Speaker #0Aujourd'hui, je réponds à une question que j'ai reçue. Firdog, est-ce que tu peux nous parler du besoin fondamental de la femme ? Et ce que ça veut dire quand on dit « la femme a besoin que l'homme prenne de l'aide » . Alors, je vais te répondre avec ce que j'ai vu, ce que j'ai entendu et ce que j'ai accompagné depuis des années auprès de milliers de femmes. Je vais te parler de la sécurité. La sécurité, c'est ce que ton corps ressent quand tu es avec quelqu'un. Et je vais poser cette question. question que je partage souvent dans mes accompagnements. Quand tu es avec lui, est-ce que ton ventre se relâche ou est-ce qu'il se contracte ? Et tu sais, la réponse, elle vient toujours avant les mots. Parce que ton corps sait. Oui, le corps d'une femme sait. Et ce que j'observe encore et encore, c'est que beaucoup de femmes que j'accompagne sont très intelligentes, elles sont spirituelles, autonomes, responsables. Et pourtant, elles sont épuisées intérieurement. Et pourquoi ? Parce qu'elles sont en relation et en état de vigilance à la fois. Elles pensent à tout, elles anticipent tout, elles gèrent tout, elles aiment, et en même temps, elles ne se déposent jamais. Et ça, ce n'est pas de l'amour serein, c'est de la survie émotionnelle. Et se déposer, ce n'est pas disparaître, et ce n'est pas se déresponsabiliser, c'est cesser d'être en alerte. Parce que la femme, elle anticipe avant même qu'un problème arrive. Elle a déjà prévu la solution, la justification, l'explication, la réparation. Elle a un souci. Quand elle a un souci, elle ne le dit pas vraiment. Elle va minimiser, elle dit « c'est rien » . Pourquoi ? Parce qu'elle n'a pas appris que son émotion serait accueillie sans être corrigée, ni renvoyée, ni relativisée. Alors elle garde. Et quand une femme ne se dépose jamais, son corps ne se repose jamais. Même dans l'amour, même dans le lien. Et c'est ça l'insécurité affective. C'est pas le manque d'amour, c'est pas le manque de foi, c'est le manque de relâchement. Et se déposer ses pouvoirs pensés. Je n'ai plus besoin de tenir coûte que coûte. Je peux lâcher, je peux relâcher. Parce qu'il y a quelqu'un qui est là, qui porte. Et tant qu'une femme ne peut pas se dire ça, elle l'aimera et en même temps elle restera en alerte. Et c'est exactement ce que j'observe année après année, dans les histoires de femmes fortes, sensibles et aimantes, mais fatiguées de l'intérieur. Et ce n'est pas une faiblesse, c'est un appel à la sécurité, à la vraie. Et quand on dit « l'homme prend le lead » , de quoi est-ce qu'on parle, vraiment ? Et je vais être très claire parce qu'il y a énormément de confusion sur ce sujet. Prendre le lead, Ce n'est pas décider seul, ce n'est pas imposer, ce n'est pas dominer, ce n'est pas contrôler. Prendre le lead, c'est porter la direction émotionnelle de la relation. C'est être celui qui contient quand ça déborde. C'est être celui qui rassure quand ça tremble. C'est être celui qui tranche sans brutalité. C'est être celui qui sécurise sans écraser. C'est quand dans sa présence et même dans son absence, il envoie ce message dans son aura, tu peux relâcher, je suis là. Et quand cette posture est absente chez l'homme, la femme compense. Pas parce qu'elle veut le pouvoir, parce que le vide appelle le remplissage. Et quand je dis le vide appelle le remplissage, Je ne parle pas de théorie, je parle d'un réflexe humain presque automatique. Quand quelque chose n'est plus porté, quelqu'un le porte. Et quand un espace reste vide, quelqu'un le remplit. Et non pas par domination, c'est par survie relationnelle. Alors je vais te donner des exemples très simples. Quand une femme ne se sent pas clairement, elle ne sent pas clairement que quelqu'un tient la direction, elle commence à penser à la place de l'autre. Et pas parce qu'elle aime contrôler, parce que personne ne dit « je m'en occupe » . Alors elle anticipe, alors elle organise, alors elle rappelle, alors elle vérifie. Et le vide crée l'effort. Parce qu'une femme, quand elle traverse une période difficile, et qu'en face, il est flou, il est silencieux, il est passif, pas méchant, juste il est absent émotionnellement, alors elle ne parle plus. Elle va plus parler, elle va plus expliquer, elle va encore plus justifier. Pas