undefined cover
undefined cover
Trek In Storia S04E8 : Hunger Games: la Ballade du serpent et de l'oiseau chanteur cover
Trek In Storia S04E8 : Hunger Games: la Ballade du serpent et de l'oiseau chanteur cover
Space Opera - Star Trek Historia

Trek In Storia S04E8 : Hunger Games: la Ballade du serpent et de l'oiseau chanteur

Trek In Storia S04E8 : Hunger Games: la Ballade du serpent et de l'oiseau chanteur

35min |24/03/2025|

48

Play
undefined cover
undefined cover
Trek In Storia S04E8 : Hunger Games: la Ballade du serpent et de l'oiseau chanteur cover
Trek In Storia S04E8 : Hunger Games: la Ballade du serpent et de l'oiseau chanteur cover
Space Opera - Star Trek Historia

Trek In Storia S04E8 : Hunger Games: la Ballade du serpent et de l'oiseau chanteur

Trek In Storia S04E8 : Hunger Games: la Ballade du serpent et de l'oiseau chanteur

35min |24/03/2025|

48

Play

Description

Disclaimer
Avant de commencer, nous tenions à vous informer que nous avons rencontré quelques problèmes de son pendant l'enregistrement de cet épisode. Nous vous remercions pour votre compréhension et espérons que vous apprécierez tout de même notre discussion passionnée.
Émission présentée par Arcady Picardi et Cyril Mickaël
Dans cet épisode, je retrouve Arcadie pour plonger dans l’univers de Hunger Games : La Ballade du Serpent et de l’Oiseau Chanteur. On revient sur l’histoire, les personnages, les thèmes du film et comment il enrichit la saga originale. Entre analyses, théories et impressions à chaud, on vous dit tout sur cette préquelle captivante !

Alors, installez-vous confortablement et rejoignez-nous pour ce voyage dans Panem ! 🔥🎧

Bonne écoute ! 🎬✨


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    bonjour et bienvenue dans Trek Historia bonjour Arkady comment ça va ça va Cyril et toi comment ça se passe et ben ça se passe très bien on finit bientôt le travail bientôt les vacances bientôt les vacances dans deux semaines ah tu pars où ?

  • Speaker #1

    nulle part je serai juste les moi mais il n'y aura pas de boulot je me fais je m'octroie un peu de repos là ah bah tu as bien raison

  • Speaker #0

    et ben nous on va continuer je sature encore non tu satures là maintenant tu ne parles plus en auto tune mais tu as ça sur la voilà on va commencer notre notre voie finir notre notre clique

  • Speaker #1

    sur je prends la part je prends la main donc cette fois ci on termine notre review de la saga des films hunger game pas des bouquins donc avec le préquel hunger game la balade du serpent et de l'oiseau champ sorti en 2023 réalisé par francis laurent ça va juste vérifier quelques choses qui est le gars qui avait fait tous les hunger games avant donc c'est le même réal voilà donc 2023 tiré du film qui a été écrit en 2020 et moi c'est en fait c'est le film qui me donne le plus envie de parler par rapport Ausha la première trilogie un cadre illogique puisque le dernier livre avait été divisé en deux bouquins, en deux films. C'est qu'en fait, c'est quand j'ai vu le préquel que je me suis donné envie de revoir les premiers. Donc, la première quadrilogie, c'était sympa sans plus, mais c'était sympa. Et en voyant le préquel, je me suis dit, ah putain, il y a quand même pas mal de bonnes choses. Et ça m'a redonné envie de revoir les premiers films et d'y voir avec un œil franchement positif les qualités. qui à l'époque, j'avais un peu, je m'étais un peu passé sous le nez parce que ça ne me parlait pas plus que ça. Première question.

  • Speaker #0

    Est-ce qu'on résumerait pas un peu l'univers d'Hunger Games pour ceux qui n'ont pas écouté les deux premiers podcasts sur le sujet ?

  • Speaker #1

    Vas-y, tu te lances ou je me lance ?

  • Speaker #0

    Je me lance. Les Hunger Games, c'est un jeu qui est lancé chaque année dans une Amérique dystopique qui est divisé en 13 tribus pour punir les autres tribus de s'être soulevés contre la tribu numéro 1. De la tribu, là, je sais plus comment ils appellent ça, là...

  • Speaker #1

    Le Capitole.

  • Speaker #0

    Voilà, le Capitole.

  • Speaker #1

    Tu refais de l'autotune.

  • Speaker #0

    Je refais de l'autotune, ouais. Mais alors, c'est que chez toi.

  • Speaker #1

    Ok, désolé.

  • Speaker #0

    Donc, bah, c'est pas grave.

  • Speaker #1

    Bah, tant pis.

  • Speaker #0

    Et du coup, chaque année, on se fait sacrifier des enfants à un jeu télévisuel pour savoir... pour punir les autres districts de s'être rebellés. Voilà. Pour le pitch d'Hunger Games.

  • Speaker #1

    Voilà. Et le préquel prend place plusieurs années avant. 60 ans avant les 4 premiers films.

  • Speaker #0

    C'est pour les

  • Speaker #1

    10e Hunger Games. Donc 10 ans après la révolte entre les gens des districts et le capital. Et on suit Snow, le président Snow, mais quand il est jeune. Et donc, on suit à une période très particulière, très charnière de l'histoire de Hunger Games, qui est un moment où les Hunger Games, ça commence à tomber un peu en... On s'en fout un peu, et en fait, le Capitole essaye de redynamiser la formule. Et voilà. Et donc, il se passe tout un tas de trucs que je trouvais assez intéressants. Alors, première chose, est-ce que t'as kiffé ou pas ?

  • Speaker #0

    Oui, j'ai beaucoup aimé la narration en trois parties, en trois actes bien distincts. D'ailleurs, il y a des sous-titres, il y a des titres pour chacune des parties. C'est toujours intéressant de voir comment un personnage chante du côté obscur de la force. C'est toujours stimulant et cette fois-ci, ce n'est pas binaire. C'est-à-dire qu'il n'est pas méchant parce qu'il est méchant. Il est un antagoniste parce qu'il a des bonnes raisons de l'être. Selon lui et selon sa logique à lui. Et j'ai trouvé ça plus qu'intéressant de centrer le film sur lui et sa relation avec Lucy Greybird, qui est un oiseau de nuit qui aurait pu le faire basculer du côté lumineux de la force, mais qui l'a entraîné, malgré elle-même, à choisir la voie qu'il va choisir dans les films après qu'on verra d'Hunger Games.

  • Speaker #1

    Tout à fait. Moi j'ai kiffé, j'ai vraiment kiffé. La première chose c'est que, un truc dont je me suis rendu compte en revoyant le premier, c'est que les cinq films sont un peu d'un niveau de qualité technique un peu équivalent, à part qu'il y a plus de budget. Il y a moins de budget pour le premier et plus pour les autres. Mais en soi, je trouve que tu peux tous les mater. Tu n'as pas un gap technique comme avec un Star Wars, par exemple. Tu passes l'épisode 3, puis tu vas dans l'épisode 4, tu fais « Ah ouais, c'est vrai. » Il y a 20 ans qui est passé. Et du coup, déjà, je trouve que ça fait vraiment une forme d'unité visuelle. Ensuite, il y a plein de thèmes qui sont abordés. Enfin, plein de thèmes. Ce que j'aimais bien, par exemple, ce que tu disais sur le côté nuancé du côté lumineux de la force et sombre de la force, ça aussi, je trouvais ça intéressant, parce que tu vois vraiment le côté binaire qu'il y avait dans la saga Hunger Games, qui est... T'as les méchants du Capitole, et puis les gentils pauvres, machin, et puis on te dit, comme disait Balavoine, il suffit pas d'être pauvre pour être honnête. En fait, même si c'est un peu contrebalancé avec la grande méchante de la fin, ça reste quand même des individus qui sont foncièrement en train de faire de la merde. Alors que dans celui-là, c'est des individus pervertis par le système. Tu vois ce que je veux dire ?

  • Speaker #0

    Ils veulent le changer. Le premier acte du film, ils veulent vraiment changer le système.

  • Speaker #1

    Au contraire, pour moi, il est en plein dedans. Il joue avec les règles, et les règles du système, c'est lui, il veut la médaille de Plint, il veut sortir la famille de la rue, potentielle. Et en fait, c'est qu'on te montre que, c'est là que c'est intéressant, c'est qu'au sein même du Capitole, il y a une espèce de compétition d'Hunger Games, c'est dans leur... C'est dans leur...

  • Speaker #0

    Dans leur nature.

  • Speaker #1

    Ouais, c'est dans la nature, c'est leur manière de réfléchir de base, le Hunger Games. Tu comprends que c'est un univers de compétition extrême, comme ça qu'ils ne pouvaient qu'envisager même l'existence d'un système aussi violent que le Hunger Games, et aussi brutal. Puisqu'ils sont comme ça, c'est la compétition à celui qui aura la bourse, à celui qui sera le plus riche et qui lui peut se permettre de dire ce qu'il veut, tu vois ? Et du coup, ça fait que tous les personnages sont... des victimes du système. Lucie Gray est une victime du système parce que, pareil aussi, elle n'est pas gentille, elle est manipulatrice, elle aussi. Oui. Elle est très consciente, en tout cas, quand je dis manipulatrice, elle est consciente des enjeux et donc va faire ce qu'il faut pour mettre en place les moyens de sa survie. Là où Katniss, par exemple, allait plus subir tout ce qui lui arrivait et s'en offusquer. Au final, Katniss, quand tu regardes le seul moment, il y a quelques rares moments où elle... Le seul moment où elle comprend les enjeux et qu'elle décide d'interagir, c'est à la toute fin, c'est son dernier acte, quand elle décide de buter la présidente. Jusque-là, elle a plutôt des réactions sincères à tout ce qui lui arrive, et à la fin, elle devient véritablement proactive sur la géopolitique, sur tout ce qui va se passer.

  • Speaker #0

    Alors avant de parler de l'histoire, est-ce qu'on parlerait pas de la mise en scène et des décors ? J'ai trouvé ça intéressant ce côté ré-profit, années 70, URSS, que nous propose la Pan Am en construction. Tout est bien pensé. On va retrouver des éléments qu'on retrouvera dans le futur de Pan Am, mais en construction. On sent que le film, comme les Hunger Games, sont en construction. sont quelque chose qui sont en évolution, comme les personnages. La mise en scène fait que tout est en évolution constante. Oui,

  • Speaker #1

    tout à fait. D'ailleurs, il y a un truc en plus que je trouvais assez génial, parce que... Je vais poser les termes. Je considère que j'attends le prochain film avec impatience, parce que si le prochain film corrobore ma théorie, Hunger Games est réussi. aura réussi là où Harry Potter aura échoué en termes de meilleure adaptation de livres jeunesse au cinéma. Alors, c'est-à-dire qu'en gros, déjà, Harry Potter, il essuyait les plâtres, donc il fallait un peu mettre en place le business model, l'argent, la thune et tout ça. Mais en gros, les films Harry Potter, les adaptations des bouquins, on retirait pas mal d'éléments, on essayait d'en faire des scénarios, et notamment, t'as toutes les... toute l'histoire des maraudeurs qui sont passés sous silence, l'histoire des elfes de maison qui sont passés sous silence, on essaie de faire un peu avec ce qu'on a sous la main. Avec Hunger Games, au contraire, de ce que j'ai compris, parce que je connais des personnes qui ont les livres à qui j'ai pu poser des questions, en fait, le cinéma, Le médium cinématographique apporte une lecture supplémentaire aux propos initials des bouquins. Et je donne un exemple, les costumes. Les vêtements dans Hunger Games, la première saga, sont extrêmement exubérants dans le Capitole, au point d'en être ridicules, tu vois, avec des barbes à la con, des trucs comme ça. Et ça, c'est pas quelque chose qu'un livre permet d'expliciter avec autant de force. Tu vois, un livre, il va juste dire c'est exubérant, mais il faut le voir. Et ça, il n'y a que le cinéma qui peut te l'apporter. Tu vois ce que je veux dire ? Deuxièmement, il y a un truc que dans le film, ici, ils ont mis, et je ne pense pas que ce soit dans les bouquins, là j'invite les gens qui ont lu le livre à me confirmer ou à me confirmer dans les commentaires, c'est, tu vas le voir, pour reprendre ce que tu dis, donc tu as le côté URSS post-70, et tu as les costumes. Quand tu regardes dans les costumes, ils ont des costumes un peu chelous. Tu vois, genre des espèces de robes, de magistrats, tu vois, des trucs comme ça. Cependant, c'est quand même assez soft quand tu regardes ce qui se passe dans le Capitole, dans Hunger Games, premier du nom. On est d'accord, ça reste assez sobre. Et en fait, le seul personnage de tout le film qui a un costume qui pourrait avoir sa place dans la trilogie originale, c'est celui du docteur Voluma Gold, la grande méchante. La meuf qui prépare les pièges de Hunger Games. et qui, en fait, deviendra le mentor de Snow à la fin du film, à partir du moment où lui aura emprassé pleinement la mentalité de la femme, du docteur, et sa vision. Et en fait, en gros, tu peux le voir comme, quand elle trouve Snow, elle a trouvé le champion qui va modeler le monde à son image. Tu vois, et en fait, ce qui se passe, c'est que, en tout cas, c'est ma lecture personnelle, que seul le visuel peut apporter, c'est que... Le Capitole, en plus à ce moment-là du film, ils avaient commencé un peu à en avoir marre d'Hunger Games. Ça n'avait plus autant de force que ça avait à l'époque, parce que tout le principe du mentor, c'est pour un peu rebooster, ça passe à la télé, c'est un peu pour rebooster les jeux. Et en fait, les gens étaient prêts à changer de mentalité. Et les gens avec le Dr. Voluma et Cole et avec Snow, en fait... Les gens ont changé de mentalité en affirmant la volonté de Hunger Games. Et du coup, en étant empoisonnés complètement, toute la mentalité a été changée. Le futur est à l'image du Dr. Goll, donc de la grande méchante. L'extravagance des habitants du Capitole, c'est l'extravagance du Dr. Goll. Tu vois ce que je veux dire ?

  • Speaker #0

    Ouais, qui surjoue, mais alors qui cabotine tout le long.

  • Speaker #1

    Ouais, mais qui cabotine comme... Tout le monde dans le capitole cabotine, quand tu vois la meuf, je ne sais plus comment elle s'appelle, celle qui accompagne Cathy Severdeen et Pita, elle est aussi en mode très exubérante.

  • Speaker #0

    Un petit piquet, un truc comme ça.

  • Speaker #1

    Tu vois, donc ils ont tous ce côté un petit peu... Et puis c'est pour les gamins, c'est pour les ados, donc allez, qu'ils s'amusent, quoi. Et en fait, c'est ça que je trouve assez fort, en fait. C'est qu'il n'y a que le cinéma, il n'y a que la version cinéma qui apporte cette lecture supplémentaire. Apparemment, tu vois, je t'avais dit dans les premiers bouquins, t'es dans la tête de Katniss et du coup, tu comprends tous ces cheminements de pensée dans les films. Il y a toujours des petites lignes de dialogue qui la remettent en place au sein de l'univers dans lequel elle évolue. Par exemple, Mich qui lui dit mais en fait, lui, Pita, il fait ce qu'il faut pour avoir des sponsors et de la sympathie pour avoir des sponsors et toi, ma vieille, t'en es pas capable, en fait. Tu vois, et c'est ce qu'il y a que les films qui apportent ça. Et dans Harry Potter, à part un environnement visuel, l'adaptation des livres en film subit pas mal de coupes, tu vois. Mais c'est normal, ça a essuyé les plâtres, donc voilà. Et je trouve que ça se voit beaucoup. Donc voilà.

  • Speaker #0

    Et si on fait la narration maintenant ? La façon de raconter l'histoire en trois parties.

  • Speaker #1

    Ok, vas-y, développe, parce que moi ça ne m'a pas... pas marqué ce truc-là, spécifiquement que ça soit développé en trois parties. Qu'est-ce que tu voudrais dire par rapport à ça ?

  • Speaker #0

    Le film a vraiment trois actes, c'est-à-dire qu'on a le début avec les ambitions de Snow et le début des Hunger Games et la fin des Hunger Games, les conséquences des Hunger Games en deuxième partie, avec les nouvelles motivations de Snow à vouloir vivre une relation d'amour avec Lucy Gray, et puis on a la dernière partie avec sa désillusion ... où il s'aperçoit qu'il ne pourra jamais être ce qu'il est, c'est-à-dire un assassin cérébral, quelqu'un qui est dévoré par son ambition, et qu'il ne pourra jamais fuir comme il lui propose de fuir Lucy Bird. dans la nature et se faire oublier. Il a vraiment ce besoin de reconnaissance. Donc le jeu peut se découper en trois parties comme ça.

  • Speaker #1

    Et en plus, pour moi, il y a ce truc, il y a un petit coup de génie. Un coup de génie, oui. Et à nouveau, c'est cinématographique. C'est que, et qui à nouveau est visuel, c'est qu'en en faisant un soldat, ça c'est dans le bouquin, il devient un soldat, je crois, dans la deuxième partie. Et bien en fait, ils rajoutent quelque chose de plus, c'est que dans les premiers films, les soldats c'était un peu des stormtroopers, ils sont moralement faciles à buter parce qu'ils sont à ne minimiser. Ils ont un casque, on ne voit pas leur visage, c'est juste des bonhommes qu'on va taper. Contrairement aux victimes de Hunger Games, dont tu vois les yeux en larmes moyant en train de souffrir, peu importe qui en fait partie, tout le monde est victime. Et comme Snow rejoint ce groupe-là, tu vois que c'est des gars qui sont aussi dans le système, dans ce système fascisant, qui sont aussi des êtres humains, en fait. Et du coup, c'est un truc en plus que le film va apporter, que j'aime beaucoup aimer dans cette partie-là. Et en plus, pour compléter ce que tu dis, par rapport à la fin où il... ... Il est trop dévoré par l'ambition. Pour moi, c'est... Il n'est pas dévoré par l'ambition. Enfin, oui, mais c'est... Tu ne changes pas qui tu es, tu ne changes pas ce que le système a fait de toi. Parce qu'au final... Oui, mais c'est surtout parce que tous les personnages sont des victimes du système. Donc, en fait, quand tu regardes bien, lui, pourquoi il veut trahir, il veut être ambitieux, il veut machin ? Mais parce qu'il a grandi dans un système où c'était le seul moyen d'exister. avec notamment le pinacle qui est la bourse Blint. Tu vois, il fait tout ça pour avoir la bourse, pour pouvoir mettre sa famille à l'abri. N'oublions pas que c'est ça son ambition. C'est pas juste qu'il veut gouverner le monde, il veut protéger sa famille. Et s'il a du mal à partir avec Lucie Grace, c'est parce que, Lucie Bird, c'est parce que justement, il a encore sa grand-mère et sa cousine, tu vois, au Capitole. Et donc...

