Speaker #0Quand j'étais enfant, mon grand-père, Allah y arhamou ya rabbi, lisait le Coran à voix haute chaque jour à la maison. Et sans le savoir, il m'a transmis une vérité essentielle, le plus précieux, le plus merveilleux des héritages. J'ai appris avec lui en l'écoutant que la foi c'est bien plus que des mots. La foi s'imprime dans le corps. Et c'est depuis cet endroit-là que je te parle aujourd'hui. Je vais te confier un héritage de ma vie. Quand j'étais enfant, j'écoutais mon grand-père lire le Coran, le Coran, à la maison, tous les jours. Et sa voix remplissait la maison. Elle avait un rythme, une gravité douce, une mélodie qui ne demandait absolument rien. Juste d'être écoutée. Je n'ai jamais appris le Coran dans le silence, jamais. Je l'ai appris dans une voix, dans un environnement doux, merveilleux, et dans une présence. Et sans m'en rendre compte, je me suis imprégnée de ça. Et le Qul'an, ce n'était plus seulement un texte, ce n'était plus des mots, c'était un climat intérieur. Et quand je suis entrée à l'école pour apprendre la langue arabe, j'ai appris à lire, à réciter, à appliquer les règles. Et là, quelque chose d'étrange s'est produit. Je mélangeais. Sans le savoir, je récitais parfois avec Hafs, parfois avec Warsh, oui. Ce sont deux lectures différentes. Il faut savoir qu'on peut lire le Coran de différentes façons. Maintenant, il existe des règles. Et mon grand-père, lui, lisait avec la lecture Warsh. Et en Europe, on nous enseignait avec la lecture Hafs, très souvent. Et dans mon corps, les deux coexistaient. Et pendant des années, jusqu'au jour où, après la naissance de mon deuxième fils, J'avais 23 ans à ce moment-là. Je rencontrais une Ausha et elle m'écoute réciter. Et elle s'arrête et elle me regarde et elle me pose une question. « En douceur, » me dit Ferdows, « tu récites avec Hafs ou avec Warsh ? » Et je la regarde et je réponds « honnêtement, je ne sais pas » . Et elle sourit et elle dit quelque chose qui a changé beaucoup plus que ma récitation. Elle me dit, il va falloir choisir. Et elle ne m'a jamais dit qu'un était meilleur que l'autre, ou elle ne m'a jamais dit que l'un était plus que l'autre. Non ! Parce que chaque lecture est merveilleuse. Elle m'a dit, chaque lecture a ses règles, et chaque voix a ses limites, et chaque mélodie a sa cohérence. Et là, j'ai compris. J'ai compris le cadeau d'Allah. J'ai compris le cadeau que je venais de recevoir, le message, à travers le Coran. Allah me dit même dans le Coran, j'ai posé des cadres. Même dans le Coran, j'ai séparé des rythmes. Même dans le Coran, j'ai honoré la diversité sans confusion. Et chaque qira'a, chaque lecture, a sa respiration, ses temps, ses appuis, sa musicalité. Et cette pluralité existe à l'intérieur de règles précises en fait. Et la sagesse, elle n'est jamais dans le flou, elle est dans la clarté choisie. Et c'est là que la métaphore devient vertigineuse, parce que je vous emmène à l'écoma. Parce que nous, on veut souvent l'amour sans cadre, la guérison sans responsabilité, la paix sans décision. Je veux tout ressentir sans jamais trancher. Alors qu'un homme demande autre chose. Il nous demande d'assumer nos choix, de choisir une voie, de la respecter, de l'honorer. Et même le corps fonctionne ainsi. En médecine traditionnelle chinoise, il n'existe aucune guérison sans cohérence. Chaque organe a son rythme, chaque organe a sa saison, chaque organe a son émotion, et le cœur a son énergie aussi. À quoi il sert, notre cœur ? À aimer, à se relier. à ressentir de la joie. Et quand ça va, tu aimes sans t'emballer, tout va bien, tu ressens sans te perdre, ça va, il y a un cadre, un de l'air, tu dors plutôt bien, ok, cool. Maintenant, quand l'émotion du cœur déborde, tu t'attaches trop vite, tu parles, tu expliques, tu sur-réagis, au lieu d'agir, juste non, tu vas réagir. Non, avant de parler, attends, laisse atterrir l'information, laisse-toi