Speaker #0Firdaws, j'ai compris mon trauma, j'ai pardonné, j'ai accepté, j'ai prié. Alors pourquoi ça fait encore mal ? Pourquoi mon corps réagit encore ? Pourquoi je panique sans raison ? Est-ce que c'est un manque de foi ? Oui, cette question, je l'ai reçue dans ma boîte mail cette semaine. Et c'est une question que j'ai reçue en version différente au moins 715 fois dans ma carrière de thérapeute. Salam alaikum wa rahmatullah, bienvenue à tous et à toutes. Alors je te propose de venir, viens, entre, pose ton sac émotionnel à l'entrée, enlève tes chaussures de « je dois être forte » et installe-toi. Je t'ai fait un thé chaud façon câlin pour les reins, pour celles qui ont suivi. Oui, ici même les boissons ont une attention thérapeutique. Alors respire, parce que ce podcast... commence exactement là. Et j'ai envie de commencer avec un tabou. Tu sais, ce qu'on nous a fait croire. Avec amour, mais fermeté. On t'a peut-être déjà dit si tu comprends, tu guéris. Si tu fais du dhikr, tout ira bien. Tout est dans ta tête. Eh ben non, je suis pas d'accord. Je suis plus du tout d'accord avec ça. La science moderne l'a prouvé d'ailleurs. Il y a une étude de l'université d'Harvard en 2019 qui dit qu'en fait, comprendre un trauma ne suffit pas à réguler le système nerveux. Parce que quand il reste en mode survie, en fait, c'est comme s'il imprimait et il rejouait sans cesse la scène. Il y a une autre étude aussi qui montre que 70% des personnes et en compris intellectuellement. Leur traumatisme continue à ressentir des symptômes corporels, si ils n'ont pas travaillé sur la dimension physiologique. Pour tous ceux qui ont suivi ou qui ont au moins expérimenté un programme avec moi, je pense que je vais le ressasser. Tant que j'aurai la parole, tant que je serai en vie, je vais le répéter, ça. Travailler sur la dimension physiologique, c'est fondamental. Avec mes mots, ce serait ton cerveau qui peut dire c'est fini, alors que ton corps est en mode alarme en fait. Il est en warning, ça clignote. Attention, c'est danger possible encore. Tu vois ce que je veux dire ? Et c'est là que commence l'erreur collective en fait. On a essayé de guérir par la tête. Alors que la douleur est restée coincée dans le ventre, dans le dos, dans la poitrine, dans les jambes. Et il y a un trio mental, émotion, corps. Ce n'est pas des colocs, c'est une famille. Le mental, l'émotion et le corps, c'est une famille, ça va ensemble. Et en médecine traditionnelle chinoise, chaque organe est la maison d'une émotion. Si je devais... Vous donnez des exemples, par exemple, le foie, c'est la maison de la colère qui est retenue. Et quand l'émotion est équilibrée, quand la colère est exprimée, traversée, elle devient une force intérieure, subhanallah. A l'inverse, lorsqu'elle est retenue et non exprimée, elle abîme le foie. C'est un organe. fondamentale dans le fonctionnement de ton corps. Pareil, les poumons, ce sont la maison de la tristesse qui est figée. Et lorsque l'émotion est rééquilibrée, eh bien c'est une respiration de l'âme, let's go, c'est bon. Les reins, c'est la maison de la peur diffuse en continu. Et quand cette émotion est rééquilibrée, et donc que l'organe est chouchouté, alors on intègre la confiance et le Tawakul en l'anglais sparnatel. Quand tu as peur en continu, et que tu ne prends pas soin de tes reins, que tu les épuises en contraire, eh bien, oublie le mot Tawakul, oublie le mot confiance. C'est juste une pensée dans ta tête, mais dans le corps, en fait, jamais. Jamais de la vie. ça va s'imprimer et ce ne sera pas vécu en fait. C'est du taouakoul dans la tête ou du goût des lèvres, Mais c'est pas vécu, c'est pas vrai. Et pareil pour le