencieux quelques secondes. chercher, puis dire « quand papa m'a tenu la main en traversant la rue » . Et un autre enfant dit « quand j'ai réussi à finir mon dessin » . Et un autre encore « quand j'ai senti le soleil sur mon visage » . Et là, on a vu quelque chose d'étonnant se produire dans leur respiration. Le souffle qui était court s'est allongé, le front qui était tendu s'est relâché, et les épaules sont tombées doucement. Alhamdoulilah. Scientifiquement, on sait maintenant ce qui s'est passé. Salam alaykoum wa rahmatoullah. Bienvenue à vous dans ce podcast qui fait du bien. Du bien au cœur, du bien au corps et du bien à ton âme. En revenant à ce moment de sécurité, leur cerveau a inhibé la sécrétion de cortisol en fait, l'hormone de stress. Et leur système nerveux autonome est passé du mode combat ou fuite au mode repos et réparation. Et leur hippocampe a classé la journée dans une narration terminée, clôturée, sécurisée. Quelque chose de bien existait aujourd'hui. Le danger est passé. Je peux dormir. Et très vite, les études ont montré que ce rituel, ce seul rituel, répété sur quelques semaines, réduisez l'anxiété de 60 à 80% chez les enfants, diminuez les réveils nocturnes accompagnait même les adolescents dans une meilleure stabilité émotionnelle et renforcait le sentiment de sécurité intérieure. Pourquoi ? Parce que clôturer, c'est dire au cœur, tu n'as plus besoin de rester en vigilance, tu peux t'abandonner au repos. Et maintenant, je vous invite, venez ! Venez, rapprochez-vous. Vous restez très attentifs. Venez, on regarde nos vies. Combien d'enfants s'endorment aujourd'hui sans jamais avoir reçu ce moment de clôture ? Combien ferment les yeux dans le silence sans qu'on les aide à distinguer une trace de lumière dans leur journée ? Et il y a cet enfant anxieux qui répète sans cesse « Et si demain je rate ? Et si la maîtresse crie ? Et si je perds mes amis ? » Et il ne dort pas parce que personne n'a signé. La fin de sa journée, non, non. Son corps reste en mode alerte. Subhanallah. Et il y a cette maman monoparentale qui met ses enfants au lit seule, le cœur encore serré, des factures, du manque de soutien, des responsabilités qui pèsent. Elle dort pas. Non, pas par manque de foi, mais parce que son cerveau ne reçoit jamais l'information qui peut arrêter de lutter. Oui. Et il y a aussi ce papa monoparental. qui met ses enfants au lit seul, le cœur serré encore des factures, du manque de soutien, des responsabilités qui pèsent. Oui, pour lui aussi, on le néglige trop souvent. Et il ne dort pas non plus, pas par manque de foi, mais parce que son cerveau ne reçoit jamais l'information qu'il peut arrêter de lutter. Oui, il y a ce parent épuisé qui s'en veut d'avoir crié aujourd'hui et qui s'allonge dans son lit. Et ce juge, je suis un mauvais parent, j'y arrive pas, et qui dort pas parce que cette journée n'a pas été refermée avec bienveillance. Elle reste en mode punition intérieure. Et il y a ce couple qui se couche dos à dos, encore tendu par une dispute pas vraiment finie. Le silence du lit est lourd, il guérit pas, il paralyse, il dorme pas. et s'enferment dans leur fatigue chacun en pensant que l'autre ne comprend pas. Il y a cet adolescent aussi qui scrolle TikTok jusqu'à 2h du matin, essayant de se distraire de son angoisse de l'avenir, de son sentiment d'être vide, et il ne dort pas, parce que l'hyper-stimulation a étouffé toute forme de rituel de paix intérieure. Et il y a toi, peut-être, ou moi, ou beaucoup d'entre nous, allongés dans le noir, le cœur encore en course, la tête pleine de « j'aurais dû, pourquoi j'ai dit ça, et si demain ? » Pas parce qu'on n'a pas de foi, mais parce qu'on nous a jamais appris à refermer la boucle intérieure. Le problème n'est pas la fatigue, c'est l'absence de clôture. Le fait que notre âme ne sait plus quand s'arrêter de lutter. Et dans ce chaos, le corps encaisse. Le rythme cardiaque reste élevé et le ventre se serre. La gorge retient ce qui n'a pas été dit ou déposé. Et dans la médecine traditionnelle chinoise, on dit que les reins portent la peur, que le cœur porte l'agitation émotionnelle, et que le foie stocke la colère non digérée. Dans lune après lune, et dans chacun de mes accompagnements, j'ai vu, et je sais que je verrai encore beaucoup de femmes me dire « je ne sais pas déposer » . Même quand j'essaie de dormir, mon corps, mon corps, refuse de lâcher et garde tout. Et moi je vais dire… Et redit encore, c'est normal. On t'a appris à tenir et pas à fermer la journée en sécurité. Et dans cette première moitié, nous sommes face à une vérité. Beaucoup ne dorment pas parce que leur corps croit qu'il doit encore se protéger. Et puis il y a cette autre forme d'insomnie, plus silencieuse, plus difficile à avouer. C'est pas l'anxiété scolaire, ni la charge mentale. Ni la fatigue d'un couple qui s'éloigne, ni la solitude d'un parent qui tient le monde à bout de bras. C'est une anxiété plus intime, une peur plus spirituelle, celle de ne pas être assez pour Allah. Tu t'allonges, tu as prié et ton cœur n'est pas tranquille. Une voix intérieure dit, est-ce que ma prière est acceptée ? Est-ce que j'étais sincère ? Est-ce que je suis digne de son regard ? Et tu confonds parfois l'humilité avec la peur de ne jamais être aimé de Dieu. Tu voudrais t'endormir en confiance, mais tu te punis, parce que tu crois que la peur est peut-être plus pieuse que la sérénité. Et tu confonds apaisement et laxisme. Et tu crois que dormir dans la paix, c'est trop facile, pas assez méritant. Et pourtant, Allah n'a jamais demandé aux