- Speaker #0
Toi aussi, tu as déjà essayé cette méthode magique du mental puissant ? Je vais bien, tout va bien, je suis en paix, je suis forte. Tu sais, tu te dis les trucs dans ta tête pendant que ton ventre lui hurle. Non, on va mourir, on va mourir. Salam alaykoum wa rahmatoullah. Non, je ne vais pas te dire d'accepter de comprendre et que tout ira mieux si je respire. Non, si je respire, j'en aurai que je suis et que je pense positif. Non. Ici, je te dis des vérités, même quand elles grattent un peu. Alors, je vais commencer par casser une croyance avec beaucoup d'amour biensur. Tu as peut-être entendu, si tu comprends ton trauma, tu es guéri. Si tu fais du dhikr, tout ira bien. Tout est dans la tête. Ben non, avec tout le respect du monde, non. Tu peux comprendre ton trauma dans ta tête, accepter dans ta foi, analyser dans ton... carner spirituel et quand même ressentir un tsunami intérieur dès que quelqu'un fronce les sourcils devant toi. Pourquoi ? Parce que tu as compris, dans ta tête, ne suffit pas si ton corps porte encore la trace du trauma. Tu peux même dire « je laisse le passé derrière moi » et ton système nerveux répond calmement. Alors pourquoi on serre les dents dès qu'on entend un bruit soudain ? Explique, tu peux même dire « j'ai p... » pardonner. Et ton foie lui dit, oui, oui, mais j'ai encore la moule au ventre dans... À deux heures du matin, on en reparle. Tu sais, les réveils nocturnes. Les schémas mentaux, ce sont ces petites phrases qui tournent comme des vieilles sonneries. Je suis pas assez, je dois mériter l'amour. Si je contrôle pas, tout s'effondre. Le monde n'est pas sûr. Ces phrases, elles sont pas nées parce que, par hasard... Un matin, t'as décidé d'être anxieuse pour le fun ? Non ! Elles sont souvent le résultat de moments où ton corps n'a pas su se défendre, où il n'a pas pu s'échapper. Il est juste resté figé. Et le corps figé devient souvent le cerveau figé, qui devient des schémas figés, qui deviennent des réactions automatiques, et qui finissent en crise, panique. suradaptation, perfectionnisme, hypervigilance, burn-out émotionnel. Oui, toutes ces choses qu'on va ensemble vivre, observer, accueillir et apaiser, apaiser dans l'une après l'autre. Le trauma, ce n'est pas juste ce qui est arrivé, ce qui est resté coincé, non. Un trauma, ce n'est pas toujours un choc immense. Ça peut être mille petites choses jamais dites, des silences lourds qu'on avale, des colères qu'on renifle, des larmes qu'on ravale, des peurs dont on a honte. C'est quand ton corps est resté bloqué en mode alerte, avec une énergie émotionnelle jamais libérée. Et un jour, même si tu dis « je vais mieux » , ton corps lui répond « j'ai jamais reçu le mémo » . Comment sortir du mode survie alors que tout semble apaisé dans la tête, mais que le corps vit encore dans la zone de guerre en fait ? Comment passer de « je comprends » à « je guéris » ? Comment transformer un schéma automatique en choix conscient ? Comment retrouver un corps qui n'a plus peur d'inspirer profondément ? Et tu sais, c'est exactement ce qu'on fait ensemble dans l'une après l'une. Libérer le corps en même temps que l'esprit, en respectant un rythme doux, cyclique, aligné avec les mois hégiriens et les émotions des organes. On y arrive doucement, je t'embarque et tu vas comprendre. Dans la partie suivante, j'ai envie qu'on plonge ensemble dans ce qui se passe réellement dans le système nerdeux, quand un événement s'imprime comme un réflexe de survie. On va aussi parler du fameux nerf vague. Et surtout dans ce moment où le mental dit « c'est fini » , mais où le corps continue à trembler comme une faille en fait. Alors c'était prêt, et Allah respire, on y va. Quand ton système nerveux reste bloqué en mode alerte, j'ai envie qu'on plonge dans ce qui se passe réellement à l'intérieur. Un trauma, c'est un choc, un blocage, et aussi de la survie. Un trauma, c'est pas juste. un événement difficile. C'est un moment où ton corps n'a pas pu se battre, s'enfuir, appeler à l'aide ou tout simplement exprimer ce qu'il ressentait. Alors