Speaker #0Bienvenue dans Sous les couches, mon nouveau format podcast et podcast vidéo bimensuel. On se retrouve donc les mardis matins, un mardi sur deux, pour aller explorer ensemble ce qui se passe sous les couches. Pendant dix ans, je vous ai parlé de vêtements, je vous ai parlé de tendances, de modes, de basiques. Aujourd'hui, il est temps d'aller explorer ensemble ce qui se passe sous les couches. Bienvenue dans Sous les couches. Pour ce nouvel épisode, j'ai envie de vous parler de mon rapport aux réseaux sociaux qui a pas mal changé en dix ans. Aujourd'hui, je m'en suis très fort détachée, vous l'avez peut-être remarqué d'ailleurs si vous me suivez sur les réseaux, et je vais vous expliquer mon cheminement, je vais vous expliquer ce que ça m'a apporté, ce que ça a changé, et aussi aujourd'hui si je peux en arriver à la conclusion que ça me rend plus heureuse ou pas. Dans le premier épisode, je vous parlais de mon voyage. de ces trois mois en Asie du Sud-Est qui m'avaient profondément changé, transformé. Je vous parlais aussi dans le dernier épisode de conformité, donc de tout ce qu'on s'impose pour pouvoir rentrer dans une norme. Et je pense très sincèrement que les réseaux sociaux ont aussi leur impact dans cette conformité, dans cette recherche constante de normes et de conformité qu'on s'impose. Et pour pouvoir vous expliquer tout ce cheminement, on va faire une petite chronologie ensemble. Donc on va revenir quasi un an en arrière. Donc on est fin 2025, je m'apprête à partir pour mon voyage de trois mois et dans la réflexion je me rends compte aussi que je vais vraiment devoir couper avec mes habitudes, couper avec les tâches du quotidien pour vraiment profiter pleinement de ce voyage et pour qu'il puisse m'apporter vraiment ce que je vais y chercher. Donc ça veut dire aussi ne pas gérer toute la partie administrative, ne pas gérer les mails, ne pas gérer les problématiques qui peuvent se gérer en tout cas sans moi. et donc de partir vraiment en étant complètement détachée de mon business. Alors bien évidemment tout ça ne s'est pas fait en un jour, donc j'ai une équipe qui travaille avec moi, j'ai une assistante administrative, j'ai mis en place aussi des choses qui étaient programmées pour que tout puisse continuer aussi à tourner sans moi, mais en tout cas ma décision était prise pendant ce voyage, je ne veux pas gérer toutes ces parties administratives, toutes ces tâches, la gestion des réseaux sociaux etc. Je ne veux pas gérer ça pendant mon voyage, Sinon, je sais... que ça va me happer beaucoup trop et que je ne vais pas réussir à pouvoir me détacher pleinement comme je le souhaiterais. Et de là est venue un petit peu cette réflexion de « ok, mais concrètement, comment faire ? » Parce que j'ai mes applications sur mon téléphone, j'ai mes mails, j'ai les réseaux sociaux, je me connais, je sais que je vais tenter d'aller checker, que je vais tenter d'aller regarder. Et donc petit à petit, j'ai mis des process en place pour justement favoriser ici ce départ et favoriser... le fait de cette déconnexion durant ce voyage. Donc la première chose déjà que j'avais mis en place, mais ça il y a longtemps, c'est déjà de couper toute notification. Donc c'est-à-dire que je n'ai aucune notification sur mon téléphone, donc je n'ai pas de notification de mail, je n'ai pas de notification de like ou ce genre de choses. Ça j'avais déjà coupé il y a longtemps, donc bien avant le voyage. Mais ici je sentais que je devais aller un step plus loin. Le step plus loin, comment est-ce qu'il s'est matérialisé ? Il s'est matérialisé un petit peu crescendo. Tout d'abord, merci à mes amis qui se reconnaîtront, qui m'ont donné de bonnes astuces, parce que j'avais déjà autour de moi des personnes qui étaient un petit peu dans cette