- Magalie
Quand les gens traversent la rue, au début, je disais merci, je voyais que personne disait merci. Je voyais que les gens nous laissaient traverser, même, ils étaient à 150 mètres, ils savaient déjà qu'on allait traverser, donc il fallait que je me dépêche et je disais merci. Alors qu'en fait, plus personne ne dit merci ici parce que c'est tellement admis. Je trouve ça beau, en fait. Pourtant, c'est rien, mais j'apprécie ça.
- Lucie
Salut, c'est Lucie.
- Alban
Salut, c'est Alban.
- Lucie
Bienvenue chez nous sur un nouvel épisode de Sous les Aurores.
- Alban
Aujourd'hui, comme bien souvent, nous allons parler d'expatriation et pas seulement une. Il y en a eu avant la Norvège et il nous tarde vraiment de pouvoir la découvrir. Et on va aussi vous parler d'un métier qu'on ne connaissait à peine il n'y a encore pas longtemps et dont on a même fait l'expérience nous-mêmes. Bienvenue et merci d'être ici chez nous.
- Lucie
Est-ce que tu pourrais d'abord te présenter en nous disant comment tu t'appelles, depuis combien de temps tu vis en Norvège, ce que tu fais dans la vie et puis si jamais tu as un petit culture-choc qui t'a marqué à ton arrivée ?
- Magalie
Alors, je m'appelle Magali Ato, j'ai 43 ans, on est en Norvège depuis septembre 2025. Je suis kinésiologue, je suis installée en cabinet depuis un mois et demi, quelque chose comme ça. Et c'était quoi la dernière question ?
- Lucie
Un petit culture choc, quelque chose qui t'a marqué à ton arrivée ?
- Magalie
Le nombre de coureurs dans ma rue. Ouais,
- Lucie
ils sont très sportifs.
- Magalie
Oui, oui. Matin, midi, soir, ça. Ça et le calme dans la rue. J'avais vraiment l'impression qu'on n'entendait que nous, pour tous nos enfants. Voilà, c'était surtout ça, le calme dans la rue et le nombre de coureurs.
- Lucie
Et alors toi, tu viens d'où à la base ?
- Magalie
Alors moi, je suis née à Orléans. J'ai vécu après sur Bordeaux, là où j'ai rencontré mon conjoint. De Bordeaux, on est parti en Éthiopie pendant cinq ans. Ah, déjà une... Là, on est allé à son travail.
- Lucie
Ok, comment ça s'est passé cette expatriation ?
- Magalie
C'était génial.
- Lucie
Oh là là !
- Magalie
Vraiment, c'était cinq années de rêve.
- Lucie
Oh là là !
- Magalie
C'était chouette.
- Lucie
Oui, ça a l'air beau. Ce n'est pas très connu pour les voyages, mais pourtant ça a l'air super beau.
- Magalie
C'est un pays magnifique.
- Lucie
Qu'est-ce que tu as aimé particulièrement dans cette expérience, cette vie là-bas ?
- Magalie
Déjà, en fait, on vivait, vous pouvez imaginer, comme un petit central park au milieu de la ville. Donc, il y avait beaucoup, beaucoup d'hectares de forêts et nous, on vivait là. Donc déjà, on était dans un cadre magnifique. On avait une grande maison et puis la vie était assez facile pour nous, en tout cas. Je ne parle pas pour le reste du monde. Et puis, c'est aussi un moment où j'ai pu, moi, avoir le luxe, la chance de pouvoir avoir du temps. Pour aussi élever notre fille. Et puis pour réfléchir à ce que je voulais faire.
- Lucie
À la base, tu faisais quoi comme métier ?
- Magalie
J'ai fait plusieurs choses. Mais à Bordeaux, j'étais agent immobilier.
- Lucie
Ah, trop bien. D'accord. Oui, du coup, ce n'est pas quelque chose que tu pouvais facilement faire en Ethiopie.
- Magalie
Mais de toute façon, je savais déjà...
- Lucie
Tu avais des envies de changement.
- Magalie
Je voulais changer.
- Lucie
Ok.
- Magalie
Mais je ne savais pas encore quoi. Mais quand on est pris dans une vie un peu routinaire, métro, boulot, dodo, en fait, on n'a pas vraiment le temps de réfléchir. C'est pour ça que c'était une chance finalement d'être là-bas, parce que j'ai eu le temps d'y réfléchir.
- Alban
Attends, j'ai déjà une question qui, du coup, moi, me frappe. Éthiopie-Norvège.
- Magalie
Éthiopie-Norvège.
- Alban
Là, les cultures-chocs, je pense... Est-ce que dans ma tête, j'imagine ça... au plus opposé, mais est-ce qu'au final, en réalité, tu verrais peut-être des choses qui se ressemblent et à l'inverse des choses qui sont complètement différentes ? Comment tu décrirais toi un peu ces deux expériences, sachant que tu es en Norvège depuis quelques mois maintenant ?
- Magalie
Déjà, je pense heureusement qu'on a fait un séjour de trois ans en France entre les deux, parce que sinon, je pense que ça aurait été un peu compliqué la transition, parce que je pense effectivement que c'est les opposés dans tout, Que ce soit dans le climat, dans les gens. dans le goût aussi de la vie, vraiment dans tout. Je le vis très bien aujourd'hui, mais c'est vrai que quand on m'a dit qu'on allait partir en Norvège, j'ai dit non, je ne veux pas, je n'aime pas le froid, ce n'est pas pour moi, je n'aime pas la neige, non.
- Lucie
Comment tu imaginais la Norvège ?
- Magalie
Je ne sais pas. Très froide apparemment.
- Lucie
Très froide et neige.
- Magalie
Très froide avec beaucoup de neige. Et puis, non, vraiment, je m'étais toujours dit que moi, je suis faite pour les pays chauds.
- Lucie
Et d'ailleurs, l'Ethiopie, ça avait confirmé. Tu aimais beaucoup ça ?
- Alban
C'était trop chaud.
- Magalie
Eh bien non, parce que contrairement à ce qu'on peut croire, l'Ethiopie, c'est beaucoup en altitude. Donc, c'est dans les montagnes. Et du coup, on n'a pas aussi chaud que dans le reste de l'Afrique. On peut avoir chaud pendant la saison chaude. On peut avoir jusqu'à 30 degrés. Mais par contre, quand on est à l'ombre, on peut vite avoir frais. On sent qu'on est dans la montagne et que ce n'est pas du tout la même chaleur qu'on peut avoir ailleurs en Afrique.
- Alban
D'accord.
- Magalie
On a visité le Kenya, par exemple. Ça n'a rien à voir.
- Alban
Là, voilà. Toi, tu as le côté la Norvège, c'est absolument froid. Moi, j'ai le côté pour l'Ethiopie, c'est absolument chaud. est-ce qu'au final c'est très aride ou alors c'est un peu vert c'est pas l'image qu'on a de l'Afrique c'est très vert c'est très vert parce qu'en plus il y a quand même une saison des pluies qui est assez longue finalement et du coup c'est pour ça aussi que c'est très vert et
- Magalie
c'est alors certes ici c'est magnifique, on a pu aussi voyager un peu c'est vraiment magnifique mais là-bas c'est tout aussi magnifique
- Lucie
Donc l'Ethiopie en termes de voyage, elle devait être aussi incroyable, non ?
- Magalie
C'était incroyable. Vraiment, l'Ethiopie, c'est très, très beau. C'est un très, très beau pays. Et puis, ce qui était chouette aussi, c'est que depuis l'Ethiopie, on a pu faire beaucoup de voyages aux alentours sans avoir beaucoup d'heures de vol à faire.
- Lucie
Est-ce que tu te sentais en sécurité ?
- Magalie
En Ethiopie ?
- Lucie
Oui.
