Speaker #0Bienvenue dans ce nouvel épisode de Sous les couches. Sous les couches, c'est mon nouveau format podcast et podcast vidéo bimensuel. On se retrouve donc pour une dose d'inspiration. Après dix ans à être resté à la surface, à vous parler de mode, de tendance, de basique, j'ai envie d'aller explorer ce qui se passe sous les couches. Qu'y a-t-il sous les couches de vêtements, sous les couches de maquillage, mais aussi sous les couches de la conformité ou de la bienséance. On se retrouve donc pour un tout nouvel épisode. Bienvenue dans Sous les couches. Pour ce nouvel épisode, j'ai envie de partager avec vous un mantra qui me suit depuis maintenant quelques mois, depuis mon retour de voyage. Je vous expliquais dans les épisodes précédents un petit peu toute cette réflexion, tout ce que ça a pu changer, transformer dans ma vision du monde, dans ma vision de la vie, mais aussi dans ma vision des possessions ou des actions. Et donc aujourd'hui, je mets en place, depuis quelques mois, un nouveau mantra qui est « moins mais mieux » . C'est vraiment quelque chose qui aujourd'hui rythme ma vie, rythme mes décisions, rythme mon quotidien. Je me suis rendu compte que dans la société dans laquelle on vivait, notre société occidentale, il y avait toujours cette course à la performance, mais aussi à la possession. Donc il faut toujours qu'on ait plus, plus d'argent. plus de matériel, une plus grande maison, plus de choses à mettre dedans. Et donc, on va toujours aller rechercher le plus. Et à l'inverse, dans les sociétés orientales, ou en tout cas dans les pays que j'ai visités, parce que de nouveau, je ne veux pas faire de généralité, eh bien, j'ai ressenti ce détachement, ce détachement du matériel, ce détachement de la course à la performance aussi. En finalité, ce qu'on obtient, ce qu'il semble en tout cas obtenir, c'est une certaine forme de liberté. Un des guides d'ailleurs avec qui on avait pas mal échangé, nous avait partagé que certaines personnes, c'était à ce moment-là un guide du Cambodge, que certaines personnes originaires du Cambodge avaient la possibilité de partir en Europe pour le travail. Et donc pour eux, c'était un petit peu considéré comme un saint graal de pouvoir justement traverser la frontière. Est-ce que... On se plaint bien souvent du coût d'un passeport, mais on ne se rend pas compte de ce qu'un passeport nous donne comme accès à un passeport belge ou français. On est dans les passeports les plus forts du monde et de tout ce que ça peut nous donner comme accès, contrairement à eux qui ont très peu de possibilités de voyager, à part avec les pays limitrophes. Et donc pour eux, pouvoir partir en Europe, c'est vraiment le saint graal. C'est un cadeau inespéré. Et en fait, ce guide nous expliquait que la plupart finissent par revenir. Parce qu'en fait... Ils trouvent, ils pensent que nous n'avons pas la même liberté que la leur, que nous sommes moins libres finalement que ce qu'eux ne peuvent l'être. Et donc se pose la question de qu'est-ce qui nous enferme, qu'est-ce qui fait qu'on est moins libre ? Et ça c'est aussi une réflexion que j'ai souvent en regardant ou en observant, en analysant un petit peu la vie de personnes que je ne côtoie pas forcément, mais que je côtoie de loin ou qu'on me partage, etc. De me dire, tiens, cette personne ne devient-elle pas esclave de sa propre vie ? On peut devenir esclave de sa propre vie, on peut devenir esclave de son propre business parce que, eh bien, on a des choses matérielles à devoir payer, on a des responsabilités, on a tout un tas de choses qui nous pendent au-dessus de la tête, qui font que finalement, on n'est plus si libre que ça. et qu'on devient esclave de sa propre vie, de son boulot, de son entreprise. Combien de personnes ne sont pas esclaves de leur propre job en se disant je suis obligée d'avoir un certain revenu, un certain salaire pour pouvoir me payer ma grosse voiture, pour pouvoir me payer ma maison, pour pouvoir payer mes possessions, alors qu'en fait ce job ne m'épanouit peut-être plus du tout, mais en fait je suis obligée de le garder parce que derrière, à cause de ça, grâce à ça, ça c'est chacun qui fera son interprétation, eh bien j'ai tout un tas de possessions. qui en découle. Et ça c'est vraiment quelque chose auquel moi je ne veux pas du tout arriver, devenir esclave de