réflexion. Tout d'abord, un grand merci à Hélène qui m'a partagé ses bons conseils d'application pour restreindre le temps qu'on passe sur les réseaux. Si ça vous intéresse, je vous mettrai le nom de l'application. Elle est entièrement gratuite et vraiment, c'est une application qui m'a beaucoup aidée. Donc elle permet de pouvoir mettre un petit peu ses propres règles. Donc combien de fois vous voulez ouvrir l'application par jour, pendant combien de temps, combien de temps d'attente avant d'ouvrir l'application, si vous voulez un petit message personnalisé pendant cette attente. Enfin voilà, c'est vraiment une application qui est très très bien faite. Et donc j'ai commencé par ça, par mettre en place cette application avec une gestion assez stricte où je ne pouvais ouvrir les mails que trois fois par jour je pense. Et pareil pour les réseaux sociaux, dans un temps extrêmement limité. Donc ça, ça me permettait déjà de pouvoir cadrer mon rapport au réseau et de pouvoir un petit peu m'autodiscipliner par rapport à ça. Alors moi, je suis quelqu'un qui fonctionne vraiment dans les extrêmes, donc j'ai besoin de me mettre des règles un peu extrêmes pour pouvoir y arriver parce que mon autodiscipline seule ne suffit pas, je le sais. Donc j'ai besoin de me mettre un petit peu des règles comme ça, un petit peu plus strictes. Et puis, durant le voyage, je me suis très vite rendue compte qu'en fait, c'était quelque chose qui me dérangeait de quand même pouvoir y aller, de quand même aller checker ce qui se passait sur Facebook, Instagram ou autre. Et donc, je ressentais que ce n'était pas encore la solution qu'il me fallait, que j'avais besoin d'aller chercher quelque chose de plus extrême, peut-être encore. Et donc là, je remercie Clémence, cette fois-ci, qui est une de mes collaboratrices, qui m'avait déjà... partager sa vision des choses et sa manière de faire et que j'ai adopté du coup moi-même. Et donc qu'est-ce que c'est ? Eh bien tout simplement, c'est le fait de ne plus avoir aucune application de réseaux sociaux ou de mail sur son téléphone, mais que tout passe sur un autre objet, si je peux dire ça comme ça. Et donc là, en l'occurrence, sur une tablette parce que je ne voulais pas partir avec mon ordinateur parce que mon ordinateur, c'est vraiment mon outil de travail. S'il y avait le moindre problème, la moindre chose et que je risquais de... perdre mon ordinateur ou de l'abîmer, c'était vraiment inenvisageable pour moi. Et donc, j'avais investi dans une tablette avant de partir, qui était vraiment considérée comme mon outil de travail. Et donc, c'est après une semaine ou deux de voyage, je pense, que j'ai pris cette décision parce qu'à la base, on s'était dit, tiens, on va créer un compte Instagram privé qui sera vraiment juste pour nos amis, pour nos proches. Et on va partager un petit peu notre voyage, faire quelques stories, quelques photos, quelques vidéos, etc. Et en fait, je me suis très vite rendu compte que... Ça n'allait pas le faire. D'ailleurs, j'avais dit à mon fiancé, je lui ai dit, écoute, si tu veux qu'on garde le compte Instagram, il n'y a pas de souci, mais c'est toi qui t'en charges en fait. Parce que moi, je sens que ça ne me fait pas du bien, que je vais quand même du coup sur Instagram, que je vais un peu scroller, que je perds du temps et que je reprends des réflexes du travail. Donc, c'est-à-dire publier une story, rajouter un joli texte, une belle musique. Et que ça prend une charge mentale que je n'ai plus envie d'avoir, ou que je n'ai pas envie d'avoir en tout cas pendant ce voyage. Et lui m'a dit, en fait, moi je n'ai pas non plus envie de le faire. Donc on a switché sur autre chose. Et donc là, petite parenthèse, que je vous partage vraiment un petit partage spontané. Merci à une autre amie