ce temps avant de répondre. Et tu le fais quand ton... Quand l'émotion de ton corps, de ton cœur déborde, ton mental ne s'arrête plus, tu cogites, tu rumines en continu. Et un simple message peut te perturber. Et ton cœur va s'emballer, résultat, qu'est-ce qui se passe ? Tu réponds trop, trop vite. Laisse le temps, prends le temps avant de répondre à un message. Laisse atterrir, on verra plus tard, dans quelques heures, demain peut-être. Et les reins, tu sais tes reins, qu'est-ce qu'ils disent ? À quoi ils servent tes reins ? En médecine traditionnelle chinoise, chaque organe est la maison d'une émotion. Et tes reins, ils t'aident à te sentir en sécurité dans la vie, puisque les reins sont l'organe de la peur. D'accord ? C'est eux qui hébergent l'émotion de la peur. Et quand ça va, ben ça va, t'avances tranquille. Tu fais confiance, tu sais attendre, tu sais patienter. Alhamdoulilah, tranquille, il n'y a pas d'urgence. Tu es bien, tu te sens en sécurité. Par contre, quand c'est fragile... Quand tes reins sont fatigués, que tu les as épuisés ou que tu n'en as pas pris soin, eh bien t'as peur. Peur de perdre, peur d'être seul. Accepte moins que ce que tu mérites. Quand tes reins vont mal, tu acceptes moins que ce que tu mérites. Et pire encore, tu peux même en arriver à rester dans une relation parce que partir te fait plus peur que rester. Et je répète, les reins sont l'organe de la peur. Et quand ils ne vont pas bien, qu'ils sont fatigués, que tu fatigues tes reins, tu peux même en arriver à rester dans une relation. Parce que partir te fait plus peur que rester. Et quand je te parle de partir, je te parle d'une relation amicale, fraternelle, conjugale, peu importe, quelle qu'elle soit. Même au boulot, tu vas rester. Parce que partir te fait plus peur que rester. Et la rate, on en parle de la rate ? Son besoin, c'est la sécurité. La rate, c'est l'organe de la rumination. C'est aussi elle qui est la maîtresse de la digestion. À quoi elle sert ? Elle sert à te sentir contenu à l'intérieur. Et quand ça va bien, quand la rate est en forme, tu prends des décisions, tu te tiens, tu tiens à la décision, tu l'honores, tu te fais confiance. Par contre, quand ta rate est fatiguée, comment on le sait ? Quand ça va moins et que tu as épuisé ta rate, tu vas beaucoup douter, tu vas beaucoup ruminer, tu cherches la vie des autres. Dans la cabine d'essayer à acheter, je prends un chemise verte ou la rouge, je prends le pull ou la robe, et t'appelles, t'envoies des messages, t'envoies des photos pour que l'autre t'aide à confirmer. Mais là, je te donne une image bateau des décisions. Je te laisse imaginer les grandes décisions que tu dois prendre et que tu ne prends pas. Que tu ne te fais pas confiance, que tu doutes, que tu trembles. Et pourquoi ? Parce qu'en fait, tu n'as pas de racines. Tu n'es pas un arbre avec des racines fortes. Et à la moindre tempête, tu tombes. Alors oui, il y a des tempêtes, oui. Même un arbre enraciné avec des racines fortes peut perdre des feuilles, peut perdre des fruits, peut-être, oui. Mais il ne va pas tomber. Il ne va pas tomber. Non. Ton cœur, quand il y a trop d'émotions, va t'enflammer. Tu réagis, tu n'agis plus. Tu réagis, tu surréagis dans l'impulsivité, dans la réactivité. C'est le mauvais timing, le mauvais tempo, la mauvaise mélodie. Quand tes reins sont fatigués, il y a trop de peur qui s'installe et tu vas t'accrocher à des relations, à des décisions, à des choix qui t'épuisent, qui te font mal et qui te blessent. Et quand ta rate est fatiguée, tu manques de sécurité. Alors qu'est-ce qui se passe ? Tu doutes, tu rumines, tu cogites en non-stop. Et quand ces trois-là ne sont plus alignés, tu n'es plus calme, tu n'es plus posé, tu n'es plus stable. Alors écoute-moi. Guérir, c'est pas faire plus. Guérir, c'est rétablir un rythme clair à l'intérieur de toi. Comme pour la récitation de Kroll N, une voix à la