- Alban
Nous sommes à nouveau chez JB et Aloua. Merci de continuer de nous écouter. Donc, où est-ce qu'on en était à la fin de notre dernier épisode ?
- Lucie
Ils étaient arrivés tous les deux à Oslo. JB avait un travail à Oslo. Et Aloua, toi aussi, tu as fini par trouver un travail à Oslo. Comment s'est passée la recherche d'emploi à Oslo ?
- Alua
Quand je suis venue à Oslo, j'ai toujours étudié. Donc, je pouvais travailler à 50 %. Et j'ai trouvé mon boulot toujours dans le resto. Ça s'appelait Freddy Fuego. Les meilleurs burritos de Oslo.
- Alban
C'est vrai, il était très très bon.
- Lucie
Ouais, après, elle nous a fait des burritos et c'est devenu un repas phare.
- Alban
C'était lesrs burritos d'Oslo. Avant qu'elle ou un sache les faire chez elle. Ouais. Il y a eu un avant et un après, quoi.
- Lucie
C'est vrai.
- Alua
Ouais, je travaillais là-bas pendant quelques mois. Et après, j'ai trouvé... une stage, première stage, dans le même temps que j'ai fait mon thèse. Et c'était dans l'industrie software. J'étais très très contente quand j'ai trouvé ce boulot. Je me souviens un moment quand j'ai appris le message « On veut que vous travailliez avec nous. » Et c'était quand on était sur le chemin pour aller en Rita. en chalet on partait en week-end en chalet et t'as eu du coup l'annonce qu'ils voulaient te garder en CDI ouais et aussi on avait un peu crazy virage dans la voiture et je pensais oh non je viens juste de
- Alban
décrocher un job je veux pas mourir c'est vrai que pourtant on avait loué c'était quand même une assez grosse voiture très lourde donc en soi très stable et Merci. Je conduis et je ne suis pas du tout un... Je n'aime pas du tout conduire vite, je suis plutôt un papy. Et malgré tout, je n'ai pas dû me rendre compte que la route était devenue moins stable, on va dire, à quelques conditions de l'hiver, plus gelée. Elles sont généralement très bien retenues, mais là, il y avait peut-être une portion où ce n'était plus le cas. Et donc, on s'est mis à glisser sur la glace. Et en fait, je me rappelais plus ou moins de mes cours de code. Oui, tu as eu le bon réflexe. J'ai arrêté d'accélérer, je n'ai pas mis des gros coups de volant. Je me suis laissé porter en gros. Mais c'est vrai que... tous dû sentir la glace et tu sais quand ça commence mais tu ne sais pas quand ça s'arrête.
- Lucie
Moi je me suis vraiment demandé comment ça allait se finir.
- Alban
Je me suis vu dans la barrière au mieux. Donc comme quoi l'annonce d'un travail en Norvège, votre vie bascule. Et au final on a terminé dans la barrière ou pas ?
- Jean Briac
Non, Alban t'avait extrêmement bien rattrapé ça. Un vrai pilote de rallye. On est arrivé sains et saufs jusqu'à la cabine.
- Lucie
Toi, Loua, tu décroches aussi un CDI. Vous êtes super heureux dans votre appartement. Vous avez votre vie à Oslo qui se passe bien. Ça concrétise,
- Alban
j'imagine, encore plus le projet. Ça devient réel, c'est bon, on s'installe. On continue de s'installer, de s'implanter en Norvège.
- Lucie
Quelle est la prochaine étape dans vos têtes ? Qu'est-ce qui se passe ? Parce qu'on sait qu'il va y avoir un autre déménagement. Comment ça se profile ? Comment ça arrive ?
- Jean Briac
Je crois qu'on a été tous les deux très contents de notre vie à Snarøya, notamment. Petite p... presqu'île à l'ouest d'Oslo donc c'est même pas la même commune que Oslo mais c'est très accessible en bus petite presqu'île par la taille mais très grande par le prix au mètre carré voilà, exactement et bientôt il y aura le métro en plus qui ira jusque là-bas c'est vrai qu'on s'est retrouvé là-bas parce que c'était proche de mon travail et on n'a jamais bougé parce qu'on adore effectivement ce quartier Et on n'est pas les seuls parce que c'est un des quartiers les plus chers, je pense, de Norvège. Et c'est vrai que ça nous a toujours un petit peu freinés dans notre recherche de logement. Parce qu'effectivement, après quelques années à travailler tous les deux avec des boulots à temps plein, on se demandait s'il fallait un jour acheter un logement plutôt que de payer un loyer. Mais dans notre quartier là-bas, il n'y avait absolument rien pour des prix raisonnables. Donc on a cherché un petit peu ailleurs. Et c'est vrai que pour le budget qu'on avait, c'était difficile de trouver quelque chose qui ne soit pas moins bien que notre petit appartement de scenario. C'est pour ça qu'au final...
- Alua
Avec la vue sur la mer.
- Jean Briac
Avec la vue sur la mer, voilà. Donc on était très bien au quotidien, mais on s'est dit, OK, un jour, il faudra qu'on achète un logement. On a eu aussi un bon retour de vous deux qui avez acheté votre appartement au slow et ça s'était plutôt bien passé et tout. Et c'est vrai qu'on s'est dit, bon, voilà, ça serait un jour l'opportunité, même si au début, moi, je m'y opposais.