du coup, si elle m'écoute aussi. Parce que c'est elle qui m'a beaucoup inspirée avec cette application qu'elle-même avait utilisée pour un de ses voyages. Et donc ici, ça nous permettait vraiment... avec cette application qui s'appelle PolarStep, de pouvoir partager des photos, mais vraiment des photos hyper spontanées. C'est-à-dire qu'on partageait des photos à la déconnade, où on était sans filtre, parce qu'on savait que c'était pour nos amis, on savait que c'était pour notre famille. Et donc ça a enlevé aussi une charge mentale de faire la belle photo dans le bon format. avec le bon angle, avec la bonne musique, avec le bon effet, avec le texte mis au bon endroit. En fait, là, il y avait zéro charge mentale. On mettait la photo, on mettait un petit texte sympa. Nos amis et nos familles savaient du coup où on était, ce qu'on faisait et pouvaient nous suivre et voyager un petit peu avec nous aussi par la même occasion. Et en fait, c'était juste le bonheur. Et donc, c'est comme ça qu'est venue aussi cette détox digitale qui s'est imposée à moi avec vraiment cette envie de me dire en fait je n'ai pas plus envie là pendant ces trois mois d'être sur les réseaux sociaux. Je vais voir ce que ça me fait parce que c'était aussi un petit peu de la curiosité parce que j'étais sur les réseaux tous les jours, parce que je publiais tous les jours. Tous les jours sur le compte de Inyourstyle, il y avait au moins une story. Et là en fait, du jour au lendemain, je me suis totalement détachée de ça. Donc c'est-à-dire que je ne publiais plus, je n'étais plus là. Je ne savais plus ce qui se passait dans le monde. Je ne savais plus ce qui se passait dans la vie de mes amis. j'étais complètement coupée du monde. Alors bizarrement parce que c'est une question qu'on me pose souvent ça a été beaucoup plus facile que ce que je ne croyais, ça a été beaucoup plus simple tout simplement aussi parce que je pense que c'est lié tout simplement à des associations de comportements qu'on fait selon l'endroit aussi où on se trouve là j'étais dans un continent qui m'était complètement inconnu à découvrir une nouvelle culture à prendre de nouvelles habitudes à vivre une vie complètement différente Et en fait, les réseaux sociaux n'en faisaient tout simplement pas partie. Et donc ça, je pense aussi que ça m'a beaucoup aidée, parce que faire cette même approche, faire cette même réflexion, en étant ici, avec mes habitudes bien ancrées, je pense que ça aurait été beaucoup plus difficile, ou ça m'aurait demandé en tout cas beaucoup plus d'énergie, et beaucoup plus d'autodiscipline, peut-être encore des règles plus strictes, mais en tout cas, ça m'aurait demandé un effort vraiment supplémentaire, que là, quelque part... Comme mes habitudes étaient déjà différentes, ça s'ancre dans une habitude qui l'est aussi. Et finalement, c'est beaucoup plus simple, d'une certaine manière, à pouvoir mettre en place. Et donc j'ai très bien vécu, finalement, ces trois mois sans réseaux sociaux. C'est quelque chose qui ne m'a pas pesée, c'est quelque chose qui ne m'a pas dérangée. Que du contraire, parce qu'est venue vraiment cette réflexion, pendant ces trois mois, mais aussi et surtout après. Deux, est-ce que j'ai vraiment besoin des réseaux sociaux ? Est-ce qu'ils sont vraiment nécessaires ? Et surtout, est-ce qu'ils me rendent vraiment heureuse ? Et à cette question, force est de constater que non, les réseaux sociaux ne me rendent pas plus heureuse, et peut-être même à l'inverse, ils ont peut-être tendance à me rendre un petit peu plus malheureuse. Pourquoi est-ce que je vous dis ça ? Quand je suis rentrée, j'aurais pu reprendre mes habitudes, là où je les avais laissées. Mais c'était surtout pas ce que je voulais. Avant de partir, c'est ce que j'avais partagé d'ailleurs