- Magalie
On ne marche pas là-bas dans la rue, par exemple. Déjà parce qu'il n'y a pas de trottoir. et que s'il y en a, il y a des chiens errants, il y a des poules, des fois il y a des chèvres, il y a des chevaux aussi en liberté. Donc on ne marchait pas dans la capitale. Après, je ne me sentais pas... Je me sentais bien. Mais c'est vrai que là-bas, on était souvent accompagnés. On avait un chauffeur là-bas. Et pour le coup, là, on est quand même plus en sécurité. Disons que... En plus, là-bas, c'est pas comme ici. Ils parlent pas anglais tous. Donc, il faut se comprendre. Après, ça peut être un peu délicat.
- Lucie
Et ça ressemble à quoi, un week-end, quand t'habites en Éthiopie avec ta fille, ton mari ?
- Magalie
Ça ressemblait à quoi ? En fait, là-bas, on était aussi très entre Français. Et en fait, ça ressemblait à des barbecues chez les autres.
- Lucie
Ouais, donc hyper convivial,
- Magalie
quoi.
- Alban
Comme en Norvège, hein. Tout pareil.
- Lucie
Il y a beaucoup de barbecues en Norvège.
- Alban
Là, la saison va commencer, mais bon, quand même.
- Magalie
Jusqu'ici, pas encore.
- Lucie
Il y en a quand même, ils se font barbecue dans la neige. Oui, c'est possible. Tu l'as fait déjà.
- Magalie
Mais j'avoue que rester statique dans la neige, on a eu très froid. Ouais.
- Alban
Est-ce que vous aviez le petit...
- Magalie
Barbecue ?
- Alban
Isole-fesse.
- Magalie
Ah non.
- Alban
j'ai pas encore investi c'est vrai que je pense que c'est un game changer et je voulais aussi te demander comment ça vous l'avez vécu en tant que famille et notamment avec tes filles t'es arrivée là-bas t'avais déjà deux filles t'en avais qu'une non on
- Magalie
est arrivée en Éthiopie notre grande avait un an et demi donc elle a fait de ses un an et demi jusqu'à ses six ans Quand on est arrivés, un an et demi, ce qui est important, c'est d'être avec ses parents. Il n'y avait pas trop d'enjeux. Par contre, là-bas, on a eu... Je ne sais pas si vous le savez, mais en Afrique, on a beaucoup de nounous. Et dès qu'on est arrivés, on en a trouvé une avec qui on est restés pendant les cinq ans. Donc, elles ont créé un lien vraiment extraordinaire. C'était très beau, très, très beau. Et ça a été, par contre, du coup, très, très dur de la séparation. autant pour nous que pour la nounou que pour notre fille et puis je suis tombée enceinte quand on était en Ethiopie j'ai accouché en France et je suis revenue en Ethiopie avec la deuxième quand elle avait je pense un mois,
- Lucie
un mois et demi et puis on a fini les quelques mois et après on est rentrée en France trop bien ça doit être une expérience incroyable à vivre en famille ça semble fou surtout dans un pays comme ça qui n'est pas commun oui
- Magalie
C'est pareil, quand on m'a annoncé pour l'Ethiopie, j'ai eu une réaction. J'aime le choix du beau.
- Alban
J'adore.
- Magalie
Surtout que je n'imaginais pas ça. Pour une petite d'un an et demi, on se fait des films. Oui, c'est ça. On a des préjugés avec les enfants. C'est dangereux.
- Lucie
Et en fait, pas du tout.
- Magalie
Pas du tout. Mais quand même, nous, on était très... Dans des conditions très bellifiées. Oui, oui.
- Lucie
C'est sûr.
- Magalie
Que tout le monde n'avait pas là-bas.
- Lucie
Tu nous disais que ça a été l'occasion pour toi de réfléchir à ce que tu voulais faire.
- Magalie
Oui. Alors, je savais que je voulais travailler dans le soin à la personne. Je savais que c'était quand même une de mes grandes qualités, c'était l'écoute. Ça, c'est sûr. Donc, j'ai commencé à faire fouiller, à réfléchir. Et puis... Tous les étés, on rentrait en France. Et un été, j'ai testé la kinésiologie à Orléans. Du coup, j'ai regardé un peu les formations qui étaient possibles. Sauf que c'était des formations, évidemment, présentielles. Donc en fait, depuis l'Ethiopie, j'ai fait d'aller-retour en France, à Paris, pour me former. J'essayais, parce que c'était des modules d'une semaine, de trois jours, deux jours, etc. J'ai essayé de compacter tout ça au maximum l'été. Ou à chaque fois que j'y allais, j'essayais de compacter un peu le tout. Et c'est vrai que ça représentait beaucoup d'investissement parce qu'en plus du prix de la formation, il y avait les allers-retours, se loger là-bas, etc.
- Lucie
Mais attends, très important, parce qu'il y a peut-être des auditeurs qui ne savent pas ce que c'est la kinésiologie. Est-ce que tu peux expliquer en quelques mots qu'est-ce que c'est ?
- Magalie
C'est une pratique alternative qui va aider les personnes dans leurs problèmes, par exemple, relationnels. Ça peut être l'estime de soi, ça peut être des problèmes de confiance en soi, ça peut être des problèmes aussi à l'école pour les enfants. En fait, à chaque fois qu'on a un problème dans la vie, il y a des émotions qui se fixent un peu partout dans le corps. Et si on ne les exprime pas à ce moment-là, elles restent un peu bloquées à droite, à gauche. Et un jour, elles sortent, elles veulent sortir. Et ce jour-là, je suis là pour aider à les faire sortir. et la kinésiologie en fait c'est... Une pratique qui travaille autant sur le mental que sur l'émotionnel qu'avec le corps physique. Donc, on a beaucoup de mouvements à faire avec le corps pour que la personne soit rééquilibrée dans son ensemble. Oui,
- Lucie
j'ai l'impression que c'est un rééquilibre mental et physique en même temps.
- Magalie
Et physique et énergétique.
- Lucie
Et énergétique, oui.
- Magalie
Ça dépend de pourquoi la personne vient. Moi, j'utilise en fait en kinésiologie, on utilise ce qui s'appelle un test musculaire. Je prends le bras et je crée un dialogue entre le corps de la personne, son inconscient et moi. Par rapport à sa problématique de départ, je vais tester et je vais poser des questions, un peu comme une enquêtrice. Je vais poser des questions au corps et le corps va me répondre. Il va m'envoyer vers certains protocoles. Et à la fin de ces protocoles-là, il y aura des équilibrations à faire ou des corrections. Et ça, ça peut être plusieurs choses. ça peut être des visualisations, ça peut être des mouvements oculaires, ça peut être des mouvements à faire avec le corps aussi, des points massés.
- Alban
Et je parlais en début d'épisode qu'on était curieux, on connaissait un petit peu la kinesiologie, et puis en tout cas pour moi, j'ai été amené à l'essayer. Mais avant d'en parler concrètement un peu plus de comment je l'ai vécu, j'étais curieux de savoir, est-ce que c'est basé aussi sur de la médecine chinoise ?
- Magalie
Parfait. En fait, c'est inspiré de la chiropraxie. et de la médecine traditionnelle chinoise. Ça vient des États-Unis. Ça a été créé dans les années 60.
- Alban
J'ai entendu récemment qu'apparemment, en Chine, on passe d'abord par ces médecines qui, en Occident, sont considérées comme alternatives, avant d'aller vers le médicament.
- Magalie
Oui, tout à fait. En Chine, c'est ce qu'ils appellent la médecine préventive.
- Alban
C'est ça qui est super intéressant.
- Magalie
C'est ce qui aide beaucoup pour ne pas arriver au médicament. Oui, par exemple, si j'ai une personne qui vient me voir, je ne sais pas moi, parce qu'elle a des acouphènes depuis très longtemps. Je vais de toute façon, moi, poser d'abord la question. Est-ce que la piste médicale a été écartée ? Et si oui, là, moi, j'interviens pour voir quelle est la cause émotionnelle. Même si, selon moi, toujours une cause émotionnelle à chaque mot.