- Alban
Ce qui est intéressant, c'est que JB, toi, tu te projettes vraiment de l'indépendance financière tant que possible. Tu es sérieux dans ton job. Pour autant, ton objectif final, ce n'est pas forcément de faire une carrière qui va durer jusqu'à tes 67 ans. Il faut savoir qu'en Norvège, c'est l'âge actuel de la retraite. Donc, tu t'es toujours projeté en réfléchissant à des investissements, d'autres revenus que juste un salaire. Et on a souvent eu des conversations qui étaient intéressantes, notamment celles où on s'est retrouvés au mariage d'amis en Espagne, où on a posé l'étude de cas de notre premier achat d'appart avec Lucie.
- Jean Briac
Et jusqu'à présent, je n'avais pas vu l'intérêt pour nous d'acheter un appart hors de prix à Oslo. Mais c'est vrai que noir sur blanc, ça nous a vraiment donné un déclic. Et je pense qu'au final... Quelques semaines après avoir fait cette étude de Cala, on avait plus ou moins signé pour une maison au final. Donc on a décidé de s'éloigner de Oslo, d'aller vivre dans une ville qui s'appelle Sandefjord, à 1h20 de route au sud-ouest d'Oslo, au bord de la mer toujours. C'est un critère important pour l'Oua, elle qui vient d'un des pays les plus... Enclavés, enclavés, en plein milieu d'un continent, mais il fallait que ça soit au bord de la mer.
- Lucie
Donc c'est un peu plus au sud d'Oslo ?
- Jean Briac
C'est plus au sud d'Oslo, voilà, c'est un climat à peu près pareil, beaucoup de côtes assez sauvages, des belles plages, beaucoup de soleil l'été.
- Alban
Beaucoup de criques, ça c'est vraiment, je trouve que c'est caractéristique de cette partie-là de la Norvège. Très morcelée. Oui, ça fait penser un peu, moi qui ne vis pas très loin, à la base des Calanques, dans le sud de la France. Je trouve qu'il y en a qui sont similaires. On peut voir de l'eau limite turquoise selon les endroits. Ça peut être très très beau.
- Jean Briac
C'est très très beau, très agréable en plus en été. La température de l'eau est plus chaude je pense que celle de Bretagne auquel j'étais habitué en étant petit.
- Alua
Et aussi peut-être on peut dire qu'on était sur cette côté de Norvège à Hita.
- Lucie
On est allés en week-end dans des chalets ensemble dans cette région. On aimait beaucoup la nature aux alentours. Et qu'est-ce qui vous a fait choisir Sandefjord plutôt qu'une autre ville de Norvège ?
- Jean Briac
Très clairement, le facteur principal, c'était le coût de la propriété. Parce qu'on était bien dans notre appartement d'avant, on ne voulait pas changer pour quelque chose qui ne nous faisait pas envie. Et de mettre toutes nos économies et de s'endetter pour quelque chose qui ne nous faisait pas envie. Et en fait, pour le montant qu'on voulait mettre... On n'avait que des petits appartements dans notre quartier de Snaruya, des appartements de 55 à 65 mètres carrés. Et pour nous, ce n'était pas idéal non plus, parce qu'on savait qu'on voudrait fonder une famille un jour et on n'avait pas envie de rechanger deux ans après. Donc c'était aussi très calculé. On s'était dit, on veut quelque chose qui soit un peu future-proof, prêt pour les... toutes les prochaines années et pour nos prochaines étapes de vie. Et effectivement, le coût du logement à Oslo est très cher. Et plus on s'éloigne de la capitale, plus ça devient abordable. Et on avait une deuxième envie, c'était de trouver un logement dans lequel il y aurait une annexe à louer.
- Lucie
Le fameux Hit-Bell ?
- Jean Briac
Voilà, exactement. Pour pouvoir percevoir un loyer et au final amortir un peu nos dépenses de prêts immobiliers. Donc ça nous a laissé au final que très peu de choix de propriétés en tout cas qui étaient disponibles à ce moment-là. Il y a peu d'endroits où il y a un e-bail qui est aussi tout en ordre, on va dire, en termes de réglementation. Parce que c'est quand même assez strict en Norvège vu que c'est très courant d'avoir des gens dans des e-bails. Il faut qu'il y ait des conditions qui soient réunies pour que ça soit fait de manière légale. Donc on avait une sélection au final assez faible. sur Finn, mais en même temps, on avait probablement très envie de changer d'un coup presque du jour au lendemain.
- Alban
C'est ça qui est incroyable, c'est que on pose ces fameux chiffres en Espagne, et combien de temps après vous avez placé votre offre et vous avez du coup acheté cette maison ?
- Jean Briac
Il me semble que c'était... L'Espagne, c'était peut-être en avril ou en mai. Et on a dû faire une visite peut-être fin mai. Et on a dû signer en juin, et on a emménagé fin août.
- Alban
vous avez une agent de même temps que nous on l'a acheté beaucoup plus tard enfin beaucoup un mois,
- Lucie
deux mois après c'était vraiment très très rapide une fois encore il faut préciser que le marché norvégien de l'immobilier ça va Très rapidement.
- Alban
Oui, c'est clair.
- Lucie
Vous avez visité combien de fois la maison ?
- Jean Briac
On ne l'a visitée qu'une seule fois. Une seule fois, oui,
- Lucie
mais c'est ce qui est commun en Norvège.
