Speaker #0Bienvenue dans le podcast Soignants Entrepreneurs. Je suis Solène, orthophoniste entrepreneur, et tous les vendredis à 8h, je te partage, seule ou en compagnie de mes invités, les clés essentielles de la réussite entrepreneuriale et de l'épanouissement en tant que soignant libéral. Si le podcast te plaît, n'oublie pas de le noter avec 5 étoiles et de le partager à un ami soignant entrepreneur qui en a besoin. Salut, et bienvenue dans un nouvel épisode de Soignants Entrepreneurs. Cette semaine, on va parler d'un sujet que j'ai abordé il y a quelques temps sur Instagram et qui a beaucoup plu, que vous avez beaucoup liké, repartagé, republié, etc. qui est « t'as de la chance d'être en libéral » . J'aimerais profiter de ce podcast pour aller un peu plus loin que je peux le faire sur Instagram. Donc si tu ne suis pas sur Instagram, c'est « soignant-du-bas-entrepreneur » . Parce qu'on a souvent entendu, je pense, ce discours culpabilisant de « t'as de la chance d'être en libéral » . Je sais pas vous, mais moi c'est un truc... J'ai entendu déjà beaucoup de réflexions du style « t'es en libéral, tu fais ce que tu veux, en plus t'es bien payé, tu passes ta journée à jouer, de quoi tu te plains, de toute façon tu fais ce que tu veux de tes horaires, etc. » Dans le fond, il y a un fond de vérité là-dedans, qui est qu'on n'a pas, quand on est en libéral, quand on est soigné en libéral, on n'a pas le pire métier du monde. Oui, il y a toujours pire. Oui, il y a des conditions de travail qui sont beaucoup moins enviables, qui sont beaucoup plus dures. Oui, ne serait-ce que physiquement. Moi, j'ai déjà eu la réflexion de pourquoi t'es fatiguée, t'es assise toute la journée. Oui, mais la fatigue, il n'y a pas que la fatigue physique dans la vie. Puis en plus, ce n'est pas vrai. Depuis que j'ai été formée en thérapie manuelle, je bossais aussi quand même pas mal debout pour mobiliser les patients. Et si tu as un métier du coup type ostéokiné, j'imagine que c'est ton cas aussi. Et pardon, je ne connais pas forcément les tenants et les aboutissants si tu es ergo, psychomote ou autre. Mais j'imagine que toi aussi, ça peut t'arriver de bouger. Mais bon, certes, on n'a pas le métier le plus... fatiguant physiquement du monde, mais ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas être fatigué, il n'y a pas que la fatigue physique. Bref. Et du coup, toi, peut-être que si tu écoutes ce podcast, sûrement même que t'en as marre à certains aspects du libéral, sinon tu ne serais pas en train de te renseigner sur l'entrepreneuriat en tant que soignant. C'est qu'il y a quelque chose qui t'attire, c'est que t'es pas pleinement satisfait de ton travail. Et peut-être que t'as ce côté un peu coupable de dire mais c'est vrai, au final, de quoi je me plains ? J'ai des bonnes conditions de travail, je suis bien payée, il y a bien pire que moi, etc. Alors, Cette semaine, j'ai un peu envie de parler de ce sujet-là. Ce n'est pas forcément un podcast qui est très construit, ça va être un petit peu mes réflexions. Je me suis fait des petits bullet points quand même avant de commencer à tourner pour structurer mes idées. Mais l'idée, c'est surtout de vous partager mes réflexions et mon point de vue autour de ça. D'ailleurs, si tu as un point de vue qui est différent du mien, je serais très heureuse de l'entendre. Donc, n'hésite pas à me contacter sur Instagram, soignant-entrepreneur. Et puis, n'hésite pas, si le podcast te plaît, à lui mettre 5 étoiles. et à le partager à un ami, soignant, entrepreneur ou futur entrepreneur qui en a besoin. Alors oui, il y a beaucoup de gens qui vont dire « tu fais ce que tu veux quand tu es un libéral, tu gagnes plutôt bien ta vie, etc. » Alors tu fais ce que tu veux, oui et non, parce que vous n'êtes pas sans savoir, surtout les praticiens conventionnés, réglementés, etc., qu'on ne fait pas non plus exactement ce qu'on veut, notamment en termes d'organisation de nos séances, de timing de nos séances, de contenu de nos séances, et encore moins en termes de tarifs. Certaines professions ont plus de flexibilité sur les tarifs, d'autres moins quand on est conventionné. Et certaines professions conventionnées sont aussi