parce qu'elle aime parler. Parce que le silence est un vide qui est angoissant. Je te donne un autre exemple. Dans la maison, dans le couple, dans la famille, quand rien n'est clairement posé, quand il n'y a pas de cadre, pas de rythme, pas de décisions qui sont assumées, alors elle prend, elle décide, elle tranche. Et c'est jamais par envie de commander, rarement par envie de commander. C'est parce que quelqu'un doit le faire. Et le corps d'une femme ne supporte pas longtemps le flou. Il cherche la sécurité, parce que le vide appelle le remplissage. Et maintenant, regarde l'inverse. Quand, dans sa présence, et même dans son absence, un homme envoie ce message clair, « Tu peux relâcher, je suis là » , ça se sent. Et ce n'est pas dans les mots, c'est dans la posture. Il n'a pas besoin de tout faire, il n'a pas besoin de parler fort, il est posé et il tient ce qu'il dit, il assume, il ne disparaît pas quand c'est inconfortable. Et là, quelque chose se passe, la femme respire et son corps descend, son mental ralentit, elle n'a plus besoin de remplir parce qu'il n'y a plus de vide, elle ne devient pas dépendante, elle devient reposée. Et c'est pour ça que beaucoup de femmes prennent des rôles qu'elles n'ont jamais voulu prendre. Pas parce qu'elles veulent le pouvoir, parce qu'elles n'ont pas senti le soutien. Et le vide n'est jamais neutre, il appelle toujours une compensation. Et tant que ce mécanisme n'est pas compris, on accuse les femmes d'être trop, alors qu'elles sont souvent juste en train de boucher une brèche. Et la vraie question n'est donc plus pourquoi elles contrôlent. La vraie question, c'est plutôt qu'est-ce qui n'a pas été porté ? Quand le vide est comblé par une présence stable, la femme n'a plus besoin de le remplir. Elle peut enfin se déposer et être la sakhina, la paix de cette relation, de la maison, du foyer, de la famille. Alors qu'est-ce que dit l'islam et que beaucoup oublient ? Allah parle de la relation comme d'un lieu de sakinah, de paix, de repos, de tranquillité. Et le prophète, alayhi s-salatu wa s-salam, incarnait ça. Il était doux à l'écoute, présent. Et il est un exemple pour la femme comme pour l'homme. La sunna, elle est mixte, elle est valable pour les deux. Et il était aussi clair et responsable et contenant. Et Ausha, alayhi s-salatu wa s-salam, racontait que le prophète était au service de sa femme. avec douceur et responsabilité. Il était la sécurité. Quand la sécurité manque, ce que ça produit, chez une femme, en insécurité, elle peut devenir contrôlante, elle peut devenir critique, elle peut devenir distante, elle peut devenir silencieuse, et elle peut devenir aussi dure avec elle-même, et alors dure avec les autres. Et on la juge souvent pour ça. Alors qu'en réalité, à l'intérieur, elle se dit, je ne peux pas me relâcher en fait. Et tu sais que j'aime bien t'offrir des petits autodiagnostics. J'aime te faire travailler avec moi dans mes podcasts. Et là, je te propose quelques questions auxquelles j'aimerais que tu répondes en toute honnêteté, de manière très spontanée et sans te juger. Est-ce que... Dans cette relation, tu te sens plus apaisé que seul. Est-ce que tu as toujours besoin d'expliquer, de justifier ou de porter ? Est-ce que tu peux être vulnérable sans avoir peur ? Si la réponse est non, ce n'est pas un échec, c'est juste une information. Maintenant, je vais te dire quelque chose d'important. La sécurité intérieure, elle commence toujours par un seuil intérieur. Et si tu te forces quand tu es épuisé, si tu minimises ce qui te blesse, si tu dis oui alors que ton corps dit non, alors ton cœur apprend « je ne suis pas un lieu sûr » . Et la relation vient confirmer ce message. C'est un mécanisme en fait. Ce que je transmets aux femmes que j'accompagne, c'est que la sécurité ne se réclame pas. Elle se réinstalle, alhamdoulilah. C'est possible et c'est toujours possible. Quand les deux jouent le jeu, toi tu prends ta place pour que lui prenne la sienne. Si tu débordes, il ne pourra pas la prendre. Reprends ta place et laisse-le prendre la sienne. Sois patiente, ça ne viendra pas tout de suite. Step by step. Et si ça ne vient pas, c'est qu'il n'a pas envie. On ne peut pas, on ne sait pas prendre ce rôle. Je vais te proposer des gestes