  • Speaker #0

    Jusqu'à trahir ses genoux, son meilleur ami, quoi.

  • Speaker #1

    Exactement, parce qu'il a besoin de jouer suivant les règles pour pouvoir obtenir ce qu'il désire, parce qu'on lui fait croire qu'il n'y a pas d'autre option. Et l'autre option dans les films étant la Révolution, qui est présentée dans la première saga du Gemme au cœur. Et en fait, ça, c'est un truc sur lequel je veux rebondir, c'est ce que j'aime avec cette saga, c'est qu'elle utilise tous des archétypes qui sont... J'en parlais déjà dans la vidéo précédente. qui sont éculés au possible, mais apportent une lecture supplémentaire, une lecture différente, qui rend la chose intéressante. Moi, le fait qu'on me dit au début, en fait, Snow, c'était un gentil, mais il est devenu méchant, c'est le genre de truc qui me fait chier. Parce que j'aime bien que le mec, il soit cynique, il soit un vrai méchant, comme t'as le docteur, tu vois.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #1

    Mais pourtant, le fait qu'il soit maintenu par son système, dévoré d'ambition, quand même prêt à tout, pour faire tout ce qu'il veut, pour avoir... pour obtenir ce qu'il veut et tout ça, ça ne fait pas de lui une pauvre petite brebis égarée, ça fait de lui quelqu'un qui n'est plus capable de revenir en arrière. Et ça, ça change tout. Tu vois ce que je veux dire ?

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #1

    Ce n'est pas j'étais gentil, j'ai été perverti, c'était je suis dans cette voie-là et malgré tous les bons sentiments que je peux avoir, toutes les bonnes actions que je peux avoir, je suis trop loin dans cette voie que pour pouvoir revenir en arrière. et il suffisait juste de la petite poussée supplémentaire pour que je me perde complètement. Et ça, c'est un truc, tu vois, et ça, c'est un truc pour... À nouveau, on parle de littérature pour adolescents.

  • Speaker #0

    Eh bien, on a vraiment l'impression de la destinée. La destinée maudite. Chaque pas qu'il fait l'éloigne de ce qui pourrait être différent. Et à chaque fois qu'il fait un pas, il se condamne à être ce qu'il va devenir. Et là, ça devient intéressant, parce qu'on voit que, souvent, c'est aussi malgré lui qu'il fait les choses, quoi. C'est malgré lui qu'il tue dans l'arène un joueur, c'est malgré lui qu'il fait peur à Lucy Bird, c'est malgré lui qu'il plus ou moins condamne son meilleur ami à la pendaison, c'est parce qu'il sait quoi.

  • Speaker #1

    Il fait ce qu'on lui a dit qui était la meilleure voie à suivre, et comme tu dis, c'est malgré lui, il va choisir toujours. Le mauvais choix, pour le coup, c'est un véritable anti-héros, au sens le plus premier du terme. Généralement, les anti-héros, c'est souvent... Ils font les choses parce qu'ils ont le sens aigu de la justice, de ce qu'il faut faire.

  • Speaker #0

    Il amène un changement physique dans la réelle. Ce que j'ai apprécié, c'est qu'il y a un changement physique. Il passe du bel étudiant dans la première partie au soldat anonymisé avec le crâne rasé et la plaque. Et puis, dans la dernière partie du film, on sent qu'il va repasser à ce qu'il va être plus tard, c'est-à-dire le président Snow, avec son premier meurtre qu'il assume pleinement.

  • Speaker #1

    Et en plus, et ce que j'aime bien aussi, c'est que le film t'amène avec ces trucs-là, où à la toute fin, tu sais, tu rentres dans cette, toi aussi, enfin en tout cas ça m'est arrivé, tu rentres dans cette paranoïa, tu sais, quand il pense que la fille l'a trahi. Ouais, en fait, tu vois, à la toute fin, quand il est dans cette espèce de cabane et il trouve des armes et tout, et bah, t'as aussi... En tout cas, moi, je me suis senti aussi perdu dans « Mais qui va trahir ? Est-ce qu'elle veut me trahir ou pas ? » Tu vois, où il rentre dans cette espèce de paranoïa dans laquelle il rentre. Parce que, en fait, tout le film t'amène à arriver dans ce résultat-là. Tout le film t'amène à considérer la chose comme étant trouble. Tu ne peux pas vraiment faire confiance à Lucie Gray. Tu ne peux pas faire confiance à toutes les personnes autour de toi. Et donc, voilà. Donc, c'est...

  • Speaker #0

    plein de choses comme ça et une fois de plus que je répète c'est un truc pour adolescents et il va être mon bien c'est binaire c'est à dire on a l'oiseau et le serpent on comprend très vite qui devient le serpent ensuite on a le pouvoir et la manipulation on la survie et le sacrifice l'amour et la trahison la société sa moralité on a à chaque fois tout ça qui est bien on a deux héros qui viennent pas du même monde et qui a qui n'essaient pas de créer un troisième monde. C'est ça qui est intéressant.

  • Speaker #1

    Ouais, c'est vrai, c'est ça. Ils sont pris dedans, en fait. Et ça rejoint la lecture du premier film. Tu sais, quand je te disais que c'était un peu un truc anarchiste, c'était que peu importe le système, en fait, tu mets quelqu'un sur une estrade, ça part en couille, en fait. Et que la seule solution que le film m'a dit, c'était qu'on s'isole de tous ces fous et on... On vit dans notre coin,

  • Speaker #0

    quoi. Et même comme ça, à la fin, la nature reprend le dessus, quoi. La nature du serpent reprend le dessus sur la nature de l'oiseau qui veut sa liberté et le serpent qui veut contrôler l'oiseau, quoi.

  • Speaker #1

    Ouais. Et ce que j'aime aussi, c'est que le serpent, tu te fais, ok, c'est Snow, mais en fait, le serpent, c'est l'emblème du docteur qui, jusque-là, est en scred, enfin, en arrière-plan, quoi. Mais c'est quand, à la fin, prend le rôle de mentor de Snow, fait de Snow le véritable serpent. Et pareil, tu te dis d'entrée de jeu, en fait non, c'est Snow d'office. En fait, c'est pas Snow, c'est Snow sous la tutelle de son mentor, comme dans les Hunger Games. Et un autre truc aussi que j'ai beaucoup kiffé dans les films, c'est, donc je parle à la capacité de l'écriture à user des stéréotypes de narration, on a le... La rebelle... Ça, je trouve que pour l'auteur, c'est au crédit de l'auteur, de l'écrivaine. Mais donc, t'as la rebelle classique personnage principal, donc t'as Katniss ou Lucigré, mais ça propose toujours une lecture variée. Par exemple, tu vois, Lucigré, Katniss, c'est celle qui va subir et s'offusquer. Lucigré, elle est beaucoup plus, comme je disais, beaucoup plus proactive et stratège. Par exemple, Peter Dinklage, Casca, High Bottom, qui est l'archétype du mec ivre, qui est aussi assez random, en fait. Le « Ah, je suis détruit par la société, je suis comme Amy Schlatter » . Et en fait, je trouve que la révélation finale de ce gars, elle est terrible. Où il dit « J'étais bourré, j'ai fait une blague » . Je trouve que c'est extrêmement vrai, moi, à ce moment-là. Moi, je me disais, ah, ok, ils ont pris un mec, ils ont pris Peter Nicklage, il s'est trouvé un petit tips pour faire genre, oh là là, je suis alcoolique à la morphine, un truc comme ça. Il a son petit marqueur qu'il identifie. Sauf que la raison pour laquelle il est drogué à la morphine, elle est terrible, parce qu'en fait, il a fait ce qu'on est capables tous de faire, à savoir, eh, imagine, on va penser de la manière la plus terrible possible. Je prends l'exemple de tous les gens qui ont kiffé Thanos. Parce qu'ils voulaient génocider la moitié de toute la vie dans l'univers, tu vois. d'aller dans des extrêmes comme ça c'est tellement facile un soir tu refais le monde ce qui serait bien ce serait ça et en fait là c'est un mec sa blague est devenue une réalité et il se retrouve sur les mains le sang de tout ce qu'il a fait et il refuse la médaille Pint à Corionalius parce que c'est son père qui est le pire dans le fond c'est ça et quand même c'est vraiment pas mal comme idée pareil c'est ça Je trouve que la saga est capable de faire du fanservice intelligent. Notamment, Katniss, le cigarette, c'est le plus évident. Donc, ah, c'est le même rôle de la rebelle. Elle chante, il y a la figure de l'oiseau. Mais comme je disais, t'as Casca qui est aussi en miroir avec Emish. Donc, tu sais, c'est les gars détruits par le système, complètement alcooliques pour l'un, drogués pour l'autre. Le présentateur qui est le grand-père du présentateur de Hunger Games qui a le même nom de famille. tu vois pareil, ils te reproposent les mêmes districts le Capitole et le District 12 mais tu vois des endroits différents donc tu vois, c'est faire évoquer genre tu vois toutes les mines dans le District 12 ce que je trouve hyper intéressant parce que ça te donne du fan service donc t'as envie d'aller voir ça ré-exploite les choses qui t'ont plu mais va te proposer une autre caméra et je trouve que que c'est vraiment bien foutu, et rien que le fait que les Hunger Games ont te dit « t'es dans un film Hunger Games » , il y aura des Hunger Games, mais que c'est lié à un enjeu historique, c'est-à-dire que c'est la première fois que ça devient télévisé, qu'on met en place la notion de mentor, etc. Donc ça te rend quelque chose en plus. Tu vois ce que je veux dire ? Le prochain, je sais que ce sera une autre chose, je sais que le prochain c'est... Avant, il y avait deux fois plus de... de tribus et c'est l'année où on va dire ok, on fait moitié. On divise de moitié les morts. Et je trouve ça hyper intéressant. Il y a un truc par contre que je trouve un peu décevant. Ouais, parce qu'on va pas dire que du bien non plus, mais en gros, je trouve que ça manque de violence visuelle. C'est-à-dire que dans... ça reste du tout public donc tu peux pas mettre du sang partout etc et voilà mais t'as pas besoin d'en avoir c'est pas Rambo 5 tu vois mais t'as pas besoin d'en avoir cependant quand tu regardes les scènes de violence des Hunger Games je trouve qu'elles sont assez plates et je les prends en comparaison des scènes de violence du premier film quand il commence les Hunger Games au niveau de la corde d'abondance où tout le monde se déchire où je trouve que le réalisateur il avait été très malin parce qu'il a été Les scènes ne sont pas visuellement violentes, elles sont cinématographiquement violentes. Pourquoi ? Parce qu'en fait, je dis ça parce qu'ils utilisent le seul truc qui appartient qu'au cinéma, c'est le montage. Et si tu regardes la première scène de massacre autour de la corne d'abondance, il y a la caméra qui va dans tous les sens, tu vois des mains, tu vois des trucs qui coupent un peu partout, c'est visuellement, c'est émotionnellement, par le montage, c'est violent. Ce que je trouve que là, The Wander Games, c'est bon, Il y a des grandes images. Je trouvais ça un peu plat plat. Et surtout,

  • Speaker #0

    l'arène qui est... Mais après, ça rejoint la logique de ce qu'on disait. C'est un monde qui est en reconstruction. L'arène, elle est toute défaite. Elle est toute miteuse.

  • Speaker #1

    Oui, mais c'est dans la manière de filmer. Je trouve que c'est la manière de filmer ce qui se passe. Tu ne vis pas la violence. Tu vis de la tension. Tu vis de la tension, ce qu'il n'y avait pas dans le premier. La tension, c'est comme... Enfin, tu vois, dans le premier film, il se passe des dingueries dans le... Donc, c'est la partie action, c'est dans les Hunger Games. Et puis, tu as ce qui se passe en dehors de la... Donc, genre, à la télévision, les intrigues de cours avec Snow, les... Comment on parle ça ? la rediffusion, les trucs de... Tu sais, quand on voit les mecs qui disent « Allez, on va lancer les chiens, on va lancer ci, on va faire ça » , tu vois ce que je veux dire ?

  • Speaker #0

    C'est ce qu'ils réalisent.

  • Speaker #1

    Ouais, voilà, ce qui se passe dans le stade de réalisation au niveau du film, c'est plutôt des pauses dans l'action. Alors que là, comme Snow, il est lié directement à ce qui se passe au Hunger Games, parce que sa victoire en dépend, ça permet de mettre de l'attention à ce moment-là. Mais je trouve que...

  • Speaker #0

    La violence émotionnelle qui était passée très fort dans le premier film par le montage était beaucoup plus atténuée ici. C'est un film long et très... Je crois être le film long mais généreux.

  • Speaker #1

    Là aussi, beaucoup de chansons.

  • Speaker #0

    Oui. Mais par contre, j'ai l'impression, je ne sais pas si tu as eu ce ressenti aussi, c'est que je trouve ça bien qu'ils aient fait un très long film. plutôt que de le couper en deux films comme ils ont fait pour le troisième bouquin avec le troisième et quatrième film parce qu'il n'y a pas assez pour remplir un film complet quand tu divises l'histoire en deux et au contraire là t'auras un film qui est très lourd très dense, assez long mais au moins t'as toute l'histoire en un bloc et je préfère ça que ce qu'il est divisé je regarde ce que j'ai écrit d'autre parce que pour les chers abonnés j'ai écrit un word pour donner toutes mes idées

  • Speaker #1

    maintenant on n'attend plus que la version avec Emile dont le livre est sorti il y a deux jours exactement qui m'intéresse on va savoir ce qui s'est passé durant ces deuxièmes jeux de l'expiation qui est très différent des autres Hunger Games voilà

  • Speaker #0

    bah écoute du coup toi qu'est-ce que tu attends de ce film là ?

  • Speaker #1

    Je pense que ça va être réellement un gros film d'action étant donné qu'ils sont 50 tribus et qu'on sait déjà comment Emmich a gagné c'est savoir comment il va survivre à tous les pièges qui vont être lancés, sachant que Snow n'aime pas les tribus du 12ème district et qu'il ne veut pas que... Alors est-ce qu'il est pas au juge déjà ou déjà président de Snow à ce moment-là ? on sait qu'il devient jeune président jeune donc nous en dire un peu plus sur la relation entre le 12ème district et Snow voir sa haine, si elle revient là dessus et puis oui moi je pense que ça va être un vrai film d'action assez cru je pense sur la survie totale de Amy de le voir survivre et pourquoi pas après ... de voir comment est-ce qu'il vit la victoire, comment est-ce qu'à cause de la victoire, il sombre. On sait que toute sa famille est tuée après sa victoire, et qu'il sombre et qu'il est le mentor des tribus qui vont perdre chaque année la vie. Donc comment est-ce qu'il sombre dans l'alcoolisme et la dépression ? Je pense que ça va être intéressant là-dessus.

  • Speaker #0

    Tout à fait. Alors moi, je suis d'accord avec toi, ce que j'aimerais, c'est « ça n'arrivera pas » . Mais je trouve que ce serait génial que le film, pour le coup, soit arrêté de art. Parce qu'en fait, t'as ce côté, ah là là, Hunger Games, c'est violent. Et on te le montre. On te dit, pas besoin de gore, de boyaux au sol, mais t'as du sang. Quand t'as une lame, c'est comme ce côté cru, ce côté guéria, ce côté... Une vraie violence émotionnelle, mais aussi un peu graphique. pour, pas forcément esthétiser, mais que tu la vives en premier plan, le public a grandi, le public a mûri, tu ne vas pas chercher des gamins de 16 ans maintenant avec un Hunger Games, peut-être que si, mais voilà. Je pense que, et s'ils arrivent à faire ça, c'est-à-dire à proposer une vraie narration complètement différente, et pas tomber dans ce que Marvel a fait, c'est-à-dire une uniformisation visuelle de l'ensemble des films, ce que ce préquel est un peu par rapport aux trois premiers. Là, franchement, pour moi, je dirais chapeau, parce que ça veut dire que, vas-y, on se permet de changer de ton, comment on arrive à changer de ton, tout en gardant ce qui fait notre identité visuelle, ce qu'ils ont réussi à faire à l'écriture. Et là, ouais, tu peux pas mettre un mec comme ça, tu dois montrer comment un mec comme Emiche s'est fait détruire par la guerre, mais du coup, il faut montrer la guerre.

  • Speaker #1

    Ouais, ouais.

  • Speaker #0

    Tu vois ? Pour survivre à la guerre, il faut devenir à la guerre. Ça doit être du Rambo. Ça doit être du Rambo. Force Blood slash Rambo V, qui était cru, trop, mais qui était cru. Et ouais, effectivement, de le voir se détruire petit à petit parce que les jeux l'ont fait. Ce serait beau. Voilà, je suis assez repas de fond.

  • Speaker #1

    Il y a un salon de lecture. Il y a vol. Moi pour le prochain Trekking Story, je te propose Premier Contact de Denis Villeneuve.

  • Speaker #0

    Ah bah oui, un de l'autre, super.

  • Speaker #1

    Pour revenir un petit peu à nos basiques, Star Trek est le premier contact, et comment est-ce que Denis Villeneuve traite ce thème avec ses octopodes. Non, pas avec Judy Foster, avec Amy Adams, Denis Villeneuve.