- Jean Briac
Voilà. Et c'est vrai qu'en plus, elle était loin. On est venu ici en moto avec Alois. On était très impressionnés. Ce n'était même pas vraiment un coup de cœur. On a trouvé que c'était une très belle maison qui avait été rénovée avant la mise en vente, etc. On s'est dit, voilà, c'est magnifique. Jamais on ne pourrait vivre dans une maison comme ça. Ça nous a impressionnés, oui.
- Alua
Il y a beaucoup de gens qui venaient ici pour regarder cette maison. Et beaucoup de gens norvégiens qui sont intéressés. Et on pensait, ok. Oui,
- Lucie
c'est pas mal fait.
- Alua
C'est pour les adultes.
- Alban
Au final, on ne pourra pas.
- Lucie
C'est vrai que ce système où on vient tous en même temps, ça te met la pression. Même pour des appartements qu'on ne voulait pas forcément. J'avais la pression, j'avais envie de dire non, mais c'est moi qui vais la voir.
- Alban
Je trouve ça... D'un côté, pas très correct, dans le sens où ça va créer une bulle où tu t'intéresses au bien, mais tu t'intéresses aussi aux gens qui s'intéressent au bien. Mais ça montre aussi que le bien suscite de l'intérêt chez les gens. Donc ça te rassure, toi, en tant que potentiel futur acheteur, si j'achète ce bien et que je dois vendre dans quelques années, il y a de fortes chances que ça puisse toujours plaire. Donc je pense que c'est quand même un bon indicateur et c'est comme ça que fonctionne le marché norvégien en partie. avec le coup de cœur et un parti un peu pour l'esprit de compétition quelque part. Oui,
- Lucie
mais on va faire un épisode sur le logement et on parlera qu'il y a plein de facteurs aussi. Ça dépend quand tu recherches un logement, parce que si tu vas à une visite en plein mois de juillet, il n'y aura personne vu que tout le monde est en vacances. Nous, c'est ce qui est arrivé pour l'achat de notre premier appartement. Mais on ne connaissait pas les coutumes norvégiennes, donc on n'a pas pris ça comme un red flag qu'il n'y ait personne.
- Alban
Moi, ce que j'adore dans votre recherche, c'est que vous aimiez un cadre et vous avez voulu garder ce cadre en fait. avec d'autres critères qui étaient plus de surface, un studio indépendant. Donc plutôt que d'essayer de découvrir un autre endroit d'Oslo, ou peut-être une autre commune, pas loin, machin, vous vous êtes dit, on connaît des endroits en Norvège où il y a la mer, et on pourra certainement avoir plus grand, et c'est un peu comme ça que s'est ficelé notre projet d'achat.
- Jean Briac
Au final, c'était les contraintes qu'on avait, on voulait être sur une ligne de train, pour pouvoir assez facilement aller au travail à Oslo. Ce qui au final s'est avéré être pas du tout utile parce que le train c'est trop cher pour se déplacer au travail. Le deuxième critère c'était effectivement d'être au bord de la mer, qui est un critère important pour Alois. Moi j'aurais été au milieu de la forêt, ça m'aurait très bien allé. On recherchait du coup à l'est et à l'ouest du fjord d'Oslo, mais c'était quand même assez limité. Et on ne voulait pas être trop loin non plus en temps de trajet. Et en plus d'avoir cette contrainte où on voulait avoir un hibel, on s'est au final décidé très rapidement. Après, on a vu cette maison-là, ça nous a plu. C'est un peu à l'image de nos décisions précédentes, mais ça nous allait, ça remplissait nos critères. On s'est décidé, est-ce que c'était le meilleur logement, le meilleur endroit ? Probablement pas. Mais au final, je pense que l'important, c'était aussi de...
- Lucie
D'oser,
- Jean Briac
comme vous avez toujours fait.
- Alban
Et puis, je pense que ce qui rejoint beaucoup d'expériences qu'on a en tant qu'expatriés, voire plus en tant qu'immigrés, nous, on est quand même très bien établis maintenant dans le pays. C'est la spontanéité qui fait partie du parcours, mais aussi, je pense qu'une fois qu'on a vécu dans pas mal de pays, peu importe ce qu'on nous donne, ça va fonctionner. Et on a eu une conversation il n'y a pas longtemps comme ça aussi, c'était un peu, il me semble, votre approche. Vous ne savez pas si ça allait vous correspondre, mais vous mettez tout en œuvre pour que ça vous corresponde au final.
- Jean Briac
Oui, c'est ça, c'est l'adaptabilité au final, puis l'état d'esprit, effectivement. Je pense que quand on se dit que ça va fonctionner... Ça fonctionne. Il ne faut pas attendre que ce soit toujours tout saline, que tout soit parfait. Et d'ailleurs, on ne regrette absolument pas. On est très heureux d'habiter ici. La côte est vraiment très belle. La maison, elle nous plaît beaucoup. On se voit y vivre pendant plusieurs décennies. Voilà, la taille est suffisamment bien. Il y a un grand garage pour mettre tous nos véhicules, nos robis, etc.
- Alban
Les petites. passion de JB, moto et autres.
- Alua
Et aussi, on peut ajouter que c'est un tir pas qu'on changeait Oslo pour petit village parce que quand on a vivé à Oslo, on vivait à la campagne d'Oslo.
- Alban
C'est vrai.