cœur. Le cœur, c'est la maison des chocs, de l'agitation. Et lorsque l'émotion est rééquilibrée dans le cœur, à travers le corps, alors on installe une joie, une sérénité. Tu sais ce qu'on appelle la sérénité. La rate, elle, c'est la maison de la rumination mentale. Tu rumines, tu cogites, tu anticipes le risque, les dangers, le passé, le futur. T'es tout, t'es dans hier et dans demain, mais jamais aujourd'hui. En tout cas, pas en paix aujourd'hui. Rémination mentale constante. Alors que lorsque l'émotion est rééquilibrée à travers la rate, quand tu la traites bien et que tu la chouchoutes bien, cet organe, alors t'arrives à une clarté, une stabilité mentale. T'arrives à prendre des décisions, t'es moins dans l'hésitation, dans « est-ce que je fais ça ou je fais ça ? » T'es moins dans le doute, tu peux prendre des projets, des avis, décider par toi-même subhanallah, là où t'aurais peut-être passé une plombe dans la cabine d'essai à la choisir entre la tunique bleue et la verte. Ça peut se réduire juste à ça. Et tu veux que je te dise un secret ? La psychologie moderne rejoint cette sagesse ancestrale. Les émotions non traversées se cristallisent dans le corps. Et ça, c'est Dr. Peter Levin qui le dit dans son livre « Somatic Experiencing » . Donc non, tu n'es pas trop sensible. Tu as juste un corps qui crie ce que ton mental a essayé de ranger trop vite dans un dossier classé. Alors aujourd'hui, on parle d'hypersensibilité, de gestion des émotions, de débordement des émotions, d'impulsivité. Non, tu n'es pas trop sensible. C'est juste ton corps qui crie ce que ton mental a essayé de ranger trop vite dans un dossier classé. Que dit l'islam de tout ça ? Allah nous rappelle dans Surat al-Imran, verset 29, « Ce que contiennent vos poitrines, Allah le sait. » Et poitrine, c'est pas seulement ton cœur symbolique, c'est aussi ta cage thoracique, ton souffle. ton système nerveux qui bat dans ta poitrine. Le prophète alayhi salam nous dit « Il y a dans le corps un morceau de chair. S'il est sain, tout le corps est sain, c'est le cœur. » Et là, je te pose une question en fait. Si ton cœur ne s'apaise pas parce que ton corps est en survie, comment tu fais ? Donc tu vois, c'est pas que tu veux pas aller mieux. c'est que ton corps n'a pas reçu l'autorisation de sortir de la guerre en fait. Alors ton mental a fait fin de l'histoire, ton corps est encore dans le chapitre traumatique non clôturé, et ta foi, elle attend juste que ton système nerveux lui laisse la place de respirer. J'ai envie de te dire, si la guérison commençait par un retour à la maison, tu sais, à l'intérieur, de ton corps. C'est là qu'intervient l'une après l'une. Parce que moi, depuis plus de dix ans, à travers les séminaires que j'animais, les femmes que j'ai accompagnées, j'ai vu un schéma revenir constamment. Elles comprennent leurs blessures, elles pleurent leurs histoires, elles font confiance en Allah. Mais leur cœur reste crispé, leurs reins tremblent intérieurement. Donc il y a une espèce de peur diffuse, constante. Leur foie est tendu, donc il y a une colère contenue à l'intérieur. Et leur ventre garde tout. Tu sais, tu as mal au ventre. En fait, c'est ton foie qui est tendu, c'est aussi tes reins qui tremblent, parce que tu as ton corps qui est complètement crispé. La blessure, elle est encore là. C'est passer dans un système inconscient. Et un jour, j'ai compris, si on ne libère pas l'émotion dans l'organe, on condamne le mental à répéter l'histoire en boucle. Alors, j'ai créé un chemin cyclique lié au calendrier égyrien. Et chaque mois, une sagesse spirituelle, un organe, une émotion a traversé, a, j'ai envie de dire, a dilué. Et quand l'organe se