croyants de terminer leur journée dans l'angoisse. Il a dit Dans sourate Al-Duhā, verset 11, « Et quant au bienfait de ton Seigneur, proclame-le. » Et tu sais pourquoi cette sourate a été révélée ? Parce que le prophète sallallahu alayhi wa sallam se sentait abandonné, sa poitrine était lourde et le silence de la révélation pesait comme une nuit sans porte de sortie. Et Allah lui a dit en résumé, « Je ne t'ai pas quitté, je ne t'ai jamais oublié. » Je t'ai protégé, enfant, et je t'ai guidé, et je t'ai aimé. Maintenant, rappelle-le, et n'oublie jamais la lumière dans ta journée. Dis-la. Autrement dit, clôture la peur par la gratitude. Celle de la nuit, par la certitude que je t'aime encore. Et c'est seulement après cette éducation de cœur que bien plus tard Allah swt prononcera le mot de Sourate al-Fajr, « Ô toi, âme apaisée » . reviens vers ton Seigneur satisfait et agréé. Ad-Doha, c'est la guérison de ceux qui ont peur d'être abandonnés, et El-Fatr, c'est la récompense finale de ceux qui ont appris à revenir chaque soir. Alors non, ce n'est pas ta faute si tu n'as jamais appris à cloturer. Personne ne t'a appris que tu avais le droit encore d'être en chemin, même quand tu n'es pas paisible en fait. Et personne ne t'a dit à dire... Personne ne t'a appris à dire « Je n'ai pas fini de guérir, mais ce soir je peux dormir dans les bras de ma foi » . Et personne ne t'a expliqué que tu pouvais être imparfaite et pourtant aimer chaque jour, en retour. Mais à partir de maintenant, tu peux apprendre. Oui, tu peux rééduquer ton cœur. Oui, tu peux enseigner à ton corps à quitter le mode combat. Oui, tu peux entraîner ton âme à entendre doucement l'écho du verset de Sourate al Fajr chaque soir. Parce que notre religion est une école de clôture, en paix. Les adhkars du soir ne sont pas une liste sèche à réciter, ce sont des prescriptions divines pour dire à ton cœur Tu as fait ce que tu as pu. Et maintenant, tu remets tout ça entre mes mains. Moi, Allah, ton créateur. Et les prières prophétiques du coucher, où l'on dit « Oh Allah, c'est par ton nom que je meurs et que je vis. » Ces prières sont une manière de signer la journée comme terminer, de dire au cœur « Laisse aller. » Dieu est là maintenant. Il prend la suite. Je prends en charge. C'est bon, laisse. Respire. Ta foi ne se mesurera jamais à ton agitation, elle se mesurera à ta capacité à faire confiance, à être en lien et à te rappeler que tu es en lien constant avec Allah, ton Créateur, celui qui t'aime plus que tout et par-dessus tout. Et tu sais quoi ? Le corps aussi apprend ce retour. Quand tu relâches la journée, ton foie cesse de serrer tes colères, et ta poitrine se dénoue, et tes reins cessent de porter seuls la peur du lendemain. et ton corps loger au centre peut enfin battre dans une atmosphère de sûreté. Et c'est pour ça que dans lune après lune, et dans chacun de mes accompagnements, je vois des femmes qui, pour la première fois, font la paix avec leurs organes, leur cœur, leur corps, leur mental, parce qu'elles comprennent que dormir, ce n'est plus s'abandonner au chaos, c'est rendre le fardeau à celui qui a dit, dans sourate 25, verset 58, « et place ta confiance » . en le vivant qui ne meurt jamais. Et ce soir, je veux que tu entendes une phrase comme un début de guérison. Tu as le droit d'apprendre à dormir en paix et chaque nuit peut devenir un pas vers une âme apaisée. Une nafs moutma'innah. Pas parce que tu es parfaite, mais parce que tu apprends à revenir à Allah subhanahu wa ta'ala dans la sérénité. Sereine. À partir de maintenant, Tu diras peut-être plus, et si je n'ai pas assez fait aujourd'hui, mais plutôt tu vas dire, j'ai donné ce que j'ai pu, maintenant je rends ce jour à Allah. Il sait ce que contient mon cœur. Et ce ne sera jamais renoncer, c'est faire confiance, être dans un tawakkul, un lien constant et permanent avec Allah. Et si comme on l'a vu, la nuit peut devenir un retour vers Allah, alors la question devient, comment y entrer avec un cœur calme, calmé ? rassuré, déposé et confiant. Dans notre tradition, il existe trois mouvements intérieurs, trois respirations du cœur, trois postures spirituelles qui façonnent en douceur l'âme apaisée que Sourat al-Fajr appelle « al-shukr, al-hamd, wal-ridah » . Ce sont loin d'être des mots à réciter mécaniquement. Ce sont trois niveaux de conscience qui, soir après soir, lune après lune, Soigne ce qui tremble à l'intérieur. Le shukr, c'est se rappeler un bienfait. Le shukr, c'est la première marche vers l'apaisement. C'est lorsque tu dis « Ya rabb » . Aujourd'hui, il y a une lumière, je l'ai vue. Et je reconnais que c'est toi qui me l'as donnée. C'est le moment où tu reviens à un souvenir positif. Comme dans l'étude finlandaise, tu sais. C'est quoi le meilleur moment de la fin de cette journée ? Sauf que ce moment-là, tu sais, tu ne le relis pas seulement à un apaisement mental, tu le relis à celui qui te l'a offert. Le shukr, c'est le moment où ton âme dit « Allah ne m'a pas oublié, il ne m'oubliera jamais » . C'est un acte de mémoire qui transforme un souvenir en sécurité. Allah dit dans surat Ibrahim, verset 7, « Et si vous êtes en reconnaissants, j'augmenterai pour vous » . Pourquoi augmenter ? Parce que le cœur qui reconnaît un bienfait devient capable d'en recevoir d'autres, oui. « Alhamd » c'est louer, même sans voir encore le bien. Le « hamd » est plus profond encore. C'est lorsque tu dis « Alhamdoulilah » non pas seulement pour ce que tu comprends, mais aussi pour ce que tu ne comprends pas encore. Et c'est quand tu as vécu une journée