Speaker #0As-salamu alaykoum wa rahmatoullah Tu sais, il y a une chose que beaucoup de femmes portent en silence, cette impression, certains jours, d'être mises à distance d'Allah subhanahu wa ta'ala, simplement parce qu'elles ont leurs règles. Alors qu'Allah ne met jamais le lien entre lui et la femme, n'impose jamais, ni spirituellement, ni intérieurement, ni dans son amour. Et il y a ces jours, oui, où tu ne pries plus comme d'habitude, où tu ne jeûnes plus, où tu ne fais plus les mêmes gestes, en fait. Et quelque chose, parfois en fait, en toi, au fond de toi, tu te dis oui, je me sens loin, je suis loin, je suis moins, ou tout simplement je suis en attente. En fait, oui, tu te mets en pause. Alors laisse-moi te dire quelque chose. Ce n'est pas une distance spirituelle, c'est une autre forme de proximité avec Allah subhanahu wa ta'ala dans cette période. Parce que Allah ne coupe jamais le lien. Allah Jalla wa Ala a créé le cycle menstruel comme une rahma, une miséricorde inscrite dans ton corps. Et le prophète a été très clair à ce sujet. Quand Aisha a eu ses règles alors qu'elle était en pèlerinage, elle a pleuré. Et elle lui a dit, j'ai envie d'être pleinement dans mon pèlerinage. Et le prophète l'a pris dans ses bras et lui a dit, C'est une chose qu'Allah a prescrite aux filles d'Adam, aux filles d'Adam. Et ce n'est ni une faute, ni une souillure morale, ni rien en fait. C'est une réalité créée par Allah lui-même. Et ce que Allah a créé, il ne le dénigre jamais. Alors viens, j'aimerais te raconter cette histoire de Ausha. Elle était jeune, elle aimait profondément le prophète, et elle voulait bien faire, être à la hauteur, être présente dans l'adoration. Et ce jour-là, pendant le pèlerinage, son corps a parlé, et ses règles sont arrivées. Elle a pleuré, pas parce qu'elle doutait d'Allah, parce qu'elle se sentait empêchée, à l'écart. Comme si quelque chose de sacré, quelque chose de sacré lui échappait. Alors elle pleurait de tristesse intérieure. et de frustration, et de ce sentiment que beaucoup de femmes connaissent encore aujourd'hui. J'aimerais être là, mais mon corps ne suit pas. Et regarde la beauté de la réponse du prophète, alayhi salatu salam. Il ne l'a pas brusqué, il ne l'a pas corrigé sèchement, il ne lui a pas dit c'est rien, arrête de pleurer. Il l'a apaisé. Et il lui a dit, ceci est une chose qu'Allah a prescrite au fils d'Adam. Et ce n'est pas une erreur, ce n'est pas une faute, ce n'est pas une imperfection, non. C'est un décret divin. C'est un choix d'Allah. Comme si lui disait, voilà, ce que tu vis n'est pas contre Allah, ça vient de lui. Et dans cette phrase, il y a une immense tendresse. Parce que le prophète, alayhi salatu wa salam, n'a pas relié ses règles à une perte de valeur. Il les a reliées à la création elle-même. Il ne lui a pas proposé de se forcer, il ne lui a pas proposé de compenser, il lui a proposé la paix. Et il lui a montré que son lien avec Allah n'était en rien menacé, que son corps n'était pas un obstacle à l'amour d'Allah, et que sa féminité faisait partie du plan. Et ce n'était pas une parenthèse, ça fait partie du plan d'Allah. Et regarde ce qui est magnifique, il ne l'a pas éloigné de lui. Et il ne l'a pas mise à distance. Il est resté présent, attentif et doux. Et Aïcha n'a pas été exclue du pèlerinage du cœur jamais. Seul un geste rituel était suspendu. Ni la relation, ni l'amour, ni la proximité d'Allah n'ont été arrêtées, mises en pause ou à l'écart jamais. C'est comme si Allah, à travers son prophète, disait à chaque femme, à chacune de nous, Je ne t'ai pas créé pour que tu te battes contre ton corps, je t'ai créé avec lui. Et c'est pour ça que cette scène est si réparatrice, subhanallah. Parce que Aïcha a été apaisée non pas par une règle, mais par une parole qui remet la femme à sa juste place. Une place aimée, une place honorée, une place jamais mise en pause. Et si aujourd'hui encore, quand ton corps ralentit, quand il saigne, quand il demande du repos, Tu ressens un manque ? Souviens-toi de cette scène. Souviens-toi de Aïcha qui pleure et du prophète