il a choisi une troisième option du système nerveux. Se figer. Tu connais ce moment où tu veux répondre mais rien ne sort. Juste ton cœur qui tape comme s'il faisait un slam de la derbouka. Oui, c'est ça. Ton corps conscient dit « c'est pas grave, je gère » . Et ton système nerveux autonome lui dit « on prépare les secours, attention, on sait jamais, warning » . Et ton corps dit « je stocke l'info » au cas où ça recommence, qu'on sait jamais. Et ce qui n'a pu être libéré devient alors un réflexe corporel de survie. Et système nerveux, c'est un chef d'orchestre souvent en panique. Oui, parce que ton corps en fait... Il possède un chef d'orchestre invisible qui s'appelle le système nerveux autonome. Et lui-même, il a deux modes principaux, le mode sympathique et le mode parasympathique. Et quand tu vis un événement stressant, ton système passe en mode alerte pour te protéger. Attention, le problème, c'est quand il y reste, même quand tout est terminé. Alors résultat, ta vie extérieure, elle dit tout va bien. Et ton intérieur, lui, il dort. Il dit « attention, on dort d'un œil, on ne sait jamais » . Du coup, pas de sommeil réparateur, évidemment. Et le corps, lui, il n'oublie rien. Le docteur Bessel van der Kolk, auteur de « Le corps n'oublie rien » , explique que les traumas laissent des empreintes physiques, des tensions, des insomnies, des douleurs inexpliquées, des mains mouates, accélération cardiaque. de la fatigue chronique. Et en médecine traditionnelle chinoise, on dit l'énergie de l'émotion qui n'a pas circulé se cristallise dans l'organe. Tu sais comme le miel liquide quand il se cristallise. C'est un peu comme ça. Et chaque organe est relié à une émotion. Et cette émotion, quand elle n'est pas exprimée, il y a des réactions possibles. Si je prends l'exemple du foie, qui est relié à l'émotion de la colère, quand elle n'est pas exprimée, Quand elle est réprimée, parmi les réactions possibles qu'on observe, c'est de l'irritabilité et de la crispation. Ça, ça veut dire que le foie, il est KO. Pourquoi ? Parce que la colère, elle n'a pas été exprimée. On n'a pas dit les choses. Quand les poumons, eux, qui sont liés à la tristesse, quand la tristesse, elle n'a pas eu d'espace où elle ne s'est pas exprimée, elle n'a pas été traversée. Parmi les réactions possibles, qu'est-ce qu'on peut observer ? Une oppression thoracique permanente. Quand les reins, eux, qui sont liés à l'organe de la peur, quand la peur a été figée, pas exprimée, pas traversée, les réactions possibles qu'on observe, c'est de la fatigue et de l'insécurité. Parce que oui, qui dit peur, dit insécurité. J'ai peur, donc je me sens en l'insécurité. Je suis tout le temps en veille, donc je suis tout le temps fatiguée. Le cœur, lui, quand il y a un choc qui n'a pas été digéré, ce qu'on observe, c'est des palpitations et de l'anxiété. Pareil pour la rate, quand il y a de la cogitation, surcogitation mentale, rumination mentale, ce qu'on observe, c'est de la fatigue mentale et de l'incapacité à s'opposer. Et toi, tu dis « je suis fatiguée » , alors qu'en fait, c'est ton corps qui dit « j'ai trop stocké » . J'ai plus de place pour respirer. Et Allah nous dit dans surat Al-Imran, verset 29, « Ce que contiennent vos poitrines, Allah le sait. » Et ce qu'il y a dans les poitrines, c'est pas seulement ton corps symbolique, c'est ta cage thoracique, ton souffle, tes palpitations, tes angoisses, ton système nerveux, ton corps, qui porte encore ce qu'il n'a pas pu libérer. Le prophète, alayhi salam, nous dit qu'il y a dans le corps un morceau de chair S'il est sain, tout le corps est sain, et c'est le cœur. Maintenant, comment le cœur peut être sain si le corps vit encore en alerte et dans la peur en fait ? Ce n'est pas un manque de foi, ce n'est pas de la faiblesse, c'est juste que ton système nerveux n'a pas encore reçu l'information, que c'est terminé. Alors oui, on peut faire des petits exercices de description.
- Speaker #1
Decrispation corporelle. Allez, on decrispe. Tu te décrispe. Ouais, c'est plutôt ça, décrypte. Tu m'as compris.