- Alua
Donc c'était pas vraiment différent. Oui,
- Lucie
vous étiez pas en plein centre-ville d'Oslo.
- Alban
La transition s'est faite en douceur. Oui. Est-ce que toi, à Lourdes, t'avais quelques réserves à la base de... t'éloigner un peu d'Oslo ? Est-ce que t'étais peut-être un peu plus citadine ? Tu préférais la ville ?
- Alua
Ouais, à la base, j'ai préféré la ville et j'ai toujours pensé que... Oslo, c'est une bonne taille de ville. J'étais très heureux.
- Lucie
Et qu'est-ce qui t'a rassurée ? Est-ce que tu as pu retrouver des activités que tu faisais à Oslo ? Tu as pu les retrouver à Sandefjord ?
- Alua
En fait, un grand critère pour moi était l'école de faire aerial silks.
- Alban
Ouais,
- Lucie
la danse aérienne.
- Alua
Et par hasard, à Sandefjord, on a cette école.
- Alban
Aussi pour faire cette danse aérienne.
- Alua
Donc, je peux continuer.
- Lucie
Ça te permettait de faire ta passion à Hosto. Tu pouvais continuer de la faire ici. Donc, c'est un bon critère pour ne pas changer complètement ta vie.
- Alban
C'est quelque chose qui rassure directement. Je trouve qu'en passant d'un pays à l'autre, c'est tout bête. Mais en général, je trouve que surtout, on va dire même avant d'avoir des enfants, ça rend la chose peut-être encore plus facile. Mais je ne trouve pas ça difficile limite de changer de pays. Surtout maintenant avec les technologies. Tu regardes où tu vis, où tu vas faire tes courses, où tu peux faire ton sport. où tu travailles, est-ce que c'est bien desservi ou pas, comment joindre tous ces bouts. Et une fois que tu as ça, en général, ça te suffit assez pour te rassurer. En plus, bien sûr, de comprendre le niveau de vie et tout. Mais sur les repères, je comprends que toi, ça a été suffisant pour te rassurer.
- Lucie
Oui, et c'est intéressant de le mentionner parce que c'est vrai que quand tu dis que tu t'éloignes d'Oslo, tu ne te dis pas que tu vas trouver un cours de danse aérienne à Sandefjord. Et pourtant, si. Donc, JB, toi, c'était du saut en... parachute. Au final, ça te rapproche,
- Jean Briac
non ? Je me suis bien rapproché. C'est vrai que c'était un constat aussi, en habitant à Snaroya, on n'allait pas très souvent à Oslo. Au final, on en avait pour 40-45 minutes de bus à chaque fois qu'on voulait aller dans le centre d'Oslo. Ça ne nous arrivait pas très souvent. Maintenant, on est à Sainte-Defiorde. Si on veut aller dans le centre d'Oslo, on en a pour aller une heure et demie de voiture. Ce n'est pas non plus beaucoup plus long, mais à 95% du temps, quand on ne fait pas des activités... En dehors de la maison, on est très content d'être dans cette belle maison, plutôt que dans un petit appartement qu'on aurait acheté à côté d'Oslo.
- Alban
Donc vous achetez cette maison très rapidement, vous vous installez à Saint-Défiord. Est-ce que vous avez dû faire des ajustements ? Comment s'est organisé le déménagement ? Comment vous êtes arrivé ici ? Quels ont été les gros achats peut-être que vous n'aviez pas à Oslo ?
- Jean Briac
C'est une très bonne question. C'est vrai que juste après avoir signé la maison... On a dans la foulée acheté une voiture parce qu'on faisait tout en bus, on n'en avait vraiment pas besoin avant. Ça aurait juste été un luxe. Mais là, en allant habiter dans une petite ville de surcroît à la campagne, on allait avoir besoin d'une voiture. Donc on a acheté la voiture du peuple en Norvège, Tesla Model Y. Ce qui nous a d'ailleurs... bien servis pour...
- Alban
La chariote, en somme. Voilà,
- Jean Briac
la chariote, voilà. Pour déplacer tout notre bazar de scenario à Sainte-Defiorde. Grande capacité à l'intérieur. On a fait quelques petits allers-retours en remplissant cette voiture-là. Mais autrement, on a loué une fois un gros camion. On a eu de l'aide d'amis et de mon frère pour remplir ce camion-là. Et on a fait tout d'une traite. Voilà, le même jour, il fallait... Rendre l'appartement à Snoria, le nettoyer, emménager ici. Et voilà, encore avec beaucoup de planning, ça s'est très bien placé. Donc ça a été assez facile, le déménagement.
- Alban
À côté de vous, à chaque fois, je me dis, vous êtes la meilleure version du planning. Parce que je me rappelle que pour votre déménagement, il y avait déjà eu un Excel, comme souvent. Alors pas avec des chiffres, certainement celui aussi avec des chiffres. Mais là, c'était plus pour répartir, je crois, dans les boîtes. et je me rappelle qu'elle était hyper bien organisée avec les cartons, de sorte à ce que tous les cartons soient prêts et que ce déménagement se fasse en gros limite sur une journée en tout cas avec le fameux camion que vous avez loué là où nous, on a fait n'importe quoi on a fait un peu des cartons, avec mon ancien boulot j'arrivais à avoir accès à un van donc on avait fait pas mal les retours, et mon pauvre JB même toi je t'avais réquisitionné avec la fameuse Tesla que tu avais déjà, et je pense, je me rappelle de ta tête et de celle d'un autre copain, Adam quand vous êtes arrivé dans la maison et que vous vous êtes dit ah ! Mais il n'y a quand même pas beaucoup de choses dans des cartons. Donc voilà, il y avait deux salles, deux ambiances un peu. Au final, tout marche.