mieux payées que d'autres. Je ne vais pas rentrer là-dedans, donc qui gagne plus ou moins bien sa vie, etc. Mais le fait est pour toutes les professions, surtout les professions qui n'ont pas tellement de flexibilité en termes de tarifs, mais même pour les autres praticiens qui de toute façon n'ont pas le choix que de s'aligner un minimum sur les tarifs courants, le fait est que l'augmentation de nos revenus et notre rémunération au fil des années ne suit absolument pas l'inflation, et que certes, il y a peut-être 20 ans de ça, un orthophoniste, un kiné gagnait plutôt très bien sa vie, était quelqu'un peut-être de plutôt aisé, et aujourd'hui, certains peinent à se payer à la fin du mois. C'est pas le cas de tous, on peut aussi vivre relativement confortablement, certes, mais vivre juste confortablement et compter quand même ses sous, quand t'as fait 5 ans d'études, voire plus, c'est peut-être pas ok pour tout le monde non plus. Alors, il y a des personnes qui galèrent plus ou moins, et d'ailleurs, c'est pas du tout le sujet que moi j'aborde, mais si tu es soignant libéral et que t'es en galère financièrement, indépendamment peut-être d'une situation personnelle délicate, si vraiment c'est juste tu galères à gérer ton argent avec ton cabinet, tu sais pas combien tu dois payer de charges, tu sais pas combien tu peux te payer, etc. Je ne peux que t'encourager à te former. Alors, c'est pas quelque chose que je fais, pour le coup, je suis pas en train de faire mon autopromo, mais... à te tourner vers quelqu'un qui peut t'aider à te former à la gestion financière, parce qu'on peut quand même souvent reprendre le contrôle sur ses finances et respirer un peu à la fin du mois, parce que c'est tellement triste de se dire on donne de notre personne, de notre temps, on fait un beau métier, et un métier pas si facile, on a fait des études pour, et de galérer à se payer à la fin du mois. Et si tu ne galères pas spécialement, mais que tu te dis juste « Ouais, j'aimerais plus, je fais quand même beaucoup de choses, j'ai de l'expérience, je suis frustrée de ne pas avoir plus » , T'as le droit aussi, t'as le droit de pas juste te contenter du c'est ok. Si pour toi c'est ok, c'est oui je peux payer mon loyer, je peux payer à manger pour moi, pour mes enfants, je peux partir en vacances une fois par an et m'acheter des vêtements, c'est ok. Mais que tu te dis, ah j'aimerais bien faire ça, j'aimerais bien faire ça, mais je peux pas, mais bon, on va pas se plaindre. Mais tu as le droit en fait d'aspirer à plus. et si tu n'aspires pas plus c'est ok aussi mais ce que je veux dire c'est que Tu n'es pas une mauvaise personne de voir plus que ce que tu as aujourd'hui, de vouloir mieux que ce que tu as aujourd'hui, de vouloir valoriser tes compétences, ton temps, ton expertise, ton expérience. Parce qu'il faut dire aussi que quand on est en libéral, que tu aies un mois d'expérience ou 30 ans d'expérience, tu as la même rémunération aujourd'hui. Où est-ce qu'on voit ça ? À part chez nous. Donc j'espère que vous arriverez à me suivre et que ce podcast ne sera pas trop brouillon à écouter. Mais ce que je veux dire, c'est juste que peu importe où tu en es aujourd'hui, peu importe ce que tu veux construire. dans le reste de ta vie, tu as le droit de vouloir plus. Alors je sais peut-être que toi tu es convaincue de ça et que tu me dis oui, mais c'est des remarques que j'ai de la part de mon entourage, proche ou moins proche d'ailleurs. Il faut se dire aussi que les gens sont très centrés sur leur propre personne. Les gens qui te disent ça, la plupart du temps, ne se rendent absolument pas compte de tes conditions réelles de travail, ne se rendent absolument pas compte des difficultés du métier que tu exerces. Pas plus tard qu'hier, je suis allée passer une radio de la genue, et le cabinet de radio était surchargé. Tu voyais que les secrétaires étaient sous l'eau, ils étaient tous à la bourre, mais ce n'était pas à la bourre de « je ne fais rien derrière » . C'était vraiment « je suis à la bourre » . Tu sentais que c'était le rush pour les secrétaires, pour les manips radio, etc. Une dame arrive avec une dizaine de minutes de retard par rapport à son