- Speaker #0
Tu fermes les yeux. Et là, je t'invite à fermer les yeux. Et on le fait ensemble, allez. Tu poses tellement sur ton ventre. Et tu inspires en comptant quatre temps. Et tu expires lentement en comptant six temps. Et tu répètes ça trois fois. Tu inspires en comptant quatre temps. Et tu expires en comptant 6 temps. Inspire en comptant 4 temps. Expire en comptant 6 temps. Et sans ton ventre se relâcher, même un peu. Tu sais ce qu'on vient de faire là ? C'est un mini-reset d'une air vague. C'est pas une guérison totale, attention. Mais c'est un tout va bien et Allah. que ton système nerveux commence à entendre. Tu vois ? C'est le genre de choses qu'on va faire, Inch'Allah, dans l'une après l'une. Oui, tu as deviné. Oui, c'est exactement là, Inch'Allah, qu'on va faire des exercices pratico-pratiques pour faire des recettes de chaque organe. Et c'est simple, c'est pratico-pratique. Et on va les organiser dans les temps de prière, dans tes journées. C'est très soft, très léger. C'est gratuit. Et ça fait un bien immense. C'est un corps resté en guerre, des schémas mentaux qui sont les pensées en fait, créées pour survivre à cette guerre. Et tant que le corps n'a pas eu le droit de sortir du champ de bataille, ton mental, lui, continue d'écrire des scénarios catastrophes pour te garder prête. On ne sait jamais ! Et la suite ? Comment transformer cette survie en sécurité intérieure ? On va entrer dans la compréhension émotion par émotion, organe par organe. organes, dans une logique de médecine traditionnelle chinoise, dans nos valeurs à nous, avec des preuves scientifiques en neurosciences, des routines simples à mettre en place. J'ai envie de te dire, vas-y, respire. Et quand chaque organe parle, une émotion s'exprime, le corps, alors, il devient un livre de guérison. Maintenant qu'on a compris que ton système nerveux peut vivre sa meilleure vie en mode alerte 24h sur 24, même quand ta vie extérieure semble calme, on va descendre encore un peu plus profondément dans ce langage mystérieux du corps. Et là, je t'emmène dans un petit voyage entre médecine traditionnelle chinoise, neurosciences, psychologie et spiritualité islamique. C'est pas un truc perçu, attention. Ah, attention. C'est un truc concret, ressenti, vivant. D'accord ? En médecine traditionnelle chinoise... On dit que chaque organe porte une émotion. Et là, prépare-toi à voir ton corps différemment. L'organe du foie, par exemple, porte l'émotion de la colère. Et lorsqu'elle est réprimée, ce qui se passe quand ça bloque, c'est de l'irritabilité, de la tension et du perfectionnisme. Mais ce qui se passe quand c'est libéré, c'est une force intérieure, une incertivité, alhamdoulilah. Et les poumons, eux, ils portent l'émotion de la tristesse. Et lorsqu'elle est figée, ce qui se passe quand ça bloque en fait, c'est de l'oppression, de la difficulté à respirer. Mais ce qui se passe quand c'est libéré, c'est à lâcher prise, un souffle libre, alhamdoulilah. Et les reins, eux, ils portent l'émotion de la peur. Et lorsqu'elle est retenue, ce qu'on observe quand ça bloque en fait, c'est de l'hypersensibilité, de la fatigue et de l'insécurité. Et ce qui se passe quand c'est libéré, c'est de la confiance et de la... stabilité intérieure, et le cœur, lui, lorsque l'émotion est retenue, le choc, il est émotionnel, et ce qui se passe quand ça bloque, c'est de la palpitation et de l'anxiété. Mais Alhamdoulilah, quand c'est libéré, c'est de la joie sereine, de la sakinah. Et la rate, elle, c'est de la rumination. Et ce qui se passe quand ça bloque, Quand c'est pas exprimé, cogitation mentale perpétuelle, fatigue mentale surcharge en fait. Alhamdoulilah, ce qui se passe quand c'est libéré, c'est de la clarté et de la confiance tranquille. Alors tu sais ce moment où ton foie se bout de colère, mais tu souris poliment en fait. T'es en colère mais tu souris. Et tes poumons se serrent alors que tu te disais « bon, j'ai tourné la page » . Et tes reins tremblent à l'idée de « mais si ça recommence, imagine » . Et