Ali, Salat Selen, qui la rassure. Et d'Allah qui depuis toujours savait exactement ce qu'il faisait en créant la femme. Ton corps n'est pas un empêchement à Allah. Il est un chemin vers lui, différent et pleinement légitime. Et parfois, profondément à plaisance par Allah. Alors c'est très simple, voilà ce qui s'est passé. C'est une grande douceur d'Allah. D'accord ? Quand Aïcha a eu ses règles pendant le pèlerinage, elle n'a pas pu faire le tawaf. autour de la Kaaba. D'accord ? L'Ottawa nécessite l'état de pureté. Et les menstrues suspendent cet acte précis. Elles ne suspendent pas le pèlerinage entier. Attention, uniquement l'Ottawa. Et du coup, elle l'a juste reportée. Et c'est ça qui la fait pleurer. Pas parce qu'elle doutait, parce qu'elle voulait accomplir chaque geste pleinement. Et ce que le prophète ne lui a pas demandé, c'est très important, il ne lui a pas dit « force-toi, compense, culpabilise, fais comme si de rien n'était » . Non, il n'a jamais et n'a jamais associé son état à un manque de foi. Ce que le prophète l'a invité à faire, il l'a apaisé d'abord par une parole. Et ceci est une chose qu'Allah a prescrite aux filles d'Adam, oui, de notre père Adam. Et puis il lui a dit, fais tout le reste du pèlerinage, tout. Lis chaque rite profondément et reste présente auprès de moi et ne te mets plus à l'écart. Ne te mets plus en pause, ce n'est pas une pause. Tu es en lien permanent et constant. Et concrètement, il l'a invité à rester avec lui, à participer aux déplacements, à vivre le pèlerinage du cœur et attendre simplement que ses règles se terminent pour faire son pavot. C'était un acte qui a été reporté. Comme ton jeune, seul l'acte a été reporté. Ni son lien avec Allah, ni sa place, ni sa valeur. Et elle a accompli tous les rites avec le prophète, alayhi salatu salam, ensuite. Tu sais ce que cette scène nous apprend ? Et c'est immense. Allah, à travers son prophète, alayhi salatu salam, montre qu'une femme en est en monstrue, n'est jamais exclue de l'adoration. Elle n'est pas en pause spirituelle. Elle reste pleinement reliée, aimée, accompagnée. Et le prophète alayhi salam n'a jamais isolé Aïcha. Il l'a maintenue dans le mouvement lors de ce pèlerinage. Avec lui, dans la présence, sa place, sa valeur, dans la dignité. Et s'il y avait une clé à retenir pour toi aujourd'hui, quand ton corps t'empêche un acte précis, Allah ne t'empêche jamais de lui. Il change seulement la forme. jamais la relation. Et comme pour Aïcha, il ne te demande pas de te retirer, il t'invite à rester autrement, avec confiance, avec douceur, avec rahma, vis-à-vis de toi déjà. Misérie corde, envers toi-même. Du cœur pour la corde, misérie corde, de la misère pour la corde. En latin, la corde c'est le cœur, la misère c'est ton état, la peine. ta tristesse, avoir du cœur pour ton état de tristesse et de peine. Et c'est exactement pareil dans le couple. Parfois, la femme ne peut plus donner de la même manière. Quand elle a besoin de ralentir, quand son corps ou son cœur disent stop, la relation n'a pas à s'arrêter. Elle a juste besoin de s'ajuster et rester en lien autrement, rester présente sans se forcer, rester proche sans se sacrifier. Et beaucoup de femmes croient que pour préserver la relation, Elles doivent se retirer intérieurement, ou au contraire se plier en dix aussi. On a les deux extrêmes, on retrouve ces deux extrêmes. Alors qu'en réalité, ce que la relation demande à ce moment-là, c'est une autre forme de présence, moins performante, différente, plus vraie, plus douce. C'est l'art de savoir rester en lien, de diversifier les façons de rester en lien. Comme Aïcha, elle n'a pas fait le Tawaf à ce moment-là. mais elle est restée dans le pèlerinage, dans le lien, dans la proximité. Et le geste a été reporté, pas la relation, juste le geste du Tawaf. Allah nous enseigne ici quelque chose de fondamental. Quand ton corps t'empêche un acte précis, Allah ne t'empêche jamais de lui, et ça rappelle-toi. Jamais. C'est très important de t'en rappeler, de t'en souvenir. Et c'est souvent là que la relation devient plus