repose, l'émotion se libère, et quand l'émotion se régule, le mental se calme. Et quand le mental s'apaise, la foi devient vivante et enracinée. Quand le corps parle plus fort que la tête, tu sais quand il dit « je comprends, mais j'arrive plus à avancer » . Ça, c'est le piège des schémas mentaux. On reprend là où on s'était arrêté en fait. Tu peux comprendre ton passé, avoir mis des mots sur tes blessures, pardonner, prier. Faire un travail sur toi et pourtant rester coincé dans les mêmes réactions. Et c'est là qu'entrent en scène les schémas mentaux. Ce sont des phrases automatiques qui tournent dans la tête comme des veillées, comme des veillées et notifications en fait. J'allais dire des veillées nocturnes, everyday. Non, ça va recommencer. Je ne suis pas assez. Si je ne contrôle pas, tout va s'effondrer. Je suis seule, personne m'aidera. Tu sais, ces schémas sont souvent le résultat du moment où tu as ressenti de la peur, de l'impuissance, de la honte, l'abandon, la trahison, l'injustice, sans pouvoir réagir, exprimer ou libérer. Ton mental a compris, oui, mais ton système nerveux, lui, il est resté bloqué en mode alerte, survie, warning. C'est ça qui clignote. Et le trauma, tu sais, il ne fait pas de bruit. On croit qu'un trauma, c'est forcément quelque chose de spectaculaire, un accident, une agression, un choc extrême. Et en fait, le trauma, c'est juste un trop-plein de petites peurs jamais exprimées. Une accumulation de « je prends soin de moi » , « je prends sur moi » . Ce n'est pas « je prends soin de moi » , « je prends sur moi » . Une enfance passée à faire plaisir pour éviter les conflits, des silences lourds qu'on a avalés, faute d'espace. Une émotion qui n'a jamais pu crier, alors elle s'est figée, subhanallah. En médecine traditionnelle chinoise, tu sais, on dirait l'énergie est restée bloquée dans l'organe. Elle n'a pas circulé, donc elle s'est cristallisée, comme le miel quand il se cristallise, tu vois un peu ? En psychologie moderne, on parle de système nerveux figé dans une réponse de survie. Et en spiritualité musulmane... On dit que c'est comme si le cœur voulait aller vers Allah, et que le corps reste coincé dans le passé. Le prophète nous dit que ton corps a un droit sur toi. Et des études en neurosciences, il y a un docteur Bessel van der Kolk, qui est auteur de Le corps n'oublie rien. Il montre que les traumatismes non traversés laissent des traces réelles dans le système nerveux. Et ces traces, elles sont liées à des tensions corporelles chroniques, des troubles digestifs, hormonaux, des troubles du sommeil. Alors qu'est-ce qu'on peut conclure ? Tu peux prier, tu peux réfléchir, tu peux pardonner, mais tant que ton corps n'a pas lâché la peur, il reste en mode danger, même quand il n'y en a plus en fait. Et le corps porte ce que l'esprit veut éviter. En médecine traditionnelle chinoise, on dit que les organes ne sont pas que des organes. Elles sont liées à des émotions. Je vous rappelais tout à l'heure, le foie est liée à la colère qui est non exprimée. Et ce que ça donne quand ça bloque, c'est de l'irritabilité et des tensions. Les poumons, eux, l'émotion figée, c'est la tristesse retenue. Et ce que ça donne quand ça bloque, c'est de l'oppression, de la fatigue émotionnelle. Les reins, eux, sont liés à la peur. Et ce que ça donne quand ça bloque, c'est de l'insécurité, de l'hypersensibilité, de la fatigue. Le cœur, il est lié à des chocs qui sont non libérés. Et ce que ça donne quand ça bloque, c'est des palpitations, de l'anxiété, de l'agitation. La rate, elle, elle est liée à la rumination. Et ce que ça donne quand ça bloque, physiquement et physiologiquement, ce sont des pensées en