- Lucie
Si on redéménage, on prendra vos tips, vos excels pour tout répartir bien comme il faut, comme des cartons. Mais on avait une excuse quand même. Rappelle-toi, j'étais enceinte et complètement malade. C'était mon premier trimestre, donc tu n'avais pas eu beaucoup d'aide sur ce coup-là.
- Alban
Oui, donc en somme, une mauvaise excuse.
- Jean Briac
C'est vrai que l'avantage pour nous, c'est que notamment pour l'achat de la maison, on a pu bénéficier de votre expérience. Il avait vu toutes les erreurs à ne pas reproduire.
- Lucie
De notre non-planning.
- Jean Briac
Je pense qu'on a beaucoup parlé avec vous pour la maison.
- Alua
Pour l'investir, pour les cortons.
- Alban
Et dans les autres achats, dont vous n'avez pas besoin à Oslo, et que vous avez fait en arrivant ici. La maison a un jardin. Est-ce que vous pouvez nous parler d'un autre achat aussi important ?
- Jean Briac
C'est assez rigolo. Là, encore une fois, une question un peu d'organisation, de planning. Mais avant même d'avoir déménagé, on avait commandé plein d'outils dans notre appartement à Saint-Aurélien pour la maison. Donc notamment, robot tondeuse, robot aspirateur pour la maison. Voilà, on s'est dit, on va passer de... d'être locataire d'un 36 m² à être propriétaire de 150 m² habitables. Ça allait nous prendre beaucoup de temps, donc on a essayé de robotiser tout ce qu'on pouvait.
- Alban
Ce qui est une très bonne stratégie d'ailleurs.
- Jean Briac
Oui, absolument. Je pense que ça nous a beaucoup, beaucoup aidé. C'est vrai que les premières semaines, après avoir emménagé dans la maison, on avait quelques petites disputes parce que justement, il y avait beaucoup de choses à faire, de petits trucs. à installer dans la maison, de jardinage, etc. Mais depuis, je pense qu'on est encore bien organisés. On a un peu chacun nos tâches. Et ça ne nous fait pas peur de s'occuper du jardin, de faire des travaux dans la maison, réparer des trucs dans le garage. Donc, on est très à l'aise maintenant.
- Lucie
Vous avez pris vos petites habitudes.
- Jean Briac
Absolument.
- Lucie
Donc là, ça fait un an que vous êtes arrivé... Dans cette maison, vous êtes très heureux. Comment s'est passée l'intégration à Sandefjord, avec l'intégration dans le quartier, le travail, comment vous gérez, et aussi la météo et les intempéries ? J'imagine qu'en campagne, ce n'est pas géré de la même façon que dans le centre d'Oslo. Est-ce que vous pouvez nous raconter un peu comment vous gérez tout ça ?
- Jean Briac
Je peux enchaîner avec le travail. On avait de la chance quand on a déménagé. Tous les deux, notre travail permettait de faire du télétravail, justement. Donc, on s'est dit qu'on allait déplacer dans une autre ville. Donc, pour l'instant,
- Alban
vous travaillez toujours sur Oslo et vous avez déménagé à une heure et demie. C'était possible ?
- Jean Briac
Absolument, oui. Donc, on n'avait pas d'accord écrit ou quoi que ce soit. Mais comme c'est souvent le cas en Norvège, il y a une grande flexibilité au niveau des méthodes de travail, de là où on le fait, des horaires, etc. Donc, on peut... pouvait se permettre d'aller faire du télétravail presque 5 jours par semaine. Donc c'est ce qu'on a choisi de faire. Après, les conditions ont changé après Covid, ça s'est un petit peu durci. Et là maintenant, il faudrait moi notamment que je retourne au travail plus souvent. Mais il y a quand même cette flexibilité je pense qui est toujours en place. Donc on a déménagé loin de notre lieu de travail et on travaille au final depuis la maison, ce qui est très appréciable. Et au niveau de l'intégration, on est allé se présenter à nos voisins. On a pris un peu de temps, mais on est allé se présenter avec une bouteille de vin un peu à la française et avec notre meilleur Norvégien. Et ça s'est plutôt bien passé. On a eu des bons accueils. On n'a pas réussi à rencontrer tous les voisins dans notre première tournée. Mais je dirais que ça s'est bien passé. On était bien occupés de toute façon. Donc au début, on n'a pas mis d'importance à rencontrer des gens. on a beaucoup apprécié le fait qu'il n'y ait pas de bouchons, qu'il y ait plein de commerces, qu'il soit facile d'accès en un quart d'heure de route depuis chez nous, qu'on ait un accès à la nature, à des petites routes.
- Alban
Des biches qui vont en visite.
- Jean Briac
Voilà, exactement. Des biches visibles depuis la cuisine. Donc non, ça s'est très très bien passé, je trouve, l'intégration.
- Alua
Maintenant, j'ai changé mon boulot et j'ai trouvé un autre boulot à Saint-Defiore et je travaille pas à la maison maintenant. Il faut que je aille sur le bureau. Mais à cause que c'est à Sandefjord, c'est pas de problème.