vraie. Le jeûne, elle est monstrue, il y a une sagesse immense. Regarde comme Allah est subtil. Il n'a pas dit « tu n'as plus accès à moi » . Il a dit « Je t'allère » et le jeûne est suspendu. La prière rituelle aussi est suspendue, mais la relation, elle ne l'est jamais. C'est comme si Allah disait à la femme « Repose ton corps, je regarde et je garde ton cœur. » Et je te dis ça à l'instant et j'en ai les larmes aux yeux. C'est comme si Allah disait à la femme « Repose ton corps, je regarde et je garde ton cœur. » Je garde ton cœur. Accueille ce message d'amour de ton créateur, celui qui t'aime plus que toi-même. Est-ce que tu peux faire pendant les menstrues qui comptent énormément ? Laisse-moi te rassurer, ma sœur. Tu peux faire tellement. Et certaines sont même plus profondes que les gestes. Le zikr. Dire Subhanallah, Alhamdulillah, Allahu Akbar, La Ilaha Inna Allah. Le rappel ne s'arrête jamais. Le cœur, lui. jamais, jamais, ne s'arrêtera jamais. Alors tu peux lire, écouter le Coran pendant tes menstrues, même si tu ne touches pas le mashaf. Selon certains avis, tu peux écouter, méditer, laisser les versets descendre dans ton cœur. Tu peux lire sur ta tablette, sur ton téléphone, ou dans un Coran sur lequel il y a une traduction ou une exégèse. Tu peux, oui. Tu peux faire de la réflexion, tu sais, du tafakkur, méditer de manière... positive et optimiste, observer, comprendre, faire le lien entre ce que tu vis et ce que Allah t'enseigne. Et tu peux faire des doha à profusion, des invocations à profusion parce que la vulnérabilité ouvre les portes immenses. Allahumma raham qalbi wa sakinhu bi zikriq ya rabb Ya Allah, fais miséricorde à mon cœur et apaise-le par ton rappel. Ya Allah, ya Rabbi, je te cherche même quand... Je ne te prie pas comme d'habitude. Ne me prive jamais de ta proximité. Tu sais, Allah entend tout, surtout ce qui vient d'un cœur vrai. En islam, la féminité honorée, elle est honorée, elle est digne, elle est remplie et élevée de valeurs jamais mises à l'écart. Et les règles ne sont pas d'un arrêt, elles sont un retour vers l'intérieur. Un temps où le corps ralentit, les émotions remontent. Et le cœur devient plus sensible. Tu sais, la sensibilité n'est jamais un défaut spirituel. C'est souvent une porte. Et Allah dit Dans surat Kef, surat 50, verset 16, nous sommes plus proches de lui que sa veine jugulaire. Plus proches, même ces jours-là. Surtout ces jours-là. Alors tu sais que j'aime te faire travailler dans mes podcasts, dans mes accompagnements aussi d'ailleurs. Je te propose un autodiagnostic. Pose-toi cette question et sans te juger, réponds de manière très spontanée. Est-ce que je confonds absence de gestes et absence de lien ? Parce que le lien avec Allah ne dépend jamais d'un état physique, il dépend de la présence du cœur. C'est comme une amie. ton mari, un parent, qui peuvent vivre loin, être en déplacement peut-être, et pourtant tu les sens présents, même dans leur absence. Et tu peux te sentir avec eux proche d'eux aussi, malgré la distance. C'est vrai, il y en a qui sont loin, et tu te sens proche d'eux, malgré la distance. Et ce que ces jours peuvent t'enseigner, c'est qu'ils peuvent devenir des jours d'intimité, des jours de vérité, des jours de douceur envers toi-même. Et c'est peut-être là qu'Allah te dit « Ne me cherche pas seulement dans ce que tu fais, cherche-moi dans ce que tu ressens. » Un mot d'amour pour toi, ma sœur. Tu n'es jamais en pause dans le lien avec Allah. Tu n'es jamais mise de côté et tu n'es jamais moins. Tu es simplement en cycle. Et Allah aime ce qu'il a créé. Et le prophète, alayhi salatu wa salam, n'a jamais repoussé ou diminué une femme à cause de ses règles. Il était doux, présent, respectueux, enveloppant, sécurisant. Et Allah est encore plus miséricordieux que toute miséricorde. Ya Allah, fais de nos cycles des lieux de rahma. Et ne fais jamais de nos corps un obstacle à toi. Apprends-nous à t'aimer dans toutes nos saisons. Et à nous aimer comme tu nous aimes, Ya Rabbi, amine. Allah ne retire jamais sa proximité à une femme parce que son