à plusieurs amis, je ne me voyais pas reprendre ma vie là où je l'avais laissée. Partir pendant trois mois, faire une coupure aussi longue et reprendre sa vie juste là où on l'a laissée, je n'y voyais pas le sens, je n'y voyais pas presque l'intérêt. Je me devais de changer certaines choses. Je ne savais pas lesquelles, je ne savais pas ce qui allait changer. je ne savais pas ce que ça allait changer en moi, pour moi, pour les autres. Je n'avais aucune idée de ça, je n'avais aucune attente. Mais j'espérais quand même un changement, quel qu'il soit, de me dire ok, je suis partie pendant trois mois et aujourd'hui je décide de reprendre ma vie avec d'autres habitudes, avec une autre vision des choses. Et j'espère garder ça le plus longtemps possible. Parce que vous vous en doutez, la vie reprend aussi autour de nous, nos amis, nos familles, nos collaborateurs, nos collègues, peu importe. eux, ou continuer aussi leur vie. Et donc c'est difficile de revenir et de reprendre le train en marche quand nous on a l'impression d'être complètement dans un autre wagon, dans un autre train, peut-être même sur d'autres rails, et de revenir sur les rails populaires, si je peux dire ça comme ça, les rails communes. Et en fait j'en avais pas envie. J'avais vraiment pas envie de ça. J'avais juste envie de continuer dans ma bulle, de continuer à créer la vie que j'avais envie de créer, sans avoir cette... pression du regard de l'autre ou sans moi avoir la pression de mon regard sur la vie des autres parce que c'est un peu ça qu'on vit au travers des réseaux sociaux, c'est qu'on sait que les autres regardent notre vie et donc on va avoir tendance à la mettre à la présenter avec des lunettes roses comme j'aime le dire, donc on va toujours montrer le beau côté, on va montrer ce qui se passe bien, on va montrer nos joies on va montrer nos réussites mais on ne va jamais montrer nos peines, nos échecs, nos difficultés, parce qu'on a envie de montrer le plus beau, on a envie de partager la plus belle photo, on a envie de montrer le plus beau côté de la pièce, le pile ou le fesse, on a envie de montrer le plus beau côté, et donc jamais on a envie de partager justement ce qui va moins bien. À l'inverse, nous dans notre regard, on observe les autres qui vivent leur meilleure vie, parce que forcément eux non plus n'ont pas envie de partager le mauvais côté de la pièce. Et donc ils partagent aussi... leur réussite, leur succès, leur bonheur, leur joie. Et notre vie à côté paraît peut-être moins bien, moins réussie, moins joyeuse, moins excitante. Et on en arrive à une comparaison qui devient un petit peu malsaine aussi. Et on en arrive aussi à façonner un petit peu notre vie selon les réseaux sociaux. Et ça, c'est aussi quelque chose qui m'a profondément marquée. Ce qui m'a un peu sauté aux yeux, c'est que notre monde a changé profondément avec l'apparition des réseaux sociaux. Pour ma part, les réseaux sociaux sont apparus dans ma vie quand j'avais 18-19 ans, je pense, donc j'avais terminé mes études secondaires. J'ai déjà pu construire mon enfance et mon adolescence sans les réseaux sociaux. Donc j'ai une connaissance, d'une certaine manière, du monde, ou un souvenir en tout cas, du monde avant et du monde... après les réseaux sociaux. Et j'ai aussi une connaissance du monde, j'ai l'impression d'être un vieux dinosaure quand je dis ça, mais de l'apparition d'Instagram versus l'apparition de Facebook. Parce que ce n'était pas du tout le même mood, ce n'était pas du tout le même état d'esprit. Facebook, c'était un réseau qui nous permettait de rester en contact avec, et c'est toujours finalement un réseau qui nous permet de rester en contact avec des amis, des connaissances, des anciens camarades d'école, des collègues, que sais-je. Mais il t'apparut