- Alban
Et c'était un choix aussi pour toi de toute manière de découvrir une autre entreprise et un nouveau poste, il me semble. Ce n'est pas simplement pour te rapprocher Sandefjord. L'objectif premier était de trouver un nouveau poste.
- Jean Briac
Ouais, c'est vrai.
- Lucie
Donc là, t'as trouvé un nouveau... Un nouvel emploi dans une grande entreprise norvégienne ?
- Jean Briac
Oui.
- Lucie
Et près de chez vous ?
- Jean Briac
Près de chez nous, pour te rendre compte de la taille de Sandefjord, l'entreprise est vraiment située à l'exact opposé de là où on habite. Donc il faut vraiment traverser la ville, aller de l'autre côté, au bord de l'eau. Et pourtant, Aloha est à 10 minutes en voiture de son travail.
- Alua
Et pour les gens d'ici, c'est vraiment, vraiment loin.
- Alban
comment tu gères à quoi tout ce temps trajet c'est un peu ça il y a des gens qui
- Alua
habitué ici, d'un autre côté, quand il était petit. Et après, il disait que c'était trop loin de conduire comme ça. Donc, il bougeait pour être plus proche pour le bureau. Mais pour moi, pour nous, c'est vraiment proche.
- Alban
Du coup, on s'est vraiment écarté de l'heure écart à peu près de la Thaïlande aux 10 minutes en voiture de Santé-Fjord. Il me semble qu'à la base, tu le faisais en bus. Donc, est-ce que tu as eu un projet permis que tu as lancé de passer le permis en Norvège ?
- Alua
Ah ouais ?
- Lucie
Sacré projet.
- Alua
Sacré projet.
- Alban
D'ailleurs, toi, Lucie, t'en es où ? Conduire...
- Lucie
Joker.
- Alban
C'était cher ?
- Lucie
Pas du tout. Franchement, pratiquement gratuit.
- Alua
Une histoire de permis de conduire. J'ai déjà permis de conduire en Kazakh. Et pour voiture. Et j'ai conduit scooter en Thaïlande. Donc, je n'étais pas très...
- Lucie
Tu savais comment conduire un peu.
- Alua
Un peu, oui. Mais mon permis de conduire au Kazakhstan était vraiment un peu fake. Parce que... Un peu faux. Oui. Parce que quand j'ai pris les courses au Kazakhstan... J'ai pas fait assez des erreurs.
- Alban
T'étais pas assez confiante. Tu avais ton permis, mais pas assez confiante au final. Parce qu'il n'y avait pas beaucoup d'heures.
- Jean Briac
C'était une formalité plus qu'un vrai apprentissage de la conduite.
- Alban
Mais d'ailleurs, petite anecdote. Moi, je connais très peu du Kazakhstan. Mais quand Lucie a dit, tiens, Aloua, moi aussi, j'aimerais bien passer le permis. J'hésite peut-être même à le passer en France. Aloua nous a demandé, mais tu vas juste l'acheter ou tu vas vraiment le passer ?
- Alua
Parce que c'est un peu... La question que les gens posaient en Kazakhstan.
- Lucie
Et alors, comment ça a été comparé au Kazakhstan, le permis en Norvège ?
- Alua
Quand on a déménagé en Norvège, techniquement, je pouvais conduire avec mon permis kazakh. Mais il faut que j'ai changé ça, premier à six mois, autre chose comme ça. Mais je ne voulais pas faire ça parce que je ne sais pas conduire vraiment. et je pensais qu'il faut que j'étudie Si un jour, je conduis en Norvège, il faut que je fasse ça. Bien. Bien. Parce que oui,
- Alban
notamment, moi, je n'ai pas passé le permis en Norvège, mais on m'avait dit qu'il y avait des cours, par exemple, de conduite sur glace.
- Lucie
Et après notre petit épisode sur la glace...
- Alban
J'ai traumatisé Aloha qui a voulu payer un permis à plus de 30 000 noms. Plus de 3 000 euros. Beaucoup plus que ça, d'ailleurs. Oui,
- Lucie
c'est un fait. Ça coûte très cher quand même ici. Pour des Français, en tout cas, et des Kazakhs.
- Alua
Oui, oui, c'est vraiment cher. Et quand on a bougé à Sainte-Défiore, j'ai pris mon temps. Mais enfin, j'ai m'inscrit en cours de conduire. J'ai commencé en décembre, je pense. Et j'ai fini juste en septembre de cette année. D'accord.
- Jean Briac
C'est pas choquant pour les Français, je pense, mais...
- Lucie
Ça a pris du temps. Ça a pris du temps, mais tu faisais ça assez intensément ?
- Alua
Pas trop, parce que j'avais beaucoup de travail. et aussi C'était cher, donc je ne pouvais pas faire toutes les courses dans le même mois.
- Lucie
Est-ce que c'était dur de passer la théorie ? Est-ce que tu as pu le passer en anglais ? Parce qu'on n'a pas abordé la langue, mais vous parlez norvégien ?
- Alua
Non.
- Alban
Parlez-le, juste un peu.
- Alua
Je pouvais parler anglais avec mon instructeur. Elle était à moitié espagnole, moitié norvégien. Donc... C'était bonne chance, mais aussi tout le monde parle anglais en Norvège. C'était vraiment bien.
- Lucie
Et les cours théoriques, le support était en anglais aussi ?