  • Speaker #0

    Oui, oui, oui, je vais le voir, je vais le voir. Oui, oui, oui, je vois, je vois,

  • Speaker #1

    je vois. Tout ça est amené. On revient un petit peu aux basiques. J'ai été ravi de faire un petit coup ce tour à Panem avec toi. Et n'oubliez pas de commenter, de liker et de nous dire ce que vous pensez de la saga Hunger Games. Si vous avez lu le dernier livre, de nous dire ce qui s'y passe. Moi, je suis très preneur. Je m'en fous des spoils. Et puis, qu'est-ce qu'on peut te souhaiter pour les 15 jours qui arrivent ? Calme. Très bien. Calme. Et bien, on fait ça avec du calme. Et bien, sur ce, à bientôt. Allez. Ciao.

  • Speaker #0

    Bisous. Ciao.

Description

Disclaimer
Avant de commencer, nous tenions à vous informer que nous avons rencontré quelques problèmes de son pendant l'enregistrement de cet épisode. Nous vous remercions pour votre compréhension et espérons que vous apprécierez tout de même notre discussion passionnée.
Émission présentée par Arcady Picardi et Cyril Mickaël
Dans cet épisode, je retrouve Arcadie pour plonger dans l’univers de Hunger Games : La Ballade du Serpent et de l’Oiseau Chanteur. On revient sur l’histoire, les personnages, les thèmes du film et comment il enrichit la saga originale. Entre analyses, théories et impressions à chaud, on vous dit tout sur cette préquelle captivante !

Alors, installez-vous confortablement et rejoignez-nous pour ce voyage dans Panem ! 🔥🎧

Bonne écoute ! 🎬✨


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    bonjour et bienvenue dans Trek Historia bonjour Arkady comment ça va ça va Cyril et toi comment ça se passe et ben ça se passe très bien on finit bientôt le travail bientôt les vacances bientôt les vacances dans deux semaines ah tu pars où ?

  • Speaker #1

    nulle part je serai juste les moi mais il n'y aura pas de boulot je me fais je m'octroie un peu de repos là ah bah tu as bien raison

  • Speaker #0

    et ben nous on va continuer je sature encore non tu satures là maintenant tu ne parles plus en auto tune mais tu as ça sur la voilà on va commencer notre notre voie finir notre notre clique

  • Speaker #1

    sur je prends la part je prends la main donc cette fois ci on termine notre review de la saga des films hunger game pas des bouquins donc avec le préquel hunger game la balade du serpent et de l'oiseau champ sorti en 2023 réalisé par francis laurent ça va juste vérifier quelques choses qui est le gars qui avait fait tous les hunger games avant donc c'est le même réal voilà donc 2023 tiré du film qui a été écrit en 2020 et moi c'est en fait c'est le film qui me donne le plus envie de parler par rapport Ausha la première trilogie un cadre illogique puisque le dernier livre avait été divisé en deux bouquins, en deux films. C'est qu'en fait, c'est quand j'ai vu le préquel que je me suis donné envie de revoir les premiers. Donc, la première quadrilogie, c'était sympa sans plus, mais c'était sympa. Et en voyant le préquel, je me suis dit, ah putain, il y a quand même pas mal de bonnes choses. Et ça m'a redonné envie de revoir les premiers films et d'y voir avec un œil franchement positif les qualités. qui à l'époque, j'avais un peu, je m'étais un peu passé sous le nez parce que ça ne me parlait pas plus que ça. Première question.

  • Speaker #0

    Est-ce qu'on résumerait pas un peu l'univers d'Hunger Games pour ceux qui n'ont pas écouté les deux premiers podcasts sur le sujet ?

  • Speaker #1

    Vas-y, tu te lances ou je me lance ?

  • Speaker #0

    Je me lance. Les Hunger Games, c'est un jeu qui est lancé chaque année dans une Amérique dystopique qui est divisé en 13 tribus pour punir les autres tribus de s'être soulevés contre la tribu numéro 1. De la tribu, là, je sais plus comment ils appellent ça, là...

  • Speaker #1

    Le Capitole.

  • Speaker #0

    Voilà, le Capitole.

  • Speaker #1

    Tu refais de l'autotune.

  • Speaker #0

    Je refais de l'autotune, ouais. Mais alors, c'est que chez toi.

  • Speaker #1

    Ok, désolé.

  • Speaker #0

    Donc, bah, c'est pas grave.

  • Speaker #1

    Bah, tant pis.

  • Speaker #0

    Et du coup, chaque année, on se fait sacrifier des enfants à un jeu télévisuel pour savoir... pour punir les autres districts de s'être rebellés. Voilà. Pour le pitch d'Hunger Games.

  • Speaker #1

    Voilà. Et le préquel prend place plusieurs années avant. 60 ans avant les 4 premiers films.

  • Speaker #0

    C'est pour les

  • Speaker #1

    10e Hunger Games. Donc 10 ans après la révolte entre les gens des districts et le capital. Et on suit Snow, le président Snow, mais quand il est jeune. Et donc, on suit à une période très particulière, très charnière de l'histoire de Hunger Games, qui est un moment où les Hunger Games, ça commence à tomber un peu en... On s'en fout un peu, et en fait, le Capitole essaye de redynamiser la formule. Et voilà. Et donc, il se passe tout un tas de trucs que je trouvais assez intéressants. Alors, première chose, est-ce que t'as kiffé ou pas ?

  • Speaker #0

    Oui, j'ai beaucoup aimé la narration en trois parties, en trois actes bien distincts. D'ailleurs, il y a des sous-titres, il y a des titres pour chacune des parties. C'est toujours intéressant de voir comment un personnage chante du côté obscur de la force. C'est toujours stimulant et cette fois-ci, ce n'est pas binaire. C'est-à-dire qu'il n'est pas méchant parce qu'il est méchant. Il est un antagoniste parce qu'il a des bonnes raisons de l'être. Selon lui et selon sa logique à lui. Et j'ai trouvé ça plus qu'intéressant de centrer le film sur lui et sa relation avec Lucy Greybird, qui est un oiseau de nuit qui aurait pu le faire basculer du côté lumineux de la force, mais qui l'a entraîné, malgré elle-même, à choisir la voie qu'il va choisir dans les films après qu'on verra d'Hunger Games.

  • Speaker #1

    Tout à fait. Moi j'ai kiffé, j'ai vraiment kiffé. La première chose c'est que, un truc dont je me suis rendu compte en revoyant le premier, c'est que les cinq films sont un peu d'un niveau de qualité technique un peu équivalent, à part qu'il y a plus de budget. Il y a moins de budget pour le premier et plus pour les autres. Mais en soi, je trouve que tu peux tous les mater. Tu n'as pas un gap technique comme avec un Star Wars, par exemple. Tu passes l'épisode 3, puis tu vas dans l'épisode 4, tu fais « Ah ouais, c'est vrai. » Il y a 20 ans qui est passé. Et du coup, déjà, je trouve que ça fait vraiment une forme d'unité visuelle. Ensuite, il y a plein de thèmes qui sont abordés. Enfin, plein de thèmes. Ce que j'aimais bien, par exemple, ce que tu disais sur le côté nuancé du côté lumineux de la force et sombre de la force, ça aussi, je trouvais ça intéressant, parce que tu vois vraiment le côté binaire qu'il y avait dans la saga Hunger Games, qui est... T'as les méchants du Capitole, et puis les gentils pauvres, machin, et puis on te dit, comme disait Balavoine, il suffit pas d'être pauvre pour être honnête. En fait, même si c'est un peu contrebalancé avec la grande méchante de la fin, ça reste quand même des individus qui sont foncièrement en train de faire de la merde. Alors que dans celui-là, c'est des individus pervertis par le système. Tu vois ce que je veux dire ?

  • Speaker #0

    Ils veulent le changer. Le premier acte du film, ils veulent vraiment changer le système.

  • Speaker #1

    Au contraire, pour moi, il est en plein dedans. Il joue avec les règles, et les règles du système, c'est lui, il veut la médaille de Plint, il veut sortir la famille de la rue, potentielle. Et en fait, c'est qu'on te montre que, c'est là que c'est intéressant, c'est qu'au sein même du Capitole, il y a une espèce de compétition d'Hunger Games, c'est dans leur... C'est dans leur...

  • Speaker #0

    Dans leur nature.

  • Speaker #1

    Ouais, c'est dans la nature, c'est leur manière de réfléchir de base, le Hunger Games. Tu comprends que c'est un univers de compétition extrême, comme ça qu'ils ne pouvaient qu'envisager même l'existence d'un système aussi violent que le Hunger Games, et aussi brutal. Puisqu'ils sont comme ça, c'est la compétition à celui qui aura la bourse, à celui qui sera le plus riche et qui lui peut se permettre de dire ce qu'il veut, tu vois ? Et du coup, ça fait que tous les personnages sont... des victimes du système. Lucie Gray est une victime du système parce que, pareil aussi, elle n'est pas gentille, elle est manipulatrice, elle aussi. Oui. Elle est très consciente, en tout cas, quand je dis manipulatrice, elle est consciente des enjeux et donc va faire ce qu'il faut pour mettre en place les moyens de sa survie. Là où Katniss, par exemple, allait plus subir tout ce qui lui arrivait et s'en offusquer. Au final, Katniss, quand tu regardes le seul moment, il y a quelques rares moments où elle... Le seul moment où elle comprend les enjeux et qu'elle décide d'interagir, c'est à la toute fin, c'est son dernier acte, quand elle décide de buter la présidente. Jusque-là, elle a plutôt des réactions sincères à tout ce qui lui arrive, et à la fin, elle devient véritablement proactive sur la géopolitique, sur tout ce qui va se passer.

  • Speaker #0

    Alors avant de parler de l'histoire, est-ce qu'on parlerait pas de la mise en scène et des décors ? J'ai trouvé ça intéressant ce côté ré-profit, années 70, URSS, que nous propose la Pan Am en construction. Tout est bien pensé. On va retrouver des éléments qu'on retrouvera dans le futur de Pan Am, mais en construction. On sent que le film, comme les Hunger Games, sont en construction. sont quelque chose qui sont en évolution, comme les personnages. La mise en scène fait que tout est en évolution constante. Oui,

  • Speaker #1

    tout à fait. D'ailleurs, il y a un truc en plus que je trouvais assez génial, parce que... Je vais poser les termes. Je considère que j'attends le prochain film avec impatience, parce que si le prochain film corrobore ma théorie, Hunger Games est réussi. aura réussi là où Harry Potter aura échoué en termes de meilleure adaptation de livres jeunesse au cinéma. Alors, c'est-à-dire qu'en gros, déjà, Harry Potter, il essuyait les plâtres, donc il fallait un peu mettre en place le business model, l'argent, la thune et tout ça. Mais en gros, les films Harry Potter, les adaptations des bouquins, on retirait pas mal d'éléments, on essayait d'en faire des scénarios, et notamment, t'as toutes les... toute l'histoire des maraudeurs qui sont passés sous silence, l'histoire des elfes de maison qui sont passés sous silence, on essaie de faire un peu avec ce qu'on a sous la main. Avec Hunger Games, au contraire, de ce que j'ai compris, parce que je connais des personnes qui ont les livres à qui j'ai pu poser des questions, en fait, le cinéma, Le médium cinématographique apporte une lecture supplémentaire aux propos initials des bouquins. Et je donne un exemple, les costumes. Les vêtements dans Hunger Games, la première saga, sont extrêmement exubérants dans le Capitole, au point d'en être ridicules, tu vois, avec des barbes à la con, des trucs comme ça. Et ça, c'est pas quelque chose qu'un livre permet d'expliciter avec autant de force. Tu vois, un livre, il va juste dire c'est exubérant, mais il faut le voir. Et ça, il n'y a que le cinéma qui peut te l'apporter. Tu vois ce que je veux dire ? Deuxièmement, il y a un truc que dans le film, ici, ils ont mis, et je ne pense pas que ce soit dans les bouquins, là j'invite les gens qui ont lu le livre à me confirmer ou à me confirmer dans les commentaires, c'est, tu vas le voir, pour reprendre ce que tu dis, donc tu as le côté URSS post-70, et tu as les costumes. Quand tu regardes dans les costumes, ils ont des costumes un peu chelous. Tu vois, genre des espèces de robes, de magistrats, tu vois, des trucs comme ça. Cependant, c'est quand même assez soft quand tu regardes ce qui se passe dans le Capitole, dans Hunger Games, premier du nom. On est d'accord, ça reste assez sobre. Et en fait, le seul personnage de tout le film qui a un costume qui pourrait avoir sa place dans la trilogie originale, c'est celui du docteur Voluma Gold, la grande méchante. La meuf qui prépare les pièges de Hunger Games. et qui, en fait, deviendra le mentor de Snow à la fin du film, à partir du moment où lui aura emprassé pleinement la mentalité de la femme, du docteur, et sa vision. Et en fait, en gros, tu peux le voir comme, quand elle trouve Snow, elle a trouvé le champion qui va modeler le monde à son image. Tu vois, et en fait, ce qui se passe, c'est que, en tout cas, c'est ma lecture personnelle, que seul le visuel peut apporter, c'est que... Le Capitole, en plus à ce moment-là du film, ils avaient commencé un peu à en avoir marre d'Hunger Games. Ça n'avait plus autant de force que ça avait à l'époque, parce que tout le principe du mentor, c'est pour un peu rebooster, ça passe à la télé, c'est un peu pour rebooster les jeux. Et en fait, les gens étaient prêts à changer de mentalité. Et les gens avec le Dr. Voluma et Cole et avec Snow, en fait... Les gens ont changé de mentalité en affirmant la volonté de Hunger Games. Et du coup, en étant empoisonnés complètement, toute la mentalité a été changée. Le futur est à l'image du Dr. Goll, donc de la grande méchante. L'extravagance des habitants du Capitole, c'est l'extravagance du Dr. Goll. Tu vois ce que je veux dire ?

  • Speaker #0

    Ouais, qui surjoue, mais alors qui cabotine tout le long.

  • Speaker #1

    Ouais, mais qui cabotine comme... Tout le monde dans le capitole cabotine, quand tu vois la meuf, je ne sais plus comment elle s'appelle, celle qui accompagne Cathy Severdeen et Pita, elle est aussi en mode très exubérante.

  • Speaker #0

    Un petit piquet, un truc comme ça.

  • Speaker #1

    Tu vois, donc ils ont tous ce côté un petit peu... Et puis c'est pour les gamins, c'est pour les ados, donc allez, qu'ils s'amusent, quoi. Et en fait, c'est ça que je trouve assez fort, en fait. C'est qu'il n'y a que le cinéma, il n'y a que la version cinéma qui apporte cette lecture supplémentaire. Apparemment, tu vois, je t'avais dit dans les premiers bouquins, t'es dans la tête de Katniss et du coup, tu comprends tous ces cheminements de pensée dans les films. Il y a toujours des petites lignes de dialogue qui la remettent en place au sein de l'univers dans lequel elle évolue. Par exemple, Mich qui lui dit mais en fait, lui, Pita, il fait ce qu'il faut pour avoir des sponsors et de la sympathie pour avoir des sponsors et toi, ma vieille, t'en es pas capable, en fait. Tu vois, et c'est ce qu'il y a que les films qui apportent ça. Et dans Harry Potter, à part un environnement visuel, l'adaptation des livres en film subit pas mal de coupes, tu vois. Mais c'est normal, ça a essuyé les plâtres, donc voilà. Et je trouve que ça se voit beaucoup. Donc voilà.

  • Speaker #0

    Et si on fait la narration maintenant ? La façon de raconter l'histoire en trois parties.

  • Speaker #1

    Ok, vas-y, développe, parce que moi ça ne m'a pas... pas marqué ce truc-là, spécifiquement que ça soit développé en trois parties. Qu'est-ce que tu voudrais dire par rapport à ça ?

  • Speaker #0

    Le film a vraiment trois actes, c'est-à-dire qu'on a le début avec les ambitions de Snow et le début des Hunger Games et la fin des Hunger Games, les conséquences des Hunger Games en deuxième partie, avec les nouvelles motivations de Snow à vouloir vivre une relation d'amour avec Lucy Gray, et puis on a la dernière partie avec sa désillusion ... où il s'aperçoit qu'il ne pourra jamais être ce qu'il est, c'est-à-dire un assassin cérébral, quelqu'un qui est dévoré par son ambition, et qu'il ne pourra jamais fuir comme il lui propose de fuir Lucy Bird. dans la nature et se faire oublier. Il a vraiment ce besoin de reconnaissance. Donc le jeu peut se découper en trois parties comme ça.

  • Speaker #1

    Et en plus, pour moi, il y a ce truc, il y a un petit coup de génie. Un coup de génie, oui. Et à nouveau, c'est cinématographique. C'est que, et qui à nouveau est visuel, c'est qu'en en faisant un soldat, ça c'est dans le bouquin, il devient un soldat, je crois, dans la deuxième partie. Et bien en fait, ils rajoutent quelque chose de plus, c'est que dans les premiers films, les soldats c'était un peu des stormtroopers, ils sont moralement faciles à buter parce qu'ils sont à ne minimiser. Ils ont un casque, on ne voit pas leur visage, c'est juste des bonhommes qu'on va taper. Contrairement aux victimes de Hunger Games, dont tu vois les yeux en larmes moyant en train de souffrir, peu importe qui en fait partie, tout le monde est victime. Et comme Snow rejoint ce groupe-là, tu vois que c'est des gars qui sont aussi dans le système, dans ce système fascisant, qui sont aussi des êtres humains, en fait. Et du coup, c'est un truc en plus que le film va apporter, que j'aime beaucoup aimer dans cette partie-là. Et en plus, pour compléter ce que tu dis, par rapport à la fin où il... ... Il est trop dévoré par l'ambition. Pour moi, c'est... Il n'est pas dévoré par l'ambition. Enfin, oui, mais c'est... Tu ne changes pas qui tu es, tu ne changes pas ce que le système a fait de toi. Parce qu'au final... Oui, mais c'est surtout parce que tous les personnages sont des victimes du système. Donc, en fait, quand tu regardes bien, lui, pourquoi il veut trahir, il veut être ambitieux, il veut machin ? Mais parce qu'il a grandi dans un système où c'était le seul moyen d'exister. avec notamment le pinacle qui est la bourse Blint. Tu vois, il fait tout ça pour avoir la bourse, pour pouvoir mettre sa famille à l'abri. N'oublions pas que c'est ça son ambition. C'est pas juste qu'il veut gouverner le monde, il veut protéger sa famille. Et s'il a du mal à partir avec Lucie Grace, c'est parce que, Lucie Bird, c'est parce que justement, il a encore sa grand-mère et sa cousine, tu vois, au Capitole. Et donc...