ensuite Instagram. Et Instagram a complètement révolutionné aussi les codes, a complètement révolutionné les choses. Instagram c'était cette culture du beau, de l'esthétique, du joli que j'ai aimé, que j'ai beaucoup aimé parce que cette culture du beau, de l'esthétique, du joli, elle fait aussi partie de moi et de ce que j'aime parce que ce voyage il m'a profondément chamboulée, transformée, changée mais il n'a pas changé ma personnalité profonde, il n'a pas changé qui je suis et je suis toujours quelqu'un qui est attiré par le sens de l'esthétique des choses. Et ça peut être vraiment à tout niveau, l'esthétique d'un bâtiment, d'une belle décoration, d'une jolie assiette, d'un beau vêtement, d'une belle finition, d'un détail. Voilà, l'esthétique des jolies choses. Et Instagram, c'est un petit peu ça qu'il nous pousse à faire, c'est faire du joli, faire de l'esthétique. Et donc moi, forcément, j'ai adoré être sur Instagram pour voir du joli, pour créer du joli, pour faire de jolies photos, pour partager des choses esthétiquement belles. Sauf qu'à un moment donné... Ça finit par nous dépasser, parce que tout doit toujours être plus beau, plus parfait, plus lissé, remplir les codes, suivre les tendances, les trends. Et en fait, finalement, dans tout ça, dans toute cette tornade d'informations, eh bien, on finit par perdre une petite part de qui on est. Et ça, je m'en suis vraiment rendue compte en sortant du schéma, en sortant de cette tornade, d'une certaine manière, et en allant explorer ce qui se passe quand on n'est pas dedans. Et en fait, quand on n'est pas dedans, c'est là qu'on se rend compte de notre manière de consommer les réseaux, de notre manière d'être acteur sur les réseaux. Et en fait, ça ne crée pas toujours du bien-être, même que du contraire. Je prends des exemples qui m'ont un petit peu sauté aux yeux aussi ou qui m'ont fait beaucoup réfléchir. Je vous ai partagé un tout petit peu en ma vie privée en vous partageant que j'allais me marier. Et en fait, quand je regarde aujourd'hui ce que c'est le mariage sur les réseaux sociaux, je vois quelque chose qui doit être toujours... plus grand, plus impressionnant, plus parfait, où en fait on voit quelque chose qui est extrêmement pensé, dans les moindres détails, avec la moindre finition, mais ce qu'on ne voit pas, c'est peut-être le stress, la pression qu'ont les mariés sur leurs épaules pour créer quelque chose de parfait. Et c'est un petit peu la même chose avec les looks, c'est la même chose avec les voyages, c'est la même chose avec tout finalement ce qu'on partage sur notre vie, on doit aller faire la plus belle photo. on doit aller dans le plus beau spot, on doit aller dans le resto instagramable, on doit aller dans les endroits qui vont créer du wow et on va toujours le rechercher et on va toujours chercher à faire mieux que les autres parce qu'on va chercher l'endroit qui n'aura peut-être pas encore été découvert mais qui sera wow et qu'on aura envie de partager en se disant regardez, j'ai été dans un endroit incroyable et je suis le premier à pouvoir le partager. Au niveau des tenues, au niveau des looks, euh... Regardez mon dressing comme il est rempli de plein de jolies choses. Et du coup forcément quand on regarde avec notre regard de consommateur, on ne peut pas s'empêcher d'être un petit peu frustré ou un petit peu jaloux ou un petit peu déçu. De se dire moi je ne vais pas dans des endroits aussi beaux. Moi je n'ai pas autant de vêtements. Moi mon mariage ne ressemblera pas à ça. Et donc en fait on se compare sans cesse. et plus on se compare, plus quelque part on va... observer ce qui est moins bien. Parce que notre réflexe, notre cerveau fonctionne comme ça, quand on se compare, on va toujours observer ce qui est moins bien que chez les