difficile, incomplète, confuse, et que tu dis tout de même « Alhamdoulilah » . Même si je ne vois pas encore où est le sens, je crois que toi, Allah, et je sais, tu vois. Ce n'est pas de la résigniation. Non, c'est une déclaration d'amour et de confiance envers Allah. Je ne comprends pas tout maintenant, mais je sais que tu n'agis jamais contre moi, Allah. Et le prophète, alayhi salatu wa salam, disait, Louange à Allah en toute situation. Alhamdoulilah, ala kulli hal wa fi kulli hal. Et le hamd. N'efface jamais la difficulté. Le Hamd, il illumine l'intérieur de toi, ton intérieur, ton dedans, ce qui est sombre, ce que tu ne vois pas encore. Arridah, c'est être en paix avec ce que Dieu a décrété. Le Ridah, c'est quand ton cœur ne se bat plus contre ce qui a été écrit. Ce n'est pas la facilité. Ce n'est pas un état robotique. Ce n'est pas dire j'aime la douleur, non. C'est dire, même à travers cette épreuve, Allah ne m'a pas quitté et je suis en chemin vers lui. Le ridah, c'est quand tu dis je n'ai jamais aimé ce qui s'est passé, mais je ne laisse pas cet événement me voler ma confiance en Allah. Jamais. Et ce n'est pas renoncer à avancer et ni cesser de réparer. C'est cesser de se battre contre le passé. Essaye se coucher en ayant fait la paix avec la journée, même si elle n'a pas été parfaite. Et le prophète a dit « A goûté à la douceur de la foi celui qui accepte Allah comme Seigneur, car la satisfaction intérieure précède la sérénité extérieure. » Chaque soir, ton âme peut gravir ces trois marches. Par le shukr, tu vois la lumière du jour. Par le hamd, tu fais confiance sur ce que tu ne comprends pas encore. Et par le ridha, Tu remets Allah entre ses mains, tu lui remets tout ce que tu ne peux plus porter seul. Et peu à peu, ton cœur cesse de se juger, ton corps cesse de lutter, et ton âme apprend à revenir à Allah subhanahu wa ta'ala avec douceur. Ce n'est plus un combat, c'est un retour. Et c'est dans ce mouvement-là que naît l'ombre de Nafsul Mutma'inah, l'âme apaisée, qui sera un jour appelée au grand jour, et qui s'entraîne chaque nuit à répondre à l'appel d'Allah subhanahu wa ta'ala. Ya Rab, apprends-moi à repérer la lumière du jour dans le choukr et à te louer même dans ce que je ne comprends pas avec l'alhamd et à remettre ce que je ne peux plus porter, aridah la satisfaction. J'accepte, j'accepte, ya Allah, ce qui arrive, ce que tu as décrété. Et fais que mon cœur n'ait plus besoin de lutter pour dormir et qu'il apprenne à revenir à toi et à toi avec confiance, ya Rabb. Amin, amin. Maintenant que le cœur comprend le langage du shukr, du hamd et du ridha, il est prêt à vivre un rituel du soir très simple, inspiré par le prophète alayhi salam et validé par la science, pour refermer chaque journée entre les mains d'Allah avec amour. Et ici commence notre voyage. Un voyage où on va comprendre comment chaque nuit peut devenir une répétition apaisée de notre retour vers Allah. Un voyage où surat al-fajr cesse d'être seulement une parole lointaine et devient une boussole quotidienne. Un voyage où la neurobiologie du sommeil rencontre la spiritualité du cœur et un voyage où la satisfaction remplace l'autoflagellation. Un voyage où l'âme imparfaite apprend à devenir l'âme apaisée. Et si tu es prête à cesser de t'accuser quand ton cœur tremble, si tu veux apprendre à te coucher en marchant vers la sakinah, oh, âme sereine, viens vers ton Seigneur. Alors, reste. Ce podcast est ton espace de retour. Et alors toi ? Quand tu as fermé les yeux hier soir avec le cœur serré, avec l'angoisse encore accrochée à ta poitrine, avec des regrets non digérés, avec de la peur dans le ventre, et tu t'es peut-être dit « c'est que ma foi est faible, si je tremble encore c'est que je n'ai pas assez confiance en Allah » , un croyant ne devrait jamais s'endormir dans la peur. Alors si tu as culpabilisé, Tu t'es même parfois demandé peut-être pourquoi j'arrive pas à être cette âme apaisée dont Allah parle dans le surat al-Fajr. Alors pause, et si je te dis, écoute profondément. Le prophète alayhi salam lui-même a vécu des nuits lourdes. Il s'est levé inquiet pour sa communauté. Il a pleuré sous la lune. Il a invoqué « Oh toi qui retournes les cœurs, maintiens mon cœur ferme. Ya muqallibal quulub thabbit qalbi ala dinik » . Et les compagnons avaient des angoisses. Et les pieux prédécesseurs avaient des insomnies spirituelles. Et Yacoub a perdu la vue de tristesse Et Maryam a tremblé sous le palmiers. Et Moussa est arrivé à Madyan épuisé en disant « Ya Allah Seigneur, j'ai un immense besoin du bien que tu feras descendre vers moi. » Donc non, la peur ne signifie pas absence de foi. Et l'agitation ne signifie pas que Dieu t'a abandonné. Et la fatigue ne signifiera jamais que tu n'as plus confiance, non. Le vrai problème n'est pas ce que tu ressens et que tu ressens trop. Le vrai problème, c'est que tu n'as pas appris à clôturer. Tu ne sais pas refermer une journée et tu ne sais pas où déposer ce que tu portes. Et tu ne sais pas comment rendre ton cœur à Allah avant de dormir sans te condamner. Et quand on comprend que l'âme peut trembler même en aimant Allah, et quand on réalise que le problème n'est plus de ressentir, mais de ne plus savoir comme, comment. clôturer. Alors on commence à voir autrement les scènes de notre vie. Regarde un enfant qui s'endort après avoir raconté un dernier bon moment. Il s'endort pas parce que tout est parfait. Il s'endort parce qu'il a trouvé un point d'ancrage positif pour refermer sa journée. Et regarde une femme qui entre dans son lit après une