rendez-vous, puisque c'était quasiment 11h40, et qu'elle arrive en s'impatientant, en soufflant, en jurant à haute voix. Et en disant, il y a quelqu'un pour s'occuper de moi parce que j'ai déjà 10 minutes de retard. J'avais rendez-vous à 30, alors qu'il y avait d'autres personnes devant elle qui attendaient au secrétariat. Elle parlait mal aux secrétaires, elle les prenait de haut. Elle avait une attitude qui n'était clairement pas très respectueuse. Et en fait, ce que je me suis dit, c'est que cette dame, elle croit que la santé est un service qui lui est dû. Que si les secrétaires ne s'occupent pas d'elle, c'est qu'elles sont en train de l'embiner. Ou qu'elles traînent ou qu'elles ne font pas leur travail. alors que probablement qu'elles étaient en train de finir de remplir des dossiers sur l'ordinateur. d'enregistrer des patients, d'éditer des factures, de retrouver les comptes rendus de quelqu'un, j'en sais rien, enfin bref toutes ces choses là quoi qu'on fait quand on travaille avec de l'humain et avec du médical. Les gens sont très centrés, les gens ne voient que la partie émergée de l'iceberg. Là la dame en question ne voyait que, il y a du monde devant et les secrétaires ne sont pas directement en train de traiter avec quelqu'un et moi j'attends. On passera sur le fait qu'elle avait 10 minutes de retard et qu'en plus elle se plaint, bref. Les gens ne voient que la partie émergée, le bah écoute tu fais... 40 consultations de 30 minutes par jour, par semaine, pardon, ça fait même pas 20 heures de travail. Et puis, si tu as ton dernier patient à 18h, t'as terminé à 18h30, et puis ton travail, c'est de faire des jeux et d'écouter des gens, et t'es assis toute la journée. Si tu m'écoutes, tu sais très bien que non, c'est pas ça le libéral, et que non, c'est pas ça être soignant. Et les gens ne se rendent pas compte, ils sont centrés sur leur personne, et peut-être voient les difficultés de leur métier à eux, qui sont probablement réelles, mais ne voient pas nécessairement les chaînes. Donc, encore une fois, c'est pas parce qu'il y a pire, c'est pas parce que les gens ne se rendent pas compte de ce que tu vis au quotidien, que tu ne peux pas aspirer à mieux et que surtout tu n'es pas légitime à te sentir mal. Ce n'est pas parce qu'il y a pire, ce n'est pas parce qu'une situation n'est pas catastrophique qu'on ne peut pas s'y sentir mal. Moi aussi, plein de fois, j'ai culpabilisé de me sentir mal alors que potentiellement j'avais ce que j'avais toujours voulu, que j'avais peut-être... tout, que je n'arrivais même pas à identifier ce qui n'allait pas, que réellement je n'avais peut-être même pas de vrais problèmes, que peut-être d'autres personnes auraient été heureuses d'être à ma place, et pourtant je me sentais mal, pour x ou y raison. Et tu as le droit, en fait, tes sentiments ont le droit d'exister. Ça ne veut pas dire que tu es en train de dire que ta situation est une catastrophe, que tu es la plus malheureuse du monde, et que ce que tu vis est pire que tous les autres. Non, ça veut juste dire que toi, la personne que tu es, à l'instant T, dans la manière dont tu vis tes conditions de vie, tu n'es pas épanoui. Il n'y a pas de jugement de valeur en fait, tu n'as pas à juger si quelqu'un a raison ou pas raison de se sentir bien ou pas bien. Donc si tu ne te sens pas bien aujourd'hui dans ton travail, que tu es fatigué, que tu es drainé émotionnellement, cognitivement, par les consultations qui s'enchaînent, par le stress, par l'administratif, etc., tu es en droit de l'être, ce n'est pas illégitime. Si tu sens que tu as besoin de plus, aller le chercher ne fait pas de toi une mauvaise personne. Je ne sais pas quelle est la raison qui te pousse à vouloir plus, qui te pousse à... Écoutez ce podcast, et d'ailleurs oui, ça fonctionne que tu ne te sentes pas bien et que tu aies envie de te sentir bien, ou que tu te sentes déjà à peu près bien, mais que tu aies envie de plus, que tu aies envie d'explorer 100% de ton potentiel, de ne pas juste te satisfaire de ce que tu as actuellement, d'aller chercher toujours plus loin. Tout ça fonctionne. Tu es juste quelqu'un qui a envie de vivre sa vie à 100%. La vie, on n'en a qu'une, et