autres. Et comme on est toujours très bienveillant envers soi-même, dit de façon ironique, eh bien, on va aussi s'autoflageller. On va en rajouter, on va dire que c'est jamais assez bien, que c'est jamais assez. Et donc, on va vouloir ressembler aux autres qui ont une vie qui nous semble parfaite. Et donc, plus on se compare, plus on veut ressembler aux autres, moins on est soi-même et moins on a confiance en soi. Et la finalité, en réalité, pour moi, c'est celle-là. Parce qu'on finit par se perdre. On est dans une société aujourd'hui où on n'a jamais eu si peu confiance en nous. Alors qu'on a tous les outils du monde pour pouvoir avoir confiance en nous. On a des dizaines ou des centaines de possibilités pour pouvoir se faire accompagner par des coachs, des thérapeutes. et toute forme de coaching ou de thérapie et pourtant aujourd'hui on n'est pas heureux on n'a pas confiance en nous et je pense que les réseaux sociaux sont une partie du problème alors attention je ne suis pas en train de dire que les réseaux sociaux sont le diable pas du tout parce que ça peut aussi amener de très belles choses moi les réseaux sociaux m'ont aidé aussi à faire connaître mon métier parce que c'est un métier qui il y a 10 ans n'était pas du tout un métier connu donc les réseaux sociaux ont aussi bien évidemment un côté positif et c'est d'ailleurs quelque chose que je retiens aussi de mon voyage en Asie et de tout ce que j'ai pu apprendre sur leur philosophie et sur le bouddhisme, c'est que rien n'est noir ou blanc, rien n'est jamais que négatif ou que positif il y a toujours du bon et du mal dans chaque situation, dans chaque élément, dans chaque analyse qu'on va pouvoir faire et c'est la même chose avec les réseaux, il y a du bon et il y a du moins bon le bon c'est que ça peut justement nous aider à diffuser en fait, des messages, à diffuser de la bonne inspiration, à faire connaître une activité, un métier, une profession, un talent. Combien d'artistes se sont fait connaître justement grâce aux réseaux sociaux et c'est magnifique et c'est merveilleux. C'est des outils qu'on n'avait pas il y a 25 ans et qui aujourd'hui nous permettent justement de pouvoir apporter une dimension supplémentaire justement à nos activités professionnelles ou à nos passions. Mais à côté de ça, il y a vraiment ce gros point noir. que je vous partageais, où pour moi, les réseaux sociaux n'aident pas à prendre confiance en nous. Et on les utilise, parce que si on ne les utilise pas, en fait, on se sent hors de la case, on se sent hors du système. Je voulais vous partager ici une étude sur laquelle je suis tombée, qui avait été partagée justement dans un podcast que j'écoutais. C'est une étude qui se fait sur un campus américain, et on propose aux étudiants deux possibilités. Soit on les paye pour continuer à utiliser les réseaux sociaux, soit ce sont les étudiants... qui payent pour que personne n'ait les réseaux sociaux sur le campus. Je vous laisse deviner quelle est la solution, quelle est la majorité des réponses choisies. Eh bien, la majorité des réponses choisies vont plutôt sur les étudiants préfèrent payer eux-mêmes pour que personne n'ait les réseaux sociaux. Parce qu'en fait, si personne n'a les réseaux sociaux, si personne n'est sur les réseaux sociaux, il n'y a plus de moyens de comparaison, il n'y a plus... de harcèlement, parce que bon, il faut savoir aussi que ça, c'est un petit peu le revers négatif aussi de la médaille. Et donc, en fait, finalement, ils préfèrent ne pas que personne n'utilise les réseaux sociaux. Et donc là, ça fait réfléchir aussi sur notre rapport aux réseaux sociaux. Pourquoi est-ce qu'on les utilise ? Pourquoi est-ce qu'on continue à aller observer la vie des autres ? Ça crée aussi, je trouve, une forme de voyeurisme où on