dispute avec son mari. Elle tourne, se retourne, ressasse chaque mot qu'elle regrette. Et c'est pas tant la dispute qui la prive de sommeil, c'est l'absence de clôture intérieure, l'absence d'un endroit où dire, ya rabb, j'ai été maladroite, j'ai mal réagi, et je te remets cette journée, ya Allah, prends-moi à faire mieux demain, ya Allah, amin. Et regarde un parent fatigué qui a crié sur ses enfants, c'est pas sa fatigue qui dévore la nuit, c'est ce dialogue intérieur toxique qu'il retient en lui en fait, ce parent. Je suis un mauvais parent, alors qui pourrait dire, j'ai jamais été dans ma meilleure version. J'ai pas été dans ma meilleure version. Je suis en chemin, ya Allah. Je te rends ce combat, ya Rabb. Et alors, son cœur, ce parent, pourrait respirer à nouveau. Et regarde une famille où personne ne clôture. Chacun dort avec ses colères avalées. Les enfants ressentent la tension. Le couple se couche dos à dos. Persuadés que c'est plus comme avant, les parents prient mais leur système nerveux est encore en alerte. Et le matin, personne n'a vraiment dormi en fait. C'est juste que vous avez simplement survécu à la nuit. Oui, tu vois. Qu'on soit enfant, parent, mari, épouse, femme, sœur, frère, la paix du sommeil dépend souvent d'une seule question. Est-ce que j'ai appris à terminer ma journée avec Allah ? Ou est-ce que je la laisse ouverte comme une plaie ouverte ? Et c'est là que surat al-Fajr nous murmure quelque chose. Ce n'est plus seulement un verset récité en prière. C'est un appel intime. « Ô âme apaisée, reviens vers ton Seigneur. » « Peut-être que ce verset ne s'adresse pas. » plus seulement à la dernière seconde de notre vie, non, non, non. C'est à chaque fin de journée où Allah nous invite, reviens vers moi ce soir, avant de dormir satisfaite, même si t'as pas tout accompli, agréé, même si t'es encore en réparation. C'est ici que commence la partie essentielle de notre podcast. On plonge dans l'appel de surat al-fajr. On explore le sens de cette nafs, cette âme paisible appelée par Allah. Comme une invitée d'honneur. Et on découvre comment chaque nuit peut devenir une répétition douce de ce retour à Allah swt. Et parfois une seule parole d'Allah, une seule, bouleverse toute notre existence intérieure. « Ya ayyatuhal nafsul mutma'innah, irji'i ila rabbiki raadiya tan mardhiya, faddakhuli fi ibadihi, waddakhuli jannati » Au toi. âme apaisée. Retourne vers ton Seigneur satisfaite et agréée et entre donc parmi mes serviteurs et entre dans mon paradis. Imagine. Imagine le jour où le temps s'arrête, le cœur bat, mais il n'y a plus de peur, ça y est. Plus de course, c'est terminé. Plus d'épuisement, ça y est. Seulement une lumière immense qui ne brûle plus, elle apaise. Et là, c'est plus un ange ni une voix lointaine, non, non. C'est Allah. C'est lui, c'est ton seigneur, c'est Rabbak, qui t'appelle pas par ton nom de famille ni par ton rôle social. Il t'appelle par l'état le plus beau que ton cœur ait atteint un jour. Ô toi, âme apaisée, Il dira pas âme brillante de perfection, âme qui n'a jamais chuté, non, âme qui a tout réussi, non, âme apaisée. apaisé, mutma'innah. Une âme qui a fini par comprendre que la vraie sécurité, c'est d'être avec Allah en lien permanent avec lui. Et ce jour-là, Allah ne dira pas « Va ! » Il dira « reviens » parce qu'en réalité, tu reviens vers celui dont tu n'as jamais cessé d'être aimé, vers celui qui t'a vu pleurer en silence, vers celui qui savait pourquoi ton sommeil fuyait, vers celui qui entendait chaque « iyaa rabb » même dans ta voix tremblante. Et il dit, satisfaite et agréée, « radiatan mardiah » Tu n'es plus en bataille intérieure, tu n'attends plus la validation des autres. Non, tu n'as plus honte de toi, tu es rassurée et rassurante. Et enfin, un appel doux comme une invitation dans un foyer attendu depuis toute une vie. Entre, entre parmi mes serviteurs, entre dans mon paradis. Et c'est le moment où ton âme comprend qu'elle n'a jamais été perdue, jamais été perdue, juste en voyage vers cet appel, vers ce retour. Tu sais, lorsque Bilal, radhiallahu anh, vivait ses derniers instants, sa femme pleurait. « Quel malheur ! Quelle tristesse ! » elle hurlait. Et Bilal, de répondre avec bonheur, « Quel bonheur ! Demain, je rencontre les bien-aimés, les bien-aimés, Mohamed, alayhi salatu wa sallam, et ses compagnons. » Pourquoi cette sérénité ? Parce qu'il avait clôturé sa vie dans la satisfaction d'Allah, subhanahu wa ta'ala. Ya Rabb ! Fais de notre dernier souffle un écho de ce verset et fais que nous soyons de ceux à qui tu dis reviens vers moi paisible. Apprends-nous à apaiser notre âme ici bas pour qu'elle te reconnaisse dans le delà. Ya Allah ! Et ne fais plus en fait craindre ta rencontre. Ya Rabb, ne nous fais plus jamais craindre ta rencontre. Fais-nous rencontrer des gens qui nous fassent apprécier cette rencontre. Fais-nous la attendre comme le retour à la maison. Et alors ? Faut-il attendre la mort pour attendre ce verset ? Et si en réalité Allah nous entraînait chaque soir ? Et si chaque sommeil était une petite répétition de ce retour ? Et le prophète a dit « Le sommeil est le frère de la mort » . Alors ? Et si chaque nuit Allah nous donnait l'occasion de nous entraîner à devenir cette âme apaisée qu'il appelle déjà ? Alors est-ce que tu es prête pour le voyage ? Parce que dans la prochaine séquence, on descend du grand jour au jour d'aujourd'hui. Pour comprendre comment ce verset peut devenir une routine du cœur chaque soir avant de dormir. Et tu sais quand Allah dit « Ô toi, âme apaisée, reviens vers ton