donc, elle tape trop vite à une simple notification. Non, ce n'est pas du drama. C'est ton corps qui te dit, il reste une histoire non terminée, une émotion pas digérée, une tension encore en suspens. Et la psychologie moderne, elle le confirme. Dr Peter Levin, dans Somatic Experiencing, il affirme, le trauma n'est pas dans l'événement, mais dans l'énergie figée dans le corps. Et en islam, le cœur, siège de l'émotion et de la foi, c'est lui. Et Allah SWT, dans le surah Al-Aimran, verset 29, il nous dit, ce que contiennent vos poitrines, Allah le sait. Et la poitrine, c'est le lieu où se battent parfois anxiété, souffle court et zikr, encore fragile. Le prophète, alayhi sallam, il nous dit, le corps tout entier dépend du cœur. S'il est sain, tout le corps est sain. Mais comment le cœur peut délivrer Peut-il être ça en fait si les organes vibrent encore à cause de blessures anciennes ? Ya Allah, libère ce que mon corps porte encore sans que je le voie. Et apaise ce qui sert ma poitrine. Et accorde à chaque organe la paix de ton décret. Et ce que tu ressens, c'est donc pas dans ta tête, c'est dans ton système nerveux, dans ton ventre, dans tes reins, dans ton foie. Dans ton souffle, et la guérison ne consiste pas juste à comprendre, elle consiste à laisser circuler à nouveau l'énergie émotionnelle, à réapprendre au corps la sécurité, à ancrer la foi jusque dans les fibres musculaires. Et on va explorer comment on passe de la survie à la sécurité, et comment on libère les schémas mentaux, et pourquoi la guérison est un chemin cyclique. et non une ligne droite. Alors on continue. Parce que la guérison ne se force pas, elle s'apprend étape par étape. Et tu vois, souvent on imagine la guérison comme un escalier tout droit. Étape 1,
- Speaker #1
je comprends. Étape 2, je pardonne. Étape 3, je fais mieux. Étape 4,
- Speaker #0
je suis enfin une version lumineuse de moi-même avec un filtre doré façon Instagram,
- Speaker #1
tu connais ?
- Speaker #0
Non ! La réalité ressemble beaucoup plus à un cercle, ou plutôt à une lune, un mouvement cyclique. Je comprends, je ressens, je retombe, je libère, je me relève différemment, je me répare, je me relie, je m'élève, je renais. Et si tu observes ta vie, tu verras que tu revis souvent les mêmes émotions, mais pas au même niveau de conscience. Parfois tu vis une peur, mais tu réagis différemment qu'il y a trois ans. Tu revis une colère, mais tu l'exprimes avec plus de clarté. Tu retouches une tristesse, mais cette fois-ci tu n'y noies plus en fait. La guérison, ce n'est donc pas une ligne de droite, c'est une spirale d'approfondissement. Et tu sais, en fait, il existe quatre niveaux de guérison, quand tout s'aligne enfin. Il y a un niveau mental, un niveau émotionnel, un niveau corporel, un niveau spirituel. D'accord ? D'abord, on va commencer par le mental. Et là, ce que tu fais, c'est que tu vas comprendre. Alors, ce que tu vas ressentir à ce moment-là, c'est de la clarté. Bon, elle reste partielle, mais ça commence à s'éclaircir. Est-ce que ça va changer ? Ça ne libère pas trop le corps. Tu as compris là-haut, c'est une clarté partielle. Au niveau émotionnel, ce qui se passe quand tu guéris, c'est que tu vas traverser l'émotion. Et ce que tu ressens, c'est que tu vas pleurer, tu vas trembler. Et ce que ça change, c'est que tu commences à respirer à nouveau. Et au niveau corporel, ce qui se passe quand tu guéris, c'est que tu libères. Résultat, ce que tu ressens, c'est que ton corps se détend. Et ce que ça change, c'est que ton système nerveux sort du mode alerte, du mode warning, attention, danger. Et au niveau spirituel... Ce que tu fais, c'est que tu te reconnectes quand tu guéris. Et ce que tu ressens, c'est que tu ressens enfin le dhikr. Et ce que ça change, c'est que ta foi devient vivante et enracinée. Alors quand tu guéris, seulement au niveau mental, tu récites la paix. Et quand tu guéris aussi en plus qu'au niveau corporel, tu ressens la paix. Et quand tu guéris en plus aussi au niveau spirituel... Tu deviens la