va observer les autres. On va regarder ce qui se passe et on aime bien parce que l'être humain aime bien, l'être humain est curieux. Et moi la première, je suis quelqu'un de très curieuse. Mais en fait, une fois qu'on se détache de ça, une fois qu'on enlève ce prisme-là de notre regard sur la vie des autres, qui est de toute façon biaisé, parce qu'on ne partage que ce qu'on veut partager sur les réseaux. Donc si on ne veut partager que du positif, on ne partagera que du positif. Donc l'idée, l'image que je me fais de la vie des autres, elle est biaisée déjà par ce prisme-là. Parce qu'automatiquement, je ne vais voir que du positif. Et donc fatalement, ma vie qui n'est pas à 100% positive, va me paraître beaucoup plus morose, beaucoup plus triste, beaucoup plus grise, en idéalisant la vie de l'autre personne, qui elle-même finalement ne se sent pas si bien non plus, parce qu'elle partage uniquement ce qui est positif. Mais personne, encore une fois, dans cet équilibre et dans cette balance du positif et du négatif, ou de l'agréable et du désagréable, personne n'a une vie 100% du temps agréable. C'est impossible, on a tous nos hauts et nos bas, et c'est ça qui fait aussi notre force. d'avancer notre force de remise en question. Une métaphore que j'aime beaucoup, qui a été partagée, je pense, par Fabrice Midal dans un de ses livres, je pense que c'est lui, mais à revérifier, qui expliquait qu'il n'y a rien de pire pour un bateau de pêcheurs qu'une mer plate. La mer plate, elle ne permet pas d'avancer. Ce qui permet d'avancer, ce sont les vagues. Les vagues de la vie, ce sont les up and down. C'est les hauts et les bas. C'est... Les moments agréables versus les moments désagréables. C'est ça qui nous permet d'avancer. C'est ça qui nous permet de devenir de meilleurs êtres humains. C'est ça qui nous permet sans cesse de nous réinventer. Et si on reste sur ce qu'on voit sur les réseaux, on a l'impression que c'est toujours positif, que tout est toujours parfait, que tout est toujours lisse. Mais en fait, une vie lisse et parfaite, personne n'en voudrait. On idéalise ça encore une fois, mais personne n'en voudrait. Ce n'est pas ça qui nous fera avancer dans la vie. Ce n'est pas ça qui nous fera prendre de meilleures décisions. c'est pas ça qui fera de nous de meilleure personne, c'est justement ce côté up and down. Et donc je pense très sincèrement que le monde aurait tant à y gagner de plus d'authenticité, de plus de vulnérabilité, de plus de vérité. Et malheureusement, aujourd'hui sur les réseaux, on ne voit ça que sur une infime partie des comptes. Et pourtant, c'est ça qui fait du bien. C'est ça qui permet aussi de pouvoir faire de véritables connexions entre êtres humains. Parce que deux êtres humains parfaits, ils sont juste lisses, il n'y a pas de connexion. Mais là où ça s'accroche, là où ça s'accroche vraiment, c'est dans nos irrégularités, c'est dans nos forces, dans nos faiblesses. C'est là qu'on peut créer des véritables liens authentiques, des liens véritables. Et donc en lien avec mon épisode aussi précédent où je vous parlais de conformité, pour moi l'authenticité c'est aussi ça. C'est aussi arriver à se montrer tel qu'on est vraiment, sans vouloir ressembler aux autres. Et ça c'est un vrai défi, c'est un vrai challenge. Moi-même, c'est quelque chose que je continue à travailler aussi. Ne pensez pas que j'ai tout compris et que j'arrive en donneuse de leçons, que du contraire. Je vous partage vraiment mon ressenti, mon expérience. Tous les exemples que je vous cite ici, ce sont des choses que j'ai moi-même fait, des clichés dans lesquels je suis moi-même tombée, d'idéaliser la vie d'autres personnes, de me sentir moins bien, de me sentir moins jolie, moins stylée, d'avoir une vie moins chouette. Tout ça, ce