- Alban
Et donc, justement, quand on a commencé à voir qu'il y avait... une possibilité de rencontrer une kinésiologue sur Oslo, ça nous a rendu curieux parce que via une amie, on en avait déjà beaucoup entendu parler, elle était convaincue, on avait du coup beaucoup d'intérêt pour la pratique, on va dire, sans jamais avoir pu encore le faire.
- Lucie
Moi, j'avais déjà regardé s'il y avait des kinésios à Oslo et je n'en avais pas trouvé, en tout cas qui parlaient français.
- Magalie
C'est ça.
- Lucie
Mais tu me disais qu'il y a quand même des kinésiologues à Oslo.
- Magalie
Il y a une association aussi des kinésiologues ici. Il n'y a pas un syndicat, mais il y a une association des kinésiologues. Et il y en a. D'accord,
- Lucie
ok. Je ne suis pas la première en Norvège.
- Magalie
Mais je suis la seule francophone.
- Lucie
Seule francophone. C'est déjà beaucoup.
- Alban
On avait convenu de faire une séance. En tout cas, c'était à la base pour Lucie qu'on pensait faire cette séance. Et si certains d'entre vous qui nous écoutent suivent aussi les aventures, parfois on partage quand même de notre vie personnelle, pas que celle de nos invités, et dans l'épisode notamment de notre... Bilan 2026, je parle d'un litige professionnel, grosso modo compliqué, qui a laissé des traces et je pense qu'il y a toujours des émotions à sortir à certains moments. Donc je suis arrivé chez toi très chargé. Et donc on s'est dit avec Lucie, enfin Lucie m'a dit, à juste titre. Écoute, je pense que c'est peut-être toi qui aujourd'hui a besoin de cette séance. Et donc, on a commencé comme ça et tu m'as expliqué un peu ta démarche. D'abord, avec normalement quelqu'un qui vient te voir en te disant un peu qu'est-ce que tu aimerais résoudre aujourd'hui dans la séance ? Il y avait un pré-entretien un petit peu. Bon, là, j'y suis déjà allé franco. Ma Yali a été assise pour un podcast pleine tête. Et après, c'est là que tu m'as un peu expliqué ce scan, les exercices, un peu les petits exercices de rééducation, de rééquilibrage, en tout cas, que tu disais.
- Magalie
Rééquilibrage,
- Alban
exactement. Et après, il y a des choses qui sont un peu floues aussi, parce que je pense que j'étais tellement émotif et que je me suis laissé porter par la séance.
- Magalie
Ce qui est très chouette.
- Alban
Oui, oui. Alors oui, j'étais complètement convaincu. Moi, c'était soit je n'essaie pas, mais quand j'y sais, j'y vais à fond. Et à la fin, il y avait aussi ce que j'ai beaucoup aimé, la phrase qui est connectée à la fleur de Bac. Voilà, ça je m'en rappelle. Et après, tu demandes de faire un exercice un peu quotidien pendant les quatre semaines qui suivent la séance pour se rappeler sa phrase qui correspond au travail fait durant la séance.
- Magalie
Tout à fait, si je peux me permettre. Là, tu m'as dit de dire cette phrase en travail de fin de séance. Ce n'est pas moi qui dis, jamais. Moi, c'est le corps qui m'envoie là et je pose systématiquement la question au corps. Est-ce qu'il y a un exercice de renforcement à faire à la maison ? Oui ou non ? Et c'est le corps qui me répond. Ce n'est jamais moi qui décide de rien du tout.
- Lucie
C'est intéressant.
- Alban
Mais justement, j'allais te demander, voilà mon vécu, toi, comment tu déroules un peu ce genre de séance ? Pour expliquer par quoi tu commences et quelles sont les attentes et la relation qui s'établit ?
- Magalie
Alors, déjà, on a un entretien au début, on discute un petit peu, je pose tout un tas de questions. Et puis, je demande à la personne pourquoi elle est venue me voir aujourd'hui. Est-ce qu'il y a un sujet particulier à travailler ou pas ? Un sujet amélioré, ce genre de choses. En général, si les gens viennent me voir, c'est qu'il y a un sujet. Et puis après, après avoir fait le petit entretien, la personne s'allonge sur la table et moi, je mets en place le test musculaire. Je fais d'abord des pré-tests pour faire une petite mise à jour du corps avant de démarrer la séance. Et après, on entre dans le vif du sujet. Et en fait... Par rapport à la problématique de départ, on va essayer de fixer un objectif de séance pour la personne. Et par rapport à cet objectif-là, moi, je vais poser la question au corps. Est-ce que le problème appartient à 100% à la personne, oui ou non ? Et dans ce cas-là, bien souvent, je dois aller faire ce qui s'appelle une récession d'âge. Donc, en fait, je pars du temps présent. Et puis... Je teste jusqu'à ce que le test me dise de m'arrêter. Et là où il s'arrête, ça m'envoie vers certains protocoles. Et après, j'ai tout un tas d'autres questions à poser. Mais là, c'est difficile d'expliquer parce que vraiment, ça dépend de là où le test m'a envoyé. Ce qui est sûr, c'est que moi, je ne sais rien. Je vais là où m'emmène le corps.
- Lucie
Oui, tu veux dire que ce n'est pas toi qui es voyante sur les problèmes des gens, c'est le corps qui t'envoie des messages et toi,
- Magalie
tu fais la traduction aux patients. Et c'est en ça que la kinésiologie est hyper intéressante. C'est que quand on a un problème dans la vie, souvent il est dans notre tête. Et du coup, on sait plus ce dont le corps a besoin. Et là, la kinésiologie, en fait, ça permet de découvrir ce dont le corps a besoin et de reconnecter. le cerveau avec le corps. Parce que parfois, on est tellement trop dans la tête que il ne passe plus rien derrière. Parfois, même on est tellement dans la tête qu'on ne peut plus prendre de décisions, on ne peut plus avancer, le corps ne sait plus quoi. Tous ces genres d'exercices permettent de reconnecter aussi le corps avec la tête.
- Alban
Moi, ce que j'ai beaucoup aimé aussi pendant la séance, c'était que Merci. Là, tu expliques certaines des étapes, mais c'était très pédagogue, ta manière d'aborder ça. Une fois de plus, je ne connaissais pas, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Moi, j'arrivais avec mon énorme bagage de la journée et aussi des différents mois. Mais à chaque étape, tu m'expliquais ce que tu faisais, ce que tu rééquilibrais, pourquoi tu faisais un tel exercice. Et ça, je trouve que pour quelqu'un qui y va sans peut-être connaître à la base, qui n'est pas complètement convaincu, ça aide à vraiment comprendre. Avoir envie de faire le meilleur travail pendant la séance, en fait.
- Magalie
Et ça, moi, je trouve que c'est très important, parce que c'est comme ça que j'aimerais, moi, recevoir une séance. Parce que c'est vrai que la kinésiologie, en fait, il y a autant de kinésiologues que...
- Alban
De manière de pratiquer.
- Magalie
De manière de pratiquer. En fait, la kinésiologie, ce n'est pas réglementé par l'État en France et en Norvège non plus d'ailleurs. Il y a certains kinésiologues, par exemple, qui ne parlent pas du tout pendant la séance, qui ne sont que dans le corps. Et du coup, la personne ressort et c'est déjà arrivé, moi, qu'ils viennent me voir et me disent « je veux bien retester, mais la première, il ne m'a rien dit. Je suis sortie de là, je ne sais même pas ce qui s'est passé. »
- Lucie
Même pas à la fin. Ah ouais. Ah oui, ça doit être un peu différent.
- Magalie
C'est un peu déroutant et ce n'est pas ce que je veux, moi, en tout cas dans mon cabinet. Le but de la kinésiologie, c'est de redonner le choix de vie et le pouvoir à la personne. Et si elle ne comprend pas pourquoi elle est là, ou si ça ne monte pas à la conscience, en fait, pour moi, ça n'a aucun intérêt.
- Alban
Il faut vraiment boucler la boucle.
- Magalie
Boucler la boucle, exactement. Et redevenir acteur de sa propre vie, quand parfois on est un peu...