très simples déjà pour que toi tu reprennes ta place. Écoute ton corps. réduis ce qui te violente et ce qui t'épuise. Arrête de te surcharger. Parce qu'après, tu seras dans la plainte. Attention, attention. Et lui, t'as rien demandé, c'est toi qui te surcharges. Apprends à dire un besoin sans accuser, sans l'accuser, dans le calme. Et apprends à formuler une demande au lieu de te plaindre. Et je t'invite à écouter le podcast que j'ai fait à ce sujet, « Baisse le volume de tes plaintes » . Écoute-le ce podcast, il dure 8 minutes, c'est une pépite, c'est un cadeau que je te fais. Et arrête de te suradapter. Je te rappelle, quand une femme se traite avec respect, elle arrête de se forcer. Et concrètement, ça veut dire qu'elle écoute sa fatigue au lieu de la nier, qu'elle dit non avant d'être à bout et qu'elle ne se justifie plus pendant 10 minutes à chaque étape. Elle dit la chose, point. Et elle ne reste plus dans ce qui l'épuise par habitude. Elle va changer la relation, l'état, le lieu, l'environnement. Le résultat, c'est que si tu fais ça, en fait, ton énergie devient plus stable, ton corps est plus posé, et ton regard sur ce que tu fais, sur ton avenir, sur la relation, il est beaucoup plus clair. Et naturellement, tu deviens un espace plus clair toi aussi. Parce que quand tu fais des efforts, c'est plus en tension intérieure. Parce que quand une femme se traite avec respect, elle n'envoie plus de signaux contradictoires. Tu sais, tu ne dis plus oui avec la bouche et non avec le corps. Alors l'autre en face, ton conjoint, ton mari, ton kawam, il sent une limite paisible et il sait où elle est. Et il sait comment se positionner. Et le respect commence là, quand tu te respectes toi-même déjà. Tu ne peux pas demander à l'autre de te traiter dans le respect alors que toi-même, tu ne te respectes pas. Le respect, il ne commence pas dans l'exigence. Il commence dans ce que tu incarnes au quotidien. Et souvent, dans les relations conjugales, j'ai, combien de fois, des centaines de fois, j'ai entendu le mari dire, mais moi, je ne t'ai rien demandé. En fait, dans le « je t'ai rien demandé » , toi, tu te sens blessé parce que ce que tu attends, toi, c'est qu'il te dise « merci, c'est trop gentil » , limite, il est à genoux. Mais il ne t'a pas demandé tout ça. Alors oui, le remerciement, Allah nous invite à le faire. La reconnaissance, Allah nous demande de le faire. Parce que ça nourrit le lien, c'est un cadeau dans le lien. Mais attention de ne pas être dans l'excès de tes attentes vis-à-vis de lui. Parce que peut-être lui, il attend moins. que ce que toi tu te tues à donner. Et donc toi tu vas moins t'épuiser et tu vas recevoir des merci qui sont justes, qui sont dans ce qui peut donner et tu seras moins déçu, moins dans l'attente. Alors, juste avec toi-même, incarne au quotidien ce respect que tu attends de l'autre en te respectant toi-même. Et tu verras que l'autre va soit s'ajuster Sois ce révélé. Et là, laisse Allah faire le reste. Et transforme surtout ta difficulté en doigt. Ya Rabbi, dépose la Sakina dans nos cœurs. Apprends-nous à recevoir sans culpabilité. Et offre-nous des relations qui apaisent, qui protègent et qui élèvent. Et fais de nous des femmes en paix et non en alerte. Ma sœur, je te souhaite une relation où tu respires. où ton corps se relâche, où ton cœur se repose. Oui, où ton cœur se repose. Parce que toi aussi, tu deviendras un endroit de paix et de sakinah à ce moment-là. Parce que la sécurité est loin d'être un luxe féminin. C'est un besoin sacré. Ton kawwan est ton écrin. Et toi, tu es ce diamant dans l'écrin. Allah ne crée jamais un besoin. Sans chemin pour le nourrir. Kla accorde cette relation à... À chacune de nous, et à chacun de nous. Moi, je suis Firdaus, et depuis des années, j'accompagne les femmes à sortir de la tension permanente, de la survie émotionnelle et de l'adaptation qui épuise. Mon travail, c'est restaurer une féminité digne, stable et calme et rayonnante. J'accompagne celles qui veulent aimer sans se perdre, et guérir sans se couper. et avancer avec Allah comme repère. Dans mon podcast, et surtout rappelle-toi que tu es bien en plus, et que tu vaux bien en plus que ce que tu fais et ce que tu montres. Prends soin de toi, tu es précieuse.