boucle et une surcharge mentale. En médecine traditionnelle chinoise, on dit que le corps porte ce que l'esprit cherche à oublier. Dans le Coran, Allah nous dit, dans le surat Al-Imran, verset 29, « Ce que contiennent vos poitrines, Allah le sait. » Alors, on arrive à une conclusion ensemble ? Excusez-moi. Comprendre ne suffit pas. Il faut libérer. C'est comme dire, je sais que je ne suis plus en danger, mais ton corps, lui, continue de serrer la mâchoire, de trembler intérieurement, d'avoir des insomnies, de faire des crises de panique sans raison apparente, en fait. Et c'est là que commence la guérison réelle, quand on réconcilie le mental. L'émotion, le corps et la foi. Alors pourquoi j'ai créé par exemple lune après lune ? C'est parce que j'ai vu et vécu moi-même évidemment ce cercle vicieux de « je comprends, je veux avancer, mais je suis épuisée, alors je culpabilise, alors je craque, alors je recommence. » Et j'ai compris une vérité puissante. La guérison, en fait, ce n'est pas un sprint mental. C'est un cycle vivant. C'est une marche intérieure. Et dans l'une après l'une, j'ai envie de t'amener vers une prise de conscience et surtout une action. J'ai envie que tu vives, mois après mois, lune après lune, ce que ça veut dire prendre soin d'un organe parce qu'il porte une émotion. Ce que c'est que libérer une émotion parce qu'elle bloque une énergie en toi. Ce que c'est que d'apprendre un vikr spécifique et de le pratiquer parce qu'il guérit un espace intérieur en toi. J'ai envie qu'on s'aligne sur un mois lunaire parce qu'Allah a inscrit des sagesses dans chaque période de notre calendrier égyptien. Et j'ai envie qu'on ralentisse le corps pour laisser place à l'allumière. envoyés avec le Rasul, avec sa sunna, prennent place dans nos vies, dans notre cœur et dans chacun de nos organes. Et Allah, dans ses attributs, dans un de ses attributs qui est merveilleux, d'eux-mêmes, j'ai envie de vous en offrir là, il y a un la taïf. Dans la conscience collective, chez le peuple arabe, quand il arrive une dinguerie, on dit « il y a un la taïf, il y a un la taïf » . C'est comme si on appelait Allah, par son attribut, et... On lui demande, en fait, on lui demande, ô toi qui, le subtil en fait, tu sais, Ya Latif, c'est vraiment celui qui voit dans la subtilité, qui sait lire, qui sait deviner, qui sait tout en fait. Ya Shafi, celui qui guérit. Ya latif, Ya shafi, ô toi le subtil, ô toi qui guérit. Ya Allah, guérit nos cœurs, nos corps, de traces de ce que nous avons vécu. « Ya Allah, libère nos cœurs de ce qui est figé. Ya Allah, fais-nous avancer avec une énergie de paix et non de peur. Ya Rabbi. Amin. Amin. Amin. » J'ai envie qu'on explore ensemble pourquoi certaines étapes, comme la ménopause, les menstrues ou l'hypersensibilité, ne sont pas des faiblesses, mais des saisons de lumière. Et pourquoi les reins sont notre batterie de vie. Et comment la femme peut anticiper ces étapes avant qu'elles deviennent douloureuses ? Et pourquoi le calendrier hégirien, c'est un GPS thérapeutique incroyable, subhanallah ? Dans l'une après l'une, j'ai installé un cheminement pour retrouver l'énergie, la foi et la confiance. Et j'ai envie en fait que la femme, j'ai envie que ses organes, j'ai envie que ses étapes, j'ai envie que... Sa vie devient une lumière cyclique, subhanAllah, parce que ton corps n'est ni ton ennemi, ni ton cauchemar. Parce qu'il y en a qui le vivent comme ça, subhanallah, et c'est triste, je trouve. Ton corps, c'est ton premier messager. Et si on t'a appris que ton corps est un outil, que c'est quelque chose à contrôler, à supporter, à rentabiliser. Alors il est temps de changer de lunettes, parce qu'en réalité