- Lucie
C'est clair. Mais du coup, on a fait un petit saut dans le futur. Mais si on revient, donc toi, tu faisais ta formation à distance. Tu revenais à Paris quand tu étais en Éthiopie. Puis tu rentres en France. Est-ce que là, ta formation est finie ?
- Magalie
J'ai fait trois écoles différentes. Parce qu'en fait, avec ma spécificité d'être loin, il fallait que je trouve des solutions pour que je fasse tous les modules. Donc j'ai commencé en... en 2020. Et j'ai fini en 2023, en février 2023.
- Lucie
Et tu disais que c'est pas certifié par l'État, mais du coup, il y a quand même une formation qui est commune à la kinésiologie en général ?
- Magalie
À l'époque, en tout cas, pour devenir kinésiologue, il fallait suivre une formation certifiante de 600 heures. D'accord. Il fallait faire 600 heures de théorie et de pratique.
- Lucie
Oui.
- Magalie
Ce qui est quand même lourd. Il fallait aussi avoir reçu minimum 10 séances de kinésiologie. Et il fallait avoir pratiqué au moins 50 séances.
- Lucie
Et du coup, tu as commencé à exercer quand tu étais en France ?
- Magalie
Quand j'étais en France, quand je suis rentrée en France, on est arrivés en août 2023. Et je crois qu'un an après, j'ai trouvé un cabinet. Donc je me suis installée là-bas. Et puis, ça a commencé à pas mal évoluer. qu'après, on a appris qu'on partait. Et comme quand on crée ce genre de cabinet, le temps que la clientèle se fasse, c'est au moins deux, trois ans. Ben voilà, c'est pile-poil le temps que j'avais eu pour partir.
- Alban
Les calculs ne sont pas bons au Québec.
- Lucie
Oui, c'est clair. Tu commences à avoir ton réseau, les gens qui en parlent, bouche à oreille.
- Magalie
Exactement. Le bouche à oreille, c'est le meilleur vecteur. Mais c'est celui qui prend le plus de temps.
- Alban
C'est le plus qualitatif, mais qui prend le plus de temps.
- Lucie
Et donc, vous apprenez que vous partez en Norvège. Toi, tu dis non, non, non, non, il fait trop froid, il y a trop de neige. Mais apparemment, on te dit, si on part quand même. Est-ce que tu as réussi à te rassurer avant de partir ou non ? Tu étais vraiment en stress jusqu'au dernier moment ?
- Magalie
Disons qu'à un moment donné, je crois beaucoup en l'univers. Donc, je me dis aussi que si c'est arrivé là, à ce moment-là dans ma vie, c'est pas pour rien. que peut-être ça allait aussi me réconcilier avec le froid, avec la neige. Parce que quand on vit à Orléans, la neige, c'est juste une catastrophe. Quand elle est là, la ville s'arrête, toute la vie s'arrête. Donc voilà, je l'ai pris comme ça au final. Et puis comme un nouveau départ aussi de vie pour les quatre.
- Alban
Tu savais ce qu'était en soi déjà une expérience d'expatriation.
- Magalie
Oui.
- Alban
Donc peut-être que tu avais moins d'a priori. Plus pour la météo peut-être, mais moins pour l'experience de vie à l'étranger.
- Magalie
Oui, ça, ce n'était pas un problème, même par rapport à l'éloignement familial. On était déjà loin, on vivait au-dessus de Montpellier, les quatre, donc on était déjà loin de nos familles. Donc ça ne changeait pas beaucoup, beaucoup. Et puis effectivement, on avait eu l'expérience de l'Éthiopie, donc l'éloignement était déjà connu.
- Alban
Il y a une question qui me vient aussi, c'était, est-ce qu'à la base, dans ton parcours, personnel dans tes envies peut-être de jeune fille voire d'enfant, est-ce que t'avais imaginé une vie à l'étranger, est-ce que t'aimais les langues ou est-ce que c'est arrivé vraiment comme un cheveu sur la soupe pour toi ?
- Magalie
Alors pas du tout, vraiment pas du tout moi je viens d'une famille ultra classique avec des parents qui... mais voilà le métier en fait mon conjoint m'a offert ça même si en contrepartie il y a plein de choses qui sont compliquées, ça c'est autant de cadeaux que...
- Lucie
Comme dans tout, il y a du bon et du moins bon.
- Alban
C'est vrai que je trouve que la vie à l'étranger, en tout cas au fil des années, c'est... Vraiment cette balance entre tu vas recevoir tellement et t'adapter tellement. Et ça, c'est un cadeau incroyable à prendre. Mais il y a aussi plein de choses que tu donnes quelque part. Et ça, ce n'est pas toujours simple. Ce n'est pas toujours simple. Non,
- Magalie
non.
- Alban
Et comment ça s'est présenté du coup ? J'en profite pour tes expériences d'exploitation pour ta famille, peut-être les parents ou celle de ton conjoint. Comment ça a été ? reçu un peu surtout peut-être l'Ethiopie, et ensuite, tiens, ils reviennent en France, et boum, ils repartent.
- Magalie
Alors, pour l'Ethiopie, en tout cas pour ma mère, ça a été, je pense, un vrai choc. Ouais, vraiment un choc. Et surtout, beaucoup de peur. Parce que l'Ethiopie. Et puis en plus, on avait une petite qui avait un ami, donc elle avait double peur. Mais en même temps, quand on part comme ça, quand on revient, on revenait tous les étés longtemps. Donc en fait, on est là moins de fois dans l'année. et sur des périodes plus longues. Si, par exemple, on avait habité à côté, on serait juste passé boire un café et puis on serait reparti. Là, si on reste sur deux semaines, je trouve qu'il y a d'autres choses qui se créent.
- Lucie
Je suis hyper d'accord avec cette analyse. Moi, c'est ce que je dis souvent aussi, c'est que c'est sûr qu'on voit moins les personnes, mais quand ils viennent nous voir sur un week-end ou sur une semaine ou sur plus, il y a plus de moments de qualité que si on venait juste...
- Magalie
Pour un déjeuner.
- Lucie
Pour un déjeuner, une fois par mois. Oui,
- Magalie
on a plus de temps. Et puis après, je ne sais pas vous, mais en tout cas, moi, je sais qu'on a plus de conversations profondes au téléphone, notamment, du coup, par téléphone, qu'en vrai. Parce qu'en vrai, déjà, il y a toujours le monde autour, ou les enfants, ou quoi. Donc, ça aussi, c'est chouette.
- Lucie
Et après, pour la Norvège, ils ont dû être plus habitués. Oui. C'était moins loin, en plus.
- Magalie
C'était moins loin. Et puis, je pense que là, ils étaient peut-être un peu plus rassurés du pays. Ça y est, c'est bon,
- Alban
ils sont en sécurité, là, au moins. Ils nous font encore un truc, là. Et puis,
- Magalie
c'est chouette aussi pour eux de pouvoir venir découvrir un deuxième pays. Donc ça,
- Alban
c'est super. La famille a été quand même amenée, du coup, à voyager. Ça aussi, c'est un des avantages que je trouve génial.
- Magalie
Nos parents, c'est vrai que... Alors moi, je les appelle mes quatre parents parce que mes parents sont divorcés et chacun remarié n'avait jamais voyagé, en fait. Donc l'Ethiopie, c'était quand même le voyage de leur vie. Et ils sont venus. Et c'était un souvenir exceptionnel pour eux. C'était génial. Et pour nous aussi, c'était vraiment magique.
- Lucie
De partager ça en famille.
- Magalie
De partager ça, oui.
- Lucie
Nous, c'était un peu pareil aussi. Quand on a vécu au Panama ou en Argentine, quand nos familles sont venues nous voir, on n'avait pas fait des voyages aussi loin avec eux. Et c'était incroyable de vivre ça.