Seigneur » . On imagine souvent en fait ce moment comme quelque chose de grandiose, de lointain, de réservé à la fin de la vie, au dernier souffle. Et c'est vrai. Et ce que beaucoup oublient, c'est qu'avant le dernier souffle, il y a des milliers de nuits. Et le prophète Alayhissalat nous a rappelé, le sommeil est le frère de la mort. Ça veut dire quoi ? Que chaque nuit, Allah t'offre une mini-répétition. C'est un entraînement en fait. Une sorte de petite scène d'entraînement pour que ton âme apprenne à revenir vers lui dans la paix. Et quand tu te poses ta tête sur l'oreiller, c'est comme si Allah te disait doucement, est-ce que ce jour a été vécu comme un pas vers moi ? Ou comme une fuite. Alors regarde, un enfant qui se fâche, pleure, puis vient se blottir dans tes bras de deux, deux parents avant de dormir. Il ne dort pas parce que tout a été résolu. Il dort parce qu'il a retrouvé un endroit où il se sent rassuré. Il est revenu à sa sécurité. Et dans un couple, parfois, il y a une dispute, deux cœurs blessés et pas encore réconciliés. Mais il y a ce moment dans le lit. Où l'un des deux ose murmurer « Tu sais, malgré tout, je tiens à toi et on va trouver un chemin. » Et l'autre répond « Par un silence doux, par un silence amoureux et apaisant. » Et pas par un silence froid, un silence de début d'apaisement en fait. Ils ne se sont pas devenus parfaits, non. Ils ont commencé à redevenir, à revenir à l'amour. Et c'est quoi l'amour ? C'est la paix. Une mère qui s'est sentie dépasser la journée, qui a crié et culpabilisé. Elle s'allonge et dit « Allah, en pleurant tout bas, ya Rabb, je suis fatiguée. Mais je vais apprendre à aimer mieux demain. Apaise mon cœur, ya Allah. » Et à ce moment-là, elle vient de revenir à Allah, même si elle est encore en pleine et pleine d'imperfections, j'ai envie de dire. Et si revenir à Allah ne commençait pas par la mort, mais chaque soir en fait. Et si le verset revient vers ton Seigneur ? « Irji'i ila rabbiki » « Et t'es un appel quotidien au temps ultime » Et si le « nafs al-mutma'inna » n'était pas une âme parfaite, mais une âme qui a appris à retrouver la paix, même après le chaos ? Et le prophète, alayhi salam, disait avant de dormir, « Oh Allah, c'est par ton nom que je meurs et que je revis. » Tu entends ? « Bismikallahoumma amoutou wa ahya » Il reconnaît que la nuit est semblable à une petite mort et que se réveiller le matin est déjà une résurrection. Et au réveil il disait « Louange Allah qui nous a ramenés à la vie après nous avoir fait mourir » . Et c'est vers lui que sera la résurrection. Chaque matin est un petit jour de résurrection. est une petite mort, et entre les deux, il y a une opportunité, entrer dans le sommeil comme une âme qui revient à Allah, à apaiser, même si elle est encore en chemin. Ya Rabb, apprends-moi à revenir à toi, avant que le jour final n'arrive, et fais que mon sommeil soit une école de confiance, que mon cœur apprenne chaque nuit à se déposer. entre tes mains, ya Allah, et que petit à petit, je devienne cette âme apaisée, nefsul mutmainah, que tu appelleras par mon amour, amin, et par amour. Tu te souviens de l'enfant dont on a parlé au début de ce podcast, celui à qui on demande quel a été le dernier bon moment de ta journée ? Ce n'est pas un joli rituel. C'est ce qu'on appelle en psychologie un moment de clôture émotionnelle positive. Et une étude a été menée en Finlande auprès d'enfants et d'adolescents anxieux et a démontré que le fait de nommer un souvenir positif avant de dormir et de ressentir de la gratitude, alhamd, shukr, ar-riddah, réduit les symptômes d'anxiété de 60 à 80% en quelques semaines. Pourquoi ? Parce que quand tu te rappelles un moment de sécurité, ton cerveau sécrète moins de cortisol, l'hormone du stress. Et ton cerveau nerveux passe progressivement du mode alerte au mode repos. Et ton hippocampe enregistre « la journée s'est terminée sur quelque chose de bon, je peux laisser aller » . C'est comme si ton cerveau signait une conclusion sécurisée à la journée. Et résultat, le sommeil devient plus profond, mais surtout plus paisible. J'ai envie que tu écoutes là, à la lumière de notre spiritualité. Quand un croyant dit « Alhamdoulilah » , c'est sincèrement. Il n'est pas juste en train de dire merci. Il est en train de dire « Ya Rabb, je reconnais que tu ne m'as pas laissé aujourd'hui sans trace de ta miséricorde » . Et ça crée une sécurité intérieure. Ça active ce qu'on appelle la neuroception de sécurité. Écoute ce verset comme si Allah te parlait juste avant ton sommeil. Dans surat al-Duha verset 11 Et tu sais pourquoi ce verset est venu à un moment où le prophète se sentait abandonné ? Parce que rappeler les bienfaits crée un ancrage émotionnel de proximité avec Allah. Et là, j'ai envie de te raconter l'histoire de trois personnes et trois façons de dormir. hiba s'endort en revivant toutes ses erreurs du jour. Pourquoi j'ai répondu comme ça ? Pourquoi je ne suis pas assez bien ? Son cerveau reste en alerte. Son âme se punit et elle ne dort pas, elle s'épuise. Yassine, lui, s'endort en cherchant du réconfort dans les réseaux sociaux pour ne plus penser. Il ne clôture pas, il fuit. Son âme ne se repose pas, elle se dissocie. Et Mariam, elle, s'allonge. Prends une respiration et murmure. Ya Rab, aujourd'hui tu m'as donné un sourire inattendu. Et j'ai réussi à retenir une colère. Et c'est grâce à toi. Merci de m'avoir tenu debout. Même si c'était dur, alhamdoulilah. Elle n'était pas vécue... Non, elle ne l'a pas vécue comme une journée parfaite. Mais elle l'offre à