sous prétexte qu'il y a pire, t'es pas obligé de finir ta carrière complètement rincée, en burn-out, d'accepter... un cadre qu'on t'impose, des conditions financières qu'on t'impose sur lesquelles tu n'as pas de prise, tu as le droit de vouloir plus, tu as le droit de vouloir quelque chose qui te ressemble. Et en fait, ce que j'essaye de dire depuis tout à l'heure, c'est que si c'est de l'ordre du ressenti, tu n'as pas à te justifier pour ça. Et se bloquer par culpabilité, qui est conditionnée la plupart du temps par le regard des autres, le jugement de la société, etc., c'est sacrifier. L'unique vie qu'on a sur cette terre, cette vie elle est courte, et je sais pas toi, mais moi j'ai trop vu de patients relativement jeunes, même pas à l'âge de la retraite, ou à peine, souffrir de maladies graves, voire en décédé, pour me dire, ben tant pis, c'est pas grave, je me reposerai quand je serai à la retraite. La vie elle se vit maintenant, le temps on le récupère pas, le temps de qualité avec soi-même, avec ses proches, le temps à être bien, à être heureux, ça ne se récupère pas. Et c'est la chose la plus précieuse qu'on a sur cette Terre. Je fais un petit peu écho à l'épisode de la semaine dernière. Mais tu as le droit de vouloir vivre pleinement et d'être 100% épanoui dans le reste de ta vie. Ne te bloque pas pour le regard des autres. Ne te bloque pour personne. Ne te bloque pas pour toi-même. Ne te bloque pas pour des peurs. Oui, tu es privilégié par rapport à quelqu'un qui vit dans un pays, dans des conditions de pauvreté extrêmes, voire en situation de guerre. Oui, tu es privilégié. Oui, tu es privilégié par rapport à quelqu'un qui... se lève à 3h du matin tous les jours, qui va bosser sur un chantier dans des conditions de travail dur physiquement, dans un métier peut-être payé au SMIC, certes, tu es peut-être privilégié par rapport à ces personnes-là, quoique certains soignants libéraux galèrent à se payer plus que le SMIC, mais c'est un autre débat. Oui, tu es privilégié par rapport à ces personnes-là, mais ce n'est pas parce que tu es privilégié que tu n'as pas le droit de vouloir plus. Je ne veux vraiment pas dénigrer les conditions de travail en libéral parce que, oui, il y a pire. mais il y a mieux et tu as le droit de vouloir mieux et en tout cas tu as le droit de vouloir quelque chose qui te ressemble. Et si tu as écouté tout ça et que toi tu es très heureux en libéral, eh bien tant mieux, il reste le et fais en sorte de le rester. Et si tu es plutôt pas mal mais que tu as envie de plus, eh bien c'est ok aussi d'aller chercher de l'accomplissement. Si on prend la pyramide des besoins de Maslow, il y a vraiment les besoins fondamentaux, il y a vraiment les besoins sociaux, le besoin de sécurité, etc. Et tout en haut tu as le besoin d'accomplissement, tu as le droit d'avoir envie de cocher ce besoin-là. et de profiter du don qu'est la vie à 100% jusqu'à la fin de ta vie et de ne pas sacrifier une seule miette de ta vie. Tu en as le droit si c'est ce que tu veux. Donc oui, être en libéral, c'est un métier relativement... On a relativement de la chance, même si les conditions de travail ne facilitent pas la vie et que beaucoup de monde aujourd'hui en libéral subissent les conditions, sont en burn-out, sont épuisés, sont rincés. Je l'ai été, je n'ai pas été épanouie en libéral. Certes, j'aurais survécu, mais J'avais envie de plus et je me suis offert ce plus-là. Et ça, il n'y a que toi qui peux l'offrir. Il n'y a que toi qui peux prendre la décision de ne plus sacrifier ton temps, de ne plus sacrifier ta vie et de ne plus sacrifier ton bien-être. Si jamais tu penses que l'entrepreneuriat en ligne est la voie pour toi pour y arriver, on se retrouve sur mon compte Instagram soignant-entrepreneur. Et si tu as envie d'être aidé pour lancer ton projet, tu peux réserver un appel avec moi pour voir si ton profil correspond à celui que j'accompagne dans mon accompagnement. Evolve en cliquant sur le lien qui est dans la description du podcast. Et moi, je te dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode de Soignants Entrepreneurs dans lequel on va parler un peu plus de comment réussir dans le business en ligne en 2026.