- Alban
C'était des révélations, des espèces de bascules, vraiment de vie, de champs des possibles. Oui, aussi bien... L'Argentine que le Panama, et puis la Norvège aussi. Mais là, ça s'est inscrit dans un quotidien évidemment établi, alors que nous, c'était un an pour chacun de ces pays. Ça a été incroyable. Mais comme quoi, c'est quelque chose aussi dont je voulais parler un peu quand je réfléchis au thème qu'on aborde. La vie à l'étranger, l'expatriation, même si ça se transforme pour certains en immigration, ça impacte soit, mais le cercle familial aussi. ça va rejoindre aussi la balance des... des difficiles et des plus faciles. Mais en tout cas, ce côté d'aussi dynamiser la famille qui voyage, ce qui n'est pas tout le temps le cas, c'est une chance justement d'avoir. C'est pour ça que je te demandais. Ça, c'est vraiment un côté génial.
- Magalie
Oui, et puis on a la chance d'avoir des parents pas encore trop vieux, qui sont encore mobiles. Donc ça, c'est chouette aussi.
- Lucie
Et du coup, quand vous arrivez, est-ce que tu prépares d'abord la Norvège un peu des choses spécialement ou non, tu te laisses un peu porter ?
- Alban
Tu vas acheter les sous-couches à Decathlon ?
- Magalie
Non, on n'a pas tellement acheté de vêtements chauds avant. Par contre, on a été en Suède pour les acheter.
- Alban
Pour que ce soit moins cher ?
- Magalie
Oui.
- Alban
Trop bien, ok.
- Lucie
Ok, donc vous débarquez en Norvège. Et quelles sont tes premières impressions quand tu arrives à Oslo ?
- Magalie
Je ne vais pas mentir, le premier jour, ça a été très compliqué. Parce qu'en fait, on était dans le déménagement. On était vraiment en focus. On y allait, on y allait, on y allait. Et arrivé ici, c'était le 28 août, il me semble. Grosse pluie. Alors qu'on a quitté, on est parti de Bordeaux. Il y avait un grand soleil. Il faisait très, très chaud, d'ailleurs. On est arrivés ici, grosse pluie.
- Lucie
Douche froide. Littéral.
- Magalie
Dans une maison vide, avec rien, dans un pays qu'on ne connaît pas. Et puis, c'était le moment aussi de... Ça y est, on a eu un gros périple. Donc, ça a été long et... Fastidieux. Fastidieux, exactement. Donc, quand on est arrivés, en fait, tout le monde a lâché les vannes. Les enfants. Donc, voilà, c'était...
- Lucie
Arrivée sportive, disons.
- Magalie
Le premier jour n'était pas chouette. Mais en fait, après, quand la pluie s'est arrêtée, ça a aidé. On a découvert qu'on habitait juste à côté du fjord, qu'il y avait des bateaux magnifiques, juste vraiment en bas de chez nous, là où tu es allée la dernière fois. Donc ça, c'est juste génial. Et puis, on a appris à découvrir notre quartier. Et puis après, vite, en fait, les filles sont allées à l'école. Donc ça te met dans une routine hyper rapidement. Après, on a fait quand même un mois sans notre déménagement. On n'avait pas grand-chose. Mais après, tout s'est fait petit à petit.
- Alban
Et qu'est-ce qui t'a surpris positivement, peut-être, au début ?
- Magalie
Le calme, déjà.
- Alban
Le calme, oui, tu disais.
- Magalie
Oui, le calme.
- Alban
Même par rapport à Bordeaux, parce que j'imagine que ce n'est pas... Alors là,
- Magalie
on ne vivait plus... Vous étiez dans le sud. Voilà, on s'était rencontrés à Bordeaux. De Bordeaux, on a fait l'Ethiopie. Et de l'Ethiopie, on est revenus vivre dans le sud.
- Lucie
Mais dans le sud, c'est bien connu que les gens sont calmes. On a un peu le sang chaud, mais...
- Magalie
Mais donc du coup, le calme, c'était chouette. Ce qui m'a un peu surprise aussi, c'est quand les gens traversent la rue. Au début, je disais merci. Je voyais que personne ne disait merci. Je voyais que les gens nous laissaient traverser. Ils étaient à 150 mètres. Ils savaient déjà qu'on allait traverser. Donc il fallait que je me dépêche et dire merci. alors qu'en fait, plus personne dit merci ici parce que c'est tellement admis. Je trouve ça beau. Pourtant, c'est rien. Mais j'apprécie ça.
- Alban
C'est vrai. Et c'est marrant que tu dises ça parce que moi, je me suis fait la remarque le week-end dernier, on était à Paris et j'ai vu ma fille aller sur le passage piéton de manière très confiante. Et là, je lui ai dit, hé hé ! On n'est pas en Norvège ici ! Regarde bien les voitures et tout. Et ouais. Non mais du coup, je suis d'accord.
- Magalie
Et on s'y habitue vite. Et on s'y habitue vite. Et la dernière chose, c'est aussi qu'on a fait un peu des hits. Des cabanes. Et je vois que les gens laissent tout leur matériel de tout. De ski, de luge, de tout. On en a même fait une où il a laissé son bateau.
- Alban
Oui, ils ont confiance.
- Magalie
Et ça, c'est vraiment beau. Je trouve que c'est vraiment beau. Et en plus, ce que je trouve du coup moins beau, c'est qu'à chaque fois que je dis ça à un de mes amis, à un de mes proches en France, tout le monde a la même réponse. C'est qu'on ne pourrait jamais faire ça en France. C'est vrai et c'est triste.
- Lucie
Pour revenir sur l'exemple de traverser la route, je trouve que c'est rigolo parce que tu as dit qu'il s'arrête vraiment très tôt. Et ça, c'est vrai. Et du coup, nous, on se presse.
- Magalie
Oui.
- Lucie
mais moi 7-8 ans bientôt plus tard c'est toujours comme ça ça me met une pression on n'est pas habitué à tant de gentillesse de patience, de respect on leur doit quelque chose tout de suite c'est fou quand même je suis tout à fait d'accord donc n'hésitez pas à nous rouler dessus on sera beaucoup plus à l'aise est-ce qu'il y a quelque chose qui
- Alban
a été un peu plus difficile ? les premiers mois ou qu'il est encore d'ailleurs ?
- Magalie
Oui, je pense que c'est un peu la même chose chez tout le monde, c'est le manque de lumière. Je pense qu'arrivée décembre, j'ai senti qu'un petit état dépressif était en train de s'installer à l'intérieur de moi. La nuit à 15h, c'est compliqué pour moi. Malgré l'immunothérapie, malgré manger des oranges et prendre des vitamines, etc. manger des pâtes de coq faire des saunas sauter dans le jeu malgré tout ça j'ai trouvé moi que c'était un passage délicat c'est un petit groupe de soutien parce qu'on en a parlé plusieurs fois sur les épisodes qu'effectivement il pouvait y avoir une petite déprime
- Lucie
hivernale mais moi c'est une des premières que je ressens forte comme cela mais pas les autres tu veux dire ? Non, plusieurs m'ont dit qu'il était assez dur cet hiver. La neige était bien, parce qu'on disait qu'il n'y avait pas eu toute la glace. Donc ça, c'était quand même agréable dans ce sens-là. Mais on s'est pris un peu des tunnels, parfois, sans ciel bleu. Sans du coup, lumière du jour, un peu. Et ça, c'est ça le plus dur. Le froid, tu t'équipes. Oui,
- Magalie
je suis d'accord.
- Lucie
Les jours courts, tu t'habitues. Mais alors qu'un jour court, avec des nuages, pendant plusieurs semaines, là, tu deviens... Un peu barge.
- Magalie
Totalement. Moi, c'est clair. Mais bon, ça me rassure d'entendre ça, parce que du coup, c'était peut-être un des pires, mais en tout cas, on a commencé par quelque chose d'assez corsé. Costaud, peut-être.
- Lucie
C'est possible. C'est effectivement possible.
- Alban
Ouais. Après, il y a peut-être aussi l'influence de ton quotidien, où tu en es dans ta vie et tout. Bien sûr.