Allah avec reconnaissance. Et elle entre dans la nuit comme on entre dans une sécurité. Et ce n'est pas la journée qui détermine ton sommeil, c'est la manière dont tu l'as. Clôture dont tu la termines, dont tu la referme. y a RAbb Enseigne-moi à ne plus entrer dans la nuit en ennemi de moi-même. Apprends-moi à clore mes journées comme on ferme doucement une porte avec la paix et vers la paix. Que Alhamdoulilah devienne ma clé et la gratitude mon chemin vers toi, Ya Rabbal Al-alAmin Maintenant que tu sais que ton âme ne peut s'apaiser sans clôture, et que ton cerveau a besoin de sécurité, et que ta foi se nourrit de choukr, et de ridha, dont on a parlé tout à l'heure. J'ai envie qu'on explore ensemble ce que signifient vraiment ces différents états. Ce que veut dire être dans le shukr, dans la gratitude. Ce que veut dire être dans le hamd, dans la louange constante. Et ce que veut dire entrer dans le rida, la satisfaction intérieure. Et comment ça prépare ton âme à devenir un peu plus et peu à peu al-muttamainah. Tu sais, l'âme apaisée. Comme dans le surat al-Fajr, le Fajr dont on a parlé tout à l'heure. La gratitude, la louange, la satisfaction. J'accepte tout ce qui vient Ce sont trois portes vers l'ame apaisée. Tu sais, parfois on confond la paix intérieure avec ne plus rien ressentir. Alors on s'en veut d'avoir mal, on culpabilise d'être triste, on se juge d'avoir peur. En réalité, l'âme apaisée n'est pas une âme neutre. C'est une âme soutenue. Et ce n'est pas une âme sans épreuve. C'est une âme qui sait où se poser. Et cette paix, dans notre tradition musulmane, elle se construit en trois mouvements intérieurs qui s'appellent le shukr, le hamd et le ridha. Le shukr, le fait de remercier le bienfait, c'est reconnaître un cadeau, en fait, même minuscule, même discret, même fragile. C'est dire ya rabb. J'ai vu un rayon de lumière dans ma journée et je sais que c'est toi. Et c'est quand tu te rappelles que quelqu'un t'a souri alors que t'étais à bout. Et c'est quand tu réalises que t'as pu marcher, respirer, comprendre, ressentir. Et quand tu dis merci parce que t'as encore la foi, même tremblante. Et sur le plan scientifique, le choucle, il active les zones cérébrales du bien-être et il diminue les signaux d'alerte du système nerveux. Et sur le plan spirituel, il renforce la conviction. Allah est avec moi dans cette journée. Et Allah dit... Si vous êtes reconnaissant, je le montrerai pour vous. Dans le surat d'Ibrahim, verset 7. « Alhamd » , quant à lui, c'est louer à Allah, même sans comprendre. « Alhamd » , c'est différent. C'est lorsque tu dis « Alhamdulillah » , pas seulement parce que tu as reçu quelque chose de visible, parce que tu sais qu'Allah agit avec sagesse, même si tu ne vois pas encore le bien. Par exemple, si tu as vécu une journée difficile, tu ne comprends pas encore où est le bien, mais tu dis « Alhamdulillah » . Tu sais ce que je ne sais pas, ya Allah, je te fais confiance. Alhamd, c'est comme déposer ta tête sur l'oreiller en disant ce que je ne comprends pas encore n'est plus contre moi. Je n'ai jamais été abandonnée en fait. Et le prophète, alayhi salam, il dit, louange Allah en toute situation. Alhamdou lillahi ala kulli hal. Al-ridha, c'est être en paix avec le décret d'Allah subhanahu wa ta'ala. J'accepte tout ce qui vient à Allah. tout ce qui vient de toi, je l'accepte et je l'accueille. Et le ridah, tu sais, la satisfaction intérieure, c'est tout sauf une satisfaction arrogante. C'est je suis content même si tout va mal. Non, non, c'est pas ça. Jamais de la vie, en fait, on te demande d'être heureux même si tout va mal. Le ridah, c'est quand ton cœur dit je lutte plus contre la réalité, je la vis avec Allah. Oui, c'est pas facile, c'est même difficile. Et ce sera jamais renoncer à changer ce qui doit l'être, c'est arrêter de se battre contre ce qui est déjà passé en fait. Et c'est poser les armes du regret, de la culpabilité et marcher en confiance Le prophète sws disait « A goûter à la douceur de la foi celui qui accepte Allah comme Seigneur. » Et Rida ne supprime pas la douleur en fait, il supprime la résistance intérieure. Et ça ouvre la porte. de l'apaisement. Et alors, étape par étape, le choukr te reconnaît au bienfait d'Allah, l'hamd te reconnaît à sa sagesse, et le rida te reconnaît à sa volonté. Et même sans t'en rendre compte, tu deviens cette âme qui sait revenir à Allah en fin de journée. Une âme qui ne dort plus dans la fuite, mais dans la confiance. Une âme qui s'entraîne au verset d'Al-Fajr, chaque soir. « Reviens vers ton Seigneur satisfait et agréé. » « Ir jei ila robbikero diaten morodiya » Ce n'est plus seulement une parole de fin de vie, c'est un programme de fin de journée. « Ya Rab, donne-moi un cœur qui remarque tes bienfaits, ton choukr, et qui te loue même dans l'invisible, dans l'hamd, et qui accepte ton décret même, avec confiance, avec arreda. Et fais-moi goûter, Ya Allah, la paix avant de dormir, pour que le jour où je te reviendrai vraiment, même mon âme te reconnaisse, Ya Allah. » Maintenant qu'on a compris la structure intérieure d'une âme qui s'apaise, tu sais, « Al-Nafsul mutma'inna l'âme apaisée. » Il est temps de vivre ça concrètement. Et dans cette partie, j'ai envie qu'on entre dans un rituel du soir simple, profond mais doux. Une respiration, une parole, un souvenir, un dhikr une doua. Et un rituel inspiré des sciences du cerveau qui est guidé par le Coran et la Sunna et qui prépare chaque nuit à devenir un petit retour apaisé vers Allah. Refermer ta journée comme une amène remise à Allah. Ce