  • Speaker #0

    Jusqu'à trahir ses genoux, son meilleur ami, quoi.

  • Speaker #1

    Exactement, parce qu'il a besoin de jouer suivant les règles pour pouvoir obtenir ce qu'il désire, parce qu'on lui fait croire qu'il n'y a pas d'autre option. Et l'autre option dans les films étant la Révolution, qui est présentée dans la première saga du Gemme au cœur. Et en fait, ça, c'est un truc sur lequel je veux rebondir, c'est ce que j'aime avec cette saga, c'est qu'elle utilise tous des archétypes qui sont... J'en parlais déjà dans la vidéo précédente. qui sont éculés au possible, mais apportent une lecture supplémentaire, une lecture différente, qui rend la chose intéressante. Moi, le fait qu'on me dit au début, en fait, Snow, c'était un gentil, mais il est devenu méchant, c'est le genre de truc qui me fait chier. Parce que j'aime bien que le mec, il soit cynique, il soit un vrai méchant, comme t'as le docteur, tu vois.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #1

    Mais pourtant, le fait qu'il soit maintenu par son système, dévoré d'ambition, quand même prêt à tout, pour faire tout ce qu'il veut, pour avoir... pour obtenir ce qu'il veut et tout ça, ça ne fait pas de lui une pauvre petite brebis égarée, ça fait de lui quelqu'un qui n'est plus capable de revenir en arrière. Et ça, ça change tout. Tu vois ce que je veux dire ?

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #1

    Ce n'est pas j'étais gentil, j'ai été perverti, c'était je suis dans cette voie-là et malgré tous les bons sentiments que je peux avoir, toutes les bonnes actions que je peux avoir, je suis trop loin dans cette voie que pour pouvoir revenir en arrière. et il suffisait juste de la petite poussée supplémentaire pour que je me perde complètement. Et ça, c'est un truc, tu vois, et ça, c'est un truc pour... À nouveau, on parle de littérature pour adolescents.

  • Speaker #0

    Eh bien, on a vraiment l'impression de la destinée. La destinée maudite. Chaque pas qu'il fait l'éloigne de ce qui pourrait être différent. Et à chaque fois qu'il fait un pas, il se condamne à être ce qu'il va devenir. Et là, ça devient intéressant, parce qu'on voit que, souvent, c'est aussi malgré lui qu'il fait les choses, quoi. C'est malgré lui qu'il tue dans l'arène un joueur, c'est malgré lui qu'il fait peur à Lucy Bird, c'est malgré lui qu'il plus ou moins condamne son meilleur ami à la pendaison, c'est parce qu'il sait quoi.

  • Speaker #1

    Il fait ce qu'on lui a dit qui était la meilleure voie à suivre, et comme tu dis, c'est malgré lui, il va choisir toujours. Le mauvais choix, pour le coup, c'est un véritable anti-héros, au sens le plus premier du terme. Généralement, les anti-héros, c'est souvent... Ils font les choses parce qu'ils ont le sens aigu de la justice, de ce qu'il faut faire.

  • Speaker #0

    Il amène un changement physique dans la réelle. Ce que j'ai apprécié, c'est qu'il y a un changement physique. Il passe du bel étudiant dans la première partie au soldat anonymisé avec le crâne rasé et la plaque. Et puis, dans la dernière partie du film, on sent qu'il va repasser à ce qu'il va être plus tard, c'est-à-dire le président Snow, avec son premier meurtre qu'il assume pleinement.

  • Speaker #1

    Et en plus, et ce que j'aime bien aussi, c'est que le film t'amène avec ces trucs-là, où à la toute fin, tu sais, tu rentres dans cette, toi aussi, enfin en tout cas ça m'est arrivé, tu rentres dans cette paranoïa, tu sais, quand il pense que la fille l'a trahi. Ouais, en fait, tu vois, à la toute fin, quand il est dans cette espèce de cabane et il trouve des armes et tout, et bah, t'as aussi... En tout cas, moi, je me suis senti aussi perdu dans « Mais qui va trahir ? Est-ce qu'elle veut me trahir ou pas ? » Tu vois, où il rentre dans cette espèce de paranoïa dans laquelle il rentre. Parce que, en fait, tout le film t'amène à arriver dans ce résultat-là. Tout le film t'amène à considérer la chose comme étant trouble. Tu ne peux pas vraiment faire confiance à Lucie Gray. Tu ne peux pas faire confiance à toutes les personnes autour de toi. Et donc, voilà. Donc, c'est...

  • Speaker #0

    plein de choses comme ça et une fois de plus que je répète c'est un truc pour adolescents et il va être mon bien c'est binaire c'est à dire on a l'oiseau et le serpent on comprend très vite qui devient le serpent ensuite on a le pouvoir et la manipulation on la survie et le sacrifice l'amour et la trahison la société sa moralité on a à chaque fois tout ça qui est bien on a deux héros qui viennent pas du même monde et qui a qui n'essaient pas de créer un troisième monde. C'est ça qui est intéressant.

  • Speaker #1

    Ouais, c'est vrai, c'est ça. Ils sont pris dedans, en fait. Et ça rejoint la lecture du premier film. Tu sais, quand je te disais que c'était un peu un truc anarchiste, c'était que peu importe le système, en fait, tu mets quelqu'un sur une estrade, ça part en couille, en fait. Et que la seule solution que le film m'a dit, c'était qu'on s'isole de tous ces fous et on... On vit dans notre coin,

  • Speaker #0

    quoi. Et même comme ça, à la fin, la nature reprend le dessus, quoi. La nature du serpent reprend le dessus sur la nature de l'oiseau qui veut sa liberté et le serpent qui veut contrôler l'oiseau, quoi.

  • Speaker #1

    Ouais. Et ce que j'aime aussi, c'est que le serpent, tu te fais, ok, c'est Snow, mais en fait, le serpent, c'est l'emblème du docteur qui, jusque-là, est en scred, enfin, en arrière-plan, quoi. Mais c'est quand, à la fin, prend le rôle de mentor de Snow, fait de Snow le véritable serpent. Et pareil, tu te dis d'entrée de jeu, en fait non, c'est Snow d'office. En fait, c'est pas Snow, c'est Snow sous la tutelle de son mentor, comme dans les Hunger Games. Et un autre truc aussi que j'ai beaucoup kiffé dans les films, c'est, donc je parle à la capacité de l'écriture à user des stéréotypes de narration, on a le... La rebelle... Ça, je trouve que pour l'auteur, c'est au crédit de l'auteur, de l'écrivaine. Mais donc, t'as la rebelle classique personnage principal, donc t'as Katniss ou Lucigré, mais ça propose toujours une lecture variée. Par exemple, tu vois, Lucigré, Katniss, c'est celle qui va subir et s'offusquer. Lucigré, elle est beaucoup plus, comme je disais, beaucoup plus proactive et stratège. Par exemple, Peter Dinklage, Casca, High Bottom, qui est l'archétype du mec ivre, qui est aussi assez random, en fait. Le « Ah, je suis détruit par la société, je suis comme Amy Schlatter » . Et en fait, je trouve que la révélation finale de ce gars, elle est terrible. Où il dit « J'étais bourré, j'ai fait une blague » . Je trouve que c'est extrêmement vrai, moi, à ce moment-là. Moi, je me disais, ah, ok, ils ont pris un mec, ils ont pris Peter Nicklage, il s'est trouvé un petit tips pour faire genre, oh là là, je suis alcoolique à la morphine, un truc comme ça. Il a son petit marqueur qu'il identifie. Sauf que la raison pour laquelle il est drogué à la morphine, elle est terrible, parce qu'en fait, il a fait ce qu'on est capables tous de faire, à savoir, eh, imagine, on va penser de la manière la plus terrible possible. Je prends l'exemple de tous les gens qui ont kiffé Thanos. Parce qu'ils voulaient génocider la moitié de toute la vie dans l'univers, tu vois. d'aller dans des extrêmes comme ça c'est tellement facile un soir tu refais le monde ce qui serait bien ce serait ça et en fait là c'est un mec sa blague est devenue une réalité et il se retrouve sur les mains le sang de tout ce qu'il a fait et il refuse la médaille Pint à Corionalius parce que c'est son père qui est le pire dans le fond c'est ça et quand même c'est vraiment pas mal comme idée pareil c'est ça Je trouve que la saga est capable de faire du fanservice intelligent. Notamment, Katniss, le cigarette, c'est le plus évident. Donc, ah, c'est le même rôle de la rebelle. Elle chante, il y a la figure de l'oiseau. Mais comme je disais, t'as Casca qui est aussi en miroir avec Emish. Donc, tu sais, c'est les gars détruits par le système, complètement alcooliques pour l'un, drogués pour l'autre. Le présentateur qui est le grand-père du présentateur de Hunger Games qui a le même nom de famille. tu vois pareil, ils te reproposent les mêmes districts le Capitole et le District 12 mais tu vois des endroits différents donc tu vois, c'est faire évoquer genre tu vois toutes les mines dans le District 12 ce que je trouve hyper intéressant parce que ça te donne du fan service donc t'as envie d'aller voir ça ré-exploite les choses qui t'ont plu mais va te proposer une autre caméra et je trouve que que c'est vraiment bien foutu, et rien que le fait que les Hunger Games ont te dit « t'es dans un film Hunger Games » , il y aura des Hunger Games, mais que c'est lié à un enjeu historique, c'est-à-dire que c'est la première fois que ça devient télévisé, qu'on met en place la notion de mentor, etc. Donc ça te rend quelque chose en plus. Tu vois ce que je veux dire ? Le prochain, je sais que ce sera une autre chose, je sais que le prochain c'est... Avant, il y avait deux fois plus de... de tribus et c'est l'année où on va dire ok, on fait moitié. On divise de moitié les morts. Et je trouve ça hyper intéressant. Il y a un truc par contre que je trouve un peu décevant. Ouais, parce qu'on va pas dire que du bien non plus, mais en gros, je trouve que ça manque de violence visuelle. C'est-à-dire que dans... ça reste du tout public donc tu peux pas mettre du sang partout etc et voilà mais t'as pas besoin d'en avoir c'est pas Rambo 5 tu vois mais t'as pas besoin d'en avoir cependant quand tu regardes les scènes de violence des Hunger Games je trouve qu'elles sont assez plates et je les prends en comparaison des scènes de violence du premier film quand il commence les Hunger Games au niveau de la corde d'abondance où tout le monde se déchire où je trouve que le réalisateur il avait été très malin parce qu'il a été Les scènes ne sont pas visuellement violentes, elles sont cinématographiquement violentes. Pourquoi ? Parce qu'en fait, je dis ça parce qu'ils utilisent le seul truc qui appartient qu'au cinéma, c'est le montage. Et si tu regardes la première scène de massacre autour de la corne d'abondance, il y a la caméra qui va dans tous les sens, tu vois des mains, tu vois des trucs qui coupent un peu partout, c'est visuellement, c'est émotionnellement, par le montage, c'est violent. Ce que je trouve que là, The Wander Games, c'est bon, Il y a des grandes images. Je trouvais ça un peu plat plat. Et surtout,

  • Speaker #0

    l'arène qui est... Mais après, ça rejoint la logique de ce qu'on disait. C'est un monde qui est en reconstruction. L'arène, elle est toute défaite. Elle est toute miteuse.

  • Speaker #1

    Oui, mais c'est dans la manière de filmer. Je trouve que c'est la manière de filmer ce qui se passe. Tu ne vis pas la violence. Tu vis de la tension. Tu vis de la tension, ce qu'il n'y avait pas dans le premier. La tension, c'est comme... Enfin, tu vois, dans le premier film, il se passe des dingueries dans le... Donc, c'est la partie action, c'est dans les Hunger Games. Et puis, tu as ce qui se passe en dehors de la... Donc, genre, à la télévision, les intrigues de cours avec Snow, les... Comment on parle ça ? la rediffusion, les trucs de... Tu sais, quand on voit les mecs qui disent « Allez, on va lancer les chiens, on va lancer ci, on va faire ça » , tu vois ce que je veux dire ?

  • Speaker #0

    C'est ce qu'ils réalisent.

  • Speaker #1

    Ouais, voilà, ce qui se passe dans le stade de réalisation au niveau du film, c'est plutôt des pauses dans l'action. Alors que là, comme Snow, il est lié directement à ce qui se passe au Hunger Games, parce que sa victoire en dépend, ça permet de mettre de l'attention à ce moment-là. Mais je trouve que...

  • Speaker #0

    La violence émotionnelle qui était passée très fort dans le premier film par le montage était beaucoup plus atténuée ici. C'est un film long et très... Je crois être le film long mais généreux.

  • Speaker #1

    Là aussi, beaucoup de chansons.

  • Speaker #0

    Oui. Mais par contre, j'ai l'impression, je ne sais pas si tu as eu ce ressenti aussi, c'est que je trouve ça bien qu'ils aient fait un très long film. plutôt que de le couper en deux films comme ils ont fait pour le troisième bouquin avec le troisième et quatrième film parce qu'il n'y a pas assez pour remplir un film complet quand tu divises l'histoire en deux et au contraire là t'auras un film qui est très lourd très dense, assez long mais au moins t'as toute l'histoire en un bloc et je préfère ça que ce qu'il est divisé je regarde ce que j'ai écrit d'autre parce que pour les chers abonnés j'ai écrit un word pour donner toutes mes idées

  • Speaker #1

    maintenant on n'attend plus que la version avec Emile dont le livre est sorti il y a deux jours exactement qui m'intéresse on va savoir ce qui s'est passé durant ces deuxièmes jeux de l'expiation qui est très différent des autres Hunger Games voilà

  • Speaker #0

    bah écoute du coup toi qu'est-ce que tu attends de ce film là ?

  • Speaker #1

    Je pense que ça va être réellement un gros film d'action étant donné qu'ils sont 50 tribus et qu'on sait déjà comment Emmich a gagné c'est savoir comment il va survivre à tous les pièges qui vont être lancés, sachant que Snow n'aime pas les tribus du 12ème district et qu'il ne veut pas que... Alors est-ce qu'il est pas au juge déjà ou déjà président de Snow à ce moment-là ? on sait qu'il devient jeune président jeune donc nous en dire un peu plus sur la relation entre le 12ème district et Snow voir sa haine, si elle revient là dessus et puis oui moi je pense que ça va être un vrai film d'action assez cru je pense sur la survie totale de Amy de le voir survivre et pourquoi pas après ... de voir comment est-ce qu'il vit la victoire, comment est-ce qu'à cause de la victoire, il sombre. On sait que toute sa famille est tuée après sa victoire, et qu'il sombre et qu'il est le mentor des tribus qui vont perdre chaque année la vie. Donc comment est-ce qu'il sombre dans l'alcoolisme et la dépression ? Je pense que ça va être intéressant là-dessus.

  • Speaker #0

    Tout à fait. Alors moi, je suis d'accord avec toi, ce que j'aimerais, c'est « ça n'arrivera pas » . Mais je trouve que ce serait génial que le film, pour le coup, soit arrêté de art. Parce qu'en fait, t'as ce côté, ah là là, Hunger Games, c'est violent. Et on te le montre. On te dit, pas besoin de gore, de boyaux au sol, mais t'as du sang. Quand t'as une lame, c'est comme ce côté cru, ce côté guéria, ce côté... Une vraie violence émotionnelle, mais aussi un peu graphique. pour, pas forcément esthétiser, mais que tu la vives en premier plan, le public a grandi, le public a mûri, tu ne vas pas chercher des gamins de 16 ans maintenant avec un Hunger Games, peut-être que si, mais voilà. Je pense que, et s'ils arrivent à faire ça, c'est-à-dire à proposer une vraie narration complètement différente, et pas tomber dans ce que Marvel a fait, c'est-à-dire une uniformisation visuelle de l'ensemble des films, ce que ce préquel est un peu par rapport aux trois premiers. Là, franchement, pour moi, je dirais chapeau, parce que ça veut dire que, vas-y, on se permet de changer de ton, comment on arrive à changer de ton, tout en gardant ce qui fait notre identité visuelle, ce qu'ils ont réussi à faire à l'écriture. Et là, ouais, tu peux pas mettre un mec comme ça, tu dois montrer comment un mec comme Emiche s'est fait détruire par la guerre, mais du coup, il faut montrer la guerre.

  • Speaker #1

    Ouais, ouais.

  • Speaker #0

    Tu vois ? Pour survivre à la guerre, il faut devenir à la guerre. Ça doit être du Rambo. Ça doit être du Rambo. Force Blood slash Rambo V, qui était cru, trop, mais qui était cru. Et ouais, effectivement, de le voir se détruire petit à petit parce que les jeux l'ont fait. Ce serait beau. Voilà, je suis assez repas de fond.

  • Speaker #1

    Il y a un salon de lecture. Il y a vol. Moi pour le prochain Trekking Story, je te propose Premier Contact de Denis Villeneuve.

  • Speaker #0

    Ah bah oui, un de l'autre, super.

  • Speaker #1

    Pour revenir un petit peu à nos basiques, Star Trek est le premier contact, et comment est-ce que Denis Villeneuve traite ce thème avec ses octopodes. Non, pas avec Judy Foster, avec Amy Adams, Denis Villeneuve.