sont des réflexions que j'ai eues. Et le fait vraiment de pouvoir me détacher des réseaux m'a vraiment aidée à sortir un petit peu de ces schémas, de ces pensées. Et m'a encouragée aussi à affirmer davantage ma personnalité, qui je suis. Et que je n'ai pas besoin d'être comme tout le monde pour vivre une vie qui me ressemble pleinement. Je vous partageais tout à l'heure l'exemple des mariés. Et bien aujourd'hui je sais que le mariage qu'on va faire... Il nous ressemblera pleinement. Il sera à notre image. Il ne sera pas un mariage instagrammable, loin de là, mais il sera juste un mariage à notre image, qu'on aura choisi avec notre histoire, avec notre identité, avec notre sensibilité. C'est la même chose au niveau des looks, au niveau des tendances. Aujourd'hui, j'ai envie de me détacher de ce que les autres peuvent penser. J'ai envie de me détacher de la mode, de la conformité. J'ai envie de porter des vêtements qui, moi, me plaisent. Et finalement, c'est ce que j'encourage aussi. Les personnes que j'accompagne à faire, c'est ce que j'encourage aussi nos élèves à faire, c'est d'être la conseillère ou le conseiller en images qui ne sera pas comme les autres, d'aller chercher justement sa propre identité. L'identité pour moi c'est vraiment le cœur du sujet, l'identité, la confiance en soi. Ce sont deux éléments qui sont intrinsèquement liés et qui sont perturbés par notre présence sur les réseaux. Alors je ne vous encourage pas... à quitter les réseaux sociaux. Je ne vous dis pas de ne plus les utiliser, que c'est le mal, que c'est le diable. Pas du tout. Je vous laisse vraiment chacun, chacune, libre de pouvoir faire ce que vous avez envie. Ce que je vous encourage par contre, c'est de ne pas laisser les réseaux prendre votre identité. De ne pas laisser les réseaux jouer sur votre confiance en vous. Je vous invite vraiment à faire la part des choses entre ce que vous voyez et la réalité. Parce que non, aucune vie n'est parfaite. La mienne ne l'est pas, la vôtre ne l'est pas, mais c'est ça qui fait que notre vie nous permet aujourd'hui de créer des expériences, de vivre des choses qui vont nous permettre de nous améliorer. Ce sont ces up and down. Et donc arrêtons d'idéaliser une vie lisse et parfaite parce que ça n'existe pas et que ce n'est pas nécessaire et que ce n'est pas porteur et que ce n'est pas ça qui nous fait avancer. Si on n'a pas de moments désagréables, on ne peut pas savourer les moments agréables en se rendant compte qu'ils le sont. Et donc la conclusion que j'ai envie de vous partager de tout ça, c'est... Restez vous-même dans ce monde qui vous pousse à la conformité. On en parlait dans l'épisode précédent. De rester soi-même dans un monde qui pousse à la conformité, c'est ce qui demande le plus de courage, mais c'est ce qui demande aussi le plus d'épanouissement. Alors, utilisez les réseaux pour vous inspirer, pour partager, pour rester en contact, pour toutes ces belles choses que ça peut apporter. Faites juste attention à ne pas tomber dans le travers de l'idéalisation. Parce que votre vie est belle telle qu'elle est. et parce que vous êtes de belles personnes telles que vous êtes. Et donc ça, je vous encourage à prendre confiance en vous, en vos qualités, à affirmer votre identité et je suis persuadée que c'est ça la clé du bonheur et de l'épanouissement. Merci d'avoir écouté ce nouvel épisode, ce nouvel épisode où j'avais beaucoup de choses à vous partager, beaucoup de choses à vous dire. J'espère que ça résonnera en vous, j'espère que ça vous permettra d'ouvrir une nouvelle réflexion peut-être. sur, notamment, sa présence sur les réseaux sociaux, sur la conformité, sur l'identité, sur la confiance en soi, qui sont des thèmes qui me sont chers. 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