moment, c'est un retour. Ce n'est pas une performance. Ce n'est pas une prière robotisée. Ce n'est pas un moment de culpabilisation. C'est un moment de remise en confiance. Tu n'as pas besoin d'être en paix pour entrer dans la paix. Tu as juste besoin de revenir. Et ce rituel du soir, je le propose comme un chemin très simple, en cinq étapes, inspiré des neurosciences, du Qur'an, de la sunna et de la pratique qu'on vit dans l'une après l'une. Lorsqu'on apprend à dire à son corps « tu n'es plus en danger, repose-toi » , Allah est là, tu es en sécurité. Oui, dans l'une après l'une, dans cet accompagnement que je propose, on apprend à dire à notre corps et à lui faire vivre qu'il n'est plus en danger. Il n'est plus en mode alarme, alerte, danger. Non, c'est terminé. Il est en sécurité. Alors respire. Et pose ta main sur ton cœur et ferme doucement les yeux. Et respire lentement, comme si tu voulais dire à ton cœur, tu as le droit de ralentir maintenant. Alors physiologiquement, la respiration lente, active, tu sais, ça va activer ton air vague en fait. Qui envoie un cerveau, un signal à ton cerveau que le danger est terminé. Et spirituellement, c'est une manière de dire je reviens. Et répète doucement, bismillah, bismillah. Bismillah, les yeux fermés, la main sur ton cœur, Bismillah, Bismillah, Bismillah. Et elle expire, je te confie ce jour, Ya Allah, Ya Rabb. Je te confie ce jour, Ya Allah, Ya Rabb. Et nomme maintenant un moment de choukr. Tu sais la lumière que tu as eue dans cette journée. Nomme un moment de choukr, même minuscule. où tu as senti un peu de douceur, de grâce, de force ou de soutien. Ça peut être un sourire reçu, une patience que tu as tenue, une prière que tu n'as pas lâchée, un moment où tu t'es retenu de faire mal ou de faire du mal, une larme qui a lavé ton corps et tu dis « y a rabb, ce bien-là, je sais qu'il vient de toi. » « Alhamdoulilah. » C'est ce moment où tu as failli claquer ton enfant-là, ce moment où tu voulais hurler, où tu voulais insulter quelqu'un et... Ça ravale ta salive. Et là, tu dis, ce bien-là, je sais qu'il vient de toi. Alhamdoulilah. Et tu sais, dans les études, on dit que nommer un moment positif avant de dormir réduit l'anxiété et prépare un sommeil plus profond. Et ici, tu crées une clôture sécurisée. Ce de quoi je te parle depuis le début de ce podcast. Tu sais, l'étude finlandaise. de la positivité avant le sommeil. Un petit chose, un petit quelque chose avant de dormir, s'il te plaît. Et dis à ta vulnérabilité que c'est Allah, en fait, qui gère dans le hamd, dans le tawba. Repends-toi, en fait, de cet excès de peur et place davantage de confiance dans tawakul. Rappelle-toi que tu as un lien permanent avec Allah, subhanallah, du matin de ton réveil jusqu'à la clôture du soir. Et ce soir, tu peux lui parler simplement. Pas comme un juge, comme un seigneur aimant. Et tu peux lui dire, J'ai failli en certaines choses, c'est vrai. Et j'ai peut-être blessé. Je me suis peut-être blessé moi-même. Et j'ai peut-être mal réagi. Alors pardonne-moi, ya Allah. Astaghfirullah. Astaghfirullah. Astaghfirullah avant chaque sommeil. Et tu sais que je veux faire mieux, ya Allah. Tu le sais. Tu connais mon intention, tu connais mon cœur. Et si je trébuche, ya Allah, alhamdoulilah, même dans ce que je ne comprends pas. Et c'est ce genre de paroles qui ouvrent la porte de Rida, l'acceptation du décret. Et le prophète, alayhi salatu wa sallam, il nous a appris cette douah du soir. « Oh Allah, par ton nom, je meurs et je vis » . Et ça, c'est une remise totale. « Bismikallahoumma amoutou wa ahya » . Tu sais le dhikr du cœur et du corps ? Tu peux maintenant réciter lentement, pas à toute vitesse, comme un balancement à baisers. Subhanallah, se purifier de ce qui a pesé. Alhamdoulilah, reconnaître ce qui a été beau, Allahu Akbar, remettre tout ce qui est lourd entre les mains d'Allah, et puis fini, Allahu Akbar, Allahu Akbar, Allahu Akbar. Pour dire à ton cœur, Allah est plus grand que tout ce qui m'empêche de dormir, de toutes mes préoccupations et mes soucis. Allahu Akbar, il est plus grand, il est bien plus grand que tout ça. Et ce rythme apaise le système nerveux et prépare le sommeil réparateur. Oui. Oui, dis quelque chose comme « Ya Rab, je te rends cette journée. Ce que j'ai réussi, c'est par ta permission. Et ce que j'ai raté, pardonne-le-moi. Apaise mon cœur, rassure mon âme et inscris-moi parmi ceux à qui tu diras un jour « Oh âme, apaise et reviens vers ton Seigneur » . Respire, ressens. Et tu n'as plus besoin de contrôler ce qui va suivre. Tu viens de refermer la journée. Et ni en force, ni dans la peur. Tu la refermes dans la confiance. Et vous êtes très nombreuses dans chacun de mes accompagnements et dans l'une après l'une, à me confier pleurer de soulagement après ces petits rituels, subhanallah. Parce qu'en fait, vous avez découvert tout simplement que dormir... Non plus en ayant tout réglé, mais en ayant tout déposé auprès d'Allah, ça détend ton corps, tes organes relâchent la tension, et ton cœur cesse de se juger. C'est le début d'un nafs almutma innah. Alors on va clôturer ce podcast avec une ouverture d'espoir. Et même si tu n'es pas encore une âme sereine, un nefso lmutma innah, à chaque instant, tu peux le devenir nuit après nuit. Et Allah t'attend avec amour à chaque tour, à chaque retour. Chaque soir, mène doucement et ferme doucement les yeux et ralentis le rythme. Et ce soir, t'as pas besoin d'être parfaite. Parce qu'il y a juste besoin de remettre dans ce moment-là. Respire, inspire par le nez, laisse l'air