ton corps est comme une messagère très loyale. Il ne crie pas pour t'embêter, il fatigue pour t'alerter en fait. Il tremble pour te protéger et il ralentit pour te dire « je ne peux plus porter ce rythme, ça y est, stop » . Et quand on ignore ces signaux, ce n'est pas seulement le corps qui s'épuise. C'est la confiance intérieure qui s'éffondre. Et c'est comme commencer souvent par un épuisement. Et cet épuisement, tu sais, quel organe il attaque ? Et par qui il commence ? Par les reins. Parce que les reins, c'est ta batterie vitale. Et en médecine traditionnelle chinoise, les reins sont la source de ton énergie vitale, tu sais, énergie profonde. Celle avec laquelle tu es venu au monde, avec Allah swt, il te fait venir au monde avec une énergie profonde, vitale, précieuse. Et les reins, ils représentent cette sécurité intérieure, cette force de continuer, ce courage face à demain, la capacité à tenir dans le temps, et oui, la gestion de la peur. Parce que quand tu gères cette peur, alors tu laisses une sécurité intérieure s'installer, une force, tu as la force de continuer en fait, et le courage de faire face à demain et la capacité à tenir dans le temps. Tu sais, la... constance. Et quand tes reins sont faibles, tu te sens vide, en insécurité, continuellement alerté et très hypersensible. T'as plus de batterie en fait. Et quand tes reins sont nourris, tu ressens une stabilité paisible, une énergie tranquille et un tawakkul qui se sent dans le corps. Et là on comprend soudain pourquoi Allah nous dit dans surat al-divorce verset 3 et qui conclut place sa confiance en Allah, Allah lui suffit. Et ce verset, c'est pas un slogan spirituel. À ce moment-là, précisément, il devient un état intérieur quand ton corps a retrouvé la sécurité. Ouais. Et pourquoi la femme doit prendre soin de ses reins très tôt ? Parce que sa vie est jalonnée d'étapes énergétiques. On a différentes étapes de vie. À l'adolescence, ce que ça implique pour les reins, en médecine traditionnelle chinoise, c'est un pic de demande énergétique. T'as les règles, l'arrivée des règles, des hormones. Dans les périodes de grossesse, ce que ça implique pour les reins, en médecine traditionnelle chinoise, c'est l'énergie de vie. Chaque grossesse va puiser dans tes reins. Le postpartum... Ce que ça implique en médecine traditionnelle chinoise pour les reins, c'est un risque de grande vidange en fait. Parce qu'il y a eu cette évacuation, ce vide du fœtus, un grand nettoyage interne et une énergie monumentale pour mettre au monde cet enfant qui peut demander et qui demande justement. Un temps à consacrer consciemment pendant des mois pour réénergiser et refaire le plein de ce jing. Ce qu'on appelle le jing, c'est cette énergie avec laquelle tu es venu au monde. C'est comme une batterie, c'est comme un plein, un réservoir dont il faut prendre soin. Il faut des stations d'essence pour mettre le plein à chaque fois. Imagine que ton corps, c'est ton véhicule, et que jamais tu t'arrêtes à la station d'essence. Jamais tu branches, jamais tu fais le plein. À un moment donné, non seulement t'es en warning, ça y est, t'es dans la vidange, ça clignote, mais même la vidange, ça y est, tu l'as épuisée. Tu sais ce qui se passe dans ces moments-là ? Tu descends de ton véhicule et c'est toi qui le pousses. Ouais, c'est ce qu'on appelle le burn-out. Et ça ? Quand t'es en burnout, c'est que tes reins sont épuisés, tu les as mis chaos techniques. Alors qu'est-ce qui va s'installer ? La fatigue, la peur, l'hypersensibilité. Et après tu viens me dire, en thérapie, je suis hypersensible, j'arrive pas à gérer mes émotions. En fait c'est tes reins qui sont out. Ouais. Et donc après