- Magalie
Mais j'allais y venir. Il y a aussi notre emménagement. oui voilà,
- Alban
c'est ce que j'étais en train de me dire il y a votre emménagement toi tu dois refaire ta clientèle ici,
- Magalie
tu dois tout refaire repartir de zéro quand tu vois que t'es en bas de la montagne est-ce que t'as à gravir et que tu dois le gravir sans luminosité et puis c'était aussi est-ce que je vais trouver un cabinet dans mes prix ou pas trop loin et puis pouvoir aussi pratiquer, il me faut un tas de choses ici administrativement, c'est pas... Ça n'a pas été facile administrativement. Non, ça n'a pas été facile.
- Alban
Mais du coup, maintenant, tu as trouvé un cabinet.
- Magalie
J'ai trouvé un cabinet.
- Alban
C'est là où on a été la dernière fois. En face de chez moi,
- Magalie
en plus. Ouais. Hyper chouette. Près du fjord,
- Alban
en plus. Donc, si vous accompagnez votre conjoint comme je le fais...
- Lucie
Au bout du roule.
- Alban
J'ai pu aller me dorer la pilule au bord de l'eau. C'était trop agréable. Ce jour-là... il faisait très beau, grand soleil il y a un parc juste devant d'ailleurs après on s'est dit on va pas rentrer à la maison on avait encore les grands-parents qui étaient là, merci papi, mamie et du coup on a été profiter du soleil au bord de l'eau donc voilà, il n'y a pas que le manque de luminosité non non non,
- Magalie
complètement ça fait quand même 15 jours qu'on avait de...
- Alban
Ah ouais ? Là, on a eu 15 jours de bon temps.
- Lucie
Heureusement que là, tu es face à une vue où il y a de la pluie, parce que vraiment, les 15 derniers jours, c'était trop. Non, mais vraiment, on a eu de la chance. Dernièrement, c'était ciel bleu, soleil, ciel bleu, soleil.
- Alban
Je ne sais pas vous, mais tu sens ton mood qui est direct.
- Magalie
On a envie de faire des barbecue.
- Alban
C'est pour ça, moi, je dis allemand, si on habitait dans un pays chaud, ça se trouve, on serait tout le temps... Dis-nous, est-ce qu'en Ethiopie, tu n'étais pas tout le temps hyper contente parce qu'il faisait beau tout le temps ?
- Magalie
Alors déjà, il ne fait pas beau tout le temps.
- Alban
Ah oui, parce que tu as les moussons quand même.
- Magalie
Oui, en fait, il y a la saison des pluies qui va de, on va dire, juin jusqu'à au moins fin septembre. Et ce n'est pas de la petite pluie fine, c'est des grosses pluies orageuses, etc.
- Alban
Mais du coup, là, tu étais en France, au soleil.
- Magalie
J'étais en France la plupart du temps, c'est vrai. C'est vrai qu'on n'a pas connu beaucoup de froid pendant cinq ans. Par contre, c'est vrai que quand même, c'est quelque chose que je me suis rendu compte que j'appréciais. Parce que là, des fois, j'ai ma famille ou quoi. Mes parents, maintenant, sont vers Bordeaux, une partie. Ils me disaient, là, on a 27 degrés alors qu'on était au mois de février. J'étais contente d'avoir une température en adéquation avec la saison.
- Alban
D'avoir des saisons.
- Magalie
D'avoir une vraie saison et une température normale de saison. J'ai trouvé ça agréable finalement.
- Alban
Trop bien.
- Magalie
Et ce que je voulais juste revenir dessus aussi, c'est qu'en Ethiopie, ce que je disais toujours, c'est qu'en fait, la journée, on pouvait faire des barbecues qui faisaient chaud. Et le soir, à 18h, tous les soirs, toute l'année. Extinction des feux. Donc tous les soirs, dès qu'il n'y a plus de soleil, par contre, nous on était dans une forêt, il faisait froid, moins 15 ans, mais il faisait plus froid, on pouvait faire des raclettes. C'était ça un peu l'idée.
- Lucie
C'est trop drôle parce que tu le sais, tu peux répondre à ta question. Parce que quand on a vécu au Panama, c'était ça. Et oui, c'était le soleil tous les jours et on avait de l'énergie. Mais je me rappelle que nous, et aussi 90% certainement de nos amis qui ont vécu là-bas, quand on y était, les saisons manquaient. La relation au temps, ça ne passait pas pareil. On avait tellement été habitués à vivre un hiver, un automne, un printemps. Le fait que c'était tropical, donc c'était trop beau. mais la nature était tout le temps la même. Tout le temps la même, oui. Là,
- Magalie
je trouve ça vraiment magnifique. Nous, on n'a fait que l'automne et l'hiver. Mais là, le fait de voir le printemps et de voir les arbres devant lesquels on passe tous les jours pour aller à l'école, les voir fleurir, c'est vrai que ce sera magnifique.
- Lucie
Là, quand on est allé chercher les filles à l'école, je reconnaissais... D'un seul coup, je me suis rendu compte que je connaissais déjà cette rue dans laquelle on était venus avant, il y a très longtemps, parce que je ne l'avais pas encore prise. quand il n'y avait plus de neige. Donc c'est dire combien parfois ça change et comment tu vas, ah oui, ça y est, je redécouvre.
- Alban
Non, et c'est vrai que moi, quand je suis arrivée, pour le coup, je me suis aussi faite cette réflexion, trop bien d'avoir les quatre saisons. Parce que même à Paris, moi je viens de Paris et je ne voyais pas les quatre saisons, parce qu'en hiver, enfin, hiver-automne... C'est du gris et de la pluie. Et puis, tu n'as pas beaucoup de verdure à Paris pour vraiment voir la couleur automne et tout. Et ici, voir l'automne, les feuilles. T'imagines bien, maintenant, avec la vue qu'on a, on voit vraiment les couleurs d'automne à partir de septembre, qui commencent vraiment à avoir plein de couleurs. Et après l'hiver, c'est tout blanc. Et puis là, ça y est, ça recommence à devenir... plus vert et tout. Et c'est vrai que c'est appréciable.
- Magalie
C'est appréciable, ouais.
- Alban
Bon, d'accord. Parce que là, j'allais te dire, on déménage en Éthiopie.
- Lucie
Ouais, non, mais je la connais. Tu me mets dans ma yali, comme d'hab.
- Magalie
Je suis déménée. Et d'ailleurs, c'est en ça où nous, ça a été un peu... En tout cas, ce qui nous a surpris, c'est que quand on est arrivés en Éthiopie, là-bas, on a une personne qui nous aide pour faire ça, l'autre qui nous aide pour faire ça, l'autre qui nous aide pour faire ça. on était comme... Les enfants ont été chouchoutés tout le temps, en permanence, parce que aussi l'aide là-bas est très peu coûteuse. Ici, voilà, personne ne peut te gérer. Tout seul, tu te gères sur tout. En Ethiopie, c'est sûr que quasiment tous les enfants avaient des nounous. Ici, ça n'a pas l'air du tout d'être le sujet. En fait, il n'y a pas de nounounous qui viennent chercher les enfants à l'école. C'est les parents. Pas du tout la même chose.
- Alban
Parfois, j'aimerais bien qu'il y ait un peu plus ce truc de nounou développé.
- Magalie
Est-ce que ce métier d'assistante maternelle comme on a en France, de nounou, il existe ici ?
- Alban
Il y a ce qu'ils appellent des dagues mamas. C'est vraiment pour la période avant qu'ils rentrent au jardin d'enfants qu'ils les gardent la journée.
- Lucie
C'est pour la toute petite enfance, l'équivalent de la crèche, en gros. Après, c'était dans le système déjà...
- Magalie
À partir du moment où ils vont à l'école. Jardin d'enfants. Voilà, c'est ça.
- Alban
Il n'existe pas de nounou. Moi, les nounous que je vois, c'est surtout les expats, les Français et tout, qui cherchent des baby-sitters le soir. J'imagine qu'il y a quand même des Norvégiens qui prennent des baby-sitters quand ils veulent se faire un resto en amoureux ou avec des amis.