- Alua
Ça, c'est non. Il y a quelques cours...
- Jean Briac
Obligatoires.
- Alua
Obligatoires qu'il faut faire pour tout le monde. Et ils sont en norvégien.
- Lucie
Et tu faisais comment ?
- Alua
Et je juste étais là-bas et...
- Lucie
T'as écouté ?
- Alua
Écouté. T'as rien appris,
- Lucie
mais t'as écouté.
- Alua
Ouais, c'était un peu kazakh.
- Lucie
Ah ben voilà, on a trouvé.
- Alua
Ou un peu thaï, parce qu'en Thaïlande, tu regardes un programme pendant trois heures en thaï.
- Alban
Et tu as fini.
- Lucie
Tu as ton permis. Ok.
- Alban
Mais les courses mandataires comme ça, ils ne sont pas très importants, je pense. Oui,
- Lucie
ce n'était pas le cours pour t'expliquer comment conduire sur la glace.
- Alban
Oui, c'est plutôt... Je ne sais pas, en fait. Bah, du coup...
- Lucie
Tu ne sais pas de quoi tu parlais.
- Alua
C'était peut-être important, mais on ne saurait jamais.
- Alban
Oui, mais...
- Lucie
Sinon, le reste, c'était en anglais. Tu pouvais facilement...
- Alban
Et tu peux... Tu peux demander tout ce que tu veux à ton instructeur. Mais aussi, pour le test théorique, tu dois apprendre par toi-même.
- Alua
Mais ça,
- Jean Briac
du coup, en norvégien ou en anglais ?
- Alban
En anglais, ça va. Et il y a une petite application, un petit website. D'accord. Avec toutes les règles, avec toutes les questions. Mais ça,
- Lucie
tu l'avais en anglais ?
- Alban
Ouais.
- Lucie
D'accord. Et après le test, tu l'as passé...
- Alban
En anglais aussi.
- Lucie
En anglais aussi. En ligne ? Ou il fallait que tu ailles quelque part ?
- Alban
Il faut aller quelque part.
- Lucie
D'accord.
- Alua
mais tu pouvais le faire en anglais ok ça c'est super pour ceux qui parlent pas très bien norvégien et qui veulent passer le permis petite anecdote sur le permis de conduire en Norvège qui m'a choqué à partir du moment où Aloha était inscrite à l'école de conduite elle pouvait plus ou moins commencer directement la conduite accompagnée avec moi ce qui était un petit peu terrifiant parce que Aloha ne savait absolument pas conduire elle ne connaissait absolument pas les panneaux elle avait pas encore fait la théorie Merci. Mais elle pouvait déjà conduire notre grosse voiture de deux tonnes à côté de moi. Alors que moi, s'il y avait quelque chose qui ne se passait pas bien, je n'avais aucun moyen de freiner ou peut-être que je pouvais attraper le volant. Mais c'est assez étonnant parce qu'en France, je pense qu'il faut avoir un minimum d'heures avec l'instructeur avant de pouvoir commencer à faire la conduite accompagnée. Oui, parce qu'il faudrait, s'il y a quelque chose qui se passe, il faut au moins savoir freiner, quoi que ce soit. Alois n'avait jamais fait un gros freinage.
- Lucie
On découvre des petits côtés de taille à la Norvège, en fait.
- Alua
Voilà, exactement.
- Jean Briac
Très souple.
- Alua
Donc voilà, il fallait serrer les fesses.
- Lucie
On dit toujours qu'il y a des règles, il y a des règles. Beaucoup de confiance. Oui, ils font confiance. C'est vrai que c'est un train norvégien.
- Jean Briac
Puisqu'on parle de permis, je vais vous parler aussi du permis panaméen auquel tu te rends avec ta propre voiture.
- Alua
Voilà.
- Jean Briac
Donc ça aussi, grand classique, tu n'as pas encore ton permis. Mais tu arrives avec ta voiture et tu passes le permis. En gros, ce mode, en tout cas, à l'époque où on y était, une marche arrière, se garer un coup, une marche avant, et hop, c'est bon, t'as ton permis. Oui,
- Lucie
parce que pour l'anecdote, j'ai essayé de passer le permis au Panama. Et j'avais eu le code. Et quand même, dedans, dans le code panaméen, on me posait des questions. Est-ce que Jésus peut vous sauver d'un accident ? Question piège. Oui, franchement. D'ailleurs, il y a des questions. C'est drôle parce que ce ne sont pas les règles. Partout pareil, il y avait une question où je m'étais trompée pour le code parce qu'on me demandait si la ceinture était obligatoire pour tous les passagers de la voiture ou seulement pour le conducteur. Et donc moi, j'ai répondu évidemment en tant que française que la ceinture était obligatoire pour tout le monde. Et en fait, elle ne l'était que pour le conducteur et peut-être le passager avant. Donc voilà, je crois que j'avais quand même eu le code, mais après on a déménagé, donc je n'ai pas pu faire le reste. C'est dommage, je n'ai toujours pas de permis.
- Jean Briac
Quinze ans plus tard, nous sommes toujours là. Quels seraient vos conseils pour quelqu'un qui souhaite s'établir en Norvège ou peut-être même s'établir en dehors d'Oslo ?