  • Speaker #0

    Oui, oui, oui, je vais le voir, je vais le voir. Oui, oui, oui, je vois, je vois,

  • Speaker #1

    je vois. Tout ça est amené. On revient un petit peu aux basiques. J'ai été ravi de faire un petit coup ce tour à Panem avec toi. Et n'oubliez pas de commenter, de liker et de nous dire ce que vous pensez de la saga Hunger Games. Si vous avez lu le dernier livre, de nous dire ce qui s'y passe. Moi, je suis très preneur. Je m'en fous des spoils. Et puis, qu'est-ce qu'on peut te souhaiter pour les 15 jours qui arrivent ? Calme. Très bien. Calme. Et bien, on fait ça avec du calme. Et bien, sur ce, à bientôt. Allez. Ciao.

  • Speaker #0

    Bisous. Ciao.

Share

Embed

You may also like

Description

Disclaimer
Avant de commencer, nous tenions à vous informer que nous avons rencontré quelques problèmes de son pendant l'enregistrement de cet épisode. Nous vous remercions pour votre compréhension et espérons que vous apprécierez tout de même notre discussion passionnée.
Émission présentée par Arcady Picardi et Cyril Mickaël
Dans cet épisode, je retrouve Arcadie pour plonger dans l’univers de Hunger Games : La Ballade du Serpent et de l’Oiseau Chanteur. On revient sur l’histoire, les personnages, les thèmes du film et comment il enrichit la saga originale. Entre analyses, théories et impressions à chaud, on vous dit tout sur cette préquelle captivante !

Alors, installez-vous confortablement et rejoignez-nous pour ce voyage dans Panem ! 🔥🎧

Bonne écoute ! 🎬✨


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    bonjour et bienvenue dans Trek Historia bonjour Arkady comment ça va ça va Cyril et toi comment ça se passe et ben ça se passe très bien on finit bientôt le travail bientôt les vacances bientôt les vacances dans deux semaines ah tu pars où ?

  • Speaker #1

    nulle part je serai juste les moi mais il n'y aura pas de boulot je me fais je m'octroie un peu de repos là ah bah tu as bien raison

  • Speaker #0

    et ben nous on va continuer je sature encore non tu satures là maintenant tu ne parles plus en auto tune mais tu as ça sur la voilà on va commencer notre notre voie finir notre notre clique

  • Speaker #1

    sur je prends la part je prends la main donc cette fois ci on termine notre review de la saga des films hunger game pas des bouquins donc avec le préquel hunger game la balade du serpent et de l'oiseau champ sorti en 2023 réalisé par francis laurent ça va juste vérifier quelques choses qui est le gars qui avait fait tous les hunger games avant donc c'est le même réal voilà donc 2023 tiré du film qui a été écrit en 2020 et moi c'est en fait c'est le film qui me donne le plus envie de parler par rapport Ausha la première trilogie un cadre illogique puisque le dernier livre avait été divisé en deux bouquins, en deux films. C'est qu'en fait, c'est quand j'ai vu le préquel que je me suis donné envie de revoir les premiers. Donc, la première quadrilogie, c'était sympa sans plus, mais c'était sympa. Et en voyant le préquel, je me suis dit, ah putain, il y a quand même pas mal de bonnes choses. Et ça m'a redonné envie de revoir les premiers films et d'y voir avec un œil franchement positif les qualités. qui à l'époque, j'avais un peu, je m'étais un peu passé sous le nez parce que ça ne me parlait pas plus que ça. Première question.

  • Speaker #0

    Est-ce qu'on résumerait pas un peu l'univers d'Hunger Games pour ceux qui n'ont pas écouté les deux premiers podcasts sur le sujet ?

  • Speaker #1

    Vas-y, tu te lances ou je me lance ?

  • Speaker #0

    Je me lance. Les Hunger Games, c'est un jeu qui est lancé chaque année dans une Amérique dystopique qui est divisé en 13 tribus pour punir les autres tribus de s'être soulevés contre la tribu numéro 1. De la tribu, là, je sais plus comment ils appellent ça, là...

  • Speaker #1

    Le Capitole.

  • Speaker #0

    Voilà, le Capitole.

  • Speaker #1

    Tu refais de l'autotune.

  • Speaker #0

    Je refais de l'autotune, ouais. Mais alors, c'est que chez toi.

  • Speaker #1

    Ok, désolé.

  • Speaker #0

    Donc, bah, c'est pas grave.

  • Speaker #1

    Bah, tant pis.

  • Speaker #0

    Et du coup, chaque année, on se fait sacrifier des enfants à un jeu télévisuel pour savoir... pour punir les autres districts de s'être rebellés. Voilà. Pour le pitch d'Hunger Games.

  • Speaker #1

    Voilà. Et le préquel prend place plusieurs années avant. 60 ans avant les 4 premiers films.

  • Speaker #0

    C'est pour les

  • Speaker #1

    10e Hunger Games. Donc 10 ans après la révolte entre les gens des districts et le capital. Et on suit Snow, le président Snow, mais quand il est jeune. Et donc, on suit à une période très particulière, très charnière de l'histoire de Hunger Games, qui est un moment où les Hunger Games, ça commence à tomber un peu en... On s'en fout un peu, et en fait, le Capitole essaye de redynamiser la formule. Et voilà. Et donc, il se passe tout un tas de trucs que je trouvais assez intéressants. Alors, première chose, est-ce que t'as kiffé ou pas ?

  • Speaker #0

    Oui, j'ai beaucoup aimé la narration en trois parties, en trois actes bien distincts. D'ailleurs, il y a des sous-titres, il y a des titres pour chacune des parties. C'est toujours intéressant de voir comment un personnage chante du côté obscur de la force. C'est toujours stimulant et cette fois-ci, ce n'est pas binaire. C'est-à-dire qu'il n'est pas méchant parce qu'il est méchant. Il est un antagoniste parce qu'il a des bonnes raisons de l'être. Selon lui et selon sa logique à lui. Et j'ai trouvé ça plus qu'intéressant de centrer le film sur lui et sa relation avec Lucy Greybird, qui est un oiseau de nuit qui aurait pu le faire basculer du côté lumineux de la force, mais qui l'a entraîné, malgré elle-même, à choisir la voie qu'il va choisir dans les films après qu'on verra d'Hunger Games.

  • Speaker #1

    Tout à fait. Moi j'ai kiffé, j'ai vraiment kiffé. La première chose c'est que, un truc dont je me suis rendu compte en revoyant le premier, c'est que les cinq films sont un peu d'un niveau de qualité technique un peu équivalent, à part qu'il y a plus de budget. Il y a moins de budget pour le premier et plus pour les autres. Mais en soi, je trouve que tu peux tous les mater. Tu n'as pas un gap technique comme avec un Star Wars, par exemple. Tu passes l'épisode 3, puis tu vas dans l'épisode 4, tu fais « Ah ouais, c'est vrai. » Il y a 20 ans qui est passé. Et du coup, déjà, je trouve que ça fait vraiment une forme d'unité visuelle. Ensuite, il y a plein de thèmes qui sont abordés. Enfin, plein de thèmes. Ce que j'aimais bien, par exemple, ce que tu disais sur le côté nuancé du côté lumineux de la force et sombre de la force, ça aussi, je trouvais ça intéressant, parce que tu vois vraiment le côté binaire qu'il y avait dans la saga Hunger Games, qui est... T'as les méchants du Capitole, et puis les gentils pauvres, machin, et puis on te dit, comme disait Balavoine, il suffit pas d'être pauvre pour être honnête. En fait, même si c'est un peu contrebalancé avec la grande méchante de la fin, ça reste quand même des individus qui sont foncièrement en train de faire de la merde. Alors que dans celui-là, c'est des individus pervertis par le système. Tu vois ce que je veux dire ?

  • Speaker #0

    Ils veulent le changer. Le premier acte du film, ils veulent vraiment changer le système.

  • Speaker #1

    Au contraire, pour moi, il est en plein dedans. Il joue avec les règles, et les règles du système, c'est lui, il veut la médaille de Plint, il veut sortir la famille de la rue, potentielle. Et en fait, c'est qu'on te montre que, c'est là que c'est intéressant, c'est qu'au sein même du Capitole, il y a une espèce de compétition d'Hunger Games, c'est dans leur... C'est dans leur...

  • Speaker #0

    Dans leur nature.

  • Speaker #1

    Ouais, c'est dans la nature, c'est leur manière de réfléchir de base, le Hunger Games. Tu comprends que c'est un univers de compétition extrême, comme ça qu'ils ne pouvaient qu'envisager même l'existence d'un système aussi violent que le Hunger Games, et aussi brutal. Puisqu'ils sont comme ça, c'est la compétition à celui qui aura la bourse, à celui qui sera le plus riche et qui lui peut se permettre de dire ce qu'il veut, tu vois ? Et du coup, ça fait que tous les personnages sont... des victimes du système. Lucie Gray est une victime du système parce que, pareil aussi, elle n'est pas gentille, elle est manipulatrice, elle aussi. Oui. Elle est très consciente, en tout cas, quand je dis manipulatrice, elle est consciente des enjeux et donc va faire ce qu'il faut pour mettre en place les moyens de sa survie. Là où Katniss, par exemple, allait plus subir tout ce qui lui arrivait et s'en offusquer. Au final, Katniss, quand tu regardes le seul moment, il y a quelques rares moments où elle... Le seul moment où elle comprend les enjeux et qu'elle décide d'interagir, c'est à la toute fin, c'est son dernier acte, quand elle décide de buter la présidente. Jusque-là, elle a plutôt des réactions sincères à tout ce qui lui arrive, et à la fin, elle devient véritablement proactive sur la géopolitique, sur tout ce qui va se passer.

  • Speaker #0

    Alors avant de parler de l'histoire, est-ce qu'on parlerait pas de la mise en scène et des décors ? J'ai trouvé ça intéressant ce côté ré-profit, années 70, URSS, que nous propose la Pan Am en construction. Tout est bien pensé. On va retrouver des éléments qu'on retrouvera dans le futur de Pan Am, mais en construction. On sent que le film, comme les Hunger Games, sont en construction. sont quelque chose qui sont en évolution, comme les personnages. La mise en scène fait que tout est en évolution constante. Oui,

  • Speaker #1

    tout à fait. D'ailleurs, il y a un truc en plus que je trouvais assez génial, parce que... Je vais poser les termes. Je considère que j'attends le prochain film avec impatience, parce que si le prochain film corrobore ma théorie, Hunger Games est réussi. aura réussi là où Harry Potter aura échoué en termes de meilleure adaptation de livres jeunesse au cinéma. Alors, c'est-à-dire qu'en gros, déjà, Harry Potter, il essuyait les plâtres, donc il fallait un peu mettre en place le business model, l'argent, la thune et tout ça. Mais en gros, les films Harry Potter, les adaptations des bouquins, on retirait pas mal d'éléments, on essayait d'en faire des scénarios, et notamment, t'as toutes les... toute l'histoire des maraudeurs qui sont passés sous silence, l'histoire des elfes de maison qui sont passés sous silence, on essaie de faire un peu avec ce qu'on a sous la main. Avec Hunger Games, au contraire, de ce que j'ai compris, parce que je connais des personnes qui ont les livres à qui j'ai pu poser des questions, en fait, le cinéma, Le médium cinématographique apporte une lecture supplémentaire aux propos initials des bouquins. Et je donne un exemple, les costumes. Les vêtements dans Hunger Games, la première saga, sont extrêmement exubérants dans le Capitole, au point d'en être ridicules, tu vois, avec des barbes à la con, des trucs comme ça. Et ça, c'est pas quelque chose qu'un livre permet d'expliciter avec autant de force. Tu vois, un livre, il va juste dire c'est exubérant, mais il faut le voir. Et ça, il n'y a que le cinéma qui peut te l'apporter. Tu vois ce que je veux dire ? Deuxièmement, il y a un truc que dans le film, ici, ils ont mis, et je ne pense pas que ce soit dans les bouquins, là j'invite les gens qui ont lu le livre à me confirmer ou à me confirmer dans les commentaires, c'est, tu vas le voir, pour reprendre ce que tu dis, donc tu as le côté URSS post-70, et tu as les costumes. Quand tu regardes dans les costumes, ils ont des costumes un peu chelous. Tu vois, genre des espèces de robes, de magistrats, tu vois, des trucs comme ça. Cependant, c'est quand même assez soft quand tu regardes ce qui se passe dans le Capitole, dans Hunger Games, premier du nom. On est d'accord, ça reste assez sobre. Et en fait, le seul personnage de tout le film qui a un costume qui pourrait avoir sa place dans la trilogie originale, c'est celui du docteur Voluma Gold, la grande méchante. La meuf qui prépare les pièges de Hunger Games. et qui, en fait, deviendra le mentor de Snow à la fin du film, à partir du moment où lui aura emprassé pleinement la mentalité de la femme, du docteur, et sa vision. Et en fait, en gros, tu peux le voir comme, quand elle trouve Snow, elle a trouvé le champion qui va modeler le monde à son image. Tu vois, et en fait, ce qui se passe, c'est que, en tout cas, c'est ma lecture personnelle, que seul le visuel peut apporter, c'est que... Le Capitole, en plus à ce moment-là du film, ils avaient commencé un peu à en avoir marre d'Hunger Games. Ça n'avait plus autant de force que ça avait à l'époque, parce que tout le principe du mentor, c'est pour un peu rebooster, ça passe à la télé, c'est un peu pour rebooster les jeux. Et en fait, les gens étaient prêts à changer de mentalité. Et les gens avec le Dr. Voluma et Cole et avec Snow, en fait... Les gens ont changé de mentalité en affirmant la volonté de Hunger Games. Et du coup, en étant empoisonnés complètement, toute la mentalité a été changée. Le futur est à l'image du Dr. Goll, donc de la grande méchante. L'extravagance des habitants du Capitole, c'est l'extravagance du Dr. Goll. Tu vois ce que je veux dire ?

  • Speaker #0

    Ouais, qui surjoue, mais alors qui cabotine tout le long.

  • Speaker #1

    Ouais, mais qui cabotine comme... Tout le monde dans le capitole cabotine, quand tu vois la meuf, je ne sais plus comment elle s'appelle, celle qui accompagne Cathy Severdeen et Pita, elle est aussi en mode très exubérante.

  • Speaker #0

    Un petit piquet, un truc comme ça.

  • Speaker #1

    Tu vois, donc ils ont tous ce côté un petit peu... Et puis c'est pour les gamins, c'est pour les ados, donc allez, qu'ils s'amusent, quoi. Et en fait, c'est ça que je trouve assez fort, en fait. C'est qu'il n'y a que le cinéma, il n'y a que la version cinéma qui apporte cette lecture supplémentaire. Apparemment, tu vois, je t'avais dit dans les premiers bouquins, t'es dans la tête de Katniss et du coup, tu comprends tous ces cheminements de pensée dans les films. Il y a toujours des petites lignes de dialogue qui la remettent en place au sein de l'univers dans lequel elle évolue. Par exemple, Mich qui lui dit mais en fait, lui, Pita, il fait ce qu'il faut pour avoir des sponsors et de la sympathie pour avoir des sponsors et toi, ma vieille, t'en es pas capable, en fait. Tu vois, et c'est ce qu'il y a que les films qui apportent ça. Et dans Harry Potter, à part un environnement visuel, l'adaptation des livres en film subit pas mal de coupes, tu vois. Mais c'est normal, ça a essuyé les plâtres, donc voilà. Et je trouve que ça se voit beaucoup. Donc voilà.

  • Speaker #0

    Et si on fait la narration maintenant ? La façon de raconter l'histoire en trois parties.

  • Speaker #1

    Ok, vas-y, développe, parce que moi ça ne m'a pas... pas marqué ce truc-là, spécifiquement que ça soit développé en trois parties. Qu'est-ce que tu voudrais dire par rapport à ça ?

  • Speaker #0

    Le film a vraiment trois actes, c'est-à-dire qu'on a le début avec les ambitions de Snow et le début des Hunger Games et la fin des Hunger Games, les conséquences des Hunger Games en deuxième partie, avec les nouvelles motivations de Snow à vouloir vivre une relation d'amour avec Lucy Gray, et puis on a la dernière partie avec sa désillusion ... où il s'aperçoit qu'il ne pourra jamais être ce qu'il est, c'est-à-dire un assassin cérébral, quelqu'un qui est dévoré par son ambition, et qu'il ne pourra jamais fuir comme il lui propose de fuir Lucy Bird. dans la nature et se faire oublier. Il a vraiment ce besoin de reconnaissance. Donc le jeu peut se découper en trois parties comme ça.

  • Speaker #1

    Et en plus, pour moi, il y a ce truc, il y a un petit coup de génie. Un coup de génie, oui. Et à nouveau, c'est cinématographique. C'est que, et qui à nouveau est visuel, c'est qu'en en faisant un soldat, ça c'est dans le bouquin, il devient un soldat, je crois, dans la deuxième partie. Et bien en fait, ils rajoutent quelque chose de plus, c'est que dans les premiers films, les soldats c'était un peu des stormtroopers, ils sont moralement faciles à buter parce qu'ils sont à ne minimiser. Ils ont un casque, on ne voit pas leur visage, c'est juste des bonhommes qu'on va taper. Contrairement aux victimes de Hunger Games, dont tu vois les yeux en larmes moyant en train de souffrir, peu importe qui en fait partie, tout le monde est victime. Et comme Snow rejoint ce groupe-là, tu vois que c'est des gars qui sont aussi dans le système, dans ce système fascisant, qui sont aussi des êtres humains, en fait. Et du coup, c'est un truc en plus que le film va apporter, que j'aime beaucoup aimer dans cette partie-là. Et en plus, pour compléter ce que tu dis, par rapport à la fin où il... ... Il est trop dévoré par l'ambition. Pour moi, c'est... Il n'est pas dévoré par l'ambition. Enfin, oui, mais c'est... Tu ne changes pas qui tu es, tu ne changes pas ce que le système a fait de toi. Parce qu'au final... Oui, mais c'est surtout parce que tous les personnages sont des victimes du système. Donc, en fait, quand tu regardes bien, lui, pourquoi il veut trahir, il veut être ambitieux, il veut machin ? Mais parce qu'il a grandi dans un système où c'était le seul moyen d'exister. avec notamment le pinacle qui est la bourse Blint. Tu vois, il fait tout ça pour avoir la bourse, pour pouvoir mettre sa famille à l'abri. N'oublions pas que c'est ça son ambition. C'est pas juste qu'il veut gouverner le monde, il veut protéger sa famille. Et s'il a du mal à partir avec Lucie Grace, c'est parce que, Lucie Bird, c'est parce que justement, il a encore sa grand-mère et sa cousine, tu vois, au Capitole. Et donc...