fois. Et quand tu mélanges tout, le corps ne comprend plus, il ne sait plus qu'en se poser, il ne sait plus qu'en retenir, il ne sait plus qu'en lâcher. Et le premier endroit où ça se voit, c'est la sécurité affective. La sécurité affective, ce n'est pas être rassuré par l'autre, c'est être cohérent à l'intérieur. C'est savoir où tu vas, avec quel rythme, avec quelles limites. Une femme insécure affectivement, C'est plus une femme qui aime trop, hein. C'est une femme qui n'a pas choisi sa mélodie. Elle adapte son rythme à l'autre, elle change de tempo selon les attentes, elle accélère quand son corps demande de ralentir. Le corps, il encaisse. En médecine traditionnelle chinoise, quand la rate s'affaiblit, la sécurité intérieure s'effondre. Alors tu doutes, alors tu rumines, alors tu cherches un appui à l'extérieur. Et Allah, dans sa sagesse, nous rappelle constamment « Allah ne change plus l'état d'un peuple tant qu'il ne change plus ce qui est en eux-mêmes. » Changer, c'est choisir, c'est décider. Alors toi qui m'écoutes, prends la décision. Choisis. Arrête de rester dans le flot. Choisir un rythme compatible avec ton cœur, choisir une voie de guérison et t'y tenir, oui. Choisir de respecter ton corps comme un dépôt sacré. El Khouryam m'a appris ça, tout ce que je viens de te dire, bien avant la thérapie, bien avant la médecine, bien avant les mots savants. Il m'a appris que la beauté naît de la justesse. que la douceur née du cadre et que la liberté née de la responsabilité. Aujourd'hui, quand j'accompagne des femmes, je reconnais immédiatement celles qui mélangent tout. Elles prient beaucoup, elles aiment fort, elles aiment à outrance, elles donnent sans compter, il n'y a pas de limite, il n'y a pas de cadre, il n'y a pas de règle. Il n'y a pas de respect de leur rythme, de leurs organes, d'elles en fait, comme Allah nous le demande. Elles ne sont pas des Khadija. Leur corps est épuisé. Leur cœur est dispersé, leur sécurité intérieure est fragile. Alors jamais, jamais je te dirai de faire plus. Je te dis, choisis ta mélodie, respecte ton rythme, honore tes limites, sois fidèle à ce que ton corps peut porter. Allah n'a jamais demandé l'épuisement, il a demandé la justesse. Et parfois la guérison commence le jour où tu cesses de réciter avec deux voix. Quand la foi est sincère, mais que le... corps ne guérit pas, c'est plus un manque de foi. C'est un conflit intérieur. Et la foi, elle peut être profonde, et le corps peut rester bloqué. Une personne peut croire sincèrement en Allah, prier à des constances, avoir une intention droite, et pourtant vivre dans un corps tendu, épuisé, figé. Le corps ne bie pas à ce que tu crois, il obéit à ce qu'il a appris, des souvenirs enregistrés dans tes organes. Et après plus de 15 ans de pratique, des milliers de femmes accompagnées, une observation constante, Du lien entre ta foi, ton corps et ton cerveau, je sais aujourd'hui une chose avec certitude, c'est que la foi sincère ne suffit plus toujours à guérir. Ce que j'ai appris, je ne l'ai pas appris dans des théories abstraites, je l'ai appris sur le terrain, dans les corps fatigués, dans les cœurs sincères qui prient encore et dont le corps ne suit plus. J'ai souvent été confrontée à un phénomène troublant, certains croyants ne guérissent pas. Et je vais être très claire, quand je vois une personne très pieuse, très investie spirituellement, très sincère dans sa relation à Allah, et dont le corps reste bloqué, malade, figé, je sais que quelque chose se joue en dessous du discours conscient. Et la foi affichée ne correspond pas au programme inconscient, non, non. Si ton corps, lui, obéit toujours à l'inconscient, il faut le savoir. Pour comprendre ça, il faut s'intéresser au mécanisme du cerveau inconscient. Pourquoi ? Parce que c'est lui l'acteur principal de ta santé. de la maladie et de la guérison. Le cerveau inconscient, il ne réfléchit pas, il