ma propre vie ou devenir esclave de mon métier ou esclave de ma société, que du contraire je fais les choses parce qu'elles m'animent, parce que j'aime ça. J'avais envie de dire par passion mais passion c'est un mot que je n'utilise plus. Petite parenthèse d'ailleurs que je vous partage, je n'utilise plus le mot passion parce que j'ai appris, j'ai découvert il y a quelques mois que passion venait du latin. Patio qui signifiait la souffrance et donc dire qu'on vit de sa passion et bien c'est dire qu'on vit de sa souffrance et d'ailleurs dans l'église catholique par exemple ils utilisent le terme la passion du Christ et c'est vrai que j'ai eu une éducation une éducation catholique à l'école et je n'avais jamais vraiment fait ce rapprochement entre la passion du Christ et Patio qui voulait dire la souffrance et du coup ça a fait et la pièce est tombée. Donc je ne dis plus que je vis de ma passion, parce que pour moi, c'est un petit peu la même chose, ça revient aussi à dire je vis de ma souffrance. Ma souffrance, c'est la fausse liberté que je m'octroie, dans laquelle je pense vivre, mais qui me crée finalement plus de souffrance qu'autre chose. Donc je vis de ce que j'aime, je vis de ce qui m'anime, et ça c'est quelque chose qui est super important pour moi, et c'est une chance bien évidemment que je mesure chaque jour, mais à côté de ça, je ne veux pas devenir esclave. de mon propre business, je ne veux pas devenir esclave d'un train de vie, je ne veux pas que ce soit ces répercussions matérielles qui empiètent après sur des décisions que je pourrais prendre ou pas. Et donc ce moins mais mieux, il se matérialise effectivement dans le fait de finalement réfléchir à la possession des choses, à la possession matérielle. Est-ce que j'ai besoin d'autant de choses pour vivre bien ? Est-ce que je ne peux pas vivre finalement avec moins mais mieux, mais tout en vivant mieux ? Et aussi au niveau de l'organisation et de son agenda par exemple. Donc moins mais mieux c'est aussi moins de sorties, moins de restos, moins de soupers qui s'accumulent sur la semaine. Parce qu'en fait si vous avez eu quatre soirées sur votre semaine, des after work, des moments entre amis, des apéros que sais-je, quand vous arrivez au cinquième en fait vous êtes juste fatigué et vous n'avez pas vraiment envie d'être là. Peut-être que les personnes avec qui vous avez passé la soirée, vous les adorez, que c'est vraiment vos personnes préférées sur Terre. Mais en fait, vous n'allez pas spécialement passer un bon moment, vous n'allez pas profiter pleinement de ce moment parce qu'en fait, vous êtes fatigué. Vous avez déjà mis beaucoup d'énergie dans vos autres rendez-vous de la semaine. Et donc, celui-là qui arrive en dernier, en fait, vous en profitez un peu moins, un peu moins bien. Vous profitez moins des gens. Et donc le fait de se dire moins mais mieux, c'est aussi de pouvoir se dire ok en fait cette semaine-là j'ai déjà... deux événements, deux choses organisées à mon agenda, j'accepte qu'en fait je peux dire non et que la troisième qu'on me propose elle sera reportée à la semaine suivante ou la semaine d'encore après et que c'est ok parce qu'en fait je vais beaucoup plus profiter des personnes que j'ai face à moi et donc ce moins même lieu c'est un peu devenu un mantra qui m'accompagne au quotidien dans vraiment cette réflexion de que ce soit au niveau de mes possessions donc est-ce que j'ai besoin d'avoir un dressing rempli Merci. D'ailleurs, je vous avoue qu'à mon retour, j'ai fait un énorme tri. Parce qu'il y avait, je pense, une moitié de dressing qui ne me correspondait plus du tout. Dans laquelle je ne me retrouvais plus, en fait. Les choses qui étaient extrêmement colorées, avec beaucoup de motifs, des strass, des paillettes, etc. Ça m'a représentée pendant un temps, pendant un moment. Mais aujourd'hui, j'aspire à aller vers des pièces qui sont plus posées, plus calmes. Comme ce que moi, j'ai envie aussi d'insuffler à ma vie. Donc des pièces qui sont plus intemporelles, qui sont plus minimalistes, qui vont pouvoir vivre aussi plus longtemps. Parce que ça, il y a aussi de ça dans le moins mais mieux. C'est aussi moins de choses mais plus qualitatives. Des choses qu'on ne va pas devoir remplacer dans six mois parce qu'elles se seront abîmées. Des choses qu'on n'aura pas achetées sur des sites