paix. Et là, tout s'aligne enfin. Alors pourquoi le corps a besoin de temps ? Le mental peut comprendre en trois minutes, l'émotion peut surgir en trois secondes, mais le corps a besoin de répétition, de rituel, de lenteur. C'est comme réapprendre à faire confiance à la vie, à reposer ta tête, à respirer sans peur. Par exemple, tu fais une respiration apaisante une fois et ton corps pense que c'est un hasard. Mais si tu la fais chaque jour, il commence à dire « Ah ok, peut-être que la guerre est finie » . C'est exactement pour ça que dans l'une après l'une, on ne fait pas un gros travail en une seule fois. On avance mois après mois, lune après lune, organe après organe, émotion après émotion, parce que le corps se guérit par l'habitude douce et pas par la brutalité mentale. Alors je t'explique plus en détail,in sha Allah, dans un instant. D'abord, j'ai envie qu'on fasse une petite expérience, un exercice. Alors inspire par le nez en pensant « Je laisse entrer la sécurité dans l'os par natal » et expire par la bouche en pensant « Je laisse sortir la peur » et répète ça trois fois. Inspire par le nez, je laisse entrer la sécurité, le tawa coule dans l'or sparnantal Et expire en pensant Je laisse sortir la peur, et par la bouche je te laisse sortir ça. Inspire à nouveau, par le nez, je laisse entrer la sécurité, le tawakkul d'Allah. Et expire par la bouche, je laisse sortir la peur. Et chuchote doucement. Et alors, Diff, apaise mon cœur. Et achève hier mes organes. Et là tu viens de dire à ton système nerveux, tu n'as plus besoin de te battre maintenant, je suis là. Le prophète a dit, ton corps a un droit sur toi. Ça inclut le droit de ne pas porter toutes les guerres en silence jusqu'à l'épuisement. Et quiconque place sa confiance en Allah, il lui suffit. Verset 3. Sourate le divorce. Verset 3. Et quiconque place sa confiance en Allah, Allah a lucifié. Et cette confiance, ce n'est pas un concept. Elle se ressent dans les reins, dans la respiration, dans la détente des épaules. Oui, même dans ta posture, redresse-toi, redresse ta nuque, balance un peu tes épaules, secoue-toi plusieurs fois par jour et parle. Ta posture, elle parle de ton temps. de ton tawakkul, de ton alignement, de comment tu es en lien avec Allah subhanahu wa ta'ala constamment. Et si la guérison, elle suit les cycles d'Allah, les cycles lunaires et intérieurs. Les mois égyriens, en fait, ils ne sont pas juste un calendrier religieux. Ils portent chacun une atmosphère émotionnelle, des signaux de transformation intérieurs aussi. Dans l'Abi Athani, par exemple, On parle d'enracinement, c'est là qu'on prend soin des reins, qu'on éloigne en fait, on assied cette peur et on incarne Tawakkul, cette sécurité intérieure par la venue du prophète, alayhi salam, dans le bien à l'awal. Il est Nour, on est l'alamin. Dans Sha'aban, c'est le mois de la préparation, c'est là où on va chouchouter notre foi, on va apaiser la colère, l'exprimer, en parler, c'est le mois de la... Purification, c'est le mois de l'alignement pour préparer Ramadan. Et dans Ramadan, c'est le mois de la libération. C'est là où on libère tout. C'est là où les poumons se remplissent de belles énergies, d'air. C'est là où la tristesse peut s'exprimer dans les nuits, comme dans le jour après Dallal, où elle s'apaise. C'est là où on respire, il y a un souffle, une élévation. C'est exactement ce principe qu'on va étudier, qu'on va vivre dans l'une après l'une. On ne va plus simplement vivre Sha'bane et Ramadan, on va vivre les douze lunes, les douze mois, chacun dans leur sagesse, parce qu'ils ont chacun une guérison. Et on ne le fera pas avec de la force, on le fera avec de l'alignement au rythme d'Allah. Ya Allah, ya Hayyu, ya Qayyum, apprends à mon cœur et à mon corps qu'ils peuvent te faire confiance. Apprends à mes organes. à se reposer dans ton apaisement et fais descendre sur moi une paix que mon mental ne pourra jamais faire terriore. Amine, amine et repère, amine. Maintenant que tu comprends pourquoi tu ne peux plus sauter à