l'adolescence, la grossesse, le postpartum, des phases de burnout dont t'es peut-être même pas consciente dans ta vie. arrive la pré-ménopause. Alors, on dit que ça commence entre 35 et 40 ans. Et là, en fait, si tes reins sont faibles à ce moment-là, tu sais comment ça va s'exprimer ? Physiquement, par de l'anxiété et des bouffées de chaleur. Et une ménopause mal accompagnée, c'est une chute énergétique ressentie comme un vieillissement. Ouais, là, effectivement, tu... Tu te dis « choc » quoi. Et t'en as, elles ont 30 ans, elles ont 35 ans, elles ont tous les signes somatiques de la ménopause décrites comme en Europe. Parce que quand tu vas en Asie, la ménopause, elle n'a rien à voir. Et en islam, je vais en parler aussi, elle n'a rien à voir. La description qu'on a faite, elle est lumineuse. C'est p... purement européen, j'ai envie de dire. Et ça, c'est important de l'entendre. Parce qu'une ménopause bien accompagnée, c'est une renaissance de la sagesse, en fait. C'est une lumière intérieure. Alors, plus tu entretiens tes reins jeunes, plus ta maturité sera douce, lumineuse et apaisée. Et en islam, la femme, elle ne vieillit jamais. Elle change de rayonnement. Alors la société moderne, elle dit, après 45 ans, tu déclines. Presque, on va t'enterrer. Mais en islam, ce moment est vu comme une migration de lumière. J'aime de la vie comme une chute. Après la fertilité physique, vient la fertilité du cœur, de la sagesse, de la transmission. Et quand je parle de fertilité physique, je ne parle pas nécessairement de donner vie à un enfant, parce que c'est Allah qui donne vie déjà. Mais quand je parle de fertilité physique, c'est... Les femmes qui sont capables de donner des vies à des projets, à des associations, qui prennent soin d'elles, de leurs proches, de ceux qu'elles aiment, de leur entourage. C'est elles qui donnent vie en fait à des choses, pas nécessairement à des enfants, parce que ce serait réducteur. « Umuna ishabadillallah » Elle n'a pas eu d'enfants, mais elle a donné vie à la sonda du prophète, alayhi salam. Et c'est elle, avec el-Bukhari, qui a rapporté le... plus de hadiths authentiques du prophète, heureusement, sans quoi on n'aurait pas autant de récits, on ne serait pas aussi proche du prophète. On ne l'aimerait pas autant, en fait. Plus tu connais, plus tu aimes. Et là, j'ai envie de dire, j'ai envie de t'apprendre à connaître ton corps. Et plus tu vas connaître ton corps, plus tu vas comprendre comment Allah t'a créé de la manière la plus merveilleuse. Et plus tu vas l'aimer, plus tu vas t'aimer, et plus tu vas aimer te rapprocher dans l'esprit natal. Le prophète a dit, « Allez, salatou salam, les meilleures d'entre vous sont celles qui atteignent un âge avancé, un cœur apaisé, patiente dans l'épreuve et reconnaissante dans l'essence. » Une femme dont les reins et donc dont la confiance intérieure sont forts traversent cette étape. comme une reine paisible, une reine stable, une reine centrée, une reine apaisante pour elle-même et pour ceux qu'elle aime. Et ça, mes sisters, ça se prépare. Dès 20 ans, 25 ans, 30 ans, 35 ans, 40, 45, 5 ans, c'est jamais trop tard. Évidemment, si tu l'écoutes aujourd'hui, c'est que alors t'as choisi pour commencer à le préparer dès maintenant. Et là, le calendrier égérien devient ton meilleur allié. On ne peut pas soigner le corps n'importe comment, à n'importe quel moment. Et Allah a inscrit dans chaque mois une atmosphère spirituelle propice à une guérison précise. Alors si je devais donner quelques exemples, dans les mois égériens, dans Rabi al-Awil, Allah nous parle de lumière, de joie, de naissance, avec la naissance du prophète, alayhi salam. Et donc on va associer