Speaker #0La paix d'une femme est le reflet de la façon dont les autres la traitent, et la façon dont les autres la traitent est le reflet de la façon dont elle se traite elle-même. Aujourd'hui, j'aimerais qu'on sorte du jugement et qu'on entre dans la compréhension de cette phrase, parce que la paix d'une femme ne dépend pas seulement de l'extérieur, et en même temps elle n'est jamais non plus totalement indépendante de la façon dont elle est traitée. Tu sais, une femme peut être forte, consciente, spirituelle, et si elle vit dans un climat de dureté, de négligence, de mépris, même quand c'est subtil, son corps le sentira. Et inversement, une femme peut être entourée, aimée, respectée, et si à l'intérieur, elle se maltraite, se force ou se dévalorise, la paix n'arrivera pas à s'installer. Tu sais, la paix, c'est une rencontre. Une rencontre entre ce que tu acceptes et ce que tu reçois. Alors je te propose un autre diagnostic. Tu sais que j'aime bien te faire travailler, moi. Après un échange avec une personne, tu penses à quelqu'un, je sais pas, ça peut être une amie, un parent, un frère, une sœur, ton conjoint, ton enfant. Pose-toi cette question, en fait. Est-ce que j'ai plus d'énergie ou est-ce que je me sens vidée ? Est-ce que j'ai besoin de récupérer ? Réponds spontanément à cette question. Les personnes que tu as rencontrées aujourd'hui ou que tu as eu au téléphone aujourd'hui. Est-ce que tu as plus d'énergie ou est-ce qu'elles t'ont vidé en fait ces échanges ? Une autre question, dans une relation, est-ce que tu es plutôt toi-même ? Est-ce que tu es plutôt vrai ou est-ce que tu dois t'adapter ? Je te pose la question dans les relations qui te sont chères, qui t'entourent, ou que tu as beaucoup et fréquemment ces derniers temps. Est-ce que tu es toi-même, vrai, ou est-ce que tu dois t'adapter, te suradapter, prendre sur toi ? Tu sais, là où tu dois te contrôler, tu ne te reposes plus. Et l'amour qui fatigue, il t'invite à te réparer, à mettre des limites, à faire du ménage, à dire stop. Parce que oui, tu es la moyenne des cinq personnes que tu fréquentes le plus. Prends ton téléphone et regarde les cinq derniers échanges téléphoniques que tu as eu aujourd'hui, hier, à mon tiers. Les cinq derniers échanges téléphoniques ou échanges WhatsApp, tu es la moyenne de ces cinq personnes-là. Check leur équilibre, check leur spiritualité, check leur mental, check leur situation relationnelle, check tout en fait dans leur ensemble, leur classe sociale. Et tu fais une moyenne de ce qu'ils sont. C'est ta moyenne, la moyenne de qui tu es toi en fait. Alors tu peux avoir une belle surprise comme ça, tu peux être en alerte. C'est à toi de voir. Tu sais... Beaucoup de femmes pensent qu'elles se respectent. Oui, je me respecte, moi. Et quand concrètement, je leur pose la question et je dis, mais est-ce que tu t'écoutes quand tu es fatiguée ? Est-ce que tu dis oui alors que ton corps t'initie ? Est-ce que tu minimises ce qui te blesse ? Est-ce que tu justifies ce qui t'épuise ? Tu sais, se maltraiter, ce n'est pas se détester. C'est souvent se forcer par loyauté, parce qu'il faut. Tu sais cette phrase « il faut » , ça se fait pas. Et te taire pour préserver cette relation, tenir pour ne pas déranger. Quand tu fais ça, le message inconscient que tu envoies à l'autre, il est clair. Tu lui dis « t'inquiète, je peux encaisser en fait » . Et t'encaisse, et t'encaisse. À quel prix ? Et jusqu'à quand ? Dans une relation, on n'apprend pas à quelqu'un comment nous aimer. On lui montre comment nous traitons nous-mêmes déjà. Et si tu te négliges toi, l'autre apprend que ton bien-être est secondaire. Et si tu te respectes sans violence, l'autre sent une limite bésidée. Et attention, ça ne justifie jamais le manque de respect. Ça explique pourquoi certains schémas s'installent. Alors, je te propose un autre biais autodéagnostique. Et cette fois-ci, il est... relationnel. Il est parfois très révélateur. Il répond de manière très spontanée, sans réfléchir trop longtemps. Dans les relations actuelles d'aujourd'hui, les appels téléphoniques, est-ce que tu t'es senti plus calme ou plus tendu après avoir vu ou eu cette personne ? Est-ce que tu peux être toi-même sans avoir à te surveiller, à t'adapter ? Est-ce que tu t'es sentie nourrie ou vidée dans ces échanges ou cette relation ? Tu sais, la paix, ce n'est pas une émotion spectaculaire. C'est beaucoup plus simple. C'est l'absence de tension antérieure. Et la féminité, ce n'est pas la capacité à supporter, c'est la capacité à ressentir. Parce qu'une femme en paix n'est pas une femme qui ne ressent rien. C'est une femme qui s'écoute à temps. Et la douceur commence toujours par là. Ne plus te trahir pour être aimée. Alors si j'avais des conseils très concrets, pratiques aux pratiques, pour restaurer ta paix... Très simple, applicable et pratique ou pratique. Déjà dans un premier temps, observe ton langage et ton intérieur. Comment tu te parles à toi-même, à ton cœur ? Est-ce que tu te parles avec dureté ou avec rahma ? Est-ce que tu te parles avec rahma, avec miséricorde ou avec dureté ? Tu sais, la miséricorde, c'est avoir de la corde pour la misère. Et en latin, ça veut dire avoir du cœur pour la misère. Allah, il a du cœur pour tes peines, pour tes difficultés, et il t'invite à faire de même pour toi. On fait partie de cette religion de Rahman, le miséricordieux, celui qui aime, celui qui voit et celui qui tempère, celui qui sait mettre les limites, celui qui entend. Alors aujourd'hui, j'ai envie que tu observes et que tu réduis tous les « oui » qui sont forcés alors que tu sais que ton corps est… voudrais dire non. Que lorsqu'une relation te vide, eh bien, tu la stoppes, tu l'évites. Et tu fais le ménage, tu mets de la distance. Et quand tu observes que tu as beaucoup d'exigence envers toi-même, que tu es de la rahma vis-à-vis de toi, de la souplesse, de l'attention, de la gentillesse, de l'amour, de l'affection vis-à-vis de toi-même. Et transforme ça en doigt. Transforme chacune de tes difficultés en doigt. Demande à Allah de t'aider à te préserver. Tu sais, cet animal a zerni. Si tu donnes un gémence tout le temps, si tu n'arrives pas à stocker une conversation, une relation qui te vide, demande à Allah de t'aider à le faire. Oui. Ya Allah, aide-moi à ne plus dire oui là où mon cœur se contracte. Baine-moi la clarté de reconnaître mes limites avant de m'y perdre. Apprends-moi à dire non sans dureté, sans peur, sans cultabilité. Et fais de mes silences des refuges, de mes paroles des lieux de vérité. Tu connais ce que je donne et ce que je n'ai plus. Protège mon cœur des liens qui m'épuisent et des échanges qui me dispersent. Accorde-moi la sagesse de me retirer sans haine, sans fuite, avec paix et à Allah. Entoure-moi de relations qui m'élèvent. Au lieu de me consumer et de m'éteindre, Ya Rabbi, d'aire-moi de la dureté que j'exerce contre moi-même. Apprends-moi la douceur dans l'effort, la miséricorde dans l'imperfection. Aide-moi à marcher sans me pousser, à avancer sans me violenter, et fais de moi un allié pour mon propre cœur, Ya Rabbi. Ya Allah, préserve-moi de ce qui ne sait perdre la paix. Éloigne-moi de ce qui n'épuise et rapproche-moi de ce qui me nourrit. Apprends-moi à me respecter comme une amana. Oui, une amana que tu m'as confiée. Oui, Allah. Alors toi qui m'écoutes, pose une limite sans te justifier dix fois. Tu sais, une limite paisible, c'est un acte d'amour. Ce n'est pas une rupture. Quand c'est un amour, une fraternité vraie, la limite, elle est saine et elle préserve la relation. Alors arrête d'avoir peur de la rupture en posant une élite. Non, au contraire, tu montres à l'autre que tu te respectes et tu deviens respectable et respecté. Prends ta place. C'est Allah qui te le demande et c'est Allah qui t'invite à le faire. Et nourris-toi avant de demander. Offre-toi du repos, du silence, des prières conscientes en paix. Tu sais, une femme qui est nourrie intérieurement attire naturellement un autre niveau de relation. Et concernant la relation conjugale, Allah décrit ce lien comme « à lieu de sakinah » et non à lieu de tension constante, ni à lieu de lutte intérieure. Et le prophète, alayhi salatu wa salam, était doux, attentif et présent. Parce que la dureté éloigne, même quand le fond est juste. Et il est un modèle de douceur pour tous, pour la femme. Et pour l'homme ? Alors s'il y avait une clé à retenir, la paix d'une femme n'est pas une faiblesse, c'est un indicateur. Elle te montre ce que tu tolères, ce que tu dois mériter, ce que tu crois mériter aussi et ce que tu n'oses plus dire. Alors pose-toi cette question ce soir. Si je continuais à me traiter exactement comme aujourd'hui, est-ce que ma paix grandirait ou diminuerait ? Et la réponse est déjà un chemin. Alors retrouve ta paix. C'est pas essayer de changer l'autre, non. C'est plus expliquer, c'est pas convaincre non plus, c'est pas tenir pour deux. C'est commencer par te remettre à ta place. Écoute ce que tu ressens pour de vrai. Respecte ce que ton corps te dit. Quand toi, tu te réalines, la relation change d'elle-même. Alors, soit elle s'ajuste, soit elle montre clairement ce pelé. Et là, tu es positionné. Et dans les deux cas, tu gagnes en clarté et en paix. Parce que la paix ne se négocie plus, elle commence à l'intérieur. Te réaligner, c'est arrêter de te contredire. Concrètement, te réaligner, c'est penser une chose, ressentir autre chose, et agir enfin dans le même sens. C'est quand ta tête, ton cœur et ton corps arrêtent de tirer chacun de leur côté. Par exemple, tu sais, c'est quand tu dis « ça va » Alors que ton corps est tendu, t'es tendaxe en fait. Ça c'est... Non, t'es pas aligné quand c'est comme ça. Quand tu dis oui alors que toi, tout en toi dit non. Ça aussi, t'es pas aligné quand tu fais ça. Quand tu continues une conversation alors que t'es vidé, t'es pas aligné non plus. Serais aligné si j'osais faire un petit pas différent. Dire j'ai besoin de temps, te taire quand parler te fait mal, et t'éloigner sans te justifier. Et ralentir sans t'excuser. Être aligné, c'est être juste. Quand tu es aligné, tu respires mieux, tu expliques moins, tu te justifies moins, tu te sens plus calmé, tu es posé, tu es à ta place. Et l'autre le voit, le sent et le vit dans la relation. Et surtout, tu n'as plus besoin de forcer la relation. Parce que quand toi, tu te respectes, la relation s'ajuste. Ou elle montre qu'elle ne peut plus. Et ça... C'est déjà de la tête. Ya Rabbi, rends-nous juste envers nous-mêmes avant de nous demander d'être patientes avec les autres. Et dépose la sakinah dans nos cœurs, Ya Allah. Et fais de nos relations des lieux de repos et non de survie. Amin, Ma'rub. Rappelle-toi surtout que tu es bien plus et que tu vaux bien plus que ce que tu montres.