chinois à 50 centimes. Juste parce qu'on se dit que ça pourrait être chouette de les avoir et qu'en fait ça dort dans un tiroir et qu'on n'en fait jamais rien. Et donc ce moins mais mieux, c'est ça aussi. Je vous partage une petite anecdote personnelle. Il y a deux ans maintenant, mon grand-père est décédé. Et il a fallu vider la maison. Et en fait, je me suis rendu compte qu'il y avait des choses qu'il possédait, qu'il avait gardées pendant des années, qu'aujourd'hui on ne fait plus. Par exemple, il avait un étui en cuir pour mettre une paire de jumelles dedans. qui aujourd'hui a encore un étui en cuir pour mettre une paire de jumelles. Alors déjà, ok, on n'a peut-être plus de paire de jumelles aussi facilement à la maison, mais impressionnant de voir la qualité de la paire de jumelles, la qualité de l'étui en cuir, et de me dire, en fait, ça, il l'a acheté une fois dans sa vie, et il l'a gardé pendant peut-être 40, 50 ans, que sais-je. Et aujourd'hui, on a un peu perdu le fil de ça, parce qu'on est dans une société de surconsommation, je ne vous apprends rien. Ou on peut, en un claquement de doigts, avoir des produits à 50 cents, comme je vous disais, qui ont traversé la moitié de la planète et qui seront là demain chez nous. Et on peut avoir tout ce qu'on veut, tout ce qu'on veut, on peut l'avoir en un claquement de doigts. Et donc, de nouveau, cette réflexion de, est-ce que c'est vraiment ça qui va me rendre plus heureuse ? Est-ce que c'est vraiment ça qui me ressemble ? Est-ce que c'est vraiment ça le produit ou l'événement qui va changer quelque chose à ma vie ? Parce que j'ai un peu un profil... de ce qu'on appelle le profil FOMO, donc Fear of Missing Out, la peur de manquer quelque chose, la peur que si je ne vais pas à un événement, ce soit justement la soirée de l'année et donc j'aurais manqué quelque chose. Mais finalement, en fait, je n'aurais rien manqué parce que juste je me serais écoutée, j'aurais peut-être appris à ralentir et j'aurais passé une très bonne soirée aussi peut-être chez moi avec un bon bouquin et une petite tasse de thé. D'ailleurs, une phrase à laquelle je pense souvent... qu'une amie m'a partagée, si elle écoute ce podcast, elle me fera un petit clin d'œil, c'est que, et ça m'avait fait beaucoup rire à l'époque, mais aujourd'hui je mesure l'importance de ces mots et de ce qu'elle avait partagé. Si une soirée à laquelle je suis invitée ne m'apportera pas plus, ou ne m'excite pas plus, que de rester chez moi avec un bon livre et une tasse de thé, un plaid, mettez-y ce que vous voulez, eh bien je n'y vais pas. Et quand elle avait dit ça, j'avais trouvé ça assez strict, et ça m'avait fait rire d'ailleurs à l'époque. Et en fait aujourd'hui, avec le recul, je me dis mais elle avait tout compris, elle avait entièrement raison. En fait si l'événement auquel je vais ne me fait pas plus plaisir que de passer un moment pour moi toute seule avec un bon bouquin, ben en fait je n'y vais pas. Et donc ce moins mais mieux, c'est apprendre aussi à s'écouter, c'est apprendre aussi à se respecter, c'est apprendre aussi à se connaître. De la connaissance de soi découle la confiance en soi, donc vous commencez à me connaître et à savoir aussi quelles sont les thématiques qui moi me touchent. La connaissance de soi, pour moi, est intrinsèquement liée à la confiance en soi. Bien se connaître, savoir ce qui nous fera plaisir, savoir ce dont on a besoin, savoir ce qui est nécessaire pour nous, ça nous permet de mettre plus facilement des limites. Ça nous permet de plus facilement dire non à ce qui ne nous fait pas du bien et oui à ce qui nous fait du bien. Et être capable de ça, ça permet d'augmenter sa confiance en soi. Et donc tout est lié en réalité. Et c'est ça qui est fantastique, c'est que d'une thématique, eh bien on se rend compte qu'elle arrive toujours à la même finalité. C'est nous, notre identité, notre confiance en nous. Est-ce que c'est moi ? Est-ce que ça me ressemble d'avoir un sac Chanel ? D'avoir une villa avec une piscine ? Est-ce que c'est moi ? Est-ce que ça me fait vraiment plaisir d'avoir des apéros toute la semaine ? Et en fait, si c'est oui, c'est ok. Mais si c'est non, attention, c'est que là vous êtes en train de vivre une vie qui ne vous ressemble pas pleinement. C'est que vous êtes en train de ne pas poser vos limites, c'est