corps suit le rythme qu'il lui a donné. Alors regarde la sagesse d'Allah. Quand ton corps saigne, ton énergie descend. ton rythme ralentit, ta sensibilité augmente, et Allah ne te demande pas de forcer, il t'invite à vivre autrement, à revenir à toi, à t'écouter, et à écouter ce que tu ressens. Les menstruations sont un temps où le corps se renouvelle, le sang se purifie, l'âme devient plus fine. C'est un changement de modalité. Alors profite, profite des doha. Profite de parler à Allah, profite de lui confier ton cœur, de lui dire ce que tu n'oses dire à personne, et refais chaque jour, chaque jour, renouvelle l'intention de l'adorer de toutes les formes possibles. L'intention est un acte du cœur, et le cœur, lui, ne saigne pas, jamais. Il est en lien constant avec Allah, il est dans l'amour constant avec Allah, dans l'attente, dans… L'espoir, dans les doigts, dans l'amour, dans l'émerveillement, dans l'admiration, dans la gratitude. Et tu peux aussi, tu peux écouter le Coran tous les jours et laisser la parole d'Allah te traverser. Et la gratitude, le hamd, pour remercier ce corps, pour cette sagesse, pour ce rythme respecté. Tu sais, le prophète, alayhi salatu salam, et la miséricorde, quand Aïcha, radiallahu anha, rapporte que... Le prophète, alayhi salatu wa salam, posait sa tête sur elle et récitait le Coran pendant qu'elle était en état de menstruation. Il n'a jamais vu son état comme une impureté relationnelle, jamais. Il l'a vu comme un état humain, honoré par le Créateur. Et il honorait ça, il respectait ça. C'est merveilleux. Wallahi, c'est merveilleux. Alors pose-toi cette question, s'il te plaît, maintenant. Et réponds-y spontanément. Quand je suis indisposée, est-ce que je me parle avec rahma ou avec dureté ? Est-ce que je m'en veux ? Est-ce que je suis dans la culpabilité ? Je regrette ? Je m'énerve ? La manière dont tu te parles dit beaucoup de la manière dont tu crois qu'Allah te regarde. Et Allah ne te regarde jamais avec rejet. Ya Allah, tu connais nos cœurs mieux que nous. Tu connais notre sang, notre fatigue et nos émotions. Fais de ces jours un temps de rahma et non de culpabilité. « Ya Rabbi, faisons un temps de lien et non de comparaison. Et rapproche-nous de toi, Ya Rabbi, même quand nos règles ralentissent, même quand nos gestes ont l'air de ralentir. Allah m'a amené, Ya Rabbi. Tu sais, Ramadan, la menstruation et la mort d'Allah, Ramadan, ce n'est pas un concours, c'est un tableau, et ce n'est pas non plus un tableau de performance. Allah ne mesure pas ta valeur. Au nombre d'actes visibles, il regarde la sincérité, la confiance, la douceur envers toi-même. Et parfois la plus grande adoration, c'est d'accepter de ne pas forcer. Et ce que j'aimerais que tu retiennes, c'est qu'Allah ne met jamais la femme en pause. Jamais. Il ne l'éloigne jamais. Il ne la dévalorise jamais. Il lui offre simplement un autre chemin de proximité. Il multiplie les accès à lui, tu te rends compte ? Et ce chemin-là, c'est souvent plus doux, plus vrai, plus profond. Il est différent, il a un goût différent, un délice autre. Alors si tu es en état de menstruation aujourd'hui ou bientôt, ne te sens jamais en dehors, jamais plus. Tu es exactement là où Allah t'a voulu, dans un corps respecté, dans un rythme honoré, dans une relation toujours ouverte. qu'Allah est plus proche de toi que tu ne l'imagines. Moi, je suis Firdaus, et depuis des années, j'accompagne les femmes à sortir de la tension permanente, de la survie émotionnelle et de l'adaptation qui épuisent. Mon travail, c'est restaurer une féminité digne, stable, calme et rayonnante. J'accompagne celles qui veulent aimer sans se perdre, guérir sans se couper, et avancer avec Allah comme repère. Et si ce podcast t'a fait du bien, partage-le à ceux que tu aimes pour leur être utile à ton tour. Et mille merci pour la note et le commentaire que tu laisseras. Ça me permet aussi de le faire connaître et de savoir que je t'ai été utile et de continuer. Et rappelle-toi surtout que tu es bien un plus et que tu vaux bien un plus que ce que tu fais et ce que tu montres.