  • Speaker #0

    Jusqu'à trahir ses genoux, son meilleur ami, quoi.

  • Speaker #1

    Exactement, parce qu'il a besoin de jouer suivant les règles pour pouvoir obtenir ce qu'il désire, parce qu'on lui fait croire qu'il n'y a pas d'autre option. Et l'autre option dans les films étant la Révolution, qui est présentée dans la première saga du Gemme au cœur. Et en fait, ça, c'est un truc sur lequel je veux rebondir, c'est ce que j'aime avec cette saga, c'est qu'elle utilise tous des archétypes qui sont... J'en parlais déjà dans la vidéo précédente. qui sont éculés au possible, mais apportent une lecture supplémentaire, une lecture différente, qui rend la chose intéressante. Moi, le fait qu'on me dit au début, en fait, Snow, c'était un gentil, mais il est devenu méchant, c'est le genre de truc qui me fait chier. Parce que j'aime bien que le mec, il soit cynique, il soit un vrai méchant, comme t'as le docteur, tu vois.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #1

    Mais pourtant, le fait qu'il soit maintenu par son système, dévoré d'ambition, quand même prêt à tout, pour faire tout ce qu'il veut, pour avoir... pour obtenir ce qu'il veut et tout ça, ça ne fait pas de lui une pauvre petite brebis égarée, ça fait de lui quelqu'un qui n'est plus capable de revenir en arrière. Et ça, ça change tout. Tu vois ce que je veux dire ?

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #1

    Ce n'est pas j'étais gentil, j'ai été perverti, c'était je suis dans cette voie-là et malgré tous les bons sentiments que je peux avoir, toutes les bonnes actions que je peux avoir, je suis trop loin dans cette voie que pour pouvoir revenir en arrière. et il suffisait juste de la petite poussée supplémentaire pour que je me perde complètement. Et ça, c'est un truc, tu vois, et ça, c'est un truc pour... À nouveau, on parle de littérature pour adolescents.

  • Speaker #0

    Eh bien, on a vraiment l'impression de la destinée. La destinée maudite. Chaque pas qu'il fait l'éloigne de ce qui pourrait être différent. Et à chaque fois qu'il fait un pas, il se condamne à être ce qu'il va devenir. Et là, ça devient intéressant, parce qu'on voit que, souvent, c'est aussi malgré lui qu'il fait les choses, quoi. C'est malgré lui qu'il tue dans l'arène un joueur, c'est malgré lui qu'il fait peur à Lucy Bird, c'est malgré lui qu'il plus ou moins condamne son meilleur ami à la pendaison, c'est parce qu'il sait quoi.

  • Speaker #1

    Il fait ce qu'on lui a dit qui était la meilleure voie à suivre, et comme tu dis, c'est malgré lui, il va choisir toujours. Le mauvais choix, pour le coup, c'est un véritable anti-héros, au sens le plus premier du terme. Généralement, les anti-héros, c'est souvent... Ils font les choses parce qu'ils ont le sens aigu de la justice, de ce qu'il faut faire.

  • Speaker #0

    Il amène un changement physique dans la réelle. Ce que j'ai apprécié, c'est qu'il y a un changement physique. Il passe du bel étudiant dans la première partie au soldat anonymisé avec le crâne rasé et la plaque. Et puis, dans la dernière partie du film, on sent qu'il va repasser à ce qu'il va être plus tard, c'est-à-dire le président Snow, avec son premier meurtre qu'il assume pleinement.

  • Speaker #1

    Et en plus, et ce que j'aime bien aussi, c'est que le film t'amène avec ces trucs-là, où à la toute fin, tu sais, tu rentres dans cette, toi aussi, enfin en tout cas ça m'est arrivé, tu rentres dans cette paranoïa, tu sais, quand il pense que la fille l'a trahi. Ouais, en fait, tu vois, à la toute fin, quand il est dans cette espèce de cabane et il trouve des armes et tout, et bah, t'as aussi... En tout cas, moi, je me suis senti aussi perdu dans « Mais qui va trahir ? Est-ce qu'elle veut me trahir ou pas ? » Tu vois, où il rentre dans cette espèce de paranoïa dans laquelle il rentre. Parce que, en fait, tout le film t'amène à arriver dans ce résultat-là. Tout le film t'amène à considérer la chose comme étant trouble. Tu ne peux pas vraiment faire confiance à Lucie Gray. Tu ne peux pas faire confiance à toutes les personnes autour de toi. Et donc, voilà. Donc, c'est...

  • Speaker #0

    plein de choses comme ça et une fois de plus que je répète c'est un truc pour adolescents et il va être mon bien c'est binaire c'est à dire on a l'oiseau et le serpent on comprend très vite qui devient le serpent ensuite on a le pouvoir et la manipulation on la survie et le sacrifice l'amour et la trahison la société sa moralité on a à chaque fois tout ça qui est bien on a deux héros qui viennent pas du même monde et qui a qui n'essaient pas de créer un troisième monde. C'est ça qui est intéressant.

  • Speaker #1

    Ouais, c'est vrai, c'est ça. Ils sont pris dedans, en fait. Et ça rejoint la lecture du premier film. Tu sais, quand je te disais que c'était un peu un truc anarchiste, c'était que peu importe le système, en fait, tu mets quelqu'un sur une estrade, ça part en couille, en fait. Et que la seule solution que le film m'a dit, c'était qu'on s'isole de tous ces fous et on... On vit dans notre coin,

  • Speaker #0

    quoi. Et même comme ça, à la fin, la nature reprend le dessus, quoi. La nature du serpent reprend le dessus sur la nature de l'oiseau qui veut sa liberté et le serpent qui veut contrôler l'oiseau, quoi.

  • Speaker #1

    Ouais. Et ce que j'aime aussi, c'est que le serpent, tu te fais, ok, c'est Snow, mais en fait, le serpent, c'est l'emblème du docteur qui, jusque-là, est en scred, enfin, en arrière-plan, quoi. Mais c'est quand, à la fin, prend le rôle de mentor de Snow, fait de Snow le véritable serpent. Et pareil, tu te dis d'entrée de jeu, en fait non, c'est Snow d'office. En fait, c'est pas Snow, c'est Snow sous la tutelle de son mentor, comme dans les Hunger Games. Et un autre truc aussi que j'ai beaucoup kiffé dans les films, c'est, donc je parle à la capacité de l'écriture à user des stéréotypes de narration, on a le... La rebelle... Ça, je trouve que pour l'auteur, c'est au crédit de l'auteur, de l'écrivaine. Mais donc, t'as la rebelle classique personnage principal, donc t'as Katniss ou Lucigré, mais ça propose toujours une lecture variée. Par exemple, tu vois, Lucigré, Katniss, c'est celle qui va subir et s'offusquer. Lucigré, elle est beaucoup plus, comme je disais, beaucoup plus proactive et stratège. Par exemple, Peter Dinklage, Casca, High Bottom, qui est l'archétype du mec ivre, qui est aussi assez random, en fait. Le « Ah, je suis détruit par la société, je suis comme Amy Schlatter » . Et en fait, je trouve que la révélation finale de ce gars, elle est terrible. Où il dit « J'étais bourré, j'ai fait une blague » . Je trouve que c'est extrêmement vrai, moi, à ce moment-là. Moi, je me disais, ah, ok, ils ont pris un mec, ils ont pris Peter Nicklage, il s'est trouvé un petit tips pour faire genre, oh là là, je suis alcoolique à la morphine, un truc comme ça. Il a son petit marqueur qu'il identifie. Sauf que la raison pour laquelle il est drogué à la morphine, elle est terrible, parce qu'en fait, il a fait ce qu'on est capables tous de faire, à savoir, eh, imagine, on va penser de la manière la plus terrible possible. Je prends l'exemple de tous les gens qui ont kiffé Thanos. Parce qu'ils voulaient génocider la moitié de toute la vie dans l'univers, tu vois. d'aller dans des extrêmes comme ça c'est tellement facile un soir tu refais le monde ce qui serait bien ce serait ça et en fait là c'est un mec sa blague est devenue une réalité et il se retrouve sur les mains le sang de tout ce qu'il a fait et il refuse la médaille Pint à Corionalius parce que c'est son père qui est le pire dans le fond c'est ça et quand même c'est vraiment pas mal comme idée pareil c'est ça Je trouve que la saga est capable de faire du fanservice intelligent. Notamment, Katniss, le cigarette, c'est le plus évident. Donc, ah, c'est le même rôle de la rebelle. Elle chante, il y a la figure de l'oiseau. Mais comme je disais, t'as Casca qui est aussi en miroir avec Emish. Donc, tu sais, c'est les gars détruits par le système, complètement alcooliques pour l'un, drogués pour l'autre. Le présentateur qui est le grand-père du présentateur de Hunger Games qui a le même nom de famille. tu vois pareil, ils te reproposent les mêmes districts le Capitole et le District 12 mais tu vois des endroits différents donc tu vois, c'est faire évoquer genre tu vois toutes les mines dans le District 12 ce que je trouve hyper intéressant parce que ça te donne du fan service donc t'as envie d'aller voir ça ré-exploite les choses qui t'ont plu mais va te proposer une autre caméra et je trouve que que c'est vraiment bien foutu, et rien que le fait que les Hunger Games ont te dit « t'es dans un film Hunger Games » , il y aura des Hunger Games, mais que c'est lié à un enjeu historique, c'est-à-dire que c'est la première fois que ça devient télévisé, qu'on met en place la notion de mentor, etc. Donc ça te rend quelque chose en plus. Tu vois ce que je veux dire ? Le prochain, je sais que ce sera une autre chose, je sais que le prochain c'est... Avant, il y avait deux fois plus de... de tribus et c'est l'année où on va dire ok, on fait moitié. On divise de moitié les morts. Et je trouve ça hyper intéressant. Il y a un truc par contre que je trouve un peu décevant. Ouais, parce qu'on va pas dire que du bien non plus, mais en gros, je trouve que ça manque de violence visuelle. C'est-à-dire que dans... ça reste du tout public donc tu peux pas mettre du sang partout etc et voilà mais t'as pas besoin d'en avoir c'est pas Rambo 5 tu vois mais t'as pas besoin d'en avoir cependant quand tu regardes les scènes de violence des Hunger Games je trouve qu'elles sont assez plates et je les prends en comparaison des scènes de violence du premier film quand il commence les Hunger Games au niveau de la corde d'abondance où tout le monde se déchire où je trouve que le réalisateur il avait été très malin parce qu'il a été Les scènes ne sont pas visuellement violentes, elles sont cinématographiquement violentes. Pourquoi ? Parce qu'en fait, je dis ça parce qu'ils utilisent le seul truc qui appartient qu'au cinéma, c'est le montage. Et si tu regardes la première scène de massacre autour de la corne d'abondance, il y a la caméra qui va dans tous les sens, tu vois des mains, tu vois des trucs qui coupent un peu partout, c'est visuellement, c'est émotionnellement, par le montage, c'est violent. Ce que je trouve que là, The Wander Games, c'est bon, Il y a des grandes images. Je trouvais ça un peu plat plat. Et surtout,

  • Speaker #0

    l'arène qui est... Mais après, ça rejoint la logique de ce qu'on disait. C'est un monde qui est en reconstruction. L'arène, elle est toute défaite. Elle est toute miteuse.

  • Speaker #1

    Oui, mais c'est dans la manière de filmer. Je trouve que c'est la manière de filmer ce qui se passe. Tu ne vis pas la violence. Tu vis de la tension. Tu vis de la tension, ce qu'il n'y avait pas dans le premier. La tension, c'est comme... Enfin, tu vois, dans le premier film, il se passe des dingueries dans le... Donc, c'est la partie action, c'est dans les Hunger Games. Et puis, tu as ce qui se passe en dehors de la... Donc, genre, à la télévision, les intrigues de cours avec Snow, les... Comment on parle ça ? la rediffusion, les trucs de... Tu sais, quand on voit les mecs qui disent « Allez, on va lancer les chiens, on va lancer ci, on va faire ça » , tu vois ce que je veux dire ?

  • Speaker #0

    C'est ce qu'ils réalisent.

  • Speaker #1

    Ouais, voilà, ce qui se passe dans le stade de réalisation au niveau du film, c'est plutôt des pauses dans l'action. Alors que là, comme Snow, il est lié directement à ce qui se passe au Hunger Games, parce que sa victoire en dépend, ça permet de mettre de l'attention à ce moment-là. Mais je trouve que...

  • Speaker #0

    La violence émotionnelle qui était passée très fort dans le premier film par le montage était beaucoup plus atténuée ici. C'est un film long et très... Je crois être le film long mais généreux.

  • Speaker #1

    Là aussi, beaucoup de chansons.

  • Speaker #0

    Oui. Mais par contre, j'ai l'impression, je ne sais pas si tu as eu ce ressenti aussi, c'est que je trouve ça bien qu'ils aient fait un très long film. plutôt que de le couper en deux films comme ils ont fait pour le troisième bouquin avec le troisième et quatrième film parce qu'il n'y a pas assez pour remplir un film complet quand tu divises l'histoire en deux et au contraire là t'auras un film qui est très lourd très dense, assez long mais au moins t'as toute l'histoire en un bloc et je préfère ça que ce qu'il est divisé je regarde ce que j'ai écrit d'autre parce que pour les chers abonnés j'ai écrit un word pour donner toutes mes idées

  • Speaker #1

    maintenant on n'attend plus que la version avec Emile dont le livre est sorti il y a deux jours exactement qui m'intéresse on va savoir ce qui s'est passé durant ces deuxièmes jeux de l'expiation qui est très différent des autres Hunger Games voilà

  • Speaker #0

    bah écoute du coup toi qu'est-ce que tu attends de ce film là ?

  • Speaker #1

    Je pense que ça va être réellement un gros film d'action étant donné qu'ils sont 50 tribus et qu'on sait déjà comment Emmich a gagné c'est savoir comment il va survivre à tous les pièges qui vont être lancés, sachant que Snow n'aime pas les tribus du 12ème district et qu'il ne veut pas que... Alors est-ce qu'il est pas au juge déjà ou déjà président de Snow à ce moment-là ? on sait qu'il devient jeune président jeune donc nous en dire un peu plus sur la relation entre le 12ème district et Snow voir sa haine, si elle revient là dessus et puis oui moi je pense que ça va être un vrai film d'action assez cru je pense sur la survie totale de Amy de le voir survivre et pourquoi pas après ... de voir comment est-ce qu'il vit la victoire, comment est-ce qu'à cause de la victoire, il sombre. On sait que toute sa famille est tuée après sa victoire, et qu'il sombre et qu'il est le mentor des tribus qui vont perdre chaque année la vie. Donc comment est-ce qu'il sombre dans l'alcoolisme et la dépression ? Je pense que ça va être intéressant là-dessus.

  • Speaker #0

    Tout à fait. Alors moi, je suis d'accord avec toi, ce que j'aimerais, c'est « ça n'arrivera pas » . Mais je trouve que ce serait génial que le film, pour le coup, soit arrêté de art. Parce qu'en fait, t'as ce côté, ah là là, Hunger Games, c'est violent. Et on te le montre. On te dit, pas besoin de gore, de boyaux au sol, mais t'as du sang. Quand t'as une lame, c'est comme ce côté cru, ce côté guéria, ce côté... Une vraie violence émotionnelle, mais aussi un peu graphique. pour, pas forcément esthétiser, mais que tu la vives en premier plan, le public a grandi, le public a mûri, tu ne vas pas chercher des gamins de 16 ans maintenant avec un Hunger Games, peut-être que si, mais voilà. Je pense que, et s'ils arrivent à faire ça, c'est-à-dire à proposer une vraie narration complètement différente, et pas tomber dans ce que Marvel a fait, c'est-à-dire une uniformisation visuelle de l'ensemble des films, ce que ce préquel est un peu par rapport aux trois premiers. Là, franchement, pour moi, je dirais chapeau, parce que ça veut dire que, vas-y, on se permet de changer de ton, comment on arrive à changer de ton, tout en gardant ce qui fait notre identité visuelle, ce qu'ils ont réussi à faire à l'écriture. Et là, ouais, tu peux pas mettre un mec comme ça, tu dois montrer comment un mec comme Emiche s'est fait détruire par la guerre, mais du coup, il faut montrer la guerre.

  • Speaker #1

    Ouais, ouais.

  • Speaker #0

    Tu vois ? Pour survivre à la guerre, il faut devenir à la guerre. Ça doit être du Rambo. Ça doit être du Rambo. Force Blood slash Rambo V, qui était cru, trop, mais qui était cru. Et ouais, effectivement, de le voir se détruire petit à petit parce que les jeux l'ont fait. Ce serait beau. Voilà, je suis assez repas de fond.

  • Speaker #1

    Il y a un salon de lecture. Il y a vol. Moi pour le prochain Trekking Story, je te propose Premier Contact de Denis Villeneuve.

  • Speaker #0

    Ah bah oui, un de l'autre, super.

  • Speaker #1

    Pour revenir un petit peu à nos basiques, Star Trek est le premier contact, et comment est-ce que Denis Villeneuve traite ce thème avec ses octopodes. Non, pas avec Judy Foster, avec Amy Adams, Denis Villeneuve.

  • Speaker #0

    Oui, oui, oui, je vais le voir, je vais le voir. Oui, oui, oui, je vois, je vois,

  • Speaker #1

    je vois. Tout ça est amené. On revient un petit peu aux basiques. J'ai été ravi de faire un petit coup ce tour à Panem avec toi. Et n'oubliez pas de commenter, de liker et de nous dire ce que vous pensez de la saga Hunger Games. Si vous avez lu le dernier livre, de nous dire ce qui s'y passe. Moi, je suis très preneur. Je m'en fous des spoils. Et puis, qu'est-ce qu'on peut te souhaiter pour les 15 jours qui arrivent ? Calme. Très bien. Calme. Et bien, on fait ça avec du calme. Et bien, sur ce, à bientôt. Allez. Ciao.