- Lucie
Oui, mais c'est moins répandu. C'est ce que j'allais dire. Et aussi, il y a eu en fait très les au-pères. En tout cas pour la... haute société, j'imagine, norvégienne, malgré tout. Il y a eu beaucoup d'abus. Donc, c'est aussi quelque chose qui n'est pas forcément connu. Et donc, avoir une opère en Norvège, maintenant, est interdit. Il n'y a plus de format officiel pour avoir une opère. Donc, comme quoi, il y a dû y avoir de sacrés abus, quand même, parce que pour avoir quelque chose qui est complètement interdit dans un pays comme la Norvège, bon, voilà. On ne le soupçonne pas, peut-être, à la base. Donc, on se retrouve à s'occuper de nos enfants.
- Magalie
et du coup on va peut-être retourner en Ethiopie pour les deux jours c'est sûr qu'au niveau de l'aide là-bas c'est pour ça que je vous disais qu'on a du temps pour réfléchir après en plus là-bas pour travailler soit je travaillais au lycée français soit je travaillais pas on peut pas travailler là-bas et donc avec l'aide qu'on avait c'est une autre vie vraiment La douche froide en rentrant en France a été très froide.
- Alban
Surtout que tu en avais une toute petite en rentrant en France.
- Magalie
Surtout que quand j'étais en Éthiopie, on avait de l'aide de partout. Et mon conjoint qui était là. Et quand on est rentré en France, il est reparti en déplacement tout le temps. Et je n'avais plus d'aide. Ah oui, tu es passé du tout.
- Lucie
Waouh.
- Alban
Ça a dû être dur cette transition.
- Magalie
Ah là, c'était très dur.
- Alban
Ah ouais.
- Magalie
C'était très très dur.
- Alban
Bonjour la dépression postpartum. Après ce changement, quoi.
- Magalie
Oui, c'était...
- Alban
Parce que goûter, avoir tout au début, puis après ne plus l'avoir, dans l'autre sens, ça aurait été peut-être plus facile.
- Magalie
Mais heureusement qu'on rentrait tous les étés en France et que sur un, deux mois, on retrouvait une vie normale.
- Alban
Oui, c'est clair.
- Magalie
Parce que ça permet de garder un peu la tête froide.
- Lucie
Et un kinésiologue qui se sent pas bien, qui sent qu'il traverse quelque chose de difficile, est-ce qu'il peut s'aider lui-même ? Ou est-ce qu'il va faire appel à un ou une autre kinésieux ?
- Magalie
Alors, je parle pour moi. Moi, je vais faire appel à un autre kinésieux. Je suis rentrée en France en février, je suis allée en Varune, kinésio, psy, peu importe. En tout cas, je le fais pas toute seule. C'est hyper important déjà pour moi. Mais pour pouvoir après gérer derrière des séances, je ne peux pas faire des séances si je ne suis pas alignée. Si je ne suis pas bien dans ma tête, je n'arriverai pas à faire une séance.
- Lucie
Oui, parce que je me dis, tu enchaînes quatre ou cinq allemands dans la journée, la journée peut-être un peu longue.
- Magalie
Non, c'est plutôt si moi j'ai des problèmes perso.
- Lucie
D'accord, ou là ça va prendre trop de place. Oui,
- Magalie
c'est pour ça que là, il faut que j'aille travailler. Pour les clients que j'ai, non.
- Alban
C'est plus qu'il faut que ton esprit soit réceptif. Oui, voilà, réceptif. Et aussi,
- Magalie
par exemple, je ne sais pas moi, si j'ai un problème de X ou Y, que je ne sais pas par exemple, de deuil en ce moment dans ma vie, et que j'ai un client qui arrive et qui a ce sujet-là, il ne faut pas que ça fasse résonance chez moi. Il faut que moi, que je l'ai travaillé pourquoi que ça ne fasse pas écho chez moi.
- Alban
Pas simple. J'imagine que parfois, ça peut peut-être se recouper ou un petit peu te faire penser.
- Magalie
Parfois, ça m'arrive. Bien sûr. C'est aussi pour ça que dans la formation, on doit avoir reçu, nous, au moins dix séances de kinésio pour avoir lâché les gros sujets.
- Lucie
Qu'est-ce que tu aimes particulièrement dans ce métier ?
- Magalie
Déjà, le contact. one-to-one. J'aime écouter des histoires, les histoires un peu de vie. Et puis de pouvoir après avoir un petit retour sur je me suis sentie mieux. Juste ça, c'est chouette pour moi.
- Lucie
Ce qui d'ailleurs a été mon cas, parce que j'arrête pas de... Je rigole beaucoup sur le fait que j'étais très chargée, que j'étais lâchée un bloc et tout ça. Et c'était le cas. Mais j'ai été très soulagée par la séance. C'est ça, il faudrait que j'insiste, mais parce que pour moi, c'est un acquis dans ma tête, en fait.
- Alban
mais c'est vraiment du tout au tout parce que je suis rentré là à voir broyer du noir d'ailleurs encore ce matin quand tu te lèves et que tu te dis je suis un peu chargée et tout moi je lui ai dit t'as lu ta petite phrase ?
- Lucie
merci le corps a bien parlé parce que c'est quotidiennement en ce moment c'est un peu des hauts et des bas donc il faut aller me rappeler un peu ma petite boussole ça fait partie de la phrase mais du coup pour revenir sur la ensuite la la Post-séance, c'est là qu'il y avait un super soleil. On allait dans le centre, on a débriefé. J'avais une deuxième journée qui commençait. Alors qu'à la base, c'était loin d'être gagné.
- Magalie
Donc,
- Lucie
il y a vraiment eu ce bienfait instantané qui a duré aussi quelques jours. Et là, avec à nouveau des développements professionnels, ça fluctue un peu.
- Magalie
De toute façon, oui. C'est la vie en général. Et je le dis toujours, et vraiment, je le dis là aussi aujourd'hui, mais je n'ai pas de baguette magique.
- Lucie
Et complètement.
- Magalie
Et puis tu disais,
- Alban
quand on s'est rencontrés, que tu n'arrives pas et tu ne dis pas qu'on va devoir faire 15 séances ensemble pour régler ton problème, mais c'est plus à la personne qui sent qu'aussi, quand il en a besoin de nouveau, il t'approche. En général,
- Magalie
il y a quand même souvent besoin de deux séances, parce qu'après la première séance, il se passe plein de choses dans le corps et dans l'esprit aussi. Et du coup, c'est très souvent qu'il y a besoin de faire une deuxième séance. Mais je vais... pas dire on se revoit dans un mois c'est comme ça, je propose à la personne et puis c'est la personne qui décide de toute façon c'est ce que je disais tout à l'heure c'est très important pour moi que ce soit une démarche personnelle et que ce soit vraiment un choix
- Lucie
Et qu'est-ce qui est difficile dans ce métier ?
- Magalie
Alors la première chose qui me vient comme ça c'est que si moi par exemple aujourd'hui je me sens pas bien du tout C'est là où ça peut être compliqué. Mais l'univers est toujours aussi bien fait. Ce qui fait que souvent, ces jours-là, il y a des annulations, des reports de séances. Pour l'instant, ça s'est fait comme ça. Après, quand on suit la formation, qui était super chouette, c'est bien. Mais en fait, on ne nous dit pas assez que derrière, on ne va pas être que un kinésio. On va être aussi un comptable. On va être aussi... à devoir faire des réseaux sociaux. On va être vraiment un auto-entrepreneur au sens large. Et ça, c'est pas du tout moi. Donc toute cette autre partie, et c'est beaucoup, je dois me faire un peu violence.