descendre jusqu'à ton ventre. Expire lentement, comme si tu soufflais sur une bougie sans l'éteindre tout à fait. Et ton corps a porté le jour, laisse-le revenir vers la paix. Et ressens ton cœur sous ta main. Y bat encore. C'est la preuve que tu es aimé. Preuve qu'Allah ne t'a jamais quitté. En fait, il ne te quittera jamais. Dis-lui, tu peux te reposer maintenant. Repose-toi. Et souviens-toi un instant juste qui t'a fait du bien aujourd'hui. Pas besoin qu'il soit grand, un sourire, un rayon de lumière, une phrase douce, une inspiration profonde. Vois-le, ressens-le et murmure « Alhamdoulilah » pour ce moment. Ya Rab, c'est toi derrière cette douceur. Et ton cerveau enregistre alors le danger passé. Et ton cœur comprend « Allah m'a accompagné jusque-là » . Et le corps tout entier commence à lâcher prise. Et peut-être qu'il y a eu aussi des tensions, des maladresses, des regrets. C'est d'accord. Et tu n'as pas besoin de les fuir. Ça y est, stop. Juste remets-les à Allah. Et dis « Ya Rabb, j'ai essayé. J'ai peut-être trébuché, j'ai peut-être blessé. » Mais tu connais mon intention, ya Allah. Je te rends cette journée avec ses réussites et ses manques. Et respire encore. Chaque expiration vide la culpabilité. Et chaque inspiration fait entrer la miséricorde, Allah, la paix en toi. Et tu cherches plus à oublier, tu offres toi, Allah. Maintenant, laisse tes lèvres murmurer le zikr du soir. Et pas vite, pas pour compter, pour bercer ton âme. Subhan Allah pour tout ce que tu libères. Alhamdoulillah pour tout ce que tu reconnais. Allahu Akbar pour tout ce que tu remets à plus grand que toi. Et laisse ces mots se déposer dans ton souffle. A chaque répétition, ton cœur s'aligne, ton système nerveux se détend. Et tes reins cessent de serrer la peur. Ton ventre retrouve la chaleur de la confiance. Et quand tu sens que ton souffle est redevenu paisible, adresse-toi à Allah subhanahu wa ta'ala et dis simplement Ya Allah, je te rends cette journée. Ce que j'ai accompli vient de toi et ce que j'ai manqué en ces nix mois, en fait, à le réparer demain. Apaise mon cœur, rassure mon âme, écris-moi. Parmi ceux à qui tu diras un jour « Oh âme apaisée » , reviens vers ton Seigneur satisfait et agréé. Amen. « Ya ayyatuhal nafsul mutmainnah « Irji'i ila rabbiki radiatan mardiya » Et laisse le silence s'installer, te juge pas et t'accueille. C'est Allah qui garde ton sommeil, qui dort jamais. Ce soir, tu cherches plus la perfection, tu apprends la réconciliation. Et tu veux plus dompter la nuit, tu veux la confier. Chaque respiration est un acte de tawakkul. Et chaque battement de ton cœur un rappel. Je suis plus seule. Et si tu écoutes bien, quelque part dans la douceur de ton souffle, tu peux presque entendre une voix subtile, pleine de tendresse dire « Allah, reviens vers moi, je t'attends, je t'attendais. » Et ce rituel, c'est ton rendez-vous avec la paix, tu sais. Un entraînement du soir pour apprendre jour après jour à devenir cette âme apaisée que le Coran appelle. Et dans la conclusion, on va refermer ce voyage avec l'espoir, pour que chaque matin soit une petite résurrection en paix. Et que chaque nuit, un retour confiant envers celui qui ne cesse d'aimer, qui est plus grand que tous tes petits soucis, même les grands soucis. Il est plus grand qu'eux. Et ce voyage ne s'arrêtera jamais ici, tu sais. Il se vit pas justement et pas uniquement dans la relation. Il se reflète en fait dans nos relations entre nous, les plus proches. Parce que nous sommes, il a mis son amour parmi nous. Et parce que certaines nuits sont lourdes, non seulement parce qu'on a... Pas clôturer avec soi-même, mais aussi parce qu'on n'a pas su clôturer avec l'autre. Et clôturer avec soi-même, c'est apprendre à dire intérieurement, ce que j'ai réussi aujourd'hui, je le reconnais. Ce que j'ai raté, je le dépose, Allah subhanahu wa ta'ala. Et je suis encore en chemin et Allah m'accompagne. Et clôturer en couple, parfois, c'est pas trouver une solution à tout dans la soirée, là maintenant. C'est juste oser murmurer un « je suis encore là » . Et même si on n'a pas tout résolu là, je veux qu'on termine la journée en étant du même côté. Et parfois une main posée sur l'épaule avant de dormir est plus guérisseuse qu'un débat interminable. Et avec ton enfant, clôturer c'est pas en faire un être parfait ni être un parent parfait. C'est juste lui demander doucement, dis-moi, quel a été ton plus beau, ton plus petit rayon de soleil aujourd'hui ? Qu'est-ce que t'as kiffé ? C'est lui enseigner très tôt que la journée n'a pas besoin d'être parfaite pour se finir dans la paix. Alors oui. La clôture est un acte spirituel et c'est aussi un acte relationnel et un acte éducatif. Et c'est une manière de dire je ne veux plus entrer dans la nuit comme un champ de bataille. Je veux entrer dans la nuit comme on entre dans un foyer. Tu sais, a home. Il y a une différence entre house et home. House c'est les murs et home c'est le foyer. La chaleur, la douceur, l'amour, la paix, la sérénité. Se-ren. Et peut-être que soir après soir... À force de donner un espace de fin douce, à force d'apprendre à fermer les boucles ouvertes dans le cœur, à force de dire au repos le danger est passé, à force d'apprendre à dire à un conjoint je ne t'abandonne pas, à force de dire à un enfant tu peux dormir en sécurité, tu entendras un jour ton propre cœur murmurer doucement. Ô âme sereine et apaisée. reviens vers ton Seigneur satisfait et agréé. Et rappelle-toi surtout que tu es bien plus et que tu vaux bien plus que ce que tu fais et ce que tu montres.