la paix spirituelle sans passer par la détente corporelle, on va voir comment organiser ce chemin de guérison. Et pour qu'il devienne un voyage et non plus une lutte épuisante. Dans cette prochaine partie, j'ai envie de te montrer comment la guérison peut devenir douce, cyclique, soutenue, nourrissante et vécue en communauté. Et si ton cœur commence déjà à dire « j'ai besoin d'un cadre » , je sais, on en parle dans la prochaine Lune. Parce que la guérison n'est pas une performance, c'est un chemin que tu n'as plus besoin de faire seul. Tu sais, ce moment où tu as compris plein de choses, où tu as même commencé à respirer un peu différemment. Mais il y a une petite voix intérieure qui murmure « ok, maintenant, comment je continue sans retomber, comment je retiens ? » C'est à ce moment-là que beaucoup lâchent. Pas parce qu'elles ne veulent pas guérir. Parce qu'elles essaient de porter tout seules. D'un coup. En mode, je dois devenir guérie. Et forte. En une semaine, sinon je suis faible. La guérison, ce n'est pas un examen à réussir. C'est une marche intérieure. Parfois lente, parfois douce, parfois intense. Mais elle devient tellement plus vivable. Parce qu'elle prend la forme d'un rythme. Plutôt qu'un combat. Et si la guérison suivait les cycles lunaires plutôt que les deadlines humaines ? Le calendrier gyrien est lunaire. Il tourne, il respire, il se renouvelle sans brutalité. Et si chaque mois devenait une étape de ton apaisement intérieur ? Et si chaque lune devenait un espace pour guérir ? Un seul organe à la fois, un foyer émotionnel à alléger, un schéma mental à transformer, un vif à ressentir, pas juste à réciter. Et c'est ce qu'on fait dans l'une après l'une. C'est un accompagnement qui prend ton corps par la main, ton cœur par la douceur, et ton mental par la conscience. Parce que chaque mois, on travaille un organe spécifique. Par exemple, les reins, on va travailler la peur. Le foie, on va travailler la colère. Les poumons, on va travailler la tristesse. Et quand on comprend l'émotion logée dedans, on identifie le schéma mental qui s'y attache, on apaise le cœur, le corps, avec des exercices somatiques simples, je répète, simples ensemble. On va introduire du zikr en lien avec l'émotion. « Ya waqil » pour la peur du rein, celui qui gère, le meilleur gestionnaire. « Ya waqil » c'est comme ça qu'on va l'invoquer, l'implorer. Et on va explorer ensemble des versets, des hadiths, sous des angles corporels. Parce que le rythme de la lune, ce n'est pas un hasard, c'est une sagesse d'Allah. Et on va marcher ensemble. dans une communauté de femmes qui se comprennent. Et tu sais ce qui change vraiment ? Ce n'est plus « je comprends dans ma tête » , mais « je sens dans mon corps que je peux à nouveau respirer » . Alors imagine-toi comme une maison intérieure. Chaque mois, tu ouvres la porte d'une pièce. Ce mois, on aère la pièce de la peur. Le mois suivant, on nettoie la pièce de la colère. Ensuite, celle de la tristesse qui est collée. Et puis, on rallume la lumière dans le cœur. Et quand une maison est nettoyée pièce par pièce, on n'est plus débordé. On s'est réapproprié l'espace et on s'y sent enfin chez soi. Ya Allah, fais de mon corps un lieu de sécurité et non de fuite. De mon cœur un lieu de lumière et non de panique. Et de ma guérison un chemin de douceur et non de vue à l'ancien lent. Et si ton cœur est en train de dire « j'ai besoin d'un cadre, d'une guidance douce et d'un chemin à mon rythme » , alors tu sais où me trouver, alors m'assister à ta mort. Avant de refermer doucement ce moment ensemble, laisse-toi juste envelopper. Imagine un drap chaud, un plaid chaud, déposé sur une fatigue ancienne, une couverture de douceur délicatement posée sur ton cœur, comme pour le dire « tu n'as plus besoin de te battre maintenant, tu peux juste… » Respirez, respire. Maintenant, sens-toi légèrement élevé. Pas comme une fuite, mais comme une élévation vers une lumière intérieure qui ne te brusque plus. Une lumière qui ne juge plus. Une lumière qui réchauffe