- Alua
Je pense qu'en Norvège, il y a de bonnes opportunités de travail. Il faut insister un peu, ne pas abandonner. Mais je pense qu'une fois qu'on a un travail ici, c'est beaucoup plus facile d'en trouver d'autres, etc. Il faut vraiment avoir un pied dans le système. quitte à passer par un travail plus alimentaire absolument et effectivement si on a l'opportunité de s'installer déjà en Norvège d'avoir déjà une adresse, un numéro de téléphone norvégien,
- Jean Briac
je pense que ça aide aussi sur les candidatures toujours rassurer au maximum l'adresse, le numéro de téléphone très important et en plus une ligne en gros on a été validé par une entreprise norvégienne mais que ce soit dans la restauration de l'hôtellerie même si au bout on cherche un travail en entreprise Ça reste rassurant. Donc, il ne faut pas hésiter peut-être à se lancer sur ça si on voit que ça ne prend pas dès le début.
- Alua
Après, pour les conseils pour s'installer, bien réfléchir à ce qui est important pour nous. Au final, nous, on s'est rendu compte que ce qu'on appréciait beaucoup de la Norvège, c'était l'accès, par exemple, à la nature. Ici, on peut facilement aller faire un super road trip l'été, voir des paysages magnifiques, faire du... de la randonnée, du camping et toutes ces activités-là. D'ailleurs, en Norvège, elles sont essentiellement gratuites, très accessibles, pas trop fréquentées. Si on recherche une vie, par exemple, de restauration intense ou de boîte de nuit ou de musée, c'est peut-être pas le bon pays. Mais si ce qu'on recherche, c'est de passer du temps en famille, avec des amis, dans la nature...
- Jean Briac
Griller des saucisses...
- Alua
Absolument, voilà. Là, c'est un bon choix, probablement. Il faut être rationnel sur ses attentes pour ne pas être déçu.
- Jean Briac
Qu'est-ce que tu aimes toi particulièrement aussi à Loire en Norvège ?
- Alban
J'aime bien la nature, bien sûr, mais aussi le rythme de la vie.
- Alua
En tout cas, j'ai un autre conseil pour les gens qui veulent s'intégrer en Norvège. Je trouve que depuis qu'on a eu un petit chiot, c'est beaucoup plus facile de rencontrer des gens parce que déjà, ça nous a poussé à bien profiter de la nature, des balades, on marche tous les jours. Et on a eu beaucoup de succès, beaucoup de gens qui s'arrêtent pour parler avec nous. Donc ça, ça nous a aidés aussi à rencontrer des gens et à être intégrés, je pense, dans le quartier, etc.
- Lucie
Oui, je plussois, nous, le fait d'avoir un chien, ça a permis déjà un premier vecteur d'intégration. On a trouvé des amis qui avaient des chiens aussi. Et puis après, avoir des enfants aussi, ça permet de créer des liens avec des Norvégiens. Et c'est vrai que... avoir une activité commune.
- Jean Briac
Oui, si vous venez juste d'arriver, peut-être en tant qu'étudiant à Oslo, ne vous mettez pas tout de suite à chercher un chiot et à vouloir faire des enfants. Ce n'est pas ce qu'on vous conseille. Mais c'est vrai qu'avec le recul, et on l'avait dit déjà avant d'avoir aussi bien un chien que des enfants, que ça allait certainement faciliter les rencontres spontanées, ce qui n'est pas forcément facile quand chacun est dans son quotidien. Et ça a été le cas.
- Alban
Et des petits hobbies aussi. Mais déjà, je pense que... Ils sont ouverts pour être plus proches et pour savoir plus, si tu veux.
- Lucie
Le fait de partager la même passion, ça vous permet de créer du lien.
- Jean Briac
Quelque chose de très niche, de très en commun, va faire que l'amitié va peut-être se créer. Plutôt que je croise quelqu'un dans les transports, ça marche moins peut-être comme ça spontanément en Norvège. Absolument,
- Alua
on ne le lira pas d'amitié. dans la rue ou dans un bus en Norvège. Mais par contre, les gens sont très ouverts une fois qu'on partage leur hobby entre la randonnée ou un club sportif, etc. Donc ça, c'est un excellent conseil, je pense.
- Lucie
Merci, Jibier et Aloua. Comme vous savez, en Norvège, on doit aller chercher nos enfants à l'école. Donc on va devoir s'arrêter là.
- Alban
Oui,
- Lucie
exactement. Parce qu'on va devoir rentrer à Oslo pour aller chercher nos filles. Mais merci beaucoup de nous avoir partagé vos expériences de la Thaïlande à Aulessune, de Aulessune à Oslo et de Oslo à Sandefjord. C'était vraiment super intéressant de voir tout ce que vous avez parcouru et que vous avez à chaque fois, toutes les démarches que vous avez osé faire. Et puis, je pense qu'on se retrouvera un de ces quatre pour un nouvel épisode parce que ça ne s'arrête pas là.
- Jean Briac
Vous êtes parent d'un petit chiot, mais bientôt ce sera. pas un petit chiot, ce sera un petit bébé.
- Lucie
Donc merci encore à vous deux. Et on vous dit merci à vous de nous avoir écoutés. Et puis on vous dit à bientôt chez nous,
- Jean Briac
sous les aurores.
- Lucie
Si cet épisode vous a plu, pensez à nous laisser une note et un avis sur votre application d'écoute préférée.
- Jean Briac
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- Lucie
Merci et à très vite pour le prochain épisode.