  • Speaker #0

    Bisous. Ciao.

Description

Disclaimer
Avant de commencer, nous tenions à vous informer que nous avons rencontré quelques problèmes de son pendant l'enregistrement de cet épisode. Nous vous remercions pour votre compréhension et espérons que vous apprécierez tout de même notre discussion passionnée.
Émission présentée par Arcady Picardi et Cyril Mickaël
Dans cet épisode, je retrouve Arcadie pour plonger dans l’univers de Hunger Games : La Ballade du Serpent et de l’Oiseau Chanteur. On revient sur l’histoire, les personnages, les thèmes du film et comment il enrichit la saga originale. Entre analyses, théories et impressions à chaud, on vous dit tout sur cette préquelle captivante !

Alors, installez-vous confortablement et rejoignez-nous pour ce voyage dans Panem ! 🔥🎧

Bonne écoute ! 🎬✨


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    bonjour et bienvenue dans Trek Historia bonjour Arkady comment ça va ça va Cyril et toi comment ça se passe et ben ça se passe très bien on finit bientôt le travail bientôt les vacances bientôt les vacances dans deux semaines ah tu pars où ?

  • Speaker #1

    nulle part je serai juste les moi mais il n'y aura pas de boulot je me fais je m'octroie un peu de repos là ah bah tu as bien raison

  • Speaker #0

    et ben nous on va continuer je sature encore non tu satures là maintenant tu ne parles plus en auto tune mais tu as ça sur la voilà on va commencer notre notre voie finir notre notre clique

  • Speaker #1

    sur je prends la part je prends la main donc cette fois ci on termine notre review de la saga des films hunger game pas des bouquins donc avec le préquel hunger game la balade du serpent et de l'oiseau champ sorti en 2023 réalisé par francis laurent ça va juste vérifier quelques choses qui est le gars qui avait fait tous les hunger games avant donc c'est le même réal voilà donc 2023 tiré du film qui a été écrit en 2020 et moi c'est en fait c'est le film qui me donne le plus envie de parler par rapport Ausha la première trilogie un cadre illogique puisque le dernier livre avait été divisé en deux bouquins, en deux films. C'est qu'en fait, c'est quand j'ai vu le préquel que je me suis donné envie de revoir les premiers. Donc, la première quadrilogie, c'était sympa sans plus, mais c'était sympa. Et en voyant le préquel, je me suis dit, ah putain, il y a quand même pas mal de bonnes choses. Et ça m'a redonné envie de revoir les premiers films et d'y voir avec un œil franchement positif les qualités. qui à l'époque, j'avais un peu, je m'étais un peu passé sous le nez parce que ça ne me parlait pas plus que ça. Première question.

  • Speaker #0

    Est-ce qu'on résumerait pas un peu l'univers d'Hunger Games pour ceux qui n'ont pas écouté les deux premiers podcasts sur le sujet ?

  • Speaker #1

    Vas-y, tu te lances ou je me lance ?

  • Speaker #0

    Je me lance. Les Hunger Games, c'est un jeu qui est lancé chaque année dans une Amérique dystopique qui est divisé en 13 tribus pour punir les autres tribus de s'être soulevés contre la tribu numéro 1. De la tribu, là, je sais plus comment ils appellent ça, là...

  • Speaker #1

    Le Capitole.

  • Speaker #0

    Voilà, le Capitole.

  • Speaker #1

    Tu refais de l'autotune.

  • Speaker #0

    Je refais de l'autotune, ouais. Mais alors, c'est que chez toi.

  • Speaker #1

    Ok, désolé.

  • Speaker #0

    Donc, bah, c'est pas grave.

  • Speaker #1

    Bah, tant pis.

  • Speaker #0

    Et du coup, chaque année, on se fait sacrifier des enfants à un jeu télévisuel pour savoir... pour punir les autres districts de s'être rebellés. Voilà. Pour le pitch d'Hunger Games.

  • Speaker #1

    Voilà. Et le préquel prend place plusieurs années avant. 60 ans avant les 4 premiers films.

  • Speaker #0

    C'est pour les

  • Speaker #1

    10e Hunger Games. Donc 10 ans après la révolte entre les gens des districts et le capital. Et on suit Snow, le président Snow, mais quand il est jeune. Et donc, on suit à une période très particulière, très charnière de l'histoire de Hunger Games, qui est un moment où les Hunger Games, ça commence à tomber un peu en... On s'en fout un peu, et en fait, le Capitole essaye de redynamiser la formule. Et voilà. Et donc, il se passe tout un tas de trucs que je trouvais assez intéressants. Alors, première chose, est-ce que t'as kiffé ou pas ?

  • Speaker #0

    Oui, j'ai beaucoup aimé la narration en trois parties, en trois actes bien distincts. D'ailleurs, il y a des sous-titres, il y a des titres pour chacune des parties. C'est toujours intéressant de voir comment un personnage chante du côté obscur de la force. C'est toujours stimulant et cette fois-ci, ce n'est pas binaire. C'est-à-dire qu'il n'est pas méchant parce qu'il est méchant. Il est un antagoniste parce qu'il a des bonnes raisons de l'être. Selon lui et selon sa logique à lui. Et j'ai trouvé ça plus qu'intéressant de centrer le film sur lui et sa relation avec Lucy Greybird, qui est un oiseau de nuit qui aurait pu le faire basculer du côté lumineux de la force, mais qui l'a entraîné, malgré elle-même, à choisir la voie qu'il va choisir dans les films après qu'on verra d'Hunger Games.

  • Speaker #1

    Tout à fait. Moi j'ai kiffé, j'ai vraiment kiffé. La première chose c'est que, un truc dont je me suis rendu compte en revoyant le premier, c'est que les cinq films sont un peu d'un niveau de qualité technique un peu équivalent, à part qu'il y a plus de budget. Il y a moins de budget pour le premier et plus pour les autres. Mais en soi, je trouve que tu peux tous les mater. Tu n'as pas un gap technique comme avec un Star Wars, par exemple. Tu passes l'épisode 3, puis tu vas dans l'épisode 4, tu fais « Ah ouais, c'est vrai. » Il y a 20 ans qui est passé. Et du coup, déjà, je trouve que ça fait vraiment une forme d'unité visuelle. Ensuite, il y a plein de thèmes qui sont abordés. Enfin, plein de thèmes. Ce que j'aimais bien, par exemple, ce que tu disais sur le côté nuancé du côté lumineux de la force et sombre de la force, ça aussi, je trouvais ça intéressant, parce que tu vois vraiment le côté binaire qu'il y avait dans la saga Hunger Games, qui est... T'as les méchants du Capitole, et puis les gentils pauvres, machin, et puis on te dit, comme disait Balavoine, il suffit pas d'être pauvre pour être honnête. En fait, même si c'est un peu contrebalancé avec la grande méchante de la fin, ça reste quand même des individus qui sont foncièrement en train de faire de la merde. Alors que dans celui-là, c'est des individus pervertis par le système. Tu vois ce que je veux dire ?

  • Speaker #0

    Ils veulent le changer. Le premier acte du film, ils veulent vraiment changer le système.

  • Speaker #1

    Au contraire, pour moi, il est en plein dedans. Il joue avec les règles, et les règles du système, c'est lui, il veut la médaille de Plint, il veut sortir la famille de la rue, potentielle. Et en fait, c'est qu'on te montre que, c'est là que c'est intéressant, c'est qu'au sein même du Capitole, il y a une espèce de compétition d'Hunger Games, c'est dans leur... C'est dans leur...

  • Speaker #0

    Dans leur nature.

  • Speaker #1

    Ouais, c'est dans la nature, c'est leur manière de réfléchir de base, le Hunger Games. Tu comprends que c'est un univers de compétition extrême, comme ça qu'ils ne pouvaient qu'envisager même l'existence d'un système aussi violent que le Hunger Games, et aussi brutal. Puisqu'ils sont comme ça, c'est la compétition à celui qui aura la bourse, à celui qui sera le plus riche et qui lui peut se permettre de dire ce qu'il veut, tu vois ? Et du coup, ça fait que tous les personnages sont... des victimes du système. Lucie Gray est une victime du système parce que, pareil aussi, elle n'est pas gentille, elle est manipulatrice, elle aussi. Oui. Elle est très consciente, en tout cas, quand je dis manipulatrice, elle est consciente des enjeux et donc va faire ce qu'il faut pour mettre en place les moyens de sa survie. Là où Katniss, par exemple, allait plus subir tout ce qui lui arrivait et s'en offusquer. Au final, Katniss, quand tu regardes le seul moment, il y a quelques rares moments où elle... Le seul moment où elle comprend les enjeux et qu'elle décide d'interagir, c'est à la toute fin, c'est son dernier acte, quand elle décide de buter la présidente. Jusque-là, elle a plutôt des réactions sincères à tout ce qui lui arrive, et à la fin, elle devient véritablement proactive sur la géopolitique, sur tout ce qui va se passer.

  • Speaker #0

    Alors avant de parler de l'histoire, est-ce qu'on parlerait pas de la mise en scène et des décors ? J'ai trouvé ça intéressant ce côté ré-profit, années 70, URSS, que nous propose la Pan Am en construction. Tout est bien pensé. On va retrouver des éléments qu'on retrouvera dans le futur de Pan Am, mais en construction. On sent que le film, comme les Hunger Games, sont en construction. sont quelque chose qui sont en évolution, comme les personnages. La mise en scène fait que tout est en évolution constante. Oui,

  • Speaker #1

    tout à fait. D'ailleurs, il y a un truc en plus que je trouvais assez génial, parce que... Je vais poser les termes. Je considère que j'attends le prochain film avec impatience, parce que si le prochain film corrobore ma théorie, Hunger Games est réussi. aura réussi là où Harry Potter aura échoué en termes de meilleure adaptation de livres jeunesse au cinéma. Alors, c'est-à-dire qu'en gros, déjà, Harry Potter, il essuyait les plâtres, donc il fallait un peu mettre en place le business model, l'argent, la thune et tout ça. Mais en gros, les films Harry Potter, les adaptations des bouquins, on retirait pas mal d'éléments, on essayait d'en faire des scénarios, et notamment, t'as toutes les... toute l'histoire des maraudeurs qui sont passés sous silence, l'histoire des elfes de maison qui sont passés sous silence, on essaie de faire un peu avec ce qu'on a sous la main. Avec Hunger Games, au contraire, de ce que j'ai compris, parce que je connais des personnes qui ont les livres à qui j'ai pu poser des questions, en fait, le cinéma, Le médium cinématographique apporte une lecture supplémentaire aux propos initials des bouquins. Et je donne un exemple, les costumes. Les vêtements dans Hunger Games, la première saga, sont extrêmement exubérants dans le Capitole, au point d'en être ridicules, tu vois, avec des barbes à la con, des trucs comme ça. Et ça, c'est pas quelque chose qu'un livre permet d'expliciter avec autant de force. Tu vois, un livre, il va juste dire c'est exubérant, mais il faut le voir. Et ça, il n'y a que le cinéma qui peut te l'apporter. Tu vois ce que je veux dire ? Deuxièmement, il y a un truc que dans le film, ici, ils ont mis, et je ne pense pas que ce soit dans les bouquins, là j'invite les gens qui ont lu le livre à me confirmer ou à me confirmer dans les commentaires, c'est, tu vas le voir, pour reprendre ce que tu dis, donc tu as le côté URSS post-70, et tu as les costumes. Quand tu regardes dans les costumes, ils ont des costumes un peu chelous. Tu vois, genre des espèces de robes, de magistrats, tu vois, des trucs comme ça. Cependant, c'est quand même assez soft quand tu regardes ce qui se passe dans le Capitole, dans Hunger Games, premier du nom. On est d'accord, ça reste assez sobre. Et en fait, le seul personnage de tout le film qui a un costume qui pourrait avoir sa place dans la trilogie originale, c'est celui du docteur Voluma Gold, la grande méchante. La meuf qui prépare les pièges de Hunger Games. et qui, en fait, deviendra le mentor de Snow à la fin du film, à partir du moment où lui aura emprassé pleinement la mentalité de la femme, du docteur, et sa vision. Et en fait, en gros, tu peux le voir comme, quand elle trouve Snow, elle a trouvé le champion qui va modeler le monde à son image. Tu vois, et en fait, ce qui se passe, c'est que, en tout cas, c'est ma lecture personnelle, que seul le visuel peut apporter, c'est que... Le Capitole, en plus à ce moment-là du film, ils avaient commencé un peu à en avoir marre d'Hunger Games. Ça n'avait plus autant de force que ça avait à l'époque, parce que tout le principe du mentor, c'est pour un peu rebooster, ça passe à la télé, c'est un peu pour rebooster les jeux. Et en fait, les gens étaient prêts à changer de mentalité. Et les gens avec le Dr. Voluma et Cole et avec Snow, en fait... Les gens ont changé de mentalité en affirmant la volonté de Hunger Games. Et du coup, en étant empoisonnés complètement, toute la mentalité a été changée. Le futur est à l'image du Dr. Goll, donc de la grande méchante. L'extravagance des habitants du Capitole, c'est l'extravagance du Dr. Goll. Tu vois ce que je veux dire ?

  • Speaker #0

    Ouais, qui surjoue, mais alors qui cabotine tout le long.

  • Speaker #1

    Ouais, mais qui cabotine comme... Tout le monde dans le capitole cabotine, quand tu vois la meuf, je ne sais plus comment elle s'appelle, celle qui accompagne Cathy Severdeen et Pita, elle est aussi en mode très exubérante.

  • Speaker #0

    Un petit piquet, un truc comme ça.

  • Speaker #1

    Tu vois, donc ils ont tous ce côté un petit peu... Et puis c'est pour les gamins, c'est pour les ados, donc allez, qu'ils s'amusent, quoi. Et en fait, c'est ça que je trouve assez fort, en fait. C'est qu'il n'y a que le cinéma, il n'y a que la version cinéma qui apporte cette lecture supplémentaire. Apparemment, tu vois, je t'avais dit dans les premiers bouquins, t'es dans la tête de Katniss et du coup, tu comprends tous ces cheminements de pensée dans les films. Il y a toujours des petites lignes de dialogue qui la remettent en place au sein de l'univers dans lequel elle évolue. Par exemple, Mich qui lui dit mais en fait, lui, Pita, il fait ce qu'il faut pour avoir des sponsors et de la sympathie pour avoir des sponsors et toi, ma vieille, t'en es pas capable, en fait. Tu vois, et c'est ce qu'il y a que les films qui apportent ça. Et dans Harry Potter, à part un environnement visuel, l'adaptation des livres en film subit pas mal de coupes, tu vois. Mais c'est normal, ça a essuyé les plâtres, donc voilà. Et je trouve que ça se voit beaucoup. Donc voilà.

  • Speaker #0

    Et si on fait la narration maintenant ? La façon de raconter l'histoire en trois parties.

  • Speaker #1

    Ok, vas-y, développe, parce que moi ça ne m'a pas... pas marqué ce truc-là, spécifiquement que ça soit développé en trois parties. Qu'est-ce que tu voudrais dire par rapport à ça ?

  • Speaker #0

    Le film a vraiment trois actes, c'est-à-dire qu'on a le début avec les ambitions de Snow et le début des Hunger Games et la fin des Hunger Games, les conséquences des Hunger Games en deuxième partie, avec les nouvelles motivations de Snow à vouloir vivre une relation d'amour avec Lucy Gray, et puis on a la dernière partie avec sa désillusion ... où il s'aperçoit qu'il ne pourra jamais être ce qu'il est, c'est-à-dire un assassin cérébral, quelqu'un qui est dévoré par son ambition, et qu'il ne pourra jamais fuir comme il lui propose de fuir Lucy Bird. dans la nature et se faire oublier. Il a vraiment ce besoin de reconnaissance. Donc le jeu peut se découper en trois parties comme ça.

  • Speaker #1

    Et en plus, pour moi, il y a ce truc, il y a un petit coup de génie. Un coup de génie, oui. Et à nouveau, c'est cinématographique. C'est que, et qui à nouveau est visuel, c'est qu'en en faisant un soldat, ça c'est dans le bouquin, il devient un soldat, je crois, dans la deuxième partie. Et bien en fait, ils rajoutent quelque chose de plus, c'est que dans les premiers films, les soldats c'était un peu des stormtroopers, ils sont moralement faciles à buter parce qu'ils sont à ne minimiser. Ils ont un casque, on ne voit pas leur visage, c'est juste des bonhommes qu'on va taper. Contrairement aux victimes de Hunger Games, dont tu vois les yeux en larmes moyant en train de souffrir, peu importe qui en fait partie, tout le monde est victime. Et comme Snow rejoint ce groupe-là, tu vois que c'est des gars qui sont aussi dans le système, dans ce système fascisant, qui sont aussi des êtres humains, en fait. Et du coup, c'est un truc en plus que le film va apporter, que j'aime beaucoup aimer dans cette partie-là. Et en plus, pour compléter ce que tu dis, par rapport à la fin où il... ... Il est trop dévoré par l'ambition. Pour moi, c'est... Il n'est pas dévoré par l'ambition. Enfin, oui, mais c'est... Tu ne changes pas qui tu es, tu ne changes pas ce que le système a fait de toi. Parce qu'au final... Oui, mais c'est surtout parce que tous les personnages sont des victimes du système. Donc, en fait, quand tu regardes bien, lui, pourquoi il veut trahir, il veut être ambitieux, il veut machin ? Mais parce qu'il a grandi dans un système où c'était le seul moyen d'exister. avec notamment le pinacle qui est la bourse Blint. Tu vois, il fait tout ça pour avoir la bourse, pour pouvoir mettre sa famille à l'abri. N'oublions pas que c'est ça son ambition. C'est pas juste qu'il veut gouverner le monde, il veut protéger sa famille. Et s'il a du mal à partir avec Lucie Grace, c'est parce que, Lucie Bird, c'est parce que justement, il a encore sa grand-mère et sa cousine, tu vois, au Capitole. Et donc...