sans brûler. La lumière d'Allah qui dit, tu n'es pas cassé, tu es en reconstruction. Tu es en chemin. Et ce chemin, il est sacré, parce qu'il est bien. Alors respire à nouveau. Et dans cet espace de paix subtil, je vais murmurer avec toi ce zikr. Comme on chante doucement. « Ya Latif, apaise. Ya Shafi, guéris. Ya Wakil, sécurise. Ya Nur, illumine. » Et laisse ces quatre « Nur » , ces attributs d'Allah, entrer dans ta respiration. Et peut-être qu'ils trouveront leur place davantage demain qu'aujourd'hui. Et c'est pas grave. Ils savent patienter dans le corps jusqu'à ce qu'il se réouvre. Ya Allah, guéris nos corps des traces silencieuses et libère nos organes des peurs figées et rassure nos cœurs que le danger est passé et fais de notre souffle un refuge où ton nom s'installe, Ya Rabb. Accorde-nous une guérison douce, continue et cyclique, pas en force, mais en lumière, Ya Ar-Rahman, Ya Rahim. Et si à cet instant ton cœur sent qu'il ne peut plus guérir en sprint, mais en rythme, qu'il veut avancer non pas en solitude, mais en cercle, et qu'il veut se réparer non pas en force, mais en lune après lune, alors je te laisse ces chemins ouverts, comme une main tendue au cœur fatigué, comme une promesse en douceur incarnée. Et lune après lune, je t'attends. Si ton corps lui-même demande un espace pour se réparer lentement en douceur. Et si ton cœur sait, tu sauras où me retrouver, que la paix s'installe doucement, et que tu repartes non pas guéri, mais habité d'espérance. J'ai une petite histoire, un petit peu rigolote, à te partager. C'est une dispute entre le cerveau et le corps, d'accord ? Et comment la Lune, elle devait un médiatrice. Alors tu vois, un jour, cerveau n'était pas très content. Il était assis dans un transat imaginaire, tu sais, en vacances à Bali, en train de siroter sa nouvelle compréhension du trauma en mode « j'ai compris mon passé, je guéris, merci, next » . Sauf que le ventre, lui, il était en panique. Il paniquait en silence « alerte, alerte, alerte, on va mourir » . Et pendant ce temps, le foie râlait comme un vieux tonton susceptible. On a dit qu'il était passé, on a dit que c'était apaisé. Qui a validé ça ? Je bouillonne encore en dedans, moi. Et les reins, eux, tremblaient en mode « On n'a pas signé pour ce niveau de responsabilité émotionnelle ! » Et les poumons se pliaient en deux en criant « Elle vient de dire c'est du passé ! MDR ! » Et le corps, il en avait marre. Il a déposé un dossier de divorce contre les schémas mentaux. Je demande la séparation, trop d'années à porter. Des « je vais bien toxique » , c'est terminé. Et c'est à ce moment précis que le système nerveur envoyait un message très officiel. Spoiler, je n'ai pas lu ton carnet de développement personnel, hein ? Parce que oui, le trauma n'était pas juste dans la tête, il était dans le foie, dans les poumons, dans les reins. Bref, dans tout un syndicat d'organes en colère non rémunérés. Alors le mental a fini par accepter un truc fondamental. Ma guérison ne sera pas mentale, elle sera organique, émotionnelle et spirituelle. Et c'est à ce moment que conscience a dit doucement « Et si la guérison commençait le jour où ton corps respire enfin ? » Alors doucement, chaque organe a reçu une invitation, pas à guérir d'un coup, mais à se poser lune après lune. Une lune pour réconcilier le foie avec la colère. Une lune pour apaiser la peur dans les reins et appeler le tawakul. Une lune pour rendre aux poumons leurs larmes coincées. Une lune pour que le cœur retrouve une joie. C'est Kina, pas forcé. Et ainsi est né un chemin. Pas un sprint, mais une marche intérieure. Organe après organe. Émotion après émotion. Guidé par le rythme sacré. Lune après lune. Et si toi aussi tu veux offrir au cerveau et au corps une vraie réconciliation, pas en force mais en cycle, tu sais où me trouver. Je t'attends, lune, après-vie. Et rappelle-toi souvent et dis-toi souvent que tu es bien plus et que tu vaux bien plus que ce que tu fais et que ce que tu montres. Prends soin de toi, tu es précieuse.