que vous êtes en train de vous éloigner de vous-même. Et toute cette réflexion en réalité elle est là, dans le moins mais mieux s'englobe aussi ça. Moins mais mieux, mais plus de choses qui me ressemblent, mais plus de choses qui me font du bien, mais plus de choses qui me font plaisir. Et là alors on arrive à l'épanouissement. Et quand on doit choisir, quand on doit sélectionner justement les choses en se disant, ok si c'est moins mais mieux, où est-ce que je mets ma priorité ? Qu'est-ce qui est le plus important pour moi ? Avec quelle relation je mets ma priorité ? Avec quelle chose matérielle je mets ma priorité ? Où est-ce que je mets ma priorité aussi dans mon boulot ? Parce que du boulot, il y en aura toujours. Comme le dit mon fiancé, mon futur mari, il m'avait vraiment aidé à un moment donné à relativiser, il m'avait dit des mails, tu en auras toujours, tu n'arriveras jamais au bout de cette liste de mails parce qu'il y en aura toujours d'autres où les gens vont te répondre. Et donc relâche la pression, lâche prise, parce que oui, des mails, il y en aura toujours. Et donc où est-ce que je mets ma priorité dans mon travail ? Dans ce moins mais mieux. On peut aussi l'adapter à ça. On peut aussi dire je veux moins travailler mais mieux travailler. À part dans certains secteurs où on est obligé de prester des heures, il y a des personnes qui vont être très productives et qui vont arriver à travailler très bien en peu de temps. Est-ce qu'elles sont du coup à blâmer ? Que du contraire, elles sont dans cette optique de moins mais mieux. Je travaille moins mais mieux et je fais mieux mon travail. Tout ça, c'est une réflexion aussi sur comment est-ce qu'on vit, où est-ce qu'on met nos priorités, comment est-ce qu'on pose nos limites. Tout ça fait sens, bien évidemment, avec plein de prises de conscience que l'on peut avoir aussi, que ce soit lié à nos possessions, que ce soit lié à la mode, à l'attente. ou que ce soit lié à plein d'autres choses. Moi c'est vraiment le mantra que j'ai décidé d'appliquer aujourd'hui et c'est le mantra qui me fait vraiment du bien parce que ça me permet de me recentrer sur moi, mes besoins, de quoi j'ai besoin, de quoi j'ai envie, qu'est-ce qui représente mon style, qu'est-ce qui représente ma vie. Et en fait, une image aussi, une métaphore que j'utilise souvent, c'est que je m'éloigne du bruit. J'ai envie de m'éloigner du bruit. Le bruit, c'est le too much, c'est le trop, c'est trop d'agitation, c'est trop de matériel, trop de choses. J'ai envie d'aller rechercher plus de profondeur et même au niveau de mes conversations, au niveau de mes relations. J'ai toujours été celle qui aimait creuser. J'ai toujours aimé de créer un vrai lien avec les personnes. Moi, les conversations qui parlent de la pluie et du beau temps, en fait, ça me fatigue plus qu'autre chose. Moi, j'aime les conversations vraies, sincères, authentiques, où on va creuser, on va... véritablement s'ouvrir, on va dire qui on est. Et donc pareil, des conversations comme ça, on ne peut pas en avoir plein. On doit en avoir moins, moins mais mieux. Moins de conversations, moins de bruit inutile, mais plus de profondeur. Ça c'est vraiment ma vision de la vie aujourd'hui, celle que j'avais envie de vous partager. Donc je me livre un petit peu aussi à vous finalement en vous partageant tout ça et j'espère que ça résonnera en vous, j'espère que ça vous fera du bien de l'entendre ou que ça vous permettra en tout cas d'ouvrir une réflexion. et que l'on puisse bien évidemment échanger avec plaisir. Si vous regardez cette vidéo sur YouTube ou que vous la découvrez en extrait sur les réseaux sociaux, mon objectif reste toujours le même, c'est d'ouvrir la parole, d'ouvrir la discussion. Donc si vous souhaitez échanger, vous pouvez bien évidemment me laisser un commentaire, m'envoyer un mail, peu importe. Ça me fera toujours plaisir d'avoir votre retour et de pouvoir échanger avec vous. Et j'espère en tout cas que ce nouvel épisode vous aura plu. J'espère que cette nouvelle thématique vous parlera. vous amènera peut-être des réflexions supplémentaires et si ça peut amener un bel échange, eh bien, ce sera avec un tout grand plaisir. Merci en tout cas de m'avoir écoutée. On se retrouve dans deux semaines pour un nouvel épisode. D'ici là, prenez bien soin de vous et je vous embrasse.