- Alban
Oui, mais c'est un bon point. Je pense que pour beaucoup de métiers, c'est comme ça, où on se lance et on se dit, nous, à notre échelle, qui n'est pas du tout pareil, parce qu'il n'y a pas d'argent en jeu et tout, mais... Mais pareil pour le podcast, nous à la base, moi en tout cas, je m'étais dit, on va juste faire ce qu'on fait aujourd'hui, enregistrer et puis voilà, ce sera trop bien. Et puis après, en fait, on se rend compte qu'il y a le montage, il y a les réseaux sociaux, et puis plus on grossit, plus il y a des trucs qui se rajoutent et c'est vrai que tu le vois pas au début de ton projet. Je peux imaginer que la comptabilité, ça doit pas être le truc le plus fun.
- Magalie
Et puis, la plupart des gens sont seuls en général. Et comme moi, on est après, une fois qu'on est installé, on est seul.
- Alban
Et t'es livré à toi-même. Oui. Tu sais pas...
- Magalie
Et on sait même plus vers qui se tourner pour telle ou telle question, en fait. Donc, c'est après, j'ai pas le mot qui est pas vulgaire, mais c'est que de la démerde, quoi. Donc, ça, c'est pas évident et encore moins à l'étranger.
- Lucie
Oui.
- Alban
C'est clair.
- Lucie
Ce sont aussi de nouvelles connaissances qui se rajoutent. Oui,
- Magalie
c'est ça.
- Alban
Et du coup, depuis que tu t'es installée, tu vas plutôt... Targeter des patients francophones ?
- Magalie
Aujourd'hui, oui. Parce que mon anglais n'est pas assez poussé dans le vocabulaire. Pouvoir aider correctement une personne. Et comme je n'ai pas envie de faire des mauvaises séances, je préfère les faire en français aujourd'hui. Même si je sais que du coup, j'aurai moins de clients à ce jour. Mais je vais déjà essayer de développer une clientèle francophone. Et après, dans un second temps... reprendre un peu une formation d'anglais.
- Alban
Pour ouvrir un peu. J'espère qu'il y en a plein qui t'écouteront ici et qui viendront te voir. Nous, en tout cas, on a été conquis et moi, j'ai hâte de faire ma séance. Oui, il faut qu'on prenne rendez-vous avec plaisir. Parce que quand je vois que tout le bien que ça a fait à Alban, j'ai trop hâte aussi de voir ce que ça fera sur moi. Je vais demander Comment je fais pour arrêter de vouloir voyager tout le temps ?
- Lucie
Est-ce que ça peut être moi qui parle de la problématique de sa séance ? Est-ce que tu veux faire les couples aussi ?
- Magalie
Je ne fais pas encore les couples.
- Alban
Attends, mais ça existe de faire kinesio à des couples ? Non,
- Lucie
c'est personnel.
- Magalie
C'est vraiment personnel.
- Lucie
C'est avant qu'on arrive dans ta vie, Magali.
- Magalie
Je vais créer quelque chose. Peut-être un nouveau truc.
- Alban
Ça serait marrant.
- Magalie
Non, mais oui, en tout cas, on peut partir de cette problématique. Si c'en est une pour toi, je reparlais. Non,
- Alban
pas du tout.
- Lucie
Dans le couple, c'est souvent des problématiques différentes.
- Magalie
Et voir là où ça nous mène.
- Alban
Est-ce que vous savez combien de temps vous allez rester en Norvège ?
- Magalie
Alors, on part sur trois ans sûrs, renouvelables quatre ou cinq ans. Contrairement à l'Ethiopie, où la porte avait toujours été fermée, là, on ne ferme pas la porte à si ça fonctionne bien pour moi, une éventualité de si on est heureux tous les quatre. dans 4 ans, 5 ans, de rester.
- Alban
Et les enfants, elles se sont bien habituées ?
- Magalie
Oui. Alors, contre toute attente pour la grande, parce que la grande, ça a été très dur de quitter son école, ses amis.
- Alban
Elle a quel âge ?
- Magalie
Elle a 10 ans.
- Alban
Oui, donc déjà là,
- Magalie
c'est important. Donc ça a été dur. Elle a été beaucoup dans la colère contre nous, mais elle se sent tellement bien ici, dans son... dans son école, avec son instituteur, ses amis. Elle a une vie sociale hyper riche depuis qu'on est ici. Elle est tout le temps en soirée pyjama, où on a tout le temps des copines à la maison. C'est vraiment hyper riche ici.
- Alban
Est-ce que tu penses que c'est un peu plus safe qu'en France ?
- Magalie
Pour avoir fait deux expatriations et la France entre les deux, parce que nous, à l'Audev, Je trouve que ça a été très compliqué de nouer des liens, parce que je pense que les gens sont là-bas depuis toujours, et ils n'ont pas besoin de nous, en fait. Ils ont leurs familles, ils ont leurs amis, etc. Alors qu'à l'étranger, personne n'a sa famille, personne n'a ses vrais amis, entre guillemets. Donc on a tous besoin de créer du lien, en fait.
- Alban
Bien sûr.
- Magalie
Donc je trouve que finalement, c'est beaucoup plus facile à l'étranger que dans mon propre pays.
- Alban
Mais c'est pour ça qu'on dit aussi que c'est parfois plus difficile de créer du lien avec... locaux, parce qu'eux, effectivement, ils ont déjà leur vie, leurs amis. D'ailleurs, nous, ceux avec qui on avait créé du lien, c'était souvent des gens qui ne sont pas d'Oslo et du coup, qui n'ont pas leur famille ou leurs amis proches. C'est exactement la même logique.
- Magalie
C'est parce qu'ils sont ouverts, en fait. C'est aussi en ça que j'aime la Norvège, c'est que en fait, avant de partir, elle était incapable de traverser la rue pour aller à son école et il fallait que je l'emmène vraiment là-bas. Et on est arrivés ici et elle nous a dit, ah bah, ça y est, je veux y aller toute seule, à l'école. Il y a quand même 10-15 minutes de marche. Je ne sais pas, c'est un climat où nous, on leur dit qu'ils sont plus en sécurité ici. Je n'en sais rien. Mais du coup, elle s'est sentie plus en sécurité aussi, ici. Et du coup, elle va toute seule à l'école. Elle va faire ses soirées pyjama. Trop bien. Et puis la petite, elle était plus petite. On est arrivés, elle avait 3 ans et demi. Encore une fois, à cet âge-là, tant qu'il y a les parents et qu'on a une vie stable, c'est...
- Lucie
Du manque de cocon, et là, c'est autre chose.
- Magalie
Donc ça roule dans son école, pareil. Elle va aussi commencer à faire sa première soirée pyjama.
- Lucie
Je ne perds pas de temps.
- Alban
Trop bien. Écoute, je pense qu'on peut te souhaiter pour la suite du succès.
- Magalie
Merci.
- Alban
Plein de clients. Et puis, une bonne adaptation à la vie norvégienne.
- Magalie
Merci. Merci de m'avoir invitée.
- Alban
Avec plaisir. C'est trop bien de pouvoir parler d'un... D'un métier dont on n'avait pas parlé.
- Lucie
C'est ce qu'on adore. C'est une nouvelle dynamique aussi au podcast et de rencontres. Aussi bien pour ce qu'on souhaite apporter aux gens qui nous écoutent ou nous regardent que pour nous-mêmes avant tout. Ça fait plaisir en faisant ces épisodes. Je pense que tu le sens. Et je voulais revenir sur le fait de... Bravo à toi aussi d'être invitée parce que tu avais quelques petites questions. Il fallait qu'on te rassure sur certains points. Et c'est pas... donner à tout le monde d'oser le faire, ça peut être un exercice ça va venir très naturellement pour certains ça va être plus difficile pour d'autres on a eu d'autres invités comme ça d'ailleurs aussi et donc je prends le temps de les remercier à nouveau pour ces gens pour qui c'est un peu moins facile parce que ça reste un exercice qu'on fait pas tous les jours et donc merci pour ta confiance et on adore apprendre les parcours de vie et dans ce cas là aussi un métier c'est le best combo pour nous
- Alban
et merci à tous de nous avoir écoutés et on vous dit à très bientôt chez nous sous les aurores