un organe. Dans l'une après l'une, dans le programme dans lequel je vous accompagne, on va prendre soin du cœur. Dans Rabi al-Awl, de manière très approfondie, on fera ça. Dans Rabi al-Asani ou Rabi al-Akhir, donc Rabi al-Awl, c'est un mois égyrien, et texto, il veut dire le premier printemps. Et dans Rabi al-Asani ou Rabi al-Akhir, celui qui le suit, C'est le second printemps, ou le dernier printemps de l'année, celui qui, attention, warning, profites-en, en fait, il va bientôt terminer. C'est un mois dans lequel l'Organe des Reins nous invite à leur racinement, au Tawakul. Et donc, dans ce mois, on prendra particulièrement soin de notre rein, de nos reins. Et dans l'une après l'une, c'est ce qu'on va faire. On va prendre soin de l'organe des reins, dans ce mois-là, encore plus. et de manière plus chouchoutage, j'ai envie de dire, que dans les autres mois. Pareil, dans Jumada, Allah nous invite au rebond intérieur, à la reconstruction, et là, on va prendre soin de la rate, d'accord ? On va arrêter de ruminer, et on va la chouchouter dans tous ses aspects. Dans Sha'aban, Allah nous invite à la préparation, à la purification. Et donc là, on va prendre soin du foie pour préparer à Ramadan. Et dans Ramadan, Allah nous parle d'élévation, de libération. Et à ce moment-là, on prendra soin de nos poumons. Et on le fera dans l'une après l'une, step by step, ensemble, Inch'Allah. Parce que oui, chaque mois devient une meilleure version de toi, en travaillant un seul organe, une seule émotion, un seul zikr, une seule routine. Dix minutes par jour, à la mode crème chantilly à ma sauce, évidemment. Dans l'une après l'une, une guérison, oui, une guérison, non plus une force, mais une douceur cyclique. Et ce qu'on vit dans ce programme, dans cet accompagnement, j'ai envie de dire c'est arrête de tout régler d'un coup. On se laisse porter par le calendrier d'Allah, le rythme d'Allah, mois par mois, lune après lune. Chaque organe est nourri en profondeur. Chaque émotion est libérée sans forcer et ton système nerveux sort progressivement du mode survie. Alors, ton corps devient un lieu de paix. Alors, ton cœur se réouvre à un Tawakkul rassurant. Alors, ta foi cesse d'être dite pour devenir ressentie. Et alors, tu n'as plus besoin de courir pour te guérir, tu as besoin de marcher. Lune après lune. Tu n'as plus besoin de devenir forte en un jour. Tu as besoin de te reconstruire calmement. Organe après organe. Tu n'as plus besoin d'avoir tout compris dans ta tête. Tu as besoin de libérer ce que ton corps a accumulé. Et tu n'as plus besoin de forcer ton tabac cool. Tu as besoin de recharger terrain. Et tu n'as plus besoin de forcer... à faire seul en fait, à tout faire seul. Tu peux le vivre avec nous, lune après lune, dans une communauté qui apaise, qui élève et qui soutient. Il y a un latif, ô toi le subtil, apaisé en mort. Il y a un chéfi, ô toi qui guérit, guérit nous. Il y a Wakil, ô toi qui sécurise. Le gérant, le meilleur gestionnaire. Ya Allah, occupe-toi de chacune de nos préoccupations. Ya Nour, Ya Nour, illumine nos vies. Éclaire chacun de nos pas. Et guide-nous vers tout ce qui nous guidera vers toi, Ya Allah. Et guide-nous vers tout ce qui nous guidera vers toi, Ya Allah. Ya Allah, fais de nos cœurs et de notre corps un lieu de sécurité. De notre cœur. un lieu de lumière et de notre foi, un refuge stable dans chaque étape de nos vies. Et à chaque personne qui m'écoute, à chaque âme qui m'entend, à chaque cœur qui reçoit ce message à travers ce podcast, je dis, rappelle-toi surtout, que tu es bien un plus et que tu vaux. bien plus que ce que tu fais et ce que tu montres. Reçois de toi et à très vite dans Lune après Lune.