  • Speaker #0

    Jusqu'à trahir ses genoux, son meilleur ami, quoi.

  • Speaker #1

    Exactement, parce qu'il a besoin de jouer suivant les règles pour pouvoir obtenir ce qu'il désire, parce qu'on lui fait croire qu'il n'y a pas d'autre option. Et l'autre option dans les films étant la Révolution, qui est présentée dans la première saga du Gemme au cœur. Et en fait, ça, c'est un truc sur lequel je veux rebondir, c'est ce que j'aime avec cette saga, c'est qu'elle utilise tous des archétypes qui sont... J'en parlais déjà dans la vidéo précédente. qui sont éculés au possible, mais apportent une lecture supplémentaire, une lecture différente, qui rend la chose intéressante. Moi, le fait qu'on me dit au début, en fait, Snow, c'était un gentil, mais il est devenu méchant, c'est le genre de truc qui me fait chier. Parce que j'aime bien que le mec, il soit cynique, il soit un vrai méchant, comme t'as le docteur, tu vois.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #1

    Mais pourtant, le fait qu'il soit maintenu par son système, dévoré d'ambition, quand même prêt à tout, pour faire tout ce qu'il veut, pour avoir... pour obtenir ce qu'il veut et tout ça, ça ne fait pas de lui une pauvre petite brebis égarée, ça fait de lui quelqu'un qui n'est plus capable de revenir en arrière. Et ça, ça change tout. Tu vois ce que je veux dire ?

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #1

    Ce n'est pas j'étais gentil, j'ai été perverti, c'était je suis dans cette voie-là et malgré tous les bons sentiments que je peux avoir, toutes les bonnes actions que je peux avoir, je suis trop loin dans cette voie que pour pouvoir revenir en arrière. et il suffisait juste de la petite poussée supplémentaire pour que je me perde complètement. Et ça, c'est un truc, tu vois, et ça, c'est un truc pour... À nouveau, on parle de littérature pour adolescents.

  • Speaker #0

    Eh bien, on a vraiment l'impression de la destinée. La destinée maudite. Chaque pas qu'il fait l'éloigne de ce qui pourrait être différent. Et à chaque fois qu'il fait un pas, il se condamne à être ce qu'il va devenir. Et là, ça devient intéressant, parce qu'on voit que, souvent, c'est aussi malgré lui qu'il fait les choses, quoi. C'est malgré lui qu'il tue dans l'arène un joueur, c'est malgré lui qu'il fait peur à Lucy Bird, c'est malgré lui qu'il plus ou moins condamne son meilleur ami à la pendaison, c'est parce qu'il sait quoi.

  • Speaker #1

    Il fait ce qu'on lui a dit qui était la meilleure voie à suivre, et comme tu dis, c'est malgré lui, il va choisir toujours. Le mauvais choix, pour le coup, c'est un véritable anti-héros, au sens le plus premier du terme. Généralement, les anti-héros, c'est souvent... Ils font les choses parce qu'ils ont le sens aigu de la justice, de ce qu'il faut faire.

  • Speaker #0

    Il amène un changement physique dans la réelle. Ce que j'ai apprécié, c'est qu'il y a un changement physique. Il passe du bel étudiant dans la première partie au soldat anonymisé avec le crâne rasé et la plaque. Et puis, dans la dernière partie du film, on sent qu'il va repasser à ce qu'il va être plus tard, c'est-à-dire le président Snow, avec son premier meurtre qu'il assume pleinement.

  • Speaker #1

    Et en plus, et ce que j'aime bien aussi, c'est que le film t'amène avec ces trucs-là, où à la toute fin, tu sais, tu rentres dans cette, toi aussi, enfin en tout cas ça m'est arrivé, tu rentres dans cette paranoïa, tu sais, quand il pense que la fille l'a trahi. Ouais, en fait, tu vois, à la toute fin, quand il est dans cette espèce de cabane et il trouve des armes et tout, et bah, t'as aussi... En tout cas, moi, je me suis senti aussi perdu dans « Mais qui va trahir ? Est-ce qu'elle veut me trahir ou pas ? » Tu vois, où il rentre dans cette espèce de paranoïa dans laquelle il rentre. Parce que, en fait, tout le film t'amène à arriver dans ce résultat-là. Tout le film t'amène à considérer la chose comme étant trouble. Tu ne peux pas vraiment faire confiance à Lucie Gray. Tu ne peux pas faire confiance à toutes les personnes autour de toi. Et donc, voilà. Donc, c'est...

  • Speaker #0

    plein de choses comme ça et une fois de plus que je répète c'est un truc pour adolescents et il va être mon bien c'est binaire c'est à dire on a l'oiseau et le serpent on comprend très vite qui devient le serpent ensuite on a le pouvoir et la manipulation on la survie et le sacrifice l'amour et la trahison la société sa moralité on a à chaque fois tout ça qui est bien on a deux héros qui viennent pas du même monde et qui a qui n'essaient pas de créer un troisième monde. C'est ça qui est intéressant.

  • Speaker #1

    Ouais, c'est vrai, c'est ça. Ils sont pris dedans, en fait. Et ça rejoint la lecture du premier film. Tu sais, quand je te disais que c'était un peu un truc anarchiste, c'était que peu importe le système, en fait, tu mets quelqu'un sur une estrade, ça part en couille, en fait. Et que la seule solution que le film m'a dit, c'était qu'on s'isole de tous ces fous et on... On vit dans notre coin,

  • Speaker #0

    quoi. Et même comme ça, à la fin, la nature reprend le dessus, quoi. La nature du serpent reprend le dessus sur la nature de l'oiseau qui veut sa liberté et le serpent qui veut contrôler l'oiseau, quoi.

  • Speaker #1

    Ouais. Et ce que j'aime aussi, c'est que le serpent, tu te fais, ok, c'est Snow, mais en fait, le serpent, c'est l'emblème du docteur qui, jusque-là, est en scred, enfin, en arrière-plan, quoi. Mais c'est quand, à la fin, prend le rôle de mentor de Snow, fait de Snow le véritable serpent. Et pareil, tu te dis d'entrée de jeu, en fait non, c'est Snow d'office. En fait, c'est pas Snow, c'est Snow sous la tutelle de son mentor, comme dans les Hunger Games. Et un autre truc aussi que j'ai beaucoup kiffé dans les films, c'est, donc je parle à la capacité de l'écriture à user des stéréotypes de narration, on a le... La rebelle... Ça, je trouve que pour l'auteur, c'est au crédit de l'auteur, de l'écrivaine. Mais donc, t'as la rebelle classique personnage principal, donc t'as Katniss ou Lucigré, mais ça propose toujours une lecture variée. Par exemple, tu vois, Lucigré, Katniss, c'est celle qui va subir et s'offusquer. Lucigré, elle est beaucoup plus, comme je disais, beaucoup plus proactive et stratège. Par exemple, Peter Dinklage, Casca, High Bottom, qui est l'archétype du mec ivre, qui est aussi assez random, en fait. Le « Ah, je suis détruit par la société, je suis comme Amy Schlatter » . Et en fait, je trouve que la révélation finale de ce gars, elle est terrible. Où il dit « J'étais bourré, j'ai fait une blague » . Je trouve que c'est extrêmement vrai, moi, à ce moment-là. Moi, je me disais, ah, ok, ils ont pris un mec, ils ont pris Peter Nicklage, il s'est trouvé un petit tips pour faire genre, oh là là, je suis alcoolique à la morphine, un truc comme ça. Il a son petit marqueur qu'il identifie. Sauf que la raison pour laquelle il est drogué à la morphine, elle est terrible, parce qu'en fait, il a fait ce qu'on est capables tous de faire, à savoir, eh, imagine, on va penser de la manière la plus terrible possible. Je prends l'exemple de tous les gens qui ont kiffé Thanos. Parce qu'ils voulaient génocider la moitié de toute la vie dans l'univers, tu vois. d'aller dans des extrêmes comme ça c'est tellement facile un soir tu refais le monde ce qui serait bien ce serait ça et en fait là c'est un mec sa blague est devenue une réalité et il se retrouve sur les mains le sang de tout ce qu'il a fait et il refuse la médaille Pint à Corionalius parce que c'est son père qui est le pire dans le fond c'est ça et quand même c'est vraiment pas mal comme idée pareil c'est ça Je trouve que la saga est capable de faire du fanservice intelligent. Notamment, Katniss, le cigarette, c'est le plus évident. Donc, ah, c'est le même rôle de la rebelle. Elle chante, il y a la figure de l'oiseau. Mais comme je disais, t'as Casca qui est aussi en miroir avec Emish. Donc, tu sais, c'est les gars détruits par le système, complètement alcooliques pour l'un, drogués pour l'autre. Le présentateur qui est le grand-père du présentateur de Hunger Games qui a le même nom de famille. tu vois pareil, ils te reproposent les mêmes districts le Capitole et le District 12 mais tu vois des endroits différents donc tu vois, c'est faire évoquer genre tu vois toutes les mines dans le District 12 ce que je trouve hyper intéressant parce que ça te donne du fan service donc t'as envie d'aller voir ça ré-exploite les choses qui t'ont plu mais va te proposer une autre caméra et je trouve que que c'est vraiment bien foutu, et rien que le fait que les Hunger Games ont te dit « t'es dans un film Hunger Games » , il y aura des Hunger Games, mais que c'est lié à un enjeu historique, c'est-à-dire que c'est la première fois que ça devient télévisé, qu'on met en place la notion de mentor, etc. Donc ça te rend quelque chose en plus. Tu vois ce que je veux dire ? Le prochain, je sais que ce sera une autre chose, je sais que le prochain c'est... Avant, il y avait deux fois plus de... de tribus et c'est l'année où on va dire ok, on fait moitié. On divise de moitié les morts. Et je trouve ça hyper intéressant. Il y a un truc par contre que je trouve un peu décevant. Ouais, parce qu'on va pas dire que du bien non plus, mais en gros, je trouve que ça manque de violence visuelle. C'est-à-dire que dans... ça reste du tout public donc tu peux pas mettre du sang partout etc et voilà mais t'as pas besoin d'en avoir c'est pas Rambo 5 tu vois mais t'as pas besoin d'en avoir cependant quand tu regardes les scènes de violence des Hunger Games je trouve qu'elles sont assez plates et je les prends en comparaison des scènes de violence du premier film quand il commence les Hunger Games au niveau de la corde d'abondance où tout le monde se déchire où je trouve que le réalisateur il avait été très malin parce qu'il a été Les scènes ne sont pas visuellement violentes, elles sont cinématographiquement violentes. Pourquoi ? Parce qu'en fait, je dis ça parce qu'ils utilisent le seul truc qui appartient qu'au cinéma, c'est le montage. Et si tu regardes la première scène de massacre autour de la corne d'abondance, il y a la caméra qui va dans tous les sens, tu vois des mains, tu vois des trucs qui coupent un peu partout, c'est visuellement, c'est émotionnellement, par le montage, c'est violent. Ce que je trouve que là, The Wander Games, c'est bon, Il y a des grandes images. Je trouvais ça un peu plat plat. Et surtout,

  • Speaker #0

    l'arène qui est... Mais après, ça rejoint la logique de ce qu'on disait. C'est un monde qui est en reconstruction. L'arène, elle est toute défaite. Elle est toute miteuse.

  • Speaker #1

    Oui, mais c'est dans la manière de filmer. Je trouve que c'est la manière de filmer ce qui se passe. Tu ne vis pas la violence. Tu vis de la tension. Tu vis de la tension, ce qu'il n'y avait pas dans le premier. La tension, c'est comme... Enfin, tu vois, dans le premier film, il se passe des dingueries dans le... Donc, c'est la partie action, c'est dans les Hunger Games. Et puis, tu as ce qui se passe en dehors de la... Donc, genre, à la télévision, les intrigues de cours avec Snow, les... Comment on parle ça ? la rediffusion, les trucs de... Tu sais, quand on voit les mecs qui disent « Allez, on va lancer les chiens, on va lancer ci, on va faire ça » , tu vois ce que je veux dire ?

  • Speaker #0

    C'est ce qu'ils réalisent.

  • Speaker #1

    Ouais, voilà, ce qui se passe dans le stade de réalisation au niveau du film, c'est plutôt des pauses dans l'action. Alors que là, comme Snow, il est lié directement à ce qui se passe au Hunger Games, parce que sa victoire en dépend, ça permet de mettre de l'attention à ce moment-là. Mais je trouve que...

  • Speaker #0

    La violence émotionnelle qui était passée très fort dans le premier film par le montage était beaucoup plus atténuée ici. C'est un film long et très... Je crois être le film long mais généreux.

  • Speaker #1

    Là aussi, beaucoup de chansons.

  • Speaker #0

    Oui. Mais par contre, j'ai l'impression, je ne sais pas si tu as eu ce ressenti aussi, c'est que je trouve ça bien qu'ils aient fait un très long film. plutôt que de le couper en deux films comme ils ont fait pour le troisième bouquin avec le troisième et quatrième film parce qu'il n'y a pas assez pour remplir un film complet quand tu divises l'histoire en deux et au contraire là t'auras un film qui est très lourd très dense, assez long mais au moins t'as toute l'histoire en un bloc et je préfère ça que ce qu'il est divisé je regarde ce que j'ai écrit d'autre parce que pour les chers abonnés j'ai écrit un word pour donner toutes mes idées

  • Speaker #1

    maintenant on n'attend plus que la version avec Emile dont le livre est sorti il y a deux jours exactement qui m'intéresse on va savoir ce qui s'est passé durant ces deuxièmes jeux de l'expiation qui est très différent des autres Hunger Games voilà

  • Speaker #0

    bah écoute du coup toi qu'est-ce que tu attends de ce film là ?

  • Speaker #1

    Je pense que ça va être réellement un gros film d'action étant donné qu'ils sont 50 tribus et qu'on sait déjà comment Emmich a gagné c'est savoir comment il va survivre à tous les pièges qui vont être lancés, sachant que Snow n'aime pas les tribus du 12ème district et qu'il ne veut pas que... Alors est-ce qu'il est pas au juge déjà ou déjà président de Snow à ce moment-là ? on sait qu'il devient jeune président jeune donc nous en dire un peu plus sur la relation entre le 12ème district et Snow voir sa haine, si elle revient là dessus et puis oui moi je pense que ça va être un vrai film d'action assez cru je pense sur la survie totale de Amy de le voir survivre et pourquoi pas après ... de voir comment est-ce qu'il vit la victoire, comment est-ce qu'à cause de la victoire, il sombre. On sait que toute sa famille est tuée après sa victoire, et qu'il sombre et qu'il est le mentor des tribus qui vont perdre chaque année la vie. Donc comment est-ce qu'il sombre dans l'alcoolisme et la dépression ? Je pense que ça va être intéressant là-dessus.

  • Speaker #0

    Tout à fait. Alors moi, je suis d'accord avec toi, ce que j'aimerais, c'est « ça n'arrivera pas » . Mais je trouve que ce serait génial que le film, pour le coup, soit arrêté de art. Parce qu'en fait, t'as ce côté, ah là là, Hunger Games, c'est violent. Et on te le montre. On te dit, pas besoin de gore, de boyaux au sol, mais t'as du sang. Quand t'as une lame, c'est comme ce côté cru, ce côté guéria, ce côté... Une vraie violence émotionnelle, mais aussi un peu graphique. pour, pas forcément esthétiser, mais que tu la vives en premier plan, le public a grandi, le public a mûri, tu ne vas pas chercher des gamins de 16 ans maintenant avec un Hunger Games, peut-être que si, mais voilà. Je pense que, et s'ils arrivent à faire ça, c'est-à-dire à proposer une vraie narration complètement différente, et pas tomber dans ce que Marvel a fait, c'est-à-dire une uniformisation visuelle de l'ensemble des films, ce que ce préquel est un peu par rapport aux trois premiers. Là, franchement, pour moi, je dirais chapeau, parce que ça veut dire que, vas-y, on se permet de changer de ton, comment on arrive à changer de ton, tout en gardant ce qui fait notre identité visuelle, ce qu'ils ont réussi à faire à l'écriture. Et là, ouais, tu peux pas mettre un mec comme ça, tu dois montrer comment un mec comme Emiche s'est fait détruire par la guerre, mais du coup, il faut montrer la guerre.

  • Speaker #1

    Ouais, ouais.

  • Speaker #0

    Tu vois ? Pour survivre à la guerre, il faut devenir à la guerre. Ça doit être du Rambo. Ça doit être du Rambo. Force Blood slash Rambo V, qui était cru, trop, mais qui était cru. Et ouais, effectivement, de le voir se détruire petit à petit parce que les jeux l'ont fait. Ce serait beau. Voilà, je suis assez repas de fond.

  • Speaker #1

    Il y a un salon de lecture. Il y a vol. Moi pour le prochain Trekking Story, je te propose Premier Contact de Denis Villeneuve.

  • Speaker #0

    Ah bah oui, un de l'autre, super.

  • Speaker #1

    Pour revenir un petit peu à nos basiques, Star Trek est le premier contact, et comment est-ce que Denis Villeneuve traite ce thème avec ses octopodes. Non, pas avec Judy Foster, avec Amy Adams, Denis Villeneuve.

  • Speaker #0

    Oui, oui, oui, je vais le voir, je vais le voir. Oui, oui, oui, je vois, je vois,

  • Speaker #1

    je vois. Tout ça est amené. On revient un petit peu aux basiques. J'ai été ravi de faire un petit coup ce tour à Panem avec toi. Et n'oubliez pas de commenter, de liker et de nous dire ce que vous pensez de la saga Hunger Games. Si vous avez lu le dernier livre, de nous dire ce qui s'y passe. Moi, je suis très preneur. Je m'en fous des spoils. Et puis, qu'est-ce qu'on peut te souhaiter pour les 15 jours qui arrivent ? Calme. Très bien. Calme. Et bien, on fait ça avec du calme. Et bien, sur ce, à bientôt. Allez. Ciao.

  • Speaker #0

    Bisous. Ciao.

Share

Embed

You may also like