ne moralise pas, il ne spiritualise pas, il l'exécute. Il exécute des habitudes, des liens, des croyances qui impactent directement ton corps. Il exécute ce qui a été appris, associé, répété. Parce que tu sais. Non, il n'exécute pas ce que tu sais ou ce que tu dis, ce que ton corps a enregistré comme vrai. Et c'est exactement ce que le prophète Alessandre nous dit. Il y a dans le corps un morceau de chair. S'il est saint, tout le corps est saint. S'il est corrompu, tout le corps est corrompu. C'est le cœur. Et le cœur ici, ce n'est pas un organe spirituel. C'est le centre émotionnel, nerveux et corporel. Et ce que l'inconscient fait réellement, c'est très simple. Il applique ce qu'il a appris. Il suit. Parce que tu penses aujourd'hui, non ? Ce que ton corps a retenu comme vrai. Et ces croyances se sont formées très tôt, dans l'enfance, dans les premières relations. Tes amis, ta famille. dans les moments de vulnérabilité. Je vais te décrire des habitudes et croyances que j'ai observées auprès des femmes que j'ai accompagnées. « Pour être aimée, je dois être utile. » Ça, c'est une phrase entendue et réentendue. Quand ton inconscient l'a enregistrée comme vrai, « Pour être aimée, je dois être utile. » C'est quoi le résultat ? Tu te donnes trop, tu t'épuises et t'attires les personnes qui prennent, qui te vident. Oui, et alors tu te sens vide. Et puis tu culpabilises. Et ça, c'est plus un choix, c'est un programme qui est installé en toi. Pour être aimé, je dois être utile. Tu te donnes trop, tu t'épuises et tu attires uniquement des personnes qui prennent de toi, qui te vident. Un autre exemple ? Si je dis non, je perds le lien. Et tu sais que ce n'est pas sain dans ta tête, tu sais que ce n'est pas sain. Mais ton corps se crispe quand tu refuses. T'es tétanisé quand tu dis non. Résultat c'est quoi ? C'est que tu dis oui et puis tu t'énerves et puis tu culpabilises. L'inconscient lui, il protège le lien avant ta paix. Et c'est ça le drame. L'inconscient protège le lien avant ta paix. Parce que tu lui as donné comme information et habitué à dire oui pour garder le lien. Parce que si tu dis non, tu perds le lien. Et le drame, c'est que tu te fiches de ta paix et tu gardes des liens qui te vident au lieu de choisir, décider, mettre un cadre, mettre des limites et enfin attirer des liens qui te nourrissent aussi, autant que toi tu peux essayer de nourrir. Et quand tu fais ça, dis-toi bien que tu n'attires que des relations anxieuses et que tu vis dans un environnement anxieux qui te vide. Quand tu dis « je dois être forte » , tu connais aussi cette phrase ? « Je dois être forte » . Alors tu t'en félicites parfois, mais ton corps, lui, il encaisse. C'est quoi le résultat ? Tu te demandes rarement de l'aide. Tu vas rarement demander de l'aide. Tu tiens jusqu'à craquer et tu t'effondres en privé. L'inconscient, il associe la faiblesse au danger. Si t'es faible, t'es en danger. Non ! Avant de me fatiguer, je demande de l'aide. C'est humain, on est des humains, je ne suis pas un robot. D'où je dois être forte ? Je suis un humain, en lien avec des relations humaines, de la famille, des amis, des gens que j'aime et qui m'aiment. Et je m'entoure de ça, j'arrête avec l'environnement anxieux. Une autre phrase, l'amour fait mal. Alors non, tu ne le dis jamais comme ça, mais ton corps le sait. Le résultat, c'est quoi ? C'est que tu t'attaches à des relations qui sont instables. Le calme et la solitude t'ennuient, tu confonds intensité et amour, et ton inconscient cherche ce qu'il connaît. Donc il va chercher quoi ? Des relations qui consomment ton énergie. Oui, parce que l'amour fait mal. Et si tu te disais enfin que l'amour fait du bien, que l'amour nourrit ? Que l'amour peut être paix, que l'amour est harmonie, que ça existe. Et plus tu t'incarnes toi dans une mélodie qui respecte ton rythme et tes organes, plus tu vas attirer cet amour qui te nourrit. Alors pourquoi la volonté ne suffit pas ? Parce que la volonté agit sur le conscient. Tu veux que ça change, tu veux changer. Ouais d'accord, c'est bien, c'est beau, c'est sympa, c'est gentil, c'est mignon. Et l'inconscient, lui, il agit sur le corps. Alors qu'est-ce qu'il fait l'inconscient ? Il déclenche de la peur, il déclenche l'attention, il déclenche l'attachement, il déclenche la fuite, il déclenche la suradaptation, avant même que tu n'aies réfléchi. Alors comment on commence à changer un programme ? Comment on envoie des messages nouveaux à notre corps ? Et on lui dit « Ah c'est bon, stop là, c'est bon, ça suffit. » Les relations anxieuses, l'environnement qui consomme mon énergie, qui consomme, qui me bouffe, qui m'épuise, « Ah stop ! » D'accord, ça fait longtemps que j'ai décidé dans ma tête, mais maintenant j'ai envie d'envoyer un message à mon corps. Déjà, ni en te jugeant, ni en te forçant, ni en pensant autrement. Comment ? Tu installes un nouveau programme dans ton corps, c'est en créant de nouvelles associations. Alors je vais te donner des exemples, c'est simple. C'est simple à dire, hein. Mais en vrai, il faut que toi tu décides, et que tu choisisses, et que tu les mettes en application. Ça c'est ta part du job. Moi j'ai fait la mienne, maintenant à toi de jouer. Je te transmets ton passeport pour y aller. Avec le visa international, tu y vas, vas-y. D'abord tu dis non. Et tu restes en lien. Tu vas voir que tu peux dire non et garder le lien avec quelqu'un. Tu peux mettre un cadre et garder le lien avec quelqu'un. Garder un lien qui t'est utile, qui te nourrit. S'il ne l'est pas, Allah répond à tes doigts, il t'en éloigne, il éloigne de toi. Dans la surat, dans la doigt, salatul istikharah, comme on dit, je perds le mot en français. Dans la prière de consultation, tu sais comment on demande ? On dit Allah. Si ce choix, cette décision, alors très souvent, on associe la prière de consultation au mariage, mais en fait la prière de consultation c'est pour n'importe quel de tes projets dans ta vie, tu consultes Allah. Et donc dans la prière de consultation, cette doha que tu fais, on demande à Allah, tu lui demandes en fait, que dans cette décision, ce choix, ce projet, cette alliance que tu vas faire, tu lui dis si c'est un bien pour toi. Qu'il le bénisse, qu'il le facilite, qu'il fasse des saints de sa baraka. Tu lui invoques tout ce que tu veux autour de ça. Et précisément dans la doigt, comment c'est formulé, il dit, et ça nous est enseigné comme ça. Et si ce n'est pas un bien pour toi, tu demandes à Allah qu'il éloigne ce projet, cette décision, cette personne de toi. Ce n'est pas toi qui t'éloignes de lui, c'est tu demandes à Allah qu'il l'éloigne de toi. Tu vois la différence ? La nuance, elle est là. Tu demandes à Allah qu'il l'éloigne de toi. Et donc là, répond. Allah, il répond en fait. Il répond. Il répond à tes doigts. Il éloigne les liens qui ne sont pas bons pour toi. Les décisions qui ne sont pas bonnes pour toi. Les choix qui ne sont pas bons pour toi. Alors, laisse partir. Laisse couler. Donc, je disais, pour créer de nouvelles associations, pour changer un programme et envoyer de nouveaux messages à ton corps, tu dis non. En gardant le lien, tu vas voir que c'est possible quand le lien il est bon. Et s'il n'est pas bon, tant mieux, allez, salam alaykoum. Recevoir sans te justifier, tu connais ça ? Quand quelqu'un te donne un truc, oh mais fallait pas, d'où fallait pas ? Oui, parakallahoufik, merci beaucoup. Alors celles qui ont fait certains de mes programmes, je vous l'ai déjà dit, des milliards de fois je crois. Quand on te donne quelque chose, quand on te dit merci, tu ne dis pas de rien, d'où de rien ? Tu as fait quelque chose, tu dis avec plaisir. Et quand tu réponds ça, ça change la donne. Déjà l'autre, tu renforces encore plus sa joie. Et autre chose, tu nourris ta concho sans tes compétences parce que tu valides que tu es utile, que tu fais des choses, que ça te fait plaisir. Donc ce n'est pas merci de rien, non, c'est merci avec plaisir. Alors recevoir sans se justifier. Très souvent, moi j'ai vu, et je l'ai vécu moi-même. Attends, on va pas... Au revoir ! D'accord ? On te donne un truc, tu réfléchis déjà à comment remercier la personne de t'avoir offert ça. Eh oh ! Dis barakallah au fiqh, ça me fait chaud au cœur, je suis très touchée, ça me remplit d'amour. Sans réfléchir à comment le rendre, désolée, non. D'accord ? Tu reçois, tu accueilles, les bras grands ouverts, et tu laisses atterrir ça en toi, tu te nourris de ça. Sans te justifier, sans dire mais fallait pas, mais c'est trop... « Oh, mais j'ai rien fait. » D'où t'as rien fait ? Peut-être que ta simple présence a fait du bien. Et ça, il faut que tu l'accueilles, que tu le reconnaisses, et que tu dises « Alhamdoulilah » pour cette merveille qu'Allah a donnée en toi. Autre chose, poser une limite sans perdre l'autre. Tu vas voir que quand tu vas mettre des cadres, tu ne vas pas forcément perdre l'autre si l'autre tient à toi, si l'autre te mérite, Si l'autre n'est pas une relation anxiogène, tu vas voir que tu n'auras rien à perdre. Tu ne vas que gagner. Et tu peux être vulnérable et respecté. Ça, c'est un point important. Tu peux dire « je suis fatiguée » sans pour autant dire « tu ne sers à rien, tu sers à quoi ? » Non, tu peux dire « Alhamdoulilah, écoute, je me sens fatiguée, pas aujourd'hui, demain ou plus tard, Inch'Allah. » Et tu vas dire « d'accord, comment je peux t'aider ? Tu veux une tisane ? Tu as besoin de quelque chose ? Je te prépare un petit plat ? » Tu vas voir, il y a des choses qui vont se passer dans des relations qui sont saines et non plus anxieuses et anxiogènes. D'accord ? Alors je te répète les quatre points. Pour commencer à changer un programme en toi, dans ton corps, tu dis non en pouvant rester dans le lien. Tu reçois sans te justifier. Tu poses une limite sans perdre l'autre. Et tu peux être vulnérable en étant et en restant respecté. D'accord ? Parce que tu sais, quand on te demande un service et que tu es épuisé, avant, dans ton programme ancien, tu disais oui. D'accord, et tu te tendais, tu t'énervais plus tard parce que tu étais épuisé, tu avais dit oui, mais tu étais énervé, tu étais vénère. Entre toi-même et contre l'autre de t'avoir demandé. Alors que c'est toi qui n'as pas mis une limite. Alors que dans le nouvel geste, tu vas dire quoi ? Je suis désolée, là je ne peux pas. Mais je te redis quand ce sera possible ou pas, mais balade la rique pour ta confiance. Merci de m'avoir demandé, c'est juste que là je ne peux pas. Et ce qui se passe réellement, c'est que tu dis non, le lien reste, et le monde ne s'effondre pas. Le monde ne s'effondre pas. Le corps, il enregistre. Je peux refuser sans être rejeté. Pareil pour recevoir sans se justifier. Tu sais quand quelqu'un te propose de l'aide, un cadeau, du temps, c'est pareil, tu ne dis plus « oh non, c'est rien, je vais me débrouiller, non ? » « Merci, j'accepte. » Et sans explication, sans excuse. « Merci, oui. » Et ce qui se passe, c'est que tu vas recevoir. Tu ne t'excuses plus d'exister. Et le corps se détend. Et le message inconscient échange. Je peux recevoir sans dette. Ce n'est pas une dette de recevoir quelque chose. ne doit pas le rendre. Tu vois ce que je veux dire ? Et quand tu poses une limite sans perdre l'autre, c'est quoi ? Tu sais quand quelqu'un te parle mal, par exemple, ou te met la pression ? Avant, tant qu'est-ce, tu rumines, tu t'éloignes intérieurement. Maintenant, le nouveau message que tu vas envoyer à ton corps, c'est quoi ? C'est « je veux bien continuer, mais pas sur ce ton » . Ok, tu veux parler ? « Je veux bien continuer, mais pas sur ce ton » . Ce qui se passe, c'est que la limite, elle est claire, le lien, il est proposé, il n'est pas rompu. c'est l'autre qui s'ajuste, tu veux ou tu veux pas Parce que maintenant, moi, je me respecte. Et si je me respecte, toi aussi, t'es invité à le faire. Et si tu veux pas le faire, salam alaykoum. Le corps, il apprend quoi quand tu fais ça ? C'est que la limite protège le lien. Elle ne le détruit pas. Un lien qui est sécure et qui est nourrissant et qui est safe, il va être nourri. Tu sais ce que ces situations ont en commun ? elle crée de nouvelles preuves pour l'inconscient. Ce ne sont pas des idées, ce ne sont pas des affirmations, ce sont des expériences vécues en sécurité. Et c'est comme ça qu'un programme change dans ton corps. Et c'est comme ça que la sécurité affective se construit. Chaque expérience vécue en sécurité réécrit l'inconscient. Et la vérité simple, tu sais c'est quoi ? C'est que l'inconscient, il ne veut pas ton bonheur, il veut ta survie. Et quand tu comprends ça, tu arrêtes de te juger et tu commences à te reprogrammer. Et si ton corps réagit pendant que tu m'écoutes là maintenant, c'est que l'inconscient a reconnu quelque chose de vrai. Le corps ne fait jamais d'erreur, il applique fidèlement ce qu'il croit juste pour survivre. Et le corps n'écoute pas ce que tu dis, il écoute ce que tu crois. Et c'est là que beaucoup se trompent. Et Allah nous l'enseigne. clairement dans surat al-Rat, surat 13, verset 11. Allah ne modifie pas l'état d'un peuple tant qu'il ne modifie pas ce qui est en eux-mêmes. Et ce qui est en toi, ce n'est plus seulement ta foi consciente, c'est aussi tes croyances profondes qui sont inscrites dans ton corps. Et beaucoup pensent, je prie, je fais ce qu'il faut, je crois, donc ça va se régler. La foi consciente, elle n'allume, elle n'annulera jamais un programme inconscient. Maintenant, je vais te parler des croyances qui bloquent la guérison. Et je vais terminer sur ça. Tu sais, si je suis malade, c'est que Dieu l'a voulu. C'est une phrase qu'on a tous entendue, vrai ou faux. Moi, sur le terrain, quand j'entends cette phrase, je sais ce qui se joue. Quand j'entends cette croyance, je sais que le désengagement est déjà installé. Inconsciemment, le cerveau comprend. J'ai aucun pouvoir, toute action est inutile, lutter ce serait s'opposer à Dieu. Alors le corps, qu'est-ce qu'il fait ? Il arrête d'essayer. Conséquence, si tu fais rien, stagnation, chronicité, épuisement, silencieux. Alors que le prophète a.s.s. nous dit quoi ? Soignez-vous car Allah n'a fait descendre aucune maladie sans faire descendre son remède. La foi n'annule pas l'action, elle la commande. Il y a une autre croyance. La maladie est une bénédiction divine pour me rapprocher d'Allah. Alors moi, ce que j'observe, c'est quoi ? C'est que cette croyance, elle est très fréquente chez les gens pratiquants. Ce que je lis, c'est quoi ? C'est que le cerveau inconscient, il associe maladie égale proximité d'Allah. Guérison égale perte du lien avec Allah. T'imagines ? Alors il y a un bénéfice caché. Le cerveau ne veut jamais perdre un bénéfice. C'est quoi la conséquence ? C'est une amélioration temporaire, d'accord, mais des rechutes. Des rechutes et un cycle sans fin. Alors qu'Allah nous dit dans le surat al-Baqara, verset 185, « Allah veut pour vous la facilité, il ne veut pas la difficulté. » La proximité d'Allah ne passe jamais par l'épuisement du corps. Tu veux que je te parle d'une autre croyance ? Je me sens coupable, les péchés que j'ai commis. Ah oui, quand j'entends cette phrase, je sais que la personne paye. Elle est en train de payer, elle s'inflige, elle s'autoflagelle. Alors ce que je lis, c'est que le cerveau, le cerveau inconscient, croit « je dois réparer, je dois souffrir, la douleur apaise la faute » et la maladie devient une monnaie, un change. Il faut aussi que je galère moi, il faut que je paye en fait. Non ! Parce que les conséquences, c'est quoi ? L'autosabotage, la culpabilité chronique, la guérison empêchée. Et Allah, sur la tête de Zoumar, nous le dit, sur la tête. Oui, sur la tête de Zoumar, ô mes serviteurs, qui avez commis des excès contre vous-mêmes, ne désespérez jamais, ne désespérez pas de la miséricorde d'Allah. La culpabilité chronique n'est pas du repentir, c'est une prison intérieure. Tu sais de croire que c'est Allah qui guérit ? Oui, c'est Allah qui guérit. C'est Allah qui guérit. Tu l'as entendu cette phrase, tu l'as peut-être même dit. Et cette phrase, elle est vraie spirituellement, attention. Et elle est dangereuse psychiquement, si elle est mal intégrée. Parce que ce que je lis, c'est qu'inconsciemment, puisque c'est Allah qui guérit, moi j'ai rien à faire. Les traitements sont secondaires, c'est juste des sabbes, c'est une cause. Pour ne pas dire un placebo. et l'action humaine. devient inutile. Donc il y a un désengagement thérapeutique. Et la conséquence, c'est quoi ? C'est qu'il y a une non-adhésion aux soins, il y a un abandon et il y a une attente passive. Miracle, oh miracle ! Eh, sauf que t'es pas un prophète, hein ? C'est fini les miracles ! Le prophète Al-Israël m'a pourtant dit « Attache d'abord ton chameau, puis place ta confiance en Allah » . Le tawhakul sans action, c'est une illusion. Et dans mes accompagnements aujourd'hui, je ne spiritualise plus les corps épuisés. C'est terminé. Je ne confonds plus foi avec résignation et je ne valide plus les croyances qui détruisent le vivant. Ce que je fais, c'est j'aide à aligner la foi consciente et l'inconscient biologique. Je travaille avec les émotions qui sont intégrées dans tes organes. Je restaure la sécurité intérieure et je redonne au corps un message clair. Tu as le droit d'aller mieux, parce qu'Allah nous le dit dans le surat al-Fatih. Et il a fait descendre la sérénité dans les cœurs des croyants. La sérénité, c'est un état corporel. Ce n'est pas une idée, ce n'est pas une philosophie, c'est un état, la sérénité. Et avant de comprendre ça, ce que j'observe, c'est que la personne prie, mais elle s'épuise. Elle comprend, mais elle ne change rien. Elle espère sans agir. Et après quelques semaines, Alhamdoulilah, dans mon accompagnement, le travail est réel. Ce qui change en premier, c'est que le corps se détend, c'est que l'énergie revient, c'est que la foi devient apaisante et la culpabilité pèse. La guérison te redevient possible. Oui, la guérison redevient possible, Alhamdoulilah. Quand l'inconscient cesse de lutter contre la guérison, Le corps suit naturellement. Alhamdoulilah. Et je le dis sans détour, la spiritualité est une grande aide pour guérir et connaître les mécanismes du cerveau inconscient, les tout autant. Et allier les deux, c'est toujours mieux. Et pour comprendre le cerveau inconscient, il y a lune après lune. Si tu continues à croire que tout est spirituel, tu passeras à côté du corps. Et si tu continues à ignorer, ignorer ton inconscient, tu répéteras les mêmes blocages. Et si ce que tu viens d'entendre a mis des mots sur ce que tu vis, parce que je le sais que oui, et je sais que la réponse est oui, ce travail ne se fait pas en un déclic, il se fait lune après lune. Et je t'accompagne pour aligner ta foi avec ton corps et ton inconscient. Sortir de la culpabilité qui bloque, restaurer la sécurité affective et redonner à ton corps l'autorisation d'aller mieux. Et tu peux me retrouver, et tu retrouves le lien en description de ce podcast. Et je tiens à remercier, merci beaucoup, beaucoup, pour tes notes et tes commentaires sous chacun de mes épisodes. Parce que c'est comme ça que d'autres femmes, grâce à toi, qui vivent la même chose en silence, peuvent enfin se sentir comprises. Parce qu'ici, c'est l'endroit où on ose dire ce que le corps sait déjà. Ici, c'est l'endroit où se sent comprise. Oui, c'est l'endroit où tu te sens comprise. Et rappelle